Flocon hivernal

KATHERINE, 13 ANS TROIS QUARTS
Troisième année
21 janvier 2046, Dans la journée
Avec @Henry Shoftshire
***
AVERTISSEMENT | ce post contient de légères mentions de violence (sans description).
L'énervement prédomine. En fait, elle en est bourrée, infestée. Elle a envie de taper sur quelqu'un. Les rares élèves qui passent près d'elle n'ont rien de particulier, en tout cas rien qui puisse leur valoir de servir de punching-ball. Alors quoi ? Je castagne un mur ? Oh, la riche idée. Elle va se casser la main et souffrir le martyre, ça va être gé-nial. Une vraie promenade de santé. Quel bonheur de se péter une main, vraiment. J'aurais l'air d'être tellement intelligente et tellement classe. Et puis, comme ça, ça sera d'autant plus facile pour rédiger ses devoirs, c'est connu. Tout le monde devrait faire ça. Je vais faire breveter cette idée.
Ironie, ironie, ironie. Ça ne l'aide pas à se calmer. En même temps, chaque chose qui lui traverse l'esprit contribue à augmenter sa colère, comme si chaque pensée était en réalité une buche qu'elle ajoutait dans un brasier déjà conséquent. D'autant qu'elle n'a aucune idée de ce qui l'a plongé dan cet état et c'est sans aucun doute ce qui l'a fait fulminer le plus. Tu crois ?
Postée à une fenêtre d'elle ne sait plus quel étage — qu'est-ce que j'en ai à faire ? — elle contemple le Parc, le temps, les idiots qui sont quand même dehors par ce froid glacial. Stupide froid, stupide moi. Stupide parce qu'elle n'est même pas capable de mettre le doigt sur ce qui la chiffonne. Stupide aussi parce qu'elle reste plantée là, en attendant que la bonne humeur lui tombe dessus comme ce livre arrivé du ciel droit sur son pauvre petit nez, lors de la rentrée précédente. La troisième année pourrait tout aussi bien aller courir toute seule pour se défouler comme quelqu'un sans amis ou avoir l'air d'une andouille en répétant ses enchainements débiles de ce satané art martial... débile. L'aïkido, que ça s'appelle. Et ça sert à rien. C'est même pas violent, absolument pas adéquat pour empêcher un ennemi de te nuire. Tout est en amenés au sol en se servant de la force de l'adversaire, chose qui ne fonctionne parfaitement que quand l’assaillant met toute sa force en avant, chose qu'aucun combattant digne de ce nom ne fait, à part les aïkidoïstes. Bref. La jeune fille préfère de loin la boxe pieds-poings. Mais à quoi ça sert ? Je me suis battue avec personne depuis Arya, soit y a presque deux ans. Depuis, elle évite d'ailleurs de se trouver en conflit. Malgré tout, elle s'entraine à se battre. Ce qui n'est pas logique.
En clair, ça l'énerve d'être énervée. La rouge et or veut à tout prix vider sa rage dans... quelque chose. Autre que dans sa lèvre inférieure qu'elle est en train de mordre férocement, comme si sa vie en dépendait, si possible. Elle écrase presque son visage contre la vitre, observant plusieurs élèves se lancer des boules de neige. Les malades. Dixit celle qui n'hésiterait pas une seconde à mitrailler de neige chaque personne qui aurait le malheur de croiser son chemin, juste pour rigoler. Enfin, si elle était calme et détendue. Ah, que ces doux mots peuvent résonner à ses oreilles. Si inaccessibles. Bon, ça suffit.
Mue par une idée saugrenue venant de surgir de son esprit, la gamine se pince l'avant bras avec toute la force de ses doigts.
—WOUUUUAÏÏÏE !!!
Elle manque de s'effondrer par terre sous le coup de la douleur. Elle y est peut-être allée un peu fort. Nan, sérieux ?! Le traits tendus en une grimace, elle ose un coup d’œil dans le couloir. Personne de visible. Tant mieux. Au moins, elle n'est ridicule qu'à ses propres yeux. En attendant, tes nerfs sont calmés. Elle écarquille les yeux. C'est vrai. La brunette est encore un peu ronchon, mais rien à voir avec son état d'il y a même pas trente secondes. Quelle solution miracle ! En attendant, après avoir contemplé la marque rouge nettement visible sur la peau de son bras, elle en est venue à la conclusion qu'elle aura un bleu le lendemain. Elle sent d'ailleurs la zone sensible commencer à pulser. Elle n'y est pas allée avec le dos de la main morte.
