Bandeau rosé sur le voile de la Nuit ft. Antonn

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DORTOIR DE GRYFFONDOR
15 SEPTEMBRE 2044
- NUIT -
@Antonn Clifford

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Tôt.

La Nuit n’a encore levé son drap sombre sur le monde. L’herbe doucement fraîche se languit de recevoir ses perles d’eau, la Lune profite de ses derniers instants au zénith du ciel et l’horizon rosé reprend petit à petit ses droits sur le ciel légèrement ombré.

∞


Aujourd’hui, je ne dors pas. J’ai assez dormi. La Nuit m’en a offert le droit, et j’en ai profité. Aujourd’hui, je veux profiter de chaque minute qui s’écoule, chaque instant que je peux vivre. Je ne vais pas rester sur mon lit, les yeux mirant le vide. Non. Il ne fait pas encore Jour, mais ma Nuit est déjà finie. Poussée par l’ardeur du temps filant, je me lève.

Debout.

Je ne pense pas aux Autres, vivant dans le monde parallèle des songes, enfermés dans leur cauchemar, ou enivrés par leurs rêves. Je pense à ce besoin que je veux ressentir. J’en nécessite. Un besoin de frais, d’altitude et de Liberté.

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TOUR D’ASTRONOMIE
- AU LEVER DES COULEURS HEUREUSES -


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J’y suis.

En haut de la Tour. Au-dessus de tout Autre. Par-delà les murs de pierres.

J’y suis.

Je peux chatouiller le Ciel du matin. Une faible lueur rose peint l’horizon. Elle m’intrigue. Je contemple ce paysage de mes yeux avides de Liberté, puis me laisse bercer par les bras protecteurs de l’Aube.
Un doux Vent d’automne, chaud et léger, arrive sur la piste de danse. Il s’en va valser avec le chant des oiseaux matinaux, et me parvient aux oreilles. Je frissonne de cette sensation nouvelle, qui m’apaise la conscience et caresse mon visage.
Je laisse mes cheveux voler au Vent. Ils sont tirés en arrière et flottent dans l’air dansant. Je n’ai pas froid. Je n’ai pas chaud. Il fait bon. L’atmosphère est douce, je n’ai besoin de rien d’autre. Ce bol d’air frais, et rien d’autre. Rien.

∞


Je l’attends. Lui. Je me languis de recevoir ses rayons lumineux sur mon regard. Je me languis de pouvoir fermer mes paupières, et de sentir cette chaleur sur ces-dernières. Je l’attends. Le Soleil.

