17 oct. 2020, 11:22
Souvenirs d'Afrique - Novembre 2044 Solo
La boule de poil sombre se glissa hâtivement dans l’entrebâillement de la porte suivie de près par son maitre.

« Amaury, vient ici ! »

Ignorant totalement l’injonction de Merlin, le chat s’en fut se tapir au fin fond du grenier. Poussant un soupir, le garçon entra à sa suite dans la pièce poussiéreuse.

Les vacances de la Toussaint étaient déjà bien entamées et, chose inhabituelle, elles se déroulaient chez Goliath, son grand-père maternel. Celui-ci habitait depuis peu un petit duplex à Londres dans un quartier populaire, loin des dorures auxquelles le jeune homme était habitué. Ici, seul le strict minimum meublait le lieu, ce qui ne l’empêchait pas d’être confortable et chaleureux.

« Non Amaury ! Pas là-bas ! »

Le chat venait de disparaitre sous un monticule de vieilles valises cabossées et de cartons écrasés. Découragé, Merlin soupira. Il retira son jersey bordeaux qu’il jeta dans un coin, remonta les manches de sa chemise et entreprit de déloger l’animal. Il commença donc à déplacer divers objets, une vieille lampe à huile, une roue de vélo voilée, plusieurs grands masques africains… Goliath avait beaucoup voyagé quand il était encore briseur de sort chez Gringotts, la banque des sorciers : Amérique latine, Asie, Nouvelle-Zélande et Afrique, même Groenland. Peu à peu les récits de ses aventures revinrent en mémoire au jeune garçon dont la curiosité s’éveilla peu à peu et les objets qui étaient jusque là des ramasse-poussières sans intérêt devenaient des trésors oubliés.

Déplaçant un lourd tapis persan, Merlin dévoila un coffre de bois vermeil où étaient sculptés paons, tigres et éléphants. L’objet était aussi magnifique que mystérieux et, n’y tenant plus, le blondinet déverrouilla le loquet métallique et souleva le couvercle avec une joie teintée d’excitation.

A l’intérieur, il trouva quelques parchemins indéchiffrables, de lourds volumes rédigés dans ce qu’il identifia comme de l’arabe ainsi que de nombreux carnets regorgeants de dessins et d’annotations.
Enroulé dans une fourrure fauve, il trouva un livre dont l’épaisse couverture de cuir était barrée d’un grand Z dont la surface d'os poli reflétait la lumière. Intrigué, Merlin l’ouvrit délicatement. Il s’agissait visiblement d’un journal sans doute féminin à en jugé par l’arrondit des caractères. Sur la première page, il déchiffra :

J’appartiens à Samba, lit moi à tes risques et périls


Samba, ce nom lui était familier. Samba… Un Z … Mais oui ! Il avait surement appartenu à sa grand-mère Zetha Samba ! Merlin se souvenait d’avoir entendu ses parents parler d’elle. Elle était décédée bien avant que le jeune garçon ne vienne au monde. D’après ce qu’il en savait, elle était née en Afrique et Goliath, son grand-père l’y avait rencontré lors d’une de ses missions. Il en était tombé amoureux, l’avait épousé et ils avaient eu deux enfants : sa mère Dune et sa tante Zeyliah.

Ravi de pouvoir enfin en apprendre plus sur celle dont on ne parlait presque jamais, Merlin parcourut avidement les pages jaunies du carnet.

Merlin Selket, Première Année, Serpentard

3 nov. 2020, 07:02
Souvenirs d'Afrique - Novembre 2044 Solo
1999 – Adieu Montagnes de la Lune


Ça y est ! Je viens de finir de préparer mes bagages. Et dire que j’ai l’impression d’être arrivé hier… Sept ans ça passe vite mine de rien. La bibliothèque nichée au creux du vieil arbre, les courses aux sommets des falaises, les heures passées à imaginer que nous chevauchions les nuages perchés sur le sommet du monde… Tout ça me manquera…

Et dire que tout à commencé par un songe. Je n’avais alors que onze ans :

