2 févr. 2021, 15:51
Qui veut la peau des Maraudeurs ?
Disclaimer :
Cette aventure est une enquête policière, une vraie, avec des témoins, des indices, des victimes et un certain nombre de situations touchant du bout des doigts quelques sujets sensibles sans jamais vraiment entrer dans le sujet.
Le contenu est et sera adapté à tout public. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations.
Un certain nombre de PNJs éphémères seront utilisés, tous au moins de 3ème année, afin de faire vivre ce RP. Dans l’ordre d’apparition :
-
Un certain nombre de joueurs de tout âge apparaitront dans ce RP, jouant leur propre rôle, que nous remercions chaleureusement pour leur aide. Dans l’ordre de leur apparition :
-
Cette introduction pourra être mise à jour, n’hésitez pas à venir la relire pour vous tenir au courant des dernières informations.
@Mara Wagyl et moi-même (@Damian Temple) vous souhaitons une bonne lecture. N’hésitez pas à nous exprimer par MP, au fur et à mesure, vos impressions.![]()
Dernière modification par Damian Temple le 2 févr. 2021, 18:22, modifié 1 fois.
2 févr. 2021, 15:54
Qui veut la peau des Maraudeurs ?
Poudlard,
Début février 2046,
Couloirs du premier étage,
Léger blizzard givrant.
Vide était l’atmosphère aujourd’hui. D’une blancheur parfaite, fade, pale, sans passions. Où que nous étions dans le château, quelque soit ce que nous entreprenions, depuis l’heure du levé jusqu’à l’heure de se restaurer, la matinée n’avait été pour moi, et certainement une partie de mes camarades… Qu’une moyenne succession de tâches robotiques, sans saveurs, sans passions. Et le blizzard extérieur, qui faisait disparaitre le paysage, semblaient avoir transformé même le château en univers virtuel, perdu dans une grande, une géante page blanche, sans aucun espoir de voir à un quelconque moment, autre chose que ce grand néant blanc…
C’en était déprimant. Alors que je mangeais sans même y prendre plaisir un ragout de pomme de terre, mon esprit errait, telle une âme en peine, à la recherche d’une excitation quelconque, d’une discussion plus intéressante que la torpeur environnante. Mais rien. Il n’y avait rien. Juste le blanc. juste la passive paresse d’un jour froid et nonchalant. Épuisant, aliénant. Et j’étais trop fatigué de tout ce rien pour ne serais ce que lancer quelque chose d’un minimum intéressant… Vide était l’atmosphère... Vide était Damian…
Alors quand je quittais la Grande Salle, mon esprit asséché ne remarqua pas tout de suite l’agitation environnante. Pourtant, elle était visible, claire. Des élèves courraient, criaient dans l’escalier. Une personne rejoignait un groupe, disait quelques phrases, et le groupe immédiatement la suivait ailleurs.
Et je dronais, perdu dans mon indolence intérieure. Et alors que je montais l’escalier avec lenteur, une fort quatrième année me percuta dans l’épaule, suivi par une petite clique d’ami.
« Je vous jure, c’est écrit en lettre de sang ! »
Je me demande ce que j’allais bien faire de mon après mid… Quoi ?
Je regardais le groupe, enthousiaste, monter les marches quatre à quatre. Je les vis s’engouffrer dans l’un des couloirs du premier étage. Interdit, je découvris l’agitation autour de moi. Et alors que mon sang se réveillait dans les veines, je commençais à suivre le mouvement. Une marche, deux marches, quatre marches, hop hop ! Je me pressais désormais dans la foule, je courrais de concert. Mes joues rougissaient sous l’effort et l’excitation. Quelque chose ! Quelque chose se passait ! Et à mon niveau d’ennui, n’importe quoi serait plus intéressant que tout ce fichu blanc.
Le couloir commençait à sacrément se remplir. Mais j’étais arrivé juste à temps. Comme certain de mes plus jeunes camarades, je jouais des coudes et des genoux pour me faufiler à travers les années supérieures, profitant des interstices pour me rapprocher d’avantage de la source de toute cette agitation.
