Néant
Dimanche 13 Octobre 2044, 14h12
Parc, rives du Lac
4e année
Parc, rives du Lac
4e année
En automne, il faut profiter de chaque petit rayon de soleil qui vient pour vous réchauffer la peau. Avant le grand froid de l'hiver. Et cette sensation de chaleur est encore plus appréciable quand le vent frai souffle sur vous, puis s'arrête. Et là, le soleil est tellement réconfortant.
Assise en tailleur, à deux pas de la berge. Le dos contre l'écorce d'un boulot. Au début, la sensation n'était pas très agréable. Maintenant, mon dos doit être strié comme le tronc de l'arbre. Mais il ne me fait plus mal.
Je joue à cache-cache avec le soleil. Ou serait-ce l'inverse ? Il se faufile entre les feuilles orangées -qui s'accordent d'ailleurs merveilleusement bien avec l'écorce blanche de l'arbre- et touche ma peau comme des petites piqûres, sur mes bras dénudés, sur mes pommettes un peu rosées.
Je suis bien. Apaisée. Je sors de ma sacoche un carnet neuf. Rempli de de carrés blancs qui n'attendent plus qu'a être remplis. Du sac, j'extrais aussi un autre cahier, avec des feuilles volantes coincées entre les pages assombries de dessins. Carnet commencé cet été. Carnet déjà bientôt plein. Il va falloir que je pense à en trouver un autre. Dans ma malle, il doit bien y en avoir un qui se cache.
Un crayon à la main, je feuillette les pages du cahier à dessin pour tomber sur celui que j'ai réalisé il y a quelques jours. Le dernier que j'ai fait, en fait. Une aquarelle. Qui représente ce même lac, avec une silhouette qui se découpe sur un ponton, comme une ombre chinoise. Le ciel est étoilé. Ou alors est-ce de l'eau, avec des poissons qui nagent dedans ? Un mélange des deux, c'est ce que je voulais essayer de représenter. Comme au début de ce soir là.
J'aime bien dessiner pour chaque petit instant qui marque ma vie. J'ai besoin de le dessiner pour m'en souvenir. Celui-là, je l'ai fait suite à la rencontre de la-fille-qui-se-fait-manger-les-pieds, il y a une semaine. Et je le trouve beau. Délicieusement réaliste de cette nuit là.
Puis, j'arrache une page de l'autre carnet. Je fronce le nez en voyant une déchirure qui traverse le bas de la page. Ça ne va pas lui plaire.
Je m'étale, clairement. J'ai élu domicile au pied de cet arbre. Mes carnets ouverts. Des feuilles arrachées. Des bouts de fusain. Un sac. Et moi.Ma Luana,
J'espère que tu vas mieux.
Je t'envoie ce dessin que j'ai fait il n'y a pas longtemps, parce que je sais ô combien tu aimes les aquarelles et les ciels étoilés. J'espère qu'il te plaira autant que j'ai aimé le peindre. Et qu'il te réconfortera un peu. On se voit aux prochaines vacances. Il faudra aussi qu'on parle du sujet un peu fâcheux, tu ne penses pas ?
Je t'embrasse fort,
Ta peintre
Moi qui repousse ma tête contre l'écorce en soupirant.
Moi qui ne comprends pas.
Moi qui reste dans le flou depuis trop longtemps. Sur des non-dits et des angoisses.
Moi qui suis juste là à ne pas savoir quoi faire.
Je fixe les branches au dessus de moi qui bougent au gré du vent. Elles se touchent, puis s'éloignent, et s’emmêlent, inlassablement. C'est un ballet agréable à regarder. Très hypnotisant. J'aimerai bien rester là pour toute la journée. Ne pas avoir à voir les Autres. Et ne pas avoir à aller à la Volière poser cette lettre. Parce que je sais comment Luana va se sentir en la lisant. Et ça, j'en ai pas envie. Mais c'est un peu un passage obligé, non ?
