Déplacer des montagnes
16 janvier
Petit-déjeuner (entre 7h30 et 8h30, table des Gryffondor)
J’avais été sélectionné il y a un petit moment déjà par l’urne. La décision de cacher la marque sur mon cou, pour ne pas effrayer encore davantage, s’était imposée à moi. Avoir un cou d'Halloween en janvier n'était guère une bonne idée. Il ne faisait pas de doute que la confiance rassurée de mes proches camarades -dont Théo- comptait pour moi davantage que l’exposition de l’étrange tatouage. Aussi étais-je désormais officiellement Mister écharpe Gryffondor, à l’intérieur du château comme en-dehors. Certains portaient des écharpes pour signifier une fonction particulière dans le monde moldu, un peu comme les badges dans les habitudes sorcières. Il fallait croire que mon écharpe à moi au contraire cachait plutôt que ne révélait une fonction particulière.
Drôle de fonction particulière. J’étais parti en exploration à la lisière de la forêt interdite voir les buissons de ronces comme s'ils pouvaient me donner une piste ; j’avais interrogé quelques élèves plus anciens. Je gardais aussi toujours ma gourde dans ma besace au cas où mon problème de cou de ma nomination réapparaisse.
Mais au fond, hormis ces détails, je ne voulais pas changer, et ce n’était sûrement pas ma nomination qui allait m’empêcher de faire les plus belles batailles de boules de neige de l’année, d'arborer le plus grand sourire pour rire aux plaisanteries du petit-déjeuner ou de lancer l’opération course des Gryffons dans la neige. Et c’est au fond pour cette raison que j’étais encore en train de raconter la grande aventure de la recherche de la balle rebondissante dans les dortoirs, force mimiques à ma table pour le petit-déjeuner au moment où un hibou s’approcha de moi : *Merlinmince, merlinmince.*. Pourvu qu’il ne s’agisse pas de mes parents. Je ne savais pas comment ils allaient réagir lorsque la nouvelle finirait par atteindre Cambridge.
Aussi ne pus-je qu’espérer que ce petit papier serait plutôt le précurseur d’une nouvelle mode pour donner de façon originale un rendez-vous pour construire un bonhomme de neige. Après avoir tourné plusieurs regards autour, je fus obligé de me rendre à l’évidence : le grand hibou avait déposé le petit papier pour moi. Il n'était pas attendu : je ne pus qu'adresser un regard désolé au hibou pour signifier que je n'avais donc pas de miamhibou sur moi.
Convocation (à compter de 14h, salle d'histoire de la magie, bureau de la sous-directrice de Poudlard)
Je fus vite descendu au bureau de la sous-directrice - de l'avantage d'habiter un étage élevé du château-. Poussant la porte après avoir frappé et entendu l'invitation à entrer, je ne savais pas à quoi m’en tenir. Des reproches ne seraient pas exactement injustifiés, malgré les progrès et l'aide de Lee, mes notes étaient résolument à des stades de distance de briller comme un vif d’or en général, volant aux alentours de la moyenne des élèves dans la plupart des matières, et encore, grâce à des progrès. Je jetai un regard à mon entrée au bureau qui m'entourait comme s'il allait pouvoir me révéler la raison de ma convocation.
Il était vrai que Miss Montmort occupait un statut à part parce qu’elle avait été titrée meilleure attrapeuse de l’année lorsque j’étais en première année, et qu'en plus ses paroles semblaient ne pas laisser présager au pire, aussi, malgré mon ignorance de ce qui était en train de m’arriver, je continuais à sourire plus légèrement en la saluant : « Bonjour Miss ! ». Je m'approchai du bureau.
Reducio
Hibou reçu
« Rendez-vous à 14h, cet après-midi, dans mon bureau. Vos professeurs sont déjà prévenus du motif de votre absence.
Elina Montmort »
Notes : pour les écharpes, je pense que Jacob est en mesure de connaître l'habitude moldue comme sa mère travaille dans l'équipe du maire du Cambridge sorcier ; pour la qualification de Miss Montmort, elle n'est pas qu'attrapeuse de quidditch mais dans l'esprit du fan de quidditch qu'est Jacob ce serait la première chose qui lui viendrait en-dehors de son statut de professeure.
« Rendez-vous à 14h, cet après-midi, dans mon bureau. Vos professeurs sont déjà prévenus du motif de votre absence.
Elina Montmort »
Notes : pour les écharpes, je pense que Jacob est en mesure de connaître l'habitude moldue comme sa mère travaille dans l'équipe du maire du Cambridge sorcier ; pour la qualification de Miss Montmort, elle n'est pas qu'attrapeuse de quidditch mais dans l'esprit du fan de quidditch qu'est Jacob ce serait la première chose qui lui viendrait en-dehors de son statut de professeure.
Déplacer des montagnes
J’haussai un sourcil à l’évocation de Miss Loewy - « Kristen ». L’entendre appelée par son prénom produisait une sensation étrange en moi. Peut-être que la seule que j’ais déjà entendu l’appeler d’un prénom proche était Elowen Livingstone, la sélectionnée de Serdaigle et que cela allait à contre-sens de la distance habituelle des "Mister Tramontane" et autres formules polies de mise à distance des adultes.
Je dus laisser échapper quelques signes d'étonnement : des encouragements en lieu et place des remontrances auxquelles je m’attendais… Et une promesse d'intervention. Et à effet immédiat, visiblement. Et l’affirmation que la baguette ne faisait pas tout du sorcier. J’en avais complètement oublié que j’allais rater mon cours préféré, celui de vol.
