Gouffre de Mensonges
Arrête de passer ta vie à fuir, angoissé par l'avenir, Parce qu'y'a rien à faire pour s'préparer au pire.
OrelSan - Notes pour trop tard
OrelSan - Notes pour trop tard
Gouffre de MensongesTW : Comportement relatif à de potentiels TCA
2 Mars 2045, le Soir
Grande Salle
Privé avec @Rose Blue
Qui es-tu ? Toi que je regarde. Quels Pas t'ont menés ici ? Quels Chemins as tu empruntés ? Vois tu ce que je vois, entends tu ce que j'entends ? Raconte moi... Es-tu une Ombre comme moi, ou vis-tu la vie qui t'es offerte avec la même détermination que ceux qui n'ont jamais renoncés ?
Tu n'as pas le visage abattu de ceux qui ont perdu l'espoir. Tu n'as pas les cernes de ceux dont les nuits sont peuplées de songes effrayants. Tu n'as pas le dos vouté de ceux qui portent tout sur le dos, à s'en casser les vertèbres, à ne plus pouvoir avancer. Pourtant cela ne veut rien dire, je ne te connais pas.
Parfois je me demande si ce jeune garçon à la table d'en face peut m'entendre quand je lui pose mes questions muettes. Si mon regard qui frôle sa silhouette peut faire passer mes Mots. C'est impossible je le sais mais parfois je me prends à espérer, les questions qui ne peuvent plus franchirent mes lèvres cherchent désespérément une issue. C'est ce qu'il me reste de celle que j'étais avant, cette curiosité envers les gens. Mais à présent, même cette curiosité je la refoule, incapable de me l’approprier comme je le souhaite. Et voilà que je me retrouve là, à poser des questions qui n'atteindrons jamais leur destinataire, pour m'empêcher de penser à ce qu'il y a dans mon assiette.
Cette assiette que j'ai remplis avec quelques aliments sans intérêts en petite quantité, je n'arrive pas à la regarder. Il faut que je mange. Si je veux pouvoir me tenir debout sans m'effondrer, il faut que je mange. Pas faim. J'ai pas faim.
Je n'ai plus jamais faim, je ne salive plus devant les mets pourtant si raffinés du Château. Lorsque je vois de la nourriture, elle me dégoûte, me donne envie de vomir. La même sensation que lorsque que l'on a trop manger. Pourtant j'ai bien vite compris que je ne pourrais pas toujours subsister sans m'alimenter. Instinct. Survivre. J'aurais pu me laisser mourir de faim mais l'Instinct ne me laisse pas le choix. Alors j'ai mangé. A chaque repas, même si j'en sautais souvent. Je mange très peu, trop peu je ne dois pas me mentir, alors je maigris, je me met à flotter sous mes vêtements. Mais chaque repas est un supplice, peut-être même pourrais-je dire une torture.
J'affronte.
Je fixe mon assiette. Elle contiens une sorte de poêlée de légumes et un petit morceau de pain. C'est trop, je n'y arriverais jamais.
J'affronte.
Ma fourchette attrape un petit légume que je n'identifie pas, je le porte à ma bouche. J'ai peur, je ne veux pas...
J'affronte.
Je mâche, lentement, presque exagérant. Cendres dans ma bouche. Braises dans mon cerveau. Fin de la bouchée. Une autre bouchée. Mâcher. Avaler. Avoir peur. Une autre bouchée. Mâcher. Avaler. Être dégoûtée. Une autre bouchée... C'est un cercle vicieux, je n'en vois plus le bout.
Je regarde mon assiette à nouveau, j'ai à peine manger la moitié de ce que j'avais dedans. Je la repousse un peu. J'ai pas faim.
Dernière modification par Siam Vostra le 9 déc. 2020, 09:38, modifié 4 fois.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Gouffre de Mensonges
2 Mars 2045, le Soir
Grande Salle
Rose n' était pas vraiment d' humeur aujourd'hui, elle en avait marre de devoir faire ci ou faire ça, marre d'être une gamine comme disent ses camarades, elle ne pouvait rien faire de son plein grès, toujours demander l' autorisation, obéir. Et ce soir une fois encore elle devait obéir et suivre le troupeau, aller s'assoir bien gentiment à sa table, manger ce qu'on lui donnait sans se plaindre et faire semblant d'être intéressée par ce qui se disait autour d'elle. Parfois, elle avait envie de partir quelque part ou elle pourrait vivre comme elle l'entend, aller là ou elle veut, quand elle veut.
Aujourd'hui, la jeune Blue s' est assise presque en bout de table, pas envie d' être en contacte avec les Autres, elle voulait rester dans sa bulle à elle, dans son monde. Elle commença à piocher dans tel ou tel plat pour se concocter une assiette qui lui plairait. Une cuisse de poulet avec quelques légumes et une petite portion de riz lui suffisent. Du coin de l' oeil elle vit une élève s'assoir à côté d' elle, ses long cheveux blond lui rappelaient quelqu'un.
C'était la Fille qu'elle avait trouvé inanimée dans les couloirs un matin de Janvier. Les spasmes de la Fille, la paniquent, l'infirmerie, les larmes de l' inconnue et son rejet face à Rose, tout lui revint en mémoire d' un coup comme une claque lui rappelant que la vie n'était pas un petit nuage sur lequel se reposer, c' était dur, il fallait du courage pour affronter la Vie, certains n' avait pas ce courage et préféraient partir, pour toujours. Peut-être que la Fille voulait partir ?
Sa vision se brouilla un instant et elle lâcha ses couverts trop rapidement pour que cela soit naturel. Le souvenir de cette matinée mouvementée lui avait coupé l'appétit, son estomac faisait des loopings et un vertige la prit sans prévenir. Elle préféra alors ne pas continuer à manger, et observa du coin de l'œil la Fille.
Elle ne mangeait pas beaucoup non plus, un petit bout de légume par ci une boulette de mie de pain par là, mais chaque bouchée ressemblent à un effort sur-humain pour elle. Elle ne va pas bien, c'est évident pensa Rose un peu inquiet pour la fille. Elle a le teint pâle, des yeux emplis de tristesse, ses gestes sont lents et fébriles, elle flotte dans ses vêtements. C'est sur maintenant, l'Inconnue n'est pas en bon état. Rose fit alors un geste qui la surprit elle-même, elle posa sa main sur celle de la Fille de sorte à la recouvrir et lui dis d'une petite voix pour ne pas attirer le regarde des autres :
-Hey, ça va ? T'as pas l' air bien...
La blondinette sus qu'elle n'aurait jamais du faire ça. La Fille avait été sans pitié à son réveil à l'infirmerie qu'est ce qui l'empêchait d'encore faire du mal à Rose ? Rien. Elle allait la remballer, peut être même la frapper.
@Siam Vostra à toi
Grande Salle
Rose n' était pas vraiment d' humeur aujourd'hui, elle en avait marre de devoir faire ci ou faire ça, marre d'être une gamine comme disent ses camarades, elle ne pouvait rien faire de son plein grès, toujours demander l' autorisation, obéir. Et ce soir une fois encore elle devait obéir et suivre le troupeau, aller s'assoir bien gentiment à sa table, manger ce qu'on lui donnait sans se plaindre et faire semblant d'être intéressée par ce qui se disait autour d'elle. Parfois, elle avait envie de partir quelque part ou elle pourrait vivre comme elle l'entend, aller là ou elle veut, quand elle veut.
Aujourd'hui, la jeune Blue s' est assise presque en bout de table, pas envie d' être en contacte avec les Autres, elle voulait rester dans sa bulle à elle, dans son monde. Elle commença à piocher dans tel ou tel plat pour se concocter une assiette qui lui plairait. Une cuisse de poulet avec quelques légumes et une petite portion de riz lui suffisent. Du coin de l' oeil elle vit une élève s'assoir à côté d' elle, ses long cheveux blond lui rappelaient quelqu'un.
C'était la Fille qu'elle avait trouvé inanimée dans les couloirs un matin de Janvier. Les spasmes de la Fille, la paniquent, l'infirmerie, les larmes de l' inconnue et son rejet face à Rose, tout lui revint en mémoire d' un coup comme une claque lui rappelant que la vie n'était pas un petit nuage sur lequel se reposer, c' était dur, il fallait du courage pour affronter la Vie, certains n' avait pas ce courage et préféraient partir, pour toujours. Peut-être que la Fille voulait partir ?
Sa vision se brouilla un instant et elle lâcha ses couverts trop rapidement pour que cela soit naturel. Le souvenir de cette matinée mouvementée lui avait coupé l'appétit, son estomac faisait des loopings et un vertige la prit sans prévenir. Elle préféra alors ne pas continuer à manger, et observa du coin de l'œil la Fille.
Elle ne mangeait pas beaucoup non plus, un petit bout de légume par ci une boulette de mie de pain par là, mais chaque bouchée ressemblent à un effort sur-humain pour elle. Elle ne va pas bien, c'est évident pensa Rose un peu inquiet pour la fille. Elle a le teint pâle, des yeux emplis de tristesse, ses gestes sont lents et fébriles, elle flotte dans ses vêtements. C'est sur maintenant, l'Inconnue n'est pas en bon état. Rose fit alors un geste qui la surprit elle-même, elle posa sa main sur celle de la Fille de sorte à la recouvrir et lui dis d'une petite voix pour ne pas attirer le regarde des autres :
-Hey, ça va ? T'as pas l' air bien...
La blondinette sus qu'elle n'aurait jamais du faire ça. La Fille avait été sans pitié à son réveil à l'infirmerie qu'est ce qui l'empêchait d'encore faire du mal à Rose ? Rien. Elle allait la remballer, peut être même la frapper.
@Siam Vostra à toi
"Mais il faut l'avouer, elle était..." - La suite chez Zoey Redfly
Et puisse le sort vous être favorable
♪♪♪
Troisième année rp
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Gouffre de Mensonges
Et c'est à ce moment là que je le sens. Le contact, chaud et moite sur ma main, je pourrais hurler. Je le ferais si mon cris n'était pas resté coincé dans ma gorge, voulant absolument sortir de sa prison mais retenu par les barreaux de ma conscience. Ma tête se tourne sur le côté, au ralentit, comme si le moindre geste brusque pouvait tout faire exploser. C'est une main, c'est une fille. Une gamine surement, comme Elle, comme Élicia. Toujours elle, revenant hanter mes pensées, les mots que je lui ait balancé à la figure, la gifle. Je dois arrêter de penser à elle, sinon elle m'engloutira toute entière. Je la chasse de ma tête et reviens sur celle qui me fait face.
Elle viens de parler, ces mots doucereux frottent contre mes oreilles sans qu'ils n'atteignent mon cerveau. Je crois qu'elle me demande si je vais bien mais je ne peux pas vraiment en être sure, mes pensées et ma capacité de réfléchir nagent dans une mer de sciure étouffante. Je retire brusquement ma main, je ne m'étais pas vraiment rendue compte qu'elle me touchait toujours et pourtant je n'en n'avais jamais été aussi consciente. Mes yeux se posent sur ma main comme si elle ne m’appartenait plus, comme si le contact avec celle de la fille lui avait retiré son appartenance à mon corps. Dégoutée oui, mais surtout effrayée. Personne ne m'avait touchée depuis... l'Infirmerie.
Mon regard glisse sur la gamine. Ses cheveux blonds ondulés, ses yeux bruns, sa silhouette... Je la reconnais, et c'est la dernière personne que j'avais envie de revoir. Elle seras pour toujours associée à la peur, à la colère et à la douleur. A l'impuissance surtout. Je ne pourrais pas oublier. Ce jour, le jour de la Lettre, le jour de l'Infirmerie. Cette fille était là, elle m'a porté là bas, est entrée dans mon intimité en franchissant les portes de fer qui la ferment normalement mais qui étaient à ce moment là grandes ouvertes. Ce n'est pas elle qui est responsable, je le sais, au plus profond de mon être, je le sais. Elle n'a rien fait de mal, mais pourrais-je un jour supporter qu'elle ait pu voir cette partie de moi si faible ? Si impuissante...
M'enfuir. Encore. Vais-je encore choisir de fuir, de partir pour ne plus voir ce visage enfantin dont chaque trait me donne envie de le gommer. De l'effacer comme si il n'avait jamais existé. Partir encore, face à cette assiette devant moi, qui me nargue que je dois affronter. Alors je ne peux pas fuir. Pas cette fois, j'ai plus la force. Un œil qui se pose sur la nourriture. Un problème à la fois, d'abord la fille. Je plonge mon regard dans le sien, et je serre les dents. Elle semble presque effrayée.
Elle n'a rien fait. Elle ne peut pas savoir. Elle est normale, elle. Ne la provoque pas. Ne lui fait pas de mal. Sois gentille pour une fois. Ce n'est qu'une gamine, garde ta colère.
Je respire profondément avant d'articuler péniblement quelques Mots. "Ne me touche plus s'il te plaît. Mais ça va ne t'inquiète pas." Je pourrais me comparer à un robot dont les dialogues sont déjà enregistrés, le visage neutre. Maintenant j'aimerais qu'elle s'en aille mais ce que j'ai dit n'était pas assez lourd de sens pour qu'elle comprenne. Prisonnière de ma propre incapacité à parler. Il ne me reste plus que deux solutions pour m'exprimer j'en ai l'impression. Être méchante ou être fausse, avec des phrases débités sans émotions comme un robot. Impuissante, comme souvent. Comme toujours. Prise dans mon propre filet, même plus capable de faire passer un message pourtant clair à une simple gamine.
Elle viens de parler, ces mots doucereux frottent contre mes oreilles sans qu'ils n'atteignent mon cerveau. Je crois qu'elle me demande si je vais bien mais je ne peux pas vraiment en être sure, mes pensées et ma capacité de réfléchir nagent dans une mer de sciure étouffante. Je retire brusquement ma main, je ne m'étais pas vraiment rendue compte qu'elle me touchait toujours et pourtant je n'en n'avais jamais été aussi consciente. Mes yeux se posent sur ma main comme si elle ne m’appartenait plus, comme si le contact avec celle de la fille lui avait retiré son appartenance à mon corps. Dégoutée oui, mais surtout effrayée. Personne ne m'avait touchée depuis... l'Infirmerie.
Mon regard glisse sur la gamine. Ses cheveux blonds ondulés, ses yeux bruns, sa silhouette... Je la reconnais, et c'est la dernière personne que j'avais envie de revoir. Elle seras pour toujours associée à la peur, à la colère et à la douleur. A l'impuissance surtout. Je ne pourrais pas oublier. Ce jour, le jour de la Lettre, le jour de l'Infirmerie. Cette fille était là, elle m'a porté là bas, est entrée dans mon intimité en franchissant les portes de fer qui la ferment normalement mais qui étaient à ce moment là grandes ouvertes. Ce n'est pas elle qui est responsable, je le sais, au plus profond de mon être, je le sais. Elle n'a rien fait de mal, mais pourrais-je un jour supporter qu'elle ait pu voir cette partie de moi si faible ? Si impuissante...
