Quelques bricoles pour bricoler une bricole D.G

Fin Septembre
Week-end

Avec @Dawn Green

Il fredonne et profite du week-end pour oublier momentanément son uniforme. De toute façon, il ne sait toujours pas mettre ses cravates et a toujours trop de fierté pour demander à quelqu'un de l'aider. Il préfère juste mettre un pull tout simple mais où il n'a pas à galérer deux heures pour nouer une cravate de la mauvaise façon et s'étouffer à moitié avec. Puisqu'il ne sait pas si un élève a vraiment le droit de se balader dans l'école sans aucun signe de sa maison, il a juste mit une large écharpe verte et argent, qui ne lui déplait pas du tout considérant qu'il fait assez frais dans le château, même peut-être plus que dehors. Assit par terre et collé au mur il se doutait que ce n'était pas exactement la meilleur position pour avoir chaud puisque le froid du sol dépassait depuis longtemps ses vêtements, mais ce n'était pas grave. Il n'avait pas envie de rester enfermé dans sa salle commune, y rester trop souvent lui donnait une impression de claustrophobie réellement détestable. Dormir dans son dortoir, ou du moins essayer était déjà bien suffisant. La nuit, à rester dans son lit et à regarder le plafond, il lui venait parfois l'image des murs s'écrasant sur lui, déversant une eau gelée dans tout le dortoir et le noyant. Ce n'était que son esprit et il en était conscient : le manque de sommeil n'aidait pas à ne pas angoisser de toutes ces petites choses qui semblaient normales pour les autres mais auxquelles il n'avait jamais encore vraiment eu le temps de s'habituer.

Il tire sur ses genoux une boite à moitié défoncée par le nombre de fois où elle était tombée dans sa chambre. Il ne l'a jamais changé, cette espèce de boite en bois sans vraiment d'attaches mais tenue fermée par un élastique. Il ne voyait pas le but de la changer, après tout c'était une boite bricolée qui servait à entreposer ses bricoles inutiles. Des boulons, de la ficelle, des branches. Tout un tat de petit truc que l'on pouvait trouver un peu partout, par terre, abandonné d'un meuble pourtant bien monté ou arrivé il ne savait comment dans un coin du salon. Il faisait attention à bien tout nettoyer, parce que ça devenait vite dégoûtant s'il prenait tout et les foutait comme ça dedans. Il attrape une des dernières pates de fruits qui gisent au fond de son bordel, défait le papier rapidement et l'enfourne d'un seul coup. Il n'était pas très sucré et, à vrai dire, c'étaient les seuls bonbon qu'il pouvait manger à longueur de journée sans en avoir marre ou sans que la boule dans sa gorge qui l'empêchait de manger fasse son apparition.

Résultat, il n'en avait presque plus et il n'avait aucune idée de comment en retrouver. Pas sûr qu'il puisse simplement en faire apparaître par magie.

Edwin sort deux trois bricoles de sa boites en sifflotant, écoutant d'une oreille le tableau qui parle à côté de lui. Il se met presque toujours au même endroit parce que celui-ci est très bavard. Ca fait un bruit de fond apaisant et ça lui donne l'impression de ne pas être tout seul, même si les élèves qui passent dans le couloir ne s'arrêtent pas. Il raconte toujours beaucoup de choses "sur son époque" qu'Edwin est sûr d'être trop jeune de plusieurs centaines d'années pour avoir connu mais c'est toujours agréable, c'est un peu comme un grand père en repas de famille.

Ses mains bougent rapidement, prennent et reposent des boulons et s'affaissent autour de la branche qu'il a prit pour début. Edwin a beau ne pas être très adroit de ses mains, pour ce qui est de bricoler il l'a toujours été et il s'est vite rendu compte, à Londres, que cette activité était apaisante et amusante. Quand il bricolait il avait l'impression de pouvoir faire quelque chose de beau avec ses mains. Ce n'était pas forcément utile, juste décoratif mais ça lui faisait vraiment plaisir. Il ne partageait pas ça avec grand monde mais ça ne le dérangeait pas. Il n'en voyait pas l'intérêt, certain que ça n'intéresserait pas les autres autant que lui.

Il finit par lever assez fièrement la genre de petite boussole créée avec des pièces de métal, de la ficelle et du bois et demande au tableau à côté de lui : Qu'est-ce que vous en pensez ? Tout sourire.

Au moins, lui ne va pas se mettre à l'insulter sans aucune raison, il avait l'air assez content qu'un élève s'arrête pour parler.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

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Je me promenais dans les couloirs. Sautillant comme une enfant, sourire aux lèvres. Dans ma chemise blanche sur laquelle j'avais nouée une cravate noire, je me sentais jolie. Même si cette cravate était cachée par un gros pull bleu marine. Je ne pensais presque plus à Lily, avoir appris à connaître cette "Tante Charlie" que je ne connaissais pas vraiment ne m'avait fait que du bien et j'étais heureuse de savoir que j'avais quelqu'un chez qui aller maintenant.
Je repensais à ce qu'elle m'avait dit plusieurs fois lors de mon séjour chez elle : "Tu es chez toi ici, et c'est toujours un plaisir de te voir. Ce que tu peux être jolie !" Je ne l'avais vue que deux fois avant de venir me réfugier chez elle pour les vacances. Une lorsque j'étais très jeune et dont je n'en ai plus le souvenir, et une autre à mes cinq ans, ce que je pensais être mon père souhaitant lui rendre visite. Et elle n'avait pas arrêté -selon ce qu'elle m'avait raconté pendant mon séjour- de vanter ma peau blanche qu'elle trouvait si jolie.

J'avais un peu froid et regrettais de ne pas avoir une tasse de chocolat chaud avec moi. Mais j'aimais me promener dans les couloirs, admirer les tableaux et découvrir des endroits qui m'étaient encore inconnus. Je refusais de repartir dans les Cachots. En tout cas pas maintenant. Je n'avais sur moi qu'une pate de fruit, Charlie m'en ayant donné avant mon départ. Je m'arrêtais de marcher, contemplant un tableau tout en sortant mon précieux bonbon de son emballage. Apparemment, le tableau n'appréciait pas d'être ainsi dévisagé. Mais je m'en fichais. Je le quittais des yeux que lorsque j'entendis un tableau parler un peu plus loin. A ses cotés, un garçon collé au mur, semblait l'écouter tout en... En bricolant ? Il était si concentré que je me demandait s'il avait entendu le bruit de mes pas. Je le regardais, essayant de comprendre ce qu'il souhaitait faire.

Puis il posa une question au tableau. Je me montrais enfin à lui en répondant à sa question même si elle ne m'était pas destinée.
"Tu devrais peut-être rajouter de la ficelle..." Je m'avançais vers lui et lui indiquais un endroit où, selon moi il manquait de la ficelle. "...Ici."

Quelques bricoles pour bricoler une bricole D.G
Il vibre presque de la joie que bricoler lui apporte. Il adore faire ça, même si ça ne doit pas faire très "sorcier", il s'en fiche pour le coup. Peut-être que deux-trois sorts pourraient améliorer ce qu'il construisait, et ceux là il serait ravi de les apprendre au lieu d'en faire une corvée. Peut-être même qu'il pouvait allier l'utilisation de sa baguette et de ses mains ? Il devrait faire des recherches à la bibliothèque sur ça plus tard, quand il n'aurait pas la flemme de se balader entre les étagères pleines à craquer. Il y avait trop de choix, c'était ce qu'Edwin appréciait le moins dans cet endroit. Lire ne le dérangeait pas, il n'était pas vraiment fan de lecture mais sur les sujets qui l'intéressaient il pouvait passer la journée à lire. Juste, à la bibliothèque de Poudlard il y avait trop de choses et il ne savait jamais quoi choisir ou dans quel livre il pourrait trouver des trucs qui l'intéresseraient. Peut-être qu'il devrait demander au bibliothécaire de lui trouver des bouquins ou au moins de l'aider à en chercher. Il devait avouer avoir un peu la flemme aussi.

La question serait à creuser plus profondément une autre chose et celle-ci il n'allait pas l'oublier parce que l'idée de pouvoir peut-être animer ce qu'il construisait l'enchantait. Il n'était pas sûr de trouver un sort pour faire ça, mais même un sort pour coller les différentes pièces ou les peindre serait vraiment cool. Ca donnerait à ses petits bricolages toute une nouvelle vie.

Il relève rapidement la tête d'un coup sec, presque à s'en faire mal quand il voit deux jambes entrer dans sa vision. Il observe la fille quelques instants avant de comprendre ce dont elle cause. La boussole ! Il pensait que tout le monde s'en foutrait au moins un peu mais elle semblait s'y intéresser elle, c'était bizarre. Il en est content tout de même parce qu'il aime partager ce qu'il fait. Il lui offre un sourire de toutes ses dents avant de bidouiller un dernier truc en rajoutant de la ficelle d'un geste experts. Par la suite, il relève les yeux vers l'autre avant de taper de sa main libre à côté de lui, par terre. Merci, c'est vachement plus cool comme ça. Tu veux t'assoir ? Il sourit toujours, espérant avec de grands yeux qu'elle accepte sa proposition. Tu sais bricoler, toi ? J'peux te montrer si tu sais pas. Il se redresse légèrement et se rassoit correctement en tailleur, indiquant d'un geste du menton le bazar dans sa boite.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

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De plus prêt, la boussole du garçon était vraiment jolie. Et qu'il rajoute de la ficelle comme je le lui avait conseillé me plut. Mon sourire que je n'avais pas quitté depuis tout à l'heure s'agrandit. Le sourire qu'il me tendait le rendait à croquer. "Eh bien jeune homme en plus d'être doué de tes mains et de créer de jolies choses, tu as un magnifique sourire."