Il y avait quelque chose sur le mur. Quelque chose de gigantesque. Un texte en grosse lettres rouges, dégoulinantes, terrifiantes, trop claires et visibles pour être du sang, mais fascinantes de lisibilité… Impossible d’en voir tout le texte de trop près. Je pris le parti de me hisser sur l’une des statues présente de l’autre côté, bien trop occupées elle-même à regarder toute l’agitation les environnant pour faire attention à moi, ou mes camarades qui faisaient pareil.
Et en plissant les yeux, ma tête passant d’un bout du couloir à l’autre, je découvris une énorme, une fantastique déclaration :
Je demeurais interdit. Perdu dans le lyrisme soudain, l’incroyable recherche de ces mots et de leur signification. Je restais coi. Bouche bée devant l’incroyable témérité, la flamboyance d’une telle entreprise. Un tel message, écrit aussi gros, dans un couloir aussi public. Et tout le monde autour de moi se demandait qui avait fait ça... Il fallait être fou pour se lancer dans un tel projet... Il fallait être si sûr de son coup, si certain de ne pas se faire attraper, qu’il fallait être un génie aussi…
Et je restais ainsi immobile, caché à moitié par la statue, mes yeux passant du message à la foule tumultueuse, de la foule aux tableaux bondés et remplis de discussions. Tentant de comprendre, tentant de m’imprégner de la sublime flamboyance de cette si incroyable distraction et toutes les conséquences de cette action…
Oh dieu ! Et dire que je pensais ne trouver en cette journée aucune saveur…
Début février 2046,
Couloirs du premier étage,
Léger blizzard givrant.
Vide était l’atmosphère aujourd’hui. D’une blancheur parfaite, fade, pale, sans passions. Où que nous étions dans le château, quelque soit ce que nous entreprenions, depuis l’heure du levé jusqu’à l’heure de se restaurer, la matinée n’avait été pour moi, et certainement une partie de mes camarades… Qu’une moyenne succession de tâches robotiques, sans saveurs, sans passions. Et le blizzard extérieur, qui faisait disparaitre le paysage, semblaient avoir transformé même le château en univers virtuel, perdu dans une grande, une géante page blanche, sans aucun espoir de voir à un quelconque moment, autre chose que ce grand néant blanc…
C’en était déprimant. Alors que je mangeais sans même y prendre plaisir un ragout de pomme de terre, mon esprit errait, telle une âme en peine, à la recherche d’une excitation quelconque, d’une discussion plus intéressante que la torpeur environnante. Mais rien. Il n’y avait rien. Juste le blanc. juste la passive paresse d’un jour froid et nonchalant. Épuisant, aliénant. Et j’étais trop fatigué de tout ce rien pour ne serais ce que lancer quelque chose d’un minimum intéressant… Vide était l’atmosphère... Vide était Damian…
Alors quand je quittais la Grande Salle, mon esprit asséché ne remarqua pas tout de suite l’agitation environnante. Pourtant, elle était visible, claire. Des élèves courraient, criaient dans l’escalier. Une personne rejoignait un groupe, disait quelques phrases, et le groupe immédiatement la suivait ailleurs.
Et je dronais, perdu dans mon indolence intérieure. Et alors que je montais l’escalier avec lenteur, une fort quatrième année me percuta dans l’épaule, suivi par une petite clique d’ami.
« Je vous jure, c’est écrit en lettre de sang ! »
Je me demande ce que j’allais bien faire de mon après mid… Quoi ?
Je regardais le groupe, enthousiaste, monter les marches quatre à quatre. Je les vis s’engouffrer dans l’un des couloirs du premier étage. Interdit, je découvris l’agitation autour de moi. Et alors que mon sang se réveillait dans les veines, je commençais à suivre le mouvement. Une marche, deux marches, quatre marches, hop hop ! Je me pressais désormais dans la foule, je courrais de concert. Mes joues rougissaient sous l’effort et l’excitation. Quelque chose ! Quelque chose se passait ! Et à mon niveau d’ennui, n’importe quoi serait plus intéressant que tout ce fichu blanc.
