Ricochets
10 septembre 2045 ; Matinée
2e année
Rives du Lac Noir
@Britanny Huggins
2e année
Rives du Lac Noir
@Britanny Huggins
Cela faisait bien une heure que tu faisais des ricochets sur les rives du lac. À force tu finirais bien par épuiser la réserve de caillou plat, mais peu importe parce qu’à ce moment-là, tu passerais aux autres caillou. Tu répétais la même série de gestes inlassablement. Se baisser pour prendre un caillou, l’observer, le lancer et le regarder le plus souvent être engloutit dans un ploc sonore par le lac noir. Plus rarement tu réussissais à le faire ricocher… Une fois… Parfois deux… À un moment tu réussis même à le faire ricocher quatre fois. D’ordinaire tu aurais sauté de joie, mais cet évènement ne t’avait procuré qu’un bref haussement d’épaules avant que 5 secondes plus tard tu ne recommences ta mécanique.
D’ordinaire tu n’étais pas aussi morose, d’ordinaire tu souriais à tout va. D’ordinaire… Tu n’étais tout simplement pas comme cela. Pas une coquille vide, quelqu’un qui faisait des ricochets sans but sur le lac Noir à l’écart de tout le monde. Tout ça, ce n’était pas toi. Tu agissais presque par automatisme depuis des mois. Encore plus depuis que tu étais revenue à Poudlard. Dormir, manger, cours et devoirs était un bref résumé, mais tout à fait exhaustif de tes journées.
Ton père avait bien essayé de te changer les idées cet été en partant en vacances dans un petit village sorcier dans le nord de l’Irlande avec ton oncle. Mais même cela, qui tu aurais d’ordinaire fait sautiller de jouer ne parvenait pas à t’émouvoir. Tu étais le plus souvent resté de marbre. Le peu de sourire que tu as eu c’est lors d’un match de Quidditch locale. Mais bien vite tu étais retourné à ta désormais habituelle froideur. Et voilà ce qui t’a amené ici. À faire des ricochets un dimanche midi sur les rives du lac noir.
Il était midi alors rares étaient ceux qui n'étaient pas dans la Grande Salle en train de déjeuner. Mais une fois de plus tu avais sauté le repas, sans vraiment que cela te pose de soucis, c’était devenu une habitude pour toi de sauter le repas. Alors un de plus ou un de moins n’allait pas changer ton monde. Mais voilà, cela commençait à se voir, cet été tu avais perdu quelques kilos. Ta silhouette s’était affinée. Il va falloir un jour ou l’autre que tu te remettes à manger. Sûrement, mais pas maintenant.
Pour l’instant tu étais dans un coin du lac noir à t’amuser, enfin c’est l’impression que tu veux donner. Mais en réalité tu t’es forcée à sortir pour faire autre chose. Sinon tu serais probablement resté dans ton dortoir toute la journée à regarder le plafond. C’était censé te vider la tête, mais on ne peut pas vider davantage quelque chose qui est déjà vide. Alors te voilà, là à faire des ricochets sur un lac.
Tu attrapes de nouveau un caillou, tu plies vers l’intérieur ton bras et tu lances le caillou. Il ricoche une fois… puis plus rien. Tu soupires, non pas parce que tu en espérais plus. Ce pauvre petit caillou avait déjà fait mieux que 95 % de ses congénères. Non, tu te demandais simplement comment c’était le vie de cailloux. Et sans t'en rendre compte tu t'étais mis à penser à voix haute, d'une voix dénuée d'émotions.
- C’est facile comme vie ? Certainement. Après tout, un caillou, ça ne pense pas, ça ne bouge pas. Ça ne ressent pas. Je vais finir par lui trouver des ressemblances avec moi. Peut-être que j’aurais mieux fait d’être un caillou après tout. Un caillou quelconque sur les rives quelconques d’un lac quelconque dans un endroit… quelconque.
Voilà où désormais tu en étais réduit, t'interroger sur la vie d’un caillou. Intérieurement, tu te sentais ridicule. Encore que, si tu t’étais mis à parler pour toi même et que quelqu’un t’avait entendue tu te serais senti bien idiot. Tu tournes la tête brièvement pour voir si d’aventure quelqu’un t’aurait entendu. Bien que tu étais persuadée de ne pas avoir pensé à voix haute.
Tu repris alors un énième caillou, et répète la même série de gestes, sans succès cette fois. D’ordinaire tu te serais agacé, aurait tapé du pied pour signaler ton mécontentement. Mais cette fois, tu te contentais de… ne rien faire. Ça ne te faisait ni chaud ni froid, et tu aurais probablement lancé un énième caillou si tu n’avais pas entendu un bruit derrière toi.
Dernière modification par Henry Shoftshire le 7 févr. 2021, 17:59, modifié 1 fois.
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Ricochets
Dimanche 10 septembre. Cela faisait quelques jours maintenant que Britanny était de retour à Poudlard. Elle entamait sa seconde année dans un mélange de dépit et d'apaisement. L'été n'avait pas été ce à quoi elle s'était attendue. Elle avait quitté l'école en juin dernier avec excitation, impatiente de revoir ses deux parents ainsi que son chien, Oslo, de profiter de Nathan avant qu'il ne parte continuer ses études en Angleterre, à l'Institut Magique des Sciences, et de passer du temps chez ses grands-parents paternels, comme tous les étés. C'est cette dernière partie qu'elle a le plus apprécié. C'est en Ecosse qu'elle avait réellement pu profiter de ses deux parents, ensemble. Cela avait été presque normal. Comme si rien avait changé.
Elle repensa à ce jour, au retour de King's Cross. Elle n'avait pas fait attention à son père, qui avait la mine légèrement plus tourmentée. Lorsque les trois enfants et Mathias étaient arrivés à la maison, et après les embrassades avec leur mère, tous les deux demandèrent à ce que tout le monde s'installe au salon. Puis la nouvelle. Une séparation. Pour la protection de Nathan, Charlie et Britanny. Eux trois et leur père iraient à la Citadelle, ils avaient retardés le départ autant que possible, mais le contexte devenait de plus en plus incertain et les violences trop importantes. Elise et Oslo, quant à eux, resteraient à Leeds. On dira que les deux adultes ont souhaiter faire une pause pendant leur mariage, et les enfants resteraient avec Mathias. Nathan avait l'air de se douter de tout cela, il acquiesça simplement. Charlie, fidèle à lui-même, fut plus expressif, se levant d'un bond en essayant de leur faire renoncer à l'idée, avant de partir s'enfermer dans sa chambre en claquant la porte. Enfin, Britanny frissonnait. Elle allait vivre loin de sa mère. Et son père était d'accord avec ça. Elle ne dit rien ce jour-là, ni les jours suivant. Elle avait préparé sa valise silencieusement, s'était accrochée au cou de sa mère lors du départ, et l'avait finalement lâché sous sa demande. La famille devait se retrouver en Aout chez les parents de Mathias, au courant de la décision réelle.
La fillette en avait voulu à son père. Elle ne comprenait pas la décision. Puis sa rencontre avec Maddison fin aout l'avait fait ouvrir les yeux. Mathias faisait ce qu'il pouvait, tout ça c'était à cause du Conseil des Sorciers, d'Ursula Parkinson, de l'ignorance des moldus. Plus que jamais, elle avait en tête d'agir concrètement avec le M.E.R.L.I.N..
Son retour à Poudlard fut apaisant, normal. Elle ne se sentait pas privée de sa mère puisqu'en période de cours, elle ne voyait pas ses parents. La seule chose, est qu'elle écrivait à présent deux lettres au lieu d'une seule. Et c'est ce qu'elle comptait faire en ce dimanche. Maddison avait été de bon conseil, et elle allait s'atteler à envoyer autant de lettres à son père qu'à sa mère, qui avait promis de répondre. C'est dans cet état d'esprit que la petite rousse rejoignit le bord du lac noir, quelques parchemins et de quoi écrire dans son sac. Elle voulait être tranquille pour cette double-lettre, la Salle Commune et le dortoir étaient bien trop bruyants.
En arrivant à destination, elle vit un garçon devant elle, qui lançait des cailloux dans le lac, essayant de faire des ricochets semble-t-il. Elle ne pouvait le voir que de dos, il avait une bonne tignasse blonde. Elle s'approcha en le regardant ramasser un caillou pour le lancer. Ce fut un échec mais il n'avait pas l'air d'en faire vraiment cas. Instinctivement, elle avait voulu le laisser tranquille. La dernière fois qu'elle a adresser la parole gentiment à quelqu'un près du lac, cela s'était mal fini. Elle s'était fait insulter par deux personnes - celle qu'elle avait dérangé et une autre qui passait par là. Alors qu'elle allait finalement se détourner, elle se prit le pied dans une racine, trébuchant. Elle se redressa in extremis - ses années sur une poutre l'aidant - et jeta un œil au garçon que le bruit avait évidemment attiré. L'anglaise grimaça en replaçant ses lunettes de repos sur son nez. Elle fut perplexe en voyant l'expression vide de son camarade. Elle passa une main derrière la nuque avant de parler.
- Hum... Excuse-moi, je voulais pas te déranger. J'allais juste euh... Elle souleva juste un peu son sac, alors qu'il ne pouvait pas savoir ce qu'il contenait. Malgré son angoisse d'être de nouveau la cible de la colère de quelqu'un, elle ne put s'empêcher de continuer. Est-ce que... Ca va ? Moi c'est Britanny au fait, finit-elle en resserrant ses affaires contre elle.
Elle repensa à ce jour, au retour de King's Cross. Elle n'avait pas fait attention à son père, qui avait la mine légèrement plus tourmentée. Lorsque les trois enfants et Mathias étaient arrivés à la maison, et après les embrassades avec leur mère, tous les deux demandèrent à ce que tout le monde s'installe au salon. Puis la nouvelle. Une séparation. Pour la protection de Nathan, Charlie et Britanny. Eux trois et leur père iraient à la Citadelle, ils avaient retardés le départ autant que possible, mais le contexte devenait de plus en plus incertain et les violences trop importantes. Elise et Oslo, quant à eux, resteraient à Leeds. On dira que les deux adultes ont souhaiter faire une pause pendant leur mariage, et les enfants resteraient avec Mathias. Nathan avait l'air de se douter de tout cela, il acquiesça simplement. Charlie, fidèle à lui-même, fut plus expressif, se levant d'un bond en essayant de leur faire renoncer à l'idée, avant de partir s'enfermer dans sa chambre en claquant la porte. Enfin, Britanny frissonnait. Elle allait vivre loin de sa mère. Et son père était d'accord avec ça. Elle ne dit rien ce jour-là, ni les jours suivant. Elle avait préparé sa valise silencieusement, s'était accrochée au cou de sa mère lors du départ, et l'avait finalement lâché sous sa demande. La famille devait se retrouver en Aout chez les parents de Mathias, au courant de la décision réelle.
La fillette en avait voulu à son père. Elle ne comprenait pas la décision. Puis sa rencontre avec Maddison fin aout l'avait fait ouvrir les yeux. Mathias faisait ce qu'il pouvait, tout ça c'était à cause du Conseil des Sorciers, d'Ursula Parkinson, de l'ignorance des moldus. Plus que jamais, elle avait en tête d'agir concrètement avec le M.E.R.L.I.N..
Son retour à Poudlard fut apaisant, normal. Elle ne se sentait pas privée de sa mère puisqu'en période de cours, elle ne voyait pas ses parents. La seule chose, est qu'elle écrivait à présent deux lettres au lieu d'une seule. Et c'est ce qu'elle comptait faire en ce dimanche. Maddison avait été de bon conseil, et elle allait s'atteler à envoyer autant de lettres à son père qu'à sa mère, qui avait promis de répondre. C'est dans cet état d'esprit que la petite rousse rejoignit le bord du lac noir, quelques parchemins et de quoi écrire dans son sac. Elle voulait être tranquille pour cette double-lettre, la Salle Commune et le dortoir étaient bien trop bruyants.
En arrivant à destination, elle vit un garçon devant elle, qui lançait des cailloux dans le lac, essayant de faire des ricochets semble-t-il. Elle ne pouvait le voir que de dos, il avait une bonne tignasse blonde. Elle s'approcha en le regardant ramasser un caillou pour le lancer. Ce fut un échec mais il n'avait pas l'air d'en faire vraiment cas. Instinctivement, elle avait voulu le laisser tranquille. La dernière fois qu'elle a adresser la parole gentiment à quelqu'un près du lac, cela s'était mal fini. Elle s'était fait insulter par deux personnes - celle qu'elle avait dérangé et une autre qui passait par là. Alors qu'elle allait finalement se détourner, elle se prit le pied dans une racine, trébuchant. Elle se redressa in extremis - ses années sur une poutre l'aidant - et jeta un œil au garçon que le bruit avait évidemment attiré. L'anglaise grimaça en replaçant ses lunettes de repos sur son nez. Elle fut perplexe en voyant l'expression vide de son camarade. Elle passa une main derrière la nuque avant de parler.
- Hum... Excuse-moi, je voulais pas te déranger. J'allais juste euh... Elle souleva juste un peu son sac, alors qu'il ne pouvait pas savoir ce qu'il contenait. Malgré son angoisse d'être de nouveau la cible de la colère de quelqu'un, elle ne put s'empêcher de continuer. Est-ce que... Ca va ? Moi c'est Britanny au fait, finit-elle en resserrant ses affaires contre elle.
@Henry Shoftshire
J'ai vu que tu étais parti sur du RPG++. J'ai fait pareil si jamais tu veux continuer comme ça
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Ricochets
L'ouïe du petit blond n'avait pas diminué. En même temps à 11 ans et demi, le contraire serait bien plus qu'inquiétant. Quelqu'un venait tout juste de trébucher. Peut-être sur une racine. Il se retourna et vit une jeune fille, d'à peu près son âge. Elle ne semblait pas s'être fait mal. Décidément, il était le témoin de beaucoup de chutes depuis qu'il était à Poudlard. Celle de Kat dans les couloirs il y a quelques mois, et puis la jeune fille. Là encore par réflexe, même si elle semblait ne pas s'être fait mal, le Serdaigle fit un pas dans sa direction, une petite mine inquiète traversa son visage fatigué.
Quelque chose, enfin plutôt quelqu'un était venu briser sa monotonie de lancer des cailloux dans le lac. Et même s'il ne le disait pas à haute voix, il s'ennuyait. Il s'approcha alors de la jeune fille, son inquiétude visible sur ses traits. L'autre ne lui disait rien après tout, ce n'était pas quelqu'un qu'il connaissait. Une Gryffondor vu l'accoutrement. Elle semblait gênée de la situation. Depuis combien de temps l'observait-elle ? Il espérait qu'elle n'avait pas entendu son monologue intérieur, qui finalement n'était pas si intérieur que ça. Elle le trouverait bien ridicule à vrai dire. Après tout, il se parlait tout seul et s'imaginait être un caillou. Il n'était pas fou, mais ça posait des questions tout de même. Tout en s'approchant et d'une voix neutre, mais à travers de laquelle perçait tout de même une minuscule pointe de sollicitude, le jeune garçon s'exprima :
– Rien de cassé ?
Elle lui sembla être quelqu'un de particulièrement gauche. Mais elle lui donnait l'impression de ne pas vouloir le déranger. Elle le dérangeait, c'était sûr. Mais moins qu'il l'aurait imaginé. L'envie de l'envoyer bouler fut forte. Il aimerait bien retourner à sa solitude. Mais elle n'avait pour ainsi dire rien fait de mal, le Lac n'était pas sa propriété privée après tout. Mais le fait qu'elle l'observait le gêna quelque peu. Alors qu'il arrivait à sa hauteur, elle se remit à parler. Elle aurait mieux fait de ne rien dire. Elle lui demandait comment ça allait… Et lui donnait son prénom. Peu commun, mais il était indifférent à la chose, et vraiment agacé de surcroit. Les gens, étaient-ils tout le temps obligés de lui demander comment il allait ? Et de donner leur prénom, aussi. Henry s'éloigna, visiblement, elle n'avait pas l'air blesser très bien après tout. Sa voix était lasse lorsqu'il s'exprima, un vrai agacement était perceptible cette fois :
– Qu'est-ce que ça peut te faire comment je me sens ? T'as entendu que je me parlais tout seul non ? À ton avis ça à l'air d'aller ? Tu vas faire quoi ? Te moquer de moi maintenant. Alors franchement, que tu t'appelles Brittany ou Huguette, je n’en ai rien à faire, vois-tu !
