Nos lèvres en naufrage

Octobre 2045
Feat @Hannah Scott
Samedi touchait à sa fin et Eugène avait décidé de se promener. Depuis ce matin, le gamin avait la tête dans ses livres et une bonne pause s'imposait ! Dans un premier temps, il était sorti pour s'aérer. Il ne pleuvait pas aujourd'hui et la température était convenable, alors il avait décidé d'en profiter. L'air frais était revigorante. Juste après ce petit tour au parc, l'idée d'explorer le château lui avait traversé l'esprit. Après tout, il restait tant à découvrir !
Il croisa quelques élèves sur son chemin et si l'un d'entre eux l'avait salué – si tout deux se connaissaient pour x raison –, Eugène n'avait fait guère attention. L'irlandais était perdu dans ses pensées plus ou moins encombrantes.
Rien de nouveau à l'horizon.
Il ressassait continuellement le passé et craignait demain. L'angoisse empoisonnait autant ses nuits et ses journées pesaient lourdement. Eugène adressait mille et une prière au Seigneur avant de se coucher, demandant pieusement de l'aide et de l'amélioration. Malgré tout, le ciel restait silencieux face à sa détresse. Peut-être que le Seigneur lui en voulait d'être un sorcier ? Après tout, l'être était mal vu dans les Saintes Écritures. Combien d'hommes et de femmes furent brûlés dans des temps obscurs pour leurs dons ? Ses parents le rassuraient, pour eux, Dieu l'aimait toujours et que c'était seulement une épreuve pour le rendre fort.
Il voulait y croire et, finalement, il aimait cette idée : un jour ou l'autre, ses embûches le rendront meilleur.
Le couloir était vide de présence humaine. Le silence aurait pu être parfait, si l'écho de sa canne ne faisait pas autant de bruit. Eugène s'arrêta à une porte. Il savait déjà ce qu'il y avait derrière, mais, jusqu'ici, jamais il n'avait franchi le seuil. Sans la moindre hésitation – pour une fois –, il poussa la porte qui grinça. Le rouquin pénétra dans la pièce qui, jadis, était des toilettes fonctionnelles. Eugène s'avança et dévisagea son reflet fissuré. L'ambiance était étrange, sans être pour autant oppressante. C'était même rassurant. Tranquillement, il continua son exploration, avant de s'arrêter net. Dans l'une des cabines, se trouvait une jeune fille. De suite, Eugène nota qu'elle était à Serdaigle, au vu de la couleur bleu de son uniforme.
Eugène sourit timide, tandis que l'embarras chauffait ses jours.
— Oh, salut... pardon, je ne voulais pas te déranger, souffla-t-il.
Sa tête se tourna en direction de la porte, alors qu'il songeait à faire demi-tour pour laisser la jeune fille tranquille.

J'espère que ce post te conviens !
"Dramaqueen à ses heures perdues avec Ella Davis"
4e année RP | Je parle en gras
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Nos lèvres en naufrage
OCTOBRE 2045
DEUXIÈME ANNÉE
DEUXIÈME ANNÉE
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Offrir mes larmes au présent
Comme tu dis - Pomme
Je pousse la porte des toilettes abandonnées et m'y glisse discrètement pour que personne ne remarque ma présence dans cette pièce. Je veux y être seule pour avoir du silence et qu'aucuns regards m'intimident. Une fois la porte fermée je me sens mieux, plus libre. Je me détends tout d'un coup et respire calmement pour la première fois de la journée. D'un pas lent je me dirige vers les lavabos pour le nettoyer le visage. Je laisse l'eau coulée dans le creux de mes mains avant de la déposer sur mon visage. La fraîcheur de l'eau sur mes yeux fatigués est très agréable et m'enlève un poids de plus. J'aurais bien voulu boire quelques gorgées mais je crains que cette eau soit potable je m'abstiens et relève les yeux dans le miroir. Je m'observe pendant un long moment, j'essaye de faire un joli sourire mais je ne peux pas m'empêcher de relever tous les défauts que je trouve, en plus le sourire n'est pas du tout naturel. Je me trouve moche voire ridicule.
Finalement je me rends compte que je perds du temps à divaguer entre diverses distractions. Pourtant je m'avance vers la fenêtre pour y faire tout autres choses que le désir qui m'a mené dans cette salle. Je me mets en demi pointe pour observer les gens dehors puisque la fenêtre est assez petite et un peu haute pour moi. Ces élèves ont l'air heureux, tant mieux. Mon regard dévie vers le ciel et mes talons regagnent le sol car je n'ai pas besoin d'être en hauteur pour le voir. J'observe longtemps sa couleur et les nuages qui défilent doucement à travers. Puis je lâche une des sangles de mon sac, ma main droite viens de placer entre mon œil et le grand soleil. Elle bouge et change de position, j'admire la lumière du soleil sur ma peau longtemps. Et je continue ces jeux de lumière, c'est beau les rayons du soleil sur certaines parties de ma main avec de l'ombre sur d'autres.
