Rune'ivers
Mercredi vingt-deux février 2045, dix-huit heures douze.
avec @Julie Jing
avec @Julie Jing
Les temps sont durs pour les Rêveurs·ses
BOIRE L'ENCRE JUSQU'À LA LIE
Mes doigts courent de grimoires en grimoires. Ils sautent de cote en cote. Une espèce de course effrénée. J'ai l'impression d'avoir une dextérité bien meilleure que la normale. Un peu comme les doigts de pianiste qui appuient avec une vitesse folle sur les touches d'un piano. Oui, comme les musiciens, qui ont l'air d'être dans un tout autre monde. Moi, j'aime les livres. Je dois être une grosse tête, comme dirait Erin.
J'aime sentir le cuir sous la pulpe de mes doigts. On a l'impression qu'il y a des sortes de veines. Bien sûr, je sais que ce ne sont pas des veines, bien que le cuir soit de la peau à l'origine… Enfin bref. Pas vraiment descriptible. Il y a des volumes en velours, aussi : très doux, et poussiéreux. Et juste des morceaux de parchemin, qui grattent un peu. C'est idiot, de dire tout cela. 'Ne juge pas un livre par sa couverture', oui, c'est vrai. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de les trouver beaux et attrayants au premier abord.
J'ai toujours aimé la bibliothèque. J'aime m'imaginer toutes les pages contenues dans la salle, mises bout à bout. J'ai l'impression que l'on pourrait construire une espèce de cage de papier avec. Et étrangement, cette idée me plaît. Prisonnière des feuilles. Enfermée dans quelque chose de si fragile, qu'on peut facilement froisser, déchirer, mais dans quelque chose qui a un contenu. Du papier empli de sens ; qui peut unir comme semer la discorde. Et puis, un espace silencieux. Calme. Oui, ça me plaît.
Mes ongles grattent les lettres d'or des couvertures. Ma main gauche choisit un livre, au hasard ; elle le fait basculer et tomber de justesse dans mon autre main. C'est un lourd volume. Je l'ouvre : ce sont des runes. Bien que je n'ai aucune connaissance en ce domaine, je suis capable de les reconnaître. Là encore, mon doigt semble parcourir de lui-même les caractères inscrits sur le parchemin. Ces petites lettres qui ne m'évoquent rien, ou pas encore. Des petites tâches d'encre noire qui, assemblées ensemble, prennent un sens pour certaines personnes. Je me sens privée de quelque chose, à ce moment-là. Comme si ceux qui savaient les déchiffrer étaient privilégiés. Comme je subissais une injustice.
Je m'assois au milieu de la rangée, le regard toujours fixé sur les caractères, comme si j'allais subitement comprendre quelque chose. Et peut-être qu'à force de les scruter, je comprendrai. Comme ceux qui ont déchiffré les hiéroglyphes, il fût un temps. Si ça se trouve, ils ont réussi à les lire, car les mots se sont lassés de ne pas être compris. Oui, je vais tenter d'imprimer dans ma mémoire toutes les runes ; je les réécrirai et pourrai y réfléchir autant que je veux.
Le livre entre mes genoux, les yeux écarquillés : ces tâches d'encre finiront bien par en avoir marre de voir ma tête. J'ai presque envie de leur tirer la langue ; c'est idiot, mais on ne sait jamais avec les objets magiques… Je jette un regard derrière moi : tout le monde semble vaquer à ses occupations. Alors je reporte mon attention sur le livre, sur ces écritures dont je ne sais rien et qui semblent me narguer. Et je tords mon visage ; je fronce mon nez, la bouche de travers. Ouais, elles m'auront pas, ces runes de rien du tout.
Reducio
Chère Plume,
Ce RP est libre. Je serai heureuse que tu y répondes, si cela te fait plaisir. Une Plume suffira, si possible qui soit à l'aise avec le format +. Juste, avant d'écrire, réfléchis à un point : est-ce que la rencontre entre ton·ta Protégé·e et la mienne peut leur apporter quelque chose ?
D'avance merci.
Ce RP est libre. Je serai heureuse que tu y répondes, si cela te fait plaisir. Une Plume suffira, si possible qui soit à l'aise avec le format +. Juste, avant d'écrire, réfléchis à un point : est-ce que la rencontre entre ton·ta Protégé·e et la mienne peut leur apporter quelque chose ?
