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29 janv. 2021, 16:08
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
21 DECEMBRE 2045,
TABLE DES SERDAIGLE, GRANDE SALLE

Alyona, 16 ans



Tic. Tac. Tout repose sur le Temps, n'est-ce pas ? Les secondes sont comptées, les minutes s'écoulent, les heures passent, les jours défilent, les semaines nous rattrapent, les mois nous poursuivent et les années nous pèsent. La vie elle-même repose sur le temps. Pourquoi est-il si important ? Pourquoi ce compte-à-rebours oppressant ? Pourquoi le temps ne peut-il pas sembler plus long, s'étirer, s'allonger, se distendre ? Pourquoi doit-il toujours nous presser ? Plus vite, toujours plus vite. Mes poumons se sont vidés à cause de cette oppression. Pourquoi est-il si terrible ? Quatorze ans, c'est un âge bien trop jeune pour risquer sa vie. Aucun parent ne veut voir son gamin revenir d'une école de Magie traumatisé et blessé. Aucun enfant ne veut voir son ami partir pour l'Inconnu tout en sachant qu'il sera dangereux. Personne ne peut dormir en paix quand on connaît les risques que ces gamins prennent en déposant leur nom dans cette *maudite* urne.

Les grains de sable s'éc(r)oulent dans le sablier et il ne se passe pas une seconde sans que la peur ne me saisisse de ses doigts glaçants et noirs. Oh, elle est présente à mes côtés depuis longtemps ; j'ai perdu la notion du temps depuis cette soirée de septembre, à croire qu'elle s'est envolée avec mes espoirs. La peur est venue se serrer contre mon coeur — craint-elle le froid de l'hiver à ce point ? Tel le cancer, elle m'envahit doucement, en silence, pénétrant mon esprit avec ses questions terrifiantes, m'étouffant progressivement, sans que j'y fasse attention. Douce Peur qui me noie, tu noircies mes pensées. Je suis entourée d'ombres infinies. Mon cœur bat bien trop vite — peut-être essaye-t-il de courser les secondes ? Une boule se forme dans ma gorge et mon ventre. Mal-à-l'aise. Mes traits sont durs, bloqués sur une grimace étrange ; on a mis mon monde en pause. Mes mains sont moites, serrés l'une contre l'autre, imbriquées, tremblantes. Mes yeux ne veulent pas quitter cette urne noire. Voir ces enfants se rapprocher d'elle me fait frissonner. Comment ? Comment peuvent-ils laisser faire cela ? Où est passé leur coeur ? Laisser des gamins risquer leur vie ? Jouer ainsi à leur jeu stupide ? L'espoir n'avait donc pas totalement quitté mon être. J'espérais encore qu'il y avait une échappatoire, un moyen d'éviter ce piège qu'ils nous ont tendu, une façon de protéger ces enfants qui, idiots, vont se lancer corps et âmes dans cette aventure sans savoir ce qui les attend. Inconscients et idiots. Les Autres et leur stupidité me font peur ; peur à ne plus savoir vivre. L'inquiétude et la terreur pulsent ensemble dans mes veines. Mes pensées ne sont que chaos.

Jamais je n'aurais pu imaginer que cette année se passerait comme cela ; personne n'aurait pu imaginer. Je me sens tellement inutile à voir tous ces Autres se lever pour déposer leur nom, tellement futile. Ont-ils conscience des dangers qui les attendent si leur nom est tiré ? Se rendent-ils compte des épreuves qu'ils auront à vivre ? Certains élèves de leur âge provenant d'une autre école de magie les vaincraient en quelques secondes. Ils ne sont pas prêts. Peut-être même qu'ils ne comprennent pas vraiment ce qui se passe. Oh, participer à un tournoi périlleux est tellement excitant. *Inconscients* Les Sept Lignées nous ont eu, n'est-ce pas ? Elles retiennent les enfants de Nouvelle-Zhuangyan pour nous obliger à participer à leur défi. Il n'y a aucun moyen de se sortir de cette situation, sinon Miss Loewy l'aurait trouvé. Nous sommes dans une impasse. Les Sept Lignées ont acculé treize écoles de magie si facilement. Que veulent-ils de nous ? Pourquoi ? Pourquoi ce défi ? Pourquoi nous forcer à nous battre ? Pourquoi tout cela ? Et pourquoi au Dominion, par Merlin ? Mes pensées tournent en boucle depuis trois mois. Terrible spirale qui ne s'arrête jamais. Je suis coincée au cœur de l'ouragan de mes pensées.

Je ne peux m'empêcher de penser à Anaë à chaque fois que mon regard se pose sur cet objet noir et menaçant. Et si elle décidait de mettre son nom dedans ? Si elle décidait d'y aller ? Si elle mettait sa vie en danger pour sauver les enfants de Nouvelle-Zhuangyan et rencontrer des élèves d'autres écoles ? Le simple fait d'avoir la possibilité d'en apprendre plus sur les autres écoles de Magie est une raison suffisante pour elle, j'en suis certaine. Et savoir qu'Anaë est en danger sans que je ne puisse agir ... Rester à Poudlard en sachant qu'elle part pour ce lieu étrange qu'est le Dominion... Même si nous avons eu quelques différents en juin, je sais que cela me serait insupportable. Anaë a toujours été là pour moi, quand j'avais peur, quand je découvrais la Magie, quand j'étais encore une enfant engloutie par le Monde extérieur, quand j'étais pétrifiée... Anaë a toujours été là. Comment pourrais-je la laisser foncer tête baissée vers le danger ? Je lui dois tant. Et si elle ne revient pas ? *Ne pas y penser.* Si elle met son nom parce que nous sommes fâchées ? Si elle m'abandonne à Poudlard ? Comment ferais-je ? Je me retourne vers la table des Verts pour la chercher du regard. Par Merlin, j'espère qu'elle ne va pas mettre son nom dans cette urne. *Par Merlin...* Mes yeux trouvent enfin son visage parmi la foule, rencontrant les siens en même temps. Elle n'écrit pas. Soulagement.
Elle me regarde.

