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Edwin rigole à la remarque de l'autre. Ca le fait rire parce qu'elle dit ça comme si c'était juste évident. Ca l'est très certainement. Il a envie de soupirer juste après parce que ça ne devrait pas l'être, justement. Pourquoi est-ce que rien ne peut jamais aller bien ? Personne ne peut juste arriver à se regarder dans le miroir et à se dire qu'il ne fera pas de connerie, qu'il ne fera mal à personne aujourd'hui. Lui non plus d'ailleurs, il était bien trop sanguin pour ne pas sauter au cou de ceux qui l'insultaient mais au moins il n'allait pas balancer que certains n'avaient pas leur place ici. Encore plus que ça, ça ne lui serait jamais venu à l'esprit d'aller lancer une petite attaque juste pour le fun de dégommer du né-moldu. Les gens étaient stupides, ça n'avait ni couleur de peau, ni statut de sang. C'était universel, la connerie et c'était bien dommage d'ailleurs. Il ne fallait pas s'étonner que tout parte toujours en cacahuète avec des idéologies pareilles, c'était risible tellement c'était stupide.
Ouaip, et cette cacahuète elle est pourrie Mangée par des sang-purs, recrachée sur les autres pour être à nouveau mâchouillée et recrachée. C'était pour ça qu'il avait tellement de mal avec les insultes sur son sang. Elles étaient vues et revues, visitées et revisitées et Edwin avait juste l'impression de parler à des disques rayés qui ne changeaient jamais de refrain. Si, encore, ils avaient changé et trouvé d'autres trucs plus marquant, Edwin aurait été en colère mais pas dégoûté. Là il avait juste l'impression qu'ils n'avaient aucune personnalité et se contentaient de répéter les insultes de papa et maman ou des copains. Ca n'arrangeait pas du tout, en rien, l'image qu'il se faisait d'eux.
Le problème c'est que y'ai des trucs qui doivent s'arranger Il s'assoit mieux sur le bord du lit, les épaules baissées avec un soupir. A force de faire de la merde, que ce soit ici ou chez les moldus vous allez tous vous retrouver dans le même panier. Il ne se prenait pas dans cette généralité. Il avait le sentiment toujours croissant de n'avoir rien à faire ici, de ne pas être un sorcier et que tout ceci avait juste été une erreur de calcul. Les méchants avec les gentils, et les gentils avec les méchants, au final juste un "sorcier" ce sera un débile qui balance son sang comme si c'était une médaille. Je sais même pas ce qu'il faut dire à ces gens, genre un "Bien joué gentil toutou, continues comme ça et papa te donnera une croquette ?
Ouaip, et cette cacahuète elle est pourrie Mangée par des sang-purs, recrachée sur les autres pour être à nouveau mâchouillée et recrachée. C'était pour ça qu'il avait tellement de mal avec les insultes sur son sang. Elles étaient vues et revues, visitées et revisitées et Edwin avait juste l'impression de parler à des disques rayés qui ne changeaient jamais de refrain. Si, encore, ils avaient changé et trouvé d'autres trucs plus marquant, Edwin aurait été en colère mais pas dégoûté. Là il avait juste l'impression qu'ils n'avaient aucune personnalité et se contentaient de répéter les insultes de papa et maman ou des copains. Ca n'arrangeait pas du tout, en rien, l'image qu'il se faisait d'eux.
Le problème c'est que y'ai des trucs qui doivent s'arranger Il s'assoit mieux sur le bord du lit, les épaules baissées avec un soupir. A force de faire de la merde, que ce soit ici ou chez les moldus vous allez tous vous retrouver dans le même panier. Il ne se prenait pas dans cette généralité. Il avait le sentiment toujours croissant de n'avoir rien à faire ici, de ne pas être un sorcier et que tout ceci avait juste été une erreur de calcul. Les méchants avec les gentils, et les gentils avec les méchants, au final juste un "sorcier" ce sera un débile qui balance son sang comme si c'était une médaille. Je sais même pas ce qu'il faut dire à ces gens, genre un "Bien joué gentil toutou, continues comme ça et papa te donnera une croquette ?
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
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Arya observa Edwin avec plus d'attention. Il avait l'air de porter bien trop de poids sur ses épaules. Ils n'étaient que des enfants. Il ne devrait pas avoir à se soucier de tous ces problèmes de grands. Ils devraient avoir le droit de préserver leur innocence autant qu'ils le désiraient. Mais le mal semblait déjà fait. On ne leur avait pas demandé leur avis. Le monde ne leur avait pas laissé le choix et l'avaient propulsé dans des enjeux qui ne leur appartenaient pas. Pire, il n'y avait personne à insurger pour cela, personne en particulier. Ces histoires de sang, de discrimination semblaient graver dans la culture sans qu'on ne puisse rien faire contre. La Gryffondor aurait aimé naître dans un monde vierge, où elle-même pourrait décider des couleurs à ajouter. Elle ne garderait que les plus belles, que celles qui paraissaient les plus vraies.
Elle ne savait que répondre à Edwin. Elle aurait voulu pouvoir effacer ses problèmes d'un geste de la main, d'un bon petit combat contre ses adversaires, mais elle était impuissante. Elle ne pouvait rien faire, rien dire, rien contester, et cette impuissance mettait ses nerfs à rude épreuve. La seule chose dont elle semblait capable, c'était de réagir bêtement dès qu'une catastrophe arrivait, comme la veille au soir, pendant le bal.
« Ouais, c'est débile, fut la seule chose qu'elle trouve à sortir. »
Elle commença à jouer avec le tissu de son écharpe de sa main libre. Elle avait une furieuse envie de se lever de ce lit pathétique d'infirmerie et de frapper quelqu'un, de préférence l'un des débiles qui avaient fichu le bal en l'air. À la place, elle devait rester coincée là, à se tourner les pouces, inutile.
La fatigue sembla cependant la rattraper, car elle bâilla soudain, sans aucun égard pour Edwin juste à côté d'elle, écrasée par la nuit qu'elle venait de passer. Elle s'excusa immédiatement, se rappelant le nombre de fois où sa famille avait grogné parce qu'elle était incapable de respecter les règles de politesse les plus basiques.
Elle ne savait que répondre à Edwin. Elle aurait voulu pouvoir effacer ses problèmes d'un geste de la main, d'un bon petit combat contre ses adversaires, mais elle était impuissante. Elle ne pouvait rien faire, rien dire, rien contester, et cette impuissance mettait ses nerfs à rude épreuve. La seule chose dont elle semblait capable, c'était de réagir bêtement dès qu'une catastrophe arrivait, comme la veille au soir, pendant le bal.
« Ouais, c'est débile, fut la seule chose qu'elle trouve à sortir. »
Elle commença à jouer avec le tissu de son écharpe de sa main libre. Elle avait une furieuse envie de se lever de ce lit pathétique d'infirmerie et de frapper quelqu'un, de préférence l'un des débiles qui avaient fichu le bal en l'air. À la place, elle devait rester coincée là, à se tourner les pouces, inutile.
La fatigue sembla cependant la rattraper, car elle bâilla soudain, sans aucun égard pour Edwin juste à côté d'elle, écrasée par la nuit qu'elle venait de passer. Elle s'excusa immédiatement, se rappelant le nombre de fois où sa famille avait grogné parce qu'elle était incapable de respecter les règles de politesse les plus basiques.
Vous dites que c'est si beau la vie. Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre.
~ Antigone, Anouilh
3èmeannée 2045/2046
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A la base, il était venu à l'infirmerie pour parler un peu avant de s'enfuir. Même s'il ne savait pas nager, ça semblait toujours mieux que de rester ici. Mais au final, l'idée était morte il y a quelques minutes alors qu'il papotait avec Arya. C'était agréable et, finalement, il ne se sentait pas de perdre les quelques petites choses qu'il appréciait encore à Poudlard en faisant l'imbécile. Rien n'était parfait et il détestait encore plus cette école, mais ça valait peut-être le coup de rester encore un peu. Il pourrait peut-être simplement finir l'année ? Et ne jamais revenir après, il s'enfuirait loin. Pas sûr qu'il puisse s'en aller sans que tout le monde puisse le retrouver mais dès qu'il aurait quitté Poudlard, il serait libre. Mais il fallait que Poudlard le laisse partir et, tout de suite, c'était pas possible. Pourtant, il ne se sentait pas aussi déprimé qu'il aurait dû l'être selon son avis. Ca allait. Ou alors c'était parce que le bal était encore trop proche pour qu'il puisse vraiment prendre du recul dessus et se sentir encore plus mal qu'il ne l'était déjà. Parce que même si, pour certains, ça n'avait pas été grand chose, lui n'arrivait pour le moment pas à se le sortir de la tête. Mais ce n'était pour l'instant que les évènements qui se repassaient sous son crâne. Edwin savait qu'au moment où il comprendrait enfin tous les enjeux de cette soirée, le poids serait trop gros pour qu'il puisse même respirer correctement et, le pire dans tout ça, c'était que même s'il savait que ça allait arriver, il n'avait aucune idée de comment empêcher tout ça. C'était habituel, chez lui, de comprendre que rien n'allait mais sans pouvoir rien faire pour améliorer les choses. C'était ça, le plus frustrant. Il savait toujours que ça arrivait, que le noir venait s'enrouler autour de lui mais il n'arrivait jamais à s'en tirer, à courir assez vite pour qu'il ne puisse pas le rattraper. Il était partout, il l'attendait au détour d'un couloir et glissait dans son lit le soir, le prenant à la gorge et lui donnant l'impression d'étouffer.
C'est quand Arya bailla qu'il se rendit vraiment compte qu'il n'avait pas dormi. Qu'il n'avait même pas envie de fermer l'œil parce que ses démons le regardaient derrière ses paupières clauses. Est-ce qu'elle arriverait à bien dormir, elle ? Elle aurait de la chance si la réponse était oui. Tout le monde semblait avancer, passer à autre chose. Certains n'en parlaient même plus, mais lui n'arrivait pas à penser à autre chose. C'était stupide, et il se sentait idiot de ne pas suivre l'exemple de tous les autres. Ils se sentaient pour la plupart en sécurité à Poudlard, comme si ce qu'il s'était passé ne leur avait pas montré que c'était tout l'inverse. Bien sûr, les professeurs avaient arrêté tout ça, mais c'était arrivé quand même. Etre en sécurité, pour lui c'était pas que les gens empêchent les cons de faire plus de dégâts qu'ils n'en faisaient déjà. C'était les empêcher d'en faire tout court. Qu'est-ce qu'il se passerait, la prochaine fois ? Parce qu'Edwin était persuadé qu'il y aurait une prochaine fois. Il était à cran.
J'vais t'laisser dormir dit-il, tout sourire en tapotant le genoux de l'autre à travers la couverture. Ce s'rait cool de t'revoir, j'repasserais voir si t'es toujours à l'infirmerie une prochaine fois, et pis au pire on s'croisera bien un jour dans les couloirs. Il sauta sur ses pieds avant de rattraper la portes en six longues enjambées. Adios ! gloussa-t-il en passant la porte, l'observant par dessus son épaule avant de lui faire un grand geste de la main.
Fin du RP pour moi
C'est quand Arya bailla qu'il se rendit vraiment compte qu'il n'avait pas dormi. Qu'il n'avait même pas envie de fermer l'œil parce que ses démons le regardaient derrière ses paupières clauses. Est-ce qu'elle arriverait à bien dormir, elle ? Elle aurait de la chance si la réponse était oui. Tout le monde semblait avancer, passer à autre chose. Certains n'en parlaient même plus, mais lui n'arrivait pas à penser à autre chose. C'était stupide, et il se sentait idiot de ne pas suivre l'exemple de tous les autres. Ils se sentaient pour la plupart en sécurité à Poudlard, comme si ce qu'il s'était passé ne leur avait pas montré que c'était tout l'inverse. Bien sûr, les professeurs avaient arrêté tout ça, mais c'était arrivé quand même. Etre en sécurité, pour lui c'était pas que les gens empêchent les cons de faire plus de dégâts qu'ils n'en faisaient déjà. C'était les empêcher d'en faire tout court. Qu'est-ce qu'il se passerait, la prochaine fois ? Parce qu'Edwin était persuadé qu'il y aurait une prochaine fois. Il était à cran.
J'vais t'laisser dormir dit-il, tout sourire en tapotant le genoux de l'autre à travers la couverture. Ce s'rait cool de t'revoir, j'repasserais voir si t'es toujours à l'infirmerie une prochaine fois, et pis au pire on s'croisera bien un jour dans les couloirs. Il sauta sur ses pieds avant de rattraper la portes en six longues enjambées. Adios ! gloussa-t-il en passant la porte, l'observant par dessus son épaule avant de lui faire un grand geste de la main.
Fin du RP pour moi
"T'a Smaug sur son tas d'or et t'as Edwin sur son tas de rédacteurs" - Isaac Powell
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)
Edwin Wellhister (17 ans, cinquième année)