Close your eyes
Pourquoi l'avoir dit ? Pourquoi avoir révélé cette triste chose, et surtout à une adulte ? *J'aurais pas dû ?* Cette faute commise, tu en avais terriblement honte, et encore tu t'en voulais. Mais le révéler à haute voix te libéra le cœur de ce tourment. Tu respiras un bon coup, alors que déjà, tu sentais un poids partir de tes épaules. Peut-être que parler est utile, finalement ? Sa remarque t'irritait légèrement, même si tu savais pertinemment que c'était vrai. Tu secouais la tête de haut en bas, presque avec énergie. Oui, effectivement, c'était un bon progrès.
- O-oui, je recommencerais plus.
Tu la laissais finir, alors qu'une pensée nouvelle s'insinuait doucement dans ton esprit. *J'vais tout déballer.* Tout dire, plus rien cacher. À elle, cette adulte, qui a l'air digne de confiance. Tu laisses passer un silence, hésites encore quelques secondes, et fini par ouvrir la bouche. Le flot de paroles se déverse presque automatiquement, comme un robot, sans sonorité ni timbre et le regard cloué aux pieds de la dame.
- J'viens de Cork. C'est en Irlande. En fait, je connais que ce pays, parce que mes parents ne m'emmènent pas en vacances. Enfin... Logan, il est trop pauvre pour voyager, et Erin elle part toujours avec Walter. Walter j'l'aime pas, c'est à cause de lui que la famille est fracturée. J'chuis même sur que c'est à cause de lui que mon frère est parti habiter chez mes grands-parents. Il a dû pousser ma mère à détester les sorciers, c'est sûr. Mon frère aussi, il est à Poudlard, en dernière année à Poufsouffle. Ça fait des années qu'il me parle presque plus et j'ai l'impression qu'il m'a oublié. J'veux pas qu'on m'oublie. Alors quand je suis arrivée ici j'étais contente, parce que j'allais le revoir. Mais on m'a envoyé à Gryffondor. Mais maintenant je sais pas si je dois le détester ou pas, parce qu'il va encore m'abandonner pour partir au Guatemala, avec ma tante. Pourquoi on peut pas être une famille normal ? Pourquoi ils partent tous ?
Tu reprends ta respiration et lui jette un regard en coin.
Navrée pour ce retard.
- O-oui, je recommencerais plus.
Tu la laissais finir, alors qu'une pensée nouvelle s'insinuait doucement dans ton esprit. *J'vais tout déballer.* Tout dire, plus rien cacher. À elle, cette adulte, qui a l'air digne de confiance. Tu laisses passer un silence, hésites encore quelques secondes, et fini par ouvrir la bouche. Le flot de paroles se déverse presque automatiquement, comme un robot, sans sonorité ni timbre et le regard cloué aux pieds de la dame.
- J'viens de Cork. C'est en Irlande. En fait, je connais que ce pays, parce que mes parents ne m'emmènent pas en vacances. Enfin... Logan, il est trop pauvre pour voyager, et Erin elle part toujours avec Walter. Walter j'l'aime pas, c'est à cause de lui que la famille est fracturée. J'chuis même sur que c'est à cause de lui que mon frère est parti habiter chez mes grands-parents. Il a dû pousser ma mère à détester les sorciers, c'est sûr. Mon frère aussi, il est à Poudlard, en dernière année à Poufsouffle. Ça fait des années qu'il me parle presque plus et j'ai l'impression qu'il m'a oublié. J'veux pas qu'on m'oublie. Alors quand je suis arrivée ici j'étais contente, parce que j'allais le revoir. Mais on m'a envoyé à Gryffondor. Mais maintenant je sais pas si je dois le détester ou pas, parce qu'il va encore m'abandonner pour partir au Guatemala, avec ma tante. Pourquoi on peut pas être une famille normal ? Pourquoi ils partent tous ?
Tu reprends ta respiration et lui jette un regard en coin.
Navrée pour ce retard.
Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.
Éloge à la Charogne.
Close your eyes
L’enseignante écoute le flot de parole qu’elle n’interrompt pas. De toute façon, il était inutile de l’interrompre puisque, si elle le faisait, la jeune fille devrait reprendre son récit et il était peu probable que Joanne y comprenne quelque chose. D’ailleurs, là, Joanne n’y comprenait pas grand-chose non plus, aussi se contentait-elle d’hocher la tête doucement. Peut-être que la jeune fille avait juste besoin d’être écoutée ? De toute évidence, il s’agissait de problématique familiale que Joanne ne pouvait pas résoudre.