Puis mon regard se pencha vers sa boite, plus précisément sur ce qu'il y avait dedans. J'entendis le garçon me proposer de m'assoir. Je continuais de loucher sur le contenu de la boite. Il y avait de quoi créer de magnifiques choses, et... Des pates de fruit ! Je me laissais tomber à ses cotés et me jetais sur sa boite sans demander son avis. "J'ai arrêté de bricoler depuis un moment. Mais j'espère avoir gardé mon peu de talent, si on peut appeler ça comme ça. Tu me laisserais bricoler un peu avec toi ? Et te piquer tes pates de fruit ?"

J'avais parlé bien vite. Je ris, un peu gênée. Il était vrai que j'avais bricolé, mais j'avais abandonné lorsque Hayden nous avait quitté. J'avais fracassé avec colère sur un mur ma boite pleine de babioles pour créer toutes sortes de choses et il arrivait il y a encore peu de temps que l'on retrouve encore des morceaux de ce qu'elle contenait dans ma chambre.
Pour les pates de fruit, je n'en mangeais qu'à Noel au manoir des Green. J'en raffolais et j'avais remercié Tante Charlie un million de fois les yeux brillants de gourmandises lorsqu'elle m'en avait donné avant mon départ.

Moi qui avait froid, c'était une mauvaise idée de m'être assise au sol. Mes fesses gelaient. Mais j'espérais que bricoler et papoter avec le garçon me ferait oublier le froid. Je glissais mes mains dans sa boite et me mettais à jouer avec son contenu. De nos jours, certains préféraient utiliser leur baguette pour bricoler de petites choses, mais je trouvais le travail moins beau et aimais à bricoler de petits objets -comme la boussole de mon camarade- de mes mains.

Quelques bricoles pour bricoler une bricole D.G
Son sourire s'agrandit en même temps que celui de l'autre. Il est très réceptif aux autres, surtout pour les sentiments en fait. Les paroles lui passent souvent au dessus de la tête quand il ne se concentre pas assez mais une émotion, ça jamais et il ne manque pas souvent d'en faire la copie miroir, quoiqu'à sa façon. Si l'autre a un joli sourire, le sien est un peu bancal et il lui manque une dent. Ca ne l'empêche pas d'être rayonnant, au final. Parfois, Edwin pourrait se comparer à une lampe 1200 watt.
Même si ses dents n'étaient pas jaunes comme une ampoule, s'entend bien.

Une rougeur ne manque pas de grimper sur ses joues aussi vite que la fille finit sa phrase. Un peu perdu depuis pas mal de temps avec tout ça, cette histoire de filles et de garçons, Edwin ne sait toujours pas si il rougit plus devant une demoiselle qu'un damoiseau. C'est perturbant, mais ce qui l'est encore plus c'est que cette fille soit si confiance, comme ça. Même lui qui se fichait presque toujours de ce qu'il pouvait dire, de si c'était gênant ou pas aurait eu du mal à sortir quelque chose comme ça et pourtant chez l'autre ça semblait totalement naturel. Edwin était un peu jaloux de cette facilité mais sur le coup, les joues rouges comme une tomate, il se dit qu'il pourrait sûrement y penser un peu plus tard. Quelque chose lui chuchotait à l'oreille que ce n'était pas le moment de remettre en question tout les sentiments qui tournaient dans sa tête s'il ne voulait pas carrément fondre. Merci la Miss sourit-il finalement légèrement timide. J'te rend le compliment. Et j'suis Edwin. Finit-il par dire, jonglant comme il peut avec les mots pour qu'ils ne sortent pas en donnant l'impression qu'il perdait ses moyens.

C'était pas vrai d'abord, il ne perdait pas ses moyens juste parce qu'on lui faisait un compliment. Aucun garçon ne faisait pas ça, alors certainement pas lui. Montrer qu'il avait confiance en lui jusqu'à la fin, et que ça ne soit pas grillé qu'il avait une confiance dans les chaussettes juste pour un pauvre rougissement. Il connaissait des gens qui auraient sourit et dit quelque chose comme "C'est vrai, je suis magnifique". Il n'était pas comme ça du tout, même si parfois il aimerait bien. Ces gens avaient une tripotée d'amis et personne ne remettait en cause leur avis parce qu'ils avaient une aura de confiance en soit et de je m'en foutisme absolu. Il se frotte le bout du nez avec sa manche, manie de quand il est gêné en laissant la fille s'assoir près de lui. Sérieusement, c'était pas Merlin possible de rougir autant, tout le temps.