Le couloir commençait à sacrément se remplir. Mais j’étais arrivé juste à temps. Comme certain de mes plus jeunes camarades, je jouais des coudes et des genoux pour me faufiler à travers les années supérieures, profitant des interstices pour me rapprocher d’avantage de la source de toute cette agitation.
Il y avait quelque chose sur le mur. Quelque chose de gigantesque. Un texte en grosse lettres rouges, dégoulinantes, terrifiantes, trop claires et visibles pour être du sang, mais fascinantes de lisibilité… Impossible d’en voir tout le texte de trop près. Je pris le parti de me hisser sur l’une des statues présente de l’autre côté, bien trop occupées elle-même à regarder toute l’agitation les environnant pour faire attention à moi, ou mes camarades qui faisaient pareil.
Et en plissant les yeux, ma tête passant d’un bout du couloir à l’autre, je découvris une énorme, une fantastique déclaration :
Est-ce ce valet au carreau qui s'est joué du dix de cœur ?
El Burlador de Sevilla, le coureur, ta chevauchée se fera ad agio
Quand le noroît soulèvera les sépales des belles de nuit de la serre tropicale
Et que tu pourras dire adieu à la vit.
El Burlador de Sevilla, le coureur, ta chevauchée se fera ad agio
Quand le noroît soulèvera les sépales des belles de nuit de la serre tropicale
Et que tu pourras dire adieu à la vit.
Je demeurais interdit. Perdu dans le lyrisme soudain, l’incroyable recherche de ces mots et de leur signification. Je restais coi. Bouche bée devant l’incroyable témérité, la flamboyance d’une telle entreprise. Un tel message, écrit aussi gros, dans un couloir aussi public. Et tout le monde autour de moi se demandait qui avait fait ça... Il fallait être fou pour se lancer dans un tel projet... Il fallait être si sûr de son coup, si certain de ne pas se faire attraper, qu’il fallait être un génie aussi…
Et je restais ainsi immobile, caché à moitié par la statue, mes yeux passant du message à la foule tumultueuse, de la foule aux tableaux bondés et remplis de discussions. Tentant de comprendre, tentant de m’imprégner de la sublime flamboyance de cette si incroyable distraction et toutes les conséquences de cette action…
Oh dieu ! Et dire que je pensais ne trouver en cette journée aucune saveur…
2 févr. 2021, 20:45
Qui veut la peau des Maraudeurs ?
Les réveils sonnent uns à uns dans les dortoirs, si bien que Mara finit par ne plus pouvoir les ignorer. Ce n'est pas qu'elle a du mal à se réveiller, mais l'idée de devoir sacrifier la chaleur de sa couette pour goûter au froid qu'a installé la nuit dans les dortoirs la fait frissonner d’appréhension.
Elle se prépare aussi vite qu'elle le peut pour aller retrouver la chaleur du feu de la salle commune, oublie un cahier au passage, revient le chercher, repart. Puis, commençant à se réveiller, elle remarque que les fenêtres projettent une lumière peu puissante mais claire ; De la neige ! Un sentiment d’excitation nait aussitôt en elle. Elle ne pourra jamais cesser de s'émerveiller comme une enfant devant cet événement météorologique qu'elle trouve plus magique que tout ce qu'elle put faire avec sa baguette.
Ainsi en quelques minutes elle se retrouve dans la grande salle, essoufflée par son empressement, pour admirer le ciel magique. Le vent secoue une multitude de flocons de neiges avec force au-dessus de leur tête, et eux profitent d'un petit-déjeuner chaud devant le spectacle. C'est parfait. Si parfait que du porridge coule sur le menton et l'uniforme de la sorcière alors qu'elle ne peut s'empêcher de garder la tête en l'air.
Admiratrice des intempéries qui leur sont offertes, Mara ne put ensuite se concentrer de la matinée, son regard restant figé sur les fenêtres. Elle se voyait déjà tenter une percée pour aller se promener dans la neige. Et tant pis pour le vent mordant. Les cours que leurs prodiguaient leurs éminents professeurs n'étaient pas inintéressants, mais c'était eux ou rêver, et aujourd'hui elle rêverait.
Le midi elle partagea sa volonté de braver le froid à quelques collègues mais aucun ne sembla vouloir l’accompagner à sa grande déception.
Elle termina son repas en faisant glisser distraitement son jeu de cartes entre ses doigts. L'idée d'entamer un solitaire lui fit pousser son assiette presque vide et sa fourchette sur le côté. Mais soudain elle aperçut un garçon de sa maison s'approcher d'une fille qui mangeait non loin d'elle. Et elle ne put s'empêcher de s'interroger en voyant que ce qu'il lui disait la poussa à se lever aussitôt pour le suivre hors de la salle. Mara se dit que ce ne devait être rien d'important mais derrière l'embrasure de la porte lui parvint un brouhaha qu'elle trouva inhabituellement fort. Écoutant ses soupçons que quelque chose se tramait elle se leva pour sortir de la grande salle.
Elle retrouva du regard les deux poufsouffle qu'elle avait vu se lever et remarqua que d'autres élèves semblaient aller ou revenir de la même direction qu'eux. Elle les suivit donc, et après quelques minutes trouva la source de l'agitation. Un attroupement dans un couloir, dont l'attention était focalisée par quelque chose qu'elle ne parvenait pas à voir.
En promenant son regard un peu partout à la recherche d'une faille dans la foule qui lui permettrait d'approcher le mur elle remarqua qu'un garçon avait carrément escaladé une statue pour mieux voir.
Sans hésiter elle l'imita, grimpant avec une grâce toute relative sur le promontoire. De là elle eut la grande surprise d'apercevoir une fresque énorme de mots, peints suffisamment récemment pour ne pas avoir été nettoyés par le concierge. Elle s'exclama à l'intention d'elle-même et du garçon de qui elle envahissait l'espace ; « Bah mince alors, d'habitude quand ils dessinent sur les murs c'est juste pour se moquer des profs... Qu'est-ce que c'est que cette mascarade ? »
Les phrases ne faisaient aucun sens dans sa tête pour l'instant, mais plus elle les relisait et plus elle se sentait intriguée. Ce n'était pas une blague ordinaire. Cela ne ressemblait pas à une blague du tout d'ailleurs. Mais qui avait pu écrire ceci ? Un poète anonyme, ou quelqu'un avec un réel message à faire passer ?
Elle se prépare aussi vite qu'elle le peut pour aller retrouver la chaleur du feu de la salle commune, oublie un cahier au passage, revient le chercher, repart. Puis, commençant à se réveiller, elle remarque que les fenêtres projettent une lumière peu puissante mais claire ; De la neige ! Un sentiment d’excitation nait aussitôt en elle. Elle ne pourra jamais cesser de s'émerveiller comme une enfant devant cet événement météorologique qu'elle trouve plus magique que tout ce qu'elle put faire avec sa baguette.
Ainsi en quelques minutes elle se retrouve dans la grande salle, essoufflée par son empressement, pour admirer le ciel magique. Le vent secoue une multitude de flocons de neiges avec force au-dessus de leur tête, et eux profitent d'un petit-déjeuner chaud devant le spectacle. C'est parfait. Si parfait que du porridge coule sur le menton et l'uniforme de la sorcière alors qu'elle ne peut s'empêcher de garder la tête en l'air.
Admiratrice des intempéries qui leur sont offertes, Mara ne put ensuite se concentrer de la matinée, son regard restant figé sur les fenêtres. Elle se voyait déjà tenter une percée pour aller se promener dans la neige. Et tant pis pour le vent mordant. Les cours que leurs prodiguaient leurs éminents professeurs n'étaient pas inintéressants, mais c'était eux ou rêver, et aujourd'hui elle rêverait.
Le midi elle partagea sa volonté de braver le froid à quelques collègues mais aucun ne sembla vouloir l’accompagner à sa grande déception.
Tant pis, j'irais seule. Ils n’aiment pas assez la vie pour vouloir l'admirer dans ses plus ardents transports.
Elle termina son repas en faisant glisser distraitement son jeu de cartes entre ses doigts. L'idée d'entamer un solitaire lui fit pousser son assiette presque vide et sa fourchette sur le côté. Mais soudain elle aperçut un garçon de sa maison s'approcher d'une fille qui mangeait non loin d'elle. Et elle ne put s'empêcher de s'interroger en voyant que ce qu'il lui disait la poussa à se lever aussitôt pour le suivre hors de la salle. Mara se dit que ce ne devait être rien d'important mais derrière l'embrasure de la porte lui parvint un brouhaha qu'elle trouva inhabituellement fort. Écoutant ses soupçons que quelque chose se tramait elle se leva pour sortir de la grande salle.
Elle retrouva du regard les deux poufsouffle qu'elle avait vu se lever et remarqua que d'autres élèves semblaient aller ou revenir de la même direction qu'eux. Elle les suivit donc, et après quelques minutes trouva la source de l'agitation. Un attroupement dans un couloir, dont l'attention était focalisée par quelque chose qu'elle ne parvenait pas à voir.
Fichue petite taille ! C'est pas ma faute si j'aime pas la soupe.
En promenant son regard un peu partout à la recherche d'une faille dans la foule qui lui permettrait d'approcher le mur elle remarqua qu'un garçon avait carrément escaladé une statue pour mieux voir.
Eh mais c'est une bonne idée ça.
Sans hésiter elle l'imita, grimpant avec une grâce toute relative sur le promontoire. De là elle eut la grande surprise d'apercevoir une fresque énorme de mots, peints suffisamment récemment pour ne pas avoir été nettoyés par le concierge. Elle s'exclama à l'intention d'elle-même et du garçon de qui elle envahissait l'espace ; « Bah mince alors, d'habitude quand ils dessinent sur les murs c'est juste pour se moquer des profs... Qu'est-ce que c'est que cette mascarade ? »
Les phrases ne faisaient aucun sens dans sa tête pour l'instant, mais plus elle les relisait et plus elle se sentait intriguée. Ce n'était pas une blague ordinaire. Cela ne ressemblait pas à une blague du tout d'ailleurs. Mais qui avait pu écrire ceci ? Un poète anonyme, ou quelqu'un avec un réel message à faire passer ?
#6B3CBC
4 févr. 2021, 02:12
Qui veut la peau des Maraudeurs ?
"C'est magnifique..."
Répondais-je dans un souffle, incapable de retenir mes mots devant telle merveille, telle ode à l'insolence. Mes yeux eurent du mal à s'arracher à la contemplation de cette œuvre d'art, pour croiser ceux de ma nouvelle camarade de piédestal. Je la considérais quelques secondes, avant de revenir à ma délicieuse vision...
"C'est une proclamation...", commençais je, rêveur, fasciné : "Une affirmation, une tribune, que dis-je... Un manifeste !", m'emportais-je, levant le bras vers le plafond de joie, faisant sursauter la poignée de sixièmes années Serpentard devant moi, qui me regardèrent d'un air réprobateur, avant de retourner causer entre eux, perturbé par le sourire flamboyant que je leur décochais.
Plus bas, je continuais, à l'attention de mon plus proche et moins vert auditoire.
"Cette mascarade, comme tu le dis, a une vision... Une magnifique assurance, affichée telle un oriflamme. Un pied de nez, complet, total à l'Autorité... Notre auteur est grand, est magnifique. Et il le sait..."
Blanc... Tel un canevas placé devant moi... Si lisible, si évident... Il suffit d'observer le panache de la scène... Notre criminel n'a pas lésiné sur la peinture, ni sur l'espace. Le message, géant, à la peinture quasi lumineuse, est tout autant une démonstration de lyrisme que d'efficacité criminelle. Même les tableaux présents dans le couloir semblent avoir complétement éludé ce qui pouvait bien se passer, et commentent avec force les évènements, peut être encore plus que les élèves...