« Il me semble que cela fait beaucoup pour vos frêles épaules ». Le sourire de Joanne ne s’estompe pas, après tout, c’est une enseignante de Poudlard, elle doit bien pouvoir se permettre de passer quelque temps auprès des élèves, les comprendre et tenter de les aider du mieux qu’elle le peut. « Je pense qu’avant de penser à toutes ces personnes qui gravitent autour de vous, vous devriez penser à vous et seulement à vous. Vous êtes la personne qui est le plus important pour vous-même, vous ne devez-vous appuyer que sur ça ».
Joanne ne le savait que trop bien : la famille c’était ces liens du sang que certains vénèrent et que d’autres font tout pour éviter. Elle faisait partie de la seconde catégorie mais elle se garderait bien de le dire aux élèves : à chacun ses croix à porter, elle avait déjà la sienne après tout.
« Il me semble que cela fait beaucoup pour vos frêles épaules ». Le sourire de Joanne ne s’estompe pas, après tout, c’est une enseignante de Poudlard, elle doit bien pouvoir se permettre de passer quelque temps auprès des élèves, les comprendre et tenter de les aider du mieux qu’elle le peut. « Je pense qu’avant de penser à toutes ces personnes qui gravitent autour de vous, vous devriez penser à vous et seulement à vous. Vous êtes la personne qui est le plus important pour vous-même, vous ne devez-vous appuyer que sur ça ».
Joanne ne le savait que trop bien : la famille c’était ces liens du sang que certains vénèrent et que d’autres font tout pour éviter. Elle faisait partie de la seconde catégorie mais elle se garderait bien de le dire aux élèves : à chacun ses croix à porter, elle avait déjà la sienne après tout.
Close your eyes
Elle acquiesce à toutes tes paroles et cela t'encourage d'avantage. Elle n'a pas dû comprendre la moitié de ce que tu as débité, entre les reniflements, le très léger bégaiement et la respiration toujours tressautant. Tu ne pleurais plus depuis quelques minutes, mais à l'intérieur ça pleuvait encore. Tu lui jettes de petit coup d’œil rapide, n'osant pas la fixer trop longuement alors qu'à son tour elle prend la parole. Elle sourit, toujours assise dans une posture d'adulte responsable. Toute droite sur la chaise, avec une impression de puissance qui se dégageait d'elle, face à toi qui semble avachi et misérable. Tu as soudainement honte de ta posture si faible, et te redresses, le dos contre le dossier et vient croiser tes bras contre ton torse. À force d'être restées entre tes cuisses et la chaise, tes mains sont parcourues de marques rouges qui te démangent un peu.
- Penser qu'à soi, c'est égoïste. On dit pas que la famille, c'est le plus important ? Sans elle, on est rien.
Tu te grattes la main, replaces une mèche noire derrière ton oreille et essuies ton nez avec ta manche d'une manière bien indélicate.
- Et vous ? Ça fait longtemps que vous êtes à Poudlard ?
Elle ne semble rien vouloir lâcher sur elle, la moindre information. Toutes ses phrases semblent réfléchies à l'avance, depuis tout à l'heure, pour que tu ne devines rien d'elle, de cette grande dame. Et ça, ça t'irrite, parce que tu voudrais tout savoir, tout connaître. Mais malheureusement, c'est impossible.
- Penser qu'à soi, c'est égoïste. On dit pas que la famille, c'est le plus important ? Sans elle, on est rien.
Tu te grattes la main, replaces une mèche noire derrière ton oreille et essuies ton nez avec ta manche d'une manière bien indélicate.
- Et vous ? Ça fait longtemps que vous êtes à Poudlard ?
Elle ne semble rien vouloir lâcher sur elle, la moindre information. Toutes ses phrases semblent réfléchies à l'avance, depuis tout à l'heure, pour que tu ne devines rien d'elle, de cette grande dame. Et ça, ça t'irrite, parce que tu voudrais tout savoir, tout connaître. Mais malheureusement, c'est impossible.
Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.
Éloge à la Charogne.
Close your eyes
Avec mes plus plates excuses pour cet odieux retard.