Nouveau regard par la fenêtre. De légers flocons se sont remis à tomber. Tous petits, minuscules, comme des petits pois blancs et duveteux. Cette vision l'a fait sourire légèrement, tandis qu'elle se frotte le bras. Splendide. Ce spectacle est magnifique. Un flocon se pose contre la vitre. Elle avance la main, l'index pointé vers l'élément diaphane, pour le toucher à travers le verre. Son doigt se pose et le flocon se met presque automatiquement à fondre. Déçue, elle fait la moue, puis se détourne. Et se retourne aussitôt, fixant une partie du Parc. "Cette" partie. Ses yeux bleus ne peuvent s'en détacher. L'endroit où "il" m'a abandonnée. Et, plus loin, celui où elle s'est évanouie. Où le dernier cadeau de son ex-meilleur ami a disparu. Comme lui. Les dents serrées par la peine, elle s'écarte cette fois définitivement. Je ne suis pas faite pour être joyeuse, aujourd'hui. Ou pas. La journée n'est pas encore terminée, non ?
En espérant que ça te convienne, Plume
Dernière modification par Katherine Bailey le 16 févr. 2021, 15:00, modifié 1 fois.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Flocon hivernal
21 janvier 2046
Dans un couloir
2e année
@Katherine Bailey
Dans un couloir
2e année
@Katherine Bailey
Un jour de janvier comme les autres, fade et sans saveur. Il neigeait, c’était bien là le seul évènement de la journée banale qui inlassablement se déroulait. Le froid était palpable dans les couloirs. Visiblement le chauffage des couloirs semblait optionnel. Henry hantait les couloirs, mains dans les poches de sa robe de sorcier. Il n’était pas devenu fantomatique, il en avait simplement le teint. Il errait sans but dans les couloirs. Ce matin, il s’était un peu exercé dans le parc. Il ruminait encore sa colère à longueur de journée. Non, définitivement, ça faisait bien un mois, mais il ne digérait toujours pas l’humiliation qu’il avait subie. Il bouillonnait et prenait soin d’éviter autant que possible les Poufsouffle en général, de peur de tomber sur Bristyle. Oh, elle ne lui faisait pas peur. Elle l’énervait simplement. Un énervement qui lui avait fait perdre ses moyens. Et lui avait coûté une belle douleur aux doigts. Même près d’un mois plus tard il arrive que son doigt le lance et lui provoque des petits picotements.
Mais là aujourd’hui était un jour morne, pas de Bristyle pour passer ses nerfs, pas de personnes à qui parler, non définitivement rien à faire durant cette journée. Il allait errer dans les couloirs pendant une bonne partie de la journée, n’ayant, définitivement, rien de mieux à faire. L’ennui était une compagne bien singulière, discrète, mais à la fois omniprésente. Elle vous emplissait le cœur et vous vidait de toute votre âme l’instant qui suivait.
Il avait repris un peu des couleurs, mais son teint restait pâle et des cernes s’étendaient en poche sous ses yeux. Il devrait surement voir avec l’infirmière si une quelconque potion ne lui permettait pas de lui faire disparaître ces poches qui lui donnaient définitivement l’air d’un zombie. Au moins, le seul point positif c’est que personne depuis des mois ne venait lui chercher des noises. Y’avait que Bristyle qui l’avait emmerdé. Où alors était-ce lui qui l’avait emmerdé ? Peu importe, c’était de sa faute, pas de la sienne.
Il venait de tourner à l’angle d’un couloir au même moment qu’il entendit un cri de fille. Il connaissait cette voix, en même temps, la fille semblait toute seule tentant de passer au travers de la vitre. Enfin, c’est ce qu’il supposait vu qu’elle avait le nez collé à la vitre. Il mit quelques secondes à reconnaître Kat. Elle n’avait pas tant changé que ça en plusieurs mois, simplement il avait toujours du mal à reconnaître les gens. Lui non plus n’avait pas trop changé : il avait simplement grandi… et maigrit aussi. Même s’il tentait de se persuader du contraire en disant que c’était ses vêtements qui devenaient trop petits.
Il rit très légèrement après avoir identifié la personne qui avait poussé ce cri. Il n’était pas bien surpris, il connaissait bien la personne en question. Il avait quelque remords de ne pas l’avoir revu d’ailleurs. Mais il faut dire qu’il sortait d’une période où il voulait voir le moins de monde possible. Mais on ne devait pas être très loin de ce fameux couloir de l’année dernière. Il chercha d’ailleurs la pierre en question, qui avait été en quelque sorte la cause de leur amitié. Sans succès.
Il la voit même regarder dans toutes les directions sauf la sienne. À moins qu’elle ne l’ait confondu avec un fantôme ou le mur, au choix. Mais non, définitivement elle n’a pas vu le petit blond, voilà quelque chose qui l’amuse. Sa journée ne serait peut-être pas aussi catastrophique qu’il le pensait après tout. Il fit bien attention à se déplacer silencieusement et discrètement, l’idée de lui faire peur lui traversa l’esprit et lui fit esquisser un sourire. Il continua donc d’avancer dans la direction de son amie à ne pas feutrer. Il passe dans son dos et vient s’installer à côté d’elle sur sa droite. Il ne dit mot se contentant d’observer le parc avec elle.
Il essaya de suivre son regard, elle fixait un point du parc. Pas très loin de l’endroit où il été tombé, littéralement sur cette foutue Bristyle. Inutile de ruminer aujourd’hui c’est pas ça qui l’aiderait à aller de l’avant. Qu’est-ce qu’elle fixait comme ça ? Elle collait presque son visage à la fenêtre comme si elle voulait prendre son envol. Il esquissa un petit sourire, ses réactions l’amusaient toujours autant même des mois après. Il se revit quelques mois auparavant rattrapant de justesse Katherine alors que celle-ci allait être littéralement en tête à tête avec le sol. Elle pointe son index sur un flocon, elle semble pensive. Finalement il renonce à son idée de lui faire peur, elle ne semblait pas d’humeur joyeuse. Lui non plus d’ailleurs, il n’était pas triste, ni agacé, ni joyeux, ni heureux. Il était assez neutre et indifférent aujourd’hui. Elle semble être dans un mélange de mélancolie et de tristesse, il ne savait pas trop quoi faire. Alors lui aussi se mit à fixer un coin désert du parc, clairement à l’écart. Pas étonnant fallait vraiment se perdre pour arriver à ce point-là. Est-ce que la marque de leur duel de fierté était toujours visible ? Aucune idée. Il n’y était retourné que deux fois, pour s’entrainer surtout. Il n’arrivait à rien d’exceptionnel. La gestion de la fatigue restait son principal problème, l’endroit aussi. Tout lui remémorait ce moment. Il ne parvenait pas à se contrôler même sans qu’elle soit forcement là. Il s’agaçait tellement de n’arriver à rien qu’il abandonnait généralement bien assez vite, si bien qu’il n’y était pas retourné depuis une semaine environ.
Il soupira longuement laissant échapper une petite volute de buée. Décidément il devait faire drôlement froid dans les couloirs pour qu’un tel nuage se forme. Il souffla sur le carreau, y déposant de la buée. Et tout en fixant ce recoin du parc, il approcha son index gauche de la fenêtre et commença à faire des petits cercles sur la vitre. Son regard était indescriptible, il était presque comme ailleurs. Il tourna le regard vers sa camarade l'observant avec attention.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Flocon hivernal
Soupir. Buée. Cercle. Et sursaut de sa part, bien entendu. Il... mais... je l'ai pas senti ! Le "il" en question est cette fois-ci le propriétaire de ce doigt. Ce doigt qui fait des cercles, sans aucune raison apparente. Enfin par pour elle, en tout cas. La jeune fille est tendue comme jamais, les yeux rivés sur les dessins débiles. Je l'ai pas senti, se répète-elle une nouvelle fois, choquée. Parce que d'habitude, elle y arrive. Elle a son détecteur de présence intégré. Elle ne s'est presque jamais faite surprendre par l'apparition de quelqu'un, justement grâce à ça. Et là, rien du tout. Si elle n'avait pas vu le mouvement, elle n'aurait même pas su qu'il était là. Ça l'a fait paniquer. Parce que si elle a perdu sa faculté... ça ne va pas changer radicalement sa vie, mais... bah zut ! c'était quand même bien pratique !