Rouge... Le rouge de la passion, de la vengeance, de la guerre elle même vient emplir de sa signification le gris sombre de nos murs scolaires. La couleur résonne dans mon esprit, alors que j'en perds la vue à force de la regarder, éloignant la grisaille, le blanc sans fin de mon néant. Je sais très bien que la sensation sera passagère, que le gris reviendra, mais je m'accroche. Encore, quelques instants, je me prends à apprécier avaricieusement cette ode à l'irrévérence, issue du pinceau d'un magnifique impertinent. Je ne veux rien d'autre à cette seconde, cette minute, qu'être cet esprit brillant, me baigner dans sa grandeur, être à sa place, ressentir ce qu'il peut ressentir...
Noir... Une douleur subite m'envahit pourtant... Quelque chose de sombre sous le voile de velours, sous le rubis de cette peinture... Une plainte... Étrange et lancinante... Puissante mais solitaire... Je sombre dans un puit sans lumière. Ce néant m'engloutit, me perds. Je dois retenir mon propre cri alors que mon esprit s’arrache à cette obscurité gluante, à ces lettres sombres, dont je sens la peinture couler le long de mon âme alors que doucement la conscience me revient. Ma joie a disparu. Je regarde le message sous un nouveau jour, un nouvel angle. Il ne me parait plus aussi grandiose qu'à la minute précédente.
Alors je me tourne vers ma camarade de piédestal, la regardant sans vraiment la voir, mon regard fuyant perdu dans l'étude de mon nouveau sentiment.
"Ce message... C'est un avertissement... Ces mots sont adressé à quelqu'un... Quelqu'un dont notre auteur sais qu'il verra ce message... Dont il espère qu'il en comprendra le sens...", je déglutis, ayant perdu une partie de ma superbe dans ma réalisation : "Et il a prouvé aujourd'hui avoir les moyens d'accomplir ses menaces..."
Je me force à sourire, j'affabule certainement. Quelque chose du repas de ce matin me retourne l'estomac... Ça doit être ça. Et tout à ma contemplation de la foule qui nous entoure désormais, dans ce couloir bondé, je ne peux m'empêcher de demander :
"Et toi ? Qu'est-ce que tu en penses ?"
Répondais-je dans un souffle, incapable de retenir mes mots devant telle merveille, telle ode à l'insolence. Mes yeux eurent du mal à s'arracher à la contemplation de cette œuvre d'art, pour croiser ceux de ma nouvelle camarade de piédestal. Je la considérais quelques secondes, avant de revenir à ma délicieuse vision...
"C'est une proclamation...", commençais je, rêveur, fasciné : "Une affirmation, une tribune, que dis-je... Un manifeste !", m'emportais-je, levant le bras vers le plafond de joie, faisant sursauter la poignée de sixièmes années Serpentard devant moi, qui me regardèrent d'un air réprobateur, avant de retourner causer entre eux, perturbé par le sourire flamboyant que je leur décochais.
Plus bas, je continuais, à l'attention de mon plus proche et moins vert auditoire.
"Cette mascarade, comme tu le dis, a une vision... Une magnifique assurance, affichée telle un oriflamme. Un pied de nez, complet, total à l'Autorité... Notre auteur est grand, est magnifique. Et il le sait..."
Blanc... Tel un canevas placé devant moi... Si lisible, si évident... Il suffit d'observer le panache de la scène... Notre criminel n'a pas lésiné sur la peinture, ni sur l'espace. Le message, géant, à la peinture quasi lumineuse, est tout autant une démonstration de lyrisme que d'efficacité criminelle. Même les tableaux présents dans le couloir semblent avoir complétement éludé ce qui pouvait bien se passer, et commentent avec force les évènements, peut être encore plus que les élèves...
Rouge... Le rouge de la passion, de la vengeance, de la guerre elle même vient emplir de sa signification le gris sombre de nos murs scolaires. La couleur résonne dans mon esprit, alors que j'en perds la vue à force de la regarder, éloignant la grisaille, le blanc sans fin de mon néant. Je sais très bien que la sensation sera passagère, que le gris reviendra, mais je m'accroche. Encore, quelques instants, je me prends à apprécier avaricieusement cette ode à l'irrévérence, issue du pinceau d'un magnifique impertinent. Je ne veux rien d'autre à cette seconde, cette minute, qu'être cet esprit brillant, me baigner dans sa grandeur, être à sa place, ressentir ce qu'il peut ressentir...
