Reflet
[PV : @Galvane Rytz]
Il faisait nuit noire autour de toi. Seule la lune produisait un peu de lumière qui te permettait de ne pas te prendre un arbre en pleine face. Tu ne savais pas exactement quelle heure il était ni si tu avais le droit d'être là. Après tout tu t'en foutais, tu n'étais pas le genre d'élève qui s'embête à lire le règlement pour pouvoir le respecter, mais si tu veux mon avis, je pense, que dis-je je suis sure, que se promener dans le parc de l'école au milieu de la nuit est interdit. Mais Harriet, imprudente que tu es, tu avais voulu te balader dehors au lieu de dormir et explorer un peu les alentours du château.
Voilà comment tu t'étais retrouvée assise au bord du grand lac noir au beau milieu de la nuit, à observer ton reflet dans l'eau sombre.
Avec la lumière de la lune, ta peau paraissait encore plus pâle et tes cernes plus creusées qu'habituellement. Tu dormais peu depuis ton arrivée à Poudlard. Déjà, il y avait le fait de partager ta chambre avec quelques autres filles qui jacassaient avant de s'endormir et finissaient par ronfler jusqu'au matin, et ça c'était insupportable. Ensuite, Maman et Will te manquaient, non mais quelle idée de t'envoyer ici ? Maman t'avait toujours dit que cette école était un endroit formidable mais finalement, peut-être que le petit gamin philosophe du train avait raison. Finalement, Poudlard c'était que d'la merde. Finalement, tu comprenais un peu Papa de haïr autant la magie.
Papa... est-ce qu'il avait eu raison de partir ? Est-ce que Maman et toi étaient vraiment des monstres ? Oh, et puis non. Même s'il détestait la magie, il n'avait pas le droit de partir, pas le droit de vous laisser comme ça. C'était un connard, comme disait Maman, un connard. Et tu lui ressemblais, avec tes cheveux roux et tes yeux bleus. Maman et Will avaient toujours dit que tu avais hérité de certains traits de son caractère, alors peut-être étais-tu comme lui ? Et si en venant ici, tu avais à ton tour abandonné ta famille ? Tu le haïssais mais aimais tant te rapprocher un peu de lui en jouant du piano. Au fond, voulais-tu le connaître ? Voulais-tu lui ressembler ? Que diraient Maman et Will ? Est-ce qu'ils se mettraient à te haïr, toi aussi ?
Tes yeux mouillés étaient toujours fixés sur ton reflet, rendu flou par les petits mouvements de l'eau. Une larme, une si petite larme avait brouillé un visage, ton visage. Mais au fait, qui étais-tu Harriet ? Hein, qui étais-tu ? Et que foutais-tu là ? *Non* Ce n'était pas le moment de jouer à la fille sensible. Tu essuyas tes larmes avec ta manche droite et reposas les yeux sur ton reflet à nouveau devenu net. Alors comme ça c'était toi, cette gamine ? Et c'était cette gamine, Harriet Greenwood ?
Adaptation (Première année)
Lac noir, Poudlard
5 octobre 2043
dans la nuit
5 octobre 2043
dans la nuit
Il faisait nuit noire autour de toi. Seule la lune produisait un peu de lumière qui te permettait de ne pas te prendre un arbre en pleine face. Tu ne savais pas exactement quelle heure il était ni si tu avais le droit d'être là. Après tout tu t'en foutais, tu n'étais pas le genre d'élève qui s'embête à lire le règlement pour pouvoir le respecter, mais si tu veux mon avis, je pense, que dis-je je suis sure, que se promener dans le parc de l'école au milieu de la nuit est interdit. Mais Harriet, imprudente que tu es, tu avais voulu te balader dehors au lieu de dormir et explorer un peu les alentours du château.
Voilà comment tu t'étais retrouvée assise au bord du grand lac noir au beau milieu de la nuit, à observer ton reflet dans l'eau sombre.
*Reflet
La fille insomniaque
La fille insomniaque
Avec la lumière de la lune, ta peau paraissait encore plus pâle et tes cernes plus creusées qu'habituellement. Tu dormais peu depuis ton arrivée à Poudlard. Déjà, il y avait le fait de partager ta chambre avec quelques autres filles qui jacassaient avant de s'endormir et finissaient par ronfler jusqu'au matin, et ça c'était insupportable. Ensuite, Maman et Will te manquaient, non mais quelle idée de t'envoyer ici ? Maman t'avait toujours dit que cette école était un endroit formidable mais finalement, peut-être que le petit gamin philosophe du train avait raison. Finalement, Poudlard c'était que d'la merde. Finalement, tu comprenais un peu Papa de haïr autant la magie.
*Papa*
Douleur
Douleur
Papa... est-ce qu'il avait eu raison de partir ? Est-ce que Maman et toi étaient vraiment des monstres ? Oh, et puis non. Même s'il détestait la magie, il n'avait pas le droit de partir, pas le droit de vous laisser comme ça. C'était un connard, comme disait Maman, un connard. Et tu lui ressemblais, avec tes cheveux roux et tes yeux bleus. Maman et Will avaient toujours dit que tu avais hérité de certains traits de son caractère, alors peut-être étais-tu comme lui ? Et si en venant ici, tu avais à ton tour abandonné ta famille ? Tu le haïssais mais aimais tant te rapprocher un peu de lui en jouant du piano. Au fond, voulais-tu le connaître ? Voulais-tu lui ressembler ? Que diraient Maman et Will ? Est-ce qu'ils se mettraient à te haïr, toi aussi ?
*Larme*
Reflet flou
Reflet flou
Tes yeux mouillés étaient toujours fixés sur ton reflet, rendu flou par les petits mouvements de l'eau. Une larme, une si petite larme avait brouillé un visage, ton visage. Mais au fait, qui étais-tu Harriet ? Hein, qui étais-tu ? Et que foutais-tu là ? *Non* Ce n'était pas le moment de jouer à la fille sensible. Tu essuyas tes larmes avec ta manche droite et reposas les yeux sur ton reflet à nouveau devenu net. Alors comme ça c'était toi, cette gamine ? Et c'était cette gamine, Harriet Greenwood ?