D'avance merci.
Dernière modification par Helen McKemmish le 24 oct. 2020, 22:14, modifié 2 fois.
N'énucléez pas vos enfants.
deuxième année - anciennement Helen Brown
deuxième année - anciennement Helen Brown
Rune'ivers
Pas calme. Tranquille.
Avançant doucement sur le sol.
Un lieu connu et méconnu.
Une impression de toujours y avoir été. Mais si différent. Impénétrable.
Dans ce Monde que certains apprécient.
Et que d'autres rejettent.
Tu ne comprends pas le mépris de certains face aux livres.
Que cela peut-il leur apporter de les rejeter ? Les renier ? Au point de les blesser.
On peut ne pas aimer une chose.
Mais les abimer ?
Les plonger dans l'Oubli...
Pour les remplacer par quoi ?
Une technologie toujours plus grandissante. Importante dans le monde.
*Quoique... J'préfère qu'ils soient oubliés qu'torturés*
Aux moins ils vivent. Seuls. Mais libre.
Et puis, certains sont encore là pour eux.
A les respecter. Les apprécier. Les lire.
Démarche légère. Sans point précis.
Seulement un long chemin. Sans fin. Jusqu'où tes jambes te mèneront.
Quelque part. Parmi les livres. Et cette ambiance si particulière. Unique. Pareil à elle même.
Tu aimes ces lieux. Loin de l'air libre et respirable.
Mais ça ne te dérange pas, tant que les livres sont présent, tu peux aller, presque, partout.
Petits yeux noirs. Impénétrable. Presque.
Source lumineuse. Argenté. Reflet de tes Émotions. Sentiments. De ton Être.
Yeux qui parcourent les rangées de livre sans but précis.
Mais c'est alors qu'ils arrêtent de danser.
Ils se stoppent. Sur un livre.
D'étrange symbole le compose.
Il est ouvert.
Et une fille le parcours.
Tu ne fais pas attention à elle.
Ce sont ces écritures, si tu peux appeler ça comme ça, qui t'attire.
Tu ne sais pas ce que c'est mais *c'est juste fascinant*.
Curiosité t'attrape par la main.
Elle te pousse à découvrir ce que c'est. Ce que ces symboles signifient.
Une sortent d'écriture ? Des dessins d'un autre style ?
Ou une signification plus magique ? Une sorte de celle-ci ? Noir. Blanche.
Tu ne sais pas.
Et malgré Timidité, tu sais très bien que pour le découvrir il faut le demander à la fille qui lit ce livre.
Un combat entre deux Sentiments.
Curiosité d'une part. Timidité de l'autre.
Contradictoire en ce cas mais si présent l'un et l'autre en toi.
Une bataille acharné.
Mais c'est Honte qui va trancher ce combat.
Qu'est-ce que plus bizarre qu'une fille qui reste planté là dans une allé à regarder un livre par-dessus l'épaule d'une autre élève qu'elle ne connait même pas ?
Aussi, intérieurement, il faut que tu te décides.
Partir avec cette interrogation présente en toi ? Ou braver ta timidité et demander à la fille ?
- Heu... excuse-moi. C'est-c'est quoi ?
Tes mots s'envolent dans la pièce. Délicat. Futile.
Un filet presque inaudible.
Mais suffisamment fort tout de même pour que la jeune fille t'entende.
En espérant qu'elle ne prenne pas mal cette interruption.
Et qu'elle accepte de te répondre.
Au fond de toi, tu commencerais presque à regretter d'avoir parlé.
Et non pas d'avoir laissé Timidité gagner.
Avançant doucement sur le sol.
Un lieu connu et méconnu.
Une impression de toujours y avoir été. Mais si différent. Impénétrable.
Dans ce Monde que certains apprécient.
Et que d'autres rejettent.
Tu ne comprends pas le mépris de certains face aux livres.
Que cela peut-il leur apporter de les rejeter ? Les renier ? Au point de les blesser.
On peut ne pas aimer une chose.
Mais les abimer ?
Les plonger dans l'Oubli...
Pour les remplacer par quoi ?
Une technologie toujours plus grandissante. Importante dans le monde.
*Quoique... J'préfère qu'ils soient oubliés qu'torturés*
Aux moins ils vivent. Seuls. Mais libre.
Et puis, certains sont encore là pour eux.
A les respecter. Les apprécier. Les lire.
Démarche légère. Sans point précis.
Seulement un long chemin. Sans fin. Jusqu'où tes jambes te mèneront.
Quelque part. Parmi les livres. Et cette ambiance si particulière. Unique. Pareil à elle même.
Tu aimes ces lieux. Loin de l'air libre et respirable.
Mais ça ne te dérange pas, tant que les livres sont présent, tu peux aller, presque, partout.
Petits yeux noirs. Impénétrable. Presque.
Source lumineuse. Argenté. Reflet de tes Émotions. Sentiments. De ton Être.
Yeux qui parcourent les rangées de livre sans but précis.
Mais c'est alors qu'ils arrêtent de danser.
Ils se stoppent. Sur un livre.
D'étrange symbole le compose.
Il est ouvert.
Et une fille le parcours.
Tu ne fais pas attention à elle.
Ce sont ces écritures, si tu peux appeler ça comme ça, qui t'attire.
Tu ne sais pas ce que c'est mais *c'est juste fascinant*.
Curiosité t'attrape par la main.
Elle te pousse à découvrir ce que c'est. Ce que ces symboles signifient.
Une sortent d'écriture ? Des dessins d'un autre style ?
Ou une signification plus magique ? Une sorte de celle-ci ? Noir. Blanche.
Tu ne sais pas.
Et malgré Timidité, tu sais très bien que pour le découvrir il faut le demander à la fille qui lit ce livre.
Un combat entre deux Sentiments.
Curiosité d'une part. Timidité de l'autre.
Contradictoire en ce cas mais si présent l'un et l'autre en toi.
Une bataille acharné.
Mais c'est Honte qui va trancher ce combat.
Qu'est-ce que plus bizarre qu'une fille qui reste planté là dans une allé à regarder un livre par-dessus l'épaule d'une autre élève qu'elle ne connait même pas ?
Aussi, intérieurement, il faut que tu te décides.
Partir avec cette interrogation présente en toi ? Ou braver ta timidité et demander à la fille ?
- Heu... excuse-moi. C'est-c'est quoi ?
Tes mots s'envolent dans la pièce. Délicat. Futile.
Un filet presque inaudible.
Mais suffisamment fort tout de même pour que la jeune fille t'entende.
En espérant qu'elle ne prenne pas mal cette interruption.
Et qu'elle accepte de te répondre.
Au fond de toi, tu commencerais presque à regretter d'avoir parlé.
Et non pas d'avoir laissé Timidité gagner.
Plume,
J'espère que ça ne te déranges pas que je te rejoigne dans cette Valse de Mots. Si le premier Pas de cette nouvelle Danse ne te convient pas n'hésite pas à m'envoyer un hibou. Et de même si tu juges que cette rencontre n'apportera rien à ta Protégée, je le retirerais et je laisserais place à une toute autre Plume.
J'espère que ça ne te déranges pas que je te rejoigne dans cette Valse de Mots. Si le premier Pas de cette nouvelle Danse ne te convient pas n'hésite pas à m'envoyer un hibou. Et de même si tu juges que cette rencontre n'apportera rien à ta Protégée, je le retirerais et je laisserais place à une toute autre Plume.
Dernière modification par Julie Jing le 11 déc. 2020, 11:17, modifié 1 fois.
Rune'ivers
NOIRE OPULENCE
Je frotte de mes poings mes paupières closes. Mes traits ne sont plus étirés en une grimace ridicule, ils se sont à présent affaissés. Je suis idiote. Et mes mains ne sont pas ce pinceau de peinture noire auquel je pense, celui qui pourrait effacer le souvenir pas assez flou de ces choses que je ne comprends pas. Je sais bien qu'il est impossible de déchiffrer un texte simplement en le fixant. Mais je ne suis pas habituée à ce que des livres me résistent. Il y a quelques minutes, j'aimais m'imaginer prisonnière des feuilles de papier. Mais on ne brise pas les barreaux d'une geôle aisément. Prise à mon propre piège, me dis-je, encadrant dans ma tête cette phrase de guillemets.