Je détourne aussitôt mes yeux pour les reposer sur l'urne. Pourquoi Anaë me regarde-t-elle ? A-t-elle peur que je mette mon nom dans l'urne ? Peut-être pense-t-elle savoir ce que je vais faire. Non, c'est impossible, elle ne me connait pas à ce point, même moi je ne sais pas ce que je vais faire. Ce qui est certain, c'est que si elle ose mettre son nom dans l'urne, le mien viendra rejoindre le sien. Jamais je ne la laisserai déposer son nom sans réagir. De plus, Oscar m'en voudrait si je l'abandonnai comme cela. Pourquoi toute cette inquiétude à l'idée de ce qu'Anaë pourrait faire ? De toute manière, ce n'était qu'une impression, elle ne me regardait pas. Pourquoi me regarderait-elle ? Cela fait cinq mois que nous ne nous sont pas parlées. Peu importe si Anaë met son nom dans l'urne. Ce qu'elle fait ne me concerne plus. *Menteuse.*

Ananké et Chronos ont hanté chacun de mes rêves depuis ce seize septembre. La première me murmurait des mots et des conseils qui résonnaient en moi comme des évidences. Le deuxième ne disait rien, seul son regard semblait peser sur mes épaules ; il me faisait trembler. Un rien me fait frémir en ce moment. Pourtant, Merlin sait que je n'ai presque jamais froid en hiver.

Les Autres sont de plus en plus nombreux à se lever. Moi, je reste immobile, pétrifiée, encore perdue et indécise. Certains sont jeunes, naïfs, plein d'ambition. Ont-ils réellement fait attention au discours de Miss Loewy et de Miss Montmort ? Pensent-ils sérieusement que tout se déroulera bien et sans danger ? Pourtant, les conversations ne dominent pas aujourd'hui. La Grande Salle semblerait presque silencieuse, contraste éblouissant avec mes pensées. Je ne veux pas y aller. Je ne veux pas mettre mon nom dans l'urne. Je ne veux pas aller au Dominion et être prise pour une folle. Je ne veux pas de ce défi et de ses conséquences. Je veux continuer ma vie normale, sans dangers, sans peur, sans inquiétudes. J'aimerais effacer le passé et oublier cette urne. J'aimerais ne pas me sentir déchirée entre terreur et envie d'éviter que des gamins soient conduits au Dominion, forcés à combattre d'autres élèves d'autres écoles de magie. J'aimerais retourner à la maison avec grand-mère ou dans le parc avec Ecco et le vent. J'aimerais pouvoir fermer les yeux sur cet avenir incertain qui se dessine. Mais je ne peux pas, je n'y arrive pas.

J'attrape mon carnet dans mon sac et arrache une page. Mes mains tremblent, encore. J'essaye de respirer calmement pour faire ralentir les battements de mon coeur. Mon nom ne sera qu'un nom parmi tous les autres, il y a fort peu de chance qu'il soit choisi, et s'il l'est, il remplacera celui d'un gamin qui a mis son nom. Si mon nom est tiré, celui d'un autre ne le sera pas. Si mon nom est tiré, c'est moi qui irais au Dominion à la place d'un Autre. S'il existe une chance de préserver un élève de Poudlard de toutes les horreurs inimaginables qui pourraient lui arriver au Dominion, je dois tenter de m'en saisir. C'est la première fois qu'écrire mon nom sur une feuille me paraît difficile. Pourtant, je le fais. Mieux vaut ne pas avoir de regrets. *Y'a peu de chances que mon nom soit tiré de toute manière*. Par la barbe de Dumbledore, je suis tellement inquiète.

Je me lève et parcours en quelques secondes les mètres qui me séparaient de l'urne. Je n'avais pas été aussi proche de cet objet depuis ce soir de septembre. Je peux encore faire demi-tour, retourner m'asseoir à ma place, observer celles et ceux qui déposent leur nom, me calmer, tenter de me rassurer, *regretter*. Non. Il est trop tard maintenant. Trop tard pour fuir. Je fais un dernier pas vers l'urne, dépassant la limite d'âge et glisse mon nom dans la faille obscure de cette dernière.

Je ne suis pas cinglée. Je ne suis pas idiote. Je ne suis pas inconsciente. Je veux juste sauver un gamin ou une gamine, tenter de prendre la place d'un enfant naïf, pouvoir agir, me rendre utile et empêcher un innocent d'aller risquer sa vie au Dominion.
Mais Merlin seul sait que je suis terrifiée.


Reducio
↬ Alyona est inscrite dans la chronologie et avait quinze ans le premier septembre.
↬ Ma fiche est bien à jour.