Au bout d'un certain temps je m'en lasse et part dans une des cabines. J'aurais très bien pu m'assoie en plein milieu de la pièce mais j'ai préféré le faire dans une cabine. Je laisse la porte ouverte pour avoir une visibilité si quelqu'un entre. Mon dos contre la paroi de la cabine et mes jambes posées négligemment sur sol je fouille dans mon sac pour trouver un stylo moldu car c'est plus pratique pour écrire dans cette situation et un carnet encore peu utilisé. Une fois mon matériel sur les genoux j'espère profondément que personne ne viendra me déranger et j'ouvre le carnet à la première page vierge sur la quelle je tombe. Mes paupières se ferment le temps d'un instant puis je parcoure les pointillés imprimé pour qu'on puisse écrire droit. Je n'arrive pas à me décider de ce que je dois écrire à l’intérieur de ses pages. Avant je faisais ça tous les jours mais depuis l'année dernière je n'ai plus l'habitude d'écrire tout ce qui me passe par la tête, je n'ai plus le temps d'écrire ce que je ressens, ce qui va pas et ce que j'aime bien dans mes journées. Ça fait bien longtemps que j'ai des journaux intimes, même si je les lisais à voix haute dans ma chambre, pour moi ils étaient intimes car tous mes états d'âmes y sont renfermés. J’espère que je pourrais toujours les garder avec moi, je ne ferai pas la même erreur que l'année dernière. Je ne les avais pas emmenés avec moi à Poudlard et je le regrette encore. Cette année ils sont dans la malle de mon dortoir, je n'ai pas envie qu'une des filles les découvrent alors ils sont tout au fond sous les vêtements que je ne mets pas souvent et caché sous un livre sur Chagall. Ça me rassure de savoir qu'ils ne sont pas loin et que personne ne peut lire en moi comme dans un livre ouvert.
Par où commencer ? C'est tellement difficile de commencer mais je sais qu’après, l'encre s’écoulera tout seul. Je ne sais pas quoi écrire mais je dis que justement ça peut être un bon début.
J'entends soudainement le bruit de la porte, je relève vite la tête pour voir ce qui se passe mais je ne prends pas le temps de fermer mon carnet. Je ne sais pas encore qui est la personne car je ne l’aperçois pas encore mais je commence déjà à la mépriser en mon intérieur. Je veux qu'elle parte mais j'ai aussi envie de lui dire qu'elle n'aurait pas dû entrer. Je sais que tout le monde a accès à cet endroit mais je voulais être seule, alors pour une fois je suis déterminé à me faire respecter. Je veux avoir l'air d'être autoritaire. Je me relève rapidement pour être plus crédible et regarde le jeune garçon qui arrive dans la pièce comme pour la première fois. Il ne fait pas attention à moi, je ne crois pas qu'il m’ignore mais plutôt qu'il ne m'a pas encore remarquée. Je le fixe alors jusqu'à ce qu’il se retourne vers moi avec un regard mauvais, rempli de haine. À peine eut-il dit ses paroles que je continue le dialogue, je ne veux pas qu'il parte sans avoir pu lui toucher deux mots.[font=ink free]Je ne sais pas part où commencer, j'aimerais bien savoir quoi écrire mais je n'ai plus l'inspiration que j'avais avant. Je deviens une fleur fanée, petit à petit je perds de la couleur. J'aimerais bien redevenir celle d'avant mais en ce moment il se passe plein de choses horrible à l'école. En mai il y a eu une femme qui est morte devant mes yeux dans la grande salle, le sang coulait de plus en plus et la flaque de sang s’agrandissait puis l'infirmier a amené un drap blanc pour la recouvrir. Je crois que c'est ce que l'on fait quand on meurt. C'est la première fois que quelqu'un meurt au près de moi, papi est mort il y a longtemps mais je n'étais pas née et même papa ne s'en souvient pas alors je ne sais pas si cela compte. Je crois que j'en garde des séquelles car parfois je fais des crises angoisses en voyant une flaque rouge s'avancer vers moi contre le sol de la Grande salle. J'ai peur mais ce n'est pas fin..[/font]
- Pourquoi tu es venus ici ? Peut-être que tu pourrais frapper avant d'entrer, non ? C'est la moindre des choses.
