Le papier ne résiste pas à l'eau
FIN AVRIL 2045. MILIEU D’APRÈS-MIDI. ALENTOURS DE 15 HEURES 15. FIN DES COURS.
TOILETTES DES GARCONS, POUDLARD.
TOILETTES DES GARCONS, POUDLARD.
En cette première journée de la semaine, la chaleur pouvait grandement se faire ressentir à l'extérieur de Poudlard, et particulièrement dans les serres de Botanique localisées dans le Parc. Habilitées à garder la chaleur et exposées au soleil de tous côtés, elles en étaient des cibles privilégiées. Le cours de Botanique des Premières Années fut donc particulièrement difficile, que cela soit d'un point de vue physique, moral ou pédagogique, d'autant plus qu'il était purement théorique et ne contenait donc aucune pratique. Tous en avaient marre et étaient à bout : élèves comme professeure. Chacun suait des litres, fondant sous la température ambiante. Ainsi, lorsque l'heure sonna, tout le monde se sentit libéré, délivré de cette chaleur écrasante.
Eldan en fut d'ailleurs le premier ravi. Même s'il avait tenté de rester attentif le plus longtemps possible durant le cours, ne serait-ce que par respect pour le professeur, les dernières minutes avaient eu raison de lui et il s'était à ce moment laissé tranquillement couler dans le bain de chaleur de la serre n°2, coupable. Lorsque le gong retentit , il fut donc satisfait à l'idée de sortir de cette température et, par la même occasion, du manque de respect dont il pouvait faire preuve envers Miss Bergsturm. En même temps, il fallait tout de même préciser que rester à l'écoute dans ces conditions aurait relevé du miracle. Il avait beau vraiment aimer la Botanique et plus largement ce qui touchait à l'aire vivante du monde naturel, la chaleur avait été tellement étouffante que rien ne pouvait y faire.
Suivant ses amis, il courut donc rapidement jusqu'au château de Poudlard afin de se réfugier au frais. En effet, le bâtiment, grâce à son architecture, maintenait une température très correcte pour le corps, même en cas de fortes chaleurs, et l'endroit était donc actuellement convoité de tous les élèves qui sortaient des serres, même s'il fallait tout de même faire attention aux chocs thermiques. Toutefois, en plus d'une température assez fraîche, Eldan avait aussi besoin d'eau pour s'hydrater, dont était vide la gourde qu'il emmenait avec lui chaque jour. Un peu triste à cette idée, il demanda cependant à ses amis de l'attendre dans le hall d'entrée, dans une alcôve relativement froide, pendant qu'il irait remplir le contenant. Ils acquiescèrent et, rapidement, l'élève se dirigea donc vers les escaliers jusqu'à parvenir au Quatrième Étage, bien fatigué, devant les Toilettes des Garçons.
Toujours aussi pressé, le petit garçon pénétra dans le lieu odorant et très peu hygiénique, et se rua sur le premier lavabo libre qui fut offert à sa vue. Il fallait dire que les Toilettes étaient assez désertes, probablement en raison de leur état. Eldan ouvrit alors le robinet avant de placer sa gourde sous le jet, attendant que le niveau du liquide en parvienne au sommet. A vrai dire, le Serdaigle avait peur que ses copains ne l'attendent pas et partent sans lui, et il se dépêchait donc au maximum afin de pouvoir les retenir ou les rejoindre au bon moment avant qu'ils ne se dirigent vers leurs différentes Salles Communes. Chaque action était donc la plus rapide possible et, à peine la gourde remplie, Eldan ne prit même pas la peine de la reboucher et se retourna pour prendre le chemin de la sortie, se disant qu'il visserait le bouchon sur l'embout du récipient sur le chemin, toujours dans l'optique de gagner du temps.