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch

Bandeau rosé sur le voile de la Nuit ft. Antonn
Le sommeil.
J'ai horriblement besoin de lui.
Pourtant il ne vient pas.
Il se fait désirer.
Je compte les moutons, me concentre sur ma respiration, mais rien y fait.
Je reste éveillé.
Je n'ai pas le choix.
De toute façon, c'est peut être mieux ainsi.
Depuis quelques temps ils hantent tout mes cauchemars.
Chaque nuit se rapprochent un peu plus de moi.
Alors le sommeil n'est finalement jamais la libération que j’espérais.
Il n'est que déception, chaque fois j'en ressort finalement plus fatigué.
Peut être un jour cesseront-ils de me harceler.
Malheureusement, cela me paraît improbable.
Ca fait plusieurs jours qu'ils viennent, ne me laissant aucun répit.
Leurs apparitions étaient distantes, avant.
Mais maintenant.
Je préfère ne pas y penser.
Je ne fais que retourner le couteau dans la plaie, ça ne m'apporte rien de bon.
J'ai besoin du soleil.
Des premiers rayons du soleil.
D'être seul face à eux.
Qu'ils me pénètrent.
M'offrent leur énergie.
Qu'ils m'aident à redevenir vivant, comme chaque matin en réalité.
Que, comme à un phénix, ils me fassent cadeau de la renaissance.
Pour cela, quoi de mieux que la tour d'astronomie?
Je n'en ai aucune idée, c'est bien pour cette raison que je me rend là-bas.
En ce lieu, je me sentirais plus proche de lui.
De cet astre qui nous permet de voir les couleurs.
Et ainsi, comme le jour reprend le dessus sur la nuit, je retrouverais ma joie de vivre.
Pendant que toutes ces pensées tournent encore et encore dans ma tête, comme une danse incessante, j'arrive dans la tour.
Une légère brise caresse mon visage.
Je ferme les yeux et profite de l'effet apaisant qu'elle a sur moi.
Je contemple ensuite le ciel.
Comme je l'avais prévu, j'y aperçois un bandeau rosé sur le voile de la nuit.
Je prend une grande inspiration, me sentant soudain mieux.
Puis, d'un coup, je remarque ce que je n'avais pas vu.
Une fille.
Je ne suis visiblement pas seule.
D'ailleurs elle m'a surement entendu.
Ne souhaitant pas me faire remarquer, je reste immobile.
Parfaitement immobile.
Seulement, un éternuement semble vouloir venir troubler mes projets.
Voyant que je cherche à le retenir, il se transforme en toux.
Une toux légère, certes, qui serait sans doute passée inaperçue dans les couloirs bondés de Poudlard.
Mais qui paraît bien plus bruyante lorsque autour de toi, tout n'est que silence.
Avec une moue gênée, je redresse la tête vers l'individu présent dans la tour.
Elle me regarde.
J'essaie de mettre un nom sur les traits qui sont en face de moi.
Malheureusement, avec le mauvais éclairage qu'offre un début de levé du soleil, je ne vois rien.
Rien qu'une silhouette.
Qui elle me reconnait peut être, ce qui m'envahit d'un sentiment de vulnérabilité.
Je n'ai qu'une envie, fuir, fuir cette autre.
Retourner dans mon dortoir.
Et laisser de nouveau tomber le masque que je ne cesse de me former devant tout ces gens.
Ce masque que je ne laisse tomber devant personne.
Cet autre moi.


Je m'excuse pour le temps de réponse ainsi que pour la piètre qualité du texte, je me suis dépêché, j'essaie de rattraper mon retard RP dans les plus brefs délais ce qui n'est pas simple! :wry:

6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
Couleur de dialogue #134f5c

Bandeau rosé sur le voile de la Nuit ft. Antonn
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Ô Soleil, tu te fais doucement attendre. Les grains du Sablier s’écoulent le long de la paroi de Verre avec patience. Je me délecte des brins rosés perlant le Ciel azur, qui doucement s’éclaire par l’arrivée d’une ère nouvelle. Ère dont l’Astre Brillant est le seul souverain, seul maître du Temps, seule lumière sur le Monde. Mais un froissement sonore brise la tendre atmosphère ainsi instaurée, coupe le chant des ailés matinaux, chasse le Vent et ses feuilles mortes valsant. Je me tourne vers le visage ombragé. Visage dont le Corps semble sans vie, seulement debout sur la pierre. Je n’arrive à poser de nom sur les traits que Vue mire, sûrement car Soleil n’est encore sorti du bandeau posé sur l’horizon rosé. Garçon d’après sa silhouette sombre. Mais Visage est flou.

Connais pas.

Conscience était mieux seule. Elle qui donne aux Rêves le souffle de Vie, ne peut dormir lors des instants nocturnes. Et Elle se reposait. Enfin. Avant Toi. Avant Lui.
Mais cet Autre n’a plus de Nuit.

Comme moi.

Et je n’ai pas le droit de le priver de la douceur du paysage peint en couleurs. Je n’en ai pas le droit.

Sphères tentent de mirer les Pupilles voisines. Je les sens fixer les miennes. Lèvres ne veulent dire mot. Les deux trois bribes basiques de salutations, avec autant de niaiserie que d’hypocrisie ne leur plaisent guère. Elles ont raison. Je le pense. Et rien de poétique ne me caresse l’Esprit. Alors je me tais. Je laisse l’ambiance se gorger du Silence présent, et repose mes Sphères sur le spectacle de la Flore dansant sous mes yeux. La brise d’automne tournoyant entre les feuilles enlacées, l’eau du Lac encerclant la Prison de pierre et les fleurs colorées attendant de recevoir la finesse des gouttelettes fraîches leur étant accordé. Silence est étrange. Je sens qu’il doit se briser. Mais Lèvres ne souhaitent commettre cette atteinte. La Poésie ne vient qu’après le Calme Beau. Et après tout, c’est Lui qui est venu.

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch

Bandeau rosé sur le voile de la Nuit ft. Antonn
Un solide silence s'installe.
Mais il n'est pas gênant, bien au contraire.
Le mot approprié serait apaisant.
J'ai envie de lui parler, mais j'ai peur de briser l'aspect un peu... magique qu'a l’atmosphère en cet instant.
Et puis que dire, et dans quel but exactement?
Je me contente donc de la regarder.
Même si je n'y vois pas grand chose, je dirais qu'elle est belle.
Rapidement mon regard se pose de nouveau sur le ciel.
Je crois que le soleil commence à se lever, et par conséquent la lune, elle, s'efface peu à peu du ciel encore étoilé.
Les étoiles qui finiront elles aussi par disparaître.
Comme si aucun de ces astres n'avait la force de cohabiter avec l'autre.
Lorsque l'un vient, l'autre s'en va, je-ne-sais-où.
C'est un cycle en fait.
J'essaie de m'identifier aux étoiles, que fuient-elles en réalité?
Le soleil ou le réveil des hommes?
Si les étoiles en avaient marre de voir les hommes gâcher la planète qu'elles voient grandir depuis des millénaires?
De n'être qu'un simple témoin de ces ravages, de cette bêtise.
Dans un soupir, je me décide à rompre le silence en me tournant vers l'inconnue.


-Ne penses-tu pas que, si les étoiles pouvaient parler, elles en auraient des choses à dire?

Je la laisse y réfléchir en paix.
Même si je suis désireux de connaître sa réponse, nous ne sommes pas pressés, elle peut bien y songer quelques minutes après tout.


Je m'excuse pour ma réponse tardive, en réalité elle était finie depuis un moment maintenant mais je n'en était absolument pas convaincu, enfin bon, je ferais mieux la prochaine fois en fonction de l'inspiration que me donnera la réponse de ta protégée :cute:

6ème année RP; Batteur des Crochets d'Argent depuis la rentrée 2047; Préfet inRP à compter du 1er mai 2048 et durant l’année scolaire 2048-2049.
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L’azur a gardé sa fraîcheur de la nuit. Et plus l’Astre de feu s’élève sur son trône, plus ce bleu peint derrière les étoiles s’estompe, puis disparaît. Les rayons du Soleil perforent le drap de la nuit déposé sur cette sphère immense que l’on appelle Terre. Le Jour se lève. Ça y’est.

« Ne penses-tu pas que, si les étoiles pouvaient parler, elles en auraient des choses à dire ? »


Sa voix claque contre mes tympans qui ne voulait écouter que la tendre brise de l’aurore. J’entends le son essoufflé de ses lèvres. J’entends. Puis j’écoute.
Mes Pupilles parcourent le paysage étendu devant elles, avant de se déposer sur ses Sphères. Il n’est plus une ombre. C’est quelqu’un. Éclairé par le Soleil, je peux distinguer quelques traits de son visage. Ses yeux sont peints d’un mélange de bleu et de gris, comparable à la couleur de la Nuit qui doucement s’envole. Puis je repose mes yeux sur Elles, les étoiles multiples et infinies, mais victimes de la lumière du Jour. Tandis que petit à petit, les blés deviennent d’or et les feuilles rougissent, les étoiles, elles, meurent.

« Elles n’auraient que la nuit pour parler. »


Je découvre la nouvelle teinte que l’Univers a brossé sur le ciel avant de laisser les mots s’échapper.

« Et au petit matin, elles sont gommées par le soleil. Tu vois ? »


Je pointe de mon index l’Astre embrasant l’horizon. Puis je me retourne vers lui, la Lune devant moi. Elle, qui règne sur la Nuit. Elle est chassée par le Jour. Mais elle ne disparaît pas. La tache claire qu’elle a déposé sur le ciel est toujours là-haut. Elle ne s’envole pas. Jamais.

« Mais la Lune reste aux côtés du Soleil. Si elle pouvait parler, elle en aurait des choses à dire. »


Plume d’@Antonn Clifford,
Je m’excuse pour le retard de cette réponse. Vraiment.
En espérant que ta fin de journée soit embellie par la Lune,

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch