Souviens-toi
RP AVEC LES PNJ DE COLIN CRAIG ET DAPHNÉ CORBEAU

Février 2040
Appartement de Colin Craig
Londres
9h05

Le réveil fut assez rude. Ce maudit hibou m'avait réveillé alors que je dormais paisiblement. Il s'appelait Harold et s'il n'appartenait pas à Aya, il serrait mort à heure qu'il est. En effet, ce volatile insupportable passait son temps à piailler ce qui m'insupportait, d'autant plus qu'il avait toujours la manie de me mordre lorsqu'il me déposait un prospectus.
J'ouvris la lettre avec fainéantise, je savais d'avance qu'elle allait contenir de simples rendez-vous et des réunions. Je soupira et tomba sur mon lit — assez inconfortable — en regardant mon plafond abîmé par le temps.
C'était un vieil appartement insalubre et la propreté laissait à désirer, mais je savais qu'ici au moins, je serais tranquille. J'osais espérer que personne ne débarque chez moi à l'improviste mais je faisais sans doute erreur car j'entendis quelqu'un tambouriner de manière incessante à ma porte.
D'un simple grommellement, je fis comprendre à cet inconnu que je n'avais pas le temps de discuter. Après tout, c'est un drôle d'horaire pour venir frapper à ma porte.
« Colin ouvre ! » Dit une voix familière
Je me redresse, toujours en pyjama et les cheveux en bataille. Cette voix, je la connais c'est celle de Daphné, ma petite sœur. Je me lève d'un bon et lui ouvre avec cordialité bien qu'un peu agacé par tout ce chahut.
« Bon sang Daphné il est 9h00 du mat' qu'est-ce que tu veux ? » Lui dis-je tout en me frottant les yeux.
Une fois que je fus réveillée — de sorte à ce que je puisse comprendre la raison de ce vacarme — je pus apercevoir Elena à ses côtés. Je leva un sourcil sans comprendre ce que sa fille faisait là, cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu.
Elena avait bien grandit. Son regard semblait effrayé et je ne comprenais pas pourquoi Daphné était autant agitée.
« Elle - Elle a recommencé...S'il-te-plait Colin » Dit-elle tout en me regardant avec des yeux abattus.
Non, non et non je savais ce qu'elle voulait et je ne voulais pas recommencer. Il en était hors de question ! Comment avait-elle le cran de revenir à ma porte, je commença donc à faire les sang pas enragé et à tirer mes cheveux roux déjà bien assez désordonné.
« Non Daphné ! C'est hors de question ! Je ne le ferais pas ! » Criais-je presque.
Comment pouvait-elle me demander une chose pareil ? J'avais assez culpabilisé la dernière fois, il n'était pas concevable que je refasse la même erreur.
« Maman, je veux pas y aller...s'il-te-plait qui est ce monsieur ? On peut rentrer ? » Demanda Elena les larmes aux yeux.
Daphné regarda sa fille et s'agenouilla face à elle, la regardant droit dans les yeux. Elle ne lui disait rien, elle la regardait juste d'une manière assez aigre, la fillette avait sans nul doute compris qu'il était temps de se taire. Lorsqu'elle tourna la tête en ma direction, elle continua de s'expliquer.
« Colin, tu m'as promis que tu serais toujours là pour moi. Je me trompe ? Je ne veux pas de ça...» Me dit-elle d'un air sévère. Quant à moi, je retroqua la seconde qui suivit.
« Daphné ! Tu ne fais que retarder l'inévitable ! Ça arrivera que tu le veuilles ou non ! Je ne pourrais pas enlever ses souvenirs indéfiniment ! Tu lui caches la vérité comment peux-tu- » Criai-je avant d'être coupé.
« Je t'interdis de remettre en cause l'éducation que j'apporte à ma fille ! Contrairement à toi, j'ai de l'espoir ! L'espoir que tous ça s'arrête enfin ! Ce n'est pas elle ça ! C'est impossible !» Me coupa t-elle.
« Daphné, Elena est comme moi, tu ne pourras rien y faire. Elle est ...., j'hésitais à prononcer ces mots, née de deux parents non sorciers, c'est très commun pour tout te dire. Ca arrive lorsqu-»
Je fut interrompu par le regard excédé de ma sœur, je ne la reconnaissait plus. Avait-elle dormi ces derniers jours ? J'étais effrayé à l'idée de savoir ce qu'elle pourrait faire à sa propre fille suite à un refus de ma part.
Elle était obnubilée par ce désir de retirer Elena de ce monde qu'elle ne connaissait pas. Quoi que je dise où que je fasse, ça n'y changerai rien. Je poussa donc ma porte pour l'ouvrir complètement et la laissa entrer, sa fille lui tenant la main avec fermeté.
« Installe la sur la chaise. J'espère que tu as conscience des risques que je prends en faisant ça. » Luis dis-je tout en lui indiquant celle-ci.
La petite ne voulant pas lâché la main de sa mère, protesta :
« Maman, je veux pas, je veux pas s'il-te-plait. Qu'est-ce qu'il va me faire. Maman ! » Répétait-elle en pleurant.
Daphné la prit dans ces bras en lui murmurant des mots que moi-même je ne pouvais pas entendre. Elle l'accompagna jusqu'à la chaise où Elena s'installa. Je ne pouvais pas, cet action m'avait hanté durant des jours. Je pensais surement bien faire ce jour-là, j'osais espérer ne pas aggraver la situation plus qu'elle ne l'était mais je devais tout essayer, à défaut de ne pas pouvoir lui transmettre mon savoir, je pouvais au moins faire en sorte que tout souvenir ne lui soit pas effacé, espérant que les séquelles ne seraient pas trop préoccupantes.
J'ouvris donc ma commode et en sortit ma baguette sous le regard pétrifié de ma nièce qui ne savait pas comment réagir. Je la pointait dans sa direction et d'un simple coup de poignet je prononça la formule.
« Oubliettes »