Il ouvre de grands yeux et lui ressort un dernier sourire encore plus lumineux quand elle lui parle d'avoir bricolé aussi. C'est vrai ? C'est génial ! J'adore bricoler c'est trop cool, tu peux faire tout avec des p'tits trucs, du recyclage et tout ! Passionné et excité par l'idée, il fait de grand gestes en racontant comme il aime le bricolage, insistant sur le fait qu'il en fait depuis qu'il sait tenir quelque chose et qu'il est ravi d'avoir trouvé une camarade qui partage son amour pour les petites bricoles. Finalement, après une longue tirade qui le laisse essoufflé, il attrape une pate de fruit et la pose sur les genoux de la fille. Bien sûr, sers-toi ! De toute, c'est mes dernières donc j'comptais les finir aujourd'hui.

Il se mordille les lèvres, tout sourire. T'as pas trop froid ? Le sol est pas chauffé, mais j'aime bien me mettre là, le tableau est vraiment cool Il se penche sur la fille pour regarder les pièces qu'elle trifouille dans la boite. Tu veux que j't'apprennes à faire un truc ? Je sais faire des cigognes ! Et il me reste quelques petites plumes dit-il en pointant le reste d'un ancien oreiller au fond de la boite. Une dizaine de petites plumes blanches. Il avait utilisé toutes les autres pour créer des oiseaux de toute les sortes. Souvent, il aimait juste utiliser de la ferraille mais pour les animaux il trouvait qu'ajouter d'autres matériaux donnaient toujours quelque chose d'encore mieux que la base simple. Faut les rajouter à la fin par contre les plumes, genre à la base je les colle mais je crois que j'ai rien prit pour, peut-être qu'il doit me rester du scotch, mais au pire on pourra juste les coincer dans les pièces, faudra juste pas trop tirer dessus, qu'est-ce que t'en penses ?

Il se rapproche un peu d'elle jusqu'à coller son épaule à la sienne et trifouille un peu mieux dans la boite qui est posée en équilibre sur un de ses genoux et un de l'autre. Il fait presque la même taille, décidément, pour une vraie fois où une fille ne lui arrive pas à l'épaule, il est relativement content. Surtout une fille qui bricole et encore plus une qui s'arrête dans les couloirs pour les gens au lieu de passer devant comme si elle valait mieux que tout le monde.
Ou juste comme si elle n'avait pas le temps, la plupart du temps Edwin pense que c'est ça alors qu'ils ont quoi, pas plus de 17 ans pour les plus vieux ? Il se demande sérieusement ce qui, à cet âge, peut les faire marcher comme des londoniens pressés alors qu'en plus ils ne sont qu'à l'école. Ce n'est pas comme s'ils étaient tous en retard pour quelque chose, surtout un week-end. Mais même avec ça, la souricière qu'était Poudlard était toujours en mouvement et, au bout du compte, Edwin s'était habitué à tout ce bruit. C'était toujours beaucoup mieux qu'à Londres même si le bruit de la ville lui manquait. Le soir, il ne s'endormait plus avec le bruit des voitures et des pas mais juste avec celui du silence de ses camarades et de leur respiration. Le changement était un peu brusque et parfois il n'arrivait pas à dormir justement parce que c'était trop calme. Trop noir, trop angoissant.

La rougeur de ses joues s'estompe légèrement alors qu'il repart dans un discours sur le bricolage. C'est vraiment son sujet préféré et il pourrait en parler pendant des heures, des techniques d'assemblages ou du fait que c'était ... Si cool de pouvoir démonter des choses et puis les remettre bien après, même encore mieux ! Juste les démonter c'est trop cool parce que tu peux voir tout ce qu'il y a dedans et je trouve ça genre vraiment vraiment super passionnant ! C'est sa gorge sèche qui le fait se rendre compte qu'il parle trop et que la fille a côté n'a pas encore réussi à en placer une seule. Pas un seul petit mot depuis qu'il a commencé à parler. Il rigole, puis s'excuse en se grattant la nuque l'air d'un gamin prit en faute sur le visage. Désolé mais tu m'as lancé sur mon sujet préféré, j'suis un peu excité. Ca me fait super plaisir que tu viennes bricoler avec moi, même si j'te connais pas trop, y'a pas meilleur truc que de bricoler avec des potes, pas vrai ? Le sourire rayonnant est de retour alors qu'il sort quelques petits objets, le nécessaire pour faire une cigogne, un oiseau qu'il doit connaître par cœur à force de le faire. Il était persuadé d'en avoir une bonne trentaine qui trainaient sur les étagères de sa chambre.
Même si toutes celles qu'il avait faite par le passé n'avait pas survécu à l'incendie. Ca lui avait vraiment fait mal de visiter les restes carbonisés, même si tout le monde le lui avait interdit parce que c'était dangereux, pour finalement retrouver des bouts de métal défoncés par la chaleur.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

Quelques bricoles pour bricoler une bricole D.G
Le voir rougir me fit rire un peu. Non pas pour me moquer, mais cela le rendait si adorable ! Qu'il me rende le compliment ne me fit pas rougir, je ne rougissais jamais. Non, je me sentais juste jolie. Ce qui était rare.
Edwin. J'aimais ce prénom. Mais il manquait quelque chose venant de moi. Qui lui correspondrait plus que son propre prénom et dans lequel j'aurais mis ma petite touche personnelle. Je le laissais parler, l'écoutant tout en cherchant comment je pourrais ajouter une touche différente et amusante à son prénom.

