Un piano malicieux
Désolée du retard, j'ai eu de gros problèmes ces derniers temps mais c'est réglé. @Eldarya Gwyneth
Joy resta debout et s'adossa au mur, écoutant la douce mélodie. Cette fille était douée, elle devait le reconnaître. Vraiment bizarre mais douée.
La Gryffondor fermait les yeux et se laissa emporter par la musique. C'était doux, simple et mélancolique. Les notes tombaient doucement comme des gouttes de pluie dans une mélodie si pure, si belle.
Joy se rendit compte que cette musique la touchait énormément. Il y avait comme une résonance en elle, quelque chose qui semblait avoir été écrite pour exprimer son histoire.
Elle revoyait Harper en écoutant chaque notes. Du moment où la petite créature avait ouvert ses yeux pour la première fois à celui où elle les avait fermé pour toujours. Elle ressentit la minuscule main de sa petite sœur qu'elle serrait dans la sienne.
Est-ce que c'était des larmes sur ses joues ?
Pathétique ! Là voilà qui, pour quelques notes, se laissait submergée par ses émotions et ses souvenirs. Et ce devant une fille qui lui avait manqué de respect à peine une demi heure plus tôt.
Mais quand même, qui aurait cru qu'une fille si brute, si impolie pouvait jouer quelque chose d'aussi beau ? D'aussi limpide, tel un cristal.
Un cristal qui vibrait en Joy. Alors elle autorisa ses larmes à sortir non plus quelques unes mais une centaines qui s'écoulèrent sur ses joues.
Parce qu'elle était fatiguée de toujours être en colère. Parfois elle avait juste besoin d'être triste. Car ça lui faisait du bien. Elle avait besoin de se laisser aller.
Joy resta debout et s'adossa au mur, écoutant la douce mélodie. Cette fille était douée, elle devait le reconnaître. Vraiment bizarre mais douée.
La Gryffondor fermait les yeux et se laissa emporter par la musique. C'était doux, simple et mélancolique. Les notes tombaient doucement comme des gouttes de pluie dans une mélodie si pure, si belle.
Joy se rendit compte que cette musique la touchait énormément. Il y avait comme une résonance en elle, quelque chose qui semblait avoir été écrite pour exprimer son histoire.
Elle revoyait Harper en écoutant chaque notes. Du moment où la petite créature avait ouvert ses yeux pour la première fois à celui où elle les avait fermé pour toujours. Elle ressentit la minuscule main de sa petite sœur qu'elle serrait dans la sienne.
Est-ce que c'était des larmes sur ses joues ?
Pathétique ! Là voilà qui, pour quelques notes, se laissait submergée par ses émotions et ses souvenirs. Et ce devant une fille qui lui avait manqué de respect à peine une demi heure plus tôt.
Mais quand même, qui aurait cru qu'une fille si brute, si impolie pouvait jouer quelque chose d'aussi beau ? D'aussi limpide, tel un cristal.
Un cristal qui vibrait en Joy. Alors elle autorisa ses larmes à sortir non plus quelques unes mais une centaines qui s'écoulèrent sur ses joues.
Parce qu'elle était fatiguée de toujours être en colère. Parfois elle avait juste besoin d'être triste. Car ça lui faisait du bien. Elle avait besoin de se laisser aller.
《Personne ne remarque ta 𝐭𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞, personne ne remarque tes 𝐥𝐚𝐫𝐦𝐞𝐬, personne ne remarque ta 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫.
Mais tout le monde remarque ton 𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫.》
Un piano malicieux
Plus rien n'a d'importance, plus rien n'a de sens. Tout est oublié : du mal-être jusqu'à la récente tristesse ; de la présence de l'Autre jusqu'à ma froideur innée. La joie de Jouer, de vivre cette mélodie prend le dessus sur toutes les autres émotions. C'est ainsi depuis la toute première fois, je l'avais senti, Elle était mienne, la Musique. Et j'étais Sienne. Nous ne faisons plus qu'un, et ce, pour toujours. Depuis ce fameux jour où nous nous sommes rencontrées, nous avons compris. Tel était notre destin. Ensemble, Seules, à jamais.
Mais toute bonne chose à une fin, rien n'est éternel. Et je me retrouve, comme d'habitude après une telle escapade, dans la salle de Musique du château de Poudlard. Dans le monde des vivants, dans le monde des sorciers. Dans le monde du mensonge et du jugement. *tu y sieds parfaitement*
Non loin de moi, je sens la présence de l'Autre Maître Musique. Je sens sa faiblesse, je sens sa tristesse. Je sens ses larmes. C'est fou ce que de simples sons parviennent à nous faire ressentir.
Je la regarde, les yeux encore un peu flous. Je suis davantage apte à la conversation, désormais.
Un faible sourire se dessine sur mes lèvres abîmées.
Les larmes de mon corps ont coulé par sa faute, les larmes de son corps ont coulé par ma faute. Nous sommes quittes.
Ma voix se veut toujours aussi froide, bien que ce soit involontaire. Je n'y peux pas grand chose. Mais cette fois, ma froideur est dotée d'un fin sourire. Peut-être que ça passera. *en as-tu réellement quelque chose à faire ?*
La honte me submerge de nouveau. Je n'aime pas vraiment paraître si méprisante. Peut-être que je le suis, au fond de moi, mais je n'aime pas le montrer à ce point.
Alors je baisse les yeux sur mes mains, mon sourire s'évanouit et un long soupir prend sa place.
Pourquoi je prends la peine de m'expliquer ainsi ? Ai-je réellement besoin de son apitoiement, de sa compréhension ? Tout ceci n'est encore qu'une mascarade.
Je ferai bien d'y aller.
Mais toute bonne chose à une fin, rien n'est éternel. Et je me retrouve, comme d'habitude après une telle escapade, dans la salle de Musique du château de Poudlard. Dans le monde des vivants, dans le monde des sorciers. Dans le monde du mensonge et du jugement. *tu y sieds parfaitement*
Non loin de moi, je sens la présence de l'Autre Maître Musique. Je sens sa faiblesse, je sens sa tristesse. Je sens ses larmes. C'est fou ce que de simples sons parviennent à nous faire ressentir.
Je la regarde, les yeux encore un peu flous. Je suis davantage apte à la conversation, désormais.
Un faible sourire se dessine sur mes lèvres abîmées.
- On est quitte maintenant.
Les larmes de mon corps ont coulé par sa faute, les larmes de son corps ont coulé par ma faute. Nous sommes quittes.
Ma voix se veut toujours aussi froide, bien que ce soit involontaire. Je n'y peux pas grand chose. Mais cette fois, ma froideur est dotée d'un fin sourire. Peut-être que ça passera. *en as-tu réellement quelque chose à faire ?*
La honte me submerge de nouveau. Je n'aime pas vraiment paraître si méprisante. Peut-être que je le suis, au fond de moi, mais je n'aime pas le montrer à ce point.
Alors je baisse les yeux sur mes mains, mon sourire s'évanouit et un long soupir prend sa place.
- Encore désolée, pour tout à l'heure. J'suis nulle socialement. Encore plus quand quelque chose me plaît pas.
Pourquoi je prends la peine de m'expliquer ainsi ? Ai-je réellement besoin de son apitoiement, de sa compréhension ? Tout ceci n'est encore qu'une mascarade.
Je ferai bien d'y aller.
Encore une fois, je m'excuse du retard, @Joy Turner J'espère que ça te plaira tout de même.
Je n'suis qu'une Ombre. Mais les étoiles peuvent pas briller sans ténèbres.
Un piano malicieux
@Eldarya Gwyneth j'adore la façon dont tu écris. Désolée de mon retard
Elle, la fille si étrange, elle continua à jouer encore un peu de temps. Quelques secondes, quelques minutes, qui sait peut-être quelques heures ? Joy ne savait plus vraiment maintenant, elle ne comptait plus. La musique s'arrêta, le silence reprit. La Gryffindor se sentait étrangement bien. Comme si elle venait de se réveiller d'un long sommeil. Comme si le monde renaissait lentement.
Ses larmes avaient séchés mais ses yeux étaient toujours rougies, preuves de son moment de faiblesse. Elle ne savait pas si cette fille avait compris qu'elle pleurait. Probablement. Joy ne comprenais pas ce qu'elle a de si spécial, pourquoi elle avait l'impression de connaitre cette inconnue maintenant qu'elle avait joué. Peut-être qu'elle lui avait libéré un bout de son âme lors de la musique.
- On est quitte maintenant.
Quitte ? Quitte mais de quoi ? Joy l'ignorait mais n'osa pas poser la question. Elle se contenta de se relever du mur auquel elle était adossée et se dirigea vers le piano.
Elle avait sentie dans la voix de jeune fille sa froideur habituelle mais aussi une once de... quelque chose de différent. Joy n'avait pas pu s'empêcher d'esquisser un sourire.
Alors il se passa quelque chose que Joy n'aurai jamais anticiper. L'inconnue se mis à s'excuser. Brièvement mais cela suffit à ettoner la Gryffondor. Elle s'était attendue à beaucoup plus de sécheresse de sa part.
Apparemment elle non plus n'était pas douée pour les relations sociales. Mais cette chanson... qu'avait-elle de si particulier pour la mettre dans cet état ? Qu'avait cette musique endiablée comme secret pour elle ?
- Moi non plus j'y connais rien en relation sociale. C'est pour ça que je passe mon temps ici, à jouer du piano. Les pianos sont plus simples que les gens, et eux ils ne sont jamais déçus.
Elle marqua une pause. Se demandant si ce qu'elle disait présentait un quelconque intérêt pour son interlocutrice puis en conclut que non.
- Laisse tomber. Je... Je m'appelle Joy Turner.
Elle, la fille si étrange, elle continua à jouer encore un peu de temps. Quelques secondes, quelques minutes, qui sait peut-être quelques heures ? Joy ne savait plus vraiment maintenant, elle ne comptait plus. La musique s'arrêta, le silence reprit. La Gryffindor se sentait étrangement bien. Comme si elle venait de se réveiller d'un long sommeil. Comme si le monde renaissait lentement.
Ses larmes avaient séchés mais ses yeux étaient toujours rougies, preuves de son moment de faiblesse. Elle ne savait pas si cette fille avait compris qu'elle pleurait. Probablement. Joy ne comprenais pas ce qu'elle a de si spécial, pourquoi elle avait l'impression de connaitre cette inconnue maintenant qu'elle avait joué. Peut-être qu'elle lui avait libéré un bout de son âme lors de la musique.
- On est quitte maintenant.
Quitte ? Quitte mais de quoi ? Joy l'ignorait mais n'osa pas poser la question. Elle se contenta de se relever du mur auquel elle était adossée et se dirigea vers le piano.
Elle avait sentie dans la voix de jeune fille sa froideur habituelle mais aussi une once de... quelque chose de différent. Joy n'avait pas pu s'empêcher d'esquisser un sourire.
Alors il se passa quelque chose que Joy n'aurai jamais anticiper. L'inconnue se mis à s'excuser. Brièvement mais cela suffit à ettoner la Gryffondor. Elle s'était attendue à beaucoup plus de sécheresse de sa part.
Apparemment elle non plus n'était pas douée pour les relations sociales. Mais cette chanson... qu'avait-elle de si particulier pour la mettre dans cet état ? Qu'avait cette musique endiablée comme secret pour elle ?
- Moi non plus j'y connais rien en relation sociale. C'est pour ça que je passe mon temps ici, à jouer du piano. Les pianos sont plus simples que les gens, et eux ils ne sont jamais déçus.
Elle marqua une pause. Se demandant si ce qu'elle disait présentait un quelconque intérêt pour son interlocutrice puis en conclut que non.
- Laisse tomber. Je... Je m'appelle Joy Turner.
《Personne ne remarque ta 𝐭𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞, personne ne remarque tes 𝐥𝐚𝐫𝐦𝐞𝐬, personne ne remarque ta 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫.
Mais tout le monde remarque ton 𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫.》
Un piano malicieux
Plus elle parle, plus j'ai envie de partir. Cette fille me rappelle trop ma façon d'être, elle représente la pire chose selon moi : ma personnalité. Elle n'aime pas les Autres, ou en tout cas elle ne sait pas comment réagir avec eux, elle aime se réfugier dans cette salle incroyable et perdre la raison dans les méandres de la Musique, elle pense comme moi. Elle est mon reflet. Un reflet dans lequel je ne me plais absolument pas.
Je déteste ça.
Mes yeux se ferment, mais pas aussi fort que mes poings. Mon visage se décompose en une haine à peine dissimulée. En plus de me ressembler, il fallait qu'elle s'appelle Joy ? C'est impensable. Inimaginable. Porter le nom de l'enfant qui m'a le plus fait souffrir durant mon enfance. Le nom de celle qui était "la réussite", "le succès", "la perfection".
J'ai envie de lui cracher dessus tout ce que je ressasse depuis des années au fond de moi. J'ai envie de lui cracher dessus littéralement aussi.
C'est comme si l'Univers entier tentait de m'expliquer que cette rencontre était une énorme erreur à ne pas commettre. Qu'elle n'était pas fortuite.
Qu'elle me prenne pour une aliénée, pour une malade mentale, pour quelqu'un de totalement méchant et imbu de sa personne, je m'en fiche pas mal. À ce moment, je sais que je dois fuir. Partir loin d'elle et l'éviter le plus possible.
Peut-être que si j'avais été plus mature, j'aurais pu accepter qu'elle m'aide à changer ma perception des choses. Peut-être. Mais ce n'est pas le cas.
Sans plus de cérémonie, je quitte la salle en ne lâchant aucun regard dans mon dos.
Adieu camarade d'un moment, reflet de ma personnalité immonde. J'aurais préféré ne pas te rencontrer.
Je déteste ça.
- Je m'appelle Joy
Mes yeux se ferment, mais pas aussi fort que mes poings. Mon visage se décompose en une haine à peine dissimulée. En plus de me ressembler, il fallait qu'elle s'appelle Joy ? C'est impensable. Inimaginable. Porter le nom de l'enfant qui m'a le plus fait souffrir durant mon enfance. Le nom de celle qui était "la réussite", "le succès", "la perfection".
J'ai envie de lui cracher dessus tout ce que je ressasse depuis des années au fond de moi. J'ai envie de lui cracher dessus littéralement aussi.
C'est comme si l'Univers entier tentait de m'expliquer que cette rencontre était une énorme erreur à ne pas commettre. Qu'elle n'était pas fortuite.
- Pardonne moi, toutes les planètes sont en train de s'aligner pour me dire que toi et moi ça marchera pas.
Qu'elle me prenne pour une aliénée, pour une malade mentale, pour quelqu'un de totalement méchant et imbu de sa personne, je m'en fiche pas mal. À ce moment, je sais que je dois fuir. Partir loin d'elle et l'éviter le plus possible.
Peut-être que si j'avais été plus mature, j'aurais pu accepter qu'elle m'aide à changer ma perception des choses. Peut-être. Mais ce n'est pas le cas.
Sans plus de cérémonie, je quitte la salle en ne lâchant aucun regard dans mon dos.
Adieu camarade d'un moment, reflet de ma personnalité immonde. J'aurais préféré ne pas te rencontrer.
Après une belle année, et pour diverses raisons il me fallait finir ce rp sans le laisser inachevé. J'espère que tout va bien de ton côté, et sache que même si ça remonte, j'ai le souvenir d'avoir bien aimé écrire avec toi.
Au plaisir ~
Au plaisir ~
Je n'suis qu'une Ombre. Mais les étoiles peuvent pas briller sans ténèbres.