#466962Sixième Année RP
29 janv. 2021, 22:05
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
Reducio
Bonjour,
Je suis inscrit dans la chronologie, en cinquième année RP. "01/09/2041 : rentrée à Poudlard."
Mon personnage à 16 ans au moment de déposer son nom dans l'urne. Il est né le 23 Septembre 2029.
Ma fiche


Rufus qui était assit à la table de Serpentard tranchait une pomme bien rouge avec un couteau, il découpait le fruit tout en fixant d'un air curieux un à un toutes les personnes qui se levaient pour mettre leur noms dans l'urne.Il n'avait pas trouvé Wilson pour manger à côté de lui cette fois là, il mangeait à côté de Anthony, de son année. Les deux comparses parlaient peu en cette soirée, Ils regardaient les candidats à l'urne. Anthony lui parlait- et Rufus ne l'écoutait pas- de tous ses inconscients qui déposaient leur noms là-dedans. "Pourquoi donc risquer sa vie inutilement ?"disait-il presque à chaque candidat.

Rufus lui ne voyait pas cette épreuve de la même manière. Wilson l'avait bien trop averti au sujet du dominion pour qu'il y prête encore attention. Cet endroit mystérieux et dangereux était plutôt intriguant pour lui. La faute à sa curiosité mal placée. En effet, selon sa logique tout ce qui était dangereux était une source de savoir. La danger était fascinant: se dire que l'on fait des choses avec des conséquences plus ou moins lourdes est intrigant. Savoir que faire quelque chose comporterait des risques donne encore plus envie de connaître ces risques. Étrange n'est-ce pas ? Rufus se disait que ce tournois que proposait l'urne était une épreuve servie sur un plateau. On lui proposai tune expériences, c'était tentant il ne pouvait le nier. Un endroit de violence gratuite, il imaginait le dominion de cette manière, et ce n'était pas vraiment dérangeant. C'était intriguant.

Rufus marqua son nom sur un papier, et le prit dans sa main. Lorsqu'il amorça un mouvement pour se lever, Anthony le retint par le bras.

« N'y pense même pas. Tu ne vas quand même pas foncer là-bas sans raison. Dit-Anthony en regarda Rufus comme si il était fou

Rufus se dégagea de son emprise -sacré poigne d'ailleurs- et le regarda en hocha négativement la tête . En faisant le tour de la table, il lui dit en partant:

« J'ai envie. C'est une raison qui me semble suffisante. Dit-il en souriant du coin des lèvres »

Il se dirigea vers l'urne d'un pas calme et serein. C'était peut-être pour se donner un surplus d'assurance, lui-même ne savait pas. Il déposa son nom dans l'urne, puis regarda longuement Maggy à la table de Poufsouffle, avant de retourner à la table de Serpentard. Il serait peut-être mécontente.

6ème année RP
couleur : #1FA055
Formateur du MERLIN et fou à temps partiel.
30 janv. 2021, 11:48
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
L'urne était présente dans la grande salle depuis maintenant quelques temps, je ne lui prêtais pas beaucoup d'attention. Je n'avais pas vraiment suivis l'évènement de la dernière fois. Après avoir entendu quelques élèves de ma promotion, je m'étais fait une idée sur la chose. C'était dangereux, mais je voyais pas vraiment pourquoi. Il avait été dit, qu'il fallait mettre son nom dans l'urne, mais, personne ne pouvait l'approcher. Il s'agirait d'une sorte de concours entre plusieurs écoles, mais il nous avait été interdis de s'inscrire. La direction allait donc contre les personnes de l'Urne. En même temps, je ne savais pas exactement qui était ces gens, et surtout, que voulaient-ils de Poudlard, et de toutes les autres écoles? Je m'en fichais un peu.

Pour le diner, je m'étais installée à la table des Gryffondor. Je ne prêtai aucune attention à L'urne et aux restes des personnes présentes dans la salle. Mon attention allait seulement à ce qui était dans mon assiette. Mais ce plaisir de manger, s'arrêta, avant la fin du repas, durant le dessert. Une voix se fit entendre, ainsi que les élèves, qui ne jacassaient plus comme des poules dans un poulailler. Je me suis tournée, pour voir un peu ce qu'il se passait, et l'Urne noire, c'était ouverte à nouveau. Il était donc question de temps. Les personnes de l'Urne attendait, ils attendaient des noms, mais on nous interdisait de mettre le notre. Un compte à rebours se mit en place. Mon regard, se posa sur l'expression du visage de notre directrice, on a l'impression, qu'elle est totalement paniqué. Mais j'étais assez nulle pour détecter ces choses là. Je repirs mon repas, jusqu'a ce que Miss Loewy prenne la parole. Ça y est les noms peuvent être déposés dans l'Urne. On a l'autorisation. Les seuls mots que je compris était que c'étais un concours entre des écoles. Pourquoi avoir attendu? Les autres écoles devaient s'impatienter. Pourquoi autant de crainte de la part de la direction? Sûrement de la peur pour rien.

