Les voix du silence
« Ma seule liberté est de rêver, alors je rêve de liberté. »
Oscar Wilde
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Oscar Wilde
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Comment expliquer clairement qui était cette Elle ? L'explication ne serait pas rationnelle, elle était assez surréaliste. Mais la Rouge était sûre que tout ce qui se passait dans sa tête était réelle, alors tant qu'elle le pensait, rien d'autre ne comptait. L'Autre avait posé la question, elle aurait sa réponse, qu'elle soit claire ou non.
Je peux pas inventer la douleur.
Et puis, beaucoup de personnes la prenaient déjà pour une folle, alors une de plus ou bien une de moins, cela ne changeait pas grand chose pour elle. Anna ne cherchait plus à se faire apprécier par tout le monde, elle s'en fichait de ce qu'ils pouvaient tous penser.
- Elle, c'est une voix dans ma tête. Je l'ai pas inventée hein, c'est à cause d'Elle que tout a changé.
La simple et unique vérité.
*C'est dans ta tête, c'est pas réelle.*
C'est pas vrai, t'existes vraiment et j'le sais.
L'eau atteignait à présent la taille de la Rouge, et il devenait de plus en plus difficile pour elle de s'enfoncer dans le lac sans être prise de frissons. Mais c'était agréable, cette sensation changeait de tout ce qu'elle avait l'habitude de ressentir.
De la fraîcheur, du renouveau.
Lorsque l'Autre reprit la parole, les propos prononcés lui donnèrent un élan soudain de courage.
On en a rien à foutre du monde.
Elle n'en avait rien à faire, elle vivait pour elle. Rien à faire de leur avis, rien à faire de leur bruit.
Elle fixa sa camarade dans les yeux pour essayer de trouver un peu de confiance dans son regard, pour l'ajouter au courage qu'elle venait d'acquérir. Un sourire s'afficha sur son visage, en réponse à celui de l'Autre.
- T'as raison, on en a rien à foutre du monde.
Et elle s'immergea. D'un seul coup.
Elle avait pris une grande inspiration et avait plongé entièrement son corps ainsi que sa tête dans l'eau glaciale. La Rouge avait réalisé un petit bond vers l'avant, pour avoir assez de place pour réaliser un grand mouvement de brasse dans cette eau noire.
Le silence sous l'eau était si agréable qu'il lui donnait envie d'y rester, sans jamais remonter.
*Tu devrais y rester.*
Mais l'Autre à côté d'elle ne la laissera sûrement pas faire, alors autant remonter d'elle-même. Et puis rester sous l'eau pouvait être un signe de faiblesse, pas question d'encore en dévoiler un peu plus sur ce qui se passait dans son intérieur.
Non.
Lorsqu'elle remonta, elle inspira bruyamment sans rouvrir ses yeux.
Elle se plaça sur le dos, et étendit ses bras ainsi que ses jambes de manière à former une étoile. Elle ouvra ses deux yeux doucement pour planter son regard dans le bleu azur du ciel.
Ça fait du bien.
Elle reposa ses pieds à terre quelques instants, pour regarder sa camarade.
- Tu devrais essayer, ça détend.
Puis elle retourna dans sa position d'étoile de mer, le regard plongé dans le ciel et ses petits nuages blancs. La sensation ressentit était si agréable, qu'elle aurait aimé passer le restant de ses jours dans cette position, malgré la fraîcheur de l'eau.
Une sensation de liberté, comme dans un rêve.
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Les voix du silence
Je guettais attentivement tout les mouvement de la fille Ses paroles me plongèrent dans une réflexion intense, puis je déclarai le ton hésitant.
-J'me doute que tu l'as pas inventé. T'façon on invente jamais rien.
Triste réalité. Il y a de cela des siècles, les gens pouvaient se proclamer inventeur et dès qu'une idée leur tombait sur la tête ils proclamaient sans grand encombre qu'eux l'avaient eu en premier. Aujourd'hui c'est plus possible. Les gens ruminent constamment des idées déjà vu, les retourne, y ajoutent un autre concept qui est à ce moment là à a mode ou-je-ne-sais-quoi d'autre pour avoir l'air intelligent. Mais le fait est que tout existe déjà, c'est juste qu'on arrive pas à le comprendre.
J'observai Anna, s'immerger dan l'eau.