M'enfuir. Encore. Vais-je encore choisir de fuir, de partir pour ne plus voir ce visage enfantin dont chaque trait me donne envie de le gommer. De l'effacer comme si il n'avait jamais existé. Partir encore, face à cette assiette devant moi, qui me nargue que je dois affronter. Alors je ne peux pas fuir. Pas cette fois, j'ai plus la force. Un œil qui se pose sur la nourriture. Un problème à la fois, d'abord la fille. Je plonge mon regard dans le sien, et je serre les dents. Elle semble presque effrayée.
Elle n'a rien fait. Elle ne peut pas savoir. Elle est normale, elle. Ne la provoque pas. Ne lui fait pas de mal. Sois gentille pour une fois. Ce n'est qu'une gamine, garde ta colère.
Je respire profondément avant d'articuler péniblement quelques Mots. "Ne me touche plus s'il te plaît. Mais ça va ne t'inquiète pas." Je pourrais me comparer à un robot dont les dialogues sont déjà enregistrés, le visage neutre. Maintenant j'aimerais qu'elle s'en aille mais ce que j'ai dit n'était pas assez lourd de sens pour qu'elle comprenne. Prisonnière de ma propre incapacité à parler. Il ne me reste plus que deux solutions pour m'exprimer j'en ai l'impression. Être méchante ou être fausse, avec des phrases débités sans émotions comme un robot. Impuissante, comme souvent. Comme toujours. Prise dans mon propre filet, même plus capable de faire passer un message pourtant clair à une simple gamine.
Dernière modification par Siam Vostra le 28 août 2020, 14:55, modifié 5 fois.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Gouffre de Mensonges
La fille n'a pas aimé le contact, Rose le savait, à l' infirmerie ça avait été pareil, la Fille n' aime pas être à découvert, elle voulait laisser paraître une fille lisse, sans émotions mais à l' intérieur c' était tout le contraire, ça se chamboule et se pousse pour sortir tel les Autres à la sonnerie en fin de journée. Cette fille est une bombe à retardement, un jour elle vas exploser c'est sur ...
Est ce qu' elle avait peur ou était elle juste dégoûtée par le contact humain ? Elle avait demandé à Rose de ne pas la toucher comme si cette dernière était malade ou sale. Est ce que la Fille la voyait vraiment sale ? Elle avait retiré sa main si vite comme si un simple contact pouvait la détruire. En posant sa main sur celle de la Fille, Rose savait qu' elle n' aurait pas dus mais quand l' autre lui avait fait cette requête elle l' avait mal pris. Ouais elle l' avait mal pris, pourquoi cette Fille dont elle ne connaissait même pas le nom et qu' elle avait trouvé inanimé dans les couloirs lui parlait si mal ? La reconnaissance elle ne connait pas ? Rose n' avait même pas eu droit à un "merci", pourtant elle aussi n' avait pas été bien pendant quelques jours le souvenir de la blonde en train de convulser au milieu du couloir l' avait choqué, elle n' avait que onze ans, à onze ans on ne vit pas ce genre de chose merde ! Elle décida quand même de garder pour elle ce sentiment d' injustice pour prendre un ton plus doux :
- Désolé je voulais pas. Je peux savoir ton prénom au moins ?
Au moins un prénom à mettre sur cette Fille, ce Fantôme plutôt, pâle, lente, frêle. Oui c'est le fantôme d' elle même. A Poudlard plusieurs Fantômes foulaient le sol des couloirs, des êtres morts de l' intérieur, vide, solitaires. Rose avait un peu peur d' eux, elle ne voulais pas devenir une Fantôme, ils avaient l' air si triste, si seul, en eux il n'y avait que de la tristesse et Rose n' aimait pas ça, la Tristesse est si méchante, dévastatrice. Rose se demandait comment ils devenaient comme ça, est ce que quelqu'un dans la nuit leur prenait toutes leurs bonnes émotions pour ne leur laisser que les mauvaise et du jour au lendemain ils ne mangent plus, ne dorment plus et ne vivent qu'a moitié ? Ou sont ils né comme ça ? Beaucoup de questions pour un si petit crâne qu'est celui de la jeune Blue...Non, la blondinette ne serais jamais comme eux, elle allait se battre pour rester entière, elle ne voulait pas être un Fantôme.
Est ce qu' elle avait peur ou était elle juste dégoûtée par le contact humain ? Elle avait demandé à Rose de ne pas la toucher comme si cette dernière était malade ou sale. Est ce que la Fille la voyait vraiment sale ? Elle avait retiré sa main si vite comme si un simple contact pouvait la détruire. En posant sa main sur celle de la Fille, Rose savait qu' elle n' aurait pas dus mais quand l' autre lui avait fait cette requête elle l' avait mal pris. Ouais elle l' avait mal pris, pourquoi cette Fille dont elle ne connaissait même pas le nom et qu' elle avait trouvé inanimé dans les couloirs lui parlait si mal ? La reconnaissance elle ne connait pas ? Rose n' avait même pas eu droit à un "merci", pourtant elle aussi n' avait pas été bien pendant quelques jours le souvenir de la blonde en train de convulser au milieu du couloir l' avait choqué, elle n' avait que onze ans, à onze ans on ne vit pas ce genre de chose merde ! Elle décida quand même de garder pour elle ce sentiment d' injustice pour prendre un ton plus doux :
- Désolé je voulais pas. Je peux savoir ton prénom au moins ?
Au moins un prénom à mettre sur cette Fille, ce Fantôme plutôt, pâle, lente, frêle. Oui c'est le fantôme d' elle même. A Poudlard plusieurs Fantômes foulaient le sol des couloirs, des êtres morts de l' intérieur, vide, solitaires. Rose avait un peu peur d' eux, elle ne voulais pas devenir une Fantôme, ils avaient l' air si triste, si seul, en eux il n'y avait que de la tristesse et Rose n' aimait pas ça, la Tristesse est si méchante, dévastatrice. Rose se demandait comment ils devenaient comme ça, est ce que quelqu'un dans la nuit leur prenait toutes leurs bonnes émotions pour ne leur laisser que les mauvaise et du jour au lendemain ils ne mangent plus, ne dorment plus et ne vivent qu'a moitié ? Ou sont ils né comme ça ? Beaucoup de questions pour un si petit crâne qu'est celui de la jeune Blue...Non, la blondinette ne serais jamais comme eux, elle allait se battre pour rester entière, elle ne voulait pas être un Fantôme.
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La fille ne part pas, pourtant elle est vexée je peux le voir dans ses yeux. J'aimerais ressentir un peu de culpabilité, pour l'avoir blessé. Je suis mal-aimable à un point qui me dégoûte et pourtant je ne me sens pas coupable. J'ai presque l'impression qu'elle l'a mérité, que ses yeux bruns sont ceux d'un serpent vicieux. Qu'elle n'est pas sincère, que ce n'est qu'une tactique de plus pour me détruire. C'est faux bien sur, je le sais, cette gamine ne ferais pas de mal à une mouche mais je n'arrive pas à me débarrasser de cette sensation de méfiance. Je la méprise, je la hais. Elle me dégoûte et ne m'inspire pas confiance. Pourquoi ? Qu'a t'elle fait ? C'est comme avec Élicia, je n'arrive pas à comprendre d'où me viens cette méchanceté que je ne peux plus refouler. Elle est une gamine elle aussi, c'est la raison pour laquelle je la hais. Naïve.