Donc, je prolonge cet instant de tranquillité, la tête reposée contre l'arbre, petit mais fort ; les bras totalement détendus et une jambe étendue de tout son long dans l'herbe. Mes cheveux me chatouillent le visage de temps en temps. Je les replacent derrière mes oreilles doucement. Mais ils ne sont pas de cet avis, eux. Ils sont libres.
Plume d'@Aywann Grimes, voilà pour toi, que la Danse commence
Pourquoi passes-tu autant de temps dans ma tête ? Parce qu'il y fait toujours beau.
Néant
Cher Journal,
Tu risques un peu mouvementé en ce moment. L’automne est là, les beaux paysages de cette saison vont bien remplir des pages et des pages de mon carnet. Arriverais je à vous faire sentir le souffle du vent qui pousse le calme et la sérénité de cette saison pleines de couleurs, qui réchaufferont ton cœur, ton Âme, ou cet écrit.
Dans ce parc, seulement le col de ma chemise négligée faisait tache parmi ce décors de rêve, un rêve chaud et envié des nons-rêveurs. Mes cheveux volaient au vent, me laissant porté vers un arbre avec une place qui n’attendait que mon poids. Je me laisse tomber contre ce tronc, ne faisant plus qu’un avec cet arbre.
Fixant les branches bouger en même mouvement que les feuilles qui commencèrent à tomber, j’attrape la plume de ma Vie et griffonne des inscriptions du décors qui nous entoure, ne pesant plus mes mots maladroitement écrit sur mes feuilles. A côté de moi, une silhouette que je n’avais remarqué, une jeune fille, enfin jeune, elle était plus vielle que toi. Sa taille montrait tout, mais l’âge importait peu quand j’avais remarqué son carnet.
Je jette un œil sur ce qu’il pouvait y avoir marqué, jouant avec la discrétion. Je retourne dans ma partie de fusion avec l’arbre du quel des feuilles tombèrent sur mes cheveux. D’un coup de tête, ces feuilles tombèrent vers mon carnet.
Elle n’a pas l’air bien.
Moi ? La tentation de parler était si forte mais le manque de courage piétinait cette impression.
Moi, j’oserais jamais.
Moi je ne savais pas.
Pas encore.
Aurais tu tenter, mon lecteur, moi j’avais peur. Peur de paraître impolis ou malaisant comme toutes personnes que j’avais rencontrés, ou étais ce encore mon impression de jeune stressé qui refaisait surface ?
Je ne comprenais toujours pas.
Je ne comprend toujours pas.
Je ne comprendrais toujours pas.
Je ne savais pas si c’était le souffle chaud portant courage ou une bravoure inée mais j’avais osé. Osé sortir des mots de ma bouche habituellement la plus muette du monde.
-Ce n’est pas à mon habitude de parler.. Mais tu n’as pas l’air bien.
Peut être que le souffle apportant le courage apporterait une réponse à cette phrase qui n’était même pas un questionnement, mais une remarque qui ferait potentiellement lever les yeux de la grande fille.
Mais cette fois je n’avais pas peur, avais je moins peur avec les gens plus grands ? Je ne le sais toujours pas..
Si j’étais un méchant, tu m’appellerais Grimesdelwald ?
Deuxième année 45/46
Néant
Je le sens avant de le voir.
Je sens sa présence. Comme si, lui aussi, il ne voulait faire plus qu'un avec l'arbre sur lequel je suis adossée. Mais très certainement pour des raisons différentes de moi. Par curiosité ? Je ne vois rien d'autre qui aurait pu motiver cet Autre à se camoufler pour regarder par dessus mon épaule. Regarder quoi ? Mes dessins ? Ma lettre ? Tout est éparpillé, aux yeux de tous. Une sorte d'invitation au regard. Quelque chose qui pourrait sembler dire Hé ! Regardez-nous !.