Dernière modification par Harriet Greenwood le 8 févr. 2021, 10:41, modifié 3 fois.
Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
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Reflet
*Si j’étais un bateau, alors je pourrais parcourir le monde à ma guise, partir faire le tour du monde juste parce que l’aventure n’est pas là où tout s’effondre* Enfant dans les champs, la nuit, hors du lit, comme bondissant d’allégresse. Une joie presque surhumaine.
Le ciel obscur trônait au-dessus de nos têtes faisant de nous deux des êtres impuissants. Nous n’étions que de vulgaires pantins. Tupper t’avait donné des billets de train et tu avais miraculeusement atterri ici. Depuis, un unique mois avait réussi à s’écouler et chaque heure te consumait davantage. Tu étais perdu.
Oh Galvane ! Quel génie cette école. Oh Galvane ! Quelle sauveuse cette école. Quelle maîtresse de vie. Quel terrain de jeux, de vagabondages et de bêtises. *Quelle sorcière cette Prison ! Quel champ de larmes et de colères* pensais-tu tout en martelant nerveusement le sol de ton pied gauche.
Tu en voulais profondément à ton tuteur de t’avoir lâché sans recommandations dans ce nouveau monde si trompeur. Voilà désormais un mois que par sa faute tu ne fermais plus l’œil. Grand Loup solitaire, partager la chambre avec quelques inconnus était plus de l’ordre d’un supplice que d’une réjouissance. Tu tenais tant à cette solitude, à cette semi-liberté que tu t’imaginais retrouver lors de tes sorties nocturnes. L’enfant ici n’est pas dupe. Il comprend les enjeux de la vie seulement il préfère s’échapper car il craint de grandir trop vite. Il craint de ne pas être à la hauteur dans ce monde. Il craint de ne jamais le comprendre.
*Mon unique boussole serait la fille du train*, mais il sent quelque part qu’il ne la retrouvera pas. Il sent qu’elle aura aussi changé. Il connaît le mensonge des adultes. Quand tout semble parfait c’est que rien ne l’est.
La nuit, chaque branche qui se reflétait dans le Lac prenait une allure effrayante. Chaque son nous ôtait entièrement la raison et nous paniquions facilement. L’homme n’est qu’une trop faible créature ne sachant faire face au pouvoir de l’imagination. Unique source de lumière, la Lune demeurait notre repère. Animal gambadant, tu te hâtas d’arriver jusqu’au Lac. Pour un grand sensible, le paysage y était plus beau et l’air plus doux à respirer.
Tes yeux s’acclimataient progressivement à l’obscurité et c’est pour cela qu’il te fallut quelques minutes avant de distinguer une silhouette familière effrayamment proche de toi. *Harriet ! Tiens quand on parle du Loup*. Toujours une paire de converses aux pieds, la petite était reconnaissable entre toutes d’autant plus qu’elle faisait partie des rares personnes à qui tu avais daigné adresser la parole depuis ton arrivée à Poudlard. Ton cœur fit un bond dans ta poitrine, toi qui pensais à elle quelques minutes plus tôt tu n’aurais jamais pensé la retrouver ici. T’arrachant nerveusement un sourcil, tu pesais allègrement le pour et le contre afin d’essayer de déterminer s’il fallait ou non que tu ailles lui adresser un mot.
« - Eh… hey, j’imagine que tu te souviens pas de moi mais Galvane, ça te dit vaguement un truc ou bien ? Comment tu vas depuis le temps ? Maman et Papa vont bien, le frère aussi ? » lanças-tu d’un ton faussement assuré, mesurant si peu l’impact de tes mots.
Une fois le masque du « gars qui tente de se faire remarquer » correctement positionné, tu te sentais prêt à affronter le monde. Pourtant, sans lui tu étais un incapable.
Le ciel obscur trônait au-dessus de nos têtes faisant de nous deux des êtres impuissants. Nous n’étions que de vulgaires pantins. Tupper t’avait donné des billets de train et tu avais miraculeusement atterri ici. Depuis, un unique mois avait réussi à s’écouler et chaque heure te consumait davantage. Tu étais perdu.
Oh Galvane ! Quel génie cette école. Oh Galvane ! Quelle sauveuse cette école. Quelle maîtresse de vie. Quel terrain de jeux, de vagabondages et de bêtises. *Quelle sorcière cette Prison ! Quel champ de larmes et de colères* pensais-tu tout en martelant nerveusement le sol de ton pied gauche.
Tu en voulais profondément à ton tuteur de t’avoir lâché sans recommandations dans ce nouveau monde si trompeur. Voilà désormais un mois que par sa faute tu ne fermais plus l’œil. Grand Loup solitaire, partager la chambre avec quelques inconnus était plus de l’ordre d’un supplice que d’une réjouissance. Tu tenais tant à cette solitude, à cette semi-liberté que tu t’imaginais retrouver lors de tes sorties nocturnes. L’enfant ici n’est pas dupe. Il comprend les enjeux de la vie seulement il préfère s’échapper car il craint de grandir trop vite. Il craint de ne pas être à la hauteur dans ce monde. Il craint de ne jamais le comprendre.
*Mon unique boussole serait la fille du train*, mais il sent quelque part qu’il ne la retrouvera pas. Il sent qu’elle aura aussi changé. Il connaît le mensonge des adultes. Quand tout semble parfait c’est que rien ne l’est.
La nuit, chaque branche qui se reflétait dans le Lac prenait une allure effrayante. Chaque son nous ôtait entièrement la raison et nous paniquions facilement. L’homme n’est qu’une trop faible créature ne sachant faire face au pouvoir de l’imagination. Unique source de lumière, la Lune demeurait notre repère. Animal gambadant, tu te hâtas d’arriver jusqu’au Lac. Pour un grand sensible, le paysage y était plus beau et l’air plus doux à respirer.
Tes yeux s’acclimataient progressivement à l’obscurité et c’est pour cela qu’il te fallut quelques minutes avant de distinguer une silhouette familière effrayamment proche de toi. *Harriet ! Tiens quand on parle du Loup*. Toujours une paire de converses aux pieds, la petite était reconnaissable entre toutes d’autant plus qu’elle faisait partie des rares personnes à qui tu avais daigné adresser la parole depuis ton arrivée à Poudlard. Ton cœur fit un bond dans ta poitrine, toi qui pensais à elle quelques minutes plus tôt tu n’aurais jamais pensé la retrouver ici. T’arrachant nerveusement un sourcil, tu pesais allègrement le pour et le contre afin d’essayer de déterminer s’il fallait ou non que tu ailles lui adresser un mot.