*Des questions ?*. Ouh. Hop ! Une occasion. Si je n’étais pas un spécialiste de la capture des vifs d’or, la capture des occasions me réussissait d'ordinaire bien. J'en profitai : « Quels seraient vos conseils à vous pour survivre face au Dominion ? » Elle était l’une des rares à l’avoir déjà affronté, non ? « De quoi vous étiez-vous le plus méfiée quand vous y étiez ? ». Ce n’était pas trop mon genre de me méfier à tout venant, Lee ne manquait pas une minute pour le rappeler à ma mémoire. Mais disons aussi que le concept *risquer sa vie* était nouveau pour moi.
Après avoir écouté les réponses, je posai mes yeux sur la statuette qui ressemblait un peu à un trophée, avec sa silhouette musclée comme un joueur de quidditch, tendis la main pour l’attraper aussi fermement que possible. Juste avant le contact, je cherchais le regard de la professeure, attendis une seconde en silence avant de laisser échapper : « Merci ».
Je dus laisser échapper quelques signes d'étonnement : des encouragements en lieu et place des remontrances auxquelles je m’attendais… Et une promesse d'intervention. Et à effet immédiat, visiblement. Et l’affirmation que la baguette ne faisait pas tout du sorcier. J’en avais complètement oublié que j’allais rater mon cours préféré, celui de vol.
*Des questions ?*. Ouh. Hop ! Une occasion. Si je n’étais pas un spécialiste de la capture des vifs d’or, la capture des occasions me réussissait d'ordinaire bien. J'en profitai : « Quels seraient vos conseils à vous pour survivre face au Dominion ? » Elle était l’une des rares à l’avoir déjà affronté, non ? « De quoi vous étiez-vous le plus méfiée quand vous y étiez ? ». Ce n’était pas trop mon genre de me méfier à tout venant, Lee ne manquait pas une minute pour le rappeler à ma mémoire. Mais disons aussi que le concept *risquer sa vie* était nouveau pour moi.
Après avoir écouté les réponses, je posai mes yeux sur la statuette qui ressemblait un peu à un trophée, avec sa silhouette musclée comme un joueur de quidditch, tendis la main pour l’attraper aussi fermement que possible. Juste avant le contact, je cherchais le regard de la professeure, attendis une seconde en silence avant de laisser échapper : « Merci ».
Déplacer des montagnes
Je tentais d'ancrer les réponses de Miss Montmort dans ma mémoire alors que la puissance du portoloin m'emportait. Parvenu au point prévu, encore un peu retourné par la traversée, je parcourus du regard l'endroit plat et pierreux. Il me faisait penser à un stade de quidditch.
Puis l'homme. J'haussai un sourcil : ado flageolant face à homme impressionnant, ce n'était pas tout à fait égal. Pourvu que ses intentions ne soient pas mauvaises - ce ne serait pas dans l'intérêt de la sous-directrice de m'envoyer vers un ennemi, non ?-. Les paroles prononcées me laissaient supposer qu'il s'agissait d'un slave impatient.
Comme dans toutes les situations où j'étais sur la défensive, j'esquissais sans y penser un sourire léger assorti d'un "Bonjour !" en approchant. Ce n'était pas parce que l'homme avait la carrure d'un géant de chocogrenouille que j'allait rester planté là à patienter comme un piquet.
Puisque visiblement, l'inconnu n'était pas prêt de reprendre la parole immédiatement, mon sourire s'agrandit un peu : "Je suis Jacob-de-Poudlard. Vous venez peut-être de Durmstrang ? Ou alors vous y avez été ? Je suis anglais."
Durmstrang était ma seule connaissance du monde slave, l'accent éveillait ma curiosité. Peut-être qu'il pourrait m'en dire plus sur la préparation physique là-bas ?
Cela me faisait bizarre en tout cas de me qualifier d'anglais : qu'avais-je en commun avec mon frère banquier à Londres ou des Moldus propriétaires d'un parc animalier en Angleterre ? Mais cela parlerait sans doute plus à l'homme que de dire *Je suis Gryffondor*.
Puis l'homme. J'haussai un sourcil : ado flageolant face à homme impressionnant, ce n'était pas tout à fait égal. Pourvu que ses intentions ne soient pas mauvaises - ce ne serait pas dans l'intérêt de la sous-directrice de m'envoyer vers un ennemi, non ?-. Les paroles prononcées me laissaient supposer qu'il s'agissait d'un slave impatient.
Comme dans toutes les situations où j'étais sur la défensive, j'esquissais sans y penser un sourire léger assorti d'un "Bonjour !" en approchant. Ce n'était pas parce que l'homme avait la carrure d'un géant de chocogrenouille que j'allait rester planté là à patienter comme un piquet.
Puisque visiblement, l'inconnu n'était pas prêt de reprendre la parole immédiatement, mon sourire s'agrandit un peu : "Je suis Jacob-de-Poudlard. Vous venez peut-être de Durmstrang ? Ou alors vous y avez été ? Je suis anglais."
Durmstrang était ma seule connaissance du monde slave, l'accent éveillait ma curiosité. Peut-être qu'il pourrait m'en dire plus sur la préparation physique là-bas ?
Cela me faisait bizarre en tout cas de me qualifier d'anglais : qu'avais-je en commun avec mon frère banquier à Londres ou des Moldus propriétaires d'un parc animalier en Angleterre ? Mais cela parlerait sans doute plus à l'homme que de dire *Je suis Gryffondor*.
Reducio
Juste, parce que Jacob ne peut pas avoir cette référence mais que cela illustre la difficulté qu'il peut avoir avec le mot anglais, le début de La Cantatrice chauve :
Intérieur bourgeois anglais, avec des fauteuils anglais. Soirée anglaise. M. Smith, Anglais, dans son fauteuil et ses pantoufles anglais, fume sa pipe anglaise et lit un journal anglais, près d'un feu anglais. Il a des lunettes anglaises, une petite moustache grise, anglaise. À côté de lui, dans un autre fauteuil anglais, Mme Smith, Anglaise, raccommode des chaussettes anglaises. Un long moment de silence anglais. La pendule anglaise, frappe dix-sept coups anglais.
Déplacer des montagnes
Mon sourire disparut. Baguette en main, je jetais un regard sur lui. Un "Bloclang !" retentit aussitôt. Ce n'était pas l'assurance et la réactivité qui manquait. L'envie de le faire taire m'avait pressé, devinant que "Bonjour" ou "je m'appelle" ne faisaient pas partie de ses projets, cachés quelque part dans la quantité de muscles qu'il exhibait. Exprimer trois jugements négatifs comme phrase d'accroche, il avait l'art de piquer la défiance des gens, plutôt.
Je posais le portoloin avec précaution à un pas derrière moi. L'envie de rester dans un cercle rocailleux toute ma vie avec un inconnu qui n'assumait même pas son nom frôlait chez moi très dangereusement le zéro pointé. Le portoloin était mon bien le plus précieux, il me rattachait à Poudlard. Peut-être qu'il marcherait dans l'autre sens le moment venu si tout avait été prévu. Si je le voyais poser son regard dessus ou lever sa baguette dans cette direction, j'abattrai certainement un Accio sur sa baguette. Ou un Expelliarmus. Je n'étais pas un colosse en sortilèges, je sentais où n'étaient pas mes forces. Mais je tenterais.
Pour l'heure, je fixais le colosse dans les yeux. Il ne m'ennuyait pas, il m'é-ner-vait à la hauteur de son corps de géant. C'était l'intensité de ce sentiment qui s'était retrouvée dans ma baguette. Aussi rapidement que j'avais lancé le sort je reculais de quelques pas, la baguette toujours pointée. Ma mine affichait cette neutralité tranchante et inexpressive qui avait totalement chassé les vestiges d'un sourire du passé. Défi relevé, inconnu-impoli-à-l'accent-slave-et-au-corps-musclé.
Je posais le portoloin avec précaution à un pas derrière moi. L'envie de rester dans un cercle rocailleux toute ma vie avec un inconnu qui n'assumait même pas son nom frôlait chez moi très dangereusement le zéro pointé. Le portoloin était mon bien le plus précieux, il me rattachait à Poudlard. Peut-être qu'il marcherait dans l'autre sens le moment venu si tout avait été prévu. Si je le voyais poser son regard dessus ou lever sa baguette dans cette direction, j'abattrai certainement un Accio sur sa baguette. Ou un Expelliarmus. Je n'étais pas un colosse en sortilèges, je sentais où n'étaient pas mes forces. Mais je tenterais.
Pour l'heure, je fixais le colosse dans les yeux. Il ne m'ennuyait pas, il m'é-ner-vait à la hauteur de son corps de géant. C'était l'intensité de ce sentiment qui s'était retrouvée dans ma baguette. Aussi rapidement que j'avais lancé le sort je reculais de quelques pas, la baguette toujours pointée. Ma mine affichait cette neutralité tranchante et inexpressive qui avait totalement chassé les vestiges d'un sourire du passé. Défi relevé, inconnu-impoli-à-l'accent-slave-et-au-corps-musclé.
Déplacer des montagnes
J’avais fait usage d’un des sortilèges pour lesquels j’étais le plus à l’aise… qui eut un effet comparable à un quart de patte piquante de doxy sur le géant d'en face. La réplique était revenue instantanément à l'envoyeur, qui me jetait maintenant la pierre. Il ne manquait pas de répartie, au moins, derrière sa carapace d’impolitesse et de muscles.
J'eus à peine le temps de penser "cognard" avant de me baisser et courir sur un des côtés. Il y aurait sans doute eu un sortilège pour arrêter le projectile. Ignorant tout du lieu où j'étais arrivé et de la possibilité pour la magie de marcher ici ou sur l'autre costaud, je préférais échauffer mes jambes après avoir échauffé mon poignet. Rater son sortilège d'attaque était une chose, finir la tête semblable à une bouillie de courge butternut en ratant son sortilège de défense en aurait été une autre. La méthode moldue restait pour moi la moins incertaine. Rah, si Leo était là et j'avais été sur balai, elle m'aurait sans aucun doute crié "roulade du paresseux". Pourvu que la manoeuvre d'évitement marche aussi en me précipitant à pied tête baissée.
Il fallait faire vite, pour ne pas quitter du regard trop longtemps l'inconnu et ne pas m'exposer à un sort de sa part. Je m’arrêtais quand la trajectoire de la pierre me sembla ne plus croiser la mienne, jetai un rapide coup d'oeil pour vérifier si elle n’envisageait pas de revenir façon boomerang, puis pointai mon regard et ma baguette sur l'inconnu, donnant toute l'intensité que je pouvais à mon sort : "Furocreatum !".