J'aimerai m'arracher de l’étreinte de l'écorce et de l'arbre. J'aimerai me lever, en ayant l'air sûre de moi. J'aimerai dire à cet Autre trop discret de partir. De me laisser seule avec mes pensées encombrantes. Pas lui dire, en fait. Crier. Pas contre lui. Mais parce que, après avoir crié un bout coup, je me sens mieux, souvent. Je me sens vide.
Mais ne serais-je pas d'ors et déjà vide ? Épuisée ? Et suis-je vraiment sûre de moi, à cet instant ? Absolument pas.
C'est pour cela que je ne fais rien de toutes ces idées qui ont transpercé mon esprit. J'attends. Et, parce que Curiosité chérie est ma plus fidèle amie, même quand le noir s'empare de ma boîte crânienne. Attentive, pour voir si cet Autre va se montrer ou pas. Voir sa manière d'entrer en mon espace personnel. La commissure de mes lèvres esquisse un très léger sourire, à peine discernable. Peut-être est-ce juste mon esprit qui sourit. Espièglerie. J'attends.
Je l'entends, aussi, avant de le voir. Veut-il rester un Inconnu, sans visage, sans que je n'ai aucun a-priori sur lui ? L'Inconnu a du bon, de temps en temps. Ma tête reste fixée à l'écorce, les yeux encore perdus dans la Danse envoûtante de l'arbre, avec ses grandes branches aux feuilles colorées, semblables à des petites danseuses en tutus. Je me laisse porter alors par sa voix. Qui est moins intrusive que ce que j'aurai pu penser, de part sa présence première. C'est le sens de ses mots qui me fait tressaillir et qui efface, comme une éponge, le sourire de mon esprit. Cette parenthèse d'oubli de mes pensées noires est terminée. Retour à la réalité. Il ne pouvait pas savoir. Il le dit lui-même, ce n'est pas dans son habitude d’accoster des gens. Ça se voit. Me voilà braquée. Et, en même temps, ses Mots pleins de maladresse me réconfortent un peu. Ce n'était clairement pas son but, que je retrouve mes idées noires et que mon humeur redevienne comme un nuage orageux prêt à exploser. Aussi direct furent ses paroles.
Je souffle la colère pour l'extraire un peu de mon corps, autrement qu'en criant sur cet Autre. Parce que je ne peux pas être méchante avec cette voix qui s'attend sans doute à autre chose. Parce que cet Autre ne m'a rien fait, pour le moment, alors, il ne mérite pas qu'une averse de mes émotions déferle sur lui.
« C'est si évident que ça ? »
Le ton de ma voix me paraît très sec. Trop sec par rapport à toute la réflexion que mon cerveau a effectué il y a peu. Alors, un petit rire timide, craintif mais aucunement méchant, enfle dans ma gorge avant d'aller se libérer dans les branches au dessus de moi. Un rire qui n'a rien de joyeux mais qui se veut décontractant. Raté.
J'ai senti sa présence, et entendu, cet Autre. Mais pas encore vu. Comment est-il ? De part sa voix, il me semble plus jeune que moi. Mais comment avoir d'autres infimes indices sur sa personne ? Un brun, petit de taille, large de corpulence ? Un blond, de taille banale, au visage émacié ? Un roux au cheveux longs et aux yeux d'un bleu-gris hypnotisant ?
Non, je ne peux pas imaginer. Pour le moment, cet Inconnu a juste une voix. Une voix qui me guidera peut-être sur celle de sa personnalité. Sur celle de qui il est. Et je me raccroche à cette envie de détails pour laisser mon nuage de mauvaise humeur s'envoler vers d'autres cieux.
Je n'aime pas parler de mes problèmes. Surtout avec des personnes que je connais, qui peuvent avoir des a-priori sur moi. Ou sur la situation. C'est pour cela que je n'en ai parlé à personne, depuis des années, de tout ça ? Peut-être aussi parce que je n'ai personne à qui en parler.
En parler à l'Inconnu ne me donne pas plus envie. Concentrer ainsi l'attention sur moi n'est pas une situation que j'apprécie. Cela dit, il a discerné que ça n'allait pas. Peut-être parce que je me pensais seule, et que mes barrières sont tombées. Mais il a quand même réussi à discerner cela. Et je lui en suis reconnaissante, de ne pas me laisser seule, finalement. Dans tous les cas, je ne vais pas l'embêter avec mes histoires familiales idiotes. Mais je ne suis plus seule avec elles et me voilà déjà un peu moins mal.
Je sens sa présence. Comme si, lui aussi, il ne voulait faire plus qu'un avec l'arbre sur lequel je suis adossée. Mais très certainement pour des raisons différentes de moi. Par curiosité ? Je ne vois rien d'autre qui aurait pu motiver cet Autre à se camoufler pour regarder par dessus mon épaule. Regarder quoi ? Mes dessins ? Ma lettre ? Tout est éparpillé, aux yeux de tous. Une sorte d'invitation au regard. Quelque chose qui pourrait sembler dire Hé ! Regardez-nous !.
J'aimerai m'arracher de l’étreinte de l'écorce et de l'arbre. J'aimerai me lever, en ayant l'air sûre de moi. J'aimerai dire à cet Autre trop discret de partir. De me laisser seule avec mes pensées encombrantes. Pas lui dire, en fait. Crier. Pas contre lui. Mais parce que, après avoir crié un bout coup, je me sens mieux, souvent. Je me sens vide.
Mais ne serais-je pas d'ors et déjà vide ? Épuisée ? Et suis-je vraiment sûre de moi, à cet instant ? Absolument pas.
C'est pour cela que je ne fais rien de toutes ces idées qui ont transpercé mon esprit. J'attends. Et, parce que Curiosité chérie est ma plus fidèle amie, même quand le noir s'empare de ma boîte crânienne. Attentive, pour voir si cet Autre va se montrer ou pas. Voir sa manière d'entrer en mon espace personnel. La commissure de mes lèvres esquisse un très léger sourire, à peine discernable. Peut-être est-ce juste mon esprit qui sourit. Espièglerie. J'attends.
Je l'entends, aussi, avant de le voir. Veut-il rester un Inconnu, sans visage, sans que je n'ai aucun a-priori sur lui ? L'Inconnu a du bon, de temps en temps. Ma tête reste fixée à l'écorce, les yeux encore perdus dans la Danse envoûtante de l'arbre, avec ses grandes branches aux feuilles colorées, semblables à des petites danseuses en tutus. Je me laisse porter alors par sa voix. Qui est moins intrusive que ce que j'aurai pu penser, de part sa présence première. C'est le sens de ses mots qui me fait tressaillir et qui efface, comme une éponge, le sourire de mon esprit. Cette parenthèse d'oubli de mes pensées noires est terminée. Retour à la réalité. Il ne pouvait pas savoir. Il le dit lui-même, ce n'est pas dans son habitude d’accoster des gens. Ça se voit. Me voilà braquée. Et, en même temps, ses Mots pleins de maladresse me réconfortent un peu. Ce n'était clairement pas son but, que je retrouve mes idées noires et que mon humeur redevienne comme un nuage orageux prêt à exploser. Aussi direct furent ses paroles.
Je souffle la colère pour l'extraire un peu de mon corps, autrement qu'en criant sur cet Autre. Parce que je ne peux pas être méchante avec cette voix qui s'attend sans doute à autre chose. Parce que cet Autre ne m'a rien fait, pour le moment, alors, il ne mérite pas qu'une averse de mes émotions déferle sur lui.
« C'est si évident que ça ? »
Le ton de ma voix me paraît très sec. Trop sec par rapport à toute la réflexion que mon cerveau a effectué il y a peu. Alors, un petit rire timide, craintif mais aucunement méchant, enfle dans ma gorge avant d'aller se libérer dans les branches au dessus de moi. Un rire qui n'a rien de joyeux mais qui se veut décontractant. Raté.
J'ai senti sa présence, et entendu, cet Autre. Mais pas encore vu. Comment est-il ? De part sa voix, il me semble plus jeune que moi. Mais comment avoir d'autres infimes indices sur sa personne ? Un brun, petit de taille, large de corpulence ? Un blond, de taille banale, au visage émacié ? Un roux au cheveux longs et aux yeux d'un bleu-gris hypnotisant ?
Non, je ne peux pas imaginer. Pour le moment, cet Inconnu a juste une voix. Une voix qui me guidera peut-être sur celle de sa personnalité. Sur celle de qui il est. Et je me raccroche à cette envie de détails pour laisser mon nuage de mauvaise humeur s'envoler vers d'autres cieux.
Je n'aime pas parler de mes problèmes. Surtout avec des personnes que je connais, qui peuvent avoir des a-priori sur moi. Ou sur la situation. C'est pour cela que je n'en ai parlé à personne, depuis des années, de tout ça ? Peut-être aussi parce que je n'ai personne à qui en parler.
En parler à l'Inconnu ne me donne pas plus envie. Concentrer ainsi l'attention sur moi n'est pas une situation que j'apprécie. Cela dit, il a discerné que ça n'allait pas. Peut-être parce que je me pensais seule, et que mes barrières sont tombées. Mais il a quand même réussi à discerner cela. Et je lui en suis reconnaissante, de ne pas me laisser seule, finalement. Dans tous les cas, je ne vais pas l'embêter avec mes histoires familiales idiotes. Mais je ne suis plus seule avec elles et me voilà déjà un peu moins mal.
Plume d'@Aywann Grimes, désolée de ce retard
Pourquoi passes-tu autant de temps dans ma tête ? Parce qu'il y fait toujours beau.
Néant
Plume d’@Maggy Thompson, désolé de ce retard monstre.. et désolé de ce petit post, manque d’inspiration..
Si Évident ?
Il n’y avait rien d’évident à Ça, rien est évident tout court.
La vie n’est pas évidente, les situations ne sont pas évidentes, les problèmes ne sont pas évident, et la solution, Elle, l’est encore moins.
Elle avait tord rien qu’en prononçant cette phrase. Rien ne mène à l’Évidence, sauf l’imagination. J’imaginais sûrement qu’elle allait mal, mais peut être qu’elle l’est vraiment.
Placé à quelques pas de Son espace, le vent d’Automne soufflait mes cheveux blond, ceux ci se plaçaient devant Mes yeux. Ces dernier étaient vides, je ne pensais plus vraiment. Je me concentrais. Que répondre à une affirmation fausse mais dans un Sens, réel ? Avide de réflexions, c’est comme ça qu’on dit ? Je ne savais pas.. J’utilisais rarement de la réflexions, je vis au jour le jour.. Demain je ne serais peut être plus là, mais bref.
Mes doigts se frottèrent et se lièrent entre eux. Le stress ? Stresser de quoi ?
Je ne La comprenais pas, mais je ne me comprenais pas moi même..
Je m’assois en tailleur à côté de la fille. Je la fixe. D’un coup lent, je retire la mèche qui couvre mes yeux.
-Surement.. Si tu dis ça.. il doit bien se passer quelque chose ? Dis je en esquissant un sourire.
Tout ça m’intriguait, Elle semblait réfléchir aussi.. pourtant il y avait si peu de parole à la clé.
Si j’étais un méchant, tu m’appellerais Grimesdelwald ?
Deuxième année 45/46
Néant
Comme le vent souffle le parfum de la terre, de l'eau ou des fleurs, il me semble sentir un air de stress qui émane de l'autre et qui vient flotter autour de moi. Un nuage de timidité plutôt. Mais cet Autre doit avoir une part de courage supérieure à toute trace de timidité. Il s'assoit à côté de moi. Je sens cette chaleur humaine qui se dégage de lui. Alors, j'arrête d'être obstinée à ne vouloir être guidée que par le son de sa voix, que par sa présence illusoire dans mon esprit. Cet esprit qui va pouvoir associer son et image. Je tourne la tête vers Lui. Je regarde ses fines lèvres bouger tandis qu'il éjecte doucement des mots. Comme s'il ne voulait pas les casser. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens apaisée par ce visage qui s'offre à moi. La colère est mise de côté. J'ai bien fait d'associer son et image.
