Parce que l'encre s'ancre
Si il y avait bien une seule matière qu'Eileen n'arrivait pas à saisir, c'était la métamorphose. Le reste ça allait, même si c'était compliqué parce qu'elle ne maitrisait rien, c'était son corps qui dictait. Mais la métamorphose, elle avait comme un gros blocage, un gros blocage qui ne voulait pas disparaître depuis qu'il s'était créé, à cause du cour sur la transformation d'allumettes en aiguilles. A cause de ce cour, dont elle n'avait presque aucun souvenir parce qu'elle avait écouté mais à travers un voile, un voile blanc si épais qu'elle ne voyait rien à travers.
Elle détestait les aiguilles, elle en avait même tellement peur qu'elle pleurait toutes les larmes de son corps à chaque fois qu'elle devait faire une prise de sang, un vaccin, ou quoi que ce soit d'autre où les aiguilles s'approchaient dangereusement de son corps. Elle ne savait pas d'où lui venait cette peur, cette phobie, mais elle avait vraiment envie qu'elle disparaisse, pour toujours, à jamais.
Elle hocha la tête. Oui, la métamorphose. Encore.
Elle regarda la fille se lever, un sourire éclairant toujours faiblement son visage. Puis elle fit de même, elle se leva, s'étira, et attendit, immobile.
Ses yeux fixait les lèvres de la Grande qui bougeaient alors qu'elle posait sa question. Quelle métamorphose lui posait problèmes alors ? *Toutes*.
Ah ! si seulement il n'y en avait qu'une... Mais ce n'était pas le cas, rien que la première qu'elle avait réussi à faire, avant le cour sur les aiguilles, elle n'y arrivait plus. Était-ce possible qu'un blocage déteint autant sur les autres sortilèges appris avant ? *Apparemment ouais*.
Eileen haussa les épaules.
- Toutes en fait
Elle se sentait pathétique. Une sorcière qui n'arrive pas à lancer de simples sorts à part si d'autres personnes l'aident. Une sorcière qui a des pouvoirs qui ne sont même pas fichus de se manifester aux bons moments. Une sorcière qui n'arrive qu'aux matières où elle n'a pas besoin de sa Magie.
Elle s'était suffisamment posée la question, pourquoi était-elle ici alors qu'elle n'arrivait à rien ? Parce qu'elle avait des pouvoirs qui ne s'étaient manifestés que deux fois dans son souvenir ? Que deux fois, pour presque la même raison... Bien sûr maintenant, elle maîtrisait les sortilèges apprit en cour de Sortilèges, la plupart de ceux en Défense Contre les Forces du Mal. Mais tout de même ! Il lui en avait fallu du temps pour y parvenir. Beaucoup trop de temps même. Mais peut-être était-ce seulement parce qu'elle n'acceptait pas le fait d'être une sorcière, avant ? Peut-être parce qu'elle s'efforçait de rogner tout ça alors que c'était tout purement impossible ?
- Ouais j'aide pas trop avec ça
Elle leva les yeux aux plafond, comme pour montrer qu'elle s'exaspérait elle-même -ce qui était le cas, un peu, d'ailleurs.
- Avifors c'est celui où on transforme un objet en oiseau, non ? J'l'aime bien lui même si j'arrive pas à le lancer
Navrée pour le temps de réponse '-'
Elle détestait les aiguilles, elle en avait même tellement peur qu'elle pleurait toutes les larmes de son corps à chaque fois qu'elle devait faire une prise de sang, un vaccin, ou quoi que ce soit d'autre où les aiguilles s'approchaient dangereusement de son corps. Elle ne savait pas d'où lui venait cette peur, cette phobie, mais elle avait vraiment envie qu'elle disparaisse, pour toujours, à jamais.
Elle hocha la tête. Oui, la métamorphose. Encore.
Elle regarda la fille se lever, un sourire éclairant toujours faiblement son visage. Puis elle fit de même, elle se leva, s'étira, et attendit, immobile.
Ses yeux fixait les lèvres de la Grande qui bougeaient alors qu'elle posait sa question. Quelle métamorphose lui posait problèmes alors ? *Toutes*.
