Souvenirs poussiéreux
Octobre 2044
Salle des trophées
@ Mara Wagyl
Salle des trophées
@ Mara Wagyl
C’était un matin d’octobre. Un de ces matins sans grand intérêt. Il pleuvait, voilà tout. Un dimanche tout à fait monotone en Écosse. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’Henry avait débarqué dans ce château. Et le moins que l’on puisse signaler, c’est qu’il ne s’accommodait que difficilement à la vie de château. Le fait de partager un dortoir notamment avait été une surprise. Certes, ses camarades de chambrée n’avaient pas l’air bien méchants, mais c’était quelque chose de nouveau pour lui. Lui qui était habitué à son lit et sa chambre personnelle. Il n’avait pas encore eu lieu d’échanger avec ses camarades de dortoir.
À vrai dire, il n’en avait pas le temps. Que faisait-il de son temps ? Il le passait à découvrir le château. Mais à surtout s’émerveiller devant la bibliothèque. Il y avait pour ainsi dire passé au moins une heure chaque jour depuis qu’il était ici. Il était impressionné tant par la quantité de vie qui fourmillait dans ses livres, leur nombre, leur diversité. Ils parlaient aussi bien de cuisine magique que d’histoire et de théorie. Il lui était arrivé de tomber sur des ouvrages d’un niveau supérieur. Il ne les comprenait pas, mais se promit de les noter dans un coin de sa feuille… De son parchemin. Là encore une nouveauté à laquelle il devait se faire. Lui qui était habitué aux feuilles de cahier et au bic se retrouver à écrire à l’encre et à la plume était un sacré pas en arrière.
Henry s’étonnait toujours de l’archaïsme des sorciers dans certains domaines. Il comprenait mieux pourquoi son père écrivait à la plume. Ce qu’il avait pris jusqu’alors pour une fantaisie de sa paternelle trouvait une explication logique ? Est-ce que le désintérêt de sa mère pouvait aussi s’expliquer par la Magie ? Un sortilège ? Une potion ? Tout semblait avoir une explication logique, celle-ci demeurait la plus importante à ses yeux. Mais alors que tout trouvait un sens, celle-ci ne s’expliquait pas. Et c’était sûrement ce qui était le plus douloureux désormais.
La rancœur qu’il éprouvait pour sa famille s’était peu à peu dissipée. Elle était toujours présentée cela dit, tapie dans un recoin de son âme. Mais elle n’occuperait guère plus que ce petit recoin désormais. Et c’était un soulagement. La rancœur avait presque laissé immédiatement place à l’émerveillement, de l’embarquement dans le train jusqu’à son arrivée au château, les barques, le Choixpeau, les cours. Mais surtout le Quidditch. Henry commençait à se faire une certaine préférence dans les matières. L’Histoire de la Magie l’intéressait tout particulièrement, les Potions aussi. La Métamorphose aussi, même s’il était parti avec un sacré handicap.
Il se retrouvait ainsi dans cette salle mal éclairée, remplie de vitrine en verre. On dirait presque une boutique d’antiquités. Les vitrines étaient remplies de diverses médailles, coupes et autres objets qui devaient avoir une certaine valeur. Henry fut surpris, il s’attendait plus à voir ce genre de chose dans un coffre-fort à Gringotts plutôt que dans une pièce. Certes, elle lui parut relativement éloignée du cœur battant du château, mais quand même. Suffis qu’un élève se sente Arsène Lupin et dérobe une coupe. Il était à peu près certain que ces coupes avaient une certaine valeur. Tout comme il était certain que quelqu’un avait au moins déjà tenté une fois d’en dérober une.
Les armoires étaient remplies à ras bord d’objets divers, sûrement précieux, souvent en argent. Certaines ne semblaient pas bien anciennes, au vu de l’aspect argenté qu’elle avait. Ainsi que de l’absence de poussière sur les carreaux. La salle semblait s’étendre bien plus loin que l’obscurité ambiante ne lui permettait de voir. Dans quel but plonger cette salle dans une quasi-obscurité ? Ne pas attirer l’attention. C’était une bonne technique, et si Henry ne s’y était pas perdu, il n’aurait sûrement pas eu connaissance de ce lieu. Il faut dire qu’il lui restait tant à découvrir. Et cette pièce n’était sûrement pas la seule pièce à l’écart qu’Henry découvrirait. Cela, il en était à peu près certain. Poudlard était un lieu de légende, et s’il avait appris une chose depuis qu’il était ici, c’est que même si les légendes sont des légendes, elle conserve au fond une partie de vérité.
Il s’approcha d’une vitrine et lut rapidement l’inscription. Une coupe datant des années 1990, ça faisait donc 50 ans qu’elle prenait la poussière ici. Henry se demandait bien l’intérêt de conserver toutes ses babioles ici. Quel était le plus ancien trophée ici d’ailleurs ? Peut-être un qui remonte à la fondation de Poudlard. Il parcourait les différents médaillons, observant des noms qui lui étaient inconnus. Il semblerait que chacun d’entre eux ait été préfet. C’était intrigant. Henry se promit de faire des recherches sur certains de ses noms qui ne lui étaient pas inconnues. Peut-être y figurerait-il un jour. L’idée le fit doucement sourire, il ferait tout pour en-tout-cas, et pas sur une petite étagère de préférence.
Mais il divaguait, c’était un rêve admirable, mais un rêve bien précoce. Il n’était pas devin et ne savait pas de quoi l’avenir était fait. Mais c’était un objectif qu’il s’était fixé. Et comme tout objectif qu’il avait, il veillerait à le dépasser. Continuant ses petites aventures, il observait toujours plus de noms dans la salle des trophées. Weasley, ça ne lui disait rien, Malefoy non plus. Mais ses yeux finir par s’arrêter sur un badge. Enfin plus exactement sur le nom associé à ce badge, visiblement de préfet : Shoftshire… Le sien. Mais qui était ce Shoftshire ? Il s’appelait William visiblement et fut un préfet de Serdaigle en 1974. Il ne le connaissait pas. Et il était trop vieux pour être son père, ou bien son oncle. Et son grand-père ne s’appelait pas William ? Ça n’avait peut-être rien à voir après tout. Ce n’était peut-être qu’une coïncidence après tout. Rien de certain. Mais c’était une véritable surprise pour le petit blondinet et il resta longtemps à contempler la vitrine, elle était clairement poussiéreuse et le nuage de poussière qu’il souleva en voulant observer l’intérieur de la vitrine le fit éternuer.
Voila le premier post avec toute mes excuses pour avoir tarder à débuter le rpg
Dernière modification par Henry Shoftshire le 11 mars 2021, 17:46, modifié 1 fois.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Souvenirs poussiéreux
Mara émergea du monde des rêves avec une certaine lassitude. Là bas la pluie n'avait pas réussi à s'immiscer. Elle ne le pouvait pas. Cela faisait partie des règles strictes du pays des rêves. Article 46 du pays imaginaire à propos de la météorologie ; la pluie n'existe plus, le soleil ne peut jamais aveugler, et la température se doit d'être toujours idéale, même lorsqu'on se noie dans un lac gelé. Règles qui n'avaient jamais été transgressées, excepté une nuit lointaine où la jeune fille s'était trouvée perdue dans les confins d'une forêt tropicale dans laquelle l'eau tombait des cimes des arbres en cascades.
De ses habits de la veille émanait désormais une odeur d'humidité qui lui fit préférer une robe propre. Elle avait voulu jouer à aller se promener sous la pluie, juste pour voir, juste parce que c'est beau. Et cela lui avait plu, jusqu'à ce qu'elle dût rentrer. Car une fois à l'intérieur la sensation d'être martelée par les gouttes avait disparu pour la laisser dégoulinante au milieu du hall, abattue comme un chat au sortir d'un bain forcé.
Elle remplit son sac de ce dont elle aurait besoin pour la journée et sortit de son dortoir, non sans saluer au passage ses camarades de dortoir. Elle hésita à s'attarder dans la salle commune, qui lui semblait bien confortable, avant de se résigner à aller directement dans la grande salle. Cette habitude de trainer un peu trop longtemps dans tout endroit qu'elle trouvait sympathique lui valait souvent des retards. Or il lui fallait travailler sur ce point si elle ne voulait pas finir par se faire remarquer.
La journée passa tranquillement. Elle aimait les cours. La plupart étaient divisés en pratique et théorie, ce qui évitait que ces journées ne soient que de longues séances d'écoute et de prise de notes. Elle était aussi bien capable de rester assise immobile des heures durant quand un livre la passionnait, que de sautiller sur sa chaise après cinq minutes lorsqu'un cours lui déplaisait. Pour cela l'histoire de la magie était son cauchemar. Sa seule consolation était d'avoir une professeure agréable à regarder et écouter. Mais cela ne suffisait pas à rendre le sujet plus passionnant, et elle ne pouvait s'empêcher de toujours finir par se noyer dans ses pensées.
Quand arrivaient les séances de pratique, la jeune sorcière était toujours plus enjouée. Malheureusement elle n'était pas de ceux qui parvenaient à lancer leurs sortilèges de suite, ou qui étaient naturellement habiles avec les arts magiques. Sa baguette était plutôt capricieuse, et elle ne parvenait toujours pas à s'entendre complétement avec elle. Mais elle sentait qu'elle évoluait sur un chemin qui lui permettait de comprendre de mieux en mieux cet objet. Avec le temps qui passait, et les heures passées à s'entrainer, sa baguette devenait plus qu'un outil. Elle avait un caractère, des caprices, des envies propres. Aussi la relation entre la sorcière et ce qu'elle considérait au départ comme un bout de bois joliment taillé se rapprochait désormais ce que qu'on aurait pu qualifier d'une étrange amitié.
Les affinités de la jeune fille étaient pour l'instant plutôt pour le rêve, le jeu et les aventures. Cela lui valait divers ennuis, plus ou moins pénibles. Par exemple elle se perdait souvent. Et aujourd'hui c'était le cas. En sortant de son cours elle avait marché machinalement, pensant à autre chose et faisant confiance à son corps pour la ramener à sa salle commune. Mais elle avait fini par réaliser que le décor était loin de ressembler à ce de quoi elle avait l'habitude. Elle avait définitivement dû louper un étage ou deux, car les fenêtres qui éclairaient le couloir donnaient une vue plongeante du parc, ce qui signifiait qu'elle était loin de sa salle commune, qui donnait plutôt une vue rasante.
Elle regarda devant et derrière elle avant de continuer tout droit dans l'espoir de trouver un point de repère. Arrivée à un embranchement qui ne lui dit rien elle réfléchit à rebrousser chemin avant de sursauter en entendant quelqu'un éternuer non loin. Elle tourna à droite, direction du bruit et finit par trouver une étrange salle dans laquelle trainait quelqu'un. Elle reconnut immédiatement la salle des trophées. Ce n'était pas la première fois qu'elle tombait dessus en se promenant ou en se perdant, mais elle n'avait jamais pris le temps de la visiter, ni de s'interroger sur ce qui y était rangé. Elle imaginait qu'il n'y avait qu'un historique des préfets de l'école, ce qui ne l'intéressait guère. Aussi, intriguée, elle demanda au jeune homme ; " T'as trouvé quelque chose d'intéressant ? D'habitude y a jamais personne ici."
De ses habits de la veille émanait désormais une odeur d'humidité qui lui fit préférer une robe propre. Elle avait voulu jouer à aller se promener sous la pluie, juste pour voir, juste parce que c'est beau. Et cela lui avait plu, jusqu'à ce qu'elle dût rentrer. Car une fois à l'intérieur la sensation d'être martelée par les gouttes avait disparu pour la laisser dégoulinante au milieu du hall, abattue comme un chat au sortir d'un bain forcé.
Elle remplit son sac de ce dont elle aurait besoin pour la journée et sortit de son dortoir, non sans saluer au passage ses camarades de dortoir. Elle hésita à s'attarder dans la salle commune, qui lui semblait bien confortable, avant de se résigner à aller directement dans la grande salle. Cette habitude de trainer un peu trop longtemps dans tout endroit qu'elle trouvait sympathique lui valait souvent des retards. Or il lui fallait travailler sur ce point si elle ne voulait pas finir par se faire remarquer.
La journée passa tranquillement. Elle aimait les cours. La plupart étaient divisés en pratique et théorie, ce qui évitait que ces journées ne soient que de longues séances d'écoute et de prise de notes. Elle était aussi bien capable de rester assise immobile des heures durant quand un livre la passionnait, que de sautiller sur sa chaise après cinq minutes lorsqu'un cours lui déplaisait. Pour cela l'histoire de la magie était son cauchemar. Sa seule consolation était d'avoir une professeure agréable à regarder et écouter. Mais cela ne suffisait pas à rendre le sujet plus passionnant, et elle ne pouvait s'empêcher de toujours finir par se noyer dans ses pensées.
Quand arrivaient les séances de pratique, la jeune sorcière était toujours plus enjouée. Malheureusement elle n'était pas de ceux qui parvenaient à lancer leurs sortilèges de suite, ou qui étaient naturellement habiles avec les arts magiques. Sa baguette était plutôt capricieuse, et elle ne parvenait toujours pas à s'entendre complétement avec elle. Mais elle sentait qu'elle évoluait sur un chemin qui lui permettait de comprendre de mieux en mieux cet objet. Avec le temps qui passait, et les heures passées à s'entrainer, sa baguette devenait plus qu'un outil. Elle avait un caractère, des caprices, des envies propres. Aussi la relation entre la sorcière et ce qu'elle considérait au départ comme un bout de bois joliment taillé se rapprochait désormais ce que qu'on aurait pu qualifier d'une étrange amitié.
Les affinités de la jeune fille étaient pour l'instant plutôt pour le rêve, le jeu et les aventures. Cela lui valait divers ennuis, plus ou moins pénibles. Par exemple elle se perdait souvent. Et aujourd'hui c'était le cas. En sortant de son cours elle avait marché machinalement, pensant à autre chose et faisant confiance à son corps pour la ramener à sa salle commune. Mais elle avait fini par réaliser que le décor était loin de ressembler à ce de quoi elle avait l'habitude. Elle avait définitivement dû louper un étage ou deux, car les fenêtres qui éclairaient le couloir donnaient une vue plongeante du parc, ce qui signifiait qu'elle était loin de sa salle commune, qui donnait plutôt une vue rasante.
Elle regarda devant et derrière elle avant de continuer tout droit dans l'espoir de trouver un point de repère. Arrivée à un embranchement qui ne lui dit rien elle réfléchit à rebrousser chemin avant de sursauter en entendant quelqu'un éternuer non loin. Elle tourna à droite, direction du bruit et finit par trouver une étrange salle dans laquelle trainait quelqu'un. Elle reconnut immédiatement la salle des trophées. Ce n'était pas la première fois qu'elle tombait dessus en se promenant ou en se perdant, mais elle n'avait jamais pris le temps de la visiter, ni de s'interroger sur ce qui y était rangé. Elle imaginait qu'il n'y avait qu'un historique des préfets de l'école, ce qui ne l'intéressait guère. Aussi, intriguée, elle demanda au jeune homme ; " T'as trouvé quelque chose d'intéressant ? D'habitude y a jamais personne ici."
#6B3CBC
Souvenirs poussiéreux
Une seule certitude s’était glissée dans son esprit. Personne ne faisait le ménage ici, ou alors n’était c'était une sorte de poussière magique. Est ce que de la poudre à éternuer existait ? La première option lui paraissait plus vraisemblable. Son regard était toujours autant focalisé sur ce petit badge. Il avait perdu de son aspect avec le temps. Depuis combien de temps personne ne l’avait regardé ? Après tout, peu de gens devaient déjà venir dans cet endroit, et au vu de cette marée de breloques, coupes et autres babioles beaucoup était oublié. Il était tout à fait probable qu’il tombe sur un petit trésor.
Pourquoi pas un cure-dent en argent de Salazard Serpentard ? Ou bien une breloque ayant appartenu à Merlin ? Enfin, ce genre de chose devait se trouver dans les musées. Existait-il des musées dans le Monde Sorcier ? C’était là une question légitime et qui méritait selon lui de se poser. Après tout, il existait un ministère, un hôpital, une école, un journal, de la musique, des radios, des zoos. Alors franchement un musée ça ne le surprendrait pas. Il serait intéressant de voir ce qu’on pourrait y trouver. C’était une question qu’il s’empresserait de poser à son oncle. Enfin, pas sûr qu’il lui donnerait une vraie réponse. Julian n’est pas du genre à trainer souvent dans les musées. Encore que, si le sujet était les animaux, c’était déjà plus probable.
C’était vraiment étrange même encore plus de deux mois après de se dire que son oncle, et son père sont des sorciers, qu’ils font de la magie. Enfin pas souvent et pas devant sa mère. Mais quand même. Et puis lui aussi avait une baguette. Instinctivement, sa main qui se trouvait dans sa poche serra sa baguette. Parcourant le bois du bout des doigts. Il en parcourut une bonne partie de la longueur, sentant le bois de saule sous ses doigts. Cela faisait partie également des nouveautés auquel il devait s’acclimater. À vrai dire on lui avait plus ou moins tous lancé à la figure d’une seule traite sans trop lui demander son avis. Tous étaient si soudains, si instantanés et brusques qu’il n’avait jamais vraiment pris le temps d’y réfléchir. Mais il ne lui semblait pas qu’il regrettait sa décision un seul instant.
L’obscurité de la pièce n’avait pour ainsi dire rien de rassurant. Elle étendait son ombre petit à petit. Le garçon n’avait pas spécialement peur du noir, mais cette ambiance ne lui plaisait guère. D’ailleurs pourquoi toute cette obscurité ? Cela devait bien être le signe que des choses précieuses étaient entreposées ici. Ou alors que l’architecte n’avait pas prévu de fenêtre ici. Restait à savoir quoi ? Enfin, était-ce vraiment intéressant, de lécher des vitrines de vieux trucs complètement en dehors de leur contexte ?
Cependant bien qu’il n’éprouvait qu’assez peu d’intérêt finalement pour les divers objets entreposés ici. Celui qu’il regardait depuis tout à l’heure lui semblait bien plus intéressant. Il s’était douté, mais n’en avait jusqu’alors eu aucune preuve. Après tout, le nom Shoftshire pouvait être plus répandu qu’il ne le pensait jusque alors. Ou bien, c’était un membre de sa famille, un cousin, un oncle que sais-je. S’il en croyait les dates inscrites, cette personne était de la génération de son grand-père. À vrai dire, il ignorait le prénom de son grand-père, ça pouvait très bien être lui après tout. Il fallait qu’il se renseigne auprès de son père et de Julian.
Il était si absorbé qu’il n’avait pas remarqué que quelqu’un l’observait, aussi lorsqu’il entendit une voix, il sursauta avant de se reprendre bien vite. D’où venait-elle ? Peeves ? Parait-il qu’il s’agissait du clown de l’école et qu’il s’amusait à enquiquiner tout le monde ? C’était certainement lui, quoique la voix eût l’air plus féminine, peut-être était-ce Peevette ? Enfin, l’esprit frappeurs de Poudlard ne devait pas être seul. Il sortit sa baguette et murmura un Lumos, pour y voir plus clair. Éternuant une deuxième fois en cherchant la provenance du bruit. Ce n’est qu’alors qu’il remarque une jeune fille qu’il n’avait jamais vue et dont le visage ne lui disait strictement rien.
En même temps, il avait le plus grand mal à se souvenir du moindre visage, et il lui était déjà arrivé de confondre le nom de ses Professeurs. À leur plus grand déplaisir d’ailleurs. Enfin, pour ainsi dire que la personne en face de lui était une inconnue, elle n’avait pas l’air d’une adulte pour autant. Il ignorait si le lieu était interdit d’accès bien qu’il ne lui sembla pas que la directrice en ait fait mention en début d’année. Il ne fit quelque pas dans sa direction tout en parlant :
— Je ne sais pas du tout ce que c’est comme pièce, une sorte de débarras peut-être. Je me suis perdue ici, mais j’ai trouvé un truc intéressant, une sorte de badge d’une personne avec le même nom de famille que moi, ça m’intrigue, car ça ne me dit rien, mais si ça se trouve ça n’a rien à voir. Au fait, moi c’est Henry.
Il lui sourit à la lueur de sa baguette qu’il n’avait pas éteinte, lui donnant presque un air fantomatique. C’était comme éclairer son visage avec une lampe torche, une blague qu’il aimait faire étant plus jeune. Il regardait brièvement les autres étagères des coupes, des médailles, des breloques remplissaient les armoires à ne plus savoir quoi en faire. Il aperçut même sur une sorte de gros socles en bois, une coupe particulièrement grosse et finement sculptée, ça ne devait pas être un petit tournoi qui a été remporté ce jour-là c’est certains.
Cette coupe attira son attention pendant une fraction de seconde avant qu’il ne reporte l’intention sur la fille qui se tenait devant lui. Aucune idée de son nom, il ne lui avait pas demandé d’ailleurs. Il se sentit un peu gêné, ne voulant pas paraître comme quelqu’un d’impoli, il ajouta plus hésitant.
— Et toi… Du coup ? Qu’est-ce que tu viens faire ici ?
Il se gratta la nuque, non pas que sa présence le gênait. Simplement, car il ignorait quoi dire de plus.
Pourquoi pas un cure-dent en argent de Salazard Serpentard ? Ou bien une breloque ayant appartenu à Merlin ? Enfin, ce genre de chose devait se trouver dans les musées. Existait-il des musées dans le Monde Sorcier ? C’était là une question légitime et qui méritait selon lui de se poser. Après tout, il existait un ministère, un hôpital, une école, un journal, de la musique, des radios, des zoos. Alors franchement un musée ça ne le surprendrait pas. Il serait intéressant de voir ce qu’on pourrait y trouver. C’était une question qu’il s’empresserait de poser à son oncle. Enfin, pas sûr qu’il lui donnerait une vraie réponse. Julian n’est pas du genre à trainer souvent dans les musées. Encore que, si le sujet était les animaux, c’était déjà plus probable.
C’était vraiment étrange même encore plus de deux mois après de se dire que son oncle, et son père sont des sorciers, qu’ils font de la magie. Enfin pas souvent et pas devant sa mère. Mais quand même. Et puis lui aussi avait une baguette. Instinctivement, sa main qui se trouvait dans sa poche serra sa baguette. Parcourant le bois du bout des doigts. Il en parcourut une bonne partie de la longueur, sentant le bois de saule sous ses doigts. Cela faisait partie également des nouveautés auquel il devait s’acclimater. À vrai dire on lui avait plus ou moins tous lancé à la figure d’une seule traite sans trop lui demander son avis. Tous étaient si soudains, si instantanés et brusques qu’il n’avait jamais vraiment pris le temps d’y réfléchir. Mais il ne lui semblait pas qu’il regrettait sa décision un seul instant.
L’obscurité de la pièce n’avait pour ainsi dire rien de rassurant. Elle étendait son ombre petit à petit. Le garçon n’avait pas spécialement peur du noir, mais cette ambiance ne lui plaisait guère. D’ailleurs pourquoi toute cette obscurité ? Cela devait bien être le signe que des choses précieuses étaient entreposées ici. Ou alors que l’architecte n’avait pas prévu de fenêtre ici. Restait à savoir quoi ? Enfin, était-ce vraiment intéressant, de lécher des vitrines de vieux trucs complètement en dehors de leur contexte ?
Cependant bien qu’il n’éprouvait qu’assez peu d’intérêt finalement pour les divers objets entreposés ici. Celui qu’il regardait depuis tout à l’heure lui semblait bien plus intéressant. Il s’était douté, mais n’en avait jusqu’alors eu aucune preuve. Après tout, le nom Shoftshire pouvait être plus répandu qu’il ne le pensait jusque alors. Ou bien, c’était un membre de sa famille, un cousin, un oncle que sais-je. S’il en croyait les dates inscrites, cette personne était de la génération de son grand-père. À vrai dire, il ignorait le prénom de son grand-père, ça pouvait très bien être lui après tout. Il fallait qu’il se renseigne auprès de son père et de Julian.
Il était si absorbé qu’il n’avait pas remarqué que quelqu’un l’observait, aussi lorsqu’il entendit une voix, il sursauta avant de se reprendre bien vite. D’où venait-elle ? Peeves ? Parait-il qu’il s’agissait du clown de l’école et qu’il s’amusait à enquiquiner tout le monde ? C’était certainement lui, quoique la voix eût l’air plus féminine, peut-être était-ce Peevette ? Enfin, l’esprit frappeurs de Poudlard ne devait pas être seul. Il sortit sa baguette et murmura un Lumos, pour y voir plus clair. Éternuant une deuxième fois en cherchant la provenance du bruit. Ce n’est qu’alors qu’il remarque une jeune fille qu’il n’avait jamais vue et dont le visage ne lui disait strictement rien.
En même temps, il avait le plus grand mal à se souvenir du moindre visage, et il lui était déjà arrivé de confondre le nom de ses Professeurs. À leur plus grand déplaisir d’ailleurs. Enfin, pour ainsi dire que la personne en face de lui était une inconnue, elle n’avait pas l’air d’une adulte pour autant. Il ignorait si le lieu était interdit d’accès bien qu’il ne lui sembla pas que la directrice en ait fait mention en début d’année. Il ne fit quelque pas dans sa direction tout en parlant :
— Je ne sais pas du tout ce que c’est comme pièce, une sorte de débarras peut-être. Je me suis perdue ici, mais j’ai trouvé un truc intéressant, une sorte de badge d’une personne avec le même nom de famille que moi, ça m’intrigue, car ça ne me dit rien, mais si ça se trouve ça n’a rien à voir. Au fait, moi c’est Henry.
Il lui sourit à la lueur de sa baguette qu’il n’avait pas éteinte, lui donnant presque un air fantomatique. C’était comme éclairer son visage avec une lampe torche, une blague qu’il aimait faire étant plus jeune. Il regardait brièvement les autres étagères des coupes, des médailles, des breloques remplissaient les armoires à ne plus savoir quoi en faire. Il aperçut même sur une sorte de gros socles en bois, une coupe particulièrement grosse et finement sculptée, ça ne devait pas être un petit tournoi qui a été remporté ce jour-là c’est certains.
Cette coupe attira son attention pendant une fraction de seconde avant qu’il ne reporte l’intention sur la fille qui se tenait devant lui. Aucune idée de son nom, il ne lui avait pas demandé d’ailleurs. Il se sentit un peu gêné, ne voulant pas paraître comme quelqu’un d’impoli, il ajouta plus hésitant.
— Et toi… Du coup ? Qu’est-ce que tu viens faire ici ?
Il se gratta la nuque, non pas que sa présence le gênait. Simplement, car il ignorait quoi dire de plus.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Souvenirs poussiéreux
Mara observa les divers objets plus ou moins poussiéreux qui décoraient la pièce tout en écoutant distraitement la réponse de l'individu. Un débarras... Voilà comment il voyait la pièce. Oui voilà, une pièce encombrée de souvenirs qui n'importent à personne. Les propriétaires du château ont tous la manie de ne rien vouloir jeter. Y en a-t-il un seul qui a réfléchi une seule fois à faire un réel ménage ? Et y en a t'il un seul qui ai seulement visité toutes les pièces du château ? Les quatre seuls le savent... Et l'on se retrouve donc avec ce genre d'amoncellement de métal, des trophées qui encensent des élèves oubliés, et qui ne leur font guère honneur en se couvrant de poussière. Mais le ménage doit être fait de temps en temps, car les plaques sont visibles, et les coupoles de verre assez translucides pour révéler leur contenu.
" Nous sommes dans la salle des trophées." lui signala-t-elle paisiblement, dans l'optique de l'éclairer quant au nom désignant couramment ce lieu.
Le garçon lui explique qu'il a trouvé son propre nom gravé quelque part. La sorcière se fait la réflexion que ceux qui naissent de parents sorciers doivent en effet avoir plus de chance de trouver un intérêt à cette salle. C'est toujours flatteur de se sentir lié aux hauts faits accomplis par ses ancêtres, quand pourtant on a en rien participé à leur accomplissement. Mara quand elle pense à ses parents a rarement un sentiment de fierté. Personne ici n'a jamais rien dit qui puisse la pousser à être fière d'être née moldue. Elle sait qu'elle devrait malgré tout ne jamais avoir honte de ses origines, et être fière de ses parents. Et ce n'est pas qu'elle en a, de la honte, car elle se fiche de ceux qui accordent de l'importance aux conditions dans lesquelles les autres ont grandi. Si quelqu'un n'est pas capable de la voir autrement que par des préjugés, c'est qu'il ou elle n'a rien d'intéressant à lui apporter. Pour autant elle n'a jamais été fière non plus. Elle sait que sa mère est forte, et qu'elle a accompli des choses à son échelle, mais préfère lui être reconnaissante pour sa force, que fière d'en avoir bénéficié.
Après être sortie de ses pensées en clignant des yeux, Mara répondit : "Oh je suis perdue aussi..." elle réfléchit un instant avant d'expliquer : " Tous ces objets sont des récompenses, si quelqu'un de ta famille a son nom dessus c'est qu'il a dû faire des trucs cool, genre être préfet en chef ou un très bon joueur de quidditch ! Pour ma part je ne risque pas de tomber sur mon nom là-dedans..."
Elle s'avança un peu dans la salle, passant à côté du garçon après un bref coup d'œil sur son visage dont la peau lui parût étonnamment blanchâtre, sans doute à cause de la lumière qui l'éclairait. Elle sortit sa baguette et se concentra un instant pour faire apparaitre à son tour une lumière en prononçant "lumos". L'éclat était moins marqué que pour son camarade. Elle ne maitrisait pas encore bien le niveau de luminosité du sortilège, et le plus souvent sa lumière était subtile, presque trop faible. Peut-être n'y mettait-elle pas assez de ses sentiments, ou alors était-ce encore l'un des innombrables caprices de sa baguette. Pour un objet qui était censé l'aider à utiliser ses pouvoirs, elle représentait bien souvent un obstacle de taille lorsqu'elle apprenait un nouveau sort. Certains animaux farouches ne se dressaient pas, c'est pourquoi la jeune sorcière n'insistait pas pour contrôler sa baguette. C'était comme si celle-ci avait sa propre volonté et qu'elle avait besoin d'une certaine quantité de liberté pour être satisfaite. Aussi mieux valait s'en faire une amie qu'une servante, et gagner sa confiance en expérimentant plus qu'en s'acharnant. C'était toujours un travail intéressant de s'entrainer à lancer des sortilèges pour la jeune sorcière. Et même si le bout de bois n'avait jamais voulu l'éclairer autant que la baguette du garçon l'éclairait lui, Mara se satisfaisait de la discrétion qu'elle lui offrait, tant qu'elle pouvait lire et discerner ce que cachait l'obscurité.
Il est perdu aussi, ça ne m'étonne même pas. Je ne vois pas qui pourrait voir un intérêt à chercher cet endroit de son plein gré.
" Nous sommes dans la salle des trophées." lui signala-t-elle paisiblement, dans l'optique de l'éclairer quant au nom désignant couramment ce lieu.
Le garçon lui explique qu'il a trouvé son propre nom gravé quelque part. La sorcière se fait la réflexion que ceux qui naissent de parents sorciers doivent en effet avoir plus de chance de trouver un intérêt à cette salle. C'est toujours flatteur de se sentir lié aux hauts faits accomplis par ses ancêtres, quand pourtant on a en rien participé à leur accomplissement. Mara quand elle pense à ses parents a rarement un sentiment de fierté. Personne ici n'a jamais rien dit qui puisse la pousser à être fière d'être née moldue. Elle sait qu'elle devrait malgré tout ne jamais avoir honte de ses origines, et être fière de ses parents. Et ce n'est pas qu'elle en a, de la honte, car elle se fiche de ceux qui accordent de l'importance aux conditions dans lesquelles les autres ont grandi. Si quelqu'un n'est pas capable de la voir autrement que par des préjugés, c'est qu'il ou elle n'a rien d'intéressant à lui apporter. Pour autant elle n'a jamais été fière non plus. Elle sait que sa mère est forte, et qu'elle a accompli des choses à son échelle, mais préfère lui être reconnaissante pour sa force, que fière d'en avoir bénéficié.
Après être sortie de ses pensées en clignant des yeux, Mara répondit : "Oh je suis perdue aussi..." elle réfléchit un instant avant d'expliquer : " Tous ces objets sont des récompenses, si quelqu'un de ta famille a son nom dessus c'est qu'il a dû faire des trucs cool, genre être préfet en chef ou un très bon joueur de quidditch ! Pour ma part je ne risque pas de tomber sur mon nom là-dedans..."
Elle s'avança un peu dans la salle, passant à côté du garçon après un bref coup d'œil sur son visage dont la peau lui parût étonnamment blanchâtre, sans doute à cause de la lumière qui l'éclairait. Elle sortit sa baguette et se concentra un instant pour faire apparaitre à son tour une lumière en prononçant "lumos". L'éclat était moins marqué que pour son camarade. Elle ne maitrisait pas encore bien le niveau de luminosité du sortilège, et le plus souvent sa lumière était subtile, presque trop faible. Peut-être n'y mettait-elle pas assez de ses sentiments, ou alors était-ce encore l'un des innombrables caprices de sa baguette. Pour un objet qui était censé l'aider à utiliser ses pouvoirs, elle représentait bien souvent un obstacle de taille lorsqu'elle apprenait un nouveau sort. Certains animaux farouches ne se dressaient pas, c'est pourquoi la jeune sorcière n'insistait pas pour contrôler sa baguette. C'était comme si celle-ci avait sa propre volonté et qu'elle avait besoin d'une certaine quantité de liberté pour être satisfaite. Aussi mieux valait s'en faire une amie qu'une servante, et gagner sa confiance en expérimentant plus qu'en s'acharnant. C'était toujours un travail intéressant de s'entrainer à lancer des sortilèges pour la jeune sorcière. Et même si le bout de bois n'avait jamais voulu l'éclairer autant que la baguette du garçon l'éclairait lui, Mara se satisfaisait de la discrétion qu'elle lui offrait, tant qu'elle pouvait lire et discerner ce que cachait l'obscurité.
#6B3CBC
Souvenirs poussiéreux
Elle ne mit pas longtemps à lui répondre, ils étaient donc dans la salle des trophées, c’était bien là une information utile. En même temps il se trouvait désormais bien bête de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il était dans une salle remplie de coupes, de médailles, et de babioles, c’était certain qu’il ne s’agissait pas d’un salon de thé. Il se maudissait pour avoir posé une question si stupide. Après tout, lui qui était un sorcier depuis sa naissance il aurait dû le savoir. Ou au moins, en entendre parler dans un bouquin. Il pestait à voix basse sur son manque de logique. Il se remit à se gratter la nuque alors que la jeune fille poursuivait en disant que son ancêtre, enfin si c’était bien le cas avait du faire quelque chose de spécial et que ce n’était pas près d’arrivé pour elle. D’un côté Henry se sentait fier d’avoir quelqu’un et pas elle. Mais cette fierté fut passagère. C’était malsain, et il s’en voulut d’avoir pensé ainsi l’espace d’un instant.
Il se gratta la tête avant de faire le lien. Elle devait être née-moldue, et en effet elle avait raison aucun risque qu’elle retrouve quelqu’un de sa famille. Mais si ça se trouve, elle n’était pas la première sorcière de sa famille. Les nés-moldus ne sont pas exceptionnellement rare. De fait, il était probable qu’un de ses lointains cousins soit un sorcier. L’hypothèse tenait la route, et légèrement gêné, ne voulant pas la mettre mal à l’aise et tout en dépoussiérant une vitrine, à la lueur de sa baguette, il dit :
- Après tout, si ça se trouve un de tes lointains ancêtres était lui aussi un sorcier. Les nés-moldu sont peut être rare, mais pas exceptionnel. Enfin je veux dire que ce n’est pas quelque chose de « miraculeux ». D’ailleurs je me demande ce qui fait qu’un enfant de deux non-sorciers peut être un sorcier. J’avoue que la réponse m’intéresse beaucoup. Mais par contre je ne supporte pas trop cette haine que certains on concernant les moldus ou né-moldu. Surtout depuis qu’il y a eu un changement de pouvoir. Personnellement, mon père est un sorcier, mais ma mère non. Bon, c’est une mégère, mais ça ne vient pas du fait qu’elle est Moldu, enfin je ne pense pas. Et puis, j’ai découvert y’a pas longtemps que j’ai des pouvoirs magiques, mais franchement ce n’est pas terrible ni très rassurant ce qu’il se passe en ce moment.
Il continua de dépoussiérer la vitrine, soufflant dessus. Il se demandait vraiment si le ménage était fait régulièrement ici. Après tout, il était improbable que cet endroit soit laissé à l’abandon, il eût vu passé des récompenses récentes : 2035, 2040, et même 2043. Donc à chaque fois qu’il entrepose quelque chose pourquoi ne pas faire un brin de ménage ? Après tout, il existait bien un sort pour ranger une valise. Un élève plus grand lui avait appris il n’y a pas longtemps en le voyant galérer avec sa malle dans les dortoirs. Il faut dire qu’Henry était un proche synonyme de bordélique, enfin surtout sa valise. Il n’avait pas trop su quoi prendre dedans pour venir en septembre, mais il l’avait bien vite ouverte, et désormais il lui arrivait de trouver une chaussette solitaire proche de son lit à croire qu’elle réapparaissait comme par miracle. À moins qu’un chat ne lui pique volontairement.
Elle venait d’allumer sa baguette, la lueur qui émanait de sa baguette était plus faible que la sienne, tant mieux, il avait une certaine fierté typiquement Serpentard, et il aimait être le meilleur avec la magie, cherchant à rattraper des années d’ignorances de tout son potentiel. Il observa avec attention une coupe de Quidditch, il avait entendu parler de ce sport. Visiblement pour les sorciers le Quidditch était ce qu’est le football pour les Moldus, un sport quasiment international. Il ne connaissait pas les joueurs de son équipe, mais aucun doute qu’il devait être ne célèbre. Henry se rêvait un jour membre de l'équipe de Quidditch, pourquoi pas Capitaine, après tout. Il fallait être ambitieux sans quoi on était oublié. C’était bien là ce qui lui faisait le plus peur à vrai dire. Il continua d’inspecter les différentes coupes et la poussière qui en émanait l’indisposait de plus en plus. Non pas qu’il y était allergique, simplement car elle lui chatouillait les narines. Elle l’indisposait tellement qu’il fut pris d’une quinte d’éternuement et ajouta :
- Je ne comprends pas pourquoi le ménage n’est pas fait ici. Ça doit bien exister un sortilège pour nettoyer la poussière, il y a bien des sortilèges pour ranger des valises après tout. Et puis même il y a des trucs récents dedans donc c’est que ça ne doit pas les gêner.
Pardon pour le retard
Il se gratta la tête avant de faire le lien. Elle devait être née-moldue, et en effet elle avait raison aucun risque qu’elle retrouve quelqu’un de sa famille. Mais si ça se trouve, elle n’était pas la première sorcière de sa famille. Les nés-moldus ne sont pas exceptionnellement rare. De fait, il était probable qu’un de ses lointains cousins soit un sorcier. L’hypothèse tenait la route, et légèrement gêné, ne voulant pas la mettre mal à l’aise et tout en dépoussiérant une vitrine, à la lueur de sa baguette, il dit :
- Après tout, si ça se trouve un de tes lointains ancêtres était lui aussi un sorcier. Les nés-moldu sont peut être rare, mais pas exceptionnel. Enfin je veux dire que ce n’est pas quelque chose de « miraculeux ». D’ailleurs je me demande ce qui fait qu’un enfant de deux non-sorciers peut être un sorcier. J’avoue que la réponse m’intéresse beaucoup. Mais par contre je ne supporte pas trop cette haine que certains on concernant les moldus ou né-moldu. Surtout depuis qu’il y a eu un changement de pouvoir. Personnellement, mon père est un sorcier, mais ma mère non. Bon, c’est une mégère, mais ça ne vient pas du fait qu’elle est Moldu, enfin je ne pense pas. Et puis, j’ai découvert y’a pas longtemps que j’ai des pouvoirs magiques, mais franchement ce n’est pas terrible ni très rassurant ce qu’il se passe en ce moment.
Il continua de dépoussiérer la vitrine, soufflant dessus. Il se demandait vraiment si le ménage était fait régulièrement ici. Après tout, il était improbable que cet endroit soit laissé à l’abandon, il eût vu passé des récompenses récentes : 2035, 2040, et même 2043. Donc à chaque fois qu’il entrepose quelque chose pourquoi ne pas faire un brin de ménage ? Après tout, il existait bien un sort pour ranger une valise. Un élève plus grand lui avait appris il n’y a pas longtemps en le voyant galérer avec sa malle dans les dortoirs. Il faut dire qu’Henry était un proche synonyme de bordélique, enfin surtout sa valise. Il n’avait pas trop su quoi prendre dedans pour venir en septembre, mais il l’avait bien vite ouverte, et désormais il lui arrivait de trouver une chaussette solitaire proche de son lit à croire qu’elle réapparaissait comme par miracle. À moins qu’un chat ne lui pique volontairement.
Elle venait d’allumer sa baguette, la lueur qui émanait de sa baguette était plus faible que la sienne, tant mieux, il avait une certaine fierté typiquement Serpentard, et il aimait être le meilleur avec la magie, cherchant à rattraper des années d’ignorances de tout son potentiel. Il observa avec attention une coupe de Quidditch, il avait entendu parler de ce sport. Visiblement pour les sorciers le Quidditch était ce qu’est le football pour les Moldus, un sport quasiment international. Il ne connaissait pas les joueurs de son équipe, mais aucun doute qu’il devait être ne célèbre. Henry se rêvait un jour membre de l'équipe de Quidditch, pourquoi pas Capitaine, après tout. Il fallait être ambitieux sans quoi on était oublié. C’était bien là ce qui lui faisait le plus peur à vrai dire. Il continua d’inspecter les différentes coupes et la poussière qui en émanait l’indisposait de plus en plus. Non pas qu’il y était allergique, simplement car elle lui chatouillait les narines. Elle l’indisposait tellement qu’il fut pris d’une quinte d’éternuement et ajouta :
- Je ne comprends pas pourquoi le ménage n’est pas fait ici. Ça doit bien exister un sortilège pour nettoyer la poussière, il y a bien des sortilèges pour ranger des valises après tout. Et puis même il y a des trucs récents dedans donc c’est que ça ne doit pas les gêner.
Pardon pour le retard
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Souvenirs poussiéreux
La sorcière ambula tranquillement entre les objets, lisant les noms sans trop s'en soucier. Y avait-il une chance qu'elle trouve le sien ? Elle y réfléchit sérieusement avant de se raviser. Si elle avait un ancêtre sorcier, elle n'en avait jamais entendu parler et ne l'avait jamais connu, alors peu lui importait.
" Des sorciers dans mes ancêtres ? Peut-être... Je n'accorde pas beaucoup d'importance à mes ancêtres de toute manière, ma famille c'est celle que je connais."
Elle se demanda comment cela pouvait être d'avoir des sorciers dans ses parents et grands-parents. Cela lui aurait sans doute permis de découvrir le monde auquel elle était censée appartenir plus tôt, et elle aurait ou vivre ça avec sa sœur si elle avait aussi été sorcière. Mais les choses étaient ce qu'elle était, et ce n'était pas si problématique tant qu'elle ne croisait pas l'une de ces personnes qui avaient une aversion pour les moldus.
Comme le disait le garçon, les derniers évènements politiques n'avaient pas été très en faveur de ceux dont certains proches étaient moldus. Cette haine était incompréhensible, et de ce que Mara connaissait de l'histoire moldu, elle lui rappelait beaucoup toutes les formes de rejet sans fondement qui avaient abouti à la persécution d'un groupe. Il y avait même dans la volonté d'une pureté de sang, un parallèle frappant avec les idéologies fascistes et leurs idées d'une race plus élevée que les autres. L'humanité était-elle donc vouée à répéter les mêmes schémas ?
"La haine non justifiée en général, est haïssable. J'aimerais voir la persécution disparaitre, même si il est plus dur de s'engager dans cette voie lorsque le gouvernement n'est pas de notre côté. Tu as de la chance d'avoir un parent sorcier, au moins tu peux demander de l'aide quand tu ne comprends pas certaines choses..."
Elle n'était pas encore certaine du métier qu'elle voulait exercer plus tard, mais la justice était un sujet qui lui tenait à cœur. Mais il était difficile de trouver quelles matières étudier parmi celles enseignées à Poudlard pour cela, car aucun cours de droit n'était donné avant les études supérieures.
Une chose était sure, ce n'est pas parce qu'elle n'était pas particulièrement douée en sortilèges qu'elle n'aimait pas en jeter. La métamorphose tout particulièrement était l'un de ses cours préféré. Si elle ne trouvait pas la possibilité de s'orienter vers les métiers du tribunal, ce serait l'autre champ de possibilité qu'elle voudrait exploiter. Elle ne savait pas encore quels métiers cela pourrait concerner, appart celui de professeur, mais elle avait encore tout le temps d'y réfléchir.
Son attention se recentra sur la salle dans laquelle elle se trouvait et la couche de poussière qui y trainait. Elle se souvenait de quelques sorts ménagers appris en sortilège, mais ce n'étaient sans doute pas ceux qui l'avaient le plus marquée. Faire le ménage, avec ou sans magie, restait une activité qu'elle évitait comme la peste. "Ce ne serait pas si dur à nettoyer non. Mais bon, je comprends que cette salle soit oubliée, elle n'a pas grand intérêt appart flatter l'ego de ceux qui retrouvent leur nom ici. Avec la taille que fait le chateau, le concierge et les elfes doivent avoir bien mieux à faire ailleurs !"
Elle savait que sa phrase manquait un peu de tact, mais ça lui était égal. Si il y avait bien une catégorie de personnes avec lesquelles elle ne s'entendait pas c'était les gens prétentieux et si le garçon faisait partie de cette catégorie, elle le saurait ainsi rapidement. C'était pour elle une tare dont il fallait se débarrasser à tout prix. Et surtout elle n'appréciait pas qu'on puisse être prétentieux en ne se vantant que de hauts faits dont on est pas responsable. Comment peut-on seulement se penser meilleur que les autres à cause du sang qui coule dans nos veines ?
Porter certains noms, naitre avec certaines particularités biologiques, pouvait très facilement changer le cours d'une vie. Et pourtant comment pouvait-on juger quelqu'un par rapport à ses géniteurs ? Comment ne pouvait-on même pas essayer, ne serait-ce qu'au début, de chercher à voir derrière ses propres préjugés ? Les idées préconçues étaient quelque chose que Mara trouvait profondément injuste. Heureusement pour elle, Poufsouffle était la maison de l'ouverture d'esprit et de la tolérance, et ses élèves étaient plutôt à l'image de leurs valeurs.
" Des sorciers dans mes ancêtres ? Peut-être... Je n'accorde pas beaucoup d'importance à mes ancêtres de toute manière, ma famille c'est celle que je connais."
Elle se demanda comment cela pouvait être d'avoir des sorciers dans ses parents et grands-parents. Cela lui aurait sans doute permis de découvrir le monde auquel elle était censée appartenir plus tôt, et elle aurait ou vivre ça avec sa sœur si elle avait aussi été sorcière. Mais les choses étaient ce qu'elle était, et ce n'était pas si problématique tant qu'elle ne croisait pas l'une de ces personnes qui avaient une aversion pour les moldus.
Comme le disait le garçon, les derniers évènements politiques n'avaient pas été très en faveur de ceux dont certains proches étaient moldus. Cette haine était incompréhensible, et de ce que Mara connaissait de l'histoire moldu, elle lui rappelait beaucoup toutes les formes de rejet sans fondement qui avaient abouti à la persécution d'un groupe. Il y avait même dans la volonté d'une pureté de sang, un parallèle frappant avec les idéologies fascistes et leurs idées d'une race plus élevée que les autres. L'humanité était-elle donc vouée à répéter les mêmes schémas ?
"La haine non justifiée en général, est haïssable. J'aimerais voir la persécution disparaitre, même si il est plus dur de s'engager dans cette voie lorsque le gouvernement n'est pas de notre côté. Tu as de la chance d'avoir un parent sorcier, au moins tu peux demander de l'aide quand tu ne comprends pas certaines choses..."
Elle n'était pas encore certaine du métier qu'elle voulait exercer plus tard, mais la justice était un sujet qui lui tenait à cœur. Mais il était difficile de trouver quelles matières étudier parmi celles enseignées à Poudlard pour cela, car aucun cours de droit n'était donné avant les études supérieures.
Une chose était sure, ce n'est pas parce qu'elle n'était pas particulièrement douée en sortilèges qu'elle n'aimait pas en jeter. La métamorphose tout particulièrement était l'un de ses cours préféré. Si elle ne trouvait pas la possibilité de s'orienter vers les métiers du tribunal, ce serait l'autre champ de possibilité qu'elle voudrait exploiter. Elle ne savait pas encore quels métiers cela pourrait concerner, appart celui de professeur, mais elle avait encore tout le temps d'y réfléchir.
Son attention se recentra sur la salle dans laquelle elle se trouvait et la couche de poussière qui y trainait. Elle se souvenait de quelques sorts ménagers appris en sortilège, mais ce n'étaient sans doute pas ceux qui l'avaient le plus marquée. Faire le ménage, avec ou sans magie, restait une activité qu'elle évitait comme la peste. "Ce ne serait pas si dur à nettoyer non. Mais bon, je comprends que cette salle soit oubliée, elle n'a pas grand intérêt appart flatter l'ego de ceux qui retrouvent leur nom ici. Avec la taille que fait le chateau, le concierge et les elfes doivent avoir bien mieux à faire ailleurs !"
Elle savait que sa phrase manquait un peu de tact, mais ça lui était égal. Si il y avait bien une catégorie de personnes avec lesquelles elle ne s'entendait pas c'était les gens prétentieux et si le garçon faisait partie de cette catégorie, elle le saurait ainsi rapidement. C'était pour elle une tare dont il fallait se débarrasser à tout prix. Et surtout elle n'appréciait pas qu'on puisse être prétentieux en ne se vantant que de hauts faits dont on est pas responsable. Comment peut-on seulement se penser meilleur que les autres à cause du sang qui coule dans nos veines ?
Porter certains noms, naitre avec certaines particularités biologiques, pouvait très facilement changer le cours d'une vie. Et pourtant comment pouvait-on juger quelqu'un par rapport à ses géniteurs ? Comment ne pouvait-on même pas essayer, ne serait-ce qu'au début, de chercher à voir derrière ses propres préjugés ? Les idées préconçues étaient quelque chose que Mara trouvait profondément injuste. Heureusement pour elle, Poufsouffle était la maison de l'ouverture d'esprit et de la tolérance, et ses élèves étaient plutôt à l'image de leurs valeurs.
#6B3CBC
Souvenirs poussiéreux
Il ne savait pas trop sur quels pieds dansés avec cette camarade. Elle semblait s’ennuyer de beaucoup de choses. De cette salle, de sa présence, de leur discussion. Il ne savait pas trop quoi dire, pour ne pas paraître égocentrique, ou bien égoïste. C’était un exercice bien difficile pour lui. Elle se fichait d’avoir des ancêtres sorciers. À vrai dire, d’ordinaire lui non n’accordait pas trop d’importance à ses aïeux. Il s’agissait simplement d’un concours de circonstances. D’ordinaire rien ne l’aurait poussé à chercher ici. Mais il faut dire que cela flattait le fond de Serpentard en lui. Alors il s’en ravissait. Mais ce n’était pas là l’image de lui qu’il voulait renvoyer. Elle lui parlait de son père qui était sorcier. Elle y voyait là une chance, lui plutôt une trahison. Son humeur changea, cela faisait déjà plusieurs mois, et même s’il l’avait en grande partie digéré, le fait d’évoquer le sujet restait épineux avec le petit blond.
— Je ne sais pas vraiment si j’appellerai ça une chance. Mon père savait pertinemment à ma naissance que j’étais un sorcier. Et pourtant il n’a rien dit. Pendant 11 ans j’ai vécu comme si de rien n’était. Je t’avoue que je suis tombé de haut quand j’ai découvert qu’on m’avait caché qui j’étais depuis tout ce temps. Apparemment c’était la volonté de ma mère. J’ai même l’impression qu’elle me déteste pour ce que je suis, ou alors qu’on lui a jeté un sort de cœur de pierre. Enfin bref, je ne qualifierai pas ça de chance. Mais je suis totalement d’accord concernant les persécutions. Les sorciers extrémistes prétendent être meilleurs que les Moldus, mais ils répètent les mêmes erreurs. Alors au final, est-ce que la persécution et la haine ne sont pas le propre de l’Homme dans son ensemble. Franchement j’ai tendance à le penser, certes nous on à la magie, mais quand on voit ce qu’on en fait, je ne suis pas si sur que ça que ce soit un cadeau finalement, plus un poison. J’ai l’impression que les sorciers ont toujours utilisé la magie de façon un peu égoïste depuis qu’ils sont dans le secret. L’étroitesse d’esprit c’est vraiment une plaie.
Il prit le temps de mettre en ordre ses idées à vrai dire, l’entendre parler devait être ennuyeux pour la jeune fille, vu qu’il parlait vite, qu’il posait des questions auquel il répondait. Mais il fallait dire que la question était très intéressante, lui qui aimait si bien réfléchir. À vrai dire il avait soulevé une question intéressante pour lui, la magie était elle un bénéfice ou un fléau. La réponse était plus que nuancée.
— Quand on sait que la magie peut provoquer la Mort, amputer des membres, et à la fois guérir les maux, faire le ménage, et bien d’autres choses. On est finalement en droit de se poser la question de ce qui fait que la magie est ce qu’elle est. Est-ce sa nature, ou bien ce qu’en font ceux qui peuvent exploiter son potentiel ? Franchement je ne sais pas. J’avoue que cette incompréhension me frustre. Après tout, pourquoi nous et pas un autre ? D’où vient le potentiel qu’on a d’exploiter la magie, et puis dans le fond qu’est ce que c’est la magie ? Désolé, je pose trop de questions…
Il venait littéralement de l’abreuver de parole, peut être que cela ne l’intéressait pas après tout. Il posait beaucoup de questions, surtout pour un gamin de son âge. Peut-être qu’elle n’aimait pas ça, trop réfléchir. Mais du peu qu’il avait vu de cette jeune fille elle semblait avoir des opinions. Il était curieux d’entendre ses réponses à toutes ses questions. À vrai dire, il en avait désormais presque complètement oublié ce badge dans une armoire poussiéreuse et dans un recoin quelconque de cette pièce. Sa dernière réplique lui revint en tête, presque accusatrice, le considérait-elle vraiment comme quelqu’un qui cherchait à flatter son égo. Certes, le petit blond en possédait un assez gros, mais il se le flattait déjà bien assez tout seul. Nul besoin des autres. Enfin, c’est ce qu’il pensait, mais il faut dire que l’admiration était quelque chose qu’il recherchait. Cela faisait-il de lui un égoïste ? Vraisemblablement, mais il était bien plus que cela et le réduire à ce simple trait de sa personnalité n’était ni équitable ni juste. Il prit alors une dernière fois la parole.
— Je ne crois pas être quelqu’un qui aime qu’on lui flatte l’égo tout le temps. Après je reconnais que je suis comme tout le monde, j’aimerais être admiré pour ce que je fais, pour mon savoir. Si ça fait de moi quelqu’un de mauvais, franchement je ne sais pas. Je ne pense pas, je suis humain après tout. Au fond de toi, toi aussi tu te soucis du regard des autres, tu auras beau le nié c’est un peu vrai. Après franchement, c’est qu’un badge de quelqu’un que je ne connais pas, surement qu’il n’a même aucun rapport avec moi. C’est un simple coup de chance pour le coup et ça ne va pas changer qui je suis pour autant.
— Je ne sais pas vraiment si j’appellerai ça une chance. Mon père savait pertinemment à ma naissance que j’étais un sorcier. Et pourtant il n’a rien dit. Pendant 11 ans j’ai vécu comme si de rien n’était. Je t’avoue que je suis tombé de haut quand j’ai découvert qu’on m’avait caché qui j’étais depuis tout ce temps. Apparemment c’était la volonté de ma mère. J’ai même l’impression qu’elle me déteste pour ce que je suis, ou alors qu’on lui a jeté un sort de cœur de pierre. Enfin bref, je ne qualifierai pas ça de chance. Mais je suis totalement d’accord concernant les persécutions. Les sorciers extrémistes prétendent être meilleurs que les Moldus, mais ils répètent les mêmes erreurs. Alors au final, est-ce que la persécution et la haine ne sont pas le propre de l’Homme dans son ensemble. Franchement j’ai tendance à le penser, certes nous on à la magie, mais quand on voit ce qu’on en fait, je ne suis pas si sur que ça que ce soit un cadeau finalement, plus un poison. J’ai l’impression que les sorciers ont toujours utilisé la magie de façon un peu égoïste depuis qu’ils sont dans le secret. L’étroitesse d’esprit c’est vraiment une plaie.
Il prit le temps de mettre en ordre ses idées à vrai dire, l’entendre parler devait être ennuyeux pour la jeune fille, vu qu’il parlait vite, qu’il posait des questions auquel il répondait. Mais il fallait dire que la question était très intéressante, lui qui aimait si bien réfléchir. À vrai dire il avait soulevé une question intéressante pour lui, la magie était elle un bénéfice ou un fléau. La réponse était plus que nuancée.
— Quand on sait que la magie peut provoquer la Mort, amputer des membres, et à la fois guérir les maux, faire le ménage, et bien d’autres choses. On est finalement en droit de se poser la question de ce qui fait que la magie est ce qu’elle est. Est-ce sa nature, ou bien ce qu’en font ceux qui peuvent exploiter son potentiel ? Franchement je ne sais pas. J’avoue que cette incompréhension me frustre. Après tout, pourquoi nous et pas un autre ? D’où vient le potentiel qu’on a d’exploiter la magie, et puis dans le fond qu’est ce que c’est la magie ? Désolé, je pose trop de questions…
Il venait littéralement de l’abreuver de parole, peut être que cela ne l’intéressait pas après tout. Il posait beaucoup de questions, surtout pour un gamin de son âge. Peut-être qu’elle n’aimait pas ça, trop réfléchir. Mais du peu qu’il avait vu de cette jeune fille elle semblait avoir des opinions. Il était curieux d’entendre ses réponses à toutes ses questions. À vrai dire, il en avait désormais presque complètement oublié ce badge dans une armoire poussiéreuse et dans un recoin quelconque de cette pièce. Sa dernière réplique lui revint en tête, presque accusatrice, le considérait-elle vraiment comme quelqu’un qui cherchait à flatter son égo. Certes, le petit blond en possédait un assez gros, mais il se le flattait déjà bien assez tout seul. Nul besoin des autres. Enfin, c’est ce qu’il pensait, mais il faut dire que l’admiration était quelque chose qu’il recherchait. Cela faisait-il de lui un égoïste ? Vraisemblablement, mais il était bien plus que cela et le réduire à ce simple trait de sa personnalité n’était ni équitable ni juste. Il prit alors une dernière fois la parole.
— Je ne crois pas être quelqu’un qui aime qu’on lui flatte l’égo tout le temps. Après je reconnais que je suis comme tout le monde, j’aimerais être admiré pour ce que je fais, pour mon savoir. Si ça fait de moi quelqu’un de mauvais, franchement je ne sais pas. Je ne pense pas, je suis humain après tout. Au fond de toi, toi aussi tu te soucis du regard des autres, tu auras beau le nié c’est un peu vrai. Après franchement, c’est qu’un badge de quelqu’un que je ne connais pas, surement qu’il n’a même aucun rapport avec moi. C’est un simple coup de chance pour le coup et ça ne va pas changer qui je suis pour autant.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