Une question. Les gens interpellent toujours les autres par des interrogations, marrant, non ? Incapable de détacher mon regard du grimoire entre mes mains, je répète ce qui n'est pour le moment qu'une voix – une voix féminine – a dit. Qu'est-ce que c'est. Cette phrase augmente ma déception intérieure. Elle me rappelle que je ne sais pas. C'est un livre, bien sûr. La voix doit bien le voir. Enfin, la personne a qui appartient la voix.
À qui est cette voix ? Elle ne me rappelle rien, mais il est vrai que je ne prête pas beaucoup attention aux interventions de mes camarades en classe. Sans doute comme la majorité des gens. On est toujours l'Autre d'un Autre.
Je rouvre les yeux. Rien n'a changé. Le livre est toujours sur mes genoux. Je n'ai pas non plus entendu la fille bouger. Elle doit toujours être là. Alors je la regarde.
Je plante mes yeux dans les siens seulement quelques dixièmes de secondes, puis détourne la tête, prétendant m'intéresser à nouveau à l'ouvrage relié. J'ai juste eu le temps d'apercevoir des prunelles noires.
Et je dois délirer, mais ces yeux – ses yeux – m'ont rappelé l'encre qui imprime le parchemin.
Et pourtant, on dit bien une nuit d'un noir d'encre, non ?
Mais je préfère arrêter d'y penser. L'encre me rappelle trop un événement dont j'ai encore honte.
Alors oui, c'est quoi ? De quoi parle-t-elle, exactement ? Je pourrais tout aussi bien lui répondre : c'est moi, c'est le monde, c'est un grain de poussière. Mais je me doute qu'elle veut parler du grimoire que je tiens entre mes mains. Mes mains. L'ongle de mon pouce ne m'a jamais paru si attirant. Je commence à le mordiller. Ça occupe. Et je ne sais toujours pas quoi répondre. En tout cas, je n'ai rien de très brillant à dire. Alors j'opte pour quelque chose d'un peu idiot, d'un peu fade.
- Ce sont des runes.
Merci à Julie de venir embêter Helen. Et merci de t'être jointe à l'écrit, Plume.
*Yeux clos
Lucioles
Runes blanches sur fond noir
Les effacer avec une gomme sombre
Lucioles
Voix*
Lucioles
Runes blanches sur fond noir
Les effacer avec une gomme sombre
Lucioles
Voix*
Je frotte de mes poings mes paupières closes. Mes traits ne sont plus étirés en une grimace ridicule, ils se sont à présent affaissés. Je suis idiote. Et mes mains ne sont pas ce pinceau de peinture noire auquel je pense, celui qui pourrait effacer le souvenir pas assez flou de ces choses que je ne comprends pas. Je sais bien qu'il est impossible de déchiffrer un texte simplement en le fixant. Mais je ne suis pas habituée à ce que des livres me résistent. Il y a quelques minutes, j'aimais m'imaginer prisonnière des feuilles de papier. Mais on ne brise pas les barreaux d'une geôle aisément. Prise à mon propre piège, me dis-je, encadrant dans ma tête cette phrase de guillemets.
Une question. Les gens interpellent toujours les autres par des interrogations, marrant, non ? Incapable de détacher mon regard du grimoire entre mes mains, je répète ce qui n'est pour le moment qu'une voix – une voix féminine – a dit. Qu'est-ce que c'est. Cette phrase augmente ma déception intérieure. Elle me rappelle que je ne sais pas. C'est un livre, bien sûr. La voix doit bien le voir. Enfin, la personne a qui appartient la voix.
À qui est cette voix ? Elle ne me rappelle rien, mais il est vrai que je ne prête pas beaucoup attention aux interventions de mes camarades en classe. Sans doute comme la majorité des gens. On est toujours l'Autre d'un Autre.
*Parchemin imprégné d'encre noire*
Je rouvre les yeux. Rien n'a changé. Le livre est toujours sur mes genoux. Je n'ai pas non plus entendu la fille bouger. Elle doit toujours être là. Alors je la regarde.
Je plante mes yeux dans les siens seulement quelques dixièmes de secondes, puis détourne la tête, prétendant m'intéresser à nouveau à l'ouvrage relié. J'ai juste eu le temps d'apercevoir des prunelles noires.