Les secondes passèrent sans que je puisse détacher les yeux du corps d'Anna sous la surface. Aucune idée de ce que je devais faire, et j'eus un soudain vide dans la tête, comme si mes pensées venait de plonger dans le lac avec elle. Après réflexion, cela était parfaitement logique car si je m'étais retrouvée là, c'était à cause de cette silhouette triste et fanée que j'avais aperçu sur les rives du lac. Cette même silhouette qui était actuellement plongée sou la surface noire.
Quand elle remonta à la surface, j'écoutais ses paroles et au bout d'un moment acquiesçai lentement. L'idée, de ne pas respirer et de ne pas voir ce qui se passe autour de moi ne serai-ce pour quelques secondes ne m'enchantai pas tellement, mais je comprenais que si je refusais Anna pouvait mal le prendre et mes efforts seraient réduit à néant. Dilemme cornélien.
Ainsi, l'envie du progrès l'emporta et je finis par inspirer grandement pour me plonger dans le lac.
Les secondes sous l'eau s'écoulaient lentement. Autour de moi tout était trouble, je n'arrivais qu'à apercevoir les silhouettes fines des jambes de ma voisine. Des bulles sortaient de ma bouche, pour témoigner de ma respiration lente et forte.
Le temps passait et je ne ressentais rien de spécial, je n'étais pas plus détendue et mes poumons se ressaieraient sous le manque d'oxygène, me faisant remarquer que de toute manière je devrais remonter à la surface bientôt.
-Bof, j'ai ressentis rien de spécial. J'attendis quelques secondes avant de continuer ça fait un peu froid aux oreilles quoi.
Simple, efficace et véritable.
-Ça fait combien de temps qu'elle t'embête? demandais-je curieusement tout en jetant un regard en biais à côté de moi.
Je me baissais et à tâtons cherchais une pierre plate sous l'eau. À force de sonder le sol j'en attrapais une qui correspondais à mes attentes et la sortis de l'eau en y jetant un regard. Il avait une algue dessus que je relâchais dans le lac en espérant qu'elle y vivrai encore quelques jours heureux et la pierre bien placée dans la main lançais espérant faire au moins un rebond sur l'eau.
Mission échouée.
Bon bah... c'est déjà plus en avance que la dernière fois quoi. Ah et aussi, après relecture je trouve mon post pas très fluide, si ça te dérange n'hésites pas.
-J'me doute que tu l'as pas inventé. T'façon on invente jamais rien.
Triste réalité. Il y a de cela des siècles, les gens pouvaient se proclamer inventeur et dès qu'une idée leur tombait sur la tête ils proclamaient sans grand encombre qu'eux l'avaient eu en premier. Aujourd'hui c'est plus possible. Les gens ruminent constamment des idées déjà vu, les retourne, y ajoutent un autre concept qui est à ce moment là à a mode ou-je-ne-sais-quoi d'autre pour avoir l'air intelligent. Mais le fait est que tout existe déjà, c'est juste qu'on arrive pas à le comprendre.
J'observai Anna, s'immerger dan l'eau.
Les secondes passèrent sans que je puisse détacher les yeux du corps d'Anna sous la surface. Aucune idée de ce que je devais faire, et j'eus un soudain vide dans la tête, comme si mes pensées venait de plonger dans le lac avec elle. Après réflexion, cela était parfaitement logique car si je m'étais retrouvée là, c'était à cause de cette silhouette triste et fanée que j'avais aperçu sur les rives du lac. Cette même silhouette qui était actuellement plongée sou la surface noire.
Quand elle remonta à la surface, j'écoutais ses paroles et au bout d'un moment acquiesçai lentement. L'idée, de ne pas respirer et de ne pas voir ce qui se passe autour de moi ne serai-ce pour quelques secondes ne m'enchantai pas tellement, mais je comprenais que si je refusais Anna pouvait mal le prendre et mes efforts seraient réduit à néant. Dilemme cornélien.
Ainsi, l'envie du progrès l'emporta et je finis par inspirer grandement pour me plonger dans le lac.
Les secondes sous l'eau s'écoulaient lentement. Autour de moi tout était trouble, je n'arrivais qu'à apercevoir les silhouettes fines des jambes de ma voisine. Des bulles sortaient de ma bouche, pour témoigner de ma respiration lente et forte.
Le temps passait et je ne ressentais rien de spécial, je n'étais pas plus détendue et mes poumons se ressaieraient sous le manque d'oxygène, me faisant remarquer que de toute manière je devrais remonter à la surface bientôt.