Mais si c'était aussi bien, un concours avec des épreuves, pourquoi on hésitait à déposer son nom? Pourquoi peu de quatrième année ou plus décidaient à se lever? Pourquoi personne de ma promo voulait y aller? Il y avait quand même pas mal de compétiteurs. Mon regard se posa sur ceux que j'arrivais à voir. Jacob se leva le premier, et déposa son nom. Il était un garçon assez réfléchi, il n'aurait pas fait ce geste inconsciemment. Je regardais les autres défiler, beaucoup de Poufsouffle, la plupart en quatrième année. Je les connaissais tous, et je n'avais pas vraiment confiance. Certains étaient assez mous, et ne représenterais pas vraiment correctement l'école. Mais je ne vis pas Mael s'avancer, si j'y allais c'était avec lui, ce serait chouette de faire ce concours ensemble et d'être dans la même équipe, mais il n'avait pas l'air de vouloir bouger pour l'instant. Mon regard se posa ensuite vers Carry. Celle-ci non plus n'avait pas l'air de ce décider. Pourtant, la connaissant un peu, elle n'aurait pas hésité à faire n'importe quoi, pour prouver sa supériorité C'est que ça ne devait pas être très intéressant pour elle. Je regardais toutes les tables, et je voyais des élèves se lever de chacune d'elle, mais après Jacob, aucun Gryffondor n'y était allé. Il y aurait donc personne de ma maison si Jacob n'était pas prisaucun Gryffondor ne représenterais Poudlard. Je n'avais pas trop confiance envers les Poufsouffles, et je ne voyais pas qui pouvait représenter l'école.

Je voulais allait mettre mon nom, mais je restais paralysée sur ce banc. Je n'avais pas peur non, mais c'était peut-être par manque d'informations? Ou simplement qu'au fond je n'avais pas envies de participer à ce concours? Si je participe, et que je gagne, Papa sera fière de moi à son retour, c'est certain. Et si c'était ceux qui avait papa qui organisaient ce concours? J'aurais peut-être des informations, je pourrais y aller, en mode espion secret, pour faire revenir papa, qui me manque beaucoup... Après rien n'était sur pour que je participe à ce concours, même si je mets mon nom.

En pleine réfléxion, je vis Elowen partir déposer son nom. Quelqu'un que j'aime bien, et qui comprend vite les choses. Quand elle revint s'assoir, elle me fit un petit coucou, sans hésiter, je me suis levée du banc, mas par pour mettre mon nom dans l'urne, non, pour aller la voir. Elle devrait pourvoir m'éclairer un peu plus.

"Eh, Elo! Pourquoi faut qu'on mette notre nom dans l'Urne?"

J'attendais avec impatience les réponses qu'elle pourrait me donner. Si il s'agit d'un évènement chouette, alors je n'hésiterais pas à aller m'inscrire. Si Elo et moi étions choisis, ça serait vraiment chouette! La rouqine, me répondit assez rapidement.

- Coucou ! C'est une compétition géante, faut y mettre son nom pour s'inscrire. Ca va être une immense chasse à l'homme, contre plein d'élèves, on va pouvoir se faire plein de copains et devenir encore plus forts dans nos cours de sortilèges par exemple. Tu comptes venir ? Ca va être giga rigolo !

Comme elle le racontait, cela avait l'air génial! C'était bien un concours, rigolo où l'on pouvait se faire des amis, quoi de mieux?

"Mais c'est génial! Évidemment que je vais m'inscrire! Ça serait vraiment chouette qu'on y aille ensemble! "

Mais je me demandais, si c'était si chouette, pourquoi certains pensaient que c'était dangereux? Ils n'avaient peut-être tout simplement pas compris...

Après avoir écrit mon nom sur un bout de parchemin, je me suis avancée vers l'urne, dépassée la limite d'âge pour le déposer dans l'Urne noire.

Reducio
-Je suis bien inscrite à la chronologie (rentrée à Poudlard en septembre 2042
-Elfie a eu 14 ans en Mai 2045
-J'ai bien une fiche complète et à jour!


@Elowen Livingstone, @Mael Chassin

Venez pas me convaincre, je sais que j’ai raison

5ème année RP- Filière sport et soin InRP
30 janv. 2021, 12:18
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
Lorsque l'urne était arrivée dans la grande salle, quelques mois plus tôt, Mael était juste devant elle, aux premières loges, et il avait eu le temps de tout entendre. Toutes les informations terrifiantes données par l'urne étaient restées dans son crâne et il en avait fait des cauchemars. Plusieurs fois. Ces rêves liés à l'urne avaient finis par s'espacer, puis disparaître. Mais à chaque fois qu'il allait dans la grande salle il faisait attention à bien s'installer le plus loin possible de l'objet. Même protégé par une limite d'âge, il ne la sentait pas sûre. Les dernières années, avec le coup d'état, l'emprisonnement de son père, Trai Hong Dao, le nouveau coup d'état, l'absence de son père... Tout cela lui pesait plus qu'autre chose. Il en avait marre, de toutes ces batailles, de ces guerres, de tout. Il voulait que ça s'arrête, et être un adolescent de quinze ans aussi normal que possible. Il avait résolu de ne jamais s'approcher plus que ce qu'il imaginait être une source d'ennuis. Un combat à mort entre les élèves de chaque école de magie, et pour sauver des enfants que lui même n'avait qu'entre-aperçu - il ne s'était pas trop mêlé à l'événement avec ZhuangYang, lors de sa première année, et n'avait croisé les élèves chinois que de rares fois dans la bibliothèque ou les couloirs, ou encore vu de très loin lors de leur arrivée ou pendant les épreuves - , très peu pour lui. Risquer sa vie pour des personnes qu'il ne connaissait pas, autant rester dans son lit! Il avait bien réfléchit les semaines suivant l'arrivée de l'urne, il ne mettrait pas son nom dans l'urne, un point c'est tout. Au fil des semaines il avait finit par l'oublier, elle devenait élément du décor et il n'y faisait même plus attention, s'installant juste par habitude loin de l'endroit où l'urne était déposée.