« - Eh… hey, j’imagine que tu te souviens pas de moi mais Galvane, ça te dit vaguement un truc ou bien ? Comment tu vas depuis le temps ? Maman et Papa vont bien, le frère aussi ? » lanças-tu d’un ton faussement assuré, mesurant si peu l’impact de tes mots.
Une fois le masque du « gars qui tente de se faire remarquer » correctement positionné, tu te sentais prêt à affronter le monde. Pourtant, sans lui tu étais un incapable.
3ème année RP (2045-2046)
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Jules ma vie
Reflet
Tu étais si concentrée sur ton reflet dans le lac noir que tu n'entendis même pas que la nature bougeait derrière toi. Ta tête, envahie par une vague de questions, n'enregistra pas les craquements des feuilles et des branches qui se rapprochaient. Et pendant que tu étais occupée à te demander qui tu étais vraiment, ce que tu foutais là et si ce reflet dans l'eau était bien ton visage - non mais sérieux, on aurait dit que tu étais une gamine de deux ans qui découvrait la vie - le gamin philosophe s'approchait doucement de toi.
Ses mots te firent sursauter, comme pour te ramener à la réalité. On aurait presque dit la main géante qui vient vous chercher tous les matins au pays des rêves pour vous jeter au beau milieu du monde. Cette main que tous les enfants détestent car elle vous fout presque une gifle en disant : "Debout fainéant. L'horrible journée dans la terrible réalité t'attend." Enfin, la deuxième partie de la phrase n'est pas destinée à tous les enfants. Certains aiment le monde et aiment la vie. Ils se lèvent avec joie, heureux d'attaquer une nouvelle journée. Mais comment font-ils ? C'est la question que se posent tous les autres, ceux qui n'aiment pas la vie et ont peur de chaque jour qui les attend. Toi, tu étais un cas étrange, une coquille vide. Tu n'aimais pas vivre mais n'aimais pas dormir non plus. Et ce monde devenait de plus en plus effrayant à mesure que tu grandissais, à mesure que les jours au sein du château défilaient. Enfin bon.
Quelle coïncidence. Alors comme ça deux gamins se retrouvaient dans un endroit interdit, à la même heure de la nuit ? Et en plus, ces deux gamins s'étaient déjà croisés auparavant ? Car tu reconnaissais bien la voix. Et Galvane, ça te disait effectivement quelque chose. Soudain tu t'en voulais un peu d'avoir embarqué ce garçon ici, dans cette école de merde. Mais ce n'était pas de ta faute, comment pouvais-tu savoir que Maman mentait ? Elle qui avait, à tes yeux, toujours raison. L'école qu'elle t'avait décrite semblait tellement incroyable, tellement magique. Elle t'avait assuré que les élèves n'étaient pas comme les enfants de York, bien plus gentils et intéressants. Elle t'avait dit que les cours étaient passionnants. Pourtant, ce n'était pas le cas. Poudlard était horriblement terrible.
Ton visage se tournait celui de Galvane. Le sien était éclairé par la lumière blafarde de la lune. Il n'avait pas changé, en même temps cela ne faisait qu'un mois que tu l'avais croisé à King Cross. Un mois qui t'avait paru une éternité. Qu'est-ce qu'il foutait là, lui ? T'avait-il suivie, mais comment ? Ou bien avait-il l'habitude de venir près du lac ? En tout cas le son de sa voix trahissait l'hésitation qui l'avait retenu quelques instants avant de venir te parler. Tu ne savais pas quoi lui répondre. Comment ça allait ? Mal. Comment allaient Maman et Papa, ainsi que le frère ? Tu ne savais pas. Papa, tu ne savais pas qui c'était, tu ne savais pas où il était, tu ne savais même pas s'il était en vie. Maman et Will, tu n'avais eu que peu de nouvelles. Une simple lettre dans laquelle Maman te demandait comment était Poudlard et te racontait le match que ton frère avait gagné. Mais puisqu'elle t'avait menti à propos d'ici, qu'est-ce qui l'empêchait de te mentir une deuxième fois ? En essayant de ne pas envisager cette possibilité, tu lui avais répondu que tout allait bien, que les cours étaient très intéressants et le château merveilleux.
"Si, Galvane. J'me souviens d'toi. Le petit garçon philosophe de la gare 9.3/4. Bah, j'sais pas. En fait, Poudlard c'est que d'la merde. Maman va bien. Le frère aussi."
Tu te gardais bien de parler de Papa, ce n'était pas le moment. Tu avais hésité à dire que Maman et Papa allaient bien, cependant tu n'avais pas eu la force. Alors tu t'étais contentée de ne pas mentionner ton père, en espérant qu'il ne pose pas la question.
"Et toi ? Comment ça va ?"
Ses mots te firent sursauter, comme pour te ramener à la réalité. On aurait presque dit la main géante qui vient vous chercher tous les matins au pays des rêves pour vous jeter au beau milieu du monde. Cette main que tous les enfants détestent car elle vous fout presque une gifle en disant : "Debout fainéant. L'horrible journée dans la terrible réalité t'attend." Enfin, la deuxième partie de la phrase n'est pas destinée à tous les enfants. Certains aiment le monde et aiment la vie. Ils se lèvent avec joie, heureux d'attaquer une nouvelle journée. Mais comment font-ils ? C'est la question que se posent tous les autres, ceux qui n'aiment pas la vie et ont peur de chaque jour qui les attend. Toi, tu étais un cas étrange, une coquille vide. Tu n'aimais pas vivre mais n'aimais pas dormir non plus. Et ce monde devenait de plus en plus effrayant à mesure que tu grandissais, à mesure que les jours au sein du château défilaient. Enfin bon.