Ah ! si seulement il n'y en avait qu'une... Mais ce n'était pas le cas, rien que la première qu'elle avait réussi à faire, avant le cour sur les aiguilles, elle n'y arrivait plus. Était-ce possible qu'un blocage déteint autant sur les autres sortilèges appris avant ? *Apparemment ouais*.
Eileen haussa les épaules.
- Toutes en fait
Elle se sentait pathétique. Une sorcière qui n'arrive pas à lancer de simples sorts à part si d'autres personnes l'aident. Une sorcière qui a des pouvoirs qui ne sont même pas fichus de se manifester aux bons moments. Une sorcière qui n'arrive qu'aux matières où elle n'a pas besoin de sa Magie.
Elle s'était suffisamment posée la question, pourquoi était-elle ici alors qu'elle n'arrivait à rien ? Parce qu'elle avait des pouvoirs qui ne s'étaient manifestés que deux fois dans son souvenir ? Que deux fois, pour presque la même raison... Bien sûr maintenant, elle maîtrisait les sortilèges apprit en cour de Sortilèges, la plupart de ceux en Défense Contre les Forces du Mal. Mais tout de même ! Il lui en avait fallu du temps pour y parvenir. Beaucoup trop de temps même. Mais peut-être était-ce seulement parce qu'elle n'acceptait pas le fait d'être une sorcière, avant ? Peut-être parce qu'elle s'efforçait de rogner tout ça alors que c'était tout purement impossible ?
- Ouais j'aide pas trop avec ça
Elle leva les yeux aux plafond, comme pour montrer qu'elle s'exaspérait elle-même -ce qui était le cas, un peu, d'ailleurs.
- Avifors c'est celui où on transforme un objet en oiseau, non ? J'l'aime bien lui même si j'arrive pas à le lancer
Navrée pour le temps de réponse '-'
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
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Parce que l'encre s'ancre
La scène qui se déroule sous mes yeux est un peu hors du temps : discuter avec cette petite rousse – qui ne l'est pas beaucoup plus que moi – au pied de cet escalier, sous ce soleil qui serpente entre les minces ouvertures du mur, avec ma baguette dans la main n'est pas quelque chose que j'avais imaginé. Comment aurais-je pu l'imaginer alors que tout ce à quoi je suis capable de penser en ce moment ce sont les révisions ?
Et pourtant, mon cœur se gonfle et soulève avec lui ma poitrine sous ma robe de sorcier. C'est un sentiment particulier qui m'anime à cet instant présent, alors que j'écoute et regarde la petite rousse dans tous ces détails : de la fierté. Une fierté du même genre que celle que provoquent les yeux brillants de mon cousin en m'écoutant lui expliquer ce que sont les fées ou alors en lui lisant n'importe quel livre. Ce genre de fierté que l'âge et avec lui la connaissance fait ressentir. C'est précisément ce sentiment que je ressens alors que je me redresse encore un peu plus, mon dos aussi droit que c'est possible, et que je pointe ma baguette sur le visage de la rouquine.
« Toutes ! »
M'exclamé-je sans délicatesse aucune. Les deux yeux grands ouverts sur un visage désolé : les traits de la rouquine transpirent quelque chose d'exaspéré. Je souris de plus belle et je laisse même un éclat de rire s'échapper de ma bouche.
Deux choses me passionnent et aussi liées sont-elles : l'association des deux est un genre de cocktail d'émotions explosives. La métamorphose et le savoir. Cette scénette d'un moment de vie dans ce grand château est une parfaite occasion de mettre l'une et l'autre en lien : démontrer mon savoir de la métamorphose en le transmettant.
« Avifors c'est ce sortilège merveilleux qui métamorphose un objet en une volée d'oiseaux oui. »
J'acquiesce avant de gratter mon front avec ma main libre, qui retombe pour découvrir le sourire malicieux qui est imprimé sur mon visage rougi. Ma baguette et mes yeux sont toujours pointés sur le visage de la rousse sans chercher à s'enfoncer dans son regard alors que je réfléchis à la manière de lui apprendre ce sortilège.
« Tu sais lancer d'autres sortilèges de métamorphose ? »
Demandé-je, un sourcil arqué.