Mais ce soir là, un soir apparemment anodin, après un repas apparemment anodin, tout fut chamboulé. Premièrement, il était très fatigué: la période touchait à sa fin et il n'avait donc pas eu de vacances depuis septembre. Son cerveau était fatigué, son corps était fatigué, et cette fatigue le faisait réagir au quart de tour, ses réactions étaient bien plus soudaines et inhabituelles. ça et la disparition de son père, il était très facilement contrariable. Il n'avait plus qu'un mot en tête, les vacances qui allaient arriver le sursurlendemain. Il regardait son assiette vide d'un air pensif lorsque la voix qui l'avait hanté ressurgit de nulle part. Il ne réussit tout d'abord pas à deviner d'où venait la voix mais cette vois lui fit revenir en tête les mots prononcés quelques moi plus tôt par l'urne. Son regard fatigué se tourna vers l'urne, où un sablier venait d'apparaître. Quelques minutes de réflexions lui furent nécessaires pour qu'il se souvienne qu'on était aujourd'hui le solstice d'hiver et que donc l'urne allait sortir les noms des participants à la bataille du dominion. Mais personne n'avait mis son nom. L'urne leur laissait donc une semaine de répit. Lorsque la directrice parla, Mael n'écouta pas, mais il su que les élèves pouvaient aller y mettre leur nom lorsqu'il en vit certain se lever et y mettre un bout de papier. Il resta là, hagard, à regarder chacun des élèves y mettre leur nom. Qu'ils aillent à la mort s'ils le voulaient! Mais lorsqu'il vit Elfie se lever et aller déposer son nom dans l'urne, il n'en crut pas ses yeux. Rapidement il sortit de son sac un vieux bout de parchemin miteux, griffonna rapidement son nom dessus, se leva et alla déposer ce papier dans l'urne. Même si elle ne le montrait pas, il avait vu l'année dernière qu'elle n'allait pas du tout, à cause de la perte de son frère et de son père. L'année dernière, elle avait sombré rapidement dans un délire sans nom. Il la savait fragile, et il ne souhaitait pas qu'elle aille dans ce guet-apens. En mettant son nom il avait espéré réduire les chances que son nom tombe. Il préférait aller se faire déchiqueter plutôt que sa soeur.

En revenant sur son banc il prit conscience de ce qu'il avait fait, dans un éclair de lucidité. Il venait de faire ce qu'il avait toujours dit qu'il ne ferait pas. Pourquoi avait t-il voulu tenter de sauver la santé physique et morale de sa soeur au détriment de la sienne? Si elle voulait aller se faire charcuter, c'était son choix, mais pourquoi donc avait t-il absolument voulu la sauver? Idiot. Pourquoi était t-il aussi protecteur avec elle? Cela lui causerait toujours des soucis, vu les endroits où elle réussissait à se fourrer. Son côté poufsouffle loyal, sûrement. Quoi qu'il ait fait, il l'avait fait, et il venait par pur geste de protection de se fourrer dans le plus grand piège de cette année. Quel idiot il faisait.


- Je suis incrit dans la chronologie comme étant en première année en 2042-2043.
- Mael a eu 15 ans le 7 novembre 2045 et a donc eu 14 ans le 7 novembre 2044.
- Ma fiche RPG est à jour.


Gérant du club échec, rédacteur au Merlin et représentant des rédacteurs du Merlin au conseil du Merlin
30 janv. 2021, 18:47
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
Merci à tous et toutes pour le temps consacré à ce joyeux contexte !

21 décembre 2045
Grande Salle — Poudlard
5ème année



Je me suis tellement persuadée que toute cette histoire d’urne ne me concernait pas que de voir Thalia se lever pour s’en approcher me coupe littéralement le souffle. Et tout à coup mon monde ne se réduit qu’à cela : cette jeune fille qui marche, tête haute et visage fermé, vers une urne avec laquelle elle n’a rien à voir. De bien des manières je pourrais empêcher ce qui est en train de se passer ; je pourrais la stupéfixier au risque de me faire exclure de la salle, je pourrais me placer entre elle et l’urne, je pourrais faire tant de choses. Dans mon esprit, dix plans différents se percutent et se bousculent avant qu’une pensée ne vienne les faire taire : *Qu’est-ce que j’en ai à faire que Thalia mette son nom dans cette fichue urne ?*. Cette question me trouble tant que finalement je ne fais rien, je n’agis pas et je regarde, impuissante, Thalia déposer son nom et repartir s’asseoir comme si de rien n’était. Elle ne regarde personne, moi moins que les autres, mais je suis persuadée qu’elle sent mon regard sur elle. Je n’arrive pas à m’en détourner. Je regarde son visage comme si je le découvrais pour la première fois, ses yeux baissés sont des inconnus désormais et j’ai du mal à ravaler la désagréable impression que je viens de me faire trahir.

