14 juil. 2020, 18:39
Sauve qui peut
@Antares Fraw
avril 2045
avril 2045
Les nuits d'avril sont courtes.
Je ne dors pas, comme d'habitude. Ou très peu. Quelque chose en moi ne veut pas que je me repose.
Quelque chose en moi n'aime pas me savoir à la merci de tout le monde.
Dormir, c'est tellement dangereux. Pourtant, il n'y a pas grand chose de dangereux, ici.
*toi*
Je ne suis pas dangereuse. Juste extrêmement fatiguée.
Il est quinze heure. Heure de la sieste. J'aimerais redevenir un enfant, juste pour ça. Pouvoir dormir. Mais je ne peux pas.
Et une chaleur étrange bout en moi. Comme un feu ardent. Il me réchauffe quand je ne me sens pas bien *souvent* mais cette fois il me chauffe abondamment.
Trop chaud
Trop d'monde
Y'a trop d'monde ici, pourquoi y'a-t-il constamment une abondance d'individus autour de moi ? Je voudrais être seule, avoir de l'air, de quoi respirer. J'ai l'impression que quelqu'un souhaite m'étouffer. À coups de présences, de cris et de mains bavants sur mon espace, mon corps.
Insupportable, effroyable
Agacée, je sors du petit salon bleu en poussant et bousculant les personnes.
*si je les touche plus fort qu'eux, l'angoisse de leur présence sera moindre*
Certains sont désarçonnés, d'autres me demandent si je vais bien.
Bien sûr que je vais bien. Je vais toujours bien.
Je suis la Meilleure, la Reine de Glace qui prétend aller bien.
À ces Autres, je leur tends un pouce en l'air dans un faux sourire. Signe qu'ils n'ont pas à s'inquiéter. Pourquoi s'inquièteraient-ils ? Personne ne me connaît.
D'autres que je bouscule sur mon passage m'insultent. Je les dérange, il est vrai.
À ces Autres, je leur tends un majeur en l'air dans un faux sourire. Signe qu'ils n'ont rien à me dire.
Ces ingrats puants, ces hypocrites collants.
Laissez-moi en paix
Je sors, laissant derrière moi le bruit et le monde. Enfin, je respire.
Je sors du château, pour respirer encore plus.
Je veux me sentir libre, libérée de tout ce poids qui m'incombe.
*pauvre âme, petite Eldy, tu es vraiment à plaindre* Tais-toi
Le Parc s'offre à moi, les étendues vertes, tout ce que j'aime. La Nature, belle et fraîche.
Marchant le long du lac, je ferme les yeux et inspire l'air doux. Seul la Musique du vent et des arbres vient à mes oreilles.
Et autre chose ?
Un couinement ?
J'ouvre les paupières en fronçant les sourcils. Qui ose me déranger, encore ?
Je m'approche doucement du bruit, les mains dans les poches, m'arrêtant de temps à autres pour bien écouter la provenance du couinement.
Jusqu'à...
Une petite Âme, toute petite Âme, sans défense. Aucune. Au sol, au pied d'un tronc, jonchant les quelques feuilles tombées, entre les brins d'herbes.
Elle couine, elle pleure de douleur. Et ça me rend triste.
Alors je m'approche encore un peu, et m'accroupis devant elle, jusqu'à la prendre entre mes mains.
C'est un oiseau. Une petite hirondelle. À peine couverte de plume. Elle, qui voit le jour depuis si peu, voit déjà toute sa souffrance.
Tout le monde a le droit d'être sauvé.
Et je ne laisserai pas le monde s'en prendre à elle. Elle, qui n'a rien demandé.
Je n'suis qu'une Ombre. Mais les étoiles peuvent pas briller sans ténèbres.
16 juil. 2020, 00:26
Sauve qui peut
15 avril 2045,
Parc de Poudlard.
Le mois d’avril avait doucement commencé à Poudlard, ses élèves profitaient de la douce chaleur du printemps, les esprits étaient légers et agréables. Antares n’échappait pas à cette règle. Depuis le début du mois de mars, la Serpentard avait rejoint l’équipe de Cheerleading de sa maison, et depuis, elle passait son temps à s’entraîner et / ou à réfléchir à de nombreuses figures. Cela faisait désormais partie de son train-train quotidien. Elle ne voulait pas le dire elle avait besoin de quelques moments de calme, fin du mois de mai il y aurait un nouveau match où les Crochets d’argent joueront, elle devra donc être à son maximum, chose qu’elle acceptait. Cependant elle avait aussi besoin de certains moments de calme, ou il n’y avait qu’elle et son livre, elle et le bruit des arbres, elle et sa solitude.
Ce jour-là n’échappait pas à cette règle, à ce besoin. Elle avait quitté sa salle commune vers 14h30, et s’était dirigée vers la bibliothèque pour pouvoir trouver quelques livres qu'elle pourrait se mettre sous la dent. Elle en trouva, cinq, chose qui la rendit très heureuse. Elle avait besoin de calme et cherchait avant tout un endroit où elle pourrait le trouver et où surtout elle ne serait pas dérangée. Elle adorait la compagnie. Mais parfois elle avait besoin d’être seule. C'est donc avec joie qu'elle se dirigea vers le parc de Poudlard, elle aimait sincèrement ce parc, mais surtout lorsqu'il faisait plus chaud et qu'elle pouvait entendre les différents animaux. C'était l'un de ses petits plaisirs, avec celui des étoiles, des livres et du chocolat belge. Sur le chemin pour rejoindre le parc, elle prit le temps de saluer certains de ses camarades et amis, c'était une petite chose, mais pourtant, elle trouvait cela important de le faire.
Il était un peu plus de 15h lorsque Antares se trouva enfin sous un arbre du parc, elle avait déjà déposé les différents livres sur l'herbe sèche et avait commencé à s'installer, pourtant elle se stoppa dans sa lancée. Elle entendit un petit bruit, un faible piaillement , visiblement un oiseau ou un oisillon était en danger, son amour pour les animaux mais aussi son besoin d'aider ressortit, et en moins de 30 secondes la Serpentard se dirigeait vers le petit bruit. Elle trouva un oisillon, mais celui-ci était dans les mains d'une première année de Serdaigle. Peut-être avait-elle besoin d'aide ? Ou peut-être voulait-elle que l'on contacte Miss Almeida ? La jeune fille était mal à l'aise de déranger la Serdaigle, elle ne voulait pas la déranger, elle était totalement concentrée sur ce petit oiseau, à tel point qu'elle ne se rendait pas compte qu'il y avait une autre personne près d'elle. Antares toussota un petit peu, essayant de ne pas faire peur à l'autre jeune fille « Excuse moi de te déranger, mais as-tu besoin d'aide avec ce petit oiseau ? Peut-être qu'à nous deux nous pourrions l'aider à retrouver son nid et peut-être sa maman ... ? » Sa voix était douce, elle avait fait exprès de ne pas trop hausser le ton pour éviter d'effrayer la sorcière et l'animal.
Parc de Poudlard.
Le mois d’avril avait doucement commencé à Poudlard, ses élèves profitaient de la douce chaleur du printemps, les esprits étaient légers et agréables. Antares n’échappait pas à cette règle. Depuis le début du mois de mars, la Serpentard avait rejoint l’équipe de Cheerleading de sa maison, et depuis, elle passait son temps à s’entraîner et / ou à réfléchir à de nombreuses figures. Cela faisait désormais partie de son train-train quotidien. Elle ne voulait pas le dire elle avait besoin de quelques moments de calme, fin du mois de mai il y aurait un nouveau match où les Crochets d’argent joueront, elle devra donc être à son maximum, chose qu’elle acceptait. Cependant elle avait aussi besoin de certains moments de calme, ou il n’y avait qu’elle et son livre, elle et le bruit des arbres, elle et sa solitude.
Ce jour-là n’échappait pas à cette règle, à ce besoin. Elle avait quitté sa salle commune vers 14h30, et s’était dirigée vers la bibliothèque pour pouvoir trouver quelques livres qu'elle pourrait se mettre sous la dent. Elle en trouva, cinq, chose qui la rendit très heureuse. Elle avait besoin de calme et cherchait avant tout un endroit où elle pourrait le trouver et où surtout elle ne serait pas dérangée. Elle adorait la compagnie. Mais parfois elle avait besoin d’être seule. C'est donc avec joie qu'elle se dirigea vers le parc de Poudlard, elle aimait sincèrement ce parc, mais surtout lorsqu'il faisait plus chaud et qu'elle pouvait entendre les différents animaux. C'était l'un de ses petits plaisirs, avec celui des étoiles, des livres et du chocolat belge. Sur le chemin pour rejoindre le parc, elle prit le temps de saluer certains de ses camarades et amis, c'était une petite chose, mais pourtant, elle trouvait cela important de le faire.
Il était un peu plus de 15h lorsque Antares se trouva enfin sous un arbre du parc, elle avait déjà déposé les différents livres sur l'herbe sèche et avait commencé à s'installer, pourtant elle se stoppa dans sa lancée. Elle entendit un petit bruit, un faible piaillement , visiblement un oiseau ou un oisillon était en danger, son amour pour les animaux mais aussi son besoin d'aider ressortit, et en moins de 30 secondes la Serpentard se dirigeait vers le petit bruit. Elle trouva un oisillon, mais celui-ci était dans les mains d'une première année de Serdaigle. Peut-être avait-elle besoin d'aide ? Ou peut-être voulait-elle que l'on contacte Miss Almeida ? La jeune fille était mal à l'aise de déranger la Serdaigle, elle ne voulait pas la déranger, elle était totalement concentrée sur ce petit oiseau, à tel point qu'elle ne se rendait pas compte qu'il y avait une autre personne près d'elle. Antares toussota un petit peu, essayant de ne pas faire peur à l'autre jeune fille « Excuse moi de te déranger, mais as-tu besoin d'aide avec ce petit oiseau ? Peut-être qu'à nous deux nous pourrions l'aider à retrouver son nid et peut-être sa maman ... ? » Sa voix était douce, elle avait fait exprès de ne pas trop hausser le ton pour éviter d'effrayer la sorcière et l'animal.
Deuxième année rp | Membre des Crocheers | #666666 | Maman Chat
« I am the srtom. And I am coming for you. »
21 juil. 2020, 10:15
Sauve qui peut
Pauvre petite chose. Il est à peine en vie et je le sens trembler entre mes doigts.
Quelle genre de vie est-ce ?
Me regardant avec ses petits yeux globuleux, il doit me voir comme un monstre énorme. Un ogre prêt à l’avaler, à mettre fin à ses jours venant de commencer.
Non, je veux juste te sauver. Essayer, en tout cas.
L’écoutant piailler, je passe un doigt sur sa tête hirsute. Ma phalange paraît immense. Je ne sais pas si ça le réconforte. Que faire d’autre ?
Des bruits de pas s’approchent de moi, mais je ne tourne pas le regard du petit oiseau. C’est lui qui a le plus besoin de moi.
Toussotements.
Je t’ai vu, qu’est-ce que tu me veux ?
Écoutant ses mots, je déplace lentement mon regard vers le sien. Vert et argent. Quoi que cela puisse me faire, c’est noté. Un piaillement me rappelle et mon attention quitte totalement la nouvelle venue.
Je parle doucement mais je suppose que ma voix dure et froide lui fait plus peur qu’autre chose.
Il va bien falloir que je travaille là-dessus un jour, si je veux devenir Magizoologiste. Parler aux animaux, c’est pourtant pas la même chose que parler à des humains.
Je me relève doucement m’aidant d’une main, couvant l’oisillon de l’autre. Il doit avoir froid, et si faim en plus.