Et pourtant, mon cœur se gonfle et soulève avec lui ma poitrine sous ma robe de sorcier. C'est un sentiment particulier qui m'anime à cet instant présent, alors que j'écoute et regarde la petite rousse dans tous ces détails : de la fierté. Une fierté du même genre que celle que provoquent les yeux brillants de mon cousin en m'écoutant lui expliquer ce que sont les fées ou alors en lui lisant n'importe quel livre. Ce genre de fierté que l'âge et avec lui la connaissance fait ressentir. C'est précisément ce sentiment que je ressens alors que je me redresse encore un peu plus, mon dos aussi droit que c'est possible, et que je pointe ma baguette sur le visage de la rouquine.
« Toutes ! »
M'exclamé-je sans délicatesse aucune. Les deux yeux grands ouverts sur un visage désolé : les traits de la rouquine transpirent quelque chose d'exaspéré. Je souris de plus belle et je laisse même un éclat de rire s'échapper de ma bouche.
Deux choses me passionnent et aussi liées sont-elles : l'association des deux est un genre de cocktail d'émotions explosives. La métamorphose et le savoir. Cette scénette d'un moment de vie dans ce grand château est une parfaite occasion de mettre l'une et l'autre en lien : démontrer mon savoir de la métamorphose en le transmettant.
« Avifors c'est ce sortilège merveilleux qui métamorphose un objet en une volée d'oiseaux oui. »
J'acquiesce avant de gratter mon front avec ma main libre, qui retombe pour découvrir le sourire malicieux qui est imprimé sur mon visage rougi. Ma baguette et mes yeux sont toujours pointés sur le visage de la rousse sans chercher à s'enfoncer dans son regard alors que je réfléchis à la manière de lui apprendre ce sortilège.
« Tu sais lancer d'autres sortilèges de métamorphose ? »
Demandé-je, un sourcil arqué.
Animagus renard polaire
Post ASPIC
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Parce que l'encre s'ancre
*Oui toutes*.
Et c'était bien cela le problème : elle n'arrivait à rien en métamorphose. Elle avait beau s'accrocher, tenter, retenter, persévérer, ne pas abandonner... rien ne sortait, rien ne changeait. Et cela l'agaçait, vraiment. Si encore il n'y avait pas eu les examens à la fin de l'année, elle ne s'en serait pas particulièrement soucié ! Mais là, si elle voulait passer en Deuxième Année l'année prochaine, il fallait bien qu'elle réussisse au moins un sortilège dans cette matière ! Il fallait bien qu'elle progresse...
Mais comment était-ce possible de ne pas réussir à métamorphoser quoi que ce soit ? Comment était-ce possible de ne réussir aucun sort en Métamorphose ? Il y avait de la Magie en elle, forcément, elle n'aurait pas été ici dans le cas contraire. Et puis si elle n'en avait pas, comment arrivait-elle à lancer les autres sortilèges qu'elle apprenait avec Miss Perkins et Miss Holoway, hein ? Comment arrivait-elle à lancer Lumos, Rictumsempra et tous ces autres sortilèges qu'elle lançait à chaque cour pour réviser ? Ce n'était pas possible, elle avait forcément quelque chose pour pouvoir lancer ces fichus sortilèges de Métamorphose. Mais Merlin, pourquoi n'y arrivait-elle pas, alors ? Ce n'était pas si compliqué, si... ?
Elle recula de quelques pas pour forcer ses yeux à se détacher de la baguette pointée sur elle. Elle n'avait cessé de loucher depuis que la fille avait pointé sa baguette à quelques centimètres de son visage. Eileen savait qu'elle ne lui ferait pas de mal, elle n'avait pas une tête à faire du mal aux gens, mais ses yeux ne parvenaient pas à se détacher du bout de bois. Et ça commençait sérieusement à devenir douloureux. Alors elle se reculait, ferme les yeux et tourne la tête avant de les rouvrir.
Et la fille lui demanda si elle savait lancer d'autre sortilèges de métamorphose.
Non, bien sûr que non. Elle n'y arrivait pas, et elle ne savait pas pourquoi. Elle avait beau chercher, s'acharner à réussir, à trouver la raison de son blocage, elle n'y parvenait pas. Et cela avait tendance à l'énerver fortement.
Eileen secoua la tête en baissant les yeux. *Non...*
- J'sais même pas pourquoi en plus. 'Fin ça devrait pas être si compliqué nan ?
Elle soupira. *Mais c'est peut-être pas si grave si j'y arrive pas, j'pourrais peut-être quand même passer en deuxième année ?*
- C'est grave si j'ai rien en métamorphose pour l'examen ? J'pourrais passer en deuxième année quand même tu penses ?
Et c'était bien cela le problème : elle n'arrivait à rien en métamorphose. Elle avait beau s'accrocher, tenter, retenter, persévérer, ne pas abandonner... rien ne sortait, rien ne changeait. Et cela l'agaçait, vraiment. Si encore il n'y avait pas eu les examens à la fin de l'année, elle ne s'en serait pas particulièrement soucié ! Mais là, si elle voulait passer en Deuxième Année l'année prochaine, il fallait bien qu'elle réussisse au moins un sortilège dans cette matière ! Il fallait bien qu'elle progresse...
Mais comment était-ce possible de ne pas réussir à métamorphoser quoi que ce soit ? Comment était-ce possible de ne réussir aucun sort en Métamorphose ? Il y avait de la Magie en elle, forcément, elle n'aurait pas été ici dans le cas contraire. Et puis si elle n'en avait pas, comment arrivait-elle à lancer les autres sortilèges qu'elle apprenait avec Miss Perkins et Miss Holoway, hein ? Comment arrivait-elle à lancer Lumos, Rictumsempra et tous ces autres sortilèges qu'elle lançait à chaque cour pour réviser ? Ce n'était pas possible, elle avait forcément quelque chose pour pouvoir lancer ces fichus sortilèges de Métamorphose. Mais Merlin, pourquoi n'y arrivait-elle pas, alors ? Ce n'était pas si compliqué, si... ?
Elle recula de quelques pas pour forcer ses yeux à se détacher de la baguette pointée sur elle. Elle n'avait cessé de loucher depuis que la fille avait pointé sa baguette à quelques centimètres de son visage. Eileen savait qu'elle ne lui ferait pas de mal, elle n'avait pas une tête à faire du mal aux gens, mais ses yeux ne parvenaient pas à se détacher du bout de bois. Et ça commençait sérieusement à devenir douloureux. Alors elle se reculait, ferme les yeux et tourne la tête avant de les rouvrir.
Et la fille lui demanda si elle savait lancer d'autre sortilèges de métamorphose.
Non, bien sûr que non. Elle n'y arrivait pas, et elle ne savait pas pourquoi. Elle avait beau chercher, s'acharner à réussir, à trouver la raison de son blocage, elle n'y parvenait pas. Et cela avait tendance à l'énerver fortement.
Eileen secoua la tête en baissant les yeux. *Non...*
- J'sais même pas pourquoi en plus. 'Fin ça devrait pas être si compliqué nan ?
Elle soupira. *Mais c'est peut-être pas si grave si j'y arrive pas, j'pourrais peut-être quand même passer en deuxième année ?*
- C'est grave si j'ai rien en métamorphose pour l'examen ? J'pourrais passer en deuxième année quand même tu penses ?
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
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Parce que l'encre s'ancre
Mes pensées s'agitent dans ma tête, mais elles le font joyeusement. Plusieurs choses se bousculent et s'entremêlent, m'empêchant de me concentrer sur l'une ou l'autre chose. Pour vous en dire plus sur ce qui me trotte par la tête alors que je pointe encore la rouquine du bout de ma baguette, les yeux pleins d'étoiles imaginaires : il faut d'abord imaginer deux grands axes. Apprendre et enseigner. Ils se coupent et se recoupent à intervalles réguliers, à plusieurs endroits. Je réfléchis à la manière de lui enseigner à jeter un sort de métamorphose en pensant que cela me permettra d'en lancer tout un tas avec un but véritable. Je réfléchis aux moments à lui dédier et je pense à quel point les examens sont proches.
