Une sauterelle
15 Mai 2045
Première Année
@Clémence Lowen
Parc, à la lisière du bois
Première Année
@Clémence Lowen
Parc, à la lisière du bois
Dans le parc, les gens assis seuls se croient intéressants. Surtout s'ils sont à l'ombre d'un arbre. Çà ajoute un certain style semble-t-il. Ils pensent que leur solitude les rend unique. Ça crève les yeux. A leur manière de se délecter de leurs propres regards dans le vide - trop faux pour que qui que ce soit doué d'un esprit critique avale leur cinéma - et de regarder si les gens autour les remarquent. Ils cherchent à attirer l'attention tout en ayant l'air spécial. Et bien souvent, ça marche. Une âme charitable vient leur demander ce qui ne va pas. Ils se livrent alors sans retenue. Soucis de famille la plupart du temps. Enfin, c'est ce que je crois saisir lorsque je tends l'oreille vers eux. Quelle faiblesse. Si vite abattus. Et surtout, ils pensent que leurs malheurs sont les pires. Ils tentent de convaincre les autres que c'est le cas. Bien souvent, ça ne marche pas et les jeunes gens se livrent alors à un duel verbal de qui sera décidément le plus malheureux. Mais il ne s'arrête jamais. Les Autres ne sont pas prêts à faire des concessions quand il s'agit de paraître. Et après, on me demande pourquoi je ne les aime pas.
Je jure solennellement ne jamais être l'un ou l'autre. Ni le faux-triste ni le sauveur égocentrique. De toutes façons, je serais trop impatiente pour écouter et pas assez tolérante pour comprendre. Trop méfiante pour me livrer et trop désintéressée des autres pour tenter de leur sembler quoi que ce soit.
Si moi aussi je suis assise à l'ombre d'un arbre, c'est pour une raison pratique. Je ne veux pas être à l'intérieur, trop proche des Autres et de leur venin, mais le soleil brûle et je n'y suis plus habituée - étonnant pour quelqu'un qui vient du Sud, je sais. Mais ces derniers mois en captivité à Poudlard ne lui ont pas fait du bien - et puis, je ne suis pas sous ces arbres bien visibles qui parsèment les Terres du parc. Je suis en tailleur à la lisière de la forêt, bien en retrait. Là où personne ne vient avant la tombée de la nuit pour y faire toutes sortes de choses qui ne me regardent pas.
Ces derniers-jours, je me suis découvert une drôle de passion pour l'usage de la magie dans des moments tout-à-fait inutiles. Je n'agis quasiment pas si ce n'est avec ma baguette. Peut-être un moyen de me prouver que je suis bel et bien une sorcière malgré ce que ces Sang-pur m'ont dit l'autre jour. Plus probablement parce que je me rends compte que la fin de l'année approche et que je ne pourrai plus en faire usage avant la rentrée. Si elle a lieu. Un courant électrique me traverse et me hérisse doucement les poils des bras.
Wingardium Leviosa, je murmure pour la centième fois depuis que le Soleil s'est levé. Au lieu de la sauterelle qui vient de se poser en un bond sur ma jambe, je pointe accidentellement ma besace de cuire violet. Elle s'envole haut, plus haut qu'aucun objet n'a jamais pu le faire avec Tremble & Snallygaster. Sûrement l'émotion engendrée par mes pensées obscures. Ces saletés de sentiments.
Le sac s'arrête enfin, au sommet du sapin. Je ne le vois quasiment plus. Je romps le contact entre lui et ma baguette, par mégarde. Je me rends vite compte que c'était la pire des choses à faire. Plus moyen de le redescendre par Magie à l'aide de ce même Sortilège et les premières année n'en connaissent aucun autre qui pourrait alors m'aider. Je me mords les lèvres. Il ne faut pas qu'il tombe. Les objets qu'il contient s'abîmeraient. Bah, je n'y tiens pas de toutes manières .. mais je doute de la réaction de Mère en apprenant que je n'ai même pas tenté d'aller les rechercher. Je continue de fixer ma besace avec haine.
Qui n'a plus d'espoir n'aura plus de regret.
Quand il est sans remède un chagrin est fini.
Une sauterelle
Clémence se baladait dans le parc à la recherche d'inspiration pour dessiner, regardant autour d'elle, observant les élèves qui s'y trouvaient ainsi que le décor, c'est alors que son regard se posa sur une fille assise à l'ombre d'un arbre. Elle la reconnut presque immédiatement, c'était la fille qui était partit furieuse de la tea party, elle s'etait bien amusée à faire tourner la fille en bourrique sur jour là suite à ses répliques désagréables. Clémence ne l'aimait pas et c'était réciproque, alors elle ne put s'empêcher de sourire lorsqu'elle vit la Serpentard faire voler son sac jusqu'en haut du sapin, il se coinca dans l'une des plus hautes brancjes. A en juger sa tête c'était un accident, la jeune fille hésita quelques minutes avant de partir l'aider car elle voyait la fille regarder bêtement sa besace en se demandant sûrement comment la faire redescendre. Cela paraissait pourtant évident à Clémence qui pensa aussitôt :
*Elle doit vraiment pas être dégourdie.
Arrivée à sa hauteur, elle la regarda rapidement d'un regard daidaigneux et soupira. Puis elle s'approcha de l'arbre et lui donna plusieurs coups de pied ce qui fit bouger les branches de l'arbre, au bout d'un moment, le sac tomba et Clémence le rattrapa avec abilité, même si elle aurait aimé le voir s'écraser au sol.
Elle se tourna vers la jeune fille et lui tendit sa besace violette d'un geste vif avant de déclarer :
- T'es vraiment pas débrouillarde toi.
@Carmen Blackfall excuse moi pour ce retard !
*Elle doit vraiment pas être dégourdie.
Arrivée à sa hauteur, elle la regarda rapidement d'un regard daidaigneux et soupira. Puis elle s'approcha de l'arbre et lui donna plusieurs coups de pied ce qui fit bouger les branches de l'arbre, au bout d'un moment, le sac tomba et Clémence le rattrapa avec abilité, même si elle aurait aimé le voir s'écraser au sol.
Elle se tourna vers la jeune fille et lui tendit sa besace violette d'un geste vif avant de déclarer :
- T'es vraiment pas débrouillarde toi.
@Carmen Blackfall excuse moi pour ce retard !
La perfection existe, elle s'appelle Clémence Lowen
M.Lewis et C.Lowen - Les jumelles diaboliques.
HaLowen - 2e année rp