Noir... Une douleur subite m'envahit pourtant... Quelque chose de sombre sous le voile de velours, sous le rubis de cette peinture... Une plainte... Étrange et lancinante... Puissante mais solitaire... Je sombre dans un puit sans lumière. Ce néant m'engloutit, me perds. Je dois retenir mon propre cri alors que mon esprit s’arrache à cette obscurité gluante, à ces lettres sombres, dont je sens la peinture couler le long de mon âme alors que doucement la conscience me revient. Ma joie a disparu. Je regarde le message sous un nouveau jour, un nouvel angle. Il ne me parait plus aussi grandiose qu'à la minute précédente.
Alors je me tourne vers ma camarade de piédestal, la regardant sans vraiment la voir, mon regard fuyant perdu dans l'étude de mon nouveau sentiment.
"Ce message... C'est un avertissement... Ces mots sont adressé à quelqu'un... Quelqu'un dont notre auteur sais qu'il verra ce message... Dont il espère qu'il en comprendra le sens...", je déglutis, ayant perdu une partie de ma superbe dans ma réalisation : "Et il a prouvé aujourd'hui avoir les moyens d'accomplir ses menaces..."
Je me force à sourire, j'affabule certainement. Quelque chose du repas de ce matin me retourne l'estomac... Ça doit être ça. Et tout à ma contemplation de la foule qui nous entoure désormais, dans ce couloir bondé, je ne peux m'empêcher de demander :
"Et toi ? Qu'est-ce que tu en penses ?"
4 févr. 2021, 06:56
Qui veut la peau des Maraudeurs ?
A la grande surprise de Mara, le jeune sorcier à ses côtés eu une réaction parfaitement inattendue. Il débita ses répliques avec une verve si théâtrale qu'elle fit même sursauter les élèves devant eux. Il portait un intérêt plus que vif pour ce qu'il se déroulait devant eux, et ne pas être seule à se poser des questions poussait la sorcière à se creuser de plus en plus la tête pour comprendre le message.
Elle continua à écouter les impressions du jeune homme et remarqua rapidement qu'il avait un vocabulaire tout à fait particulier.
« Ah oui oui... l'assurance d'un oriflamme, c'est tout comme j'aurais dit ! » répondit-elle avec un grand sourire.
La sorcière se balance ensuite quelques secondes d'un pied sur l'autre en redonnant son attention au spectacle. Soudain un déséquilibre lui rappel le poids de son sac en bandoulière sur son épaule. Sans réfléchir elle en sort un petit calepin et un crayon et commence à recopier mots pour mots la phrase.
Elle est interrompue par le dramaturge en herbe à ses côtés, qui lui débite à nouveau sa pensée. Un avertissement ? Maintenant qu'il le dit, le message n'a pas été écrit au hasard oui. Il s'adresse ouvertement à quelqu'un, mais qui porte le nom d’El Burlador ' dans cette école ?
Ses yeux s’écarquillèrent avec effroi en relisant. « Tu pourras dire adieu à la vit » et son cœur accéléra un peu ; « Par Achlys ! C'est une menace de mort tu crois ?! »
Un frisson d'excitation parcourut les bras de Mara. En grande amoureuse d'aventures, qui regrettait l'époque enfantine où elle pouvait en vivre à tout moment, elle voyait peu à peu se dessiner l'occasion idéale de débuter une nouvelle épopée. Son cerveau s'activa à toute vitesse, analysant le texte mot à mot. La première phrase concernait son domaine de prédilection, les cartes, mais elle n'y trouvait rien qui puisse l'aider à comprendre le message. En revanche la troisième l'intriguait pour plusieurs points. « J'en pense que c'est pas net. Euh... c'est quoi ton prénom ? » interrogea t'elle avant de reprendre ; « Tu vois à la troisième phrase y a rien qu'est laissé au hasard. 'Fin, pourquoi la serre tropicale alors qu'il y en a des plus dangereuses ? Et pourquoi les belles de nuits, y en a même pas dans cette serre. Ah et puis choisir des « sépales » c'est louche aussi. »
Les sépales étaient loin d'être la partie esthétique des plantes, il s'agissait même d'un morceau sans grand intérêt dont le nom n'était prononcé que pour décrire des plantes avec un vocabulaire scientifique. Le mot « pétale » dans un poème aurait été bien plus approprié. D'autant qu'il contenait autant de syllabes et rimait de la même manière... Ce ne pouvait pas être un hasard. Et le choix de la fleur non plus. Chaque mot avait été soigneusement choisi. Mais s'agissait-il d'un code ? De choix de mots que seule une poignée de personnes serait en mesure de comprendre ?