Presque énervée à l'encontre du nouvel arrivant, elle se tourne vers lui. Et voit un fantôme. Un double fantôme, plutôt. Hein ? Double, parce qu'elle ne l'avait pas revu depuis des lustres et parce qu'actuellement, il ressemble presque à un cadavre. Sa colère retombe, aussitôt remplacée par la peine. Pas de pitié, juste... de la tristesse. Mince, qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?
—Mince, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
Quand les paroles rejoignent la pensée. Glacée jusqu'au sang, elle le contemple des pieds à la tête. L'adolescente a presque envie de pleurer. Henry est tellement... différent d'il y a quelques mois. Elle qui croyait l'avoir aidé, elle s'aperçoit qu'il est dans un état catastrophique. Il lui fait penser à elle, quand sa Grand-Maman est morte. Quand Deamon l'a lâchée. Elle aimerait le serrer dans ses bras pour lui ôter tout ce qui ne devrait pas être là chez lui. Et elle aimerait pleurer, parce qu'elle se sent coupable sans savoir pourquoi. Lui, il m'a soulagée. Et moi, j'ai essayé et il a l'air pire qu'avant. La gryffonne n'est pas assez centrée sur elle-même pour penser que c'est sa faute si le blond est ainsi, n'empêche que la culpabilité l'a ronge, et ce de plus en plus. Elle croise son regard une dernière fois, avant de se détourner, les larmes aux yeux. Bon sang ! La troisième année s'est remise, s'est amusée pendant que son confident d'un jour dépérissait. Ses poings se serrent. Si on exclue son ex-meilleur ami, il est la personne à Poudlard qui en connait le plus sur elle, sur son passé. En qui elle a sans doute le plus confiance. Et t'as pas été fichue de le retrouver. Perdue dans ses pensées plaintives, elle passe sa main droite couturée de vieilles cicatrices sur son visage. Elle pensait s'acharner sur un mur innocent alors que c'était elle qui méritait des claques. Je suis pathétique. Là, maintenant, je suis pathétique. Elle observe les profondes marques visibles sur le dos de sa main, comme si elles allaient lui apprendre ce qu'elle doit dire à Henry. Parce qu'il faut bien qu'elle dise un truc, non ? Déjà qu'elle a l'impression qu'elle ne vaut rien comme amie — arrête de t'apitoyer sur son sort, t'es vraiment reloue — alors si en plus elle reste à présent muette comme une carpe... elle aura eu raison de penser mériter des gifles.
La brunette examine les cernes du Serdaigle. Touche les siennes, tout aussi marquées. Mord sa lèvre inférieure déjà en mauvais état. Janvier est un mois de m*rde. L'anniversaire de mort de son aïeule et celui de son amitié perdue qui l'ont pas mal affectée sont désormais passés, mais c'est ce mois le plus compliqué. Ça fait un peu plus d'un an et je m'aperçois que c'est dur à digérer. Que j'ai survécu sans vivre. Un an sans eux. Elle secoue la tête. Bref, tout ça pour dire que si c'est loin d'être l'éclate, elle va tout faire pour rendre le sourire à Henry. Elle s'en donne la mission. Il le mérite bien.
—Chocogrenouille ou sorbet citron ? demande-t-elle en sortant les deux de sa poche. En tout cas, contente de de revoir. Je crois avoir aperçu une pierre mal ajustée que mes pieds prendront plaisir à vouloir rencontrer. Il va sans aucun doute me falloir de l'aide pour rester debout, tu crois pas ?
Elle lui sourit sincèrement. Parce que si elle est désolée de le voir mal, elle est aussi heureuse de pouvoir être avec lui. C'est quelqu'un de bien. Les mots si gentils qu'il lui a dit restent gravés dans sa mémoire et lui remontent le moral chaque fois qu'elle y repense.
Par contre, elle ne comprend toujours pas comment il a pu s'approcher d'elle sans qu'elle ne ressente rien. Peut-être parce que j'ai confiance en lui ? Que son corps le sait et qu'il ne l'a pas considéré comme un danger ? C'est une théorie sympa. Peut-être complètement infondée, mais ça lui plait déjà mieux que d'avoir un radar de présence complètement hors service. Ou alors, il a tellement l'apparence d'un fantôme que ledit radar ne le sent pas comme quelqu'un de vivant. Ça, c'est moins réjouissant. Toutefois, elle ne doit pas y penser. Pas que ça puisse la décourager, mais elle n'en a pas envie, c'est tout.