Parfois je crois que je pourrais envier ces gens là, leur naïveté les protège de ce qu'il se passe autour, alors l'espoir ne fuit pas. Il reste là dans leur cœur, près à ressurgir au moindre doute. Une avalanche de peur, de douleur et de malheur pourrait leur tomber sur les épaules qu'ils resteraient droits. Protégés par l'Espoir. Oui, j'aimerais avoir cette force là, être optimiste sur la suite, me dire que si aujourd'hui est dur, demain le seras moins. Me dire que quoi qu'il arrive, il y a toujours une petite chance pour que le problème se résolve d'une manière ou d'une autre. Mais je ne peux pas, je ne suis pas comme ça. J'ai laissé partir l'Espoir et je ne sais pas si je le retrouverais, alors j'ai pas cette force qui pourrais me faire résister. A la place je craque, et je me fond en des milliers de petites poussières qui forment l'Ombre que je suis.
Alors finalement je sais. Je sais pourquoi cette haine, pourquoi ce dégoût. Parce que je suis jalouse, tout simplement. Curieusement cette découverte ne m'affecte pas comme elle le devrais. Mes sens sont encore floutés par un brouillards de questions, de pensées et de certitudes.
Et puis au fond, qui-suis je pour juger quels genres de personnes sont les gens qui m'entourent ? Qui suis-je pour décider que la gamine qui me fait face est guidée par l'Espoir ? Peut-être est elle brisée aussi mais elle le cache mieux...
Elle parle, elle est désolée. Elle dit qu'elle est désolée, je ne pense pas qu'elle le soit mais cela n'a pas d'importance. Je n'ai plus aucun mal à l'entendre, au contraire, sa voix résonne presque trop fort dans mes tympans. Elle veux savoir mon prénom également. Cela non plus n'a pas d'importance, une Ombre n'a pas de prénom.
Sois aimable. Tu ne peux pas fuir de toute façon alors affronte. Réponds-lui. Pose lui la question aussi. Ne prends pas une voix de robot comme tout à l'heure. Imagine qu'elle n'est pas une gamine, qu'elle ne t'as jamais vue à l'infirmerie. Imagine que tu es heureuse. Et mange, cesse de tergiverser.
Je ferme les yeux un court instant, le Noir est capable de tout, des pires cauchemars et des plus jolis rêves. Moi, il me rassure, il m'apaise. Quelques secondes à peine les yeux clos me suffisent pour pouvoir répondre à la gamine. Non, à la fille. Je ne sais pas qui elle est. À la fille. "Siam. Et toi ?" Naturelle, enfin presque, encore un peu mécanique mais moins que tout à l'heure je crois.
Ma fourchette se plante dans un morceau de carotte avec un peu trop de hargne pour que ce soit naturel. Je n'ai aucune envie d'avaler ce truc, ça ne ressemble même pas à une carotte. Pourtant je la fourre dans ma bouche et la mâche sans en sentir le goût. Plus vite mangé, plus vite fini. Deuxième bouchée. Je n'en peux plus de ces efforts permanents, peut-être que si je ne mangeais plus du tout j'arrêterais tout ça. Je mourrais à petit feu, de plus en plus faible chaque jour, la faim tiraillant le ventre, sans pour autant arrêter le dégoût. Je ne tiendrais même pas trois jours. Et puis je risquerais d'avoir des ennuis avec les autres. Les professeurs, ou les autres élèves. Pour dire vrai j'ignore si quelqu'un s'en rendrait compte si je disparaissait. Peut-être personne...
Parfois je crois que je pourrais envier ces gens là, leur naïveté les protège de ce qu'il se passe autour, alors l'espoir ne fuit pas. Il reste là dans leur cœur, près à ressurgir au moindre doute. Une avalanche de peur, de douleur et de malheur pourrait leur tomber sur les épaules qu'ils resteraient droits. Protégés par l'Espoir. Oui, j'aimerais avoir cette force là, être optimiste sur la suite, me dire que si aujourd'hui est dur, demain le seras moins. Me dire que quoi qu'il arrive, il y a toujours une petite chance pour que le problème se résolve d'une manière ou d'une autre. Mais je ne peux pas, je ne suis pas comme ça. J'ai laissé partir l'Espoir et je ne sais pas si je le retrouverais, alors j'ai pas cette force qui pourrais me faire résister. A la place je craque, et je me fond en des milliers de petites poussières qui forment l'Ombre que je suis.
Alors finalement je sais. Je sais pourquoi cette haine, pourquoi ce dégoût. Parce que je suis jalouse, tout simplement. Curieusement cette découverte ne m'affecte pas comme elle le devrais. Mes sens sont encore floutés par un brouillards de questions, de pensées et de certitudes.
Et puis au fond, qui-suis je pour juger quels genres de personnes sont les gens qui m'entourent ? Qui suis-je pour décider que la gamine qui me fait face est guidée par l'Espoir ? Peut-être est elle brisée aussi mais elle le cache mieux...
Elle parle, elle est désolée. Elle dit qu'elle est désolée, je ne pense pas qu'elle le soit mais cela n'a pas d'importance. Je n'ai plus aucun mal à l'entendre, au contraire, sa voix résonne presque trop fort dans mes tympans. Elle veux savoir mon prénom également. Cela non plus n'a pas d'importance, une Ombre n'a pas de prénom.
Sois aimable. Tu ne peux pas fuir de toute façon alors affronte. Réponds-lui. Pose lui la question aussi. Ne prends pas une voix de robot comme tout à l'heure. Imagine qu'elle n'est pas une gamine, qu'elle ne t'as jamais vue à l'infirmerie. Imagine que tu es heureuse. Et mange, cesse de tergiverser.
Je ferme les yeux un court instant, le Noir est capable de tout, des pires cauchemars et des plus jolis rêves. Moi, il me rassure, il m'apaise. Quelques secondes à peine les yeux clos me suffisent pour pouvoir répondre à la gamine. Non, à la fille. Je ne sais pas qui elle est. À la fille. "Siam. Et toi ?" Naturelle, enfin presque, encore un peu mécanique mais moins que tout à l'heure je crois.
Ma fourchette se plante dans un morceau de carotte avec un peu trop de hargne pour que ce soit naturel. Je n'ai aucune envie d'avaler ce truc, ça ne ressemble même pas à une carotte. Pourtant je la fourre dans ma bouche et la mâche sans en sentir le goût. Plus vite mangé, plus vite fini. Deuxième bouchée. Je n'en peux plus de ces efforts permanents, peut-être que si je ne mangeais plus du tout j'arrêterais tout ça. Je mourrais à petit feu, de plus en plus faible chaque jour, la faim tiraillant le ventre, sans pour autant arrêter le dégoût. Je ne tiendrais même pas trois jours. Et puis je risquerais d'avoir des ennuis avec les autres. Les professeurs, ou les autres élèves. Pour dire vrai j'ignore si quelqu'un s'en rendrait compte si je disparaissait. Peut-être personne...
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Gouffre de Mensonges
La Fille jusqu' a présent sans prénom s' appelle Siam. C'est beau Siam, court et facile à retenir. Rose ne connaissait pas ce prénom mais elle l' aime bien, il a du caractère. La Fille lui demande elle aussi son prénom, Rose sait bien que ce n'est que de la politesse, un Fantôme ne s' intéresse pas à ce genre de chose, c'est futile. Un Fantôme ne s' intéresse à rien en faite, si à la mort peut être, mais c'est tout.
-Rose.
Après ça un blanc qui commençait à gêner Rose s' installa. Siam commençait à piocher dans sa nourriture sans conviction, elle faisait semblant d' être entière, d' être bien.
- Pourquoi tu mange pas ? Ca se voit que tu veux pas.
Toujours faire semblant, faire semblant d' être beau, riche et ne surtout pas montrer ses faiblesse. Le monde avait toujours était comme ça, il fallait toujours montrer le meilleur de nous même quitte à mentir et plus on mentait plus on était apprécié. Plus on mentait plus on avait d' amis. Des amis ? non, des hypocrites, car oui le monde n' est fait que d' hypocrisie. Et ce monde d' hypocrite donnait naissance aux Fantômes. Ils étaient juste différents et la différence n'est pas accepté dans ce monde.