Le bricolage. L'une des dernières chose que j'avais bricolé était une petite voiture sur laquelle j'avais collé une petite figurine. Une voiture toute spéciale, avec un coté vert et un coté rose. Pourtant, je n'en avais vu qu'une fois. Ma mère en ayant utilisé une quand j'étais plus jeune. Je la gardais précieusement au fond de ma valise, dans le dortoir. J'y étais fortement attachée sans vraiment savoir pourquoi. Bizarrement, elle ne me faisait pas penser à cette femme qu'est ma mère, ni aux moldus. Peut-être que je la montrerait un jour à ce Edwin assis à mes cotés ?
Mais bricoler n'était plus la chose que je préférait depuis bien longtemps. Il avait suffit que je découvre les livres et l'écriture. J'étais passionnée par ça. Dévorer les livres et m'imaginer chacune des histoires, écrire des poèmes, des textes sur tout et rien, le temps qui passe, les malheurs... Je prenais la pate de fruit posée sur mes genoux et la dévorait avec gourmandise. Je me taisais, le garçon ne pouvant plus s'arrêter de parler étant emporté par sa passion. Je continuais donc de sourire. Puis je ris en l'entendant parler de cigogne. Fabriquer des cigognes ? Je n'avais jamais vu ça. Ca devait être amusant.

Je sentis son épaule se coller contre la mienne. Malgré le froid, la sienne était chaude. Et la mienne glacée. Comme d'habitude. Je n'allais pas le réchauffer moi qui avait la peau si froide, et je me sentis un peu gênée. je devais être la seule à être aussi froide de tout le château. Enfin, il me laisse parler après s'être excusé. Puis je ne sais où je trouvait le courage de faire une chose pareille, je lui collait un baisser sur la joue. "T'inquiètes pas, je comprend. Je serais aussi excitée si on parlait de bouquins et d'écriture." Je continuais de trifouiller la boite avec lui tout en continuant : "Merci pour la pate de fruit, si tu veux j'en ai plein dans ma valise je t'en donnerais si on se revoit... Les pates de fruit c'est mon pécher mignon. Je t'avouerais que j'ai les fesses complétement gelées !" je riais tout en espérant qu'il accepte que l'on se revoie, c'était assez amusant de bricoler à ses cotés et puis sa façon d'être me faisait du bien. "Moi c'est Dawn. Tu me laisserais te donner un surnom ? Edwin je trouve ça joli, mais je trouve qu'il manque quelque chose te correspondant plus et qui soit plutôt amusant. Du genre... BGDwin ?"

Je sortais une à une les petites plumes. "Je pense que oui, les coincer dans les pièces serait bien. Mais je pense qu'il faudra mettre de la colle plus tard, pour dire que ça tienne mieux." Des cigognes. Je n'y aurait jamais pensé, vraiment. Je n'avais bricolé un animal qu'une fois, un petit chien. Je l'avais donné à Hayden mais l'avais repris après sa mort. Celui là, il ne quittait plus ma poche. Mais je ne souhaitait pas le montrer à Edwin, comme si je gardais ce petit trésor pour moi, bien trop précieux pour être montré.
Après avoir sorti quelques plumes, j'arrêtais de trifouiller la boite et me contentais de regarder comment ce jeune garçon pouvait confectionner une cigogne avec ce qu'il avait dans sa boite. J'aimais à voir certaines choses de ce genre faites à la main et non avec de la magie. C'était bien plus joli comme ça.

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Edwin n'avait pas pour but dans la vie de faire rougir les autres, si ce n'était Infini qu'il prenait un malin plaisir à torturer. Il considérait que c'était de bonne guerre car l'autre garçon le faisait fondre aussi sans même donner l'impression de faire exprès. C'était Finn, en fait, le petit Gryffondor qui disait tout le temps tout haut ce qu'il pensait et sans s'embarrasser de se poser avant la question de si les conventions ou les autres trouvaient que c'était quelque chose à dire. C'était ça qu'il aimait le plus chez l'autre en plus de son énergie sans limites. Infini ne s'embarrassait jamais de beaux mensonges, il disait toujours la vérité et ce qu'il pensait même si ça gênait les autres. Edwin préférait largement ça à toutes les autres personnes qui l'entouraient et qui cachaient bien des mensonges sous de jolis sourires et de belles promesses. L'autre n'était pas comme ça et rester près de lui n'était jamais synonyme de douleur ou de peine, mieux encore, Edwin lui faisait plus confiance qu'à n'importe qui et il n'avait pas peur de le faire s'enfuir en lui racontant ses problèmes puisqu'il avait connu le Edwin de Londres, colérique tout le temps et effrayé partout. Il ne changeait pas tellement du Edwin de Poudlard, mais au moins à Londres il n'avait jamais essayé de cacher son état parce qu'il savait que ça ne changerait rien.