Presque énervée à l'encontre du nouvel arrivant, elle se tourne vers lui. Et voit un fantôme. Un double fantôme, plutôt. Hein ? Double, parce qu'elle ne l'avait pas revu depuis des lustres et parce qu'actuellement, il ressemble presque à un cadavre. Sa colère retombe, aussitôt remplacée par la peine. Pas de pitié, juste... de la tristesse. Mince, qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?
—Mince, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
Quand les paroles rejoignent la pensée. Glacée jusqu'au sang, elle le contemple des pieds à la tête. L'adolescente a presque envie de pleurer. Henry est tellement... différent d'il y a quelques mois. Elle qui croyait l'avoir aidé, elle s'aperçoit qu'il est dans un état catastrophique. Il lui fait penser à elle, quand sa Grand-Maman est morte. Quand Deamon l'a lâchée. Elle aimerait le serrer dans ses bras pour lui ôter tout ce qui ne devrait pas être là chez lui. Et elle aimerait pleurer, parce qu'elle se sent coupable sans savoir pourquoi. Lui, il m'a soulagée. Et moi, j'ai essayé et il a l'air pire qu'avant. La gryffonne n'est pas assez centrée sur elle-même pour penser que c'est sa faute si le blond est ainsi, n'empêche que la culpabilité l'a ronge, et ce de plus en plus. Elle croise son regard une dernière fois, avant de se détourner, les larmes aux yeux. Bon sang ! La troisième année s'est remise, s'est amusée pendant que son confident d'un jour dépérissait. Ses poings se serrent. Si on exclue son ex-meilleur ami, il est la personne à Poudlard qui en connait le plus sur elle, sur son passé. En qui elle a sans doute le plus confiance. Et t'as pas été fichue de le retrouver. Perdue dans ses pensées plaintives, elle passe sa main droite couturée de vieilles cicatrices sur son visage. Elle pensait s'acharner sur un mur innocent alors que c'était elle qui méritait des claques. Je suis pathétique. Là, maintenant, je suis pathétique. Elle observe les profondes marques visibles sur le dos de sa main, comme si elles allaient lui apprendre ce qu'elle doit dire à Henry. Parce qu'il faut bien qu'elle dise un truc, non ? Déjà qu'elle a l'impression qu'elle ne vaut rien comme amie — arrête de t'apitoyer sur son sort, t'es vraiment reloue — alors si en plus elle reste à présent muette comme une carpe... elle aura eu raison de penser mériter des gifles.
La brunette examine les cernes du Serdaigle. Touche les siennes, tout aussi marquées. Mord sa lèvre inférieure déjà en mauvais état. Janvier est un mois de m*rde. L'anniversaire de mort de son aïeule et celui de son amitié perdue qui l'ont pas mal affectée sont désormais passés, mais c'est ce mois le plus compliqué. Ça fait un peu plus d'un an et je m'aperçois que c'est dur à digérer. Que j'ai survécu sans vivre. Un an sans eux. Elle secoue la tête. Bref, tout ça pour dire que si c'est loin d'être l'éclate, elle va tout faire pour rendre le sourire à Henry. Elle s'en donne la mission. Il le mérite bien.
—Chocogrenouille ou sorbet citron ? demande-t-elle en sortant les deux de sa poche. En tout cas, contente de de revoir. Je crois avoir aperçu une pierre mal ajustée que mes pieds prendront plaisir à vouloir rencontrer. Il va sans aucun doute me falloir de l'aide pour rester debout, tu crois pas ?
Elle lui sourit sincèrement. Parce que si elle est désolée de le voir mal, elle est aussi heureuse de pouvoir être avec lui. C'est quelqu'un de bien. Les mots si gentils qu'il lui a dit restent gravés dans sa mémoire et lui remontent le moral chaque fois qu'elle y repense.