Les Fantômes ne voulaient juste pas faire semblant, ils voulaient être libre mais nous ne sommes jamais vraiment libre alors ils se renfermaient sur eux même, se créaient un monde ou ils pouvaient être eux même. Pour certains la Mort étai la liberté alors ils partaient à la découvert de cet étrange personnage, pour d' autres c' était le Silence, alors ils se taisaient, n' ouvraient plus la bouche, devenait muet. Rose connaissait un Muet, il était cerné par le manque de sommeil, il était faible et passait ses journée seul dans le noir de son salon, les rideau tirés. Les Muets ne parlent que quand c'est nécessaire, quand on leur pose une question.
Peut être que Siam était un fantôme. Surement qu'elle ne voulait pas parler à Rose, c'est vrai, qui veut parler à une Gamine dans son genre ? Elle n' était pas intéressante, elle avait été éduquée pour rentrer dans le moule, elle suivait le troupeau sans se poser de questions mais en grandissant elle se rendait compte qu'elle ne voulait pas être un mouton, Rose voulait laisser ce qu'elle est vraiment ressortir, être aimé pour ce qu'elle est et non pour ce qu'elle montre être. Elle allait changer, devenir elle même, elle l' avait décidé et peut être que le Fantôme en face d' elle avait joué un rôle important, peut être que Siam et touts les autres Fantômes lui avait en quelque sorte ouvert les yeux.
@Siam Vostra j' espère que ça te plaira
-Rose.
Après ça un blanc qui commençait à gêner Rose s' installa. Siam commençait à piocher dans sa nourriture sans conviction, elle faisait semblant d' être entière, d' être bien.
- Pourquoi tu mange pas ? Ca se voit que tu veux pas.
Toujours faire semblant, faire semblant d' être beau, riche et ne surtout pas montrer ses faiblesse. Le monde avait toujours était comme ça, il fallait toujours montrer le meilleur de nous même quitte à mentir et plus on mentait plus on était apprécié. Plus on mentait plus on avait d' amis. Des amis ? non, des hypocrites, car oui le monde n' est fait que d' hypocrisie. Et ce monde d' hypocrite donnait naissance aux Fantômes. Ils étaient juste différents et la différence n'est pas accepté dans ce monde.
Les Fantômes ne voulaient juste pas faire semblant, ils voulaient être libre mais nous ne sommes jamais vraiment libre alors ils se renfermaient sur eux même, se créaient un monde ou ils pouvaient être eux même. Pour certains la Mort étai la liberté alors ils partaient à la découvert de cet étrange personnage, pour d' autres c' était le Silence, alors ils se taisaient, n' ouvraient plus la bouche, devenait muet. Rose connaissait un Muet, il était cerné par le manque de sommeil, il était faible et passait ses journée seul dans le noir de son salon, les rideau tirés. Les Muets ne parlent que quand c'est nécessaire, quand on leur pose une question.
Peut être que Siam était un fantôme. Surement qu'elle ne voulait pas parler à Rose, c'est vrai, qui veut parler à une Gamine dans son genre ? Elle n' était pas intéressante, elle avait été éduquée pour rentrer dans le moule, elle suivait le troupeau sans se poser de questions mais en grandissant elle se rendait compte qu'elle ne voulait pas être un mouton, Rose voulait laisser ce qu'elle est vraiment ressortir, être aimé pour ce qu'elle est et non pour ce qu'elle montre être. Elle allait changer, devenir elle même, elle l' avait décidé et peut être que le Fantôme en face d' elle avait joué un rôle important, peut être que Siam et touts les autres Fantômes lui avait en quelque sorte ouvert les yeux.
@Siam Vostra j' espère que ça te plaira
"Mais il faut l'avouer, elle était..." - La suite chez Zoey Redfly
Et puisse le sort vous être favorable
♪♪♪
Troisième année rp
Et puisse le sort vous être favorable
♪♪♪
Troisième année rp
Gouffre de Mensonges
Rose. Comme la fleur, et son parfum trop fort, entêtant. Rose. Comme la couleur tantôt trop forte qui déchire les rétines, tantôt trop pâle, comme maladive. Rose comme celles que faisaient pousser mon père. Rose comme la couleur du ciel, certains soir, lorsque l'obscurité s'apprête à tomber mais que le bleu offre un dernier soupir avant de devenir noir.
Elle s'appelait Rose. Un nom délicat, un nom fragile, un nom naïf. Mais un nom comme un autre après tout. Le prénom est choisis par les parents, pas par la personne qui te regarde, il ne veut rien dire. Il chante différentes sonorités, agréables ou stridentes, sans définir celui ou celle qui le porte. Quand à moi, je me demande d’où il vient. Siam. Cela ne veut rien dire, je n'ai rien contre mon nom. Il n'est ni beau ni douloureux. Il est simple, sonne comme une promesse de bonheur sur les lèvres de ceux que j'aime et comme une pitié doucereuse dans la bouche des gamins. Quand à savoir si je suis toujours cette fille que mes parents ont un jour appelée Siam, je pense que oui. Une Ombre peut avoir un prénom. Une Morte aussi, même un fantôme. C'est important la façon dont on s'appelle, ça ne veut rien dire mais c'est important. Ce sont des sons que l'on entendra toujours. Avec joie ou douleur, mais ils résonneront à jamais dans nos oreilles. Ou dans nos gestes.
Siam. Elle continue à manger. Elle prend les bouchées unes à unes en essayant de ne pas y penser, ce qui est une autre façon d'y penser au fond. Siam. C'est étrange de parler de soi à la troisième personne, comme si l'on se voyait de l'extérieur. Est-ce que ce serais différent ? De se voir de dehors, est-ce que je me semblerais plus misérable encore que je ne le suis ou est-ce que au contraire je me dirais que finalement je ne suis pas si différente de d'autres.
Tout autour personne ne faisait attention à moi, le garçon de tout à l'heure rit. J'aimerais rire comme lui, laisser la joie et l’insouciance percer mon cœur pour que s'en échappe enfin toute la haine et la douleur.
La fille parle à nouveau, Rose. Un long frisson prends racine dans ma nuque et pousse jusqu'en bas de mon dos. Manger. Ne pas manger plutôt.
Tous les efforts s'envolent, j'ai essayé d'être aimable. J'ai retenu ma haine contre cette putain de gamine. J'aurais pu l'envoyer balader, ou fuir encore. J'ai essayé d'être normale, gentille, avenante. Pour quelques instants, tout à volé en éclat. Il ne reste plus rien de cela. Juste la haine qui monte à nouveau.
Cette haine je la sens en moi, ténue, prisonnière de ma conscience mais présente. Brûlante. Contre cette fille, cette gamine dont je ne sais rien si ce n'est son nom mielleux. Contre sa curiosité et sa question, contre sa facilité à percer mon intimité. Par deux fois, les portes sont restées ouvertes et elle s'y est engouffrée, piétinant sur son passage le peu de reconnaissance ou de respect que j'ai pu avoir pour elle.
Pourquoi je ne mange pas ? Parce que je n'y arrive pas. Pourquoi je n'y arrive pas ? Parce que manger me rend vivante et je ne veux plus l'être. Parce que je ne mérite pas cette nourriture, je suis morte et les morts ne mangent pas. Mais elle, n'a pas à le savoir. Elle, n'a pas a se mêler de ça. Elle, ne peux pas comprendre tout simplement. Alors je plonge mes yeux dans la couleur brune des siens, hésitante. Je ne sais si j'aurais la force de garder ma haine tapie au fond de moi, de ne pas la faire sortir dans la tempête de mes ressentis. Je ne sais si je réussirais à répliquer calmement sans méchanceté, en continuant à faire des efforts. "Ça t'regarde pas."
