CdC Rpg++ Ils sont fous ces Moldus D.D

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3 août 2045
Chemin de Traverse
2e année
@Duncan Darwin


Il faisait chaud en cette fin de juillet, très chaud même. La Gazette du jour annonçait presque 33 degrés. Autant dire qu’il fallait rester à l’ombre. La chaleur était étouffante si bien que dans sa poche se trouvait une bouteille d’eau, jadis remplit était désormais vide depuis une bonne quinzaine de minutes. Il longeait les façades en quête d’ombre. Visiblement il n’était pas le seul à y avoir pensé au vu des rares tempérés qui s’avançait en plein caniar. Ils finissaient d’ailleurs tous par revenir se mettre à l’abri de l’ombre. Henry avait croisé un ensemble hétéroclite de sorciers. De ceux pressés qui vous bousculent à ceux plus âgés qui n’avancent pas. Des grands qui vous bouchent la vue jusqu’aux gobelins. Il jurerait avoir vu un gobelin tout à l’heure. Il avait d’abord pensé à une hallucination due à la chaleur qui se faisait de plus en plus étouffante. Il s’essuya d’ailleurs brièvement le front avec le dos de sa main.

Il continuait d’avancer tant bien que mal esquivant les pressés, dépassant les escargots. Pourquoi avait-il pris ce Portoloin ce matin ? Certainement pour changer d’air. Après tout il en avait assez d’entendre sa mère râler à propos des casseroles que son père aurait soi-disant perdues. Sérieusement, elle en faisait tout un plat. Alors même qu’ils étaient séparés depuis plusieurs mois et que le déménagement allait bon train, elle venait encore enquiquiner son monde. Décidément, elle en était presque exaspérante. À vrai dire il était dans la phase d’exaspération, mais il savait pertinemment que ça lui ferait un choc une fois qu’elle serait définitivement partie. Voudrait-elle définitivement ne plus le voir ? Il n’en avait aucune idée à vrai dire. Son esprit disait tant mieux et son cœur se contractait à cette idée. Aussi inhumaine soit-elle, elle demeure sa mère. Et qui ne se sentirait pas mal en imaginant sa mère le renier complètement.

Henry en avait donc profité pour s’évader le temps d’une après-midi de ce quotidien oppressant et il avait donc noté l’horaire du prochain Portoloin le plus proche, un vieux chapeau rapiécé. Lorsqu’il s’y était rendu, ce qui l’avait frappé c’était ce grand sorcier avec un manteau gris. Il sentait la banane, et l’odeur était assez désagréable. S’il eut senti la pomme, cela en aurait été autrement. Mais voilà ce grand bonhomme au manteau gris sentait la banane. Et cette odeur était fort désagréable surtout avec la chaleur. Enfin la chaleur d’Irlande n’avait rien à voir avec celle de Londres. En effet il ne devait pas faire plus de 15 °C à Dublin, et en plus une légère brise s’était levée lorsqu’il était sorti de chez lui, décoiffant et envoyant voler au vent ses cheveux qu’il avait pour une fois pris la peine de coiffer. Chose hélas bien inutile vu que son acharnement à discipliner sa chevelure blonde fut réduit à néant en trois petits coups de vent.

L’autre raison qui l’avait poussé à se rendre au Chemin de Traverse était une petite expérimentation qu’il souhaitait effectuer. En effet, il se demandait depuis l’année dernière si les téléphones fonctionnaient sur le Chemin de Traverse où si les ondes étaient brouillées. Et il fallait dire que sa mère était tombée à point nommé aujourd’hui. En effet, elle qui cherchait à avoir toujours le dernier téléphone pour frimer, chose que le petit blond ne comprenait pas ? À quoi bon changer de téléphone alors que l’ancien n’a que quelques mois ? Outre le prix qui croit exponentiellement pour au final peu de réelles nouveautés, la plupart étant de simples gadgets. Encore une chose qu’il ne comprenait pas chez sa mère, s’étaient-ils réellement compris un jour. La question était à double sens, dans le premier Henry connaissait la réponse, il ne l’avait jamais réellement compris, dans le deuxième il ne savait pas trop bien qu’il avait son idée sur le sujet.

Enfin, tout cela pour dire qu’il avait subtilisé le téléphone de sa mère pour sa petite expérience. Il plongea sa main pour sentir ledit objet au creux de sa poche. Il attendait d’arriver à un endroit plus dégagé pour le sortir. Il ne voulait pas tellement qu’on le prenne pour un idiot, le racisme était monnaie courante à cette période donc il devait se montrer relativement prudent. La technologie moldue ne devait pas être très bien vue. Il le serrait dans sa main, appuyant par mégarde sur le bouton pour l’allumer ce qui eu pour effet d’illuminer sa poche. Il réussit bien vite à éteindre l’écran. Il aimait jouer plus jeune en de rares occasions sur le téléphone de sa mère, mais en grandissant elle ne le lui laissait plus trop. À vrai dire il se vengeait un petit peu, elle lui avait pris son piano l’année dernière, lui lui avait pris son téléphone. Oeil pour œil, dent pour dent.