Les larmes se taisent et laissent place à un nouveau visage. Mais l’enseignante n’est pas dupe, elle sait que la tristesse n’est pas passée. Qu’elle est là, en dedans, cherchant un futur moyen de laisser les perles salées s’écouler. Joanne laisse la jeune fille dire ce qu’elle a envie de dire. Elle ne répond pas à la question sur la famille. Pour elle, ce n’est pas important, c’est un boulet chevillé à son corps. L’empêchant d’avancer. Responsable des stigmates qui jonchent sa vie. Alors, quand la jeune fille l’interroge sur Poudlard, la professeure y voit là le moyen de changer de sujet, alors elle se dévoile un peu plus.
« Je suis là depuis septembre. Pas forcément depuis plus longtemps que vous, mais j’y ai fait mes études et j’en garde de très bons souvenirs ». Et puis, finalement, elle ajoute : « La famille est importante si vous voulez qu’elle le soit. Parfois, elle ne doit pas l’être et vous devez vous créez votre propre famille ». Une pause, elle regarde autour d’elle et puis, elle ajoute : « Les liens du sang ne veulent pas tout dire vous savez. Vous pouvez très bien trouver quelqu’un qui vous comprenne, qui vous écoute, qui vous aime, en dehors de vos géniteurs ». Ce mot l’écorche. Elle qui est seule face à sa famille, seule dans la vie. Elle soupire longuement face aux conseils qu’elle prodigue mais qu’elle n’est pas capable de faire pour elle-même.
Les larmes se taisent et laissent place à un nouveau visage. Mais l’enseignante n’est pas dupe, elle sait que la tristesse n’est pas passée. Qu’elle est là, en dedans, cherchant un futur moyen de laisser les perles salées s’écouler. Joanne laisse la jeune fille dire ce qu’elle a envie de dire. Elle ne répond pas à la question sur la famille. Pour elle, ce n’est pas important, c’est un boulet chevillé à son corps. L’empêchant d’avancer. Responsable des stigmates qui jonchent sa vie. Alors, quand la jeune fille l’interroge sur Poudlard, la professeure y voit là le moyen de changer de sujet, alors elle se dévoile un peu plus.
« Je suis là depuis septembre. Pas forcément depuis plus longtemps que vous, mais j’y ai fait mes études et j’en garde de très bons souvenirs ». Et puis, finalement, elle ajoute : « La famille est importante si vous voulez qu’elle le soit. Parfois, elle ne doit pas l’être et vous devez vous créez votre propre famille ». Une pause, elle regarde autour d’elle et puis, elle ajoute : « Les liens du sang ne veulent pas tout dire vous savez. Vous pouvez très bien trouver quelqu’un qui vous comprenne, qui vous écoute, qui vous aime, en dehors de vos géniteurs ». Ce mot l’écorche. Elle qui est seule face à sa famille, seule dans la vie. Elle soupire longuement face aux conseils qu’elle prodigue mais qu’elle n’est pas capable de faire pour elle-même.
Close your eyes
Tu acquiesces à ses propos, ne la lâches pas des yeux et suit son regard à travers la pièce, détailles les grandes fenêtres aux carreaux givrés. *Il fait trop froid dehors. Je ne sortirais pas aujourd'hui, ni demain d'ailleurs.* Tu observes un instant les silhouettes mornes des arbres giflés par le vent, ces mêmes branches qui se secouent si fort qu'on les croirait prête à se briser au prochain souffle d'air. Ton regard revient à l'intérieur de la chaude pièce, parcourt les murs de pierre et les petites étagères de bois, avant de se porter sur la petite table devant toi. Combien d'élève depuis la création de Poudlard s'étaient assit à cette même chaise ? Combien avaient frôlé de leurs doigts les bords du bureau, avant de sortir un parchemin blanc et une plume ? Combien avaient écouté leur professeur de leurs yeux passionnés et combien s'étaient mis à rêvasser leur avenir ? Sans doute des centaines, voir des milliers de génération s'étaient succéder depuis toutes ces années. Il y en aurait des millions d'autres après toi, ou peut-être serais-tu la dernière.
Tu croises de nouveau son regard, cela doit faire quelques instants maintenant qu'elle a cessé de parler. *Et elle, d'ailleurs, elle a sans doute étudié dans cette salle, pendant ses années à Poudlard.*
- Et vous ? Vous l'avez trouvé, cette personne qui vous comprend ?
Tu croises les jambes sous ta chaise, t'enfonces un peu plus contre le dossier. En 11 ans de vie, et à force de côtoyer - même de loin - les autres, tu t'étais rendu compte qu'ils aimaient beaucoup faire de grandes phrases, celles avec de beaux mots. Ils aimaient donner des leçons de vie, mais jamais ils ne réussissaient à les appliquer sur eux-mêmes.