Henry était agacé, mais exprimait également intérieurement un peu de remords. Elle n'était pas méchante avec lui, et il se comportait comme quelqu'un d'odieux. Mais il prit soin de taire ses remords et se dirigea de nouveaux vers son poste de lancer de caillou. Il en prit un, quelconque, et le lança avec énergie. Le caillou vola au-dessus de l'onde noire du lac pendant quelques secondes avant de ricocher sur la surface de l'eau ; une première, une seconde fois, et même une troisième. Un bref sourire traversa son visage, ça faisait bien une demi-heure qu'un caillou n'avait pas autant ricoché. Il en reprit un qu'il relança, mais celui-ci retomba lourdement dans un ploc sonore au fond du lac. Son visage y fut assez indifférent, ce n'était que le quarante-cinquième qui tombe dans l'eau après tout.
Le fait de lancer énergiquement des cailloux avec son bras droit depuis plusieurs dizaines de minutes commença à lui faire mal. Ses muscles semblèrent fatigués. Mais il continua après tout qu'avait-il de mieux à faire ? Parler à la fille derrière lui ? Pour qu'elle fasse semblant de s'inquiéter par politesse ou bien qu'elle se moque de lui parce qu'il a parlé tout seul. Inutile. Il espéra secrètement que ses paroles acerbes l'avaient fait déguerpir. Il ne voulait pas avoir à s'excuser. Mais, cela n'empêche qu'elle n'avait rien demandé.
Finalement, il se décida à se retourner, voir si elle était toujours là. C'était bien évidemment le cas, elle était là. Il s'en voulait de lui avoir ainsi parlé. Alors du bout des lèvres, il s'excusa :
– Désolé pour tout à l'heure. Je n’aurais pas dû être méchant comme ça.
Peut-être que c'était elle désormais qui allait être méchante avec lui, vu ce qu'il lui avait dit. Mais il l'aurait bien mérité vu ses agissements.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Quelque chose, enfin plutôt quelqu'un était venu briser sa monotonie de lancer des cailloux dans le lac. Et même s'il ne le disait pas à haute voix, il s'ennuyait. Il s'approcha alors de la jeune fille, son inquiétude visible sur ses traits. L'autre ne lui disait rien après tout, ce n'était pas quelqu'un qu'il connaissait. Une Gryffondor vu l'accoutrement. Elle semblait gênée de la situation. Depuis combien de temps l'observait-elle ? Il espérait qu'elle n'avait pas entendu son monologue intérieur, qui finalement n'était pas si intérieur que ça. Elle le trouverait bien ridicule à vrai dire. Après tout, il se parlait tout seul et s'imaginait être un caillou. Il n'était pas fou, mais ça posait des questions tout de même. Tout en s'approchant et d'une voix neutre, mais à travers de laquelle perçait tout de même une minuscule pointe de sollicitude, le jeune garçon s'exprima :
– Rien de cassé ?
Elle lui sembla être quelqu'un de particulièrement gauche. Mais elle lui donnait l'impression de ne pas vouloir le déranger. Elle le dérangeait, c'était sûr. Mais moins qu'il l'aurait imaginé. L'envie de l'envoyer bouler fut forte. Il aimerait bien retourner à sa solitude. Mais elle n'avait pour ainsi dire rien fait de mal, le Lac n'était pas sa propriété privée après tout. Mais le fait qu'elle l'observait le gêna quelque peu. Alors qu'il arrivait à sa hauteur, elle se remit à parler. Elle aurait mieux fait de ne rien dire. Elle lui demandait comment ça allait… Et lui donnait son prénom. Peu commun, mais il était indifférent à la chose, et vraiment agacé de surcroit. Les gens, étaient-ils tout le temps obligés de lui demander comment il allait ? Et de donner leur prénom, aussi. Henry s'éloigna, visiblement, elle n'avait pas l'air blesser très bien après tout. Sa voix était lasse lorsqu'il s'exprima, un vrai agacement était perceptible cette fois :
– Qu'est-ce que ça peut te faire comment je me sens ? T'as entendu que je me parlais tout seul non ? À ton avis ça à l'air d'aller ? Tu vas faire quoi ? Te moquer de moi maintenant. Alors franchement, que tu t'appelles Brittany ou Huguette, je n’en ai rien à faire, vois-tu !
Henry était agacé, mais exprimait également intérieurement un peu de remords. Elle n'était pas méchante avec lui, et il se comportait comme quelqu'un d'odieux. Mais il prit soin de taire ses remords et se dirigea de nouveaux vers son poste de lancer de caillou. Il en prit un, quelconque, et le lança avec énergie. Le caillou vola au-dessus de l'onde noire du lac pendant quelques secondes avant de ricocher sur la surface de l'eau ; une première, une seconde fois, et même une troisième. Un bref sourire traversa son visage, ça faisait bien une demi-heure qu'un caillou n'avait pas autant ricoché. Il en reprit un qu'il relança, mais celui-ci retomba lourdement dans un ploc sonore au fond du lac. Son visage y fut assez indifférent, ce n'était que le quarante-cinquième qui tombe dans l'eau après tout.
Le fait de lancer énergiquement des cailloux avec son bras droit depuis plusieurs dizaines de minutes commença à lui faire mal. Ses muscles semblèrent fatigués. Mais il continua après tout qu'avait-il de mieux à faire ? Parler à la fille derrière lui ? Pour qu'elle fasse semblant de s'inquiéter par politesse ou bien qu'elle se moque de lui parce qu'il a parlé tout seul. Inutile. Il espéra secrètement que ses paroles acerbes l'avaient fait déguerpir. Il ne voulait pas avoir à s'excuser. Mais, cela n'empêche qu'elle n'avait rien demandé.
Finalement, il se décida à se retourner, voir si elle était toujours là. C'était bien évidemment le cas, elle était là. Il s'en voulait de lui avoir ainsi parlé. Alors du bout des lèvres, il s'excusa :
– Désolé pour tout à l'heure. Je n’aurais pas dû être méchant comme ça.
Peut-être que c'était elle désormais qui allait être méchante avec lui, vu ce qu'il lui avait dit. Mais il l'aurait bien mérité vu ses agissements.
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Ricochets
Britanny fut presque soulagée de voir une expression inquiète passer sur le visage du garçon. Le premier regard qu'il lui avait lancé l'avait rendu bizarrement mal à l'aise. Elle ne savait pas ce qu'il pensait. Alors que de l'inquiétude, ça elle savait lire et décrypter. Elle n'aimait pas ne pas savoir, même si parfois, l'ignorance est peut-être préférable au fait de reconnaitre un visage moqueur ou malveillant. Il fit un pas dans sa direction, et la fillette put remarquer qu'il avait les traits tirés sous son masque d'inquiétude. Il semblait lasse, ou fatigué. Est-ce que c'étaient les cours qui le mettait dans cet état ? Il voulait rester en vacances ? Sa famille lui manquait-elle ? Elle essayait de deviner pourquoi un élève de douze ans pouvait sembler si déprimé. Elle ne dit rien alors qu'il s'avançait doucement, réduisant l'espace entre eux. Finalement, le garçon prit la parole, demandant si elle ne s'était pas blessée. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas vraiment la question, avant de se souvenir. Ah oui, la racine ! Quelle idiote. Avec tous ces questionnement intérieurs, elle avait oublié qu'elle avait faillit se rétamer devant son camarade. Il faut vraiment que j'arrête de me perdre dans mes pensées. Elle s'est toujours dit que c'était une des raison pour laquelle on la qualifiait de "bizarre" à l'école. Elle changeait d'humeur souvent, ou de sujet de conversation sans raison apparente. Les habitudes ont la vie dure apparemment.
Le jeune Serdaigle attendait toujours sa réponse. La rousse secoua la tête pour se remettre les idées en place. Lui aussi doit se demander si je suis stupide... Comme tous les autres là-bas. Elle murmura une réponse, toujours gênée.
- Non, non. J'ai juste pas vu la racine mais ça va, merci.
Alors qu'elle venait de finir de se présenter et de lui retourner la question, son visage se ferma. Il semblait maintenant franchement agacé. Sans rien ajouter, il se détourna, laissant Britanny perplexe. Bon... D'accord... Je crois que je vais trouver un autre coin pour... Ses pensées furent interrompues par le jeune sorcier. Ses mots étaient durs, sa voix tranchante. Elle ne savait même pas quoi répondre à la première question mais qu'importe, il n'avait pas finit de s'exprimer. Il se parlait tout seul ? Non, elle n'avait pas entendu. Alors elle ne pouvait pas savoir s'il allait bien, non ? Si ? Non, elle ne pouvait pas deviner. Me moquer ? C'était stupide. Ils avaient tous les deux peurs des moqueries de l'autre alors ? Jamais elle ne ferait ça en tout cas, mais il ne pouvait pas le savoir. Elle fixait la tignasse du garçon avec de grand yeux, tétanisée. Pas de doute, elle l'avait dérangé. Il faut que j'arrête de parler aux autres près du lac.
Alors qu'elle n'avait toujours rien dit, il repartit là où il se trouvait plus tôt, pour ramasser un autre caillou. Et il repris ses ricochets. Le sac serré contre elle, Britanny n'osait même pas bouger. Manquerait plus que je me reprenne une racine... Instinctivement, elle jeta un œil au sol pour évaluer l'environnement de ses pieds. Si elle faisait un demi-tour sur pointes, comme sur une poutre, elle ne devrait pas trébucher sur quoi que ce soit. Ensuite, elle devra faire attention où elle marche. C'était faisable. Il fallait juste qu'elle trouve le courage de se détourner du Serdaigle. Il ne la regardait pas pourtant, mais l'idée qu'un simple craquement de brindille puisse lui parvenir la tétanisait. Elle ne voulait pas qu'on s'en prenne encore à elle. Elle ne voulait pas que des paroles blessantes glissent encore sur elle. Est-ce qu'il la bousculerait pour la pousser de son chemin ? Comme à l'école ? Nathan ne serait pas là, et hors de question d'en parler à Charlie, sinon il y aurait un élève de moins dans la Maison des Bleus.
Alors qu'elle n'avait toujours pas bougé d'un pouce, le garçon reprit la parole. La fillette releva la tête d'un coup, et réalisa qu'il la regardait de nouveau. Elle mit du temps à comprendre qu'il s'excusait. C'est le moment de parler, Britanny. Cependant, elle ne savait toujours pas quoi dire. Il semblait attendre quelque chose, comme résigné. Avait-il toujours la crainte qu'elle se moque de lui ?
- Je m'excuse aussi de t'avoir dérangé. Et je n'ai rien entendue, non. Mais... moi je me parle dans ma tête quand je suis énervée contre moi-même... Alors, je sais pas si c'est mieux.
Oui, t'es carrément moins bizarre à ses yeux là, bien joué. Voilà, c'est reparti. Elle secoua la tête, essayant de reprendre le fil.
- Enfin, je vais y aller, ne t'en fais pas. Je cherchais juste un endroit pour écrire ma... mes lettres. A mes parents. Elle grimaça, songeant un instant à ses parents faussement séparés. Bien... Euh... Bon salut...
Elle ne savait toujours pas son prénom. Elle se racla la gorge et amorça un demi-tour "maitrisé".
Le jeune Serdaigle attendait toujours sa réponse. La rousse secoua la tête pour se remettre les idées en place. Lui aussi doit se demander si je suis stupide... Comme tous les autres là-bas. Elle murmura une réponse, toujours gênée.
- Non, non. J'ai juste pas vu la racine mais ça va, merci.
Alors qu'elle venait de finir de se présenter et de lui retourner la question, son visage se ferma. Il semblait maintenant franchement agacé. Sans rien ajouter, il se détourna, laissant Britanny perplexe. Bon... D'accord... Je crois que je vais trouver un autre coin pour... Ses pensées furent interrompues par le jeune sorcier. Ses mots étaient durs, sa voix tranchante. Elle ne savait même pas quoi répondre à la première question mais qu'importe, il n'avait pas finit de s'exprimer. Il se parlait tout seul ? Non, elle n'avait pas entendu. Alors elle ne pouvait pas savoir s'il allait bien, non ? Si ? Non, elle ne pouvait pas deviner. Me moquer ? C'était stupide. Ils avaient tous les deux peurs des moqueries de l'autre alors ? Jamais elle ne ferait ça en tout cas, mais il ne pouvait pas le savoir. Elle fixait la tignasse du garçon avec de grand yeux, tétanisée. Pas de doute, elle l'avait dérangé. Il faut que j'arrête de parler aux autres près du lac.
Alors qu'elle n'avait toujours rien dit, il repartit là où il se trouvait plus tôt, pour ramasser un autre caillou. Et il repris ses ricochets. Le sac serré contre elle, Britanny n'osait même pas bouger. Manquerait plus que je me reprenne une racine... Instinctivement, elle jeta un œil au sol pour évaluer l'environnement de ses pieds. Si elle faisait un demi-tour sur pointes, comme sur une poutre, elle ne devrait pas trébucher sur quoi que ce soit. Ensuite, elle devra faire attention où elle marche. C'était faisable. Il fallait juste qu'elle trouve le courage de se détourner du Serdaigle. Il ne la regardait pas pourtant, mais l'idée qu'un simple craquement de brindille puisse lui parvenir la tétanisait. Elle ne voulait pas qu'on s'en prenne encore à elle. Elle ne voulait pas que des paroles blessantes glissent encore sur elle. Est-ce qu'il la bousculerait pour la pousser de son chemin ? Comme à l'école ? Nathan ne serait pas là, et hors de question d'en parler à Charlie, sinon il y aurait un élève de moins dans la Maison des Bleus.
Alors qu'elle n'avait toujours pas bougé d'un pouce, le garçon reprit la parole. La fillette releva la tête d'un coup, et réalisa qu'il la regardait de nouveau. Elle mit du temps à comprendre qu'il s'excusait. C'est le moment de parler, Britanny. Cependant, elle ne savait toujours pas quoi dire. Il semblait attendre quelque chose, comme résigné. Avait-il toujours la crainte qu'elle se moque de lui ?
- Je m'excuse aussi de t'avoir dérangé. Et je n'ai rien entendue, non. Mais... moi je me parle dans ma tête quand je suis énervée contre moi-même... Alors, je sais pas si c'est mieux.
Oui, t'es carrément moins bizarre à ses yeux là, bien joué. Voilà, c'est reparti. Elle secoua la tête, essayant de reprendre le fil.
- Enfin, je vais y aller, ne t'en fais pas. Je cherchais juste un endroit pour écrire ma... mes lettres. A mes parents. Elle grimaça, songeant un instant à ses parents faussement séparés. Bien... Euh... Bon salut...
Elle ne savait toujours pas son prénom. Elle se racla la gorge et amorça un demi-tour "maitrisé".
Je m'excuse pour cet immense retard
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Ricochets
Henry se sentait coupable. Un sentiment de culpabilité le rongeait depuis qu’il avait balancé son venin à la figure de la Gryffondor. Certes, il se mentait à lui-même en se martelant que tout allait bien. Mais cela n’excusait pas son attitude envers la jeune fille. Bien qu’elle soit agaçante avec ses questions, un simple regard en arrière sur la jeune fille lui avait permis de voir tout l’effet que ses mots lui avaient fait. Certes, il ne désirait que la solitude, mais cela n’excusait pas son comportement tant s’en faut.
