Réinventons le Ciel L.Z.


8 JUIN 2045
– GRANDE SALLE –
@Lilly Zarbi

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Le Songe. Il est beau. Un instant privilégié. Presque intime. Songer. À quoi ? À qui ? Pourquoi ? Comment ? Rêver. Créer. Penser. Imaginer.
Le Songe est un Royaume Infini où les Lunaires trouvent aisément leur place.
Le Songe est beau. Il est vrai, sans être réel.
Et je songe. Je laisse mon Imagination chatouiller ce Ciel de bougies, caresser ce plafond aux couleurs changeantes, repeindre cet univers… dans ma tête, dans mes rêves, dans mes songes.



Dessiner. Comprendre le complexe à travers les courbes du pinceau, le frottement du fusain ou le tracé du crayon. Passer du flou au réel, du réel à l’abstrait, bercé par Cœur, poussé par lui, jusqu’à la pointe de l’outil.



Et c’est, armée de quelques parchemins vierges, d’un fond liquide et de couleurs chatoyantes sous plusieurs formes, que je m’installe à la table des Lions, Sphères mirant ce plafond à la Magie Sublime. Redessiner ce ciel, le haut de cette pièce éclairée par mille – et – une bougies. Il présente en ce matin d’été, le Doux Bleu céleste, légèrement embrumé par quelques nuées immaculées. Je dépose sur le papier Gouttelettes formant Flaque, en tournant le support de manière à humidifier toute la surface. Je laisse couler le bleu cyan sur la feuille, qui s’étale, fatigué, en une tendre forme. Puis je me munis du pinceau.

Pinceau.

Outil à la finesse divine, reflet des émotions courant dans mon être. Gorgé d’une matière nommée « peinture », il se délecte du papier, l’imbibant lui aussi de cette eau colorée. Il s’envole, estompe le Blanc, caresse mon Cœur et guérit ses Maux.



Imagination, délicate et pure, s’amuse à me figurer quelques scènes de poésie. Le liquide incolore se mêlant à la belle matière, n’est que celui des Larmes salées extirpées de mon Âme. Tristesse se dépose sur le parchemin, laissant au fond de mon Corps, une musique heureuse. Ici est une thérapie que Cœur prend goût à exercer. Comme si les émotions liquides s’évaporaient de mon être pour atteindre la feuille. Laisser partir Tristesse. La laisser s'estomper au fil du Temps, au fur et à mesure que la couleur sèche. La laisser s'en aller. Qu’Elle se déverse sur le support pour y rester toute une Ère, sans retour, ou presque. Car les Larmes sont précieuses. Parfois, le Cœur en a besoin.

Et je laisse mes Sphères se perdre dans l’azur, mon Âme redécouvrir le ciel de cette Salle Enchantée, et mes doigts articulés courber l’outil fin une dernière fois.

J’attrape l’ouvrage et le dépose à mes côtés, formant le début de la pile des Songes.

Reducio
[le dessin sera ajouté ultérieurement]

En l’honneur de Flashy
- seconde année RP-devoirs -
Joueuse de Quidditch