Il finit par atteindre une partie bien moins dense du Chemin de Traverse, il en profita pour se faufiler dans le petit espace entre deux boutiques dont il ignorait le nom. L’une avait une devanture particulièrement colorée, elle devait être assez récente, et l’autre à la façade plus décrépie et ancienne. Il se glissa donc dans ce petit espace à l’ombre des regards et du soleil et sortit le sujet de sa petite expérience. Il alluma l’écran. Mince il fallait un code. Un code à quatre chiffres. Il se mit alors à réfléchir, quelle date pouvait-elle avoir mise comme mot de passe. Sa date de naissance. Il tapa alors l’année de naissance. Non, ce n’était pas ça, mais cela ne l’étonna pas outre mesure. La date de rencontre entre ses parents, il ne la connaissait pas et c’était peu probable. À une époque surement, mais plus maintenant. Il n’y croyait pas trop, mais il tapa son année de naissance. Le téléphone se déverrouilla. Ce n’était pas possible que ce soit en rapport avec lui. Après tout, il avait pu se passer beaucoup de choses cette année-là, une rencontre avec un ami cher. Une promotion. Le début d’un nouveau boulot. Ça ne pouvait pas être en rapport avec lui c’était tout bonnement et mathématiquement impossible. Et pourtant alors que la lumière de l’écran illuminait quelque peu le visage du petit blond on pouvait voir que sa gorge s’était serrée. Il avait encore du mal à se faire à cette idée-là, complètement surpris. À vrai dire peu lui importait désormais si ce foutu téléphone fonctionnait, il le regardait sans trop savoir quoi faire désormais.

Mot en gras pour un Impérium

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Le soleil au zénith, l'après-midi bien entamé, l'ambiance générale était à la joie et à la bonne humeur, tandis que parmi la foule se cachait un rêveur. Duncan Darwin avait connu un début été tourmenté, où se mêlait excès et bêtises alimentés par une sensation d'avoir perdu pied. Après une année à voyager, fuyant ses problèmes comme il pouvait, celui-ci avait sans doute eut la naïveté de penser qu'à son retour tout serait parfait. Quelle idée. Au delà de quelques rencontres, son mois de juillet n'avait rien de bien glorieux, on aurait pu penser voir une précoce crise de la cinquantaine ou encore un burn-out , mais cela était il possible en proche trentaine au chômage et célibataire ? On ne ne pouvait certainement pas affirmer que son frère, Aedan, n'avait pas aidé dans cette triste descente à six pieds sous terre, non loin de la jolie porte des enfers. Excessif et débauché celui-ci avait beau être son aîné il n'en resta pas moins un beau dépravé dépourvu de toute maturité, et à trop le fréquenté Duncan s'en voyait vanné. Fort heureusement cette période touchait à sa fin et voici que la veille au soir il fut retourné au domicile familial en quête de stabilité mais aussi de soutien.

Aedan avait toujours su dissimuler ses émotions, insensible coeur de pierre à la distance déconcertante, et ce depuis l'enfance, son cadet bien plus sensible peinait à trouver en lui un ami dans ces moments difficiles. Le dernier en tête, et non pas le moins violent, le décès prématuré de la matriarche qui souligna parfaitement les différences évidentes entre ses deux enfants, l'un meurtri et l'autre fidèle à lui même, resta de glace, inchangé. Du moins il le faisait si bien. Duncan enviait son ainé d'être si fort et distant de tout, courageux intrépide qui avait toujours vécu pour lui sans le moindre soucis. de l'autre côté du miroir, Aedan, quant à lui, admirait son petit frère, doux et bienveillant mais tout aussi doué et proche des gens. La jalousie ce vilain il parait et pourtant propre à chacun et ce même au sein d'une même famille si ce n'était pas plus encore.

Toujours fut il qu'en cette délicieuse après-midi, Duncan Darwin profita d'une journée de flânerie pour se laisser aller jusqu'où ses pieds le porteraient. Finalement arrivé aux portes du larges métro Londonien, bousculé par ses habitants pressés en toutes saisons, il constata avec désespoir que sa fidèle musique manquerait à l'appel. Bien plus qu'une distraction où autre superficialité dont on pouvait aisément se passer, une sortie sans musique n'avait tout simplement pas lieu d'exister. Rageusement, s'insultant de sa débilité au travers d'une exclamation qui lui échappa "Par la barbe de Merlin". Celle-ci lui octroya le privilège de se faire dévisager par le quai entier de sa rame, si ce n'était pas celle d'en face également. Rougissant, un sourire gêné aux lèvres, il tenta de se rattraper mais tous les regards furent d'hors et déjà détournés. Malgré tout décidé à ne pas être sans sa mélodie, le blond replongea à nouveaux ses mains dans sa besace, accompagnées de ma tête cette fois, mettant tout en œuvre pour ne pas passer à côté. Cela ne pouvait être forcément que quelque part par là ! Qui avait pu avoir l'idée de faire le fond des sacs en noirs de toute manière ? Il n'aurait pas dû accepter se présent moldu de la part de son beau-père, les objets sorciers étaient plus pratiques. Sur son passage se dévoilait, parmi le désordre, de vieux papiers de bonbons, des tickets de cinéma et même de la monnaie moldue mêlée à celle sorcière, mais en vain ...

D'un soupire, il se résigna et s'engouffra dans le métro quelque part au hasard, début de ligne obligeait, trouvant aisément une place assise, et savoura cette petite victoire. Les portes se refermèrent dans un son strident suivit dans un claquement, ce qui annonça le début de l'ennui de ce trajet. Le sorcier solitaire commença à regretter son choix d'agir en bon moldu tandis qu'il tenta d'observer le précieux paysage dissimulé par ses voisins de droite. Sa tête bascula vers l'arrière juste avant qu'il ne décida de fermer les yeux et de se concentrer sur le son de cette rame. On entendait tout et rien, des voix jeunes, plus âgées, insolentes comme innocentes, prétentieuses ou timides ce qui avait le don de le faire sourire. Tout circula et ce fut ainsi que Duncan Darwin se laissa alors bercer par la vie des gens.

"Et comme la poignée était cassée j ai dû aller sur le balcon et grimper sur le toit pour sortir !" disait une voix nasillarde tandis que plus long une voix de pré-pubère muant lui octroya "On transpire trop des pecs." Un délice pour les oreilles. A sa gauche des voix d'enfants se disputèrent sur la météo, 26, 28, 30 ou 34 aucun ne parvenaient à tomber d'accord sur les températures du lendemain. Une intervention d'une jeune fille lui offrit un sourire, "Toute à l'heure je me suis embrouillé avec Arsène... Je me suis fait une entorse au pouce.. T'as déjà eut une entorse au pouce ?", très rapidement suivit par un ricanement face à la suite que prenait la discussion ; "Je viens de voir mes chaussures sont pas du tout assorties à ma tenue merde!".

Des compliments ou des insultes, des paroles profondes comme superficielles tout s'entrecroisaient pour le plus grand plaisir des oreilles de ceux qui écoutaient. "J'ai creusé un trou d'1 m50 dans le sable... Et à mains nues! Je suis trop fort!". "Tu as des lunettes de la mort qui tue!". Tu vois Soho ? Et bien c'est pas là du tout !. Bref il y en avait pour les goûts. Au bout du compte le trajet se déroula bien plus rapidement que prévu et tandis que notre voyageur arriva à son arrêt non loin du Chemin de Traverse, il eut un frisson de dégout à l'entente de la dernière exclamation : "Sens mes aisselles.", décidément il était temps de partir.

Encore ébahi par ce qu'il avait pu entendre, Duncan foula les premières père de la rue Principale, les paroles encore en lui qui résonnaient. C'était fou ce qui pouvait se passer dans la vie des gens. Sans trop regarder où il allait, il bouscula un jeune blond au regard si particulier, que faisait il, ça aucune idée mais dans ses mains un drôle de bijou semblait briller, un téléphone, ici? "Oups, pardon ! Je ne regardais pas où j'allais navré, tu n'as rien ? Encore heureux que tu n'as pas lâcher ton... portable", hésita t'il ne sachant pas à qui il avait affaire et encore ce que faisait avec son propriétaire dans la rue des sorciers, ce n'est pas ici qu'il trouverait du réseau, "Tu sais ce que tu fais ?"

Navré du retard, je suis bien là maintenant ^^

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Il se fit percuter. D’abord par le fait que le code pour déverrouiller le fichu iPhone de sa tout aussi détestable de mère était sa date de naissance. Enfin, c’était pour lui l’hypothèse la plus probable, bien qu’invraisemblable. Après tout, n’était-ce pas là une preuve d’amour ? Non, cela devait définitivement avoir une autre signification. Il en était à peu près certain. Une promotion quelconque, une date importante. C’était à l’encontre de tout ce qu’il savait d’elle. De tout ce qu’il avait pu comprendre et observer.

Il se fit percuter donc, d’abord par cette nouvelle, puis par un homme. Un adulte visiblement tête en l’air. Presque décidée à l’envoyer gentiment se faire bouler, après tout, la technologie moldue ne devait pas être bien vue sur le Chemin de Traverse. Il prit quand même le temps de le regarder. Il avait une tête de personne gentille. Mais tous les gens ont une tête de gentille. Jusqu’à ce qu’il montre leur vrai visage. Alors il fallait rester méfiant. Il appuya sur le bouton pour éteindre le téléphone qu’il rangea dans sa poche. Il avait failli le faire tomber en percutant son portable. Par toutes les cartes de Chocogrenouille ! Il s’était mis exprès dans un recoin, un interstice un peu sombre entre deux boutiques et il avait fallu que quelqu’un vienne le percuter. C’était à la fois improbable et agaçant. Terriblement agaçant même.

Il releva donc la tête en direction de cet enquiquineur tête en l’air. Il pesta quelques mots en irlandais. Il cherchait dans son esprit, s’il le connaissait, mais ce n’était pas le cas, et lui non plus, ce n’était donc pas son oncle. Pourtant, c’était bien son genre à lui de rentrer dans les gens sans faire exprès. Julian était quelqu’un d’assez convivial, il ne perdait jamais son sourire. Il était revenu brièvement à la maison en juillet, permettant au petit blond d’échapper à la bulle de morosité ambiante. Il lui avait montré le Croup qu’il avait récemment acheté. Pourquoi l’avoir appelée Oscar. Il ne savait pas trop, mais s’il avait bien compris une chose avec son oncle, c’est qu’on aurait beau chercher à comprendre, il était parfois aussi étrange qu’une horde de boursouflé. Henry se remémora alors s’être particulièrement amusé avec le Croup en question. Certes, il pesait son poids, mais cela avait été une sacrée évasion, le temps d’un week-end. Désormais, si sa mémoire est bonne il s’apprête à repartir au Pays de Galles. Ne pouvait-il donc pas rester un peu plus ? Communiquer uniquement par hibou c’était marrant cinq minutes, un calin sur le quai 9 3/4 c’était déjà beaucoup mieux. Il ne le voyait que quelques jours par-ci par-là, alors oui il lui en voulait un peu de toujours partir. Surtout qu’il sait lui comment le divertir. Lui parler Quidditch, ou bien créatures magiques.

Est-ce qu’il avait déjà vu un dragon ? Il ne lui avait jamais réellement posé la question, mais la chose n’était pas aussi improbable. Durant ses études il avait peut-être fait une sortie scolaire dans une réserve de dragon. D’après ses lectures il y en aurait en Roumanie ou dans ce genre de pays. À l’époque les voyages devaient être beaucoup plus simples. Maintenant voyager en dehors du Royaume-Uni était devenue extrêmement compliqué. Déjà pour les sorciers normaux, alors pour les nées-moldu c’était limite s’il était assigné à résidence parait-il.

Après ses pérégrinations oniriques, il se reconcentra sur l’homme en face de lui. Il ne se sentait pas comme un enfant pris en faute, mais il faut dire qu’effectivement un sorcier avec un téléphone ça ne devait pas être si courant que ça. Mais c’était une petite expérience qu’il voulait tenter. Est-ce qu’il pouvait allumer son téléphone, visiblement la réponse était oui. Mais pas sûr que les bâtiments du Chemin disposent de la 5G. Enfin, peut être est on déjà à les 6 G, le petit blond doit avoué qu’il est perdu. Il ne s’est d’ailleurs jamais vraiment intéressé à la question d’ailleurs. La technologie ce n’est jamais quelque chose qui l’a trop passionné. Il aimait bien faire quelques âneries sur l’ordinateur de sa mère. Du type, ranger un dossier dans un dossier, lui même rangé dans un dossier. Ou bien écrire n’importe quoi dans les fichiers que sa mère écrivait juste pour l’enquiquiner. À vrai dire désormais, cela ne l’amusait plus et il sentait une certaine lassitude à utiliser l’ordinateur. En effet, peut être était ce la magie qui le faisait dysfonctionner, mais à chaque fois qu’il en utilisait un de façon prolongée celui-ci plantait plus que d’accoutumés. Cette malchance peut être liée à son potentielle magique avait eu raison de l’ordinateur en question, duquel il n’osait plus s’approcher. Il préférait s’entraîner avec sa baguette, lancer des sortilèges. Dommage que son père n’est pas de véritable atelier à potion dans leur nouvelle maison. Il avait bien quelques chaudrons, mais rien de bien intéressant, il n’était pas très doué d’après ce qu’en avait dit Julian. Peut-être devrait-il demander cela pour son prochain anniversaire. C’était là une chouette idée.

Il s’était encore laissé emporter par ses réflexions personnelles. Et ça devait bien faire cinq minutes que l’adulte tête en l’air lui avait parlé sans qu’il ne commence le début d’un prémices d’une réponse. Il releva alors la tête et se mit à parler d’une voix intriguée.

— Vous savez ce que c’est un téléphone ? Je croyais que les Sorciers n’y connaissaient rien à la technologie. Faut dire que c’est foireux. Je suis déjà surpris que ce fichu téléphone que j’ai piqué à ma mère pour faire une expérience s’allume ici. Vous pensez qu’on peut capter du réseau ici ? Je n’y crois pas trop, mais est-ce qu’un jour les sorciers auront la fibre ? Fin moi j’aime pas ça les ordis et les téléphones, je lui ai surtout piqué son téléphone pour l’embêter.

Il avait presque une voix enfantine, mais ses questions qui aurait pu paraitre comique au premier abord était on ne plus plus sérieuse, cet adulte en question semblait s’y connaître alors le petit blond espérait qu’il l’aiderait pour son expérience.

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Si le regard agacé du garçon aurait pu le vexer ou encore le gêner, il n'en fut rien, Duncan étant bien trop conscient de son manque d'attention. Cependant face à ce regard et cette attitude contrariée qui lui rappela un instant son ainé, l'homme s'obligea par politesse de retenir un rire à l'entente de ce qui semblait être de l'argot irlandais. Un brin patriotique mais surtout sympathique, il pensa à le questionner sur la question ou d'aborder le sujet par un traditionnel "What's the craic ?" comme dirait son frère mais se retint, après tout ce n'était qu'un enfant. Les sourcils froncés de ce dernier trahissants, lui semblait il, signe d'une réflexion interne intense, Duncan n'eut dit mots, sachant parfaitement qu'aucunes pensées se devaient d'être arrêtée, en particulier par un étranger qui venait de nous bousculer.

Un temps, une absence s'imposa dans la rue commerçante, ou du moins entre les deux inconnus qui se faisaient face, tandis qu'autour la vie continuait sans soucis. L'enfant, à la chevelure dorée, avait le regard ailleurs, il semblait comme perdu dans ses pensées. Duncan, ne put se permettre de l'y importuner ne sachant que trop bien l'intrusion que cela pouvait provoquer. Les silences ne l'eurent jamais déranger, bien au contraire, et si certains s'époumonaient à combler le moindre blanc, lui les appréciait et s'en délectait goulument. D'un léger sourire, suivit de près par un soupire amusé, il regarda donc avec délectation ce jeune garçon éprit, lui semblait il, de captivantes réflexions. A quoi pouvait il bien penser ? Avait il seulement envie de lui parler ? Bien amoureux de quiétude et de solitude depuis toujours, l'homme n'avait pourtant jamais fuit les relations, adorant les échanges si riches et pour lesquels il vouait presque une passion. Il aimait les gens, enfin la plupart, et ceux-là semblèrent lui rendre bien.

Une bousculade d'une enfant pressée et un éclat, le ramena bien vite sur la voie sorcière, animée plus qu'hier et moins que demain, à la manière d'une fourmilière. Bien que pourtant plus respirante qu'aux abords de la rentrée, certains impatients semblèrent d'hors et déjà fin prêts pour rejoindre le Poudlard Express. D'autres, plus nonchalants, à la manière de touristes détendus, arpentèrent les rues d'un pas léger dépourvu de toutes appréhensions. Les sourcils froncés, dans l'attente d'une réponse de sa part, il crut un bref instant qu'il sera plus judicieux de s'éclipser, car après tout le jeune inconnu n'avait peut-être guère envie de communiquer.

Non loin de là, par derrière son interlocuteur la devanture alléchante de Glaces Florian Fortârome capta son attention et il se jura d'y faire escale en quête de fraicheur sucrée. Le gourmand se questionnant sur quel délicieux parfum il pourrait se laisser tenter, une exclamation de joie le tira de son dilemme au combien alléchant. Un enfant trépignant de joie exposa bras tendu vers le ciel, de par devant la célèbre boutique de la famille Ollivander, sa toute nouvelle baguette alors que, celui semblait être son père, lui jura de la ranger. La nostalgie de sa folie étudiante frappa Duncan de plein fouet, qui à ce simple fragment de vie, ne put s'empêcher d'y transposer la sienne et ses souvenirs. Emporté dans une vague mélancolique, son sourire s'agrandissant, il ferma les yeux un bref instant, et s'amusa à se laisser bercer par ces voix et ces bruits qui faisaient la vie du Chemin de Traverse.