Il fit un pas dans la direction de la jeune fille, mais n’avança pas plus loin. Il risquait fortement de se faire envoyer bouler. Il força un sourire sur son visage, bien qu’il n’en avait pas du tout l’envie. Il souhaitait avant tout réparer sa connerie. Mais peu importe. Ce qui le frappe c’est la tétanie qui semble frapper la jeune fille. Il semblerait qu’il lui ait vraiment fait peur. La peur n’est pas quelque chose qu’il cherche à inspirer. Lui, ce qui l’intéresse serait davantage l’admiration, pour son savoir entre autres. De la crainte, mais pas de la peur. La peur est un sentiment mauvais et nocif.
Le jeune blond passe rapidement sa main dans les cheveux ne sachant pas trop quoi dire à la Gryffondor. Il pourrait peut-être commencer à se présenter. Inutile, ils ne se recroiseront probablement jamais. Alors à quoi bon ? Et puis c’est d’une banalité affligeante les présentations. C’est morne et ennuyeux. Le lancer de cailloux aussi… Oui, mais le lancer de cailloux, ça lui occupe l’esprit, ça lui vide une tête déjà relativement vide. Parler à des gens ça l’agace, ils sont tous pareils, égoïstes et incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Comme sa mère en quelque sorte. Est-il seulement entré en ligne de mire dans sa décision de l’abandonner ? Aucune idée. Enfin si le garçon avait déjà une idée, mais aucune preuve. Après tout, elle ne lui avait montré qu’une certaine forme de dédain toute l’année dernière alors il lui sembla évident qu’elle se fichait du petit blond comme de l’an 40.
Il haussa longuement les épaules ne sachant pas trop quoi dire. À vrai dire il n’avait pas spécialement envie de parler. Encore moins de banalités. Elle pouvait bien rester tant qu’elle ne l’ennuyait pas en parlant. Henry d’ordinaire si bavard demeurait silencieux la plupart du temps, ne cherchant à parler que si c’est réellement essentiel.
— Tu peux rester si tu veux je m’en contre-fiche. Mais ne pose pas quinze mille questions. Ça m’ennuie les questions. Tant mieux, si tu te parles toute seule, moi ça ne m’est jamais arrivé avant maintenant. On n’est jamais mieux compris que par soi-même de toute façon. Est-ce qu’on est bizarre, j’en sais rien j’me suis jamais posé la question toute façon.
Henry était lassée, d’errer sans but, sans objectif. Il n’avait le goût de peu de choses. Il alternait entre les périodes de bonheur et de profonde mélancolie. Il trouva une souche d’arbre sur laquelle il s’assoit fixant du regard l’autre rive lointaine du lac. Douce mélancolie…
Pardon pour ce retard
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Il fit un pas dans la direction de la jeune fille, mais n’avança pas plus loin. Il risquait fortement de se faire envoyer bouler. Il força un sourire sur son visage, bien qu’il n’en avait pas du tout l’envie. Il souhaitait avant tout réparer sa connerie. Mais peu importe. Ce qui le frappe c’est la tétanie qui semble frapper la jeune fille. Il semblerait qu’il lui ait vraiment fait peur. La peur n’est pas quelque chose qu’il cherche à inspirer. Lui, ce qui l’intéresse serait davantage l’admiration, pour son savoir entre autres. De la crainte, mais pas de la peur. La peur est un sentiment mauvais et nocif.
Le jeune blond passe rapidement sa main dans les cheveux ne sachant pas trop quoi dire à la Gryffondor. Il pourrait peut-être commencer à se présenter. Inutile, ils ne se recroiseront probablement jamais. Alors à quoi bon ? Et puis c’est d’une banalité affligeante les présentations. C’est morne et ennuyeux. Le lancer de cailloux aussi… Oui, mais le lancer de cailloux, ça lui occupe l’esprit, ça lui vide une tête déjà relativement vide. Parler à des gens ça l’agace, ils sont tous pareils, égoïstes et incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Comme sa mère en quelque sorte. Est-il seulement entré en ligne de mire dans sa décision de l’abandonner ? Aucune idée. Enfin si le garçon avait déjà une idée, mais aucune preuve. Après tout, elle ne lui avait montré qu’une certaine forme de dédain toute l’année dernière alors il lui sembla évident qu’elle se fichait du petit blond comme de l’an 40.
Il haussa longuement les épaules ne sachant pas trop quoi dire. À vrai dire il n’avait pas spécialement envie de parler. Encore moins de banalités. Elle pouvait bien rester tant qu’elle ne l’ennuyait pas en parlant. Henry d’ordinaire si bavard demeurait silencieux la plupart du temps, ne cherchant à parler que si c’est réellement essentiel.
— Tu peux rester si tu veux je m’en contre-fiche. Mais ne pose pas quinze mille questions. Ça m’ennuie les questions. Tant mieux, si tu te parles toute seule, moi ça ne m’est jamais arrivé avant maintenant. On n’est jamais mieux compris que par soi-même de toute façon. Est-ce qu’on est bizarre, j’en sais rien j’me suis jamais posé la question toute façon.
Henry était lassée, d’errer sans but, sans objectif. Il n’avait le goût de peu de choses. Il alternait entre les périodes de bonheur et de profonde mélancolie. Il trouva une souche d’arbre sur laquelle il s’assoit fixant du regard l’autre rive lointaine du lac. Douce mélancolie…
Pardon pour ce retard
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Ricochets
La voix du garçon la retint. Il ne se présenta toujours pas mais exprima son désintérêt total à sa personne. Elle pouvait rester mais ne pas parler. Enfin, ne pas poser de questions en tout cas. Il ne se moqua pas d'elle, il semblait juste lasse par tout cela. Il se demanda même si tous les deux n'étaient pas bizarre, sans toutefois être affecté par une quelconque réponse. La fillette resta perplexe, ne sachant pas vraiment quelle attitude adopter. Elle n'était pas du genre à parler pour rien dire de toute façon, simplement elle essayait d'être sociable. Elle travaillait dessus du moins. Mais lui ne voulait pas parler. Elle avait compris que ce n'était pas elle le problème, juste il ne voulait pas parler, avec personne. En comprenant cela, elle se détendit légèrement. Elle aussi n'était pas toujours d'humeur à discuter. Et en ce moment ce n'était pas la joie. Espérant tout de même ne pas finir par être la cible d'une future colère, elle haussa les épaules et s'approcha d'un arbre, en face de lui, avant de s'asseoir. Elle ne pouvait pas juste partir et ignorer le fait qu'il ne semblait pas aller bien.
Elle sortie du parchemin de son sac à dos, avec une plume et de l'encre. Elle ramena ses genoux contre elle et posa un livre dessus, pour lui servir de support. La rousse décida de commencer par la lettre destinée à sa mère. Ne pas la voir la veille de son retour à Poudlard l'avait vraiment attristée. Elle et Oslo lui manquaient.
Voilà. Elle n'était pas du genre à écrire un roman de tout façon. Elle relut la lettre rapidement avant de soupirer lourdement. Si ça se trouve, on se verra même pas pour Noël. Le regard dans le vague, elle mordit sa lèvre, retenant ses émotions. Elle se demanda comment faisaient les enfants dont les parents étaient réellement séparés. Elle n'avait pas aimé ne pas vivre avec eux deux. Elle posa le premier parchemin remplis de ses mots sur son sac, à ses côtés, et posa son menton sur ses genoux en regardant le lac. Le Conseil devait tomber, sinon cette situation allait perdurer.
Une larme roula sur sa joue. Elle gérait mal le manque. N'ayant pas d'ami à l'école, sa famille était tout ce qu'elle avait. Combien de temps ça allait durer ?
Elle avait totalement oublié le garçon a cet instant.
Elle sortie du parchemin de son sac à dos, avec une plume et de l'encre. Elle ramena ses genoux contre elle et posa un livre dessus, pour lui servir de support. La rousse décida de commencer par la lettre destinée à sa mère. Ne pas la voir la veille de son retour à Poudlard l'avait vraiment attristée. Elle et Oslo lui manquaient.