Je parle fort et j'articule bien pour chacune de mes syllabe, comme si j'appuyais très fort sur les touches d'un clavier pour écrire une phrase mais cette fois-ci à l'oral. Je continue de le regarder, ce qui m’énerve c'est qu'il ne me regarde pas, comme si je n’étais d'aucune utilité.
Plume d'@Eugène Harlow, je suis navrée par le retard que j'ai eu. Je ne voulais pas à me forcer à écrire alors j'ai un peu attendu, j’espère que mon Pas te conviens
3° année Rp
Nos lèvres en naufrage

Octobre 2045
Feat @Hannah Scott
Son sourire s'effaça bien vide et ses joues rougit devinrent aussitôt pâle. La jeune fille avait un sale regard, mauvais et remplit de haine. Eugène s'interrogea sur le coup, avait-il fait quelque chose de mal ? Dit quelque chose de déplacé ? Pourtant, il s'était excuse et il s'apprêtait même à faire demi-tour. Aux yeux du gamin, sa réaction n'avait aucun sens et encore moins l'attaque qui le piqua :
— Pourquoi tu es venus ici ? Peut-être que tu pourrais frapper avant d'entrer, non ? C'est la moindre des choses.
Eugène garda obstinément le regard baissé, alors qu'il essayait de se faire petit ; son dos se courba et ses épaules se redressaient. Pourquoi n'aurait-il pas le droit de passer cette porte ? Pourquoi aurait-il pensé à frapper ? Ses toilettes étaient abandonnées, après tout ! Pourquoi devrait-il justifier ? Lui aussi, pourrait lui demander ce qu'elle faisait ici, si ses parents ne l'avaient pas bien élevé. Mais qu'importe ce qu'Eugène pensait de sa réaction, il garda le tout scellait. Il n'aimait pas les conflits, alors répondre en retour ? Il risquait d'envenimer les choses. Non, fuir semblait être la meilleure des solutions !
— Pardonne-moi, bégaya-t-il, clairement mal à l'aise, je vais te laisser.
Tout en parlant, il amorçait quelques pas en arrière, prêt à détaler dans la seconde. La porte n'était pas très loin, il devait à peine parcourir un mètre. Eugène lui tourna le dos sans même attendre une réponse de sa part.

Ce n'est pas grave, je comprends parfaitement ! À mon tour, j'espère que ma réponse te convient.
"Dramaqueen à ses heures perdues avec Ella Davis"
4e année RP | Je parle en gras
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Nos lèvres en naufrage
Je ne comprends pas grands choses à mes sentiments, ils agissent souvent de façon agressive sur moi et m’entraînent tout au fond, dans les extrêmes. Pourquoi ils sont aussi durs avec moi, j'ai l’impression d'être leur pauvre jouet, ils tirent les fils pour me faire pleurer et crier comme avec une marionnette. Mais lorsque que je veux rire, sourire et m'amuser, je dois faire des efforts. Ça ne marche pas dans les deux sens, les émotions sont tellement plus simples quand elles sont négatives. Ce n'est pas normal, je ne suis pas normale.
Pourquoi les autres respirent la bonne humeur et moi je dois me coltiner tout le reste. Qu'elle est donc mon anomalie. Je voudrais être heureuse autant que je sois triste.
Je ne comprends rien à ce que je ressens et je me sens ridicule et impuissante face à ce que je suis en train de devenir. J'aimerais pouvoir changer, mais je n'y arrive pas et la haine que j'ai contre moi, je la fais passer pour la faute des autres. Je refuse d'admettre que c'est moi qui devrais sortir de cette pièce et que cette personne n'est pas là pour me faire du mal. Je la prends pour quelqu'un qui veux me détruire un peu plus. Je ne suis pas assez endommagée pour lui. Je me venge sur lui, mais ça devrait être moi qui aurais du recevoir ces phrases en pleine figure. Mon esprit devient de plus en plus flous au fur et à mesure que je réfléchis et une unique larme discrète coule le long de ma joue avant de tomber sur ma chemise.
- Pars tout de suite ou c'est moi qui sors d'ici.
Il faut vraiment que cette personne parte car je crois bien que sinon elle va me voir pleurer comme une gamine et personne ne veut voir ça. Surtout pas moi et les miroirs de cette pièce qui m'observent avec leurs yeux indiscrets. Je ne veux pas qu'il voie une larme de plus sur mon visage.