Ce n'était pas un, mais des projectiles, non pas inertes mais vivants que je voulais lui envoyer. Porter son message par chauve-souris : l'avenir de la Poste Magique. Je n'étais pas encore près de m'inquiéter : si ce sort ne fonctionnait pas, alors j'aurais épuisé les sorts d'attaque - de parole et de vol - que je maîtrisais le mieux. Les méthodes moldues restaient peut-être bien plus fiables que des rocs de pierre, décidément.
Je pris un instant pour parcourir le lieu du regard pour pouvoir esquisser des mouvements précis en cas de nouvel objet-volant-plus-ou-moins-identifié. Puis regardais le géant et son équipement, pour voir si un Accio sur quelque chose qu'il porterait pourrait s'avérer utile. Attirer les ennuis et les pierres, c'était bien. Attirer un avantage, ce n'était pas inutile non plus.
J'eus à peine le temps de penser "cognard" avant de me baisser et courir sur un des côtés. Il y aurait sans doute eu un sortilège pour arrêter le projectile. Ignorant tout du lieu où j'étais arrivé et de la possibilité pour la magie de marcher ici ou sur l'autre costaud, je préférais échauffer mes jambes après avoir échauffé mon poignet. Rater son sortilège d'attaque était une chose, finir la tête semblable à une bouillie de courge butternut en ratant son sortilège de défense en aurait été une autre. La méthode moldue restait pour moi la moins incertaine. Rah, si Leo était là et j'avais été sur balai, elle m'aurait sans aucun doute crié "roulade du paresseux". Pourvu que la manoeuvre d'évitement marche aussi en me précipitant à pied tête baissée.
Il fallait faire vite, pour ne pas quitter du regard trop longtemps l'inconnu et ne pas m'exposer à un sort de sa part. Je m’arrêtais quand la trajectoire de la pierre me sembla ne plus croiser la mienne, jetai un rapide coup d'oeil pour vérifier si elle n’envisageait pas de revenir façon boomerang, puis pointai mon regard et ma baguette sur l'inconnu, donnant toute l'intensité que je pouvais à mon sort : "Furocreatum !".
Ce n'était pas un, mais des projectiles, non pas inertes mais vivants que je voulais lui envoyer. Porter son message par chauve-souris : l'avenir de la Poste Magique. Je n'étais pas encore près de m'inquiéter : si ce sort ne fonctionnait pas, alors j'aurais épuisé les sorts d'attaque - de parole et de vol - que je maîtrisais le mieux. Les méthodes moldues restaient peut-être bien plus fiables que des rocs de pierre, décidément.
Je pris un instant pour parcourir le lieu du regard pour pouvoir esquisser des mouvements précis en cas de nouvel objet-volant-plus-ou-moins-identifié. Puis regardais le géant et son équipement, pour voir si un Accio sur quelque chose qu'il porterait pourrait s'avérer utile. Attirer les ennuis et les pierres, c'était bien. Attirer un avantage, ce n'était pas inutile non plus.
Déplacer des montagnes
Je regardais avec soulagement les Chauves-furie apparaître devant moi, comme lors de mon duel avec Elfie, où là aussi Furocreatum s'était révélé être le premier sort que je réussissais. La suite me surprit : comment pouvait-il écarter ainsi des chauves-furie ? Pourquoi ne sortait-il pas sa baguette ? Pourquoi des applaudissements de sa part suffisaient-ils à orienter les chauves-furie vers moi ? Sa magie me faisait penser à celle d’Effie, à claquer des doigts dans Poudlard pour obtenir ce qu’elle désirait. A ce détail près que l’inconnu n’avait pas exactement la taille d’un elfe.
Les questions et les sons se bousculaient dans mon esprit vide de réponses. Je fis un pas pour être plus ferme sur mes appuis et lancer un nouveau sort pour chasser les questions et les chauves-souris. Il fallait les renvoyer en-dehors de ma vue. Mais c’était tout sauf facile. De toute façon attraper ces viffets poilus à griffes n'était même pas envisageable, et ma baguette se révélait indispensable. Mais, autant Accio m’était familier pour faire venir mon balai ou des objets perdus, autant les sortilèges pour repousser m’étaient aussi inconfortables qu'inutiles.
J’essayais de creuser dans ma mémoire : *vas-y, vas-y Jacob*, une seconde : Waddiwasi. Mais je ne savais pas le faire sur deux chauve-furies à la fois. Immobulus. Pas sur deux non plus. Impedimenta : ne bloquait pas, si ? Ça ralentissait ? Lashlabask ? Ça datait de la première année. Ouille, ouille, Mobilicorpus ! Voilà un sortilège pratique ! Mais je n'avais pas deux baguettes et il y avait deux chauves-souris. En remerciant intérieurement Lee de m'avoir fait relire ces listes de mots latins, je me souvenus de Repulso. Pas sûr que ça marche, mais en tout cas, mieux que Lapifors dans la situation.
Quelques instants après avoir vu les chauves-furie arriver, je tournai ma baguette de manière intuitive, espérant croiser le geste approprié. Un "Repulso !" résonna. Je continuais ensuite à suivre les deux étrangères volantes du regard pour bouger en cas d'échec de mon sort. Hors de question de me faire piquer par des chauves-furie. J'avais déjà des ronces. Et même un hibou à domicile qui aurait été bien jaloux de la situation. Izkyos m'arracha un sourire à distance.
Les questions et les sons se bousculaient dans mon esprit vide de réponses. Je fis un pas pour être plus ferme sur mes appuis et lancer un nouveau sort pour chasser les questions et les chauves-souris. Il fallait les renvoyer en-dehors de ma vue. Mais c’était tout sauf facile. De toute façon attraper ces viffets poilus à griffes n'était même pas envisageable, et ma baguette se révélait indispensable. Mais, autant Accio m’était familier pour faire venir mon balai ou des objets perdus, autant les sortilèges pour repousser m’étaient aussi inconfortables qu'inutiles.
J’essayais de creuser dans ma mémoire : *vas-y, vas-y Jacob*, une seconde : Waddiwasi. Mais je ne savais pas le faire sur deux chauve-furies à la fois. Immobulus. Pas sur deux non plus. Impedimenta : ne bloquait pas, si ? Ça ralentissait ? Lashlabask ? Ça datait de la première année. Ouille, ouille, Mobilicorpus ! Voilà un sortilège pratique ! Mais je n'avais pas deux baguettes et il y avait deux chauves-souris. En remerciant intérieurement Lee de m'avoir fait relire ces listes de mots latins, je me souvenus de Repulso. Pas sûr que ça marche, mais en tout cas, mieux que Lapifors dans la situation.
Quelques instants après avoir vu les chauves-furie arriver, je tournai ma baguette de manière intuitive, espérant croiser le geste approprié. Un "Repulso !" résonna. Je continuais ensuite à suivre les deux étrangères volantes du regard pour bouger en cas d'échec de mon sort. Hors de question de me faire piquer par des chauves-furie. J'avais déjà des ronces. Et même un hibou à domicile qui aurait été bien jaloux de la situation. Izkyos m'arracha un sourire à distance.
Déplacer des montagnes
*Euh ?* « Les choses sérieuses ? » *Mais qu’est-ce que… ?* J’écarquillais un peu les yeux. Depuis quand lancer des sortilèges n’était pas sérieux ? Ce n’était pas un divertissement aux dernières nouvelles d’attaquer quelqu’un, si ?
Est-ce que j’avais analysé la situation ? Parce qu’il m’en avait laissé le temps peut-être ? Un léger sourire dut apparaître. La situation ne manquait pas de piquant. Il m’envoyait une pierre, et je devais prendre le temps de réfléchir, ne surtout pas agir quand j’étais sur le point de me faire défigurer par des chauve-furies. Faire la statue de pierre ou la figurine-souvenir chauve-furie de Nocturnia sans bouger. Tout allait au mieux dans le meilleur des mondes, décidément.
Appris de mon adversaire ? Déjà, j’étais content de m’en être sorti pour le moment, oui. C’était tout ce que je réalisais. Si, j’avais réussi un sort que je ne maîtrisais pas d’habitude, Repulso. Je ne l’aurais pas utilisé autrement. J’avais appris, en un sens. C’est sûr que c’était plus grisant que de s’asseoir sur une chaise et d’attendre que des formules latines et des explications étymologiques venues du passé pleuvent tout autour, je comprenais ce qu’il voulait dire (ou ce que je voulais en interpréter).
Je retins une pique. Ce n’était pas peut-être pas le moment le plus exactement recommandé de lui faire remarquer qu’il était *trrrrrrrrop bavarrrrrrd*. Le-colosse-aux-contradictions lançait désormais la conversation, comme si sa remarque précédente lui avait échappé. « L’action, c’est sérieux. Qu’est-ce qui peut être plus sérieux, déjà ? » Je ne voyais pas ce qui pouvait être plus sérieux que s’en sortir indemne, pour le moment.
« Vous croyez que vous m’avez laissé le temps d’analyser la situation ? Je n’aurais pas eu le temps d’arrêter la pierre et les chauves-furie si je m’étais assis pour méditer. » De la réactivité, voilà ce qu’il fallait pour échapper. Et il pouvait en être sûr, il m’avait convaincu de doubler les séances de course pour être tout à fait au point dans la technique de l’évitement-le-plus-fulgurant ou l'avancée-vers-l'adversaire-la-plus-rapide.
« Appris… oui, je n’utilise pas Repulso, d’habitude. » Peut-être parce que mes camarades de dortoir ne me lançaient pas de chauve-furie, Godric merci, oui. Je pris une seconde pour me figurer le soulagement que j’aurais à recevoir des oreillers plutôt que des pierres en rentrant.
Bien sûr, l’autre géant n’admettrait sans doute pas que je lui pose des questions. Aussi me contentai-je de le regarder, gardant ma baguette dans ma main. Avant de continuer. De toute façon, il n'allait pas tarder à recommencer avec ces drôles de tour de magie d'attaque si ça se trouvait, alors autant satisfaire ma curiosité avant : « La magie sans baguette, en un claquement de doigts : vous pouvez me l'apprendre ? » Max, si jamais il m'apprend à ce sujet, sois sûr que tu auras de vraies raisons de ne jamais prendre ta baguette.
Est-ce que j’avais analysé la situation ? Parce qu’il m’en avait laissé le temps peut-être ? Un léger sourire dut apparaître. La situation ne manquait pas de piquant. Il m’envoyait une pierre, et je devais prendre le temps de réfléchir, ne surtout pas agir quand j’étais sur le point de me faire défigurer par des chauve-furies. Faire la statue de pierre ou la figurine-souvenir chauve-furie de Nocturnia sans bouger. Tout allait au mieux dans le meilleur des mondes, décidément.
Appris de mon adversaire ? Déjà, j’étais content de m’en être sorti pour le moment, oui. C’était tout ce que je réalisais. Si, j’avais réussi un sort que je ne maîtrisais pas d’habitude, Repulso. Je ne l’aurais pas utilisé autrement. J’avais appris, en un sens. C’est sûr que c’était plus grisant que de s’asseoir sur une chaise et d’attendre que des formules latines et des explications étymologiques venues du passé pleuvent tout autour, je comprenais ce qu’il voulait dire (ou ce que je voulais en interpréter).
Je retins une pique. Ce n’était pas peut-être pas le moment le plus exactement recommandé de lui faire remarquer qu’il était *trrrrrrrrop bavarrrrrrd*. Le-colosse-aux-contradictions lançait désormais la conversation, comme si sa remarque précédente lui avait échappé. « L’action, c’est sérieux. Qu’est-ce qui peut être plus sérieux, déjà ? » Je ne voyais pas ce qui pouvait être plus sérieux que s’en sortir indemne, pour le moment.
« Vous croyez que vous m’avez laissé le temps d’analyser la situation ? Je n’aurais pas eu le temps d’arrêter la pierre et les chauves-furie si je m’étais assis pour méditer. » De la réactivité, voilà ce qu’il fallait pour échapper. Et il pouvait en être sûr, il m’avait convaincu de doubler les séances de course pour être tout à fait au point dans la technique de l’évitement-le-plus-fulgurant ou l'avancée-vers-l'adversaire-la-plus-rapide.
« Appris… oui, je n’utilise pas Repulso, d’habitude. » Peut-être parce que mes camarades de dortoir ne me lançaient pas de chauve-furie, Godric merci, oui. Je pris une seconde pour me figurer le soulagement que j’aurais à recevoir des oreillers plutôt que des pierres en rentrant.
Bien sûr, l’autre géant n’admettrait sans doute pas que je lui pose des questions. Aussi me contentai-je de le regarder, gardant ma baguette dans ma main. Avant de continuer. De toute façon, il n'allait pas tarder à recommencer avec ces drôles de tour de magie d'attaque si ça se trouvait, alors autant satisfaire ma curiosité avant : « La magie sans baguette, en un claquement de doigts : vous pouvez me l'apprendre ? » Max, si jamais il m'apprend à ce sujet, sois sûr que tu auras de vraies raisons de ne jamais prendre ta baguette.
Déplacer des montagnes
Il était presqu'amusant, ce géant. Le temps de la réflexion, vraiment ? Encore aurait-il fallu qu’il y ait une solution qui soit bonne, entre les deux. Risquer sa vie ou laisser trois autres risquer la leur. Visiblement, il ne suffisait pas d’être puissant pour se proposer à la place de trois enfants.
Je continuais à scruter le géant, dont la peau était pourtant parsemée de cicatrices. J’imagine que c’était très beau, d’avoir des cicatrices, des marques des interventions et des risques. L’ancien professeur de vol avait des cicatrices sur son visage. Mais est-ce que ça ne l’était pas encore plus quand l’intervention était *utile* ? Combattre des ados comme moi devait être un divertissement, mais est-ce qu’il se sentait *utile* en le faisant ?
Il ne fallait pas réfléchir, juste sentir. On n’avait pas besoin de peser trois heures de temps pour se rendre compte que l’urne noire était maléfique, non ? C’aurait été un beau défi, de le laisser trouver quelqu’un à Poudlard capable de prétendre le contraire. Ou qui ne sente pas que ne pas avoir de représentants pour Poudlard aurait pu avoir des conséquences funestes ? Même sans être capable de mesurer lesquelles - sorry géant, je n’ai jamais appris à réfléchir comme une urne maléfique avant -, les bonnes décisions étaient celles qu’on sentait être justes, non ?
Cela ne s’expliquait pas vraiment. Alors, je ne ‘voulais’ pas le temps de la réflexion. Je n’étais pas ce genre de personnes qui hésitaient, doutaient, cogitaient, ruminaient avant d’agir, il se trompait. Il chercherait plutôt Henry pour cela. Et puis c’était fait, je m’étais présenté comme candidat, j’avais été sélectionné, je ne voulais pas avoir de regrets.
Bien vu de sa part, je n’étais pas un cyclope à l’oeil troué non plus : il avait utilisé sa magie et mes yeux ne l’avaient pas manquée. Un léger pétillement dans mon regard apparut sans doute : les formules et les gestes à répéter avec opiniâtreté n'était pas une activité dont je ne pourrais pas me passer. L'alternative m'intéressait fortement.
Ma réponse arriva « Oui, il y a quelques minutes. ». Lui, visiblement, il réfléchissait à l’avant et l’après, moi j'étais plongé dans la situation et je voyais : « Mais si votre magie vous permet de vous protéger, d’où vous viennent vos cicatrices ? » Peut-être bien qu’il connaîtrait quelques astuces pour être plus efficace. A sa façon, cet étrange géant contradictoire était unique avec une telle magie, alors je saisissais l'occasion.
Je continuais à scruter le géant, dont la peau était pourtant parsemée de cicatrices. J’imagine que c’était très beau, d’avoir des cicatrices, des marques des interventions et des risques. L’ancien professeur de vol avait des cicatrices sur son visage. Mais est-ce que ça ne l’était pas encore plus quand l’intervention était *utile* ? Combattre des ados comme moi devait être un divertissement, mais est-ce qu’il se sentait *utile* en le faisant ?
Il ne fallait pas réfléchir, juste sentir. On n’avait pas besoin de peser trois heures de temps pour se rendre compte que l’urne noire était maléfique, non ? C’aurait été un beau défi, de le laisser trouver quelqu’un à Poudlard capable de prétendre le contraire. Ou qui ne sente pas que ne pas avoir de représentants pour Poudlard aurait pu avoir des conséquences funestes ? Même sans être capable de mesurer lesquelles - sorry géant, je n’ai jamais appris à réfléchir comme une urne maléfique avant -, les bonnes décisions étaient celles qu’on sentait être justes, non ?
Cela ne s’expliquait pas vraiment. Alors, je ne ‘voulais’ pas le temps de la réflexion. Je n’étais pas ce genre de personnes qui hésitaient, doutaient, cogitaient, ruminaient avant d’agir, il se trompait. Il chercherait plutôt Henry pour cela. Et puis c’était fait, je m’étais présenté comme candidat, j’avais été sélectionné, je ne voulais pas avoir de regrets.
Bien vu de sa part, je n’étais pas un cyclope à l’oeil troué non plus : il avait utilisé sa magie et mes yeux ne l’avaient pas manquée. Un léger pétillement dans mon regard apparut sans doute : les formules et les gestes à répéter avec opiniâtreté n'était pas une activité dont je ne pourrais pas me passer. L'alternative m'intéressait fortement.
Ma réponse arriva « Oui, il y a quelques minutes. ». Lui, visiblement, il réfléchissait à l’avant et l’après, moi j'étais plongé dans la situation et je voyais : « Mais si votre magie vous permet de vous protéger, d’où vous viennent vos cicatrices ? » Peut-être bien qu’il connaîtrait quelques astuces pour être plus efficace. A sa façon, cet étrange géant contradictoire était unique avec une telle magie, alors je saisissais l'occasion.
Déplacer des montagnes
Les bougonnements du géant ressemblaient à une basse dont les accords seraient revenus régulièrement. Finalement, il n'avait pas l'air agressif pour le moment à rager dans ses dents. Je continuais à le regarder un instant, quand la surprise traversa mon visage : *Hiboups ! Les cours de soins aux créatures magiques !*. Les géants ne faisaient pas partie des origamis de créatures du dortoir que je maîtrisais. Nous maîtrisions le jeu de cartes avec les créatures volantes et les dragons dessinés par coeur à force d'y jouer dans mon dortoir, mais pas les autres créatures.
Il fallait pourtant d'urgence que je m'y penche... Elowen ! Elle était en filière spéciale, elle l'avait dit au moment d'un repas commun dans la Grande Salle. Peut-être qu'elle pourrait me donner un coup de pouce pour revoir les bases ensemble ? On pourrait se créer un quiz spécial pour des champions ? Toute l'ironie du terme m'apparut. C'était décidé, elle avait l'air très sympathique. Ennis était aussi en filière sciences, elle assurait dans toutes les matières, lui demander deux-trois astuces pourrait -non, allait- se faire. Double E, comme sur un bon bulletin, le problème allait être vite évité. Et en quelques secondes, ces idées furent balayées de mon esprit.
Je détendis un peu mon corps... avant de ressaisir plus fermement ma baguette entre mes doigts... le géant venait de s'emparer d'une nouvelle pierre... avant de l'exploser dans des pétillements dignes d'un feu d'artifice gris tout autour. Une moue d'admiration m'échappa, que je ravalai tout de suite alors qu'il resassait à nouveau sa gentillesse digne d'un Poufsouffle : donc je n'étais d'après lui ni intelligent, ni fort. Le feu d'artifice de pierre devait célébrer la Saint-Jacob, pour récolter tant de compliments à la fois.
Je glissai rapidement ma baguette dans ma poche pour récupérer l'un après l'autre les deux bracelets qu'il me lança. Les enfilant un à un en déposant un instant le regard sur mes poignets pour vérifier l'effet en souvenir d'un certain autre collier récent. Ni une, ni deux, je ramassai une petite pierre pour mettre à l'épreuve les bracelets en reproduisant les gestes du géant, mes yeux se fixant alternativement sur la pierre et sur le géant.
Il fallait pourtant d'urgence que je m'y penche... Elowen ! Elle était en filière spéciale, elle l'avait dit au moment d'un repas commun dans la Grande Salle. Peut-être qu'elle pourrait me donner un coup de pouce pour revoir les bases ensemble ? On pourrait se créer un quiz spécial pour des champions ? Toute l'ironie du terme m'apparut. C'était décidé, elle avait l'air très sympathique. Ennis était aussi en filière sciences, elle assurait dans toutes les matières, lui demander deux-trois astuces pourrait -non, allait- se faire. Double E, comme sur un bon bulletin, le problème allait être vite évité. Et en quelques secondes, ces idées furent balayées de mon esprit.
Je détendis un peu mon corps... avant de ressaisir plus fermement ma baguette entre mes doigts... le géant venait de s'emparer d'une nouvelle pierre... avant de l'exploser dans des pétillements dignes d'un feu d'artifice gris tout autour. Une moue d'admiration m'échappa, que je ravalai tout de suite alors qu'il resassait à nouveau sa gentillesse digne d'un Poufsouffle : donc je n'étais d'après lui ni intelligent, ni fort. Le feu d'artifice de pierre devait célébrer la Saint-Jacob, pour récolter tant de compliments à la fois.
