Une fée à accrocher au sapin PV

Image postée par le membre

Par une matinée d'hiver,
Avec @Olive Greenwood.


ZIP. Pas le temps de comprendre; une branche se prend soudainement dans ma cape et mon pull, m’éraflant la moitié du dos et me coupant le souffle. Je tente de déloger le tissu en gigotant dans tous les sens, mais rien à faire : je suis pendue là comme une vieille chaussette, à trois mètres du sol. Bon. Reste plus qu’à compter les feuilles.

"AAAAARGH !!"

Une heure plus tôt.


Je tourne en rond. Sur place.
Il n’y a pas d’autres mots pour décrire mon état d’esprit en cet instant. L’énergie fait vibrer mon corps tout entier, se déplaçant dans mes veines à une vitesse vertigineuse ; je n’ai qu’une envie, l’expulser de mon corps. Je pousse un long soupir agacé en tapant nerveusement du pied. Je me sens inutile, assise là dans un fauteuil trop mou pour être confortable.

Paisible
Désert
Lumineux.


Ne supportant plus l’état léthargique dans lequel je me trouve depuis le début de la matinée, je me lève d’un bon, attirant les regards inquisiteurs de quelques curieux. Whatever. J’avale les marches quatre à quatre et me précipite dans mon dortoir, jusqu’à ma valise. Je ne suis pas certaine de savoir quoi chercher, et commence à y piocher des objets au hasard. Des livres, des feuilles recouvertes de gribouillis, des vêtements informes, des dessins de mon frère… *une paire d’ailes* Je la contemple, soudainement submergée par une vague de nostalgie. Je me revois traverser le jardin à grandes enjambées, les ailes accrochées dans mon dos, en regardant avec espoir le ciel bleu au-dessus de ma tête. J'avais beau sauter le plus haut possible, je retombais les genoux dans la terre, frustrée mais résolue.

A travers les larmes,
Ne jamais perdre
Le ciel de vue.


Je les considère soudain avec attention : oseras, oseras pas? Une vingtaine de minutes plus tard, je suis debout devant un arbre, munie d’un nombre suffisant de branches, enroulée dans une écharpe rouge et or, un bonnet blanc enfoncé sur la tête, sans oublier ma cape d'hiver préférée. Sans prêter attention à mes cheveux qui s’obstinent à onduler devant mes yeux d'une manière agaçante, je m’approche du tronc.

Le plan est simple : grimper jusqu'à la grosse branche, ensorceler les ailes à l’aide de ma baguette et sauter. Je déglutis, évalue la hauteur. Je connais bien le sort, il n’y a aucune raison pour que ça se passe mal. T’es qu’une incapable, Ella. Incapable. Rassemblant mon courage, je commence à amasser des feuilles mortes au bas du tronc puis entreprends mon escalade, les ailes accrochées à mes épaules, le cœur gonflé d'espoir et d'adrénaline. *J'vais atteindre le soleil*

Deux ailes
Et deux L,
Pour mieux
S'envoler.


Je tends mon pied vers une branche à quelques centimètres de mon ventre. Et glisse. *Oups*

En espérant que ce début te plaise, Plume :cute:
Dernière modification par Ella Davis le 26 janv. 2021, 21:29, modifié 2 fois.

Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !"

Une fée à accrocher au sapin PV
Étouffant entre les murs de pierre du château, si grandes et hautes les pièces eussent-elles été bâties, Olive avait besoin d’air frais. Elle n’avait reçu aucune lettre de ses parents depuis plusieurs semaines malgré les innombrables hiboux qu’elle leur avait envoyés, ça ne l’aurait pas inquiété plus que ça quelques mois plus tôt mais trop de choses avaient changé, trop de choses qu’elle ne parvenait pas à saisir entièrement. L’école entière semblait plongée dans une lourde atmosphère, en attente de la prochaine catastrophe, de la prochaine menace.

C’est donc vêtue de son fidèle imperméable rouge, de ses moufles et d'une écharpe assez épaisse pour monter jusqu’à son nez, qu’elle s’était élancée au pas de course à travers les hautes herbes du parc. Elle avait fini par se laisser tomber sous un grand sapin vert, le cœur battant à tout rompre et le souffle court. Ses bras et jambes écartés en étoile, ses paupières mi-closes sous les rayons de soleil éblouissants, elle resta là sans bouger, sentant le parfum des épines pleines de résine gelée sur lesquelles sa tête reposait.
Elle se serait bien amusée à deviner des formes parmi les nuages si seulement ceux-ci étaient présents. L’air glacial, pourtant immobile, semblait les avoir chassé. Ou peut-être avaient-ils fuit ? Son souffle condensé en vapeur s’éleva dans l’atmosphère alors qu’un soupir lui échappait, comme elle aimerait grimper sur l'un d'eux et voler jusqu'au bout du monde !

Frshh, Frshh, Frshh.
Quelqu’un avançait au milieu des arbres, Olive ne bougea pas, son corps semblait s’alourdir à chaque seconde, cloué au sol comme si la gravité avait concentré toute sa force sur les petits os de la fillette, pour la faire disparaître. Peut-être arriverait-elle à l’autre bout de la Terre ? Serait-ce un océan ou un pays lointain ?
Une ribambelle de sons la sortirent de sa rêverie, un pied qui glisse, des branches qui craquent, des vêtements déchirés.
- AAAAARGH !!

La Gryffone se redressa d’un bond, ses yeux maintenant bien ouverts parcoururent les arbres environnants jusqu’à apercevoir une silhouette de dos, gesticulant au bout d’une branche. *Mais... qu’est-ce qu’elle fiche là-haut ?*
Sourcils froncés, dos engourdi, elle se dirigea vers l’individu. Sa cape semblait être coincée sur une branche, elle y était accrochée tel une veste à un portemanteau. Olive la reconnut en arrivant à son niveau, enfin pas littéralement. Ella se trouvait à plusieurs mètres du sol, visage rouge, bras croisés et... des ailes ? pointant de son dos. La Gryffondor ne put garder le peu de sérieux qu’elle avait réuni et pouffa tout simplement de rire. Elle tenta d’articuler une phrase sans grand succès, essaya de se faire comprendre par des gestes, mimant de grands battements d’ailes avec ses bras. Ce ne fit que redoubler son rire.

- Tu...tu faisais quoi... au juste, souffla-t-elle en tenant ses côtes, t’as... t'as p’têtre besoin d’aide, ajouta-t-elle, sans se départir de son sourire.

@Ella Davis

Troisième Année RP - Fuseau horaire EST (-6h)
Plume, écaille et poil sont sur un pipaillon... Mici et Moustique tombent à l'eau ?






























yo




:>
:>

Une fée à accrocher au sapin PV
Je marmonne en donnant des coups de pied rageurs dans l’air. Qu’est-ce qu’il m’a pris, au juste ? Je m'imaginais peut-être que je me transformerais en fée des neiges ? Agacée par ma stupidité, je pense à ce qu’il serait arrivé si cette branche n’avait pas été là pour me trancher le dos, au final. Oh mon dieu. Est-ce qu’on meurt d’une chute de trois mètres ? Mes neurones s'agitent en tous sens. Je ne suis pas quelqu'un d'irréfléchi. J'avais simplement besoin de légèreté. D'espoir. D'oublier un instant les fantômes du passé, qui sont présents malgré tous les efforts que je fais pour les ignorer. Mais oui, mon samedi ennuyeux aurait clairement pu se passer de cet incident.

La plaie commence à me démanger. Je me tords le bras pour essayer de l’atteindre, mais c’est peine perdue. Ça pique vachement. Et ces cheveux qui s’obstinent à faire n’importe quoi, j’aurais dû les attacher. Mais je suis moi. Et j’ai tendance à réfléchir après coup, ce qui n’est pas vraiment utile. Je renifle, me questionnant sur mon existence future. J'observe quelques instants mes mains gercées: si personne ne passe par ici, le froid aura raison de moi. *Ou bien j'mourrai d'ennui*

Enveloppée
Dans un manteau
Enneigé.

Comme en un échos ironique à mes pensées, un bruit de pas dans la neige se fait vaguement entendre. Ce *scroutch* caractéristique qui serait agréable à mes oreilles s'il n'annonçait pas la présence d'un être humain dans les environs. Les pas se rapprochent. Je sens mes joues parsemées de taches de rousseur s’échauffer. Avec un peu de chance, la personne ne m’a pas entendue crier. Oui, c'est cela, elle se promène et ne pensera pas à lever les yeux au-dessus de sa tête. Je ferme les miens, le corps crispé. C'est comme jouer à cache-cache; ça ne sert à rien mais qui peut s'en empêcher? *Une voix*

Rouvrant les paupières à contrecœur, je découvre Olive en contrebas. Emmitouflée dans un imperméable rouge, elle mime un battement d’ailes, hilare. Sur tous les habitants du château, il fallait tomber sur une connaissance. A croire que toutes nos rencontres ont lieu par temps enneigé. Je me retourne par réflexe, mais il n'y a assurément pas d'autre élève coincé dans un sapin aux alentours.

"Hein? Moi ? Oh, rien. C’est normal, je… ça va, quoi. Tu peux y aller."

Je m’efforce d’adopter un ton détaché, mais son fou-rire n'arrange pas les choses. S'il vous plait, transformez-moi en tronc d'arbre.

@Olive Greenwood :decayed:

Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !"

Une fée à accrocher au sapin PV
Mains sur les hanches et cou tordu en arrière, la petite brune fixa longuement sa camarade, ses sourcils s’étaient froncés et elle hochait lentement la tête en signe d’accord alors qu'elle se mordait les lèvres pour ne pas exploser de rire une seconde fois. Si la scène était hilarante, l’expression d’Ella était sans prix. On voyait bien là une Gryffondor, si clairement dans le pétrain mais qui s’efforçait tant bien que mal de garder sa dignité. Avec ses petites ailes et ses bras croisés sur son pull, elle ressemblait à une petite fée ronchone qu'on aurait suspendue au sapin contre son gré.

Olive jetta un coup d’oeil à la cape trouée qui retenait sa camarade au-dessus du vide, elle semblait sur le point de craquer, C'est le destin, je pourrai lui passer la mienne ! pensa la fillette, c’était une parfaite occasion pour enfin se débarasser de l’horrible vêtement noir qu’on lui faisait porter en cours. L’autre continuait de se balancer dans tous les sens, elle ne pourrait se debarasser de rien du tout si Ella finissait en bouillie, la branche ou la cape finirait par craquer si elle ne faisait rien et Olive n’avait ni l’envie, ni la force de rattrapper un humain, si petit et léger soit-il, chuttant de plusieurs mètres. Mais le danger ne semblait pas imminant, et puis c'etait beaucoup plus amusant de faire durer la situation. D'ailleurs que fichait-elle dans un arbre avec des ailes ?

- Si tu le dis ! sourit-elle en haussant les épaules. Ça te dérange pas que je reste un peu alors ? son cou devenait douloureux à regarder en l'air de cette manière et la fillette préféra s’étaler au sol, bras derrière la tête. On est Samedi matin, fait pas chaud, observa-t-elle en soufflant un nuage de vapeur, si j’pars, là tout de suite, pour aller m’asseoir devant le joli feu tout chaud de la salle commune, j’pense que t’auras le temps de geler avant que quelqu’un sorte et vienne te decrocher d'là-haut, si ta cape te lache pas avant. finit-elle, son sourir toujours bien present.

Olive ne savait ni voler sur un balai, ni grimper aussi haut dans un sapin, elle poussa donc sur ses bras pour se relever et tappotta son manteau à la recherche de sa baguette. Si il y avait une chose que la Gryffone savait faire à peu près convenablement, c'etait lancer un sortilège. Espérons que ça marche, sinon on est mal

- Ou alors, elle continua lorsque ses doigts gantés trouvèrent le bout de bois dans une poche lattérale de l’anorak, je t’aide ! finit-elle en brandissant sa baguette avec le sourire le plus franc qu’elle eut jamais affiché.

@Ella Davis

Troisième Année RP - Fuseau horaire EST (-6h)
Plume, écaille et poil sont sur un pipaillon... Mici et Moustique tombent à l'eau ?






























yo




:>
:>

Une fée à accrocher au sapin PV
Les yeux plissés, je fixe Olive en me tenant aussi droite que me le permet ma nouvelle meilleure amie, la branche d’arbre. Là tout de suite, je rêve de m'aplatir au fond d'une baignoire. Je m’imagine plonger la tête entière sous l'eau, mes cheveux formant un cercle digne du soleil autour de moi, je sens la chaleur me picoter les doigts et par-dessus tout le silence, liquide, m'enveloppant dans sa bulle de paix.

Juste
Respirer
L'eau.


Mais ici, seul le froid vient mordre mes mains et mon visage, me donnant envie de fermer les yeux. J’ai tout de même réussi à créer un courant d’air entre mon pull et ma peau. Et c’est particulièrement désagréable. Me mordant les lèvres qui je suis sûre commencent à virer au bleu myrtille, j’écoute Olive faire sa maligne trois mètres en-dessous, un sourire goguenard plaqué sur le visage.

Un instant, je songe à lui rappeler qui de nous deux est la plus haute, mais me contente de serrer les poings en me répétant intérieurement que l'on ne fait pas d'affront à sa seule chance de survie. En l’observant s’allonger sur le sol, évoquant d’un air innocent le feu de la salle commune, je me débats un peu plus comme dans un élan de désespoir. *Peine perdue*

J’évalue donc les possibilités qui s’offrent à moi: rester pendue là-haut et mourir en sachant qu’Olive est partie se réchauffer au coin du feu, ou aller moi-même m’y pelotonner en l’écoutant raconter à droite et à gauche qu’elle m’a sauvé la vie. Lorsqu’elle me propose ouvertement son aide, le peu qui me reste de dignité s’écroule. Mais après tout, pourrais-je être plus ridicule qu’en cet instant ? Ravalant avec difficulté ma fierté de Gryffonne, je décroise lentement les bras, choisissant une mort au sens figuré.

« Hmfg, c’est bien parce que je commence à m'étrangler avec mon pull... » je marmonne en regardant délibérément au loin. « Tu m’fais pas tomber, hein ? »

J’ai beau me comporter en ours des sapins, je n’ai jamais été aussi soulagée à l’idée de regagner la terre ferme.

Plume d'@Olive Greenwood, je suis désolée de cet énorme retard...

Avatar réalisé par ~ en commun avec ~ l'incroyable Eugène Harlow. "Laissez passer les queen !"