J’ai conscience des regards qui se posent sur moi lorsque je me lève mais cette fois-ci ils ne me dérangent pas. Je ne vois ni la surprise qui les déforme ni la curiosité qui les hante. Je ne peux que ressentir l’immense colère qui m’emplit le cœur et qui prend toute la place dans mon corps. Elle est si forte cette colère, si chaotique qu’elle fait trébucher mon souffle et se serrer mes poings. La dernière fois que j’ai ressenti une colère aussi forte envers Thalia, j’ai fait une chose toute simple : je suis allée la voir, je l’ai rudement poussé contre un mur et lui ai dégueulé toute ma rage à la figure. La dernière fois, j’avais besoin de la percuter. Aujourd’hui, je souffre tellement de mon envie de m’éloigner d’elle que je ne parviens même pas à la regarder.

Je ne comprends pas la folie qui me dévore. Les faits et gestes de Thalia ne me concernent en rien et à vrai dire, si elle a envie d’aller crever dans un tournoi sans queue ni tête c’est son affaire, pas la mienne — moi, je sais déjà que toute cette histoire est une grande blague à laquelle je ne vais pas participer. Et pourtant… Pourtant l’idée même que Thalia ait fait le choix de déposer son nom sans m’en parler, sans me demander mon avis suffit à me mettre hors de moi. Non pas que je sois inquiète (quelle idée !) ou que je craigne pour sa vie (quelle folie !), Thalia est suffisamment débrouillarde pour affronter les autres abrutis qui se présenteront, mais en choisissant de mettre son nom dans l’urne, n’a-t-elle pas fait le choix, finalement, de s’éloigner de moi ? Dans mon esprit, il était acté que ce tournoi ne me concernait pas. S’il ne me concernait pas, il ne concernait donc pas mes proches ; Thalia, Zik, Nyakane, Aodren. C’est évident, bon sang ! Et Thalia vient de me prouver que non, ce n’était pas si évident que cela. Elle a choisi, tout simplement choisi d’agir sans moi. Et cela est tout bonnement inacceptable.

J’attrape mon sac qui repose sur le banc, l’enfile sur mon épaule et le visage résolument froncé dans une grimace de mécontentement, je quitte la Grande Salle, le cœur gonflé d’une colère sur laquelle je ne parviens pas à mettre de mot.

Si Thalia veut crever, c’est son problème. De toute façon, je n’ai jamais eu besoin d’elle.

*


27 décembre 2045
Grande Salle — Poudlard
5ème année



Ce n’est pas pour Thalia que je fais cela, me rassuré-je en pénétrant à grands pas dans la Grande Salle, c’est à cause d’elle. Mettre son nom dans l’urne était idiot et irréfléchi. Égoïste. Elle m’a énormément déçue. Mais le plus douloureux n’est pas ma déception mais ce qu’elle me force à faire. Ce qui me fait le plus mal, c’est cette grande douleur qui me grignote le cœur et que je ne parviens pas à nommer ; elle m’empêche de dormir la nuit, m’angoisse le jour, me déconcentre, me hante, me bousille. Ainsi, pour ne point y songer je préfère nourrir ma colère en me répétant moultes vérités : *Thalia est égoïste, elle n’a pas pensé à moi* et *Thalia m’a imposé sa décision, elle savait très bien ce que je serais menée à faire*.

Le fait est que je suis une grande victime dans cette histoire.

Moi, je me fous de l’honneur de l’école.
Moi, je me fous d’affronter tout un tas d’abrutis enivrés par la gloire.
Je me fous de Chu-Jung — c’est faux, il me hante.
Je n’ai pas envie de me confronter au monde, pas envie de comprendre ce qui se trame sous cette histoire de tournoi, je n’ai pas envie de faire face à la réalité, à ces Lignées auxquelles je ne comprends rien, je n’ai pas envie de faire partie de ce monde et de ses folies, je me fous des guerres et des tensions tant qu’elles ne me touchent pas. J’avais une vie très bien tracée avant que Thalia ne vienne tout dérégler avec sa fichue candidature. J’étais passionnée et ambitieuse, j’avais trouvé ma voie, ma grande voie, mon seul horizon était les longues heures que je passais à réviser, à étudier, à rechercher, à m’entraîner avec Nyakane. Quelle jolie vie j’ai vécu, ces dernières semaines. Thalia me l’a arraché de la pire manière qui soit.

Je traverse la pièce en direction de l’urne noire. Je ne regarde rien, ni personne. Les mains cachées dans les poches, le menton dressé, je fronce les sourcils pour donner l’impression que je suis plus sûre de moi que je ne le suis réellement. À marcher à grands pas, fièrement drapée dans ma cape sombre, mes bottines claquant sur le sol, sans doute dois-je donner quelque chose à voir. Je suis particulièrement consciente de cela — sans doute parce que cela m’évite de penser à mon cœur qui s’agite dans tous les sens.

En grande victime, j’arrache la main de ma poche et glisse à contre-cœur le papier sur lequel j’ai écrit nom et prénom dans l’urne. Et tout à coup, l’angoisse me fige sur place. Une grande et terrible angoisse qui me prend à la gorge et me coupe le souffle. Je ne suis pas idiote, je sais combien ce tournoi sera dangereux. Et comme je ne suis pas idiote, je sais également que j’ai davantage de chances de m’en sortir que tous les autres réunis. Alors pourquoi ai-je si peur ? J’ai la soudaine impression que le monde me colle à la peau. Son étreinte est moite. Le monde est si proche de moi, et si je finis par m’y perdre ? s’il finit par me faire du mal ? « Moi, je laisserai jamais la vie me bousiller au point que j’en vienne à croire que ma passion est autre chose qu’une passion. » Mon regard glisse vers le siège directorial avant de revenir à l’urne. Mon objectif de vie a toujours été très centré sur moi-même ; ce n’est pas de l’égoïsme, c’est du bon sens : mon bonheur compte bien plus que celui des autres. C’est la première fois de ma vie, la toute première fois, que j’agis envers et contre mon bonheur. Et bordel, ce que c’est douloureux.

Thalia m’est, dans un certain sens, aussi proche que l’est Zikomo. Si Zikomo devait du jour au lendemain quitter Poudlard pour se rendre aux confins du monde, je l’accompagnerais sans hésiter. Il n’y pas d’Aelle sans Zikomo tout comme il n’y a pas de Zikomo sans Aelle, c’est acté. Ce que je ressens pour Thalia est différent. Je ne l’accompagnerais pas au bout du monde. Les faits et gestes de Thalia sont indépendants des miens. Mais il est également acté qu’il n’y a pas de Thalia sans Aelle. C’est un fait, c’est une vérité, une grande vérité. Je le sais, alors Thalia le sait également. En décidant de mettre son nom dans l’urne, elle a automatiquement décidé que je ferais de même. C’est évident. Je n’en doute pas une seule seconde. Thalia ne va pas crever sans moi, elle ne peut pas être loin de moi, elle ne peut pas réussir sans moi, elle ne peut pas vivre sans moi, elle ne peut tout simplement pas exister sans moi.

Je retrouve laborieusement mon souffle et éloigne de moi ces pensées qui m’ont suffisamment hantées ces derniers jours. Je parviens enfin à me débarrasser de ma tétanie. Lentement, je prends la direction de la sortie. Mon regard est noir de rancœur.

En passant les portes de la Grande Salle, je me fais la promesse d’évincer le moindre adversaire qui croisera ma route ou celle de Thalia. Je me promets également de supprimer un à un tous les sentiments que j’ai pour cette fille ; ils m’entravent plus qu’ils ne me portent, c’est évident. Je ne me pardonnerai jamais ce que je viens de faire ce soir.

Pas une seule seconde la pensée me vient que Thalia pourrait très bien être sélectionnée sans moi. Pas une seule seconde la pensée me vient que quoi que j’en pense, je n’ai absolument aucun contrôle sur cette affaire.


Aelle est inscrite à la chronologie.
Elle a fêté ses seize ans le 1er décembre 2045.
Ma fiche RPG est à jour.
31 janv. 2021, 21:36
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
21 décembre 2045, Solstice d'hiver

Malgré la menace qui planait sur les trois élèves asiatiques qui avaient arpenté les couloirs de Poudlard trois années auparavant, parmi lesquels se trouvait la nièce de Dai Hong Dao, Mei Ling ; et malgré l'urne qui trônait au cœur de la Grande Salle, rappelant quotidiennement le décompte inexorable du temps, rien n'avait été fait ou dit aux élèves les autorisant à mettre leur nom dans la coupe. Aussi, au dîner du solstice d'hiver, l'atmosphère était pesante. Irene elle-même se sentait tendue, le souvenir de la soirée de Septembre hantant son esprit. Elle avait été aux premières loges, elle avait parlé avec cette Eva Sepulvuda au travers de cette urne, elle avait vu Leo se soulever dans les airs ainsi que les essais infructueux de Mr Saunders pour tenter de déloger la boîte ténébreuse. Et les questions se bousculaient dans la tête de la jeune fille. Certains étaient-ils parvenu à mettre leur nom dans cette urne malgré tout ? Ou bien les professeurs avaient-il trouvé une idée pour sauver tout le monde ? Peut-être avaient-ils réussi à se faire passer pour des élèves aux yeux de la boîte noire ?

Des cliquetis se firent entendre, face à Irene qui leva le regard. L'urne se mettait en mouvement. Le cœur battant, la jeune fille observa l'urne cracher un sablier, décoré de trois silhouettes. Le message était on ne peut plus clair, message confirmé par la voix d'une froideur glaçante qui s'élevait de l'obscur réceptacle. Irene frissonna et son regard se porta vers la puissante directrice de Poudlard, attendant qu'elle prenne une décision. Le temps que Mrs Loewy et Mrs Montmort sortent de la Grande Salle, probablement pour délibérer, la jeune Serdaigle observait, avec certes crainte, mais surtout curiosité ce sablier inversé, dont l'ironie était toute aussi affolante que la voix calme, presque amusée de cette Sepulvida. Irene avait presque l'impression d'assister à la chasse d'un gros chat jouant près de la souricière.

Quand les directrices de Poudlard revinrent, Irene les suivit du regard. Chaque seconde semblait à la fois trop rapide et pourtant si lente, chaque seconde pesait de plus en plus lourd... Mrs Loewy fit alors quelques pas autour de l'urne. Irene ne voyait pas bien le sol, mais il lui semblait que la sombre sorcière touchait au cercle lumineux de la limite d'âge. Soupçons qui se confirmèrent quand la limite s'éleva pour redescendre au bout de quelques instants. Irene accrocha machinalement la table, serait-il décidé finalement que Poudlard envoient quatre élèves s'affronter et affronter des élèves d'autres écoles dans le Dominion ? Les paroles de la directrice tombèrent comme des couperets : Poudlard participerait au tournoi. Irene chercha instinctivement le regard de Christopher, ne sachant pas trop quoi en penser. Elle était partagée entre le soulagement de savoir que Mei, Chu-Jung et Qiong ne seraient pas tués par le refus initial de son école et la peur de l'avenir que leur réservait à tous cette décision.