-Bof, j'ai ressentis rien de spécial. J'attendis quelques secondes avant de continuer ça fait un peu froid aux oreilles quoi.
Simple, efficace et véritable.
-Ça fait combien de temps qu'elle t'embête? demandais-je curieusement tout en jetant un regard en biais à côté de moi.
Je me baissais et à tâtons cherchais une pierre plate sous l'eau. À force de sonder le sol j'en attrapais une qui correspondais à mes attentes et la sortis de l'eau en y jetant un regard. Il avait une algue dessus que je relâchais dans le lac en espérant qu'elle y vivrai encore quelques jours heureux et la pierre bien placée dans la main lançais espérant faire au moins un rebond sur l'eau.
Mission échouée.
Bon bah... c'est déjà plus en avance que la dernière fois quoi. Ah et aussi, après relecture je trouve mon post pas très fluide, si ça te dérange n'hésites pas.
Flash McQueen, Flash McWin - Flashy
Les voix du silence
Lorsqu'Anna lui proposa de plonger la tête sous l'eau, pour lui faire découvrir la merveilleuse sensation que cela lui procurait, elle sentit une hésitation sur le visage de la jeune fille. Malgré cela, elle le fit quand même sans protester. La Rouge se demanda pourquoi, si l'hésitation avait traversé son visage, l'avait-elle quand même fait. Peut-être pour lui faire plaisir, même si elles se connaissaient depuis peu.
Elle entendit seulement le bruit de l'eau lorsque le corps entier de l'Autre passa sous l'eau. Elle avait toujours les yeux rivés sur le ciel bleu, en étoile de mer sur la surface du lac, et attendait impatiemment ce qu'allait lui dire sa camarade sur la sensation que l'eau lui aurait procuré.
En attendant, elle profitait. Elle ne regrettait pas d'avoir suivi Phoebe dans le lac, elle en était même heureuse car sans cela, elle n'aurait jamais pu connaître ce sentiment de liberté qu'elle ressentait dans l'eau, à la vue du ciel. Et puis, elle se sentait bien mieux qu'à son arrivée. Elle n'était plus vraiment seule, du moins pour le moment, et elle se sentait bien.
Le clapotis de l'eau, annonçant le retour à la surface de sa camarade, la sortit de ses pensées. Elle se releva pour lui faire face, de peur de paraître impolie lorsque Phoebe lui parlerait.
Elle n'a rien ressenti de spécial.
*Normal, elle est pas comme toi.*
La Rouge en conclut que chacun avait des sensations différentes, en fonction de leurs expériences, ou de leur vécu. Peut importait, cette différence n'allait pas l'empêcher de continuer sur la bonne voie avec l'Autre.
Sauf évidemment, si elle continuait d'être aussi curieuse à propos de La Voix. Anna n'aimait pas trop en parler, c'était assez récent, mais elle avait peur qu'on la prenne pour une folle à entendre des voix. Et puis, tout était si étrange, elle-même ne comprenait pas ce qui lui arrivait, ni pourquoi. Phoebe ne semblait déjà pas penser que La Voix était une invention de son imagination, ce qui était un bon début.
Peut-être que ça me ferait du bien de me livrer...
Sans même écouter ce qu'Elle pouvait bien en penser, elle prit une grande inspiration et se décida à raconter quelques bribes de son ressenti. Après tout, la curiosité de l'Autre n'allait sûrement pas s'arrêter là et elle risquait de poser d'autres questions, alors autant tout déballer d'un coup.
- Elle est là depuis un peu moins d'un mois, mais j'ai pourtant l'impression que ça fait si longtemps qu'Elle m'habite.
Petit à petit.
- Elle me parle souvent, Elle commente mes faits et gestes, mais jamais très positivement. Le pire, c'est que je sais même pas pourquoi elle est là...
Pas à Pas.
La Rouge ne voulait pas tout dévoiler d'un coup. Elle se tut suite à ses paroles, en attendant la réaction de Phoebe. Elle semblait être à l'écoute jusqu'à maintenant, alors elle espérait qu'elle continuerait à l'être même face à de tels propos.
Elle expira un grand coup, comme soulagée d'en avoir parlé. La jeune fille se concentra alors sur la pierre que sa camarade venait de lancer dans l'eau. Le ricochet n'était pas vraiment une réussite. Elle se pencha en avant pour attraper à son tour une pierre plate. Elle essaya au mieux de la lancer de façon à ce qu'elle effectue quelques rebonds, mais la pierre tomba dans l'eau dans un gros bruit.