Reportant son intention sur l'enfant d'un coup d'oeil discret, son interlocuteur osa, au même moment, déchirer le silence pour y poser le son de sa voix encore si innocente bien qu'aux questionnements pertinents. D'une pensée pour son père, amoureux des moldus au point d'en avoir épouser un littéralement, ainsi qu'à son éducation presque similaire à un sang-mêlé, Duncan perçut par les propos de ce garçon, la chance qu'il avait eut. Souvenir de ses études à Poudlard, où le professeur d'Étude des moldus fut longtemps considéré comme membre de la famille, l'ancien Serdaigle qu'il était n'avait jamais eut à apprendre à ce sujet, ou presque. Comme bercé par une double culture, il savait donc pertinemment ce qu'un téléphone portable pouvait être ou bien encore la télévision et autres gadgets dépourvus de magie. Attendri par le fragment passé que fut sa première invention, appelé MP5, Magique Portative 5ound, le blond en sorti de sa poche l'objet moldu qu'il avait détourné à son adolescence de manière à devenir magique ne nécessitant pas d’alimentation. Ami de ses révisions en dernière année il avait, ainsi, pu se délecter de musique dans le parc du château, bien au calme et pourtant si haut.

"Je n'ai jamais été trop friand de cet appareil mais oui je le connais bien, je suis plus amateur de musique. Bien moins foireux comme tu dis.", disait il en lui montrant de loin son MP5,"La technologie moldue a de quoi intriguer je te comprends, je ne compte plus mes heures à m'être retourné le cerveau à ce sujet.", se gardant bien d'évoquer sa famille, ne sachant qui pouvait les écouter, il reprit d'une voix plus inquiète bien malgré lui, les lèvres pincées "Mais et toi comment se fait il que tu aies un objet pareil entre les mains ? Par les temps qui courent je doute que ceux qui nous dirigent aient fait vérifier le réseau si tu vois ce que je veux dire."

Il ne voulait pas parler politique, non, et encore moins auprès d'un enfant. Mais comment faire comme si de rien était alors que les ruines du Chaudron Baveur n'étaient qu'à quelques pas et celle d'Aptothique herbes plus bas ? Gêné ça il l'était pour sûr, se frottant la barbe regrettant presque ses mots, sa dernière intention était d'angoisser ce pauvre garçon. Qu'il lui faisait mal de mettre à mal toute cette innocence infantile, le contexte le faisait bien assez pour lui. Pourtant il ne pensait pas à mal non, Duncan espérait sans doute, naïvement, qu'aucunes personnes à l'esprit fermé ou un représentant de l'autorité ne viennent les embêter. Pire encore, cet enfant avait il de la famille haut placée ?

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La chaleur devenait de plus en plus insupportable pour le petit blond. Il avait beau se trouver à l’ombre, il était obligé de s’éponger le front avec sa main à intervalle régulier tant la chaleur était intense. La principale rue commerçante du Monde sorcier britannique était particulièrement animée, alors trouver un coin tranquille n’avait pas été mince à faire, d’autant qu’ironie du sort il se trouvait face à la devanture de Fortarôme, l’endroit idéal pour se rafraichir, il n’y avait qu’a voir la queue devant la boutique, la ruée vers les frais. Mais il était tombé sur un sorcier. Un étrange sorcier, il avait quel âge d’ailleurs ? 60 ans ? Nan, pas assez de rides, il n’en avait pas 20 non plus. Il haussa les épaules intérieurement, il devait être de l’âge de Julian, voir un peu plus jeune. Mais après tout c’était de l’ordre du détail.

Son regard s’arrêta sur la boutique décrépie à sa droite. On aurait dit une librairie, ou un truc un peu en ruine. À vrai dire il irait jeter un coup d’œil plus tard, lorsqu’il aura terminé sa petite expérience. En parlant d’expérience, il écouta l’Adulte qui lui expliquait. Visiblement c’était un sorcier qui connaissait les Moldus, et c’était vraiment rare, il faut dire que lui n’était pas comme tout le monde. Il devait bien être le seul à avoir une sorcière pour mère. Genre Cruella dans les dessins animés de Walt Disney qu’il lui arrivait de regarder plus jeune le soir avec son père dans le canapé tout en mangeant des bonbons. Sa mère justement n’était jamais là, trop de travail était l’excuse qu’elle trouvait pour s’enfermer dans son bureau. Je n’ai jamais trop compris pourquoi elle faisait ça d’ailleurs, même si elle ne parlait pas à décortiquer le film comme on le faisait papa et moi, elle pouvait bien rester. Mais non ça semblait être trop lui demander. Les choses simples d’une vie familiale semblaient toujours être des tâches complexes avec elle. Décidément, c’était beaucoup trop compliqué à comprendre les raisons. Était-ce pour ne pas voir son fils ? Ou son compagnon, voire les deux. La situation s’était extrêmement tendue tout au long de l’année dernière, les récents événements devaient y être pour quelque chose, mais la racine du mal était de toute façon plus profonde.