Aimable ? Non, désagréable plutôt, mais calme. Les bruits tout autour me donnent le tournis. Cette fille me donne le tournis. Je ne serais pas toujours conciliante avec la gamine. Si elle ne part pas, la haine débordera, ma main partira comme avec Élicia, sinon ma baguette. Ou mon corps tout entier. Pour Fuir, une fois de plus. Une fois de trop.
Elle s'appelait Rose. Un nom délicat, un nom fragile, un nom naïf. Mais un nom comme un autre après tout. Le prénom est choisis par les parents, pas par la personne qui te regarde, il ne veut rien dire. Il chante différentes sonorités, agréables ou stridentes, sans définir celui ou celle qui le porte. Quand à moi, je me demande d’où il vient. Siam. Cela ne veut rien dire, je n'ai rien contre mon nom. Il n'est ni beau ni douloureux. Il est simple, sonne comme une promesse de bonheur sur les lèvres de ceux que j'aime et comme une pitié doucereuse dans la bouche des gamins. Quand à savoir si je suis toujours cette fille que mes parents ont un jour appelée Siam, je pense que oui. Une Ombre peut avoir un prénom. Une Morte aussi, même un fantôme. C'est important la façon dont on s'appelle, ça ne veut rien dire mais c'est important. Ce sont des sons que l'on entendra toujours. Avec joie ou douleur, mais ils résonneront à jamais dans nos oreilles. Ou dans nos gestes.
Siam. Elle continue à manger. Elle prend les bouchées unes à unes en essayant de ne pas y penser, ce qui est une autre façon d'y penser au fond. Siam. C'est étrange de parler de soi à la troisième personne, comme si l'on se voyait de l'extérieur. Est-ce que ce serais différent ? De se voir de dehors, est-ce que je me semblerais plus misérable encore que je ne le suis ou est-ce que au contraire je me dirais que finalement je ne suis pas si différente de d'autres.
Tout autour personne ne faisait attention à moi, le garçon de tout à l'heure rit. J'aimerais rire comme lui, laisser la joie et l’insouciance percer mon cœur pour que s'en échappe enfin toute la haine et la douleur.
La fille parle à nouveau, Rose. Un long frisson prends racine dans ma nuque et pousse jusqu'en bas de mon dos. Manger. Ne pas manger plutôt.
Tous les efforts s'envolent, j'ai essayé d'être aimable. J'ai retenu ma haine contre cette putain de gamine. J'aurais pu l'envoyer balader, ou fuir encore. J'ai essayé d'être normale, gentille, avenante. Pour quelques instants, tout à volé en éclat. Il ne reste plus rien de cela. Juste la haine qui monte à nouveau.
Cette haine je la sens en moi, ténue, prisonnière de ma conscience mais présente. Brûlante. Contre cette fille, cette gamine dont je ne sais rien si ce n'est son nom mielleux. Contre sa curiosité et sa question, contre sa facilité à percer mon intimité. Par deux fois, les portes sont restées ouvertes et elle s'y est engouffrée, piétinant sur son passage le peu de reconnaissance ou de respect que j'ai pu avoir pour elle.
Pourquoi je ne mange pas ? Parce que je n'y arrive pas. Pourquoi je n'y arrive pas ? Parce que manger me rend vivante et je ne veux plus l'être. Parce que je ne mérite pas cette nourriture, je suis morte et les morts ne mangent pas. Mais elle, n'a pas à le savoir. Elle, n'a pas a se mêler de ça. Elle, ne peux pas comprendre tout simplement. Alors je plonge mes yeux dans la couleur brune des siens, hésitante. Je ne sais si j'aurais la force de garder ma haine tapie au fond de moi, de ne pas la faire sortir dans la tempête de mes ressentis. Je ne sais si je réussirais à répliquer calmement sans méchanceté, en continuant à faire des efforts. "Ça t'regarde pas."
Aimable ? Non, désagréable plutôt, mais calme. Les bruits tout autour me donnent le tournis. Cette fille me donne le tournis. Je ne serais pas toujours conciliante avec la gamine. Si elle ne part pas, la haine débordera, ma main partira comme avec Élicia, sinon ma baguette. Ou mon corps tout entier. Pour Fuir, une fois de plus. Une fois de trop.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Gouffre de Mensonges
Elle n'a pas du tout aimé la remarque de Rose. Ça se voit dans ses yeux, froide, glaciale même et emplis de colère. Une colère noire qui monte et finira bien par déborder de son Être. Cette colère s'abattra sûrement sur la Petite comme une tempête, elle la noiera jusqu’à ce que cet océan de colère s'estompe, jusqu'à ce que Siam soit calme ou jusqu'à ce que Rose s'en aille, fuyant cette haine. Rose a bien vu qu'elle l'avait énervée, mais curieuse comme elle l'était voulait creuser, elle voulait explorer les recoins les plus sombres de la personnalité de Siam.
Cette fille l' intriguait, elle avait l'air si désespérée, si seule, mais en même temps la jeune Blue voyait un tout petit espoir dans ses yeux, une petite flamme menacée par le froid, l' Hiver de la tristesse, mais bien présente. Une petite flamme qu'il suffisait d'alimenter pour qu'elle prenne le dessus, qu'elle réchauffe l'Être de la Fille.
La flamme de Rose, elle commençait à s'estomper. Elle la petite fille insouciante se rendait compte que le monde n'était pas si beau que ça, que tout pouvait basculer d'un coup, d'une parole. La flamme de Rose faiblissait à mesure qu' elle grandissait. Elle découvrait peu à peu les problèmes de grands comme elle les appelait. Les problèmes affluaient en même temps que l' esprit de la blondinette grandissait, parfois elle se trouvait trop petite pour ce genre de choses, pas prête, pas assez forte et pourtant elle ne pouvait pas arrêter le temps. Rose voulait rester enfant, qu'on s' occupe d'elle, qu'elle ai toujours quelqu'un sur qui compter car pour elle grandir c' était devenir seule, être abandonnée par ses proches.
- Je sais. J' voulais juste t'aider.
C'est vrai. Elle voulait aider Siam, même si ce n'était que pour quelques minutes, quelques secondes de bien-être cela suffisait. Rose n' avait pas de pitié pour la fille à côté d' elle, elle avait plus de l' empathie, Rose détestait la pitié, c' était si humiliant, tous avait toujours pitié d'elle quand elle disait cette phrase que tous surprenaient "Je ne sais pas ou est mon père, je le connais pas". Ils s' excusaient tous et cela énervait Rose. Ce n' était pas de leur faute qu'elle sache ? Ils ne pouvaient rien y faire et personne ne pourrait jamais rien y faire, même pas sa mère. Sa mère, elle n'avait même pas été capable de l'aimer correctement, comme le ferait une mère.
Sa mère n'avait même pas était capable de retenir son père, même pas capable de lui expliquer pour la Magie en elle. La Petite détestait son père c' était un lâche, elle pouvait comprendre qu'il ai peur de la Magie mais quand même...Rose était sa fille et elle avait l' impression qu'il s'en fichait, en 11 ans il n' avait jamais pris de nouvelles d' elle, est ce qu'il l' avait oublié ? Est ce que c' était possible d' oublier son enfant ?
Rose reporta ses yeux sur Siam, elle continuait de manger sans intérêt, les yeux dans le vague. À quoi elle pensait ? À quoi cette étrange Fantôme pouvait penser ? Peut-être que son esprit était vide, comme une grotte froide et humide...Mais peut être qu'a l' intérieur une Siam se bat pour vivre, pour que le Corps n' abandonne pas l' Esprit ?