Je n'arrive pas à lui donner un âge. À la voix, j'ai pensé qu'il était plus jeune que moi. Mais il me semble grand, ainsi assis à mes côtés, ses jambes pliées. Je n'ai plus de certitude. Je suis juste curieuse de voir. Qui il est. Comment va évoluer la suite. La discussion.
« Il se passe toujours des choses, on va dire, certaines plus agréables que d'autres, tu vois ce que je veux dire ? » lui dis-je, tout en continuant de dessiner de mes yeux son visage.
Rester vague. Pour n'accabler personne d'autre de ma peine.
En plus de la timidité, je ressens de la douceur.
Je sais déjà que ce visage prendra place dans mes carnets. Mon envie de me souvenir de tout. J'aurais du commencer ce rituel il y a bien longtemps, pour que certaines choses ne soient pas perdue. Enfin … Prendre chaque chose comme elle vient et s'en satisfaire du mieux possible. C'est ce que j'essaye d'appliquer à cet instant T.
Je me souviens de ses premières paroles. Lorsqu'il n'était qu'une présence, qu'un enchaînement de sons distincts pour moi. La rupture de ce silence. La rencontre entre sa voix et mon esprit. Je ne sais pas comment prononcer cette question qui a germé dans mon esprit. Les mots que je choisis et leur assemblage ne sont pas les bons, je pense. J'espère cependant qu'il parviendra à saisir le fond de ma pensée.
« Tu ne parles pas, d'habitude ? »
Je rassemble du bout des doigts mes affaires qui s'étaient éparpillées. J'ordonne. Je ne range pas en vu de partir. Je fais de la place dans mon espace, au nouvel arrivant. Pour apprendre à le connaître. Car Intérêt vient danser aux côtés de Curiosité.
Je n'arrive pas à lui donner un âge. À la voix, j'ai pensé qu'il était plus jeune que moi. Mais il me semble grand, ainsi assis à mes côtés, ses jambes pliées. Je n'ai plus de certitude. Je suis juste curieuse de voir. Qui il est. Comment va évoluer la suite. La discussion.
« Il se passe toujours des choses, on va dire, certaines plus agréables que d'autres, tu vois ce que je veux dire ? » lui dis-je, tout en continuant de dessiner de mes yeux son visage.
Rester vague. Pour n'accabler personne d'autre de ma peine.
En plus de la timidité, je ressens de la douceur.
Je sais déjà que ce visage prendra place dans mes carnets. Mon envie de me souvenir de tout. J'aurais du commencer ce rituel il y a bien longtemps, pour que certaines choses ne soient pas perdue. Enfin … Prendre chaque chose comme elle vient et s'en satisfaire du mieux possible. C'est ce que j'essaye d'appliquer à cet instant T.
Je me souviens de ses premières paroles. Lorsqu'il n'était qu'une présence, qu'un enchaînement de sons distincts pour moi. La rupture de ce silence. La rencontre entre sa voix et mon esprit. Je ne sais pas comment prononcer cette question qui a germé dans mon esprit. Les mots que je choisis et leur assemblage ne sont pas les bons, je pense. J'espère cependant qu'il parviendra à saisir le fond de ma pensée.
« Tu ne parles pas, d'habitude ? »
Je rassemble du bout des doigts mes affaires qui s'étaient éparpillées. J'ordonne. Je ne range pas en vu de partir. Je fais de la place dans mon espace, au nouvel arrivant. Pour apprendre à le connaître. Car Intérêt vient danser aux côtés de Curiosité.
Je suis tout autant désolée de cet affreux retard. J'espère que ces Mots te plairont quand même Plume d'@Aywann Grimes
Pourquoi passes-tu autant de temps dans ma tête ? Parce qu'il y fait toujours beau.