- Euh.. C'est quoi votre nom ?
Tu croises de nouveau son regard, cela doit faire quelques instants maintenant qu'elle a cessé de parler. *Et elle, d'ailleurs, elle a sans doute étudié dans cette salle, pendant ses années à Poudlard.*
- Et vous ? Vous l'avez trouvé, cette personne qui vous comprend ?
Tu croises les jambes sous ta chaise, t'enfonces un peu plus contre le dossier. En 11 ans de vie, et à force de côtoyer - même de loin - les autres, tu t'étais rendu compte qu'ils aimaient beaucoup faire de grandes phrases, celles avec de beaux mots. Ils aimaient donner des leçons de vie, mais jamais ils ne réussissaient à les appliquer sur eux-mêmes.
- Euh.. C'est quoi votre nom ?
Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.
Éloge à la Charogne.
Close your eyes
Avait-elle trouvé pareille personne ? Elle hocha la tête négativement. Même si elle l’avait trouvé, il était peu probable qu’elle en parle à une élève. Mais la réponse était cruelle de vérité. Devait-elle pour autant en dire toute la véracité à l’adolescente qui, elle, sans aucun doute, avait l’espoir d’un avenir plus heureux ? Non. Jamais de la vie. Il fallait entretenir la flamme de l’espoir, si mince fut cette flamme. « Je ne vais pas vous mentir. Trouver ce genre de personne est toujours difficile mais je ne désespère pas ». Ce n’était qu’à moitié vrai. Mais c’était ainsi.
« Mon nom ? » Joanne eut un sourire. Il fallait dire que ce n’était pas la professeure la plus connue du château – entendons-nous bien, cela lui convenait tout à fait. « Joanne Taylor, j’enseigne les runes dans cette école ». Et parfois, elle faisait de la psychologie enfantine à ses heures perdues. Ca non plus, elle ne le dirait pas. Enfin, elle le savait. Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire. Encore moins lorsqu’on se trouve face à une élève qui semble avoir un trop plein d’émotion pour en gérer une de plus. Après tout, il fallait du temps, de l’investissement et peut-être un peu de savoir-faire pour être au contact des enfants. Il fallait prendre le temps de comprendre des émotions qui avaient disparu pour ce qu’on appelle « les grands ».
« Mon nom ? » Joanne eut un sourire. Il fallait dire que ce n’était pas la professeure la plus connue du château – entendons-nous bien, cela lui convenait tout à fait. « Joanne Taylor, j’enseigne les runes dans cette école ». Et parfois, elle faisait de la psychologie enfantine à ses heures perdues. Ca non plus, elle ne le dirait pas. Enfin, elle le savait. Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire. Encore moins lorsqu’on se trouve face à une élève qui semble avoir un trop plein d’émotion pour en gérer une de plus. Après tout, il fallait du temps, de l’investissement et peut-être un peu de savoir-faire pour être au contact des enfants. Il fallait prendre le temps de comprendre des émotions qui avaient disparu pour ce qu’on appelle « les grands ».
Close your eyes
Tu lui adressais une petite moue, qui se voulait ressembler à un sourire de soutien. Au moins elle ne laissait pas tomber, dans cette quête vers un bonheur onirique qu'elle n'atteindrait peut-être jamais. Le bonheur, qu'est-ce que cette chose que tous recherchaient avec une envie aveugle ? On le disait propre à chacun, qu'il fallait se construire pour finir par tomber dessus, un beau jour. Comme la dernière pierre de l'édifice de la vie. C'était un tout, et en même temps, ce n'était rien. Rien qu'une illusion.
Dans tout les cas, cela devait faire très longtemps qu'elle la cherchait, cette personne. Elle finira par perdre patience. *Moi aussi j'veux une personne comme ça.* Peut-être l'as-tu déjà croisé, qu'elle n'est pas très loin, en ce moment même. Peut-être lui as-tu déjà parlé, vous vous connaissez sans doute très bien. *Ou peut-être qu'elle n'existe pas. Dans ce cas, je la créerais moi-même.*
- Contente d'avoir fait votre connaissance, Miss Taylor. Peut-être que je vous aurais comme professeure, si vous restez encore quelques années.