Il aimait la musique, et le petit Serdaigle aussi, visiblement ils avaient tous deux des points communs. Le petit blond aimait jouer des airs de sa composition, certes il savait lire les partitions, mais il avait toujours cette impression de voler le travail d’un autre en les jouant, la musique était pour lui quelque chose de très personnel, chacun écrivait les partitions pour qu’il puisse ensuite les jouer. Le fait qu’un parfait inconnu tente de s’approprier Sa Musique lui fit passer un bref frisson dans le dos. Il en était hors de question, pour détourner son esprit de ce malaise il tourna la tête dans la direction du grand blond avec un large sourire qui lui barrait le visage.

— Vous aimez la musique ? Mais c’est trop bieeennnnn !!! Moi je n’en écoute pas trop, mais je faisais du piano, enfin y’a longtemps.

Autant le début de sa phrase était clairement dit sous le ton de l’excitation en témoigne l’appuie prolonger sur le dernier mot. Autant la seconde partie était presque dite avec mélancolie et regret, ça lui manquait de jouer du piano. Encore là faute de sa mère de toute façon. Il fut cependant intrigué par le bonhomme en face de lui. Un MP5, qu’est ce que c’est que ce truc ? Il n’en avait jamais, au grand jamais entendu parler, trop technologique pour lui peut être. Il ne put s’empêcher de questionner.

— Je ne m’y connais pas trop en MP machin chouette, mais je n’ai jamais entendu que ça existait le MP5 moi j’en étais restée au MP4, je suis trop à la ramasse sur les nouveaux accessoires à la mode c’est ça ?

Il se concentra donc sur l’expérience qu’il souhaitait mener. Essayer de capter du réseau, et de passer un appel, à son père pourquoi pas. Il riait presque en imaginant sa réaction à sa blague. Il reprit donc, avec sa naïveté de gamin :

— Bah en fait, je voulais faire deux choses, enquiquiner ma mère parce qu’elle est méchante et qu’elle tient beaucoup à son portable. Et faire une petite expérience, genre passer un appel ou tenter d’aller sur Internet. Je me suis mis dans un coin discret pour pas qu’on me voie, mais c’est sur que si on voit un adulte et un enfant qui discute dans une ruelle, ça peut attirer l’œil. Et puis moi suis un enfant, ils feront rien à un enfant pas vrai ? Déjà qu’ils ont brûlé là où Papa travaillait avant…

Henry n’était plus tout à fait sure de lui. Il se souvenait parfaitement de sa première rentrée où il avait aidé une fille, Olivia qu’elle s’appelait parce qu’elle se faisait embêter par des méchants. Mais est-ce qui lui quelqu’un de moins gentil que cet adulte viendrait lui chercher du tord. Ils avaient voulu l’emmener il ne savait trop ou, heureusement que le petit blond était intervenu d’ailleurs. Et puis il y avait les ruines du Chaudron, un triste souvenir à ses yeux. Il ne verrait peut-être plus là où son père travaillait. Il avait eu du mal à s’y faire, mais non son père n’était pas assureur, mais serveur au Chaudron. Ce n’était après tout qu’un élément dans la longue liste des choses à laquelle il avait dû se faire d’ailleurs.

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CdC Rpg++ Ils sont fous ces Moldus D.D
Si Duncan semblait deviner que l'enfant eut aussi repéré la boutique de glace et sa terrasse il n'osa cependant guère lui proposer un tel rafraîchissement, ne le connaissant pas il valait mieux éviter ce genre de proposition plus que douteuse. Et tandis qu'il pensait à cela la réalité le frappa en pleine face, depuis quand passait il autant de temps auprès de ces enfants, le Chemin de Traverse finirait il pas le rendre fou ? Voilà que l'été commencé, depuis son retour sur le sol anglais l'ancien expatrié ne pouvait s'empêcher de sympathiser avec ces jeunes têtes que le hasard lui donnait de croiser. Et voilà que ce jour ci il parlait avec un gamin, mais que lui arrivait-il? La semaine dernière, enfin jusqu'à l'avant veille pour être tout à fait honnête, le voici qui enchainait les bars et les verres au train de vie décadent comme jeune étudiant. Mais voilà que jour-ci, quelques gueules de bois plus tard, il se retrouvait là, lieu surement encore marqué par l'un de ses dégueulis d'alcool, à faire de la pédagogie ? Par Merlin.

Amusé par sa propre pensée bien trop spéculative, l'homme reporta néanmoins bien vite toute son attention sur la discussion, il aura tout loisir à réaliser l'imbécile de Troll qu'il était. L'enfant parlait donc musique, réagissant à son ouverture, quelle délice voilà qui devrait être plus facile que la complexe politique, du moins si ses pensées voulaient bien cesser. Musique, Duncan. Réfléchissant à ce sujet brièvement, son esprit s'apaisa, enfin. La musique avait ce don de réunir les coeurs les plus étrangers pour les faire frémir de concert au rythme de sa mélodie pensait-il, en passionné qu'il eut toujours été. Quel poète. S'il aimait la musique, mais qui pouvait bien ne pas aimer la musique ? L'extase que trahissait la voix du blondinet eut finir d'achevé son sourire pour le rendre plus béat encore, retenant un rire. Ridicule voilà ce qu'il était. Néanmoins, secouant sa tête de manière comme on secourait une canette, Duncan se pria intérieurement de cesser tout ce remue ménage intérieur.

Le thème musical rapprocha presque inconsciemment le rêveur à ses souvenirs de jeunesse et plus particulièrement à sa mélomane de cousine germaine, Vannina. Celle-ci avait partagé à ses côtés des leçons de piano ou interminables cours de solfèges mais aussi et surtout des moments de complicités, que même le temps ne saurait effacer. D’une moue pensive, les sourcils à nouveaux froncés, il se jura qu’aussitôt rentré il lui écrirait. Enfin. Les mots ne seront pas faciles, mais tout au fond de lui il savait que repousser ces retrouvailles ne serait lui convenir plus longtemps. Certes la faculté que pouvait avoir la brune à lire en lui l’effrayait, d’autant plus en ce moment, mais il ne saurait se tenir plus éloigné de celle que le blond considérait comme une sœur que la vie ne lui eut pas donné. Après tout, il était très certainement temps de mettre cartes sur table, admettre qu’il rencontrait une mauvaise passe. Qu’aurait fait sa mère, qu’aurait elle dit ? Pas grand chose pour sûr, si ce n’est lui conseiller d’aller de l’avant. Elle n’eut jamais été douée dans le réconfort ou l’encouragement, à la manière des dragons qu’Isabella eut côtoyé toute sa vie, elle était de celles qui agissaient avant de penser. Son père quant à lui, allait trop s’inquiéter et décupler les choses dans une angoisse que Duncan ne voulait pas vivre. Son beau-père, Edmond, en parlerait forcément à son époux tandis que ses sœurs ne lui étaient guère suffisamment proches. Enfin, Aedan... juste non. Oui Vannina, elle saurait quoi faire.

 « J'ai fait du piano également, avec ma cousine on adorait cela petits, enfin j'aime toujours mais je prends moins le temps, elle s'y applique toujours la connaissant. », lui disait il dans un sourire, le regard presque ailleurs mélancolique, puis se ressaisissant reprends toujours aussi sympathique,  «  Le MP machin chouette, comme tu dis, est le seul et unique exemplaire, fruit de mon invention, la première d'une longue série créé en exclusivité dans la salle commune des Serdaigle. », finit il non sans satisfaction et fierté d'un clin d'oeil appuyé.

Finalement, les sujets plus compliqués ne c’étaient éloignés que pour un court instant, à la manière des obligations que l’ont fuit, désespérément. Le visage perdant sa splendeur, tracassé bien malgré lui, Duncan inclina la tête en quête de mots. Il n’était pas toujours facile de trouver les mots justes, ceux qui reflétaient parfaitement le fin fond de notre pensée, de nos emois, après tout la linguistique fut si complexe. Alors qu’en était il de trouver les mots, les siens, mais plus encore, adapté à un public si jeune ? Duncan aurait bien voulu lui dire que le petit avait raison après tout, vivre sa vie d’amour, de rire et de conneries était la base de toute enfance normale. Cependant, plus ambivalent que ça, craignant de n’être qu’un mauvais exemple il eut envie de le guider à la manière d’une sage parole qui pourrait l’inspirer. Mais écoutait il lui même ce genre de personne plus jeune ? Son beau père avait beau parlé étrangement sur un fait il eut bien raison, l’expérience comme un cure dent, ne servait qu’une fois.

  « Tu m’as l’air d’être un garçon débrouillard en plus d’être curieux ma foi. Tu sais quoi ? Je vais te dire un secret. Il paraît que la curiosité est un vilain défaut, mais c’est fait. Le pire défaut est celui de ne jamais rien faire ou penser qui ne viendrait pas des autres, en particulier des grandes personnes. Donc découvre mon grand, apprend ce que du monde tu ignores, mais n’oublies jamais d’être discret et rigoureux. Certains sont vraiment pas drôles. »

Le regard triste, il contempla ce blond qui semblait n’avoir rien demandé et qui pourtant le peinait beaucoup. Cette ignorance et insouciance, véritable crève cœur, lui dit remettre beaucoup de choses en question à commencer par ce monde actuel. Quand avaient ils décidé de faire tout exploser ? A si seulement les enfants étaient plus écoutés le monde serait très certainement bien plus en paix.

Je serai ton Jack
Un blonD - Ancien proprio d’une boutique satanique
Abadass gang - Team Picsou - Dunddison #7a4a00