Cette fille l' intriguait, elle avait l'air si désespérée, si seule, mais en même temps la jeune Blue voyait un tout petit espoir dans ses yeux, une petite flamme menacée par le froid, l' Hiver de la tristesse, mais bien présente. Une petite flamme qu'il suffisait d'alimenter pour qu'elle prenne le dessus, qu'elle réchauffe l'Être de la Fille.
La flamme de Rose, elle commençait à s'estomper. Elle la petite fille insouciante se rendait compte que le monde n'était pas si beau que ça, que tout pouvait basculer d'un coup, d'une parole. La flamme de Rose faiblissait à mesure qu' elle grandissait. Elle découvrait peu à peu les problèmes de grands comme elle les appelait. Les problèmes affluaient en même temps que l' esprit de la blondinette grandissait, parfois elle se trouvait trop petite pour ce genre de choses, pas prête, pas assez forte et pourtant elle ne pouvait pas arrêter le temps. Rose voulait rester enfant, qu'on s' occupe d'elle, qu'elle ai toujours quelqu'un sur qui compter car pour elle grandir c' était devenir seule, être abandonnée par ses proches.
- Je sais. J' voulais juste t'aider.
C'est vrai. Elle voulait aider Siam, même si ce n'était que pour quelques minutes, quelques secondes de bien-être cela suffisait. Rose n' avait pas de pitié pour la fille à côté d' elle, elle avait plus de l' empathie, Rose détestait la pitié, c' était si humiliant, tous avait toujours pitié d'elle quand elle disait cette phrase que tous surprenaient "Je ne sais pas ou est mon père, je le connais pas". Ils s' excusaient tous et cela énervait Rose. Ce n' était pas de leur faute qu'elle sache ? Ils ne pouvaient rien y faire et personne ne pourrait jamais rien y faire, même pas sa mère. Sa mère, elle n'avait même pas été capable de l'aimer correctement, comme le ferait une mère.
Sa mère n'avait même pas était capable de retenir son père, même pas capable de lui expliquer pour la Magie en elle. La Petite détestait son père c' était un lâche, elle pouvait comprendre qu'il ai peur de la Magie mais quand même...Rose était sa fille et elle avait l' impression qu'il s'en fichait, en 11 ans il n' avait jamais pris de nouvelles d' elle, est ce qu'il l' avait oublié ? Est ce que c' était possible d' oublier son enfant ?
Rose reporta ses yeux sur Siam, elle continuait de manger sans intérêt, les yeux dans le vague. À quoi elle pensait ? À quoi cette étrange Fantôme pouvait penser ? Peut-être que son esprit était vide, comme une grotte froide et humide...Mais peut être qu'a l' intérieur une Siam se bat pour vivre, pour que le Corps n' abandonne pas l' Esprit ?
"Mais il faut l'avouer, elle était..." - La suite chez Zoey Redfly
Et puisse le sort vous être favorable
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Troisième année rp
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Gouffre de Mensonges
Qui es-tu ? Vois tu ma colère qui grandit ? Peut-tu comprendre cette envie que j'ai de m'échapper, de partir loin d'ici ? Pour toujours. Comprends-tu ce que moi même je peine a discerner ? D'ou viens cette haine que je ressent contre Elle, contre cette fille. Le sais-tu ? Alors que je l'ignore. Toi, le garçon dans la foule. Toi le garçon au rire clair. Je voudrais être à ta place.
La fille parle, elle dit savoir que cela ne la regarde pas, mais alors pourquoi à t'elle été assez stupide pour poser la question. Elle voulait m'aider. Vraiment ? Qui est-elle pour croire qu'elle le peut ? Elle est une gamine. J'en suis certaine maintenant, comment avoir sinon cette naïveté qui lui fait croire qu'elle peut sauver les gens. Naïve, protégée dans son monde, comme Élicia. Pleine d'espoir et de bonne volonté, qui croit encore que l'on peut aider les personnes qui se sont perdues dans elles-même.
La colère enfle dans ma poitrine comme un ballon dans lequel on souffle trop fort. Je voudrais m'enfuir loin d'elle. Loin de ses mots doucereux et de sa sympathie écœurante, loin de la salle bondée et ses conversations banales. De ces gens heureux. Loin de la nourriture et son obsédant parfum, m'attirant irrésistiblement et me dégoutant en même temps plus que tout autre. Manger ou être manger, j'ai parfois l'impression que la nourriture se résume à cela. Manger pour vivre, pour survivre plutôt, ou bien être mangée, par la douleur, par la peur et par la colère. Par la fatigue surtout. Fatigue écrasante qui semble désormais faire partie de moi pour toujours. Fatigue qui ne me quitte pas, qui rend mes mouvements lents, pesants. Qui me fait me sentir lourde et engourdie, en manque de ressource pour le plus petit des efforts physiques. Fatigue qui m’éteint lentement, comme une bougie qui n'aurait plus assez de cire à brûler, qui deviens braise rougeoyante quelques secondes avant de mourir et de plonger le monde dans le noir.
Mes yeux froids plongent dans les siens, ils expriment tout ce que je pense, mon dégoût et ma haine. Ma jalousie aussi. Les mots franchissent mes lèvres comme un murmure, destinés à elle seule."Tu voulais m'aider ?" Chaque syllabe s'est détachée de ses voisines, la façon dont j'ai parlé laisse tout voir de ma colère, je le sens. Alors que je m'efforçais de paraître normale et agréable peu avant, tout cela est partit. Qu'elle me voit telle que je suis. Monstre. "Mais t'en sais quoi de c'que tu peux faire ou non ? Ce jour là tu voulais m'aider aussi ? Bah j'aurais préféré que tu m'laisse crever dans les couloirs. Ça aurait arrangé tout le monde." Je ne sais même pas pourquoi j'ai pris la peine de lui répondre. Elle. Ne. Comprendra. Pas.
Je ramasse mon sac à côté de moi d'un geste brusque et me lève. Mes yeux se posent quelques instant sur mon assiette. J'ai faim. J'ai envie de vomir aussi, je ne peux pas manger. Pas avec elle à côté de moi. Pas avec les hurlements dans ma tête. Et je ne peux pas rester ici surtout. Auprès d'elle et de sa présence malsaine. Je dois partir, si je reste encore quelques secondes de plus, je vais craquer. Fondre en larmes ou envoyer mon poing dans la tête de cette gamine.
Rose.
Rose empoisonnée.
Rose mortelle.
Je fuis. Loin d'elle, loin de tout. Mes pas frappent le carrelage de la grande salle irrégulièrement. A moitié marchant, à moitié courant, je trébuche plusieurs fois. J'ai envie de vomir. Les toilettes, il faut que j'aille au toilettes. Je fuis.
Je ne veux plus te revoir, toi, gamine, fleur de poison. Jamais.
Fin de cette Danse pour moi, Rosinounette. Ce fut un plaisir d'écrire avec toi, et n'oublie pas, quoi que ma Petite inflige à la tienne. Nous ne sommes pas elles. Merci ma belle, merci.
La fille parle, elle dit savoir que cela ne la regarde pas, mais alors pourquoi à t'elle été assez stupide pour poser la question. Elle voulait m'aider. Vraiment ? Qui est-elle pour croire qu'elle le peut ? Elle est une gamine. J'en suis certaine maintenant, comment avoir sinon cette naïveté qui lui fait croire qu'elle peut sauver les gens. Naïve, protégée dans son monde, comme Élicia. Pleine d'espoir et de bonne volonté, qui croit encore que l'on peut aider les personnes qui se sont perdues dans elles-même.