Je glissai rapidement ma baguette dans ma poche pour récupérer l'un après l'autre les deux bracelets qu'il me lança. Les enfilant un à un en déposant un instant le regard sur mes poignets pour vérifier l'effet en souvenir d'un certain autre collier récent. Ni une, ni deux, je ramassai une petite pierre pour mettre à l'épreuve les bracelets en reproduisant les gestes du géant, mes yeux se fixant alternativement sur la pierre et sur le géant.
Reducio
Avec l'accord de la plume d'Elowen pour l'action indiquée
!
Déplacer des montagnes
Plus fulgurant encore qu'un lance-pierres. Je pourrai faire avec ce nouveau pouvoir des ricochets du tonnerre ! Naturellement, le géant n'était pas celui avec qui je pourrai plaisanter à ce sujet. Alors, je me contentais de poser mon regard sur lui.
Le croisement entre des menottes de cow-boy et la force de super-héros n'était pas pour me déplaire. Il ne manquait plus qu'un anneau pour avoir le complet combo de bijouterie collier-bracelet-anneau cette fois-ci. Sauf qu'avec ma manie de manipuler ma baguette avec mes deux mains, un anneau n'aurait pas été très pratique.
Quelques scintillements apparurent sans doute dans mon regard quand je réussis à repousser la pierre. Le géant, lui, disait désormais qu'il fallait apprendre à apprivoiser les bracelets. Gabryel aurait été très doué pour ça, c'était sûr. Quelques minutes avaient suffi pour qu'il s'entende avec le plus récalcitrant des hiboux.
A défaut d'avoir jamais réussi à "apprivoiser" mon hibou, qui m'obéissait à peu près tous les 57 du mois, je fis quelques pas pour aller faire un petit stock de pierres. Je me détendais peu à peu en bougeant. Pffff. La position debout statique engourdissait, c'était sûr.
Je fis un premier essai sur une pierre longue et pointue, avant de retenter sur une pierre un peu plus lustrée de la taille d'un viffet. Puis sur une pierre de la taille d'un demi-souafle. Plus grosse. Moins contrôlable.
Une petite pause pour vérifier des yeux que le géant n'avait pas pour idée de venir m'attaquer me fit sentir l'avantage de ce type de magie : beaucoup moins prévisible que de sortir son bout de bois, le pointer sur l'autre, faire le geste approprié, et prononcer le mot dans la langue morte. L'adversaire aurait moins le temps de répliquer.
Au vu des résultats, la difficulté allait être aussi de mon côté : rester plusieurs minutes bien centré sur un objet pour réussir, ce n'était pas spontané. Quand on n'était pas aussi inerte qu'une pierre, la concentration avait besoin de bouger, comme le corps. Je haussai un sourcil en regardant le géant : en parlant trop, j'étais trrrrop bavarrrrrd, en parlant, je n'étais pas intelligent, si je me taisais, peut-être qu'il sourirait ? Aussi probable qu'un sourire d'Izkyos. Donc à oublier. Mais je continuais un instant à chercher à croiser son regard en silence.
Le croisement entre des menottes de cow-boy et la force de super-héros n'était pas pour me déplaire. Il ne manquait plus qu'un anneau pour avoir le complet combo de bijouterie collier-bracelet-anneau cette fois-ci. Sauf qu'avec ma manie de manipuler ma baguette avec mes deux mains, un anneau n'aurait pas été très pratique.
Quelques scintillements apparurent sans doute dans mon regard quand je réussis à repousser la pierre. Le géant, lui, disait désormais qu'il fallait apprendre à apprivoiser les bracelets. Gabryel aurait été très doué pour ça, c'était sûr. Quelques minutes avaient suffi pour qu'il s'entende avec le plus récalcitrant des hiboux.
A défaut d'avoir jamais réussi à "apprivoiser" mon hibou, qui m'obéissait à peu près tous les 57 du mois, je fis quelques pas pour aller faire un petit stock de pierres. Je me détendais peu à peu en bougeant. Pffff. La position debout statique engourdissait, c'était sûr.
Je fis un premier essai sur une pierre longue et pointue, avant de retenter sur une pierre un peu plus lustrée de la taille d'un viffet. Puis sur une pierre de la taille d'un demi-souafle. Plus grosse. Moins contrôlable.
Une petite pause pour vérifier des yeux que le géant n'avait pas pour idée de venir m'attaquer me fit sentir l'avantage de ce type de magie : beaucoup moins prévisible que de sortir son bout de bois, le pointer sur l'autre, faire le geste approprié, et prononcer le mot dans la langue morte. L'adversaire aurait moins le temps de répliquer.
Au vu des résultats, la difficulté allait être aussi de mon côté : rester plusieurs minutes bien centré sur un objet pour réussir, ce n'était pas spontané. Quand on n'était pas aussi inerte qu'une pierre, la concentration avait besoin de bouger, comme le corps. Je haussai un sourcil en regardant le géant : en parlant trop, j'étais trrrrop bavarrrrrd, en parlant, je n'étais pas intelligent, si je me taisais, peut-être qu'il sourirait ? Aussi probable qu'un sourire d'Izkyos. Donc à oublier. Mais je continuais un instant à chercher à croiser son regard en silence.