Embras(s)er le sommeil
Parc-11h
Cocon de Soleil
9 Juin 2045

Puis la voix s’en va.
L’Enfant prit note et décolla doucement ses paupières.
Une lumière bienvenue l’enveloppa et fit apparaître un paysage luxuriant.
Les rayons de Soleil se reflétaient sur quelques gouttelettes laissées par la rosée, exaltant les parfums boisés du parc.
Un bâillement sonore lui étira la mâchoire.
Elle sentait les brins piquants de l’herbe sous ses jambes et en déduisit d’une position assise.
Ses membres engourdis se déplièrent doucement avant de se dérober sous son poids.
La Fille bascula vers l’arrière et recula - par réflexe - ses mains derrière son dos.
La chute ne dura pas longtemps car un arbre la rattrapa, ou plutôt la rencontra, brutalement.
Adossée contre le tronc, les irrégularités du bois épousaient merveilleusement bien ses formes.
Ses doigts caressèrent avec tendresse l’être-vivant fourmillant de maintes caractéristiques acquises au fil des ans et des saisons.
Une douleur lancinante nichée dans le bas-dos de la rousse lui fit douloureusement savoir qu’elle était restée assise là bien plus longtemps que ce qu’elle croyait.
Une dizaine d’heures peut-être.
Sa mine se décomposa, emmenant avec elle la féerie des lieux.
L’angoisse la rongeait désormais tandis que les questions et les informations contradictoires qu’elle possédait fusaient dans son esprit.
*Quelle heure est-il ?*
Son visage se releva pour faire face à l’Azur où un Soleil brûlait déjà haut.
*Un peu avant midi j’pense.*
Elle se décolla à regret de son sauveur dans l’optique de faire trois pas en direction du château.
Elle devait rentrer.
Les brindilles qui craquaient sur le passage de ses talons attirèrent ses yeux vers la terre sèche.
*Pourquoi je suis en chaussettes et en robe ?*
*Elles sont où mes chaussures ? Et ma cape ?*
Elle choisit de reporter son retour à l’école d’une poignée de minutes pour s’offrir le luxe de réfléchir à ces événements et ceux de la veille.
*Comment j’suis arrivée là déjà ?*
La Bleue rassembla machinalement des feuilles çà et là, puis prit position en tailleur par-dessus.
Ses paupières se pressèrent de nouveau et tout disparu, le ciel, l’éclat, les plantes, Poudlard.
Il ne dura que la mémoire dans laquelle l’Enfant retraçait activement la soirée passée...
Tout d’abord, elle se revit, installée à la table de Serdaigle, prendre un dîner silencieux. Avec pour seul compagnon, son carnet de croquis dans lequel elle griffonnait ses idées de peinture.
Beaucoup de paysages et de végétaux.
Mais récemment, on pouvait y voir de rares portraits.
Papa. Maman. Rebecca. Lio. Bad. Lena. Et même Pau.
Le poids rassurant des feuilles reposait sur ses genoux.
Sur le banquet, des images de viandes saignantes et des fumets d’animaux rôtis agressaient les sens de l’Enfant, qui, dégoûté, se vengea sur la salade.
L’heure suivante, elle se remémora être montée directement dans son dortoir, sans même souhaiter une bonne nuit à ses amis, sa famille.
*C’est pas bien...*
Puis elle observa ses propres mains rassembler en un petit tas, un crayon grossièrement taillé et la première gomme qu’elle trouva.
*C’est bizarre de se revoir ainsi... j’aime pas ressasser mes souvenirs. Mais je le dois.*
La Fille s’allongea ensuite dans son lit, tentant vainement de se réfugier dans le sommeil.
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
La Voix se perdit, l’insomnie sortait victorieuse de l’affrontement.
Ça faisait presque une semaine maintenant, qu’elle ne dormait pas plus de quatre heures par nuits.
*Vraiment ?! Je ne m’en étais même pas rendu compte...*
Parce que tu es aveugle.
*Chut. Repars.*
Le noir tomba, le souvenir s’arrêta là.
L’Enfant dans le parc protesta et se mit à chercher.
Encore.
Les images lui revinrent, troubles, certes, mais elle revinrent.
Elle entrevue alors sa propre silhouette frêle sortir du dortoir, avec entre ses doigts, le tas qu’elle avait préparé et son carnet.
La rousse traversa plusieurs couloirs et une ribambelle d’escaliers, en robe et en chaussette, pour se diriger vers...
*Le parc !*
Finalement elle se vit rejoindre le lieu où elle se trouvait actuellement et s’installer à même le sol pour gribouiller sur une feuille l’arbre contre lequel elle s’était adossé.
Un frisson d’excitation parcourut sa colonne vertèbrale.
Elle savait maintenant.
A un détail près : pourquoi n’était-elle pas remontée dans sa chambre ensuite ?
*Pourquoi ?*
Patience. Observe. Fouille ta mémoire.
...
Elle patienta donc. Jusqu’à voir son souvenir s’assoupir entre les plantes.
Le sommeil l’avait rattrapé violemment, au point de forcer l’insomnie à fuir.
La Fille avait donc dormi sur place. Dans le parc.
Maintenant que tu as ta réponse, retourne au château. Allez !
Sur l’herbe, l’Enfant battait des cils rapidement, laissant les songes et les visions brumeuses s’effacer.
Elle savait que l’école l’attendait, mais elle se sentait incapable de bouger.
Une fatigue profonde se logea dans son être, comme si toutes les heures à veiller et lutter n’avait été rattrapée !
Elle choisit de ne pas résister. De se blottir pour la deuxième fois de la journée dans les bras de Morphée.
Phénicia s’endormit, bercée par tous ses souvenirs de la veille, sa dernière pensée alla à son carnet.
*Il... est... où... ? Je... dois... le... retrouver...*
Le tapis de feuilles lui offrit un lit des plus confortable et les rayons de l’astre incandescent firent office de couette.
Qui sait combien de temps durerait son sommeil ?
Cocon de Soleil
9 Juin 2045

I-L’INTERROGATOIRE
« Bonjour.
Bonjour.
J’ai des questions à te poser. Je dois absolument savoir.
Pose-les Enfant.
Si... je me noie, tu me sauveras ?
Oui.
Si je suis Moi, tu m’accepteras ?
Oui.
Si j’ai la trouille d’être seule, tu resteras ?
Oui.
Si je tend ma main, tu m’attraperas ?
Oui.
Si je t’étreins, tu me lâcheras ?
Jamais.
Et... pourquoi je suis là ? Dans l’parc ?
Ton esprit possède la réponse. Fouille. Cherche. Souviens-toi.
Mais... et si j’me rappelle pas ?
Alors tu oublieras. »
Puis la voix s’en va.
II-L’ÉVEIL
L’Enfant prit note et décolla doucement ses paupières.
Une lumière bienvenue l’enveloppa et fit apparaître un paysage luxuriant.
Les rayons de Soleil se reflétaient sur quelques gouttelettes laissées par la rosée, exaltant les parfums boisés du parc.
Un bâillement sonore lui étira la mâchoire.
Elle sentait les brins piquants de l’herbe sous ses jambes et en déduisit d’une position assise.
Ses membres engourdis se déplièrent doucement avant de se dérober sous son poids.
La Fille bascula vers l’arrière et recula - par réflexe - ses mains derrière son dos.
La chute ne dura pas longtemps car un arbre la rattrapa, ou plutôt la rencontra, brutalement.
Adossée contre le tronc, les irrégularités du bois épousaient merveilleusement bien ses formes.
Ses doigts caressèrent avec tendresse l’être-vivant fourmillant de maintes caractéristiques acquises au fil des ans et des saisons.
Une douleur lancinante nichée dans le bas-dos de la rousse lui fit douloureusement savoir qu’elle était restée assise là bien plus longtemps que ce qu’elle croyait.
Une dizaine d’heures peut-être.
Sa mine se décomposa, emmenant avec elle la féerie des lieux.
L’angoisse la rongeait désormais tandis que les questions et les informations contradictoires qu’elle possédait fusaient dans son esprit.
*Quelle heure est-il ?*
Son visage se releva pour faire face à l’Azur où un Soleil brûlait déjà haut.
*Un peu avant midi j’pense.*
Elle se décolla à regret de son sauveur dans l’optique de faire trois pas en direction du château.
Elle devait rentrer.
Les brindilles qui craquaient sur le passage de ses talons attirèrent ses yeux vers la terre sèche.
*Pourquoi je suis en chaussettes et en robe ?*
*Elles sont où mes chaussures ? Et ma cape ?*
Elle choisit de reporter son retour à l’école d’une poignée de minutes pour s’offrir le luxe de réfléchir à ces événements et ceux de la veille.
*Comment j’suis arrivée là déjà ?*
La Bleue rassembla machinalement des feuilles çà et là, puis prit position en tailleur par-dessus.
Ses paupières se pressèrent de nouveau et tout disparu, le ciel, l’éclat, les plantes, Poudlard.
Il ne dura que la mémoire dans laquelle l’Enfant retraçait activement la soirée passée...
III-LE SOMMEIL
Tout d’abord, elle se revit, installée à la table de Serdaigle, prendre un dîner silencieux. Avec pour seul compagnon, son carnet de croquis dans lequel elle griffonnait ses idées de peinture.
Beaucoup de paysages et de végétaux.
Mais récemment, on pouvait y voir de rares portraits.
Papa. Maman. Rebecca. Lio. Bad. Lena. Et même Pau.
Le poids rassurant des feuilles reposait sur ses genoux.
Sur le banquet, des images de viandes saignantes et des fumets d’animaux rôtis agressaient les sens de l’Enfant, qui, dégoûté, se vengea sur la salade.
L’heure suivante, elle se remémora être montée directement dans son dortoir, sans même souhaiter une bonne nuit à ses amis, sa famille.
*C’est pas bien...*
Puis elle observa ses propres mains rassembler en un petit tas, un crayon grossièrement taillé et la première gomme qu’elle trouva.
*C’est bizarre de se revoir ainsi... j’aime pas ressasser mes souvenirs. Mais je le dois.*
La Fille s’allongea ensuite dans son lit, tentant vainement de se réfugier dans le sommeil.
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
Sombre !
La Voix se perdit, l’insomnie sortait victorieuse de l’affrontement.
Ça faisait presque une semaine maintenant, qu’elle ne dormait pas plus de quatre heures par nuits.
*Vraiment ?! Je ne m’en étais même pas rendu compte...*
Parce que tu es aveugle.
*Chut. Repars.*
Le noir tomba, le souvenir s’arrêta là.
L’Enfant dans le parc protesta et se mit à chercher.
Encore.
Les images lui revinrent, troubles, certes, mais elle revinrent.
Elle entrevue alors sa propre silhouette frêle sortir du dortoir, avec entre ses doigts, le tas qu’elle avait préparé et son carnet.
La rousse traversa plusieurs couloirs et une ribambelle d’escaliers, en robe et en chaussette, pour se diriger vers...
*Le parc !*
Finalement elle se vit rejoindre le lieu où elle se trouvait actuellement et s’installer à même le sol pour gribouiller sur une feuille l’arbre contre lequel elle s’était adossé.
Un frisson d’excitation parcourut sa colonne vertèbrale.
Elle savait maintenant.
A un détail près : pourquoi n’était-elle pas remontée dans sa chambre ensuite ?
*Pourquoi ?*
Patience. Observe. Fouille ta mémoire.
...
Elle patienta donc. Jusqu’à voir son souvenir s’assoupir entre les plantes.
Le sommeil l’avait rattrapé violemment, au point de forcer l’insomnie à fuir.
La Fille avait donc dormi sur place. Dans le parc.
Maintenant que tu as ta réponse, retourne au château. Allez !
Sur l’herbe, l’Enfant battait des cils rapidement, laissant les songes et les visions brumeuses s’effacer.
Elle savait que l’école l’attendait, mais elle se sentait incapable de bouger.
Une fatigue profonde se logea dans son être, comme si toutes les heures à veiller et lutter n’avait été rattrapée !
Elle choisit de ne pas résister. De se blottir pour la deuxième fois de la journée dans les bras de Morphée.
Phénicia s’endormit, bercée par tous ses souvenirs de la veille, sa dernière pensée alla à son carnet.
*Il... est... où... ? Je... dois... le... retrouver...*
Le tapis de feuilles lui offrit un lit des plus confortable et les rayons de l’astre incandescent firent office de couette.
Qui sait combien de temps durerait son sommeil ?
Ne pas mentionner d’année Rp.
Edmund n'est pas un elfe libre
Embras(s)er le sommeil
Cauchemar. Morphée. Souvenir.
J.
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_____________________________
J.
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Corps. Déchiqueté. Obscur.
Là. Devant mes yeux. Ce monstre endormie dans un coin de mon esprit. Et il ressurgit. D'un coup. Il attaque. Griffes et crocs sortis. Ces images qui ressortent. Qui apparaissent.
Dans un coin obscur je suis. Impuissante. Je n'arrive pas à bouger. A aider. Personne ne semble me remarquer. Me voir. Je suis invisible... Invisible... Invisible...
Là. Devant mes yeux. Ce monstre endormie dans un coin de mon esprit. Et il ressurgit. D'un coup. Il attaque. Griffes et crocs sortis. Ces images qui ressortent. Qui apparaissent.
Dans un coin obscur je suis. Impuissante. Je n'arrive pas à bouger. A aider. Personne ne semble me remarquer. Me voir. Je suis invisible... Invisible... Invisible...
Sursaut.
Tu te réveilles.
Du coup.
Qu'est-ce que j'fais là ?
Où suis-je ?
Doux soleil.
Il es là.
Puissant. Haut.
Pas très loin de midi peut-être.
Vent frais. Fluide.
Bruissement des feuilles.
Interminable. Régulier. Et irrégulier.
Gazouillis, pépiement des oiseaux.
Un mélange harmonieux.
Une douce et longue chanson.
Sommeil agité.
L'image s’estompe.
Doucement.
Le corps meurtri de cette femme.
Cette longue et interminable incapacité d'enlever les flèches de son corps.
La Vie la quittant.
Doucement.
Le monstre semble s'être tapis.
Rendormis dans un coin de ton esprit.
Et près à ressurgir à tout moment.
Quand tu retomberas dans les bras de Morphée.
Mais... J'devrais être en cours...
Non.
Ne te souviens-tu pas ?
Tu étais fatigué.
Impossible pour toi de suivre le cours correctement.
La nuit a été dure.
Ce monstre surgissant.
Ces images apparaissant.
Et un cours suivit de loin... De très loin...
La professeur te conseillant d'aller à l'infirmerie.
Mais tu ne veux pas.
Non.
Ça te rapproche trop de ces souvenirs.
Tu préfères aller dans le parc.
Observer la nature.
Écouter ces bruissement. Sa douce mélodie. La Vie.
L'oublier.
Et attendre le Silence.
Mais le sommeil t'a emporté.
Morphée t'a attrapé.
Elle t'a emmener.
Au pays des souvenirs. Des cauchemars.
Cette scène. Vue et revue.
Toujours aussi nette chaque fois. Aussi effrayante.
Mais... Pourquoi ?
Pourquoi maintenant ? Et pas avant ?
Ces ainsi.
Plus d'une semaine c'est écoulé.
Et ce n'est qu'aujourd'hui.
Que cette nuit que le monstre est sorti.
Cette nuit que tout ces efforts ont été ruiné.
Essayer d'oublier. De ne jamais se souvenir.
Et pourtant...
Plume, voici comme promis ces Mots. N'hésites surtout pas à me prévenir si quoi que ce soit ne conviens pas.
Dansons. Dansons pour toujours...
Dansons. Dansons pour toujours...
Embras(s)er le sommeil
Douce Insomnie.
Cruelle infamie.
Survis dans la Nuit.
Péris dans l'ennui.
Guerrière enhardie.
Dans ton ombre tapie.
Quand l'Enfant s'extasie,
face au souffle de la Vie.
Des songes,
tu lui arraches toute poésie.
Tu la tiens éveillée,
Ô tendre agonie.
Cruelle infamie.
Survis dans la Nuit.
Péris dans l'ennui.
Guerrière enhardie.
Dans ton ombre tapie.
Quand l'Enfant s'extasie,
face au souffle de la Vie.
Des songes,
tu lui arraches toute poésie.
Tu la tiens éveillée,
Ô tendre agonie.

IV-REFUGE
A l'abri sous ses paupière, du moins pour l'instant, la Fille se laissait subermerger par les senteurs sédatives du parc.
Le gouffre dans lequel elle sombrait était affreusement sombre.
Elle se noyait dans une marée d'encre quand la vague s'élevait.
Un tel harassement que même de rêver son esprit n'en trouvait plus la force.
*Pour rêver de quoi d'façon ?*
Ton pessimisme te perdra Enfant.
*Mais... !*
Chut, retourne à tes limbes.
Des bras sombres sortirent alors du sol et vinrent s'enrouler autour de la poitrine de la rousse.
Avec force ils replongèrent sous terre, limitant drastiquement l'entrée d'air dans les poumons vides.
Ainsi peut-être mourrait-elle de sommeil.
Etait-ce possible ? Tout était possible.
Jolie morale dans un contexte moins macabre.
Les yeux s'ouvrirent brutalement, le Soleil vint brûler ses iris pour la deuxième fois de la journée.
S'il lui était impossible de s'évader dans un rêve quelconque alors mieux valait lutter contre la fatigue.
Un frisson la parcouru à la simple pensée de devoir vivre éternellement dans le noir.
Aveugle aux songes.
Interdite à l'avenir.
Libre enchaînée.
Mais on ne luttait pas contre Morphé.
Encore une fois il l'emporta.
Les paupières se pressèrent une fois de plus.
Boucle infinie, cercle infernal.
Toujours cette absence de lumière pourtant les rayons brûlaient.
V-REVE
Un éclair brusque avant que des images commencent finalement à danser sur la partition des songes.
Comme quoi, la nuit n'était pas nécessairement un ingrédient du Rêve.
Ni Orion, ni Cassiopée, ni lui, ni elle.
Juste l'Enfant et l'imaginaire.
Un silence en réponse, le calme avant la tempête ?
Le film se lança avec de petits grésillements, comme un vieux rétroprojecteur.
Des scènes floues et irréalistes animèrent l'écran du Sommeil.
En premier, son visage rieur d'Enfant dévorant une tranche d'ananas. Chose impossible en réalité.
Si cette action avait été réelle, son corps pris de spasmes aurait vomi le fruit intantanément.
Brrrr brr, vibrement et scène suivante.
Cettte fois, elle revit le jour où la cicatrice au-dessus de sa lèvre s'était crée.
Sauf qu'en lieu et place des escaliers, un gouffre sans fond aux parois de pierres tranchantes.
Gouffre dans lequel elle sauta sans la moindre hésitation...
Drôles de rêves. Mais peu croyables.
1
2
3
1
2
3
1
2
3
Neuf minuscules battements de coeur.
Neuf petites palpitations.
Qui se transformèrent en aboiements, ceux du chien de leur ancien voisin.
*Je me souviens plus de lui*
Mais si tu sais ? Ce retraité aux genoux gagneux que t'as insulté plus d'une fois.
*J'ai des souvenirs troubles, mais je ne pense pas avoir été méchante avec lui.*
Pfff, tu es exaspérante. Le fais-tu exprès ? Reprends une tasse de ta morphine que je te montre le film.
IV-FILM
L'Enfant avançait dans la rue étroite derrière sa maison.
Cette agréable rue bordée de vieilles bâtisses aux couleurs délavées par le temps.
Des bâtiments avec une âme et une histoire.
Ses chaussures de cuirs frottaient et usaient leur semmelle contre de larges pavés envahis par les herbes folles et les insectes, plus aucun véhicules n'empruntaient cette voie depuis presque vingt ans maintenant, il fallait aussi prendre en compte qu'une large route cimentée munie de feux, de carrefours, et de panneaux clairs avait été construite pas loin.
Il y a quelques jours, la simple vue de ce paysage unique l'aurait rassurée et réconfortée.
Possiblement aurait-elle ri.
Mais seulement aux côtés de Ka'. Et Ka' n'était plus.
Alors les larmes coulaient plus que les rires.
*Avance plus vite, j'aime pas les cinématiques*
Laisse-moi introduire le cauchemar.
Cela faisait presque deux mois que sa jumelle avait deménagé dans une étoile. Deux mois qu'elle avançait un peu bancale, qu'elle avait cessé d'aller à l'école.
Alors, elle arriva à hauteur d'une demeure au toit d'ardoise soutenu par de vieilles poutres moisies par l'humidité ambiante.
Elle s'y arrêta sans trop savoir pourquoi et commença à faire courir la pulpe de ses doigts sur le portail froid.
*Arrête ce rêve maintenant ! Réveille-moi ! MAINTENANT !*
Chut, chut. On arrive au meilleur passage.
Un homme retraité, ouvrit une large fenêtre et l'interpella depuis l'interieur : "Hey, petite ! T'es pas à l'école ?"
Phénicia resta interdite, les lèvres tremblantes.
Le vieux reprit : "Ta sœur est morte. Elle reviendra pas. Tu dois tourner la page. Tu as le droit d'être heureuse, tu sais ? Ce n'est pas ta faute." Il prononça cette phrase avec douceur et réconfort.
La rousse serra les poings et sentit son soeur se briser.
Cassé.
*Arrête... je suis pas un monstre...*
Tu en es sûre ? Attends, je vais enjoliver le songe.
Le visage de l'Enfant commença à se tordre monstrueusement, simultanément aux paroles.
Un sourire avide et cruel étira sa bouche puis ses yeux brillèrent d'un éclat mauvais.
Des mots cinglants sortirent automatiquement d'elle : "Dis-moi papi, pourquoi tu m'embêtes ? Je t'ai rien demandé et ma vie n'est pas ton problème. J'ai mal, et toi, tu devrais la comprendre cette douleur. Vieux comme tu es, des dizaines de personnes ont déjà dû mourir autour de toi. Et maintenant t'es seul et pitoyable." Les derniers sons se muèrent en hurlement de colère, non de rage.
Un tourbillon avala le cauchemar, la rue, Galway, la mort et le voisin.
Les griffes de Ténèbre desserrèrent leur étreinte soporifique.
Dans le parc, une Serdaigle trembla.
Secouée de sanglots.
Peut-être bien qu'elle se réveillerait bientôt.
Habitée par l'angoisse sourde de la perte de son carnet.
Léthargie et spirale infinie
@Julie Jing. Désolée pour ce retard Plume. J'espère que ce long Pas te convient et que la spirale des rêves de ma Protégée ne t'a pas égarée...
Ne pas mentionner d’année Rp.