*C'est bien en troisième année, l'étude des runes ?* Cela te paraissait bien loin et en même temps si proche de maintenant. Le temps passerait vite, tu ne verrais pas les jours et les mois filer que tu rentreras déjà en septième année. Comment cela serait, d'ailleurs ? Comme Ambre, tu auras fini tes études, tu pourras partir de la maison, faire ce que bon te semble. Ce serait merveilleux, n'est-ce pas ?
Dans tout les cas, cela devait faire très longtemps qu'elle la cherchait, cette personne. Elle finira par perdre patience. *Moi aussi j'veux une personne comme ça.* Peut-être l'as-tu déjà croisé, qu'elle n'est pas très loin, en ce moment même. Peut-être lui as-tu déjà parlé, vous vous connaissez sans doute très bien. *Ou peut-être qu'elle n'existe pas. Dans ce cas, je la créerais moi-même.*
- Contente d'avoir fait votre connaissance, Miss Taylor. Peut-être que je vous aurais comme professeure, si vous restez encore quelques années.
*C'est bien en troisième année, l'étude des runes ?* Cela te paraissait bien loin et en même temps si proche de maintenant. Le temps passerait vite, tu ne verrais pas les jours et les mois filer que tu rentreras déjà en septième année. Comment cela serait, d'ailleurs ? Comme Ambre, tu auras fini tes études, tu pourras partir de la maison, faire ce que bon te semble. Ce serait merveilleux, n'est-ce pas ?
Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.
Éloge à la Charogne.
Close your eyes
La trentenaire laisse fleurir un doux sourire sur son visage. Un sourire sincère. La jeune fille laissait quelques mots à son attention et alors qu’elle l’appelait par son nom, l’enseignante se rendit compte qu’elle ignorait celui de l’étudiante. Devait-elle continuer en ce sens ou au contraire se montrer intéressée par la réponse ? Quoiqu’il en soit, cela ne changerait rien à leurs discussions en cours. « Moi aussi je suis contente d’avoir fait votre connaissance Miss … ? » l’interrogation n’est qu’à peine voilée. Mais alors qu’elle attend doucement la réponse à cette question qui n’en est pas vraiment une, Joanne s’intrigue de la suite du discours de la jeune fille.
Elle rit même un peu « Mais pourquoi ne serais-je plus là d’ici quelques années ? » Voilà qui devait intriguant ! Après tout, il est vrai que certains professeurs allaient et venaient mais, selon Joanne, c’était le lot de toute école ! Elle n’avait connu que Poudlard – sa famille ayant préféré un précepteur pour ses jeunes années – alors elle n’avait pas de référentiel autre que le collège dans lequel elle officiait. Mais tout de même, elle n’avait certainement pas envie de quitter les lieux de sitôt. Pouvait-elle envisager de coller à la glue perpétuelle son popotin sur la chaise pour éviter qu’elle ne parte ? Connaissant sa directrice, elle mettrait aussi la chaise dehors !
Elle rit même un peu « Mais pourquoi ne serais-je plus là d’ici quelques années ? » Voilà qui devait intriguant ! Après tout, il est vrai que certains professeurs allaient et venaient mais, selon Joanne, c’était le lot de toute école ! Elle n’avait connu que Poudlard – sa famille ayant préféré un précepteur pour ses jeunes années – alors elle n’avait pas de référentiel autre que le collège dans lequel elle officiait. Mais tout de même, elle n’avait certainement pas envie de quitter les lieux de sitôt. Pouvait-elle envisager de coller à la glue perpétuelle son popotin sur la chaise pour éviter qu’elle ne parte ? Connaissant sa directrice, elle mettrait aussi la chaise dehors !
Close your eyes
Ça a eu l'air de faire plaisir à l'adulte, tes quelques mots, en témoignait par son petit sourire brillant qui n'avait rien d'être forcé ou crispé. La professeure de Runes n'avait pas l'air si sombre et impressionnante qu'elle ne t'avait pas laissé paraître au premier abord. Certaines situations pouvaient changer complètement les gens, leur faisant révéler des parties d'eux-mêmes qu'ils n'auraient jamais eu le courage de dévoiler en temps réel. Ainsi, même les grandes personnes que tu croyais éblouissant de leur invulnérabilité souffraient d'un certain manque d'amour, comme les autres enfants de ton âge. Mais était-ce vraiment cela, ton manque à toi ? Était-il réellement cet amour dont jamais on ne t'avait appris la couleur ? Comment regretter quelque chose que l'on n'avait jamais connu auparavant ?
-... Swan.