Un rugissement menaçant retendit juste derrière moi. Terrifiée, je pris mes jambes à mon cou et me mis à courir le plus vite possible. Mais plus j’avançais et plus la nuit devenait sombre. Les étoiles avaient été englouti par l’obscurité et l’espace d’un instant je fus comme aveugle. Quand la lumière de la lune me révéla enfin où j’étais, je me retrouvai encerclée par une nuée de serpent qui sifflaient et claquaient des mâchoires dans ma direction. Alors que je croyais ma dernière heure venue, un rayon flamboyant perça la nuit et je vis un immense calao fondre sur les reptiles qui bâtirent en retraite. L’oiseau se posa alors près de moi et me dit :

« Seule la connaissance peut te sauver des dangers de ce monde.
Retrouve-moi aux Montagnes de la Lune et apprends. »

Je me souviens mettre alors réveillée et avoir trouvé dans la paume de ma main une pierre gravée, signe que j’avais été admise à Uagadou, l’école de magie.

Mais bon, tout cela est derrière moi à présent. Il est temps pour moi de quitter le couvert des arbres pour les herbes grasses des plaines, temps de retourner à Lukana, de revoir Père pour qu’il m’apprenne à son tour à maitriser sa magie et alors je deviendrais marabout à mon tour.


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Merlin Selket, Première Année, Serpentard

4 nov. 2020, 06:56
Souvenirs d'Afrique - Novembre 2044 Solo
2001 – Vol parmi les aigles


Hier soir, Père s’en est allé.

Il a lutté contre le démon de la nuit et a vaincu mais il était temps pour lui de rejoindre les ancêtres… et pour moi de prendre sa place. Son esprit est libre désormais. Il a rejoint le vol des aigles dans les hauteurs et moi ma place de marabout. Un honneur pour un femme de mon âge, l’un des seuls postes permettant de rejoindre le conseil des chefs des tribus… Et pourtant cela me laisse un goût amer.

Père comment faire sans toi. Toi qui me guidais dans ma mission, toi qui étais si sage, toi qui avais toujours la solution à tout, toi qui étais tant aimé. Sans tes mots, comment faire face à leurs peurs, apaiser leurs regrets et soulager leur conscience ? Comment guider notre peuple alors que je n’avançais que par tes yeux, moi l’aveugle apprentie ? Toi qui avais la force du lion et la sagesse de l’éléphant comment puis-je te remplacer ?

Tu m’as dit un jour que peu importe la quantité de connaissances que tu m’apporterais, quand le temps sera venu, je ne serais pas prête. Tu as dit aussi que lorsque le moment sera venu, le courage et la volonté cachés en moi illumineront la voie et me guideront dans mon devoir. Enfin, tu as dit qu’en moi tu avais la plus grande confiance et que le jour où les aigles viendront te chercher, tu pourrais les suivre en toute quiétude.

Père, toute ma vie tu m’a guidé, moi et les membres du village, maintenant c’est mon tour. Je te rendrais fier Père, digne de ce que tu m’as donné afin que tu ne rougisses pas devant tes ancêtres. Je te promets Père. Je te rendrais fière.

Merlin Selket, Première Année, Serpentard

5 nov. 2020, 06:59
Souvenirs d'Afrique - Novembre 2044 Solo
2001 – Voyage au Mort-Monde


Cette année fut riche en rebondissements. Père qui nous quitte alors que les cigognes blanches repartent vers le nord, me laissant par la même la charge de marabout ; la disparition de Nabil, un garçon de sept ans à peine dont on retrouvera les traces près de l’étang des crocodiles et puis l’étrange maladie qui affectera plus de la moitié du village et dont la cause était en réalité l’eau du puit empoissonnée par une carcasse de chèvre qui s’était noyée en y tombant. L’en sortir n’a pas été une partie de plaisir…

Et puis, il y a eu Malik. Un jeune garçon que j’ai retrouvé errant dans les sables chauds à la limite du Mort-Monde, cette étendue désertique sur laquelle règnent chacals et scorpions. Je m’y étais rendu pour récolter des baies d’argousiers blancs quand je l’ai aperçu, petite silhouette sans vie allongée sur le sol brulant. L’enfant respirait à peine et je l’emmenai en toute hâte auprès du guérisseur du village le plus proche. Malheureusement, les remèdes de celui-ci ne fonctionnaient pas.

Va à l’ouest, au Mort-Monde. Par-delà les dunes vit une veille femme. Elle seule peut aider l’enfant, m’avais-t-il dit.

Fouler le royaume des défunts n’était jamais une bonne idée mais je n’eu pas le choix et je menai le garçon au cœur des sables chauds. Je marchai pendant deux lunes portant l’enfant, nous abritant des rayons du soleil la journée, progressant la nuit et alors que je nous cru perdu, c’est la vieille femme qui nous trouva.

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Elle portait le nom d’Azami. C’était une femme qui ne semblait avoir aucun âge, elle était voutée comme une ainée mais était aussi véloce qu’un chat. Elle nous accueilli dans son antre et entreprit immédiatement de soigner l’enfant. Selon elle, les marques sur son corps révélaient une confrontation avec un nundu, un démon léopard, fléau de l’Afrique qui terrorisait les villages une fois la nuit tombée, détruisant des familles entières. Je me souvins alors d’une rumeur narrant les attaques d’une créature dans les villages de la vallée, on avait retrouvé des marres de sang mais aucun corps des victimes.

La vieille femme enveloppa les plaies du garçon dans de grandes feuilles enduite d’un mélange d’herbes nauséabonds mais qui sembla l’apaiser instantanément. Laissant l’enfant se reposer, Azami m’offrit de quoi me restaurer et nous parlâmes jusqu’au petit matin.

Aux premières lueurs du jour, l’état de l’enfant s’était encore détérioré : si ses plaies s’étaient atténuées, sa peau était devenue brulante et des marbrures avaient envahi la partie droite de son visage. La vieille femme paraissait inquiète et elle souleva doucement la paupière inerte du garçon révélant un œil pâle et vitreux.

L’haleine du nundu… C’est ça qui le ronge.

Si le nundu était redouté pour ses griffes acérées, il l’était tout autant pour son souffle empoisonné. Pauvre enfant. Plus les heures passaient et plus son état semblait se détérioré, le soupçon de vie qui l’abritait vacillant dangereusement. J’avais beau avoir été de nombreuse fois le témoin de la mort, je n’acceptais pas de voir cet être si frêle, si innocent si proche de celle-ci.

N’y a-t-il rien à faire ?

Azami disparut alors, réapparaissant quelques instants plus tard, munie d’une besace d’herbes colorés que je ne reconnu pas. Elle m’invita à m’assoir près du feu avant de déposer dans mes bras, le garçon.

Tu dois affronter l’esprit du nundu si tu veux qu’il vive.

Elle jeta alors les herbes dans le feu et une épaisse fumée s’éleva, m’entourant. Les vapeurs bleutées dansaient devant mes yeux et bientôt la tête me tourna.

Prépare-toi à combattre, fille de l’aigle.

J’entendais la voix de la vieille femme étouffée comme à travers une pluie drue, ma vision se troubla et je sombrai dans le néant.

Je ne me souviens que peu de ce qui suivit. Je ne me rappelle que de la silhouette monstrueuse et menaçante d’un félin. Je me souviens de la peur et de l’odeur de la mort.

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Je me souviens que, alors que tout allait être envahit, un aigle est apparu, transperçant les ombres de sa lueur. Il creva les yeux de la créature, la forçant à fuir.

Je me suis réveilla ensuite auprès du feu éteint. Allongée sur le sol, je me redressai doucement. Ma tête me lançait et tout mon corps était douloureux comme si un éruptif n’était passé dessus. C’est alors que je le vis. Le garçon était assis sur la paillasse, m’observant avec curiosité. S’il était amaigri, il n’avait plus l’air souffrant. Les marbrures avaient disparu mais son œil droit avait pris la couleur bleu pâle du ciel de l’aube. Autour de nous, je ne trouvai aucune trace de la vieille femme. C’était comme si le caveau avait toujours été désert…

Hébétée, je mis un instant avant de me tourner vers l’enfant qui demeurait muet. Doucement, de peur de l’effrayer, je m’approchai. C’est alors qu’il me sauta au cou.

L’aigle ! C’est toi qui as appelé l’aigle !