10 septembre 2045
Maman et Oslo,
Les cours ont bien repris ! C'est un peu moins dure que l'année dernière puisque je connais bien mieux le château, et je sais ce qu'on attend de nous dans chaque cours. J'ai aussi parlé à Leo. Tu te souviens ? C'est une coéquipière de Quidditch ! Eh bien cette année elle est passée capitaine des Griffes Ardentes ! Esmée a décidé de s'arrêter... Bref, je suis toujours dans l'équipe !
Tout va bien à Leeds ? J'ai demandé à papa d'acheter un nouveau jouet à Oslo, il a perdu le sien cet été quand je suis venue. Est-ce que vous l'avez reçu ? Je crois qu'il devait prendre une grosse balle.
Vous me manquez tous les deux. Beaucoup. Est-ce que tu sais si on se voit à Noël ?
Je vous fait de gros bisous.
Britanny
Voilà. Elle n'était pas du genre à écrire un roman de tout façon. Elle relut la lettre rapidement avant de soupirer lourdement. Si ça se trouve, on se verra même pas pour Noël. Le regard dans le vague, elle mordit sa lèvre, retenant ses émotions. Elle se demanda comment faisaient les enfants dont les parents étaient réellement séparés. Elle n'avait pas aimé ne pas vivre avec eux deux. Elle posa le premier parchemin remplis de ses mots sur son sac, à ses côtés, et posa son menton sur ses genoux en regardant le lac. Le Conseil devait tomber, sinon cette situation allait perdurer.
Une larme roula sur sa joue. Elle gérait mal le manque. N'ayant pas d'ami à l'école, sa famille était tout ce qu'elle avait. Combien de temps ça allait durer ?
Elle avait totalement oublié le garçon a cet instant.
Dis-moi si je dois changer quelque chose, Britanny te laisse un peu tranquille
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Ricochets
Le bruit, enfin plutôt son absence, ce calme presque trop calme ricochait dans son esprit. Il détestait le silence absolu. Il le détestait parce que ça le laissait en tête à tête avec lui-même. Et il était son propre indésirable. Surtout en ce moment, il avait besoin de stimuli, de focaliser ses pensées, ses gestes et ses réflexions sur quelque chose. Alors, Merlin que ce silence lui pesait. Il entendait bien le bruit d’une plume qui gratte le parchemin. Qu’il aimait cette douce mélodie auparavant, maintenant cet assemblage de son lui était particulièrement indifférent. Et de toute façon il était bien trop lointain et faible pour qu’il puisse y focaliser son esprit.
Le bruit du lac, de l’eau, et du vent qui vient faire déplacer cette masse liquide et informe avait quelque chose de reposant d’ordinaire. Mais là ce silence, ou ce quasi-silence lui oppressait la poitrine et l’âme. Il avait besoin de quelque chose. Mais quoi ? Aucune idée. Un quelque chose, voir un rien, mais rien c’est déjà quelque chose, non ? Il étouffait avec ce silence, une lente agonie silencieuse et sans un mot. Parler, pourquoi toujours parler ? Ne peut-on pas se contenter de ressentir, de vivre plutôt que de chercher à toujours mettre un mot sur ce que l’on vit ? Les mots sont limités, finis alors que l’immensité du possible est infinie, illimitée. Les mots sont toujours une source qui se tarit.
Les pensées du jeune blond fusaient, et pas des pensées joyeuses pour ainsi dire. Il était las de se sentir coupable. Était-ce de sa faute s’il était ainsi ? Il ne pouvait empêcher ce serpent insidieux du remords, de la culpabilité venir siffler à son oreille. Il aimerait lui tordre le cou à ce serpent. Mais il n’avait pas le courage d’un Gryffondor. Avait-il seulement la sagesse d’un Serdaigle, il en doutait ? Pourquoi l’avoir envoyé à Serdaigle d’ailleurs ? Il se demandait si pour une fois le Choixpeau ne s’était pas trompé, s’il n’y avait pas eu un bogue dans la matrice en quelque sorte.
Il s’assied, sur une souche d’arbre non loin, le regard dans le vague, fixant ses pieds, contenant les tremblements de son âme, mais surtout de son corps. Il avait pour ainsi dire, totalement oublié la présence de la Gryffondor, il se laissait aller. Parce qu’il ne lui restait plus que ça. Il fixait ses mains, ouvertes sur ses cuisses, paumes vers le ciel sans trop savoir quoi en faire. Il avait cette impression, cette sensation tenace d’être un étranger pour lui-même. Qu’avait-on fait du petit bambin tout heureux de découvrir Poudlard ? Où s’était-il caché ?
Une petite voix s’éleva, presque coupable, elle traversa sa gorge et les mots prirent l’air :
- J'aime pas le silence, pas maintenant, ça me fait peur...
Encore désolé pour le temps de réponse
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Le bruit du lac, de l’eau, et du vent qui vient faire déplacer cette masse liquide et informe avait quelque chose de reposant d’ordinaire. Mais là ce silence, ou ce quasi-silence lui oppressait la poitrine et l’âme. Il avait besoin de quelque chose. Mais quoi ? Aucune idée. Un quelque chose, voir un rien, mais rien c’est déjà quelque chose, non ? Il étouffait avec ce silence, une lente agonie silencieuse et sans un mot. Parler, pourquoi toujours parler ? Ne peut-on pas se contenter de ressentir, de vivre plutôt que de chercher à toujours mettre un mot sur ce que l’on vit ? Les mots sont limités, finis alors que l’immensité du possible est infinie, illimitée. Les mots sont toujours une source qui se tarit.
Les pensées du jeune blond fusaient, et pas des pensées joyeuses pour ainsi dire. Il était las de se sentir coupable. Était-ce de sa faute s’il était ainsi ? Il ne pouvait empêcher ce serpent insidieux du remords, de la culpabilité venir siffler à son oreille. Il aimerait lui tordre le cou à ce serpent. Mais il n’avait pas le courage d’un Gryffondor. Avait-il seulement la sagesse d’un Serdaigle, il en doutait ? Pourquoi l’avoir envoyé à Serdaigle d’ailleurs ? Il se demandait si pour une fois le Choixpeau ne s’était pas trompé, s’il n’y avait pas eu un bogue dans la matrice en quelque sorte.
Il s’assied, sur une souche d’arbre non loin, le regard dans le vague, fixant ses pieds, contenant les tremblements de son âme, mais surtout de son corps. Il avait pour ainsi dire, totalement oublié la présence de la Gryffondor, il se laissait aller. Parce qu’il ne lui restait plus que ça. Il fixait ses mains, ouvertes sur ses cuisses, paumes vers le ciel sans trop savoir quoi en faire. Il avait cette impression, cette sensation tenace d’être un étranger pour lui-même. Qu’avait-on fait du petit bambin tout heureux de découvrir Poudlard ? Où s’était-il caché ?
Une petite voix s’éleva, presque coupable, elle traversa sa gorge et les mots prirent l’air :
- J'aime pas le silence, pas maintenant, ça me fait peur...
Encore désolé pour le temps de réponse
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Le lac était paisible. Calme. Britanny n'aimait pas ça. Il fallait que ça bouge, qu'elle ait quelque chose à faire. A rester assise à penser à ses parents, à sa mère, à ne rien faire, ce n'était pas elle. Dans ce genre de circonstances, c'était comme si ses articulations se bloquaient dans une position inconfortable. Et elle devait les bouger pour les remettre en action et les réchauffer. Elle se redressa donc, fit tourner sa tête et ses poignets, avant d'étendre ses jambes en séchant ses quelques larmes. Elle devait vraiment se dégourdir les jambes. Allez, debout. S'appuyant sur l'arbre, elle se releva et s'approcha du lac, mains derrière la tête.
Elle s'efforça de penser à autre chose. Quelque chose de joyeux. Comme sa seconde sélection dans l'équipe des Griffes Ardentes. Ouais, ça c'est carrément cool. Elle l'avait écrit dans sa lettre. Elle était vraiment contente que Leo veuille la garder pour cette saison encore. Après tout, elle aurait pu décider de remanier complètement l'équipe. Mais non, la fillette reprenait son poste de poursuiveuse titulaire, du moins pour le premier match contre Serdaigle. Britanny était une bosseuse acharnée lorsqu'il s'agissait de choses qu'elle aime, notamment de sport. Alors, malgré ses piètres résultats de l'année précédente, elle était prête à en découdre.