Se rappelant que son carnet pendait encore dans sa main, Mara continua d'écrire ce qu'elle voyait. Elle comptait continuer à l'étudier à tête reposée si elle y pensait. Et il était hautement probable que le concierge arrive rapidement et efface tout ça avant qu'ils n'aient le temps d'en dire une phrase de plus.
Elle continua à écouter les impressions du jeune homme et remarqua rapidement qu'il avait un vocabulaire tout à fait particulier.
Un oriflamme? Oh ça doit être un animal magique encore, comme un orignal qui crache du feu, un truc du genre.
« Ah oui oui... l'assurance d'un oriflamme, c'est tout comme j'aurais dit ! » répondit-elle avec un grand sourire.
La sorcière se balance ensuite quelques secondes d'un pied sur l'autre en redonnant son attention au spectacle. Soudain un déséquilibre lui rappel le poids de son sac en bandoulière sur son épaule. Sans réfléchir elle en sort un petit calepin et un crayon et commence à recopier mots pour mots la phrase.
Elle est interrompue par le dramaturge en herbe à ses côtés, qui lui débite à nouveau sa pensée. Un avertissement ? Maintenant qu'il le dit, le message n'a pas été écrit au hasard oui. Il s'adresse ouvertement à quelqu'un, mais qui porte le nom d’El Burlador ' dans cette école ?
Ses yeux s’écarquillèrent avec effroi en relisant. « Tu pourras dire adieu à la vit » et son cœur accéléra un peu ; « Par Achlys ! C'est une menace de mort tu crois ?! »
Un frisson d'excitation parcourut les bras de Mara. En grande amoureuse d'aventures, qui regrettait l'époque enfantine où elle pouvait en vivre à tout moment, elle voyait peu à peu se dessiner l'occasion idéale de débuter une nouvelle épopée. Son cerveau s'activa à toute vitesse, analysant le texte mot à mot. La première phrase concernait son domaine de prédilection, les cartes, mais elle n'y trouvait rien qui puisse l'aider à comprendre le message. En revanche la troisième l'intriguait pour plusieurs points. « J'en pense que c'est pas net. Euh... c'est quoi ton prénom ? » interrogea t'elle avant de reprendre ; « Tu vois à la troisième phrase y a rien qu'est laissé au hasard. 'Fin, pourquoi la serre tropicale alors qu'il y en a des plus dangereuses ? Et pourquoi les belles de nuits, y en a même pas dans cette serre. Ah et puis choisir des « sépales » c'est louche aussi. »
Les sépales étaient loin d'être la partie esthétique des plantes, il s'agissait même d'un morceau sans grand intérêt dont le nom n'était prononcé que pour décrire des plantes avec un vocabulaire scientifique. Le mot « pétale » dans un poème aurait été bien plus approprié. D'autant qu'il contenait autant de syllabes et rimait de la même manière... Ce ne pouvait pas être un hasard. Et le choix de la fleur non plus. Chaque mot avait été soigneusement choisi. Mais s'agissait-il d'un code ? De choix de mots que seule une poignée de personnes serait en mesure de comprendre ?
Se rappelant que son carnet pendait encore dans sa main, Mara continua d'écrire ce qu'elle voyait. Elle comptait continuer à l'étudier à tête reposée si elle y pensait. Et il était hautement probable que le concierge arrive rapidement et efface tout ça avant qu'ils n'aient le temps d'en dire une phrase de plus.
#6B3CBC