Tu terminais sa phrase en suspend, le regard accroché par son sourire qui, une seconde plus tard, dévoila légèrement ses dents. Surprise par le rire de l'enseignante, tu levais les yeux vers les siens, se demandant un instant si ta question avait été si idiote que ça pour provoquer une telle réaction. Comme si cela était impensable qu'elle puisse quitter l'école, qu'il n'y avait pas d'autres options, d'autres chemins à prendre. Comme si sa vie se résumait à enseigner la matière des Runes dans cette vieille bâtisse jusqu'à temps qu'elle prenne sa retraite. Tu bafouillais, embarrassé par la remarque de l'adulte.
- J-Je sais pas. On sait jamais ce que nous réserve l'avenir, non ? Un jour, on brille du haut d'un trône, et le lendemain, on se fait poignarder par notre propre famille. Comme Jules César.
Navrée pour ce retard, Miss
-... Swan.
Tu terminais sa phrase en suspend, le regard accroché par son sourire qui, une seconde plus tard, dévoila légèrement ses dents. Surprise par le rire de l'enseignante, tu levais les yeux vers les siens, se demandant un instant si ta question avait été si idiote que ça pour provoquer une telle réaction. Comme si cela était impensable qu'elle puisse quitter l'école, qu'il n'y avait pas d'autres options, d'autres chemins à prendre. Comme si sa vie se résumait à enseigner la matière des Runes dans cette vieille bâtisse jusqu'à temps qu'elle prenne sa retraite. Tu bafouillais, embarrassé par la remarque de l'adulte.
- J-Je sais pas. On sait jamais ce que nous réserve l'avenir, non ? Un jour, on brille du haut d'un trône, et le lendemain, on se fait poignarder par notre propre famille. Comme Jules César.
Navrée pour ce retard, Miss
Go away chicken ! Alison M.
Éloge à la Charogne.
Éloge à la Charogne.
Close your eyes
Swan. Joanne pensa un instant que c’était un bien joli nom mais elle n’en fit aucun commentaire, se concentrant davantage sur les commentaires que la jeune fille a à faire sur sa précédente parole. Joanne sourit aimablement, sincère. Elle avait hâte de savoir ce que la jeune fille pensait intérieurement, le pourquoi elle avait dit cela. Elle écoutait, attentivement. Jusqu’à la fin où Ashley parlait de Jules César. Cette fois-ci, elle ne put retenir son fou-rire de sortir.
« Vous voyez vraiment une professeure de rune comme quelqu’un assis en haut d’un trône ? ». Oh, elle prenait les choses au premier degré. Bien entendu, la métaphore allait plus loin mais Joanne aimait bien dédramatiser les choses. Et puis, parler famille n’avait jamais réussi à la trentenaire. Il fallait bien faire différemment.
« Je ne suis pas certaine que quiconque ait envie de ma place mais, si quelqu’un est tenté, je la lui laisserais sans attendre de me faire poignarder, il faut parfois jouer de ruse Miss Swan ». Le sourire est franc, le regard sincère, l’enseignante se permet même un petit clin d’œil. Elle espère sincèrement avoir permis à la jeune fille d’aller un petit mieux, de penser à autre chose, un petit instant. « Vous allez un peu mieux ? ». Elle devait s’assurer que la jeune fille était en meilleure forme que lorsqu’elle l’avait trouvé sous le bureau. Après, elle pourrait la sortir de la salle et la renvoyer là où elle devait être. Mais chaque chose en son temps, bien entendu.
« Vous voyez vraiment une professeure de rune comme quelqu’un assis en haut d’un trône ? ». Oh, elle prenait les choses au premier degré. Bien entendu, la métaphore allait plus loin mais Joanne aimait bien dédramatiser les choses. Et puis, parler famille n’avait jamais réussi à la trentenaire. Il fallait bien faire différemment.
« Je ne suis pas certaine que quiconque ait envie de ma place mais, si quelqu’un est tenté, je la lui laisserais sans attendre de me faire poignarder, il faut parfois jouer de ruse Miss Swan ». Le sourire est franc, le regard sincère, l’enseignante se permet même un petit clin d’œil. Elle espère sincèrement avoir permis à la jeune fille d’aller un petit mieux, de penser à autre chose, un petit instant. « Vous allez un peu mieux ? ». Elle devait s’assurer que la jeune fille était en meilleure forme que lorsqu’elle l’avait trouvé sous le bureau. Après, elle pourrait la sortir de la salle et la renvoyer là où elle devait être. Mais chaque chose en son temps, bien entendu.