Et je dois délirer, mais ces yeux – ses yeux – m'ont rappelé l'encre qui imprime le parchemin.
N'importe quoi.
Et pourtant, on dit bien une nuit d'un noir d'encre, non ?
Mais je préfère arrêter d'y penser. L'encre me rappelle trop un événement dont j'ai encore honte.
Alors oui, c'est quoi ? De quoi parle-t-elle, exactement ? Je pourrais tout aussi bien lui répondre : c'est moi, c'est le monde, c'est un grain de poussière. Mais je me doute qu'elle veut parler du grimoire que je tiens entre mes mains. Mes mains. L'ongle de mon pouce ne m'a jamais paru si attirant. Je commence à le mordiller. Ça occupe. Et je ne sais toujours pas quoi répondre. En tout cas, je n'ai rien de très brillant à dire. Alors j'opte pour quelque chose d'un peu idiot, d'un peu fade.
- Ce sont des runes.
Des Runes, oui.
Merci à Julie de venir embêter Helen. Et merci de t'être jointe à l'écrit, Plume.
N'énucléez pas vos enfants.
deuxième année - anciennement Helen Brown
deuxième année - anciennement Helen Brown
Rune'ivers
Le Silence.
Il est le seul à répondre à ta question.
Question qui se perd entre les étagères de livre. Dans ce silence.
*Elle me répondra pas*
Ces mots sont une affirmation dans ta tête.
Mais pourtant, tu n'oses pas partir non plus.
Tu n'oses par retourner à tes occupations.
Ailleurs.
Au fond de toi, il y a toujours cette petite trace d'espoir qu'elle se décide à te répondre quand même. Qu'elle accepte que tu sois venue la déranger et qu'elle t'explique quels sont ces étranges signes sur le papier du livre.
Mais pourtant, elle n'a pas l'air décidé de le faire.
Dans cet espoir, tu laisses tes yeux parcourir sa silhouette, pour les occuper.
Ils ont quittés l'encre noir pour se poser sur ses long cheveux.
Un entremêlement de boucles rousses.
C'est *beau*.
Mais à qui appartiennent-ils ?
Tu ne sais pas. Ou plus.
Même en essayant de réfléchir, tu n'arrives pas à associer cette chevelure au visage de l'une de tes camarades.
*Qu'importe*
Tu n'aimes pas trop la fixer ainsi alors, ton regard se détache de la jeune fille.
Il retourne se poser sur le livre qu'elle tient entre ses mains.
A peine tombe-t-il sur le premier signe de la page qu'il s'en détache.
La jeune fille a tournée la tête.
Pas longtemps mais elle a passé son regard du livre à ton visage.
A tes yeux plus précisément. Ton regard.
Courte seconde cela fut. Mais suffisante pour que tu les voies aussi.
Ses yeux.
Bleu.
Un *bleu profond*.
Comme la Mer.
Après cet échange rapide, tu y as cru.
Ou plutôt tu as espéré qu'elle te réponde.
Mais aucun mots sortent de sa bouche.
Pas le moindre chuchotement.
La possibilité de partir grandit en toi.
Ne serait-ce pas la meilleure solution ?
Rester là à attendre ne semble rien t'apporter.
C'est bien beau d'attendre mais quand il y a d'autres chose à faire, à découvrir, à quoi ça sert ?
*A redécouvrir*
Il n'aurait surement pas fallu que la jeune fille te réponde plus tardivement.
Tu doutais de plus en plus de l'utilité d'attendre.
Mais voici que ses mots viennent te donner une réponse.
*Des runes*
Tu aurais pus t'en douter.
Non en fait, tu ne pouvais pas savoir.
Mais ça t'intrigue d'autant plus désormais.
Que signifient-elles ?
Quelles sont-elles ?
Pourquoi là ? Comme ça ?
Dans cet ordre et pas autrement ? Ces traits là et pas d'autres ?
Pourquoi ?
Quelle est leur signification ? Leur origine ? Leur histoire ?
Tu n'en sais rien. Absolument rien.
Tant qu'elle, elle ne te répondait pas tu n'avais qu'une question.
Et maintenant, tu en as bien plus. *Trop*
- T'arrives à les comprendre ?