A Poudlard ça changeait tout, soit trop de gens lui posaient des questions, soit certains jubilaient de le voir mal, lui le pauvre né-moldu sans valeur. Infini n'avait jamais fait l'un ou l'autre, il le laissait venir vers lui quand il en avait besoin mais il s'avait s'arrêter quand il remarquait qu'Edwin ne voulait pas parler.

Il capte sans mal la froideur de l'épaule de l'autre et rit presque en faisant un parallèle mental entre la chaleur de sa peau et celle du couloir. Pour peu, il aurait appelé Dawn comme un glaçon. Mais il n'avait pas envie qu'elle ne finisse par partir parce qu'elle avait trop froid, alors il se rapproche un peu plus mais sans l'exprimer à voix haute, comme si ce n'était pas fait exprès. Il n'a pas forcément envie que tout le monde comprenne tout le temps quand il essaie d'être gentil avec des gens, et puis il pourra toujours dire qu'il se mettait juste dans une meilleur position. C'était juste pour qu'elle ne parte pas, et pas parce qu'il ne voulait pas qu'elle ai froid, voilà. S'il avait eu sa cape, il lui aurait passé, mais voilà, il n'en avait pas donc il faisait autrement.

Il fait un bruit de gêne quand elle vient lui coller un baiser sur la joue, rouge comme une tomate. Il se mord les lèvres dans un sourire pour le surnom avant de décider que l'autre fille ferait une amie géniale. Et, dans cette catégorie, Edwin ne s'embête plus à prendre des pincettes ou à rougir autant pour rien, puisqu'il est de toute façon bien tactile avec tout le monde. Il donne une pichenette sur le front de l'autre en riant. T'aimes tant lire que ça ? Moi j'lis pas beaucoup mais c'est que y'a pas grand chose qui m'intéresse à la bibliothèque Il fronce le bout du nez d'amusement. J'adore les pates de fruits aussi, la prochaine fois on se posera autre part, comme ça on pourra partager sans que tu ne deviennes un esquimaux ! Il donne un petit coup d'épaule à Dawn avant de lever les yeux au ciel. Si je suis BGdwin, toi t'es BGdawn, t'as clairement plus de style que moi

Il ne se trouvait pas vraiment beau, Edwin. Il ne faisait pas attention en fait, parce que sinon il pourrait se trouver six cent défauts et qu'il n'était pas dans un mood assez joyeux pour que ça ne l'enfonce pas encore plus. Il riait de son physique mais à vraiment y penser, il ne supportait pas tellement que les autres le regardent. Il était bien caché sous ses habits ou sous une grosse capuche, parce qu'après tout, il ne croisait presque personne avec de l'acné dans les couloirs. Peut-être que les sorciers n'en avaient juste pas, ou qu'il l'enlevaient avec une potion ? Edwin n'avait pas assez confiance pour en demander une si elle existait même et restait donc sur son avis que les sorciers avaient juste de la chance pour ne pas devenir un volcan. J'demanderais à ma m- il se stoppe avant de reprendre, légèrement crispé j'en prendrais pendant les prochaines vacances si je rentre chez moi ! Non, il ne demandera pas à sa mère, ce serait une mauvaise idée. Il a envie de lui envoyer un hibou, de lui parler mais il ne le fera pas parce qu'il se doute qu'une fois qu'elle aura accès à un hibou, elle enverra une lettre incendiaire, à lui ou à quelqu'un d'autre. Ca le rend légèrement triste, de comprendre ça : même s'il veut toujours arranger les choses avec elle, elle ne fait pas d'efforts pour changer son comportement alors ça ne sert à rien. C'est simplement inutile de continuer à s'acharner s'il est le seul à faire des efforts.

Pendant qu'il parle, il commence à bricoler sa cigogne en fredonnant comme il le fait habituellement. Il se demande si ça dérange l'autre, parce qu'il ne chante pas très bien mais de toute façon vu le nombre de chanteurs médiocres comme lui qui chantonnaient, elle devait déjà avoir entendu pire qu'une mélodie fredonnée si bas qu'il n'était même pas certain qu'elle l'entende avec le bruit des pas ou les babillements du portrait à sa gauche qui papote toujours en bruit de fond. Il tend le début de construction à Dawn avant de lui indiquer doucement où poser la prochaine pièce. Après tout, elle est là pour bricoler avec lui donc il ne compte pas la laisser dans son coin à tout faire tout seul. La tête c'est la petite bille en métal que t'as là dit-il en lui donnant ladite bille faut l'enfoncer sur le fil rajoute-t-il en pointant du doigt le fil large qui est censé être le cou de l'oiseau.