Souriant devant tant d’enthousiasme, nous reprîmes la direction de Lunaka. Sur le trajet, j’appris que le garçon répondait au nom de Malik.

Merlin Selket, Première Année, Serpentard

18 nov. 2020, 18:46
Souvenirs d'Afrique - Novembre 2044 Solo
2003 – L'anglais


Il est revenu, l’homme blanc avec sa barbe noire et ses yeux couleur rouille, pour que je l’aide à désensorceler un coffret à ce qu’il a dit. Je ne l’ai pas cru bien sûr. N’importe quel sorcier un brin versé en sortilège aurait pu accomplir ce travail et à ce que je sais des sorciers anglais, ils sont loin d’être incapables, surtout ceux employés par leur Gringoots… Grignotts… Enfin leur banque anglaise.

J’ai pu croiser plusieurs de leurs employés. Ce sont de petites créatures étranges avec un fichu caractère mais un intellect vif. Des « gobelins », à ce qu’on m’a dit. J’aimerai pouvoir davantage converser avec l’un d’eux mais ils ne daignent parler avec les humains que lorsque cela est nécessaire et s’expriment entre eux dans un langage inconnu, grinçant comme la corne d’un éruptif se frottant à un roc.

Enfin bref, en ce qui concerne le coffret, il a la taille d’un chat, est rectangulaire et est recouvert d’anciennes écritures effacées par endroits, sans doute de l’hébreux, le tout scellé et protégé par une קללה, une malédiction. Enfin malédiction est un bien grand mot, disons plutôt un sortilège de protection qui empêche quiconque autre que son propriétaire d’ouvrir le coffre. Mais bon, son nom figurant le plus souvent sur le bois, il suffit de le prononcer distinctement pour que la serrure ne cède.

Alors pourquoi l’anglais est-il venu ? Me prend-il pour une idiote ?

Il est déjà venu il y a trois lunes et encore deux avant cela. Pas que je m’en plaigne, j’ai appris à parler sa langue quand j’étais enfant et je dois avouer qu’il est plaisant de converser avec lui, mais il m’intrigue. Est-ce de cette façon que les hommes font la cour en Angleterre ? Ici les choses sont plus… directes.

Mais cela me plait. Quand il est là, je sens mon cœur s’emballer et mon sang bouillir dans mes veines. Mes pensées s’entremêlent et mon esprit est comme vidé. J’ai peur de cet implacable sentiment qui m’envahit et pourtant il me grise, me rendant malheureuse lorsqu’il s’évapore. Serait-ce cela que Père appelait Amour ? L’étrange poison qui ensorcelle hommes et femmes, les réduisant en esclaves passionnées ? Si c’est cela alors je dois y prendre garde. Mais serais-je jamais assez forte pour ne pas me laisser happer par ce tourbillon de sensations ? Rien n’est moins sûre. En attendant, l’homme, enfin Goliath, est là et je dois m’occuper de lui.

Goliath… Quel nom saugrenu tout de même !

Merlin Selket, Première Année, Serpentard

23 nov. 2020, 17:17
Souvenirs d'Afrique - Novembre 2044 Solo
Absorbé dans sa lecture, Merlin sursauta lorsqu’il entendit un raclement de gorge familier. Goliath, se tenait dans l’embrasure de la porte, les mains sur les hanches, un air faussement énervé sur le visage.

« Je peux savoir pourquoi tu fouille dans mes affaires ? »

Le garçon ne nia pas. Inutile, il était assis en tailleur, Amaury, son chat noir, roulé en boule sur les genoux, au milieu de tous ses souvenirs, le journal de sa grand-mère entre les mains.

Poussant un soupir, l’homme approcha de l’enfant et s’installa auprès de lui, faisant fuir le félin au passage.

« Alors qu’à tu trouvé dans tout ce bazar ? »

Merlin lui tendit le carnet avec une appréhension teinté d’une avide curiosité.