Cette phrase se faufile entre tes lèvres.
Pourquoi ? Tu ne sais pas.
Mais, elle s'envole.
Et plus que tout désormais, tu attends sa réponse.
Tu espères qu'elle sera positif.
Qu'elle pourra t'expliquer.
Qu'elle *voudra*.
Et ça, c'est moins sûr.
Mais tu veux y croire.
Plus que tout, tu espères.
Tu t'accroches à cet espoir.
C'est étrange comme ça te tient tant à cœur...
Il est le seul à répondre à ta question.
Question qui se perd entre les étagères de livre. Dans ce silence.
*Elle me répondra pas*
Ces mots sont une affirmation dans ta tête.
Mais pourtant, tu n'oses pas partir non plus.
Tu n'oses par retourner à tes occupations.
Ailleurs.
Au fond de toi, il y a toujours cette petite trace d'espoir qu'elle se décide à te répondre quand même. Qu'elle accepte que tu sois venue la déranger et qu'elle t'explique quels sont ces étranges signes sur le papier du livre.
Mais pourtant, elle n'a pas l'air décidé de le faire.
Dans cet espoir, tu laisses tes yeux parcourir sa silhouette, pour les occuper.
Ils ont quittés l'encre noir pour se poser sur ses long cheveux.
Un entremêlement de boucles rousses.
C'est *beau*.
Mais à qui appartiennent-ils ?
Tu ne sais pas. Ou plus.
Même en essayant de réfléchir, tu n'arrives pas à associer cette chevelure au visage de l'une de tes camarades.
*Qu'importe*
Tu n'aimes pas trop la fixer ainsi alors, ton regard se détache de la jeune fille.
Il retourne se poser sur le livre qu'elle tient entre ses mains.
A peine tombe-t-il sur le premier signe de la page qu'il s'en détache.
La jeune fille a tournée la tête.
Pas longtemps mais elle a passé son regard du livre à ton visage.
A tes yeux plus précisément. Ton regard.
Courte seconde cela fut. Mais suffisante pour que tu les voies aussi.
Ses yeux.
Bleu.
Un *bleu profond*.
Comme la Mer.
Après cet échange rapide, tu y as cru.
Ou plutôt tu as espéré qu'elle te réponde.
Mais aucun mots sortent de sa bouche.
Pas le moindre chuchotement.
La possibilité de partir grandit en toi.
Ne serait-ce pas la meilleure solution ?
Rester là à attendre ne semble rien t'apporter.
C'est bien beau d'attendre mais quand il y a d'autres chose à faire, à découvrir, à quoi ça sert ?
*A redécouvrir*
Il n'aurait surement pas fallu que la jeune fille te réponde plus tardivement.
Tu doutais de plus en plus de l'utilité d'attendre.
Mais voici que ses mots viennent te donner une réponse.
*Des runes*
Tu aurais pus t'en douter.
Non en fait, tu ne pouvais pas savoir.
Mais ça t'intrigue d'autant plus désormais.
Que signifient-elles ?
Quelles sont-elles ?
Pourquoi là ? Comme ça ?
Dans cet ordre et pas autrement ? Ces traits là et pas d'autres ?
Pourquoi ?
Quelle est leur signification ? Leur origine ? Leur histoire ?
Tu n'en sais rien. Absolument rien.
Tant qu'elle, elle ne te répondait pas tu n'avais qu'une question.
Et maintenant, tu en as bien plus. *Trop*
- T'arrives à les comprendre ?
Cette phrase se faufile entre tes lèvres.
Pourquoi ? Tu ne sais pas.
Mais, elle s'envole.
Et plus que tout désormais, tu attends sa réponse.
Tu espères qu'elle sera positif.
Qu'elle pourra t'expliquer.
Qu'elle *voudra*.
Et ça, c'est moins sûr.
Mais tu veux y croire.
Plus que tout, tu espères.
Tu t'accroches à cet espoir.
C'est étrange comme ça te tient tant à cœur...
Sincèrement désolé, Plume, d'avoir mis autant de temps à te répondre 
Je suis, par ailleurs, très heureuse de t'avoir rejoint dans cette belle Danse, merci à toi !
Je suis, par ailleurs, très heureuse de t'avoir rejoint dans cette belle Danse, merci à toi !