Quelle coïncidence. Alors comme ça deux gamins se retrouvaient dans un endroit interdit, à la même heure de la nuit ? Et en plus, ces deux gamins s'étaient déjà croisés auparavant ? Car tu reconnaissais bien la voix. Et Galvane, ça te disait effectivement quelque chose. Soudain tu t'en voulais un peu d'avoir embarqué ce garçon ici, dans cette école de merde. Mais ce n'était pas de ta faute, comment pouvais-tu savoir que Maman mentait ? Elle qui avait, à tes yeux, toujours raison. L'école qu'elle t'avait décrite semblait tellement incroyable, tellement magique. Elle t'avait assuré que les élèves n'étaient pas comme les enfants de York, bien plus gentils et intéressants. Elle t'avait dit que les cours étaient passionnants. Pourtant, ce n'était pas le cas. Poudlard était horriblement terrible.
Ton visage se tournait celui de Galvane. Le sien était éclairé par la lumière blafarde de la lune. Il n'avait pas changé, en même temps cela ne faisait qu'un mois que tu l'avais croisé à King Cross. Un mois qui t'avait paru une éternité. Qu'est-ce qu'il foutait là, lui ? T'avait-il suivie, mais comment ? Ou bien avait-il l'habitude de venir près du lac ? En tout cas le son de sa voix trahissait l'hésitation qui l'avait retenu quelques instants avant de venir te parler. Tu ne savais pas quoi lui répondre. Comment ça allait ? Mal. Comment allaient Maman et Papa, ainsi que le frère ? Tu ne savais pas. Papa, tu ne savais pas qui c'était, tu ne savais pas où il était, tu ne savais même pas s'il était en vie. Maman et Will, tu n'avais eu que peu de nouvelles. Une simple lettre dans laquelle Maman te demandait comment était Poudlard et te racontait le match que ton frère avait gagné. Mais puisqu'elle t'avait menti à propos d'ici, qu'est-ce qui l'empêchait de te mentir une deuxième fois ? En essayant de ne pas envisager cette possibilité, tu lui avais répondu que tout allait bien, que les cours étaient très intéressants et le château merveilleux.
"Si, Galvane. J'me souviens d'toi. Le petit garçon philosophe de la gare 9.3/4. Bah, j'sais pas. En fait, Poudlard c'est que d'la merde. Maman va bien. Le frère aussi."
Tu te gardais bien de parler de Papa, ce n'était pas le moment. Tu avais hésité à dire que Maman et Papa allaient bien, cependant tu n'avais pas eu la force. Alors tu t'étais contentée de ne pas mentionner ton père, en espérant qu'il ne pose pas la question.
"Et toi ? Comment ça va ?"
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Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
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Même si à certains moments il nous paraît éternel, le temps passe trop vite sans que l’on puisse l’empêcher de fuir. Pourtant, il y a de nombreux jours comme les jours d’école où Les quarts-d'heures se transforment en demi-heure et où une heure semble avaler autant de secondes que deux réunies. Ainsi semblions-nous quelque part satisfaits par notre vie. Parfois on aimerait qu’elle se termine rapidement et le jour d’après l’on souhaiterait qu’elle dure éternellement.
Tu n’établissais pas ce genre de raisonnements construits avant ton arrivée à Poudlard puisque tu vivais dans l’inconscience. Toujours dans un profond néant, mais dans l’inconscience. Tu te laissais vivre, te contentant alors de regarder les grains de sable tomber au fond du sablier. Oui, l’homme est assez arrogant pour prétendre pouvoir enfermer le temps.
Seulement, depuis que tu étais arrivé ici, tu t’ennuyais mortellement. Les cours : *je m’en fous*, Serpentard : *je m’en fous* ; Tupper : *je m’en fous*… et ainsi de suite. Il serait inutile de penser pouvoir achever cette énumération lorsqu’on a faire à un « je-m’en-foutiste » comme toi. L’enfant n’est pas malheureux. Il est juste vide. Il ne prête aucune attention à ce qu’il fait. Il agit pour agir, parce qu’il le faut. Il dit rarement non. Il n’a pas encore trouvé sa perle rare.
A ton humble satisfaction, Harriet se souvenait de toi. Peut-être que ton indifférence parvenait tout de même à marquer quelques esprits Rytz ?
Mais lorsqu’elle prit la parole, ce fut toi qui eus du mal à la reconnaître. Toi qui avais le souvenir d’une jeune fille dynamique et enjouée à l’idée d’apprendre quelques tours de Magie dans une école à l’autre bout du monde tu fus bien surpris par ses mots. Après tout, un sourire pouvait masquer bien des souffrances mais la petite avait radicalement changé d’avis sur plusieurs points. Poudlard était devenu « d’la merde » et au lieu d’aller bien elle allait « j’sais pas ».
Sa mère et son frère semblaient être toujours en vie mais elle n’évoquait pas son père. Peut-être était-il malade et donc la raison de sa tristesse. Sans hésiter une seconde, tu t’empressas de lui poser la question. Tu trouvais toujours les mots justes pour blesser ton interlocuteur. Parfois c’était un effet justement calculé mais parfois cela sortait tout seul sans que tu ne puisses rien y faire.
« Non je pense que tu vas pire qu’un « j’sais pas ». Tu sais, je t’ai à peine reconnue depuis la dernière fois. C’est un peu comme si t’étais une nouvelle personne mais c’est pas grave ça ne va pas m’empêcher de te parler, au contraire. Ton père est malade ? C’est pour ça que t’es triste ? » annonças-tu d’un ton enjoué, persuadé d’avoir résolu son problème.
T’arrêtant un instant, comme pour vous laisser le temps de digérer tes paroles tu repris :
« Eh bien, on dirait que les grands esprits se rencontrent et que tu es enfin revenue à la raison. Poudlard c’est vraiment mais alors vraiment nul. Intérieurement ça me fait même sourire de voir les gens agiter dans tout les sens un vieux bout de bois. Comment faudra-il leur faire comprendre que la Magie n’existe pas ! C’est si pathétique. Mais qu’est ce qui t’as fait changer d’avis toi ? » avais-tu débité d’une traite sans reprendre ton souffle.
Lorsqu’il s’agissait de parler d’un sujet qui te tenait à cœur, d’enquiquiner quelqu’un ou lorsque tu te sentais relativement en confiance avec la personne en face de toi tu pouvais t’avérer être une vraie pipelette. Tu préféras cependant esquiver à sa dernière question. Tu ne savais pas toi-même comment tu allais mais l’Autre ayant sans doute plus de soucis, tu n’y répondis pas.
Tu n’établissais pas ce genre de raisonnements construits avant ton arrivée à Poudlard puisque tu vivais dans l’inconscience. Toujours dans un profond néant, mais dans l’inconscience. Tu te laissais vivre, te contentant alors de regarder les grains de sable tomber au fond du sablier. Oui, l’homme est assez arrogant pour prétendre pouvoir enfermer le temps.
Seulement, depuis que tu étais arrivé ici, tu t’ennuyais mortellement. Les cours : *je m’en fous*, Serpentard : *je m’en fous* ; Tupper : *je m’en fous*… et ainsi de suite. Il serait inutile de penser pouvoir achever cette énumération lorsqu’on a faire à un « je-m’en-foutiste » comme toi. L’enfant n’est pas malheureux. Il est juste vide. Il ne prête aucune attention à ce qu’il fait. Il agit pour agir, parce qu’il le faut. Il dit rarement non. Il n’a pas encore trouvé sa perle rare.
A ton humble satisfaction, Harriet se souvenait de toi. Peut-être que ton indifférence parvenait tout de même à marquer quelques esprits Rytz ?
Mais lorsqu’elle prit la parole, ce fut toi qui eus du mal à la reconnaître. Toi qui avais le souvenir d’une jeune fille dynamique et enjouée à l’idée d’apprendre quelques tours de Magie dans une école à l’autre bout du monde tu fus bien surpris par ses mots. Après tout, un sourire pouvait masquer bien des souffrances mais la petite avait radicalement changé d’avis sur plusieurs points. Poudlard était devenu « d’la merde » et au lieu d’aller bien elle allait « j’sais pas ».
Sa mère et son frère semblaient être toujours en vie mais elle n’évoquait pas son père. Peut-être était-il malade et donc la raison de sa tristesse. Sans hésiter une seconde, tu t’empressas de lui poser la question. Tu trouvais toujours les mots justes pour blesser ton interlocuteur. Parfois c’était un effet justement calculé mais parfois cela sortait tout seul sans que tu ne puisses rien y faire.
« Non je pense que tu vas pire qu’un « j’sais pas ». Tu sais, je t’ai à peine reconnue depuis la dernière fois. C’est un peu comme si t’étais une nouvelle personne mais c’est pas grave ça ne va pas m’empêcher de te parler, au contraire. Ton père est malade ? C’est pour ça que t’es triste ? » annonças-tu d’un ton enjoué, persuadé d’avoir résolu son problème.
T’arrêtant un instant, comme pour vous laisser le temps de digérer tes paroles tu repris :
« Eh bien, on dirait que les grands esprits se rencontrent et que tu es enfin revenue à la raison. Poudlard c’est vraiment mais alors vraiment nul. Intérieurement ça me fait même sourire de voir les gens agiter dans tout les sens un vieux bout de bois. Comment faudra-il leur faire comprendre que la Magie n’existe pas ! C’est si pathétique. Mais qu’est ce qui t’as fait changer d’avis toi ? » avais-tu débité d’une traite sans reprendre ton souffle.
Lorsqu’il s’agissait de parler d’un sujet qui te tenait à cœur, d’enquiquiner quelqu’un ou lorsque tu te sentais relativement en confiance avec la personne en face de toi tu pouvais t’avérer être une vraie pipelette. Tu préféras cependant esquiver à sa dernière question. Tu ne savais pas toi-même comment tu allais mais l’Autre ayant sans doute plus de soucis, tu n’y répondis pas.
3ème année RP (2045-2046)
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Jules ma vie
Reflet
Tu attendais sa réponse, tes yeux s'étant reportés sur ton reflet dans le lac. En venant ici, tu n'avais pas envisagé la possibilité de te retrouver en la compagnie de quelqu'un d'autre, et encore moins de ce garçon. Mais finalement, sa présence ne te dérangeait pas, enfin jusqu'au moment où il ouvrit de nouveau la bouche. Tu l'écoutais, sans dire un mot. Il avait raison, tu allais pire qu'un "j'sais pas", et même bien pire. Plus tu passais de jours à Poudlard, plus tu allais mal. Mais ça restait tout de même facile à gérer et, sincèrement Harriet, à ce moment-là tu étais loin de t'en douter mais le pire était à venir. La dépression ne faisait que commencer et tu n'avais pas encore d'angoisses alors il n'y avait pas de quoi se morfondre.
Pourtant, même si tu avais toujours été une gamine un peu solitaire et différente des autres, tu ne t'étais jamais sentie comme ça, vide. Cette sorte de mal-être était caché au fond de toi, certes, mais il n'avait jamais pointé le bout de son nez, et c'était en arrivant à Poudlard que tu avais commencé à comprendre que ça n'allait pas. À York, tu avais réussi à combler le manque de ton père par une vie plutôt paisible, entourée de Maman et de Will mais au château, c'était différent. Ils n'étaient pas là pour t'aider à surmonter ta douleur et tu étais seule. Seule. Alors, comme disait Galvane, ça allait pire qu'un "j'sais pas". Et il était vrai également que tu étais une autre personne, même si l'excitation dont tu avais fait preuve Voie 9.3/4 le jour de votre rencontre avait été inhabituelle (je te soupçonne d'avoir mangé un lion au petit déjeuner). Alors peut-être que tu étais une autre Harriet, ou peut-être simplement que la gamine brisée qui était enfouie en toi commençait à vouloir se montrer.
Non, ton père n'était pas malade. Et non, ce n'était pas pour ça que tu étais triste. En fait, tu ne savais pas pourquoi tu étais triste. Tu ne savais même pas si tu étais triste. Tu essayais de te convaincre que c'était seulement le blues du changement de vie, mais au fond tu savais que ça ne l'était pas. En attendant, tu ne savais pas quoi répondre à Galvane. Devais-tu dire que ton père était malade ? Ou devais-tu dire la vérité ? Tu ne voulais pas paraître faible, ni lui confier tes problèmes familiaux puisque ce n'était pas ses affaires. Tu choisis donc de mentir pour changer vite de sujet, camouflant la petite larme qui roulait sur ta joue. Voilà aussi pourquoi tu n'aimais pas parler. Les Mots étaient souvent bien trop durs et violents, comme des petits couteaux que l'on remue dans les plaies.
"Ouais, il est malade. Mais c'est pas pour ça que j'suis triste, il devrait se rétablir vite."
Le petit philosophe te faisait bien rire, à être sûr de tout savoir. Bien sur que Magie existait, simplement elle n'était pas à la hauteur de tes attentes. Maman t'avait dit que tout était merveilleux, et il était vrai que les sorts qu'elle réalisait à la maison avaient l'air fascinants. Simplement Poudlard te paraissait plus gris que pour les autres élèves, parce que ton Monde à toi avait toujours été plus gris. Mais peut-être que lui avait des parents moldus ou bien peut-être pas de parents du tout, ce qui expliquerait le fait que vous l'aviez trouvé seul à King Cross et qu'il ne croyait pas en la Magie.
"La Magie, ça existe. Sinon Poudlard aurait jamais été construit. Mais oui, cette école c'est nul de chez nul. J'sais pas c'qui m'a fait changer d'avis. C'est surement qu'en arrivant ici j'me suis prit une bonne claque dans la gueule. L'monde est pas rose, ça j'le savais, mais il l'est encore moi à Poudlard."
Puis tu ajoutas en te tournant vers le petit serpentard :
"Tu veux pas t'assoir ? Tu m'stresses à rester debout"
Pourtant, même si tu avais toujours été une gamine un peu solitaire et différente des autres, tu ne t'étais jamais sentie comme ça, vide. Cette sorte de mal-être était caché au fond de toi, certes, mais il n'avait jamais pointé le bout de son nez, et c'était en arrivant à Poudlard que tu avais commencé à comprendre que ça n'allait pas. À York, tu avais réussi à combler le manque de ton père par une vie plutôt paisible, entourée de Maman et de Will mais au château, c'était différent. Ils n'étaient pas là pour t'aider à surmonter ta douleur et tu étais seule. Seule. Alors, comme disait Galvane, ça allait pire qu'un "j'sais pas". Et il était vrai également que tu étais une autre personne, même si l'excitation dont tu avais fait preuve Voie 9.3/4 le jour de votre rencontre avait été inhabituelle (je te soupçonne d'avoir mangé un lion au petit déjeuner). Alors peut-être que tu étais une autre Harriet, ou peut-être simplement que la gamine brisée qui était enfouie en toi commençait à vouloir se montrer.
Non, ton père n'était pas malade. Et non, ce n'était pas pour ça que tu étais triste. En fait, tu ne savais pas pourquoi tu étais triste. Tu ne savais même pas si tu étais triste. Tu essayais de te convaincre que c'était seulement le blues du changement de vie, mais au fond tu savais que ça ne l'était pas. En attendant, tu ne savais pas quoi répondre à Galvane. Devais-tu dire que ton père était malade ? Ou devais-tu dire la vérité ? Tu ne voulais pas paraître faible, ni lui confier tes problèmes familiaux puisque ce n'était pas ses affaires. Tu choisis donc de mentir pour changer vite de sujet, camouflant la petite larme qui roulait sur ta joue. Voilà aussi pourquoi tu n'aimais pas parler. Les Mots étaient souvent bien trop durs et violents, comme des petits couteaux que l'on remue dans les plaies.
"Ouais, il est malade. Mais c'est pas pour ça que j'suis triste, il devrait se rétablir vite."
Le petit philosophe te faisait bien rire, à être sûr de tout savoir. Bien sur que Magie existait, simplement elle n'était pas à la hauteur de tes attentes. Maman t'avait dit que tout était merveilleux, et il était vrai que les sorts qu'elle réalisait à la maison avaient l'air fascinants. Simplement Poudlard te paraissait plus gris que pour les autres élèves, parce que ton Monde à toi avait toujours été plus gris. Mais peut-être que lui avait des parents moldus ou bien peut-être pas de parents du tout, ce qui expliquerait le fait que vous l'aviez trouvé seul à King Cross et qu'il ne croyait pas en la Magie.
"La Magie, ça existe. Sinon Poudlard aurait jamais été construit. Mais oui, cette école c'est nul de chez nul. J'sais pas c'qui m'a fait changer d'avis. C'est surement qu'en arrivant ici j'me suis prit une bonne claque dans la gueule. L'monde est pas rose, ça j'le savais, mais il l'est encore moi à Poudlard."
Puis tu ajoutas en te tournant vers le petit serpentard :
"Tu veux pas t'assoir ? Tu m'stresses à rester debout"
Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
Reflet
Les yeux rivés sur les quelques feuilles qui somnolaient sur l’imposant Lac Noir tu réfléchissais. Tout fusionnait comme à mille à l’heure dans ton cerveau. Tout semblait brouillé. L’humeur et les réflexions de la jeune fille t’avaient fait comprendre que le bonheur n’était pas éternel et que ce n’était pas quelque chose d’acquis. Après tout, peut-être que le bonheur n’était qu’une sorte de girouette qui voyageait comme ça de corps en corps, d’âme en âme sans jamais prendre le temps de vraiment se poser. Peut-être que parfois il s’en allait pendant un moment pour revenir plus intensément. Peut-être était-il présent en quantité identique chez chaque personne et qu’il se développait en fonction de l’histoire de chacun, ou peut-être fallait-il simplement arrêter de se poser toutes ces questions. *Le monde est grand pourtant, assez grand pour que chacun puisse y trouver sa place. * pensais-tu.
Tu laissas percevoir un soupir de soulagement lorsqu’elle t’annonça que son père allait vite se rétablir. Tu n’aurais certainement pas su quoi dire pour la réconforter. En plus elle, elle avait un père et pas toi alors c’était d’autant plus difficile. Toi tu n’avais aucune nouvelle de lui depuis des années et d’ailleurs tu n’en voulais pas. Pour toi, il n’existait plus. Tu lui en voulais d’avoir piqué Romance et d’avoir tué Maman devant vos yeux. Jamais tu ne pourrais lui pardonner. Monsieur Tupper te dégoûtait moins.
« Tant mieux alors. Mais pourquoi t’es triste du coup ? » repris-tu tout en te penchant pour ramasser une feuille dans l’eau.
Tu ne t’intéressais que rarement aux gens mais pourtant la fille du train semblait avoir bel et bien captivé ton attention et tu tenais réellement à savoir ce qui n’allait pas chez elle. Bien sûr, tout était dans l’apparence car il s’agissait tout de même d’essayer de lui cacher qu’elle comptait pour toi. Oh et puis Rytz ! C’est ridicule, tu la connais à peine.
La tête à demi pleine de rêveries, tu n’avais pas vraiment envie de t’empêtrer dans ce débat sur l’existence de la magie. Tu avais décidé de ne pas y croire. C’était sûrement une de tes idées stupides car tu n'avais aucun argument solide pour défendre ta thèse mais c’était comme ça. Alors tu te contentas de répondre un peu sur la défensive en la regardant dans les yeux d’un air agressif quelque chose du genre :
« Inutile de me sermonner. J’ai mon avis c’est tout. »
Tandis que tu te relevais pour faire les cent pas autour d’elle tu repris :
« Tu sais c’est marrant que tu ne me dises pas, parce que quand je t’ai vu pour la première fois, t’étais méga hautaine. Le petit philosophe, c’était comme-ça que tu m’avais appelé non ? » t’esclaffas-tu dans une imitation plus ou moins raté. « Mais putain bravo la Miss, évidemment que le monde n’est pas rose. Tu sais maintenant que tu me dis ça, je t’apprécie un peu plus. »
Nerveusement, tu t’assis auprès d’elle comme elle te l’avait demandé. Tu pus apercevoir de nouveau son visage. Il n’avait pas vraiment changé. Peut-être avait-il revêtu un air un peu plus triste ? Et encore cela ne te semblait pas flagrant.
« Tu sais, continuas-tu en la regardant droit dans les yeux, si on emmerde les bonnes personnes peut-être que ça peut passer plus vite qu’on le pense les années ici. »
Tu ne pensais pas un mot de ce que tu venais de lui dire. Nous étions seulement au mois d’octobre et le temps passait beaucoup trop lentement. Seulement il fallait bien trouver un moyen de vous distraire.
Tu laissas percevoir un soupir de soulagement lorsqu’elle t’annonça que son père allait vite se rétablir. Tu n’aurais certainement pas su quoi dire pour la réconforter. En plus elle, elle avait un père et pas toi alors c’était d’autant plus difficile. Toi tu n’avais aucune nouvelle de lui depuis des années et d’ailleurs tu n’en voulais pas. Pour toi, il n’existait plus. Tu lui en voulais d’avoir piqué Romance et d’avoir tué Maman devant vos yeux. Jamais tu ne pourrais lui pardonner. Monsieur Tupper te dégoûtait moins.
« Tant mieux alors. Mais pourquoi t’es triste du coup ? » repris-tu tout en te penchant pour ramasser une feuille dans l’eau.
Tu ne t’intéressais que rarement aux gens mais pourtant la fille du train semblait avoir bel et bien captivé ton attention et tu tenais réellement à savoir ce qui n’allait pas chez elle. Bien sûr, tout était dans l’apparence car il s’agissait tout de même d’essayer de lui cacher qu’elle comptait pour toi. Oh et puis Rytz ! C’est ridicule, tu la connais à peine.
La tête à demi pleine de rêveries, tu n’avais pas vraiment envie de t’empêtrer dans ce débat sur l’existence de la magie. Tu avais décidé de ne pas y croire. C’était sûrement une de tes idées stupides car tu n'avais aucun argument solide pour défendre ta thèse mais c’était comme ça. Alors tu te contentas de répondre un peu sur la défensive en la regardant dans les yeux d’un air agressif quelque chose du genre :
« Inutile de me sermonner. J’ai mon avis c’est tout. »
Tandis que tu te relevais pour faire les cent pas autour d’elle tu repris :
« Tu sais c’est marrant que tu ne me dises pas, parce que quand je t’ai vu pour la première fois, t’étais méga hautaine. Le petit philosophe, c’était comme-ça que tu m’avais appelé non ? » t’esclaffas-tu dans une imitation plus ou moins raté. « Mais putain bravo la Miss, évidemment que le monde n’est pas rose. Tu sais maintenant que tu me dis ça, je t’apprécie un peu plus. »
Nerveusement, tu t’assis auprès d’elle comme elle te l’avait demandé. Tu pus apercevoir de nouveau son visage. Il n’avait pas vraiment changé. Peut-être avait-il revêtu un air un peu plus triste ? Et encore cela ne te semblait pas flagrant.
« Tu sais, continuas-tu en la regardant droit dans les yeux, si on emmerde les bonnes personnes peut-être que ça peut passer plus vite qu’on le pense les années ici. »
Tu ne pensais pas un mot de ce que tu venais de lui dire. Nous étions seulement au mois d’octobre et le temps passait beaucoup trop lentement. Seulement il fallait bien trouver un moyen de vous distraire.
3ème année RP (2045-2046)
I'm waiting for a RPG with you Ly
Jules ma vie
Reflet
Le petit garçon philosophe ne semblait décidément pas prêt à te laisser tranquille, avec ses questions à la con. Ça se pose vraiment comme question, pourquoi une personne est triste ? Je ne crois pas non, et encore moins à quelqu'un que l'on a vu une fois dans sa vie. Vous voyez, il y a des questions qu'il ne vaut mieux pas poser, mais Galvane manquait apparemment de délicatesse. Alors peut-être que la raison pour laquelle tu étais triste l'intéressait, mais il ne saurait pas. Toi non plus d'ailleurs, tu ne savais pas. Et, pouvait-on réellement dire que tu étais triste ? *Peut-être, j'sais pas.* Il était peut-être plus correct de dire que tu étais vide ? *Ouais, ça doit être ça.* Et accessoirement, perdue ? *Aussi, j'pense.* Enfin bon, ce qui était certain c'était que tes pensées étaient totalement brouillées dans ta tête qui elle, n'allait pas tarder à exploser. Le bonheur, ce n'était pour toi que chose futile que tu n'avais, semblerait-il, jamais vraiment connu. Tu n'étais même pas certaine d'avoir connu le bonheur durant les années passées avec Papa.
"Occupe-toi d'tes fesses."
Le serpentard était débile de ne pas vouloir croire en la magie car elle vous sautait aux yeux dès l'instant où l'on entrait par la grande porte du château. Les fantômes, les tableaux qui parlent, les plats qui apparaissent en une fraction de seconde, les sortilèges lancés par-ci par-là, les bonbons farfelus, les potions étranges, les plantes dégoutantes, les balais volants... tout ça ne lui suffisait pas pour croire en la magie ? C'était totalement absurde. Si la magie n'existait pas, que feriez-vous là ? Et comment tout cela pourrait être possible ? Non, décidément, tu étais convaincue qu'il racontait n'importe quoi. Mais après tout vous étiez dans un pays libre, non ? Alors il pouvait croire et dire ce qu'il voulait ? Alors il avait raison sur le fait qu'il avait son avis et que c'était tout. Et il n'avait pas tort non plus sur le fait qu'il était inutile de le sermonner sur ça, surtout que cela n'était pas vraiment intéressant puisque tu avais raison.
Il te trouvait donc méga hautaine ? Non mais, il était culotté ce gamin, et très mal placé pour tenir des propos pareils. Enfin, ne nous attardons pas sur ce point, s'il avait envie de te trouver hautaine c'était tant pis pour lui. En plus, il se foutait de ton surnom. La première impression que tu avais eue de lui, c'était un petit philosophe. Tu ne te moquais pas du fait qu'il t'avait trouvée hautaine toi, alors ! Évidemment que non, le Monde n'était pas rose, et tu le savais depuis bien longtemps. Simplement, tu n'avais pas eu l'occasion de lui dire jusqu'à maintenant. Mais il semblait d'accord avec les propos que tu avançais puisqu'il t'avouait qu'entendre ça le faisait t'apprécier un peu plus. Il s'assit ensuite violemment à tes côtés en te proposant en quelques sortes d'embêter des gens pour s'occuper. Tu fis un semblant de sourire avant de lui répondre.
"Je l'sais depuis bien longtemps, que l'Monde est pas rose, monsieur le philosophe. J'aime pas les gens, mais les emmerder ça peut être sympa. Fais la liste des gens qui t'font chier, on s'occupera d'eux. Mais pour le moment j'vais m'coucher, à plus."
Tu te levas d'un coup et rentras au Château d'un pas rapide, laissant Galvane seul assis au pied de l'arbre. Sa compagnie ne t'étais pas désagréable, simplement il était tard et tu avais un peu froid. Et puis là, tu avais une soudaine envie d'écrire au chaud dans ton alcôve, et tu n'étais pas le genre de personne qui met ses envies de côté pour discuter avec un inconnu, aussi sympathique soit-il. C'était comme ça chez toi Harriet, ton caractère d'enfant je-m'en-fous était assez bien marqué.
"Occupe-toi d'tes fesses."
Le serpentard était débile de ne pas vouloir croire en la magie car elle vous sautait aux yeux dès l'instant où l'on entrait par la grande porte du château. Les fantômes, les tableaux qui parlent, les plats qui apparaissent en une fraction de seconde, les sortilèges lancés par-ci par-là, les bonbons farfelus, les potions étranges, les plantes dégoutantes, les balais volants... tout ça ne lui suffisait pas pour croire en la magie ? C'était totalement absurde. Si la magie n'existait pas, que feriez-vous là ? Et comment tout cela pourrait être possible ? Non, décidément, tu étais convaincue qu'il racontait n'importe quoi. Mais après tout vous étiez dans un pays libre, non ? Alors il pouvait croire et dire ce qu'il voulait ? Alors il avait raison sur le fait qu'il avait son avis et que c'était tout. Et il n'avait pas tort non plus sur le fait qu'il était inutile de le sermonner sur ça, surtout que cela n'était pas vraiment intéressant puisque tu avais raison.
Il te trouvait donc méga hautaine ? Non mais, il était culotté ce gamin, et très mal placé pour tenir des propos pareils. Enfin, ne nous attardons pas sur ce point, s'il avait envie de te trouver hautaine c'était tant pis pour lui. En plus, il se foutait de ton surnom. La première impression que tu avais eue de lui, c'était un petit philosophe. Tu ne te moquais pas du fait qu'il t'avait trouvée hautaine toi, alors ! Évidemment que non, le Monde n'était pas rose, et tu le savais depuis bien longtemps. Simplement, tu n'avais pas eu l'occasion de lui dire jusqu'à maintenant. Mais il semblait d'accord avec les propos que tu avançais puisqu'il t'avouait qu'entendre ça le faisait t'apprécier un peu plus. Il s'assit ensuite violemment à tes côtés en te proposant en quelques sortes d'embêter des gens pour s'occuper. Tu fis un semblant de sourire avant de lui répondre.
"Je l'sais depuis bien longtemps, que l'Monde est pas rose, monsieur le philosophe. J'aime pas les gens, mais les emmerder ça peut être sympa. Fais la liste des gens qui t'font chier, on s'occupera d'eux. Mais pour le moment j'vais m'coucher, à plus."
Tu te levas d'un coup et rentras au Château d'un pas rapide, laissant Galvane seul assis au pied de l'arbre. Sa compagnie ne t'étais pas désagréable, simplement il était tard et tu avais un peu froid. Et puis là, tu avais une soudaine envie d'écrire au chaud dans ton alcôve, et tu n'étais pas le genre de personne qui met ses envies de côté pour discuter avec un inconnu, aussi sympathique soit-il. C'était comme ça chez toi Harriet, ton caractère d'enfant je-m'en-fous était assez bien marqué.
Excuses-moi pour le retard. Merci pour ce court instant !
Désolé, mon Harriet n'est pas commode.
Désolé, mon Harriet n'est pas commode.
Sixième année RP / code couleur : #741B47
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !
Harriet-Irma-Flash Greenwood-Mcqueen, prédictions en tout genre en moins d'une seconde !
Venez pénétrer les voiles mystérieux de l’aveniiir !