Boys don’t cry
[PV : Adrien Law]
Dimanche 25 juin 2045
15h30
-Toilettes des garçons-
Mamina avait quitté l’Écosse depuis vingt ans, après le décès du grand-père maternel de Gabryel. Sa peine avait été trop difficile à surmonter, elle avait eu besoin de se reconstruire dans son pays natal. Le jeune Gryffon n’avait pas eu la chance de le connaître. Louis Chambon était décédé d’une crise cardiaque à l’âge de quarante ans alors qu’il se rendait au travail, quelques mois avant l’entrée à Poudlard de sa fille Flora. Chauffeur de bus à Londres, il avait toujours eu le coeur fragile. Mamina disait souvent que son époux était un homme gentil et doux, proche des gens et attentif à leur bien-être.
Une fois qu’elle eu confié Flora à sa soeur Mary, Mamina avait donc regagné Paris, après avoir enterré l’amour de sa vie. Elle était entrée à trente neuf ans dans une longue et douloureuse dépression. Elle s’était installée dans un petit appartement sous les toits du quartier du Louvre, au pied de la Comédie-Française et à deux pas du jardin du Palais Royal. Elle tenta d’y reprendre goût à la vie. Sa passion pour la cartomancie et l’étude des runes lui permit de remonter la pente. Mamina dispensa rapidement des consultations à domicile auprès de voisins ou d’amis friands de ses conseils avisés. Sa notoriété augmenta au fil des ans et elle vécu correctement jusqu’à pouvoir prendre une retraite confortable.
Gabryel, dont elle s’était beaucoup occupé durant les nombreux étés que l’enfant avait passé en France, lui manquait beaucoup. Une relation tendre et puissante existait entre la grand-mère et le petit fils. La santé de la vieille dame commença à décliner quelques mois après l’entrée de Gabryel à l’école des sorciers. Depuis, les parents du jeune garçon se rendaient régulièrement à son chevet. « Rien de bien grave, elle est simplement très fatiguée » écrivait Angel Fleurdelys à son fils dans ce dernier hibou qui lui annonçait qu’il resterait une fois encore à Poudlard pour les vacances de juillet-août, car ils rejoignaient Mamina à Paris pour veiller sur elle. Cela faisait deux ans maintenant que l’Écossais n’avait plus revu sa famille.
Assis par terre, contre les lavabos des toilettes des garçons, à l’abri des regards de ses camarades, le jeune Gryffon pleurait doucement en relisant encore et encore le message de son père.
Dimanche 25 juin 2045
15h30
-Toilettes des garçons-
Mamina avait quitté l’Écosse depuis vingt ans, après le décès du grand-père maternel de Gabryel. Sa peine avait été trop difficile à surmonter, elle avait eu besoin de se reconstruire dans son pays natal. Le jeune Gryffon n’avait pas eu la chance de le connaître. Louis Chambon était décédé d’une crise cardiaque à l’âge de quarante ans alors qu’il se rendait au travail, quelques mois avant l’entrée à Poudlard de sa fille Flora. Chauffeur de bus à Londres, il avait toujours eu le coeur fragile. Mamina disait souvent que son époux était un homme gentil et doux, proche des gens et attentif à leur bien-être.
Une fois qu’elle eu confié Flora à sa soeur Mary, Mamina avait donc regagné Paris, après avoir enterré l’amour de sa vie. Elle était entrée à trente neuf ans dans une longue et douloureuse dépression. Elle s’était installée dans un petit appartement sous les toits du quartier du Louvre, au pied de la Comédie-Française et à deux pas du jardin du Palais Royal. Elle tenta d’y reprendre goût à la vie. Sa passion pour la cartomancie et l’étude des runes lui permit de remonter la pente. Mamina dispensa rapidement des consultations à domicile auprès de voisins ou d’amis friands de ses conseils avisés. Sa notoriété augmenta au fil des ans et elle vécu correctement jusqu’à pouvoir prendre une retraite confortable.
Gabryel, dont elle s’était beaucoup occupé durant les nombreux étés que l’enfant avait passé en France, lui manquait beaucoup. Une relation tendre et puissante existait entre la grand-mère et le petit fils. La santé de la vieille dame commença à décliner quelques mois après l’entrée de Gabryel à l’école des sorciers. Depuis, les parents du jeune garçon se rendaient régulièrement à son chevet. « Rien de bien grave, elle est simplement très fatiguée » écrivait Angel Fleurdelys à son fils dans ce dernier hibou qui lui annonçait qu’il resterait une fois encore à Poudlard pour les vacances de juillet-août, car ils rejoignaient Mamina à Paris pour veiller sur elle. Cela faisait deux ans maintenant que l’Écossais n’avait plus revu sa famille.
Assis par terre, contre les lavabos des toilettes des garçons, à l’abri des regards de ses camarades, le jeune Gryffon pleurait doucement en relisant encore et encore le message de son père.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Boys don’t cry
Deux ans, il se disait que le temps passait vite. Il avait beau regarder sur sa montre à maintes reprises, la date indiquée était bien le 25 juin. L'année scolaire se terminait, il avait acquis de nouvelles connaissances, il en était fier. Bien que très stressé, il s'en était bien sorti. Cela le rendait triste de savoir que la deuxième année était déjà finie. Son envie de démontrer qu'il méritait le titre de sorcier l'avait poussé à travailler énormément ses cours au détriment des relations qu'il avait avec ses camarades.
Il avait ce sentiment de ne pas avoir assez profité de beaux moments avec ses amis. Il n'avait pas été absent, mais il aurait pu être plus présent. Maintenant qu'il avait fini sa deuxième année excellement, il se promit de plus profiter. Il y aurait toujours des gens qui le regarderaient bizarrement, car il vient d'une famille moldu. Il devait l'accepter et faire abstraction de ces personnes. Peu importe ses points, les gens bornés ne changeraient pas leur avis sur lui.
Il se remémora son année à Poudlard. Il avait tout de même fait de nouvelles connaissances, il avait pris un peu plus confiance en lui. Il avait osé vaincre sa peur pour sortir en pleine nuit dans les couloirs. Une fois qu'on avait essayé, on avait envie de recommencer. Les choses étaient tellement différentes en pleine nuit. Ce n'était pas le fait de ne pas respecter les règles qui motivait ses sorties nocturnes, c'était le silence, le fait de profiter pour regarder les étoiles en haut de la tour d'astronomie, rencontrer des gens de manière inattendue.
Oui ,il en avait fait des rencontres en pleine nuit et c'était sans doute celles qui lui donnaient les plus beaux souvenirs. Bientôt, cela allait se terminer, il rentrerait chez lui. Il était content de revoir sa famille, il avait eu que très peu de nouvelles. Il ne doutait pas que sa famille serait plus prolixe une fois qu'il serait de retour à la maison. Ses parents étaient très anxieux, la situation un peu instable n'aidait pas. D'un côté, Adrien était content de retrouver ses proches mais d'un autre côté, il était un peu triste de quitter l'endroit où il se trouvait avec ses semblables, où il avait l'impression d'être un peu plus lui.
Il savait que ça n'était que partie remise, cela le consola. Il espérait que rien de grave n'arriverait qui pourrait empêcher le retour des élèves à Poudlard. Il décida de mettre de côté cette possibilité, cela ne servait à rien d'avoir des pensées pessimistes. Il reprit son sourire habituel, il avait envie de profiter au mieux de ses derniers instants dans le château.
Une envie pressante le mena vers les toilettes. Il se dirigea vers la toilette la plus proche. En sortant, son ouï se concentra sur un bruit. Il ne comprit pas tout de suite d'où ça venait. Il se rapprocha du lieu, le bruit devint plus perceptible. Après quelques secondes, il comprit que quelqu'un était entrain de pleurer. Adrien était hésitant, fallait-il qu'il se rapproche ou qu'il fasse mine de rien? Sa réflexion fut arrêtée lorsque son regard trouva le lieu d'origine de ces pleurs.