En baissant la tête, elle vit quelques cailloux au bord du lac, et repensa à l'activité du garçon lorsqu'elle l'avait surprit un peu plus tôt. Il faisait des ricochets sur l'eau du lac. Elle se tourna vers où il se trouvait, assis sur la souche d'un arbre, puis reporta son attention sur les cailloux. Pourquoi pas. Elle se baissa et en ramassa quelques uns, les plus plats, et leva la main gauche. Alors qu'elle s'apprêtait à faire un geste pour lancer le caillou aussi parallèle à l'eau qu'elle le pouvait, une voix faible se fit entendre. Cela la stoppa net dans son élan. Une nouvelle fois, elle reporta son attention sur le jeune Serdaigle. Elle avait l'impression de marcher sur des œufs, à ne pas savoir quoi dire. Mais elle devait dire quelque chose. Il semblait en avoir besoin. Elle pensa alors à Alexei, qui, lui semblait-il savait toujours quoi dire et quand. Elle passa une main dan ses cheveux puis tenta quelque chose.
- Tu veux faire un concours de ricochets ? Je veux dire... C'est pas très silencieux ça, fit-elle en haussant les épaules. Est-ce que... Pourquoi ça te fais peur ?
Elle s'empara d'un caillou plat et blanc et le lança. Trois rebonds. Elle évitait de le regarder, appréhendant sa réaction. Est-ce que c'était trop indiscret comme question ? Pour ne pas le laisser déverser des mots méchants, elle enchaina.
- J'aime bien parfois. Quand je dois me concentrer sur un truc. Mais pas trop longtemps, parce que ça m'ennuie un peu à la longue. Tu vois ce que je veux dire ? Et puis, le silence ça veut dire que je suis seule... Je préfère entendre mes frères se chamailler avec ma mère qui les grondent... Et mon père qui essaie de ce cacher parce que ça le fait rire. Son sourire s'éteignit doucement, et elle souffla en baissant la tête. Mais bon, je suppose que ça arrivera pas avant longtemps tout ça. On habite plus tous ensemble, en fait. Expliqua-t-elle en le regardant un bref instant.
Elle ne savait même pas pourquoi elle l'éclaircissait sur ces dernières paroles. Qu'est ce que ça pouvait lui faire à lui, que sa mère vivait seule avec le chien ?
Elle s'efforça de penser à autre chose. Quelque chose de joyeux. Comme sa seconde sélection dans l'équipe des Griffes Ardentes. Ouais, ça c'est carrément cool. Elle l'avait écrit dans sa lettre. Elle était vraiment contente que Leo veuille la garder pour cette saison encore. Après tout, elle aurait pu décider de remanier complètement l'équipe. Mais non, la fillette reprenait son poste de poursuiveuse titulaire, du moins pour le premier match contre Serdaigle. Britanny était une bosseuse acharnée lorsqu'il s'agissait de choses qu'elle aime, notamment de sport. Alors, malgré ses piètres résultats de l'année précédente, elle était prête à en découdre.
En baissant la tête, elle vit quelques cailloux au bord du lac, et repensa à l'activité du garçon lorsqu'elle l'avait surprit un peu plus tôt. Il faisait des ricochets sur l'eau du lac. Elle se tourna vers où il se trouvait, assis sur la souche d'un arbre, puis reporta son attention sur les cailloux. Pourquoi pas. Elle se baissa et en ramassa quelques uns, les plus plats, et leva la main gauche. Alors qu'elle s'apprêtait à faire un geste pour lancer le caillou aussi parallèle à l'eau qu'elle le pouvait, une voix faible se fit entendre. Cela la stoppa net dans son élan. Une nouvelle fois, elle reporta son attention sur le jeune Serdaigle. Elle avait l'impression de marcher sur des œufs, à ne pas savoir quoi dire. Mais elle devait dire quelque chose. Il semblait en avoir besoin. Elle pensa alors à Alexei, qui, lui semblait-il savait toujours quoi dire et quand. Elle passa une main dan ses cheveux puis tenta quelque chose.
- Tu veux faire un concours de ricochets ? Je veux dire... C'est pas très silencieux ça, fit-elle en haussant les épaules. Est-ce que... Pourquoi ça te fais peur ?
Elle s'empara d'un caillou plat et blanc et le lança. Trois rebonds. Elle évitait de le regarder, appréhendant sa réaction. Est-ce que c'était trop indiscret comme question ? Pour ne pas le laisser déverser des mots méchants, elle enchaina.
- J'aime bien parfois. Quand je dois me concentrer sur un truc. Mais pas trop longtemps, parce que ça m'ennuie un peu à la longue. Tu vois ce que je veux dire ? Et puis, le silence ça veut dire que je suis seule... Je préfère entendre mes frères se chamailler avec ma mère qui les grondent... Et mon père qui essaie de ce cacher parce que ça le fait rire. Son sourire s'éteignit doucement, et elle souffla en baissant la tête. Mais bon, je suppose que ça arrivera pas avant longtemps tout ça. On habite plus tous ensemble, en fait. Expliqua-t-elle en le regardant un bref instant.
Elle ne savait même pas pourquoi elle l'éclaircissait sur ces dernières paroles. Qu'est ce que ça pouvait lui faire à lui, que sa mère vivait seule avec le chien ?
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Ricochets
La gorge du petit blond se serra instantanément après avoir laissé s’échappe ces quelques paroles. Il déglutit difficilement cherchant à respirer normalement alors que sa vue s’embuait petit à petit. Une larme vint perler sur sa joue, il l’essuya avec sa robe d’un geste rapide, il n’aimait pas pleurer en général. Et encore moins devant d’autres personnes qu’il connaissait à peine.
Mais en l’état actuelle des choses, réprimer cette envie devenait difficile. Il enfouit alors sa tête dans ses mains, allant pour se lever, mais finalement il n’en fit rien, il n’en avait pas la force. La fille parlait, mais à vrai dire il ne l’écoutait pas vraiment, elle racontait sa vie. Est-ce que ça serait la solution qu’il raconte sa vie ? Est-ce que ça l’aiderait à aller mieux ? Il n’en savait rien, et l’idée ne l’enchantait pas, mais bien malgré lui entre deux quintes de larmes il laissa difficilement s’échapper quelques mots.
— Parce que le silence… Je pense … Je veux pas
À vrai dire il lui sembla qu’elle était en train de parler en même temps et qu’il venait tout juste de lui couper la parole, mais il s’en fichait un peu à vrai dire. Il l’écoutait quand même autant que possible avant de s’interrompre quand elle eut fini. Elle savait ce qu’il vivait, enfin non, mais elle pouvait le comprendre, apparemment elle c’était son père qui était parti. Il ne put s’empêcher d’ajouter :
— Bienvenue au club des gens dont les parents sont des égoïstes. Moi c’est ma mère qui s’est barrée, pas même un au revoir, elle a filé en douce une nuit en laissant un mot à mon père. Elle n’a jamais pensé à moi de toute façon, j’ai l’impression qu’elle ne m’a jamais aimé. J’ai jamais vraiment eu de mère dans le fond, et ça fait mal, vraiment.
À vrai dire, il ne s’était pas rendu compte qu’il avait débité ces paroles, il avait parlé pour se soulager. Mais il ne se sentait pas mieux pour autant, au contraire, une colère sourde l’emplissait. Il avait enfin mis des mots sur ce qu’il ressentait, et après coup il se rendit compte qu’il aurait dû s’abstenir. Parce que là tout ce dont il avait envie c’était de jeter, casser ou taper quelque chose. Il se saisit alors d’un caillou de bonne taille, pas vraiment lourd, et le lança de toute ses forces vers le lac, ledit objet fit une belle trajectoire en cloche avant de s’écraser dans l’eau dans un ploc plutôt sonore.
Il en reprit de nouveau un et répéta le même geste, il ne cherchait pas à faire des ricochets, juste à passer sa colère, mais il n'y parvenait pas. Il en lança quelques un avant de se mettre à courir allant se réfugier dans un endroit où il ne serait pas dérangé et enfin seule avec ses pensées...
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Mais en l’état actuelle des choses, réprimer cette envie devenait difficile. Il enfouit alors sa tête dans ses mains, allant pour se lever, mais finalement il n’en fit rien, il n’en avait pas la force. La fille parlait, mais à vrai dire il ne l’écoutait pas vraiment, elle racontait sa vie. Est-ce que ça serait la solution qu’il raconte sa vie ? Est-ce que ça l’aiderait à aller mieux ? Il n’en savait rien, et l’idée ne l’enchantait pas, mais bien malgré lui entre deux quintes de larmes il laissa difficilement s’échapper quelques mots.
— Parce que le silence… Je pense … Je veux pas
À vrai dire il lui sembla qu’elle était en train de parler en même temps et qu’il venait tout juste de lui couper la parole, mais il s’en fichait un peu à vrai dire. Il l’écoutait quand même autant que possible avant de s’interrompre quand elle eut fini. Elle savait ce qu’il vivait, enfin non, mais elle pouvait le comprendre, apparemment elle c’était son père qui était parti. Il ne put s’empêcher d’ajouter :
— Bienvenue au club des gens dont les parents sont des égoïstes. Moi c’est ma mère qui s’est barrée, pas même un au revoir, elle a filé en douce une nuit en laissant un mot à mon père. Elle n’a jamais pensé à moi de toute façon, j’ai l’impression qu’elle ne m’a jamais aimé. J’ai jamais vraiment eu de mère dans le fond, et ça fait mal, vraiment.
À vrai dire, il ne s’était pas rendu compte qu’il avait débité ces paroles, il avait parlé pour se soulager. Mais il ne se sentait pas mieux pour autant, au contraire, une colère sourde l’emplissait. Il avait enfin mis des mots sur ce qu’il ressentait, et après coup il se rendit compte qu’il aurait dû s’abstenir. Parce que là tout ce dont il avait envie c’était de jeter, casser ou taper quelque chose. Il se saisit alors d’un caillou de bonne taille, pas vraiment lourd, et le lança de toute ses forces vers le lac, ledit objet fit une belle trajectoire en cloche avant de s’écraser dans l’eau dans un ploc plutôt sonore.
Il en reprit de nouveau un et répéta le même geste, il ne cherchait pas à faire des ricochets, juste à passer sa colère, mais il n'y parvenait pas. Il en lança quelques un avant de se mettre à courir allant se réfugier dans un endroit où il ne serait pas dérangé et enfin seule avec ses pensées...
Merci Britanny pour ce RP, qui n'aura pas été aussi long que je l'espérais et qui se finie un peu en queue de poisson, merci d'avoir accepté mes multiples retards et cette fin quelque peu expéditive...FIN DU RP
Dernière modification par Henry Shoftshire le 17 mars 2022, 22:49, modifié 1 fois.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Ricochets
Britanny regarda le garçon, totalement démunie. Elle n'avait pas l'habitude d'être de ce côté-là, du côté de ceux qui doivent consoler. Non, d'habitude c'est elle qui se sent affreusement mal et qui aurait besoin d'un geste d'affection. Elle se sentait mal à l'aise, ne sachant que dire ou que faire. Elle pensait qu'il ne souhaitait pas parler, s'exprimant par des phrases qui n'ont pas de fin. Mais ensuite, un flot de paroles avait jaillit de ses lèvres. Il avait ignoré sa proposition de "jeu" et n'avait pas vraiment été clair sur cette peur qui semblait le ronger, mais ensuite, il s'était mis à parler de lui, de ce qui n'allait pas.
La rousse grimaça en l'entendant. Elle ne pensait pas que ses parents étaient égoïstes. Elle avait compris qu'ils faisait au mieux pour eux, pour les protéger, même si cette décision ne plaisait pas aux trois enfants Huggins. Elle avait cependant compris qu'en réalité, cela n'enchantait pas du tout ses parents non plus. C'était un sacrifice qu'ils ont fait pour leurs enfants. La rouquine avait mis du temps à intégrer cette information, mais maintenant tout était plus clair. Les lettres de sa mère en témoignaient : elle demandait toujours plus de détails sur son quotidien, demandait plusieurs fois si tout allait bien, même ce qu'elle avait mangé parfois. Elise était inquiète, séparée ainsi de ses enfants. Ce n'était pas une partie de plaisir, pour personne.
Alors elle ne pouvait pas vraiment comprendre ce que pouvait ressentir le jeune Serdaigle face à elle. Elle n'avait pas été abandonnée, elle ne se sentait pas rejetée par un membre de sa famille. Non, l'amour régnait dans la famille Huggins. Sa dernière phrase lui fit mal, pour lui. L'aveu de sa douleur profonde. Elle pouvait seulement imaginer, peut-être un dixième, de ses sentiments. Elle avait été victime de rejet, c'est vrai, mais par des inconnus. Ceci change grandement la donne.
A présent, la colère avait laissé place à la tristesse. Son camarade passait ses nerfs sur les cailloux qu'il trouvait. L'anglaise, quant à elle, était restée figée, toujours dans le flou sur l'attitude à avoir, la potentielle aide qu'elle pourrait lui apporter. Puis, sans crier gare, il s'enfuit. Sans un regard pour la rousse - qui avait sursauté à son changement brusque d'attitude - il était partit loin. Il souhaitait apparemment être seul, parler était peut-être trop difficile ?
Britanny ne partit pas à sa suite. Cela ne ferait qu'envenimer les choses d'après elle. Elle aussi aimait être seule quand elle craquait. Complètement secouée par cette rencontre, elle s'installa sur le sol et entoura ses genoux de ses bras. Elle se demandait simplement si le garçon irait bien.
La rousse grimaça en l'entendant. Elle ne pensait pas que ses parents étaient égoïstes. Elle avait compris qu'ils faisait au mieux pour eux, pour les protéger, même si cette décision ne plaisait pas aux trois enfants Huggins. Elle avait cependant compris qu'en réalité, cela n'enchantait pas du tout ses parents non plus. C'était un sacrifice qu'ils ont fait pour leurs enfants. La rouquine avait mis du temps à intégrer cette information, mais maintenant tout était plus clair. Les lettres de sa mère en témoignaient : elle demandait toujours plus de détails sur son quotidien, demandait plusieurs fois si tout allait bien, même ce qu'elle avait mangé parfois. Elise était inquiète, séparée ainsi de ses enfants. Ce n'était pas une partie de plaisir, pour personne.
Alors elle ne pouvait pas vraiment comprendre ce que pouvait ressentir le jeune Serdaigle face à elle. Elle n'avait pas été abandonnée, elle ne se sentait pas rejetée par un membre de sa famille. Non, l'amour régnait dans la famille Huggins. Sa dernière phrase lui fit mal, pour lui. L'aveu de sa douleur profonde. Elle pouvait seulement imaginer, peut-être un dixième, de ses sentiments. Elle avait été victime de rejet, c'est vrai, mais par des inconnus. Ceci change grandement la donne.
A présent, la colère avait laissé place à la tristesse. Son camarade passait ses nerfs sur les cailloux qu'il trouvait. L'anglaise, quant à elle, était restée figée, toujours dans le flou sur l'attitude à avoir, la potentielle aide qu'elle pourrait lui apporter. Puis, sans crier gare, il s'enfuit. Sans un regard pour la rousse - qui avait sursauté à son changement brusque d'attitude - il était partit loin. Il souhaitait apparemment être seul, parler était peut-être trop difficile ?
Britanny ne partit pas à sa suite. Cela ne ferait qu'envenimer les choses d'après elle. Elle aussi aimait être seule quand elle craquait. Complètement secouée par cette rencontre, elle s'installa sur le sol et entoura ses genoux de ses bras. Elle se demandait simplement si le garçon irait bien.
FIN DU RP
Merci Henry d'avoir pris le temps de donner une fin à ce RP malgré tout
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