J'crois que les ricochets c'est pas notre fort.
Elle entendit seulement le bruit de l'eau lorsque le corps entier de l'Autre passa sous l'eau. Elle avait toujours les yeux rivés sur le ciel bleu, en étoile de mer sur la surface du lac, et attendait impatiemment ce qu'allait lui dire sa camarade sur la sensation que l'eau lui aurait procuré.
En attendant, elle profitait. Elle ne regrettait pas d'avoir suivi Phoebe dans le lac, elle en était même heureuse car sans cela, elle n'aurait jamais pu connaître ce sentiment de liberté qu'elle ressentait dans l'eau, à la vue du ciel. Et puis, elle se sentait bien mieux qu'à son arrivée. Elle n'était plus vraiment seule, du moins pour le moment, et elle se sentait bien.
Le clapotis de l'eau, annonçant le retour à la surface de sa camarade, la sortit de ses pensées. Elle se releva pour lui faire face, de peur de paraître impolie lorsque Phoebe lui parlerait.
Elle n'a rien ressenti de spécial.
*Normal, elle est pas comme toi.*
La Rouge en conclut que chacun avait des sensations différentes, en fonction de leurs expériences, ou de leur vécu. Peut importait, cette différence n'allait pas l'empêcher de continuer sur la bonne voie avec l'Autre.
Sauf évidemment, si elle continuait d'être aussi curieuse à propos de La Voix. Anna n'aimait pas trop en parler, c'était assez récent, mais elle avait peur qu'on la prenne pour une folle à entendre des voix. Et puis, tout était si étrange, elle-même ne comprenait pas ce qui lui arrivait, ni pourquoi. Phoebe ne semblait déjà pas penser que La Voix était une invention de son imagination, ce qui était un bon début.
Peut-être que ça me ferait du bien de me livrer...
Sans même écouter ce qu'Elle pouvait bien en penser, elle prit une grande inspiration et se décida à raconter quelques bribes de son ressenti. Après tout, la curiosité de l'Autre n'allait sûrement pas s'arrêter là et elle risquait de poser d'autres questions, alors autant tout déballer d'un coup.
- Elle est là depuis un peu moins d'un mois, mais j'ai pourtant l'impression que ça fait si longtemps qu'Elle m'habite.
Petit à petit.
- Elle me parle souvent, Elle commente mes faits et gestes, mais jamais très positivement. Le pire, c'est que je sais même pas pourquoi elle est là...
Pas à Pas.
La Rouge ne voulait pas tout dévoiler d'un coup. Elle se tut suite à ses paroles, en attendant la réaction de Phoebe. Elle semblait être à l'écoute jusqu'à maintenant, alors elle espérait qu'elle continuerait à l'être même face à de tels propos.
Elle expira un grand coup, comme soulagée d'en avoir parlé. La jeune fille se concentra alors sur la pierre que sa camarade venait de lancer dans l'eau. Le ricochet n'était pas vraiment une réussite. Elle se pencha en avant pour attraper à son tour une pierre plate. Elle essaya au mieux de la lancer de façon à ce qu'elle effectue quelques rebonds, mais la pierre tomba dans l'eau dans un gros bruit.
J'crois que les ricochets c'est pas notre fort.
Navrée du retard Plume.
L'histoire avance bien, j'ai hâte de voir où tout cela va nous mener...
L'histoire avance bien, j'ai hâte de voir où tout cela va nous mener...
Dans l'équipe des FlashArdentes
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Les voix du silence
Écoutant tant bien que mal ce que me disait Anna, pas par ennuyement, mais plutôt par la complexité des paroles. Les mots, ne l'étaient pas en soit mais c'était le sens du tout. Jusqu'à là -et ça se devait de continuer- ma vie s'était résumée à un long fleuve tranquille et aucune présence, aussi bien extérieure que intérieure, ne s'était permise de le troubler. Anna... était l'inverse. Enfin disons que cette voix ne faisait pas d'elle l'enfant à la vie paisible que j'étais.
Les réflexions, n'étant pas mon fort, je m'arrêtais là. Les vaguelettes claquaient légèrement sur le rivage mais mis à part cela, tout était paisible dans le parc. Ce silence parfait était brisé de temps à autres par la discussion de deux petites filles. Deux petites filles plongées dans un monde nouveau, qui sous les premiers abords est on ne peu plus effrayant.