Edmund n'est pas un elfe libre
Embras(s)er le sommeil

La lumière m'éclaire le visage à travers l'ombre de mes rêves. Une lune claire, ronde, parfaite, en harmonie avec la nuit étoilé et sans la moindre trace de nuages à l'horizon. Un temps, si court soit-il, calme et sans soucis à perte de vue. Parmi les brides imaginaires d'un rêve, je ramène tout doucement mes jambes, repliées, le long de mon frêle corps de petite fille. Ma tête vient se caler à la perfection dans la cuvette que forme mes deux genoux remontés côte à côte avec ma poitrine. Les deux boues d'os, de peau, de muscles et de nerfs que forment mes bras viennent s'enrouler autour de mes jambes, les serrant aussi fort que si ils étaient leur cadeau le plus précieux. Et le regard perdue, mes yeux viennent se planter dans la clarté de la lune, comme attirés tel un aimant, envouter. Les astres brillent autour de cette pièce maitresse de la nuit parfois presque invisible mais aujourd'hui plus grande que jamais. Les étoiles valsent dans une danse effréné comme guidés par une musique endiablé mais pourtant si lointaine qu'inexistante à mes oreilles. Elles s'approchent puis s'éloignent dans une harmonie parfaite formant de ci et de là quelques constellations. Aucun nuages à l'horizon pour venir déranger le spectacle de cette nuit, de ce doux rêve. Seulement, cette lune grandissante face à mes yeux, cette lumière de plus en plus éblouissante, un regard -mon regard- de plus en plus attiré par cet astre si particulier. Cette lune. Pourtant, l'oppression devient de plus en plus importante. Une chaleur venue de nul part, seulement du tréfonds d'une imagination insolite mais peu connue des autres comme de moi-même, d'un rêve oublié, égaré. Les secondes passent, une à unes. Mes bras, guidés par une conscience inconnue, par un réflexe étonnant, se resserrent autour de mes membres inférieurs. La chaleur et l'oppression deviennent de moins en moins vivablent. Le blanc bleuté de la mer et grisé des nuages se réchauffent. L'astre grossit toujours plus. Le blanc devient orange. Le bleu devient rouge. Le gris devient jaune. Mes yeux sont éblouis par une luminosité si soudaine, si forte. Je voudrais abaisser mes paupières jusqu'à ce que mes cils s'entremêlent, doux et long brin d'herbe après une averse de pluie printanière. Mais pourtant, le message ne veut pas remper, glisser, se faufiler le long de mes nerfs partant de mon cerveau, cet étrange fabrique, jusqu'aux muscles de mes yeux.
Haletante.
La sueur dégouline au-dehors, sur la peau de ton front et le long de tes tempes.
Les dernières images de se rêve absurde défilent en boucle à l'intérieur de ton cerveau, de l'autre coté de tes yeux ; l'une des barrières entre l'irréel incompréhension du cerveau et les durs évidences du moment tantôt effrayantes, tantôt réconfortantes.
L'explosion du soleil semble être désormais imprimée sur la rétine de tes yeux.
Et parce que ce pourquoi est toujours présent, constamment, il surgit à nouveau dans ton esprit.
*Pourquoi ce rêve ou... ce cauchemar ?*
Quelques instants auparavant, tout semblait te ramener à ce corps meurtri et puis, il a fallut un assoupissement, un espoir d'un beau rêve calme, plat et doux... Il a fallut que tu t'accroches à cette lueur d'espoir au milieu des souvenirs des derniers jours.
Les vent souffle désormais, doucement.
Il vient caresser les cellules de ta peau, se mêler à tes cheveux et tes pensées.
Tu profites de cette brise printanière pour te remettre les idées en place.
Pume, il y a quelques temps de ça, un mois au plus je pense, ce rêve étrange est sorti à mesure que j'écrivais. Puis, je l'ai oublié, enregistré en brouillon, mis dans un coin et ressorti aujourd'hui seulement. Aussi particulier soit-il, je pense qu'il correspond à cet Écrit. Ainsi voici mes Mots ainsi que mes excuses sur le temps qu'il a fallut pour que ma réponse vienne. J'espère que ce texte te convient et j'ai hâte de lire ta réponse.