Toutefois, cela ne se passa pas du tout comme prévu. En effet, en se retournant, Eldan aperçut, bien que trop tard, un autre petit garçon se diriger vers lui et s'en approcher dangereusement. Lorsqu'il fit volte-face, l'autre élève ne dût être qu'à une petite cinquantaine de centimètres, probablement en train de se diriger vers le lavabo voisin. Les deux blondinets se percutèrent alors de plein fouet, Eldan renversant tout le contenu de sa gourde sur lui. L'eau imbiba alors l'autre élève sur son ventre, ses bras à la même hauteur que celui-ci, et ce qu'ils maintenaient : un cahier. Eldan était désolé au possible, et il tenta donc de s'excuser, cherchant du regard une solution pour l'essuyer :
- Oh pardon, je ne t'avais pas vu. Ça va ? Je ne t'ai pas fait mal ? Attends, j'ai peut-être un mouchoir dans mon sac.
L'élève fouilla frénétiquement dans son sac à la recherche de l'objet, et le sortit rapidement de sa besace. Il le tendit à l'élève et tenta une touche d'humour :
- Au moins, tu n'auras pas chaud comme ça.
Le cahier n'était pas du tout sa priorité.
@Aywann Grimes Navré de ce léger retard. J'espère que cela te convient, n'hésite pas à me hibouter si quelque chose te dérange.
Couleur : #7F6000
Merci de ne pas me mentionner sur les RPs (hors premiers posts) : ils sont déjà tous en favoris !
Le papier ne résiste pas à l'eau
Cher Journal.
Sortant des cours,
Doucement.
La chaleur envahissait le château et l’entièreté de ton sang qui chauffait ta peau. Ta chemise n’aidait pas, la transpiration stagnait dedans.
Se changer était dans les choses à faire dès que l’occasion se serait présentée. Vivre Ta Vie dans Ces Moments étaient particulièrement difficile.
La chaleur collait tellement à la peau que nous nous réfugions tous à l’extérieur. Rassemblement de groupe c’est flippant.
Ce n’est même pas apeurant,
C’est dégoûtant.
Les autres c’est déroutants.
Surtout de sortir d’un cours particulièrement long et ennuyant.
Tout ça m’embêtait alors je devais aller me changer, mais la salle commune était trop loin.
Il restait une solution par défaut, se changer dans les toilettes. Je me dirigeais d’un pas serein vers les toilettes des garçons au quatrième étages. Il y avait quand même beaucoup de monde à l’intérieur, la pression était écrasante et lourde. D’un pas lent mais efficace je monte les marches une par une. Je lance des légers regards noirs aux élèves qui me regardaient. Leurs regards étaient dérangeant. Ils posent toujours leurs regards sur les plus négligeant, alors pourquoi moi ? Je n’ai rien de travers hormis les gouttes de sueurs qui coulaient de mon front telle de l’eau de pluie toujours collée aux feuilles des arbres.
Je rentre dans les toilettes en couvrant légèrement mon nez. L’odeur était nauséabonde. Je détestais les mauvaises odeurs. Surtout quelles arrachaient mon doux parfum à ma peau. Je rentre sans faire de bruit dans une cabine et sort un t-short noir impeccable et un short beige de belle coupe. Il se change sans faire de bruit et en prenant son temps de ne rien tacher, de toute façon la seule compagnie qui devait l’attendre à l’extérieur c’était la solitude et l’ennuis. Autant s’occuper avec ça.
Je sors doucement et me dirige vers les lavabos. J’avais le regard baissé. Je fermais le boucle de ma ceinture mais avec mon carnet dans la main c’était une tache dure pour le pas le faire tomber. Soudainement, je sens le poids de quelqu’un heurter contre moi. Je recule d’un pas quand je sens que je suis trempé. Tout ces efforts pour rien.
Mon réflexe et de jeter un œil à mon carnet. J’eus le choque de découvrir que les pages aspirèrent l’eau et que l’encre se brouillaient.
Mes yeux se remplissent de larmes mais je n’en laisse aucune coulée.
Je relève la tête vers mon bourreau.
J’arrache son mouchoir des mains et le remplis d’eau. Je le balance à la figure du garçon en face de moi.
-Putain t’as détruit mon carnet sale debile ! Tu as gâcher une partie de ma vie. Je vais t’arracher les cheveux !
Si j’étais un méchant, tu m’appellerais Grimesdelwald ?
Deuxième année 45/46