Le 23 décembre 2045, vers 7h08

Irene avait fini par prendre sa décision. Elle ne pouvait pas attendre plus de toutes façons, elle quittait l'école d'ici quelques heures pour rejoindre sa famille. Naturellement, Irene avait beaucoup hésité, avant même d'avoir eu le droit de le faire, mais n'en avait parlé à personne. Pas même à Christopher : elle le préviendrait bien assez tôt. Si la compétition s'avérait effrayante et que les souvenirs de la jeune fille sur les mises en garde de Mrs Montmort étaient très présentes dans son esprit, rien ne pouvait assurer la survie des participants dans un endroit aussi dangereux que le Dominion ; le souvenir de Dai Hong Dao et de ses mystérieux conseils l'était encore plus. Irene ne serait pas faible, elle ne fuirai pas. Elle ne se laisserait pas paralyser par la peur, plus maintenant. Comme pour appuyer son choix, un autre argument lui venait en tête : elle avait ses chances, elle était bonne élève, elle était capitaine de son équipe de Quidditch, elle était une Serdaigle, une vraie... Et si elle parvenait à se démarquer au moins un peu, elle, née-moldue, ou plutôt à présent "sans statut", pouvait être une preuve vivante que le sang ne fait pas le sorcier. Conviction renforcée par les évènements encore récents de la politique sorcière et les premiers décrets dévoilés par la Gazette du Sorcier. Non, elle ne serait pas rien parce que quelques vieux croûtons l'avaient décidé loin d'ici. C'était le moment à nouveau de frôler l'interdit. De ce choix qu'elle faisait, son avenir même au sein de sa communauté pouvait dépendre. Sans parler de ce qu'elle pourrait apprendre et découvrir au cours de ce tournoi, ne serait-ce qu'auprès des différents élèves qui y participeraient en utilisant des magies ou des sorts dont Irene n'avait peut-être même pas conscience de leur existence.

La tête emplie de ces pensées, Irene trottinait dans les couloirs. Caché au creux du sac qui battait à son flanc, un précieux bout de parchemin, plié en quatre et coincé entre les pages d'un livre, était le siège de l'écriture soignée de la jeune fille : Irene Gates. Arrivée enfin en bas des dernières marches (Serdaigle devait avoir les joueurs de Quidditch du château au meilleur cardio), Irene ralentit et pénétra dans le réfectoire doucement, observant les lieux, savoir si un autre s'était montré aussi matinal qu'elle pour s'inscrire. Quelques rares élèves étaient déjà présents, répartis sur les différentes tables, mais personne autour de l'urne. Tant pis...

Irene se dirigea vers la table bleue, se plaçant à l'endroit même où elle s'était trouvée à l'arrivée de l'objet ensorcelé et de son corbeau noir. Elle farfouilla dans son sac, sortit le livre qui l'accompagnerait pour son petit-déjeuner et releva précautionneusement la couverture rigide. Le parchemin était toujours en place. Irene le déplia, vérifiant qu'il contenait bien son nom et uniquement son nom. Elle le replia soigneusement et prit une grande inspiration avant de se retourner, le cœur battant. Son regard posé sur l'urne, le doute remontait en elle. Une fois le papier déposé, la jeune fille n'aurait plus de retour en arrière possible. Avait-elle vraiment envie de laisser une boîte, probablement maléfique, choisir arbitrairement au moins une partie de sa vie ? Irene leva les yeux vers le sablier. Il lui semblait que presque la moitié de son contenu était passé dans sa partie haute. Le regard de la Serdaigle passa sur les trois silhouettes de bois et elle entendit à nouveau le souvenir de la voix de Dai Hong Dao résonner dans sa tête. Irene ferma les yeux et prit une grande inspiration pour calmer son cœur, listant ses arguments dans sa tête, raffermissant sa détermination. Quand elle ouvrit à nouveau les yeux, ses pupilles auréolées de vert étaient fixées sur la boîte. La jeune fille enjamba la limite d'âge sans obstacle et elle tendit le bras au dessus du cube noir. Sa main s'ouvrit et le parchemin glissa doucement dans l'urne. Les dés étaient jetés.


Reducio
Bonsoir,
Irene est née le 04 Novembre 2030 (14 ans au 1er septembre 2045, 15 ans au moment du solstice d'hiver) et est bien enregistrée dans la chronologie, entrant à Poudlard en septembre 2042.
Ma fiche RP est bien à jour ! ^^
Merci beaucoup :)

Tallyrenpher, à l'attaque !/ ⇈⇈ Ceci n'est pas un pavé... ⇈⇈ / Des Souris et des Dragons
5ème année RP - M.E.R.L.IN. : Mat / Spid'Irene, la Princesse des Mots-Croisés
2 févr. 2021, 22:10
 ÉP. 43  La nuit la plus longue
→ Suivant : Épisode 44, Les Colliers de ronces.

Nécromancienne - Mère du dragon - Détentrice de la Baguette de Sureau et du Retourneur de Temps
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