Si pour moi le temps que je pris pour répondre sembla cour, la réalité en fut bien plus longue. Enfin, plus longue ça dépend aussi pour quoi, j'imagine qu'à l'échelle de temps du calamar géant -ou même de la directrice qui n'était pas des plus jeunes, c'était encore plus rapide que pour moi.
-Hum. Et il s'est passé quoi le jour où elle est apparu? Fin t'as réagi comment?
Et depuis? Je ne posais pas cette dernière question, sans réellement savoir pourquoi, peut-être par pudeur envers Anna. Je parvenais petit à petit à rompre cette carapace qu'elle s'était créée à travers la solitude donc inutile de brûler des étapes. Même si je pense, enfin j'en suis persuadée, qu’extérioriser ce qu'on sent fait que du bien, avoir l'impression que nos propos sont analysés, est plus désagréable qu'autre chose.
Le soleil commençait à disparaître complètement, pour bientôt faire place à la lune. Une légère brise nocturne nous passa à côté et je me rendis compte à quel point la température avait chuté. Recroquevillant mes mains autour des épaules mouillées, je lançais dans un bâillement involontaire:
-Ça te dis qu'on commence à rentrer ? J'ai un peu froid et c'est bientôt le couvre-feu, faudrait pas qu'on se fasse prendre et qu'on nous colle en retenue avec Rusard.
Même dans un moment où c'était la dernière des choses dont il fallait se préoccuper, je parvenais à penser aux adultes, à ce qu'ils pourraient faire ou penser de nous. C'était une manie chez moi, de toujours revenir à cette autorité, que ce soit les parents ou même les profs
Je jetais un coup d’œil autour de nous, pour nous assurer qu'on était seules et commençais à sortir doucement de l'eau, pour sécher mes pieds dans l'herbe. Repérant à quelques mètres mes chaussures tachées de boue, je m'approchais d'elles puis les tenant à la main m'adressais à Anna.
- Tu viens ?
Les réflexions, n'étant pas mon fort, je m'arrêtais là. Les vaguelettes claquaient légèrement sur le rivage mais mis à part cela, tout était paisible dans le parc. Ce silence parfait était brisé de temps à autres par la discussion de deux petites filles. Deux petites filles plongées dans un monde nouveau, qui sous les premiers abords est on ne peu plus effrayant.
Si pour moi le temps que je pris pour répondre sembla cour, la réalité en fut bien plus longue. Enfin, plus longue ça dépend aussi pour quoi, j'imagine qu'à l'échelle de temps du calamar géant -ou même de la directrice qui n'était pas des plus jeunes, c'était encore plus rapide que pour moi.
-Hum. Et il s'est passé quoi le jour où elle est apparu? Fin t'as réagi comment?
Et depuis? Je ne posais pas cette dernière question, sans réellement savoir pourquoi, peut-être par pudeur envers Anna. Je parvenais petit à petit à rompre cette carapace qu'elle s'était créée à travers la solitude donc inutile de brûler des étapes. Même si je pense, enfin j'en suis persuadée, qu’extérioriser ce qu'on sent fait que du bien, avoir l'impression que nos propos sont analysés, est plus désagréable qu'autre chose.
Le soleil commençait à disparaître complètement, pour bientôt faire place à la lune. Une légère brise nocturne nous passa à côté et je me rendis compte à quel point la température avait chuté. Recroquevillant mes mains autour des épaules mouillées, je lançais dans un bâillement involontaire:
-Ça te dis qu'on commence à rentrer ? J'ai un peu froid et c'est bientôt le couvre-feu, faudrait pas qu'on se fasse prendre et qu'on nous colle en retenue avec Rusard.
Même dans un moment où c'était la dernière des choses dont il fallait se préoccuper, je parvenais à penser aux adultes, à ce qu'ils pourraient faire ou penser de nous. C'était une manie chez moi, de toujours revenir à cette autorité, que ce soit les parents ou même les profs
Je jetais un coup d’œil autour de nous, pour nous assurer qu'on était seules et commençais à sortir doucement de l'eau, pour sécher mes pieds dans l'herbe. Repérant à quelques mètres mes chaussures tachées de boue, je m'approchais d'elles puis les tenant à la main m'adressais à Anna.
- Tu viens ?
Je crois que c'est fini ? Je ne me voyais pas ajouter quelque chose peut-être qu'en fonction de ton prochain post, en tout cas ce fut un plaisir de partager ce moment, et j'espère que tu ne te formalisera pas de mes gros retards
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