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

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Qu'il se rapproche de moi, doucement, silencieusement me réchauffa un peu. Etais-ce pour cela qu'il était aussi près de moi maintenant ? Peu importe, dans tout les cas je ne l'aurais pas laissé seul. A moins que je ne le gêne, mais il semblait que ce n'était pas le cas.

Recevoir une pichenette me fit rire. "J'adore lire, si tu veux je te ferais lire mes écrits !" Puis je me rendis compte de ce que je venais de dire. Il était hors de question que quelqu'un lise mes textes. Ils étaient trop personnels, remplis de ma douleur... Que notre relation soit plus forte avec le temps ou non, Edwin ne lirais pas ça. Parce que les mots écrits dans mon carnet n'étaient là que pour qu'une partie de ma douleur me quitte, et puis aussi parce que c'était bien trop triste et que personne ne voudrait lire ça. "Enfin... Je t'écrirais un livre sur le bricolage !"
BGDwin. BGDwin et BGDawn. C'était plutôt mignon, et puis ça nous allait bien. Je me collais à lui, sourire au lèvres, pour profiter de sa chaleur mais aussi me moquer de sa gène. Là, je le laissais parler et fredonner tout en essayant de mémoriser chacun de ses gestes et être capable, comme lui, de faire une cigogne. Puis je prenais le début de cette petite construction dans mes mains, le tenant comme la chose la plus importante à mes yeux, et suivait ses indications. Je souriais, mes yeux devaient êtres remplis de paillettes tant je prenais de plaisir à bricoler. Ayant accomplis correctement je pense ce qui m'était demandé, je contemplais maintenant le garçon à mes cotés. Ces yeux marrons particulièrement. Cherchant comme avec chacune des personnes que je rencontrais, une histoire à lire rien qu'en contemplant ses yeux. C'était difficile, puisqu'il était concentré sur ce début de cigogne. Je lisais le plaisir de bricoler à cet emplacement mais je n'arrivais pas à décrypter le reste. Peut-être qu'il pourrait m'aider à le deviner ? Maintenant ou plus tard...

"Tu le dis si je te gêne." Me coller à lui pour me moquer d'accord, mais le fixer pendant de longues minutes sans prononcer un mot, je dois avouer que cela m'aurait gênée. Et puis en y repensant, je faisais cela souvent, avec chacune des personnes que je rencontrais.
Comme avec Leta... Me plonger dans ses yeux bleu-vert et ne plus jamais les quitter. J'y pense si souvent... Edwin la connaît peut-être ? C'est bien possible. Et alors quelle est leur relation ? Je me perdais dans mes pensées, ne faisant plus vraiment attention à la jolie construction.

Quelques bricoles pour bricoler une bricole D.G
Edwin n’aurait pas dit à voix haute que la compagnie de la fille lui faisait du bien, mais c’était le cas, et pas qu’un peu. L’avoir contre lui lui donnait l’impression d’être bien, calme. Ça arrivait assez peu quand il était tout seul et qu’il ne bricolait pas. Et même quand il bricolait, il lui arrivait d’avoir des crises de colère dont il n’arrivait pas à capter la provenance. Rester avec les autres augmentait incroyablement le risque que ça n’arrive, mais en même temps il appréciait prendre le risque parce que ça signifiait avoir de bonnes surprises. En fait, si on retirait les personnes qu’il connaissait, il passait peu de temps avec les gens. Il avait trop peur de rencontrer de mauvaises personnes, d’être en colère qu’il préférait nettement réduire les rencontres qu’il pouvait faire. Ça passait par être seul toute la journée en cours sans Infini. Quand le rouge et or n’était pas là, il avait l’impression que le monde l’écrasait. Il était incapable d’aller vraiment vers les autres parfois, et d’autres jours c’était totalement l’inverse. Il ne savait pas quand son mood changeait, parfois il pouvait passer des semaines à ne vouloir voir personne et parfois il voulait parler à tout le monde. Montrer qu’il était là, se faire des amis.

C’était déconcertant et Edwin lui-même n’y comprenait rien. Il avait abandonné depuis longtemps l’idée que quelqu’un d’autre comprenne ce à quoi il peinait à trouver du sens. Ce n’était pas grave, et de toute façon il doutait que quelqu’un s’y serait intéressé même si ça avait été logique. Il ne voulait pas que les gens s’y intéressent non plus. Laisser les mauvaises choses où elles étaient, ne pas montrer qu’il allait mal. Être fort, tout le temps parce que laisser entendre qu’il n’allait pas bien c’était devenir faible et laisser les autres le bouffer tout cru. Comme à Londres. Comme dans cette foutue ville où le ciel lui était tombé sur la tête.

Il avait vite comprit que personne ne l’aiderait là bas, parce que les forts l’écrasaient pour se sentir importants et les faibles les suivaient pour ne plus être ceux qu’on frappait à la sortie des cours. Ça avait été comme ça depuis le début : ils s’étaient servis de lui pour se faire une place et Edwin avait comprit. Il avait été d’accord avec ça. D’accord avec le fait d’aider les autres à ne pas être comme lui, même si ça signifiait être celui qui se faisait bousculer dans les couloirs. Toutes ses expériences scolaires avaient été comme ça. Il était habitué, à sourire et à faire comme si ça ne le touchait pas. Personne n’était dupe, de toute façon et ça ne les avait pas arrêté. C’était pas grave, il pouvait gérer.
Edwin pouvait absolument tout gérer, ou faire semblant de gérer. Tant que personne ne s’en rendait compte, tout irait bien.

Il cligne des yeux et observe l’autre collée contre lui. Qu’a-t-elle dit ? J’suis désolé, j’t’ai pas écouté, mais tu me gênes pas Il tourne les yeux vers elle et remarque son regard insistant. J’ai un truc sur la tronche ? Il frotte son visage en rougissant. S’il avait quelque chose sur la tronche, elle ferait mieux de lui dire maintenant, parce que ça aurait déjà été assez gênant de passer sa journée sans s’en apercevoir. Quand il termine de frotter son nez et qu’il baisse les yeux sur la construction presque terminée, il se laisse avoir un grand sourire. C’est parfait c’que t’as fait! Il récupère la petite construction en la tournant dans tous les sens avant d’ajouter quelques derniers détails sans faire vraiment attention à la fille à côté de lui.

Au final, il est content aujourd’hui d’avoir été assez bien pour sociabiliser. Il lui tend l’oiseau, les yeux pétillants. Prend-le, c’est à toi il se mordille les lèvres et baisse les yeux pour observer son visage. Si t’en veux, bien sûr, je sais pas ce que ça signifie vraiment les cigognes, à part qu’elles apportent les bébés. Peut-être que celle-ci t’apportera un truc chouette

"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)

Quelques bricoles pour bricoler une bricole D.G
"Puis-je voir tes yeux ?"
Et moi, puis-je voir les tiens Leta ?


Serrées l'une contre l'autre, enfermée entre ses bras. Et moi qui voulait qu'elle me lâche... J'aimerais maintenant que nous nous retrouvions et soyons dans les bras de l'autre ! Qu'elle ne me lâche pas, qu'elle me garde près d'elle.

"Qui es-tu ?"
Et toi, qui es-tu Morphée ? Rêvons ensemble que nos lèvres se joignent...


Ce qui tournait en boucle dans ma tête. Elle et moi, qui ne pouvions nous rapprocher plus...

Puis je revins doucement à la réalité. Edwin. BGDwin. Tout rougissant. "Non rien sur ton beau visage ne t'inquiètes pas, j'étais juste... Je me suis perdue dans tes yeux." Et la cigogne. Dans les mains du garçon, elle semblait avoir beaucoup de valeur. Simple petite Bricole qui était à ce moment là, la plus belle chose qui soit. Je la regardais, tournant entre les mains de cet élève que je ne connaissais pas encore peu de temps avant. Qu'il souhaite m'offrir la petite construction me fit sourire. Je prit la petite cigogne et cherchait ce qu'elle pouvait bien m'apporter. "Merci, je la garderais précieusement. Peut-être que... Tu penses que si je souhaite vraiment fortement te revoir cette construction te fera venir jusqu'à moi ?" Je ris. Qui sait ? Ca fonctionnerait surement. Dès que je souhaiterait le voir ou que j'aurais besoin de lui, je serrerais la petite Bricole contre moi. Il ne suffisait plus qu'à trouver un objet que je pourrais lui donner pour qu'il pense fortement à moi également. Si l'idée lui plaisait bien sur. Ma petite voiture avec une figurine au dessus serait l'objet idéal, j'étais presque sure qu'il adorerait. Mais oui, bien sur.

Je me levais et sans prononcer le moindre mot je partis en courant dans les couloirs, sourire au lèvre telle une pauvre folle. Je n'aimais pas courir, mais pour Edwin, je le ferais. Il fallait que je me dépêche avant qu'il ne lui vienne à l'esprit de s'en aller en pensant que je l'avais abandonné.
Je retrouvais facilement le chemin du dortoir et me jetais sous mon lit prendre ma valise. Je faisais valser derrière moi de nombreux vêtements et quelques parchemins avant de voir ma petite voiture. Je la prit doucement et ne prenait pas même le temps de ranger mes affaires, je me jetais dans les couloirs, et courais encore. En tout cas, je n'avais plus froid maintenant.
C'est en commençant une jolie crise d'asthme que j'arrivais devant le garçon, soulagée qu'il soit encore là. Je me rassis, en espérant ne pas faire peur à mon compagnon avec ma respiration sifflante. "Tiens, c'est pas grand chose mais j'y tiens beaucoup, une vieille Bricole !"

J'avais du mal à parler, mais peu importait, cela allait passer et j'avais offert ma petite construction à BGDwin. J'étais joyeuse et reprenait mon ancienne place tout près du garçon malgré la chaleur émanant de moi.