Adrien ne prit pas beaucoup de temps pour reconnaître son ami. Il était là au sol, contre les lavabos des toilettes, il semblait tenir une lettre. Cela devait être la source de sa tristesse. Adrien ne pouvait pas laisser Gabryel dans un tel état. Au fond, Adrien l'appréciait beaucoup, il avait une grande affection pour lui. Depuis leur première rencontre, il avait ressenti quelque chose qu'il ne savait expliquer avec des mots.
Un peu hésitant, il marcha discrètement dans la direction de Gabryel. Quand il fut à quelques mètres de son ami, il racla un peu sa gorge pour signifier sa présence. Il avait envie de le prendre dans ses bras mais il se ravisa, il craignait que ce geste soit mal interprété. Il prit une grande respiration, il ne savait pas s'il trouverait les bons mots mais il ferait au mieux.
- Je ne veux pas te déranger Gabryel mais je t'ai entendu et je ne voulais pas partir comme si de rien n'était. Qu'est-ce qu'il se passe? Pourquoi es-tu isolé dans les toilettes?
Il se sentait un peu bête et rougit. Il ne savait pas si c'était la meilleure manière d'approcher quelqu'un qui semblait triste. Il espérait que Gabryel répondrait au moins, sinon il serait très mal à l'aise.
Il avait ce sentiment de ne pas avoir assez profité de beaux moments avec ses amis. Il n'avait pas été absent, mais il aurait pu être plus présent. Maintenant qu'il avait fini sa deuxième année excellement, il se promit de plus profiter. Il y aurait toujours des gens qui le regarderaient bizarrement, car il vient d'une famille moldu. Il devait l'accepter et faire abstraction de ces personnes. Peu importe ses points, les gens bornés ne changeraient pas leur avis sur lui.
Il se remémora son année à Poudlard. Il avait tout de même fait de nouvelles connaissances, il avait pris un peu plus confiance en lui. Il avait osé vaincre sa peur pour sortir en pleine nuit dans les couloirs. Une fois qu'on avait essayé, on avait envie de recommencer. Les choses étaient tellement différentes en pleine nuit. Ce n'était pas le fait de ne pas respecter les règles qui motivait ses sorties nocturnes, c'était le silence, le fait de profiter pour regarder les étoiles en haut de la tour d'astronomie, rencontrer des gens de manière inattendue.
Oui ,il en avait fait des rencontres en pleine nuit et c'était sans doute celles qui lui donnaient les plus beaux souvenirs. Bientôt, cela allait se terminer, il rentrerait chez lui. Il était content de revoir sa famille, il avait eu que très peu de nouvelles. Il ne doutait pas que sa famille serait plus prolixe une fois qu'il serait de retour à la maison. Ses parents étaient très anxieux, la situation un peu instable n'aidait pas. D'un côté, Adrien était content de retrouver ses proches mais d'un autre côté, il était un peu triste de quitter l'endroit où il se trouvait avec ses semblables, où il avait l'impression d'être un peu plus lui.
Il savait que ça n'était que partie remise, cela le consola. Il espérait que rien de grave n'arriverait qui pourrait empêcher le retour des élèves à Poudlard. Il décida de mettre de côté cette possibilité, cela ne servait à rien d'avoir des pensées pessimistes. Il reprit son sourire habituel, il avait envie de profiter au mieux de ses derniers instants dans le château.
Une envie pressante le mena vers les toilettes. Il se dirigea vers la toilette la plus proche. En sortant, son ouï se concentra sur un bruit. Il ne comprit pas tout de suite d'où ça venait. Il se rapprocha du lieu, le bruit devint plus perceptible. Après quelques secondes, il comprit que quelqu'un était entrain de pleurer. Adrien était hésitant, fallait-il qu'il se rapproche ou qu'il fasse mine de rien? Sa réflexion fut arrêtée lorsque son regard trouva le lieu d'origine de ces pleurs.
Adrien ne prit pas beaucoup de temps pour reconnaître son ami. Il était là au sol, contre les lavabos des toilettes, il semblait tenir une lettre. Cela devait être la source de sa tristesse. Adrien ne pouvait pas laisser Gabryel dans un tel état. Au fond, Adrien l'appréciait beaucoup, il avait une grande affection pour lui. Depuis leur première rencontre, il avait ressenti quelque chose qu'il ne savait expliquer avec des mots.
Un peu hésitant, il marcha discrètement dans la direction de Gabryel. Quand il fut à quelques mètres de son ami, il racla un peu sa gorge pour signifier sa présence. Il avait envie de le prendre dans ses bras mais il se ravisa, il craignait que ce geste soit mal interprété. Il prit une grande respiration, il ne savait pas s'il trouverait les bons mots mais il ferait au mieux.
- Je ne veux pas te déranger Gabryel mais je t'ai entendu et je ne voulais pas partir comme si de rien n'était. Qu'est-ce qu'il se passe? Pourquoi es-tu isolé dans les toilettes?
Il se sentait un peu bête et rougit. Il ne savait pas si c'était la meilleure manière d'approcher quelqu'un qui semblait triste. Il espérait que Gabryel répondrait au moins, sinon il serait très mal à l'aise.
2ème année RP
Boys don’t cry
Comme Gregoire lui manquait... Il était le seul autre garçon avec lequel Gabryel parlait sans bégayer. Son meilleur ami ne le jugeait jamais, comprenait ses peines et ses angoisses sans qu’il ne fut nécessaire de les verbaliser. Ils étaient comme des frères. Le temps avec Grégoire passait toujours trop vite. Une journée ne suffisait pas pour vivre leurs aventures. Les deux garçons partageaient la même passion pour la nature, un amour immodéré pour les animaux et tout ce qui vivait sous leurs yeux. Des heures durant, ils pouvaient suivre la trace d’une sauterelle ou d’un lapin. Lorsqu’il était triste comme aujourd’hui, Grégoire redoublait d’énergie et d’ingéniosité pour remonter le moral de son copain. Le laisser à Fiffe avait été un arrache-coeur. Son absence l’attristait autant que celle de ses parents.
Une voix sortit Gabryel de ses pensées. Elle ne lui était pas inconnue, et provoqua instantanément un peu de douceur en lui. Adrien se tenait debout face à lui, avec cette même expression bienveillante que celle de leur rencontre, dans la tour d’astronomie. Ils avaient passé la nuit à se raconter leurs vies. Le Gryffon avait conservé le petit galet que son camarade lui avait offert en signe d’amitié. Un sourire mélancolique fleurit sur les lèvres de l’Écossais, tandis qu’il s’essuyait les yeux d’un revers de la main.
- Adrien... Je ne vvvvoulais pas qu’on me vvvoit ainsi. Mais si c’est toi, ça va...
Le Rouge et Or se releva et sécha à nouveau les traces de larmes sur ses joues.
- Je... devais rentrer chez moi cet été mais... ça ne sera pas encore le cas. Juste que... cela ffffait maintenant un an et demi que....
Sa voix se cassa. Il ne parvint pas à terminer sa phrase. Il tentait de contenir la boule qui commençait à s’installer de nouveau dans sa gorge.
Une voix sortit Gabryel de ses pensées. Elle ne lui était pas inconnue, et provoqua instantanément un peu de douceur en lui. Adrien se tenait debout face à lui, avec cette même expression bienveillante que celle de leur rencontre, dans la tour d’astronomie. Ils avaient passé la nuit à se raconter leurs vies. Le Gryffon avait conservé le petit galet que son camarade lui avait offert en signe d’amitié. Un sourire mélancolique fleurit sur les lèvres de l’Écossais, tandis qu’il s’essuyait les yeux d’un revers de la main.
- Adrien... Je ne vvvvoulais pas qu’on me vvvoit ainsi. Mais si c’est toi, ça va...
Le Rouge et Or se releva et sécha à nouveau les traces de larmes sur ses joues.
- Je... devais rentrer chez moi cet été mais... ça ne sera pas encore le cas. Juste que... cela ffffait maintenant un an et demi que....
Sa voix se cassa. Il ne parvint pas à terminer sa phrase. Il tentait de contenir la boule qui commençait à s’installer de nouveau dans sa gorge.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Boys don’t cry
Le sourire de Gabryel lorsqu'il l'aperçut lui fit plaisir. Il sentait qu'il avait bien agi en se dirigeant vers lui. Il avait eu peur d'aller vers lui mais il comprit vite que cette craint était non-fondée, car il voyait dans le fond des yeux que Gabryel avait besoin d'un ami pour l'écouter.
Le simple fait que Gabryel lui dise que ça allait si c'était lui qui le voyait dans un tel état, le fit rougir. Il ne put le cacher, cela lui faisait chaud au cœur. Il avait encore plus envie d'être là pour lui, de lui apporter une oreille attentive. Il voulait être à la hauteur, il avait l'impression qu'une grande mission lui avait été donnée et qu'il devrait faire tout pour ne pas décevoir. Il comprenait que de nombreux sentiments se mélangeaient en lui mais il décida de mettre cela de côté. Il ne voulait pas que Gabryel lise en lui son ressenti.
Il avait mal pour son ami, il ne pourrait pas retourner voir sa famille, il se questionna quant à cette situation. Adrien pouvait admettre que les temps étaient difficiles, mais cela ne justifiait pas le fait que Gabryel ne puisse rentrer chez lui. Il devait y avoir une raison qu'Adrien ignorait et qui justifiait le choix des parents de ne pas le voir après un si long délai.
Sa mère n'aurait jamais supporté ne pas le voir pendant plus d'un an. D'ailleurs, il sentait que c'était parfois pesant pour elle d'attendre autant de mois avant de le revoir. Adrien sentait un manque, il était toujours heureux de retrouver sa famille.
Il regardait Gabryel et il se sentait désolé qu'il vive cela. Son bonheur de voir ses parents s'était dissipé. Il se mettait à la place de son ami, il avait mal au cœur. Il ne pouvait rester là, poster devant lui sans rien dire. Il s'approcha de son ami et mit une main sur son épaule.
- Je suis désolé de ce qui t'arrive. J'avoue ne pas comprendre pourquoi tu ne peux pas rentrer chez toi? Je sais que les temps sont durs, mais tu dois manquer à tes parents, surtout après autant de temps, pourquoi ils ne peuvent pas te revoir? Je n'imaginais pas que ça faisait autant de temps que tu n'étais pas retourné chez toi. Je n'aime pas te voir triste, tu ne mérites pas cela, tu es un être exceptionnel.
Il regardait son ami, il voyait son mal être, il n'était pas bien. Il s'en voulait de ne pas avoir été aussi présent qu'il ne l'aurait voulu. Peut-être qu'il n'avait pas été parfait, il s'était décidé à prendre tout le temps qu'il faut avec Gabryel. Il voulait être là pour son ami, il l'appréciait tellement qu'il s'en voudrait s'il n'était pas à la hauteur.
Le simple fait que Gabryel lui dise que ça allait si c'était lui qui le voyait dans un tel état, le fit rougir. Il ne put le cacher, cela lui faisait chaud au cœur. Il avait encore plus envie d'être là pour lui, de lui apporter une oreille attentive. Il voulait être à la hauteur, il avait l'impression qu'une grande mission lui avait été donnée et qu'il devrait faire tout pour ne pas décevoir. Il comprenait que de nombreux sentiments se mélangeaient en lui mais il décida de mettre cela de côté. Il ne voulait pas que Gabryel lise en lui son ressenti.
Il avait mal pour son ami, il ne pourrait pas retourner voir sa famille, il se questionna quant à cette situation. Adrien pouvait admettre que les temps étaient difficiles, mais cela ne justifiait pas le fait que Gabryel ne puisse rentrer chez lui. Il devait y avoir une raison qu'Adrien ignorait et qui justifiait le choix des parents de ne pas le voir après un si long délai.
Sa mère n'aurait jamais supporté ne pas le voir pendant plus d'un an. D'ailleurs, il sentait que c'était parfois pesant pour elle d'attendre autant de mois avant de le revoir. Adrien sentait un manque, il était toujours heureux de retrouver sa famille.
Il regardait Gabryel et il se sentait désolé qu'il vive cela. Son bonheur de voir ses parents s'était dissipé. Il se mettait à la place de son ami, il avait mal au cœur. Il ne pouvait rester là, poster devant lui sans rien dire. Il s'approcha de son ami et mit une main sur son épaule.
- Je suis désolé de ce qui t'arrive. J'avoue ne pas comprendre pourquoi tu ne peux pas rentrer chez toi? Je sais que les temps sont durs, mais tu dois manquer à tes parents, surtout après autant de temps, pourquoi ils ne peuvent pas te revoir? Je n'imaginais pas que ça faisait autant de temps que tu n'étais pas retourné chez toi. Je n'aime pas te voir triste, tu ne mérites pas cela, tu es un être exceptionnel.
Il regardait son ami, il voyait son mal être, il n'était pas bien. Il s'en voulait de ne pas avoir été aussi présent qu'il ne l'aurait voulu. Peut-être qu'il n'avait pas été parfait, il s'était décidé à prendre tout le temps qu'il faut avec Gabryel. Il voulait être là pour son ami, il l'appréciait tellement qu'il s'en voudrait s'il n'était pas à la hauteur.
2ème année RP
Boys don’t cry
La présence d’Adrien avait un effet apaisant sur le Gryffon. Leur première rencontre avait laissé cette même impression à Gabryel. Le Serpentard lui avait permis de faire la paix avec un sentiment de culpabilité vis-à-vis de son meilleur ami moldu Grégoire, resté à Fife lorsque le Rouge et Or avait intégré Poudlard. Il s’en voulait d’être aussi chanceux et privilégié. Il trouvait injuste d’avoir des capacités magiques et de bénéficier de facilités dans son quotidien, tandis que son frère de cœur ne profitait pas des mêmes avantages. Cet état de fait le grignotait de l’intérieur, au point qu’il ne profitait pas pleinement de son expérience au Château. Mais Adrien avait eu les mots justes pour l’apaiser :
- Pourquoi ai-je cette chance d'être dans ce château ? Pourquoi suis-je un sorcier ? Ai-je plus de mérite qu'un autre ? Toutes ces questions s'entrelacent mais je me dis que si on passe sa vie à se poser ces questions, ça ne nous mènera nulle part. Il faut justement profiter de ce don pour l'utiliser et faire en sorte que celui-ci puisse servir à épanouir tous les êtres de ce monde.
Ainsi, Gabryel avait fini par comprendre que Grégoire, dont le rêve était de reprendre la mercerie familiale à Fife, n’avait pas forcément moins de chances de s’accomplir sous prétexte qu’il n’était pas doté de pouvoirs magiques :
- Sans doute voit-on que les éléments positifs pour le moment mais je pense que la magie ne se définit pas que par ça. Grégoire a un grand avenir, son talent lui sera très utile et il pourra s'épanouir dans ce qu'il fait. Certes, il n'a pas de pouvoir magique mais il a un don qui mérite aussi d'être soulevé. Je crois qu'il vivra une belle vie même sans magie.
Gabryel avait suivi les conseils d’Adrien, et repris contact avec Grégoire, à qui il ne cachait rien de ses dons. Ce dernier avait été si heureux de recevoir des nouvelles de son copain d’enfance, et de savoir que l’Ecossais s’épanouissait à l’école de Magie. Lui-même avait commencé à appréhender avec son père le travail de découpe de tissus qui nécessitait une grande dextérité, et était le garçon le plus heureux du Monde.
Gabryel croisa le regard de son camarade, plein de compassion et de bienveillance. Il semblait sincèrement triste pour lui. Le Lionceau repris constance afin de montrer un visage moins affecté.
- Je ne leur en veux pas… Depuis l’an ddddernier déjà, Mamina a des soucis de santé. Ils ne peuvent pas la laisser sssseule. C’est difficile, ils me manquent vraiment beaucoup. Mais ça va aller, ne t’en ffffais pas.
Il plongea la main dans sa besace et, le sourire aux lèvres, en sortit un joli galet. Adrien lui avait offert en gage de leur nouvelle amitié lors de leur première rencontre. Gabryel avait été très touché par cette marque de sympathie. Il aimait les gestes simples, spontanés. Sa sensibilité lui avait toujours permis de discerner rapidement la personnalité des gens. Chez Adrien, il ne ressentait que gentillesse et empathie.
- Tu t’en souviens ? Je l’ai toujours gardé tu sais…
- Pourquoi ai-je cette chance d'être dans ce château ? Pourquoi suis-je un sorcier ? Ai-je plus de mérite qu'un autre ? Toutes ces questions s'entrelacent mais je me dis que si on passe sa vie à se poser ces questions, ça ne nous mènera nulle part. Il faut justement profiter de ce don pour l'utiliser et faire en sorte que celui-ci puisse servir à épanouir tous les êtres de ce monde.
Ainsi, Gabryel avait fini par comprendre que Grégoire, dont le rêve était de reprendre la mercerie familiale à Fife, n’avait pas forcément moins de chances de s’accomplir sous prétexte qu’il n’était pas doté de pouvoirs magiques :
- Sans doute voit-on que les éléments positifs pour le moment mais je pense que la magie ne se définit pas que par ça. Grégoire a un grand avenir, son talent lui sera très utile et il pourra s'épanouir dans ce qu'il fait. Certes, il n'a pas de pouvoir magique mais il a un don qui mérite aussi d'être soulevé. Je crois qu'il vivra une belle vie même sans magie.
Gabryel avait suivi les conseils d’Adrien, et repris contact avec Grégoire, à qui il ne cachait rien de ses dons. Ce dernier avait été si heureux de recevoir des nouvelles de son copain d’enfance, et de savoir que l’Ecossais s’épanouissait à l’école de Magie. Lui-même avait commencé à appréhender avec son père le travail de découpe de tissus qui nécessitait une grande dextérité, et était le garçon le plus heureux du Monde.
Gabryel croisa le regard de son camarade, plein de compassion et de bienveillance. Il semblait sincèrement triste pour lui. Le Lionceau repris constance afin de montrer un visage moins affecté.
- Je ne leur en veux pas… Depuis l’an ddddernier déjà, Mamina a des soucis de santé. Ils ne peuvent pas la laisser sssseule. C’est difficile, ils me manquent vraiment beaucoup. Mais ça va aller, ne t’en ffffais pas.
Il plongea la main dans sa besace et, le sourire aux lèvres, en sortit un joli galet. Adrien lui avait offert en gage de leur nouvelle amitié lors de leur première rencontre. Gabryel avait été très touché par cette marque de sympathie. Il aimait les gestes simples, spontanés. Sa sensibilité lui avait toujours permis de discerner rapidement la personnalité des gens. Chez Adrien, il ne ressentait que gentillesse et empathie.
- Tu t’en souviens ? Je l’ai toujours gardé tu sais…
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR