Cuida’o, León Roben !
[ FIN SEPTEMBRE 2045 ]
Couloirs, 3ème Étage, Poudlard
Après le Couvre-Feu
Charlie, 15 ans.
4ème Année

∞
Couloirs, 3ème Étage, Poudlard
Après le Couvre-Feu
Charlie, 15 ans.
4ème Année

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J’aligne un pas après l’autre, sans faire attention où ils me portent.
Ce soir, j’ai eu une soudaine envie de sortir malgré le couvre-feu, alors je suis sortie. Les filles faisaient trop de bruit dans mon dortoir.
L’air, ici, est chatouillant de fraicheur. Et je n’ai même pas besoin de ma baguette, l’éclat de la lune fait des merveilles ce soir. L’astre avait aussi envie de sortir que moi, apparemment.
Les mains enfouies dans les grandes poches de mon uniforme, je me laissais porter par mes pensées qui ne se taisaient pas. Je ne devrais pas. Pour demain, le sommeil était important pour un bon entrainement. *Ouais…*. Mais cette nuit, je n’ai pas envie de m’écouter.
Ou plutôt, j’ai totalement envie de m’écouter. Deux voix qui sont miennes me gueulent deux choses différentes. J’ai envie de dormir pour demain, et j’ai envie de marcher toute la nuit pour aujourd’hui. *Tss…. Comment je peux avoir envie de deux choses aussi différentes ? Comment je peux être la nuit et le jour en même temps ? *C’joli*.
Mes pas s’arrêtent, et je prends conscience de la hauteur du plafond, juste devant mes yeux.
Ma nuque est tordue comme un angle ; ce n’est pas grave. *Ouais, c’est joli*.
Je ne levais pas assez la tête pour observer le plafond de l’école. C’était la seule chose vraiment belle entre ces murs. Leurs courbes et leurs formes géométriques qui se répétaient, motifs d’accords qui s’alignaient à mes pensées.
En les regardant, j’avais l’impression de pouvoir prendre des routes différentes dans mon crâne. Sûrement pour trouver des choses différentes que toutes celles que je voyais tous les jours. « Hhaa… », un soupir m’échappe ; il s’envole vers le ciel de pierre, et se dépose doucement sur la cambrure des voûtes.
Je le vois même s’y emmitoufler comme dans une bonne vieille couette. Sauf que cette couette était assez dure. *Bien…*. Peut-être pas si dure que ça ? Je n’avais jamais essayé après tout.
Et si j’inversais la gravité pour voir ce que ça faisait de se coucher sur ces jolis courbes ?
Je brise le silence d’un ricanement. *N’importe-quoi*.
Même si *’ça s’rait marrant*.
La magie pouvait peut-être inverser la gravité ? Et les courbures de mon propre visage se durcissent, je les sens se figer, mâchoire serrée. *Inverser la gravité…*. La magie peut beaucoup de choses, c’est sûr.
J’abaisse ma tête. *Tss…*. La rêverie est finie. Il faut que je sois en forme pour demain.
Mes paupières clignent plusieurs fois, preuve de fatigue. « ‘chier… ». Avant de penser à la magie, j’aurais pu marcher toute la nuit ici. Mais plus maintenant, il fallait que je dorme.
Avant ça, je ne me refusais pas un petit détour avant de remonter à la Tour.
Dernière modification par Charlie Rengan le 1 mars 2021, 18:44, modifié 1 fois.
« Bienvenue chez Toi »
Cuida’o, León Roben !
L'heure du couvre feu avait sonné au sein de l'établissement. Pourtant, je n'avais aucune envie de dormir. Je pensais à toutes ces semaines de cours passaient dans l'école des sorciers. Les cours n'étaient guère facile et, malgré que mes notes étaient assez bonnes, je fus obliger de me poser une question qui me paraissait évidente. Allais je pouvoir tenir le rythme au cours de toute une année ? Cette question me hanta. Le rythme de l'établissement était effrénée. En effet, les cours s’enchaînait durant toute une journée sans une réel pause. Des cours et des matières très différents les uns des autres mais, je dois le dire, très enrichissant et intéressant pour ma part. Les devoirs étaient aussi très rudes et diversifiés par rapport aux différentes matières présentes dans l'école des sorciers. Je dois avouer que j'aime beaucoup les devoirs aussi. Malgré tout, des doutes affreux envahissaient mon esprit, vais je pouvoir continuer comme cela encore longtemps ?
Je ne pouvais guère resté dans mon lit. Je décida alors de sortir de ma chambrée et de la tour des Gryffondor afin de prendre un peu d'air frais dans les couloirs. Ces derniers étaient aérer par des fenêtres. Je me dis alors qu'un peu d'air frais pourrait me faire un grand bien moralement. Je devais réfléchir à tout cela pour me fixer sur mon avenir à Poudlard. Je m'en sortais assez bien dans les devoirs, où j'avais de bonnes notes et dans les cours, où je participais régulièrement. Cependant, je me posa une autre question. Est ce que tout cela durera dans un long termes ?
Arrivé dans les couloirs, je rencontra une personne assez énigmatique. Le mot était faible à mon goût car cette personne marchait dans les couloirs. C'était une splendide, magnifique et somptueuse jeune fille qui avait l'air beaucoup plus âgée que moi. Cela pourrait être enrichissant d'aller la voir pour lui poser quelque question concernant son organisation dans l'école. Cela allait sûrement effacer mes doutes au sujet du rythme de l'établissement. Je décida de prendre mon courage à deux mains et de parler à la jeune fille. Je lui parla alors d'une voix douce et déterminée.
( James ) "- Bonsoir, je doute que l'on se connaisse, je me présente James Crowley. Enchanté de faire votre connaissance ! Puis je savoir, pourquoi marche tu dans les couloirs à cette heures de la nuit ? Comment t'appelle tu ? Dans tous les cas, je te trouve ravissante, resplendissante et divinement belle, si je peux me permettre et en tout bien tout honneur, bien évidemment.
@Charlie Rengan
Je ne pouvais guère resté dans mon lit. Je décida alors de sortir de ma chambrée et de la tour des Gryffondor afin de prendre un peu d'air frais dans les couloirs. Ces derniers étaient aérer par des fenêtres. Je me dis alors qu'un peu d'air frais pourrait me faire un grand bien moralement. Je devais réfléchir à tout cela pour me fixer sur mon avenir à Poudlard. Je m'en sortais assez bien dans les devoirs, où j'avais de bonnes notes et dans les cours, où je participais régulièrement. Cependant, je me posa une autre question. Est ce que tout cela durera dans un long termes ?
Arrivé dans les couloirs, je rencontra une personne assez énigmatique. Le mot était faible à mon goût car cette personne marchait dans les couloirs. C'était une splendide, magnifique et somptueuse jeune fille qui avait l'air beaucoup plus âgée que moi. Cela pourrait être enrichissant d'aller la voir pour lui poser quelque question concernant son organisation dans l'école. Cela allait sûrement effacer mes doutes au sujet du rythme de l'établissement. Je décida de prendre mon courage à deux mains et de parler à la jeune fille. Je lui parla alors d'une voix douce et déterminée.
( James ) "- Bonsoir, je doute que l'on se connaisse, je me présente James Crowley. Enchanté de faire votre connaissance ! Puis je savoir, pourquoi marche tu dans les couloirs à cette heures de la nuit ? Comment t'appelle tu ? Dans tous les cas, je te trouve ravissante, resplendissante et divinement belle, si je peux me permettre et en tout bien tout honneur, bien évidemment.
@Charlie Rengan
Cuida’o, León Roben !
Un pas après l’autre, les mains contre ma petite cape, je me laissais doucement aller à un état de somnolence mécanique. Je me détachais de l’espace et du temps à la mesure de mes pas.
Je laisse mon corps prendre le dessus sur mon esprit, pour tomber directement dans les nuages de la nuit de… de mon lit. Et… *’l’mot de passe…*. Il ne faut pas que j’oublie la Grosse Dame qui allait encore m’engueuler. Je la laisserais râler, comme d’habitude, et… *’dormir*.
Un pas après l’autre, même s’ils sont mélangés. « Bonsoir ». *Que !*.
Aussi soudainement que cette voix éclate, ma baguette est dégainée de son fourreau. « Je doute que l'on se connaisse, je me présente James Crowley ». Mon arme est pointée sur le cœur de ce *tout* petit buste ambulant. *’sors d’où c’lui-là ?!*. Mon sommeil s’est envolé, et la voix continue de parler. Encore, et encore. Pourquoi. Et comment. Et ravissante.
Ma baguette se baisse lentement, en accord avec mes sourcils qui se froncent.
Et divinement. Et permettre.
*’dieu…*. Sa voix ne se tait pas. Elle me donne mal au crâne.
Et honneur. Et, bien sûr, évidemment.
Une tonne de mots.
Et sa bouche se referme enfin.
Ma baguette est au bout de mon bras ballant, le long de mon corps. Le gars *gryffon* est planté face à moi, avec sa jolie tronche d’enfant. J’attends un instant, au cas où l’espèce de boite-à-paroles-sur-pattes ouvrirait encore une fois son couvercle. *C’est bon ?*.
Il s’est bien arrêté.
Sans quitter les yeux sombres — en cette nuit qui rendait tout gris — je soupire en enfonçant ma baguette dans son fourreau, à ma ceinture. « Bordel… » souffle ma voix, agrippant à nouveau les quelques bribes de sommeil qui lévitent dans l’air. « T’es sûr d’pas avoir avalé un bouquin ? ». Une dure envie de bâiller déferla dans ma bouche, mais je la dégageais d’un coup de pied psychique. « J’ai jamais vu quelqu’un parler autant sans reprendre sa respiration ». *Des manières de bourge*. Ce gosse, il n’était pas naturellement comme ça, je ne pouvais pas le croire. Un Autre de sa famille lui avait appris par cœur un roman à déballer chaque fois qu’il croisait quelqu’un, même en pleine nuit.
Et il avait l’air d’être vraiment jeune, qu’est-ce qu’il foutait dehors après le couvre-feu ?
D’un geste somnolent, j’ajuste la cape sur mon dos sans quitter le regard du jeune gryffon.
Je laisse mon corps prendre le dessus sur mon esprit, pour tomber directement dans les nuages de la nuit de… de mon lit. Et… *’l’mot de passe…*. Il ne faut pas que j’oublie la Grosse Dame qui allait encore m’engueuler. Je la laisserais râler, comme d’habitude, et… *’dormir*.
Un pas après l’autre, même s’ils sont mélangés. « Bonsoir ». *Que !*.
Aussi soudainement que cette voix éclate, ma baguette est dégainée de son fourreau. « Je doute que l'on se connaisse, je me présente James Crowley ». Mon arme est pointée sur le cœur de ce *tout* petit buste ambulant. *’sors d’où c’lui-là ?!*. Mon sommeil s’est envolé, et la voix continue de parler. Encore, et encore. Pourquoi. Et comment. Et ravissante.
Ma baguette se baisse lentement, en accord avec mes sourcils qui se froncent.
Et divinement. Et permettre.
*’dieu…*. Sa voix ne se tait pas. Elle me donne mal au crâne.
Et honneur. Et, bien sûr, évidemment.
Une tonne de mots.
Et sa bouche se referme enfin.
Ma baguette est au bout de mon bras ballant, le long de mon corps. Le gars *gryffon* est planté face à moi, avec sa jolie tronche d’enfant. J’attends un instant, au cas où l’espèce de boite-à-paroles-sur-pattes ouvrirait encore une fois son couvercle. *C’est bon ?*.
Il s’est bien arrêté.
Sans quitter les yeux sombres — en cette nuit qui rendait tout gris — je soupire en enfonçant ma baguette dans son fourreau, à ma ceinture. « Bordel… » souffle ma voix, agrippant à nouveau les quelques bribes de sommeil qui lévitent dans l’air. « T’es sûr d’pas avoir avalé un bouquin ? ». Une dure envie de bâiller déferla dans ma bouche, mais je la dégageais d’un coup de pied psychique. « J’ai jamais vu quelqu’un parler autant sans reprendre sa respiration ». *Des manières de bourge*. Ce gosse, il n’était pas naturellement comme ça, je ne pouvais pas le croire. Un Autre de sa famille lui avait appris par cœur un roman à déballer chaque fois qu’il croisait quelqu’un, même en pleine nuit.
Et il avait l’air d’être vraiment jeune, qu’est-ce qu’il foutait dehors après le couvre-feu ?
D’un geste somnolent, j’ajuste la cape sur mon dos sans quitter le regard du jeune gryffon.
Dernière modification par Charlie Rengan le 17 mars 2021, 16:14, modifié 2 fois.
« Bienvenue chez Toi »
Cuida’o, León Roben !
La jeune fille fut très surprise et étonné de me voir vagabonder dans les couloirs de l'établissement à cette heure tardive de la nuit. Je le savais car, pris de peur, elle pointa sa baguette sur ma poitrine. J'eus très peur sur le coup car je pensais qu'elle avait envie de me jeter un sort. Finalement, quand je me mis à lui parler, sa peur cessa. Je le vis à ses yeux qui passaient d'un état de peur et d'angoisse à un regard compatissant et surpris. Néanmoins, sa baguette était toujours pointé sur moi. Tant que cela était le cas, je ne baissa pas ma garde. Qui sait, elle pouvait me jeter un sort à n'importe quelle moment. De plus, je ne la connaissais pas cette charmante fille. Je comprenais la jeune sorcière. En effet, cela doit faire très peur d'être surpris en pleine nuit par un inconnu. A sa place, j'aurai, moi aussi, dégainé ma baguette comme arme. Finalement, elle accrocha sa baguette sur son fourreau et baissa sa garde. Je fus satisfait de cela.
La jeune et somptueuse fille fut fort étonné par ma prise de parole. Je savais ce qu'elle devait se dire. Comment pouvais je dire tant de chose et poser tant de question sans respirer une seule fois ? Pour ma part, c'était devenue une habitude. En effet, cette habitude était très bien car j'adorais parler. Pour moi, c'était une passion le fait d'argumenter, de discuter et d'échanger avec différentes personnes. Cela me passionnait d'avoir une opinion et un avis qui était en total adéquation avec mes idées. Cela me permettait d'ouvrir mon esprit sur différents sujets et différents thèmes. C'était très bénéfique pour ma part, autant sur le plan psychologique que sur le plan physique. C'était une technique assez complexe de parler autant sans respirer mais je m'étais acclimater à ce rythme. La jeune fille était énigmatique mais je trouve qu'elle avait un bon fond. Je répondis alors à la jeune fille d'une voix ferme et déterminée mais aussi extrêmement douce.
( James ) "- Je suis enchanté de pouvoir faire ta connaissance. Je suis aussi satisfait que tu ne m'es pas lancé de sortilège. Je te remercie pour cela. Pour me pardonner de t'avoir fait une telle peur, je t'offre mon amitié en gage de mon pardon. Qu'en pense tu ? Accepte tu ma proposition ?
@Charlie Rengan
La jeune et somptueuse fille fut fort étonné par ma prise de parole. Je savais ce qu'elle devait se dire. Comment pouvais je dire tant de chose et poser tant de question sans respirer une seule fois ? Pour ma part, c'était devenue une habitude. En effet, cette habitude était très bien car j'adorais parler. Pour moi, c'était une passion le fait d'argumenter, de discuter et d'échanger avec différentes personnes. Cela me passionnait d'avoir une opinion et un avis qui était en total adéquation avec mes idées. Cela me permettait d'ouvrir mon esprit sur différents sujets et différents thèmes. C'était très bénéfique pour ma part, autant sur le plan psychologique que sur le plan physique. C'était une technique assez complexe de parler autant sans respirer mais je m'étais acclimater à ce rythme. La jeune fille était énigmatique mais je trouve qu'elle avait un bon fond. Je répondis alors à la jeune fille d'une voix ferme et déterminée mais aussi extrêmement douce.
( James ) "- Je suis enchanté de pouvoir faire ta connaissance. Je suis aussi satisfait que tu ne m'es pas lancé de sortilège. Je te remercie pour cela. Pour me pardonner de t'avoir fait une telle peur, je t'offre mon amitié en gage de mon pardon. Qu'en pense tu ? Accepte tu ma proposition ?
@Charlie Rengan
Cuida’o, León Roben !
Le regard du petit gryffon ne cillait pas face au mien, il avait l’air d’être totalement dans son élément naturel. *M’parler en plein couvre-feu*. Un élément naturel qui n’était pas commun.
C’était un Autre bizarre, celui-là. « Je suis enchanté de pouvoir faire ta connaissance ». *Carrément*. Alors que son flot de mots continuait à couler, toujours aussi gorgé, comme tout à l’heure. En une seule expiration. *Peur ?*. J’imaginais les murs lever leurs sourcils, eux aussi, en même temps que moi.
Cette nuit, j’avais l’impression que la roche du château se calquait à moi.
« …je t'offre mon amitié en gage de mon pardon ». *Que…*. M’offrir son amitié en gage ? Bordel. En plusieurs années, je n’avais jamais croisé cette manière de parler à Poudlard, qui me rappelait définitivement les Autres de Westminster, avec leurs cous trop longs et leurs têtes à claques. *Tss…*.
Pourtant, ce gryffon-là ne m’énervait pas. Sa jolie tronche et ses mots appris par cœur, là, au milieu du château endormi, m’arrachait un petit sourire en coin. *Mon amitié, pas vrai ?*. Ce mot-là ne voulait rien dire. Soit il était un Autre, soit il ne l’était pas.
Mais il ne me connaissait pas, alors il ne savait pas.
J’attends qu’il termine. Et je laisse le même silence que j’avais imposé après sa première tirade. *’l’a fini*.
— Bien.
Je m’avance de deux pas ; me plantant face à lui.
Comme je m’y attendais, il est tout petit ; alors mon dos se tord deux pour mettre mon visage au niveau du sien, proche de ses yeux sombres. J’ai décidé d’utiliser ses mots. Ma main droite se pose sur son épaule alors que j’ouvre la bouche d’une voix douce : « J’accepte ton gage ». Un court silence se marque.
Mon attention est concentrée sur les sillages que peuvent laisser ses yeux.
— En espérant qu’l’a prochaine fois tu m’feras pas peur, conclus-je en lui souriant franchement, tirant très fort sur mes traits.
C’était un Autre bizarre, celui-là. « Je suis enchanté de pouvoir faire ta connaissance ». *Carrément*. Alors que son flot de mots continuait à couler, toujours aussi gorgé, comme tout à l’heure. En une seule expiration. *Peur ?*. J’imaginais les murs lever leurs sourcils, eux aussi, en même temps que moi.
Cette nuit, j’avais l’impression que la roche du château se calquait à moi.
« …je t'offre mon amitié en gage de mon pardon ». *Que…*. M’offrir son amitié en gage ? Bordel. En plusieurs années, je n’avais jamais croisé cette manière de parler à Poudlard, qui me rappelait définitivement les Autres de Westminster, avec leurs cous trop longs et leurs têtes à claques. *Tss…*.
Pourtant, ce gryffon-là ne m’énervait pas. Sa jolie tronche et ses mots appris par cœur, là, au milieu du château endormi, m’arrachait un petit sourire en coin. *Mon amitié, pas vrai ?*. Ce mot-là ne voulait rien dire. Soit il était un Autre, soit il ne l’était pas.
Mais il ne me connaissait pas, alors il ne savait pas.
J’attends qu’il termine. Et je laisse le même silence que j’avais imposé après sa première tirade. *’l’a fini*.
— Bien.
Je m’avance de deux pas ; me plantant face à lui.
Comme je m’y attendais, il est tout petit ; alors mon dos se tord deux pour mettre mon visage au niveau du sien, proche de ses yeux sombres. J’ai décidé d’utiliser ses mots. Ma main droite se pose sur son épaule alors que j’ouvre la bouche d’une voix douce : « J’accepte ton gage ». Un court silence se marque.
Mon attention est concentrée sur les sillages que peuvent laisser ses yeux.
— En espérant qu’l’a prochaine fois tu m’feras pas peur, conclus-je en lui souriant franchement, tirant très fort sur mes traits.
« Bienvenue chez Toi »