Privé + Ad vitam aeternam

J'ai une sensation étrange dans mon ventre lorsque ses bras m'entourent. Notre étreinte ne me semble pas la même que celle dans le Lac. Le baiser en serait-il la cause ?
Puis sa douce voix se fait une nouvelle fois entendre. Deux filles. Ca me plait aussi.

-Oui. Mais j'ai quand même une préférence pour nous.

Alors c'est ça l'amour. Ce n'est pas cette sensation étrange dans le ventre, pas ces regards que les amoureux se donnent, non. C'est Elle. Cette Inconnue, c'est l'Amour. Le grand A. C'est La Belle aussi. Jamais je n'avais vu une beauté telle que la sienne. Elle m'illuminait de sa beauté et de son amour.
Je la serre plus fort encore. J'ai froid. Puis mon Amour se remet à parler. Laissant une fois de plus un suspens à chaque bouts de mots.
"Je m’appelle Leta." Alors elle se nomme Leta. L'Amour est appelée Leta. Je relève la tête et contemple son visage un petit sourire aux lèvres. Ce lui là s'agrandit jusqu'à découvrir mes dents blanches lorsque j'entend ces deux mots, si simples et signifiant pourtant tant de choses.

-Je t'aime plus encore.

Je t'aime.
Tu es Amour.
Mon Amour.


La Belle se recule et me demande de me retourner. Je souris en me retournant. J'écoute les tissus glisser sur sa peau nue. Je grelotte. Qu'est-ce que j'ai froid. Enfin lorsqu'elle se remet à parler, je me retourne. Je la laisse me contempler en essayant de me réchauffer les mains. Une Rose. Je n'avais jamais pensé pouvoir être comparée à une rose. Elle s'approche et m'embrasse. Ses lèvres m'abandonnent avant même que je ne puisse cligner des yeux. Je m'apprêtais à l'embrasser, avant de me retenir, nous aurons bien le temps de faire ça plus tard.

-On devrait rentrer. On va mourir congelées si on reste plantées là. Non pas que mourir à tes cotés ne me déplaise mais...

Je lui prend la main et la serre.

-Mais j'ai faim.

J'éclate de rire en voyant l'expression de son visage changer. C'était vrai. J'avais vraiment faim et même si le fait de la quitter ne serai-ce qu'une minute m'était désagréable, la chaleur d'un feu et quelque chose à manger n'était pas de refus.
Je la tire doucement pour l'entrainer vers le château.

Cette rencontre serait la plus belle de ma vie avec celle de Lexa. Mais pour l'instant je voulais la sortir de mon esprit et tourner toutes mes pensées vers la Belle. Vers la merveilleuse personne avec qui j'étais. J'espérais qu'elle ne veuille pas savoir les raisons pour lesquelles j'étais dans le Lac. Mais s'il s'avérait qu'elle me questionne, je lui dirais tout. Elle me soutiendrait, j'en étais sure.

Fin du RP pour moi. Merci pour cette magnifique Danse, tu es mon inspiration a chaque instants.

Privé + Ad vitam aeternam
IH

Que dire au monde parfait à part qu’il n’est pas parfait.
Il n’est pas parfait car il ne nous connaît pas, Elle et moi, nous ne vivons pas dans le monde parfait, il y a Papa, il y a eu le soir avec la bataille, il y a tout plein de choses que Papa et Maman veulent pas que je vois. Le monde parfait c’est pas lui. Et pourtant. S’il y a une chose que je trouve parfaite, c’est bien elle. Elle qui se tient au bout de mes lèvres.

Ce ne sont que trois secondes évidemment. Mais le temps est fameux. Fameux car il laisse toujours aux gens profiter des grands moments.

Il faudra que je l’observe la mystérieuse inconnue. Apprendre à connaître toutes ses qualités, tous ses défauts. Découvrir tous les points de son visages, les commissures de ses lèvres rouges, la profondeur de son iris magnifique, la rondeur de ses joues, les aspérités de son corps. C’était un tout. Un tout qui dormait Elle. Et ce Elle je voulais apprendre à le connaître. Jusqu’aux abîmes qu’elle-même ignorait sans doute. Le meilleur miroir que nous avions c’était l’autre, et peut-être que je pouvais l’aider à se connaître mieux. Tout comme elle pouvait démêler avec moi mes envies, mes dégoûts, mes peurs...

Je baisse la pression de nos bouches collées. Je me défais doucement. Les trois secondes sont finies. Je la regarde. Splendide. Elle semble s’approcher de mon visage à nouveau. Hésite. Puis recule.

Il est vrai que rentrer serait une belle option.
Sauf que je ne veux la quitter pour rien au monde.
EH

Comment pouvait-on tomber amoureuse sans connaître l’autre en face ? Sans ne rien savoir sur sa vie, sur son passé, ses idées, ses envies. Comment était-il possible que deux corps s’enlacent à merveille sans qu’ils ne sachent rien ni sur l’un ni sur l’autre ?

La question effleurait à peine Leta. Elle se contentait à vrai dire de contempler la fine silhouette de l’autre.

Et si il pouvait déjà exister une connexion entre ces deux corps. Et si les âmes avaient déjà eu le temps de se connaître, se parler, s’appréhender, réfléchir, rêver, s’aimer ensembles. Et si une telle chose était possible. Et si l’âme de Leta avait déjà rencontré celle de l’autre magnifique et que le hasard ou une chose bien plus puissante avait fait en sorte que les corps de ces deux âmes puissent se retrouver ? Cela était quand bien étrange que la nature ait des pouvoirs aussi grands.
Et si, finalement, Leta était tout simplement faite pour se compléter avec Elle. Oui, ça devait être ça.
IH

Elle dit qu’elle veut rentrer, bien que l’idée de poser nos corps engourdis sur le sol froid ne lui fasse pas de mal. Puis de dormir ensembles complètement gelés. C’est poétique. J’aime. Sauf la fin. Ou plutôt sa faim à elle. Mon visage se décompose légèrement. Comment peut-elle avoir faim en cet instant de rencontre, de surprise, de joie, de... d’amour ? Puis elle rigole. Un rire franc, cristallin. Perçant l’air avec force. Un rire contagieux. Car je m’y mets à mon tour. Pour la première fois depuis bien longtemps je ris sans filtre.

Qu’est-ce qu’elle est belle. Ou bien je suis totalement aveuglée par ma vision des choses. Comment est-il possible que personne ne l’ai aimée avant moi ? C’est impossible.

Elle prend ma main et me tire pour marcher.

Je la regarde dans les yeux, résistant un dernier instant.

Quel est le nom que je dois te donner Rose d’Hiver ?


Moi j’aime bien Rose d’Hiver mais c’est pas son vrai prénom.
Elle se contente de me regarder. Son visage affiche un sourire narquois. Une invitation on dirait. Comme si j’allais devoir le trouver, ou bien aller la taquiner suffisamment pour qu’elle me le donne. C’est bien, j’aime le mystère. J’en garde d’ailleurs un peu pour moi aussi, elle verra bien.

Je résiste encore, la dernière fois, je lui promets.

Je l’embrasse.

Doucement.

Rosement.
Comme tu aimes finir les phrases par un point, je finirai ce RP par un point.
Merci à toi plus que tu ne t’en doutes.


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FSCM - 19 ans - Fille de papier.