La colère enfle dans ma poitrine comme un ballon dans lequel on souffle trop fort. Je voudrais m'enfuir loin d'elle. Loin de ses mots doucereux et de sa sympathie écœurante, loin de la salle bondée et ses conversations banales. De ces gens heureux. Loin de la nourriture et son obsédant parfum, m'attirant irrésistiblement et me dégoutant en même temps plus que tout autre. Manger ou être manger, j'ai parfois l'impression que la nourriture se résume à cela. Manger pour vivre, pour survivre plutôt, ou bien être mangée, par la douleur, par la peur et par la colère. Par la fatigue surtout. Fatigue écrasante qui semble désormais faire partie de moi pour toujours. Fatigue qui ne me quitte pas, qui rend mes mouvements lents, pesants. Qui me fait me sentir lourde et engourdie, en manque de ressource pour le plus petit des efforts physiques. Fatigue qui m’éteint lentement, comme une bougie qui n'aurait plus assez de cire à brûler, qui deviens braise rougeoyante quelques secondes avant de mourir et de plonger le monde dans le noir.
Mes yeux froids plongent dans les siens, ils expriment tout ce que je pense, mon dégoût et ma haine. Ma jalousie aussi. Les mots franchissent mes lèvres comme un murmure, destinés à elle seule."Tu voulais m'aider ?" Chaque syllabe s'est détachée de ses voisines, la façon dont j'ai parlé laisse tout voir de ma colère, je le sens. Alors que je m'efforçais de paraître normale et agréable peu avant, tout cela est partit. Qu'elle me voit telle que je suis. Monstre. "Mais t'en sais quoi de c'que tu peux faire ou non ? Ce jour là tu voulais m'aider aussi ? Bah j'aurais préféré que tu m'laisse crever dans les couloirs. Ça aurait arrangé tout le monde." Je ne sais même pas pourquoi j'ai pris la peine de lui répondre. Elle. Ne. Comprendra. Pas.
Je ramasse mon sac à côté de moi d'un geste brusque et me lève. Mes yeux se posent quelques instant sur mon assiette. J'ai faim. J'ai envie de vomir aussi, je ne peux pas manger. Pas avec elle à côté de moi. Pas avec les hurlements dans ma tête. Et je ne peux pas rester ici surtout. Auprès d'elle et de sa présence malsaine. Je dois partir, si je reste encore quelques secondes de plus, je vais craquer. Fondre en larmes ou envoyer mon poing dans la tête de cette gamine.
Rose.
Rose empoisonnée.
Rose mortelle.
Je fuis. Loin d'elle, loin de tout. Mes pas frappent le carrelage de la grande salle irrégulièrement. A moitié marchant, à moitié courant, je trébuche plusieurs fois. J'ai envie de vomir. Les toilettes, il faut que j'aille au toilettes. Je fuis.
Je ne veux plus te revoir, toi, gamine, fleur de poison. Jamais.
Fin de cette Danse pour moi, Rosinounette. Ce fut un plaisir d'écrire avec toi, et n'oublie pas, quoi que ma Petite inflige à la tienne. Nous ne sommes pas elles. Merci ma belle, merci.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
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Son regard, son attitude tout n' était que dégout. Rose la dégoutait. Pourquoi ? Ce n'était qu'une Gamine, une enfant parmi tant d'autres, elle n'avait rien fait...
Siam prononça quelque chose, elle voulait donc mourir ce jour la dans le couloir, quand Rose l'avait découverte inconsciente. La fille lui reprochait de l'avoir sauvé, de lui avoir porté secours, une rage immense s'insinua en Rose au son de ces paroles. C'était pas juste, la fille n'était pas juste, elle n'avait pas le droit de décider si elle voulait mourir ou vivre. La Nature lui avait donné la vie, seule elle pouvait la lui retirer.
-Oui j'voulais t'aider. Se crever juste par ce que la vie c'est dur, c'est de la lâcheté. T'es lâche Siam. Oui c'est dur, mais faut se battre ; bas toi merde !
C'est avec les larmes aux yeux que Rose cracha ses mots. Même si la Fille était entrain de partir, elle l'avait entendu pour sur. Elle avait quoi ? Treize ans ? Il lui restait plein de choses à découvrir, plein de sentiments à exploiter, plein de gens à connaitre. Elle n'était même pas à la moitié de sa vie et elle voulait déjà baisser les bras, c'était si lâche, si bête... Rose ne comprenait pas, comment pouvait-on en arriver à vouloir ne plus exister ? La jeune Blue n'avait qu'un an de moins que la Fille et était tellement loin de ça, de cette envie d'auto-destruction...
Est ce que un jour elle se changerait en Fantôme et commencerait à s'abimer le corps et l'esprit avec comme seul intention, mourir ? Voila une raison de plus qui la poussait à ne plus vouloir grandir. Peur.
Peur de l' inconnu.
Peur de la Mort.
Peur de la Vie.
Siam était maintenant loin et Rose était bien consciente que leur altercation n'était pas passée inaperçue aux yeux des autres élèves… La blondinette essaya de ne se concentrer que sur son assiette. Elle fixa son contenu en repensant aux derniers événements, sa journée, longue et fatigante, l'entrée de la Fille dans la grande salle, ses yeux vides et ses traits tirés, leur discussion. La petite Première année commençait à comprendre d'ou venait ce dégout pour la Vie. Elle était encore loin de le ressentir mais elle le comprenait et cela la terrifiait.
Et voila une Danse qui s' achève pour moi aussi ma Siam
Ce fut un plaisir d' écrire avec une si jolie Plume
Siam prononça quelque chose, elle voulait donc mourir ce jour la dans le couloir, quand Rose l'avait découverte inconsciente. La fille lui reprochait de l'avoir sauvé, de lui avoir porté secours, une rage immense s'insinua en Rose au son de ces paroles. C'était pas juste, la fille n'était pas juste, elle n'avait pas le droit de décider si elle voulait mourir ou vivre. La Nature lui avait donné la vie, seule elle pouvait la lui retirer.
-Oui j'voulais t'aider. Se crever juste par ce que la vie c'est dur, c'est de la lâcheté. T'es lâche Siam. Oui c'est dur, mais faut se battre ; bas toi merde !
C'est avec les larmes aux yeux que Rose cracha ses mots. Même si la Fille était entrain de partir, elle l'avait entendu pour sur. Elle avait quoi ? Treize ans ? Il lui restait plein de choses à découvrir, plein de sentiments à exploiter, plein de gens à connaitre. Elle n'était même pas à la moitié de sa vie et elle voulait déjà baisser les bras, c'était si lâche, si bête... Rose ne comprenait pas, comment pouvait-on en arriver à vouloir ne plus exister ? La jeune Blue n'avait qu'un an de moins que la Fille et était tellement loin de ça, de cette envie d'auto-destruction...
Est ce que un jour elle se changerait en Fantôme et commencerait à s'abimer le corps et l'esprit avec comme seul intention, mourir ? Voila une raison de plus qui la poussait à ne plus vouloir grandir. Peur.
Peur de l' inconnu.
Peur de la Mort.
Peur de la Vie.
Siam était maintenant loin et Rose était bien consciente que leur altercation n'était pas passée inaperçue aux yeux des autres élèves… La blondinette essaya de ne se concentrer que sur son assiette. Elle fixa son contenu en repensant aux derniers événements, sa journée, longue et fatigante, l'entrée de la Fille dans la grande salle, ses yeux vides et ses traits tirés, leur discussion. La petite Première année commençait à comprendre d'ou venait ce dégout pour la Vie. Elle était encore loin de le ressentir mais elle le comprenait et cela la terrifiait.
Et voila une Danse qui s' achève pour moi aussi ma Siam
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