”À l'aide”
Deuxième année
Mardi 9 janvier 2046
Vers 21h
Mardi 9 janvier 2046
Vers 21h
Mes bras entourant mon ventre, j’avançai depuis maintenant quelques minutes dans les couloirs du château, me traînant, appuyée contre un mur. Je ne croisais plus personne à cette heure – c’était d’ailleurs la première fois que j’enfreignais le couvre-feu, dommage que ça se fasse sous ces conditions – et je n’aurais pas été contre un peu d’aide. Je gémissais de temps en temps tellement les crampes me faisaient souffrir ; je n’avais jamais eu autant mal, et jamais Papa et Maman n’avaient été absents pour me réconforter. Cette fois, je devais me débrouiller toute seule.
J’avais commencé à avoir mal ce matin en me levant, mais, à ce moment là, j’avais décidé d’accuser la faim. La douleur fut vite passée et le cours de métamorphose s’était déroulé sans incident. Ce fut ensuite en plein milieu d’un cours de DCFM que ça s’aggrava. J’avais à peine suivi les dernières explications de l’enseignant tellement mon ventre m’élançait. Le mal se dissipa dans la soirée jusqu’à être intenable. Une ou deux personnes devaient bien m’avoir dit de passer à l’infirmerie mais j’étais têtue *et normalement, ça fait pas aussi mal*. Mais quand j’étais allée me coucher… Impossible de trouver le sommeil. Impossible même de penser à autre chose que cette douleur lancinante dans le bas de mon ventre, à cause de laquelle je gémissais comme un animal blessé, et ses nausées qui survenaient sans que je demande quoi que ce soit. Je m’étais donc résolue, sans penser un instant à l’heure, à m’extirper de mon lit et me traîner comme je pouvais jusqu’à l’infirmerie où j’espérais pouvoir prendre un quelconque médicament.
Quand le mur sur lequel je m’appuyais révéla une fente dans laquelle se trouvait en réalité la porte de l’infirmerie, je me rendis compte que j’étais enfin arrivée. Mes yeux étaient embués de larmes mais toute gêne ou autre sentiment que la douleur était inexistant : j’avais juste besoin d’aller mieux. Je levai mon poing fermé pour toquer doucement à la porte. Une fois. Puis plus fort. *À l’aide*
Voici pour vous Miss @Marla Sharpe ! Hâte de vous lire
Dernière modification par Eryne O'Kieran le 11 févr. 2021, 12:23, modifié 1 fois.
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”À l'aide”
La journée avait été particulièrement intense. L’infirmière croisait et recroisait de nouvelles têtes chaque heure, chaque minute. Bien qu’elle soit plutôt physionomiste, Marla se sentait bien déroutée face à autant de nouveaux visages à connaître en si peu de temps. Un peu plus tôt dans la soirée, alors qu’elle ajoutait une touche personnelle à son bureau, l’Irlandaise avait trouvé le tiroir du bureau qui contenait tous les dossiers des élèves de Poudlard. Elle avait alors commencé à feuilleter de manière distraite, retenant quelques prénoms au passage. Aussi nombreux soient-ils, il fallait en plus que la sorcière apprenne à connaître les noms de ses nouveaux collègues. Ce n'était pas de tout repos, mais Marla tenait à connaître chaque sorcier.
Il était vingt-et-une heure passée, et Marla profitait de ce moment de calme pour vérifier que l’infirmerie était en ordre. Jetant un rapide regard circulaire, elle évaluait les dernières tâches à faire avant de retourner dans ses appartements. Elle arpenta l’infirmerie, remettant quelques draps propres sur les lits inoccupés, remplissant les carafes d’eau pour ses patients, tout en tentant de se remémorer chaque nom entendu pendant la journée.
L’Irlandaise rangeait les quelques jeux de société trainant dans la salle d’attente, lorsqu’elle entendit des petits coups à la porte qui s’intensifiaient. Elle se redressa, interpellée, et ouvrit la porte de l’infirmerie, se retrouvant nez à nez avec une jeune fille.
La petite blonde paraissait mal en point et se tenait le ventre, ses yeux étaient remplis de larmes. Elle avait l’air de souffrir terriblement. Marla ne prit pas la peine de demander ce qu’elle faisait là, ni pourquoi, et l’accompagna directement dans son bureau pour faire asseoir la demoiselle sur le lit d’auscultation, replaçant au passage un coussin pour que la jeune fille soit bien installée.
Les aiguilles de l’horloge magique de Marla s’activaient. Elle y jeta un oeil, et, hocha la tête, comme si elle venait de comprendre quelque chose d'invisible.
« Asseyez-vous ici, Mrs. Cela fait combien de temps que vous avez mal au ventre ? » dit-elle en touchant le front de sa patiente du dos de la main, les sourcils froncés.
Il était vingt-et-une heure passée, et Marla profitait de ce moment de calme pour vérifier que l’infirmerie était en ordre. Jetant un rapide regard circulaire, elle évaluait les dernières tâches à faire avant de retourner dans ses appartements. Elle arpenta l’infirmerie, remettant quelques draps propres sur les lits inoccupés, remplissant les carafes d’eau pour ses patients, tout en tentant de se remémorer chaque nom entendu pendant la journée.
L’Irlandaise rangeait les quelques jeux de société trainant dans la salle d’attente, lorsqu’elle entendit des petits coups à la porte qui s’intensifiaient. Elle se redressa, interpellée, et ouvrit la porte de l’infirmerie, se retrouvant nez à nez avec une jeune fille.
La petite blonde paraissait mal en point et se tenait le ventre, ses yeux étaient remplis de larmes. Elle avait l’air de souffrir terriblement. Marla ne prit pas la peine de demander ce qu’elle faisait là, ni pourquoi, et l’accompagna directement dans son bureau pour faire asseoir la demoiselle sur le lit d’auscultation, replaçant au passage un coussin pour que la jeune fille soit bien installée.
Les aiguilles de l’horloge magique de Marla s’activaient. Elle y jeta un oeil, et, hocha la tête, comme si elle venait de comprendre quelque chose d'invisible.
« Asseyez-vous ici, Mrs. Cela fait combien de temps que vous avez mal au ventre ? » dit-elle en touchant le front de sa patiente du dos de la main, les sourcils froncés.
« Six bricks in the Wall » #EkipFamily
”À l'aide”
La porte s’ouvrit dans les secondes qui suivirent et je repris mon souffle, soulagée de sentir enfin une présence. Les paupières entrouvertes, je n’observai même plus l’infirmerie défiler sous mes yeux, laissant celle qui m’avait ouvert me conduire. J’essayai de reprendre ma respiration presque hachée, me répétant sans cesse que *ça va aller, y’a quelqu’un, ça va aller* – *mal, j’ai mal, j’ai trop mal*.
J’esquissai encore quelques pas accompagnée par celle que j’identifiai par la suite comme l’infirmière, avant qu’elle ne m’installe sur un lit. Rassurée, je m’appuyai sur un coussin, fermant au passage les yeux et relâchant l’emprise sur mon ventre un instant. Enfermée dans cette obscurité, j’aurais tout donné pour m’endormir paisiblement sur ce meuble, assise confortablement, mais ces crampes incessantes ne semblaient pas vouloir me laisser une seule seconde. Je ramenai mes jambes vers moi pour me recroqueviller, instinctivement, laissant échapper un petit gémissement.
J’ouvris les yeux, sentant le contact d’une main froide sur mon front, et fixai l’infirmière sans pourtant l’observer. Je mis quelques instants à comprendre sa question avant d’y répondre, le souffle court.
– Je… Un peu mal ce matin mais… et pendant la journée… Mais après beaucoup au lit, conclus-je, les yeux embués de larmes. Je… J’ai beaucoup… J’ai très mal, Miss…
Je ravalai un sanglot, serrant plus fort encore mes jambes contre moi. La douleur m’empêchait de réfléchir clairement mais, si elle se dissipait un peu, j’aurais pu comprendre qu’elle était trop forte pour une simple indigestion, me donnait trop de nausées pour n’être que due à un possible stress.
Auparavant appuyée sur le mur derrière, je baissai ma tête pour la poser sur mes genoux et me résoudre à implorer d’une voix étouffée :
– J’peux… Je pourrai me coucher ?
J’esquissai encore quelques pas accompagnée par celle que j’identifiai par la suite comme l’infirmière, avant qu’elle ne m’installe sur un lit. Rassurée, je m’appuyai sur un coussin, fermant au passage les yeux et relâchant l’emprise sur mon ventre un instant. Enfermée dans cette obscurité, j’aurais tout donné pour m’endormir paisiblement sur ce meuble, assise confortablement, mais ces crampes incessantes ne semblaient pas vouloir me laisser une seule seconde. Je ramenai mes jambes vers moi pour me recroqueviller, instinctivement, laissant échapper un petit gémissement.
J’ouvris les yeux, sentant le contact d’une main froide sur mon front, et fixai l’infirmière sans pourtant l’observer. Je mis quelques instants à comprendre sa question avant d’y répondre, le souffle court.
– Je… Un peu mal ce matin mais… et pendant la journée… Mais après beaucoup au lit, conclus-je, les yeux embués de larmes. Je… J’ai beaucoup… J’ai très mal, Miss…
Je ravalai un sanglot, serrant plus fort encore mes jambes contre moi. La douleur m’empêchait de réfléchir clairement mais, si elle se dissipait un peu, j’aurais pu comprendre qu’elle était trop forte pour une simple indigestion, me donnait trop de nausées pour n’être que due à un possible stress.
Auparavant appuyée sur le mur derrière, je baissai ma tête pour la poser sur mes genoux et me résoudre à implorer d’une voix étouffée :
– J’peux… Je pourrai me coucher ?
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