« Ah ! Le journal de ta grand-mère. J’avais oublié qu’il était là… »

« Qu’est-ce qui s’est passé quand tu as apporté le coffret à Grand-Mère ? Elle t’a aidé ? »

« Oh et bien oui mais pas avant de m’avoir flanqué une rouste ! Ta grand-mère avait un sacré caractère tu sais et elle était très belle, regarde. »

Il avait ouvert le carnet sur une ancienne photo en noir et blanc sur laquelle on voyait une femme posée. Elle avait de grands yeux noirs et une chevelure sombre ondulée. Son dos nu laissait deviner la carnation dorée de sa peau.

« Et tu es tombé amoureux tout de suite ? »

Riant à la question naïve de l’enfant, Goliath répondit :

« Ta grand-mère avait le don de séduire n’importe quel homme d’un seul battement de cil. Elle était d’une beauté à couper le souffle. Alors oui je suis tombé amoureux. Pourquoi elle m’a choisi moi, ne me demande pas, je n’en sais rien. Je sais juste qu’elle m’a offert les plus belles années de ma vie et deux magnifiques petites filles. »

Quelques instants passèrent alors que Merlin contemplait son grand-père en silence. L’éclat doré de ses iris s’était fait plus vif, plus brillant et son visage avait parut s’illuminer. Sentant le regard azur du plus jeune, il finit par s’arracher à ses souvenirs et lui adressa un sourire tendre.

« Alors qu’à tu appris sur Zetha sinon ? »

Merlin lui fit alors le résumé de sa lecture : des études à Ouagadou à la rencontre avec Goliath en passant par celle de Malik…

« Ah oui Malik. Tu as sans doute pas mal de questions à son sujet mais je ne peux malheureusement pas te répondre. Je sais juste que quand Zetha lui a proposé de prendre sa place au village, il a refusé. Ils se sont un peu brouillés après ça. Finalement il est lui aussi venu à Londres et à même travaillé pour le Ministère un moment mais je ne peux pas t’en dire plus. »

Fronçant les sourcils, Merlin sembla réfléchir un moment avant de poser une nouvelle question :

« Mais pourquoi tu dis « lui aussi » ? Vous étiez déjà à Londres à ce moment-là ? »

Cette fois-ci, ce fut un voile de tristesse qui passa dans les yeux de l’homme.

« Oui, j’avais promis à Zetha d’emmener les filles à Londres après… Enfin, quand elle ne serait plus là. »

« Pourquoi ? Elle était malade ? »

« Non, elle ne l’était pas, du moins pas au sens où tu l’entends. Un peu avant son trente neuvième anniversaire, ta grand-mère a commencé à perdre la vue. On est allé voir tout un tas de guérisseur mais pas un n’a pu nous aider alors, elle a demandé à retourner voir la vieille sorcière qui avait sauvé Malik. En désespoir de cause, c’est que nous avons fait et c’est là qu’elle apprit que ce n’était une vraie maladie mais plutôt une sorte d’effet secondaire. Pour on ne sais quelle raison, Zetha avait développé le don de prédire ce qui allait arriver. Au début ce n’était pas grand-chose et puis c’est devenu de plus en plus précis. A contrario, plus le temps passait et moins elle voyait. Au final, une nuit elle m’a prise dans ses bras et… »

La voix de l’homme semblait s’être étouffée dans sa gorge et il dû se ressaisir avant de continuer :

« Elle m’a annoncé qu’elle avait vu sa mort. C’est pour ça qu’elle m’avait fait promettre d’emmener ta mère et ta tante en Angleterre, elle savait qu’elle n’en avait plus pour longtemps et… et bien quand c’est arrivé, nous sommes partis. »

« Comment elle est morte Grand-Père ? »

Les poings serrés, celui-ci expliqua ému :

« Elle s’est faite mordre par un serpent. Un mamba alors qu’elle se promenait dans le jardin. Quand je l’ai trouvé, il n’y avait plus rien à faire… »

Souriant tristement, l’homme senti son cœur se serré. Constatant, l’émoi de celui-ci, Merlin l’enlaça, appuyant sa tête contre le torse de l’ancien.

« Tu sais Grand-Père, si Grand-Mère était aussi forte que tu l’as dit, alors je suis sûre qu’elle a réussit à rejoindre les étoiles. »

Serrant l’enfant contre lui, Goliath soupira :

« J’en suis certain mon grand. J’en suis certain… »

Merlin Selket, Première Année, Serpentard