« Non, non, c'est pas si compliqué... je marmonne, mais pas comme l'on grogne de mécontentement, mais plutôt comme l'on répond avec la moitié de ces intentions - l'autre perdue dans nos pensées. Et tu y arriveras ! »
Déclamé-je avec excitation. Mes pensées s'organisent, comme par magie, alors que je fais finalement dévier le bout de ma baguette magique vers le plafond. Un large sourire s'étend sur mes lèvres alors que je cherche à capter le regard de cette petite rousse à qui j'espère bien enseigner la métamorphose.
« On est le 10 juin, les examens commencent dans deux jours. Mais le soir et à midi, on a du temps pour réviser même pendant la semaine d'examen... Je dis en comptant sur mes doigts des jours imaginaires. Ton examen de métamorphose tombe quel jour ? »
Je demande, et sans même attendre la réponse : que je connais, je me redresse. J'ai compté les jours de révisions, et j'ai même pu compter les heures d'enseignement que je comptais lui dispenser. Assez, pensé-je, assez pour qu'elle puisse passer en deuxième année. Je secoue la tête, les rayons de soleil s'intensifie au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel, et je pense : la matinée continue et mes révisions le doivent également.
« Si tu l'acceptes, retrouve-moi ici entre midi et deux. Je vais t'apprendre à lancer des sorts de métamorphose. »
Lancé-je, assurée comme je le suis rarement - jamais - devant les autres.
« On devra s'entraîner une heure le soir, aussi. »
Un autre sourire, qui ne vient même plus de moi mais qui émane plutôt de mon excitation d'apprendre et de faire apprendre, se jette au visage de la rousse alors que je commence à m'éloigner d'elle en marchant à reculons.
« Tu y arriveras ! »
Avant de me retourner et de disparaître dans les méandres et du château et de mon esprit dans les mille et une révisions qui m'attendent encore - que je me charge pour mon bon plaisir.
« Non, non, c'est pas si compliqué... je marmonne, mais pas comme l'on grogne de mécontentement, mais plutôt comme l'on répond avec la moitié de ces intentions - l'autre perdue dans nos pensées. Et tu y arriveras ! »
Déclamé-je avec excitation. Mes pensées s'organisent, comme par magie, alors que je fais finalement dévier le bout de ma baguette magique vers le plafond. Un large sourire s'étend sur mes lèvres alors que je cherche à capter le regard de cette petite rousse à qui j'espère bien enseigner la métamorphose.
« On est le 10 juin, les examens commencent dans deux jours. Mais le soir et à midi, on a du temps pour réviser même pendant la semaine d'examen... Je dis en comptant sur mes doigts des jours imaginaires. Ton examen de métamorphose tombe quel jour ? »
Je demande, et sans même attendre la réponse : que je connais, je me redresse. J'ai compté les jours de révisions, et j'ai même pu compter les heures d'enseignement que je comptais lui dispenser. Assez, pensé-je, assez pour qu'elle puisse passer en deuxième année. Je secoue la tête, les rayons de soleil s'intensifie au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel, et je pense : la matinée continue et mes révisions le doivent également.
« Si tu l'acceptes, retrouve-moi ici entre midi et deux. Je vais t'apprendre à lancer des sorts de métamorphose. »
Lancé-je, assurée comme je le suis rarement - jamais - devant les autres.
« On devra s'entraîner une heure le soir, aussi. »
Un autre sourire, qui ne vient même plus de moi mais qui émane plutôt de mon excitation d'apprendre et de faire apprendre, se jette au visage de la rousse alors que je commence à m'éloigner d'elle en marchant à reculons.
« Tu y arriveras ! »
Avant de me retourner et de disparaître dans les méandres et du château et de mon esprit dans les mille et une révisions qui m'attendent encore - que je me charge pour mon bon plaisir.
Fin pour moi, même si cela fait un moment que je te l'avais annoncé. Tu n'es pas obligée d'écrire un dernier post, libre à toi de le faire ou non. On peut aussi discuter par hibou de la suite : est-ce que Eileen accepte l'entraînement ? Que se passe-t-il ensuite, à la rentrée ? Est-ce qu'Adaline devient une genre de prof particulière ? Ecris moi !
Animagus renard polaire
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