Je commence à sangloter et me retourne pour qu'il ne me voie pas. Je rassemble vite mes affaires pour partir le plus vite possible, mais j'ai éparpillé des crayons sur le sol et je perds du temps à les ramasser. Je m’arrête pour essuyer mes yeux humides et chauds, et prends un instant pour comprendre pourquoi je pleure.
Cette réponse ne me convient pas et je ne la comprends même pas. Je ne me relève pas et reste ici en regardant les dalles du sol.
Je lui cri dessus et puis je pleure.
Je suis vraiment la plus ridicule ici.
Pourquoi les autres respirent la bonne humeur et moi je dois me coltiner tout le reste. Qu'elle est donc mon anomalie. Je voudrais être heureuse autant que je sois triste.
Qu'est-ce qui cloche chez toi, tu n'es pas comme les autres, tu es fragile et fébrile. Réveille-toi putain.
Je ne comprends rien à ce que je ressens et je me sens ridicule et impuissante face à ce que je suis en train de devenir. J'aimerais pouvoir changer, mais je n'y arrive pas et la haine que j'ai contre moi, je la fais passer pour la faute des autres. Je refuse d'admettre que c'est moi qui devrais sortir de cette pièce et que cette personne n'est pas là pour me faire du mal. Je la prends pour quelqu'un qui veux me détruire un peu plus. Je ne suis pas assez endommagée pour lui. Je me venge sur lui, mais ça devrait être moi qui aurais du recevoir ces phrases en pleine figure. Mon esprit devient de plus en plus flous au fur et à mesure que je réfléchis et une unique larme discrète coule le long de ma joue avant de tomber sur ma chemise.
- Pars tout de suite ou c'est moi qui sors d'ici.
Il faut vraiment que cette personne parte car je crois bien que sinon elle va me voir pleurer comme une gamine et personne ne veut voir ça. Surtout pas moi et les miroirs de cette pièce qui m'observent avec leurs yeux indiscrets. Je ne veux pas qu'il voie une larme de plus sur mon visage.
Trop tard.
Je commence à sangloter et me retourne pour qu'il ne me voie pas. Je rassemble vite mes affaires pour partir le plus vite possible, mais j'ai éparpillé des crayons sur le sol et je perds du temps à les ramasser. Je m’arrête pour essuyer mes yeux humides et chauds, et prends un instant pour comprendre pourquoi je pleure.
Parce que tu n'as jamais compris pourquoi les larmes coulent autant chez toi.
Cette réponse ne me convient pas et je ne la comprends même pas. Je ne me relève pas et reste ici en regardant les dalles du sol.
Je lui cri dessus et puis je pleure.
Je suis vraiment la plus ridicule ici.
@Eugène Harlow, je voudrais me confondre en excuse mais je n'en ai point
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Octobre 2045
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Le temps semblait se suspendre, tandis que le silence retombait sur les épaules d'Eugène, poisseux. Le gamin avisa la porte, puis la Serdaigle qui était dos à lui. Pouvait-il la laisser ici ? Toute seule ? Son côté emphatique refusait cette éventualité. Elle avait besoin de soutien, c'était indéniable, mais sa raison n'était pas de cet accord. Elle voulait de l'intimité, en plus, ils ne se connaissaient aucunement ! Comment être à l'aise avec la présence d'un inconnu ?
Sa canne rythmait sa démarche incertaine, tandis qu'il s'approchait d'elle. Eugène s'abaissa, non sans grimacer quand sa hanche protesta. Il s'agenouilla et rassembla pour elle ses affaires en prenant soin de ne rien oublier. Il déposa le tout devant elle et souffla doucement :
— Tu n'as pas à partir, surtout si tu as besoin de temps pour toi.
Il hésita, avant de poser une main contre son épaule.
— Mais je peux rester si tu souhaites un peu de compagnie, ou je pourrais aller chercher un ami à toi ? Je...
Il marqua une pause, prenant soin de réfléchir à ses mots.
— Je ne pense pas que rester seul soit une bonne chose.
Il étudia un instant son visage, attendant une réaction de sa part. Il était prêt à partir si c'était son souhait, mais aussi à rester si elle en avait besoin. Peut-être qu'un jour son empathie le perdra, mais Eugène n'était pas prêt à lâcher quelqu'un, même le plus parfait des inconnus. Non pas qu'il voulait sauver tout le monde, seulement, la vie était déjà cruelle et il ne voulait pas se montrer égoïste en pensant qu'à ses propres problèmes. Il n'était pas seul à avoir mal et son père lui avait apprit que s'était en se serrant les coudes qu'on se relevait plus facilement.

Ne t'excuse pas, ne t'inquiète pas ! J'espère que ma réponse te va
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