Ou alors sa mère l’a chassé de sa maison en l’envoyant valser ? Non, ça m’étonnerait que ce genre de chose arrive chez les oiseaux. Le couvant cette fois entre mes paumes, en faisant attention de ne pas l’écraser, je fais le tour de l’arbre en regardant le sol.
Il ne me faut pas longtemps pour le trouver. Le voilà, le nid.
Je le retourne à l’aide de mon pied et y trouve quelques petites coquilles d’oeufs. Mais aucun autre oiseau en vue.
Je soupire et m’adresse directement pour la première fois à la Serpentard.
Je soulève l’un de mes pouces pour vérifier la véracité de mes propos. Il a l’air très faible. Il faut faire vite.
J’avais lu ça dans l’un des livres sur les premiers soins à apporter aux animaux perdus. Le nourrir va s’avérer plus compliqué. Avec un peu de chance, on trouvera des croquettes de chat quelque part. Écrasées, elles sont parfaites pour un si petit animal.
Si je n’ai aucun tact, j’ai au moins la théorie en tête. Finalement, on peut dire qu’il est bien tombé. Sans mauvais jeu de mot.
Quelle genre de vie est-ce ?
Me regardant avec ses petits yeux globuleux, il doit me voir comme un monstre énorme. Un ogre prêt à l’avaler, à mettre fin à ses jours venant de commencer.
Non, je veux juste te sauver. Essayer, en tout cas.
L’écoutant piailler, je passe un doigt sur sa tête hirsute. Ma phalange paraît immense. Je ne sais pas si ça le réconforte. Que faire d’autre ?
Des bruits de pas s’approchent de moi, mais je ne tourne pas le regard du petit oiseau. C’est lui qui a le plus besoin de moi.
Toussotements.
Je t’ai vu, qu’est-ce que tu me veux ?
Écoutant ses mots, je déplace lentement mon regard vers le sien. Vert et argent. Quoi que cela puisse me faire, c’est noté. Un piaillement me rappelle et mon attention quitte totalement la nouvelle venue.
« Ça va aller p’tit père. J’vais pas te laisser mourir t’en fais pas. »
Je parle doucement mais je suppose que ma voix dure et froide lui fait plus peur qu’autre chose.
Il va bien falloir que je travaille là-dessus un jour, si je veux devenir Magizoologiste. Parler aux animaux, c’est pourtant pas la même chose que parler à des humains.
Je me relève doucement m’aidant d’une main, couvant l’oisillon de l’autre. Il doit avoir froid, et si faim en plus.
« Il était au bord de ce tronc quand j’l’ai trouvé. Il a dû tomber de son nid. »
Ou alors sa mère l’a chassé de sa maison en l’envoyant valser ? Non, ça m’étonnerait que ce genre de chose arrive chez les oiseaux. Le couvant cette fois entre mes paumes, en faisant attention de ne pas l’écraser, je fais le tour de l’arbre en regardant le sol.
Il ne me faut pas longtemps pour le trouver. Le voilà, le nid.
Je le retourne à l’aide de mon pied et y trouve quelques petites coquilles d’oeufs. Mais aucun autre oiseau en vue.
Je soupire et m’adresse directement pour la première fois à la Serpentard.
« Il faut lui faire un lit douillet et le mettre sous une lampe. Il survivra pas sinon. »
Je soulève l’un de mes pouces pour vérifier la véracité de mes propos. Il a l’air très faible. Il faut faire vite.
J’avais lu ça dans l’un des livres sur les premiers soins à apporter aux animaux perdus. Le nourrir va s’avérer plus compliqué. Avec un peu de chance, on trouvera des croquettes de chat quelque part. Écrasées, elles sont parfaites pour un si petit animal.
Si je n’ai aucun tact, j’ai au moins la théorie en tête. Finalement, on peut dire qu’il est bien tombé. Sans mauvais jeu de mot.
@Antares Fraw
ma couleur : #0A7878
ma couleur : #0A7878
RP abandonné suite au départ d'Antares
Je n'suis qu'une Ombre. Mais les étoiles peuvent pas briller sans ténèbres.