Par contre, elle ne comprend toujours pas comment il a pu s'approcher d'elle sans qu'elle ne ressente rien. Peut-être parce que j'ai confiance en lui ? Que son corps le sait et qu'il ne l'a pas considéré comme un danger ? C'est une théorie sympa. Peut-être complètement infondée, mais ça lui plait déjà mieux que d'avoir un radar de présence complètement hors service. Ou alors, il a tellement l'apparence d'un fantôme que ledit radar ne le sent pas comme quelqu'un de vivant. Ça, c'est moins réjouissant. Toutefois, elle ne doit pas y penser. Pas que ça puisse la décourager, mais elle n'en a pas envie, c'est tout.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
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Flocon hivernal
Il l’avait fait sursauter, cela lui arracha presque un sourire en l’occurrence. D’ordinaire il aurait ri, mais pas aujourd’hui. Il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une certaine joie de revoir Kat. En effet, leur chasse au passage secret était encore bien gravée dans sa mémoire, la discussion qui en avait suivit également. Il ressentait une certaine culpabilité à l’avoir abandonné pendant plusieurs mois. Le moral n’était juste pas au beau fixe. Aurait-elle pu y faire quelque chose ? Probablement que oui, mais non. Henry n’aimait pas le principe de demander de l’aide. Il s’estimait suffisamment fort et était suffisamment confiant en ses capacités pour se croire capable de tenir le choc tout seul. Il s’était planté sur toute la ligne. Était-ce pour cela que le destin lui avait fait recroiser la route de sa confidente ?
S’il devait donner le nom de la personne avec lequel il était le plus proche, il s’agirait sans conteste de la jeune Gryffondor. Il a beaucoup appris à ses côtés, sur elle, et puis sur lui. Elle doit être celle qui le connait le mieux. Mais lui aussi il l’a délaissé. En s’y attardant, il pouvait voir que pour elle aussi, tout ne semblait pas aller pour le mieux, en témoigne les cernes sous ses cieux et les cicatrices qu’il a pu brièvement entrapercevoir sur sa main.
Sa réaction l’étonne, elle semble peinée. De quoi ? De le voir ? Peut-être n’aurait il pas dû venir. Il aurait dû prendre à droite et pas à gauche. Ainsi, il ne se serait pas croisé, peut être qu’elle avait tout oublié. Cette dernière hypothèse au vu de sa réaction émotive était à exclure, il semblait lire une certaine forme de culpabilité dans son regard. Elle n’y était pourtant pour rien dans la situation houleuse qu’il traversait. Peut-être que son teint fantomatique lui avait fait peur.
Il a bel et bien entendu sa question, mais fait mine de l’ignorer, il est venu chercher une bouffé d’oxygène avec Kat, il ne veut absolument pas ressasser ce qui le ronge depuis plusieurs mois. Il voulait se changer les idées, et le destin devait avoir mis Kat sur ça route pour une bonne raison. Ou pour lui faire un sacré pied de nez. Il l’ignorait.
Il mit les mains dans les poches de sa robe et s’appuya contre le mur à côté de la fenêtre soufflant à nouveau un nuage de buée gelé. Décidément, aucun chauffage dans Poudlard, ça n’en devenait presque inquiétant. Il n’espérait pas finir transformer en glaçon simplement en se baladant dans les couloirs. Il veillerait à sortir plus chaudement la prochaine fois. Il n’avait pour ainsi dire que sa robe et son écharpe et ses oreilles viraient au rouge à cause du froid. Il devrait songer à prendre des gants et un bonnet la prochaine fois.
Elle se met à le contempler de la tête au pied, l’inquiétude se lit dans son regard. En effet, le Henry qu’elle a connu n’est plus vraiment là, serait-il devenu aussi froid que les couloirs de Poudlard ? Peut être, ou peut-être pas, il ne savait pas trop. Mais en tout cas l’étincelle qui pétillait dans ses yeux auparavant était presque à l’agonie. Il ne ressentait guère plus d’intérêt pour grand-chose. Tout lui semblait aussi morne et fade que la neige au dehors des immenses et épais murs du château. Peut-être qu’elle réussirait à rallumer cette étincelle, le petit Serdaigle l’espérait grandement. Mais il n’avait que peu d’espoir en toute honnêteté.
Elle réfléchit avant de secouer la tête et plonger sa main dans sa poche pour en sortir des sorbets citron et des Chocogrenouille. Cela faisait bien longtemps qu’il n’en avait pas mangé d’ailleurs. Surement depuis la fin de l’année dernière lorsqu’il faisait encore des paris de Chocogrenouilles avec des camarades de dortoir. Il réfléchit quelque seconde avant de se tourner vers elle :
— Je ne suis pas sur d’arriver à choisir, tu me laisses les deux que je me décide.
L’ironie dans sa phrase était palpable. Il aimait les deux et n’était pas réellement capable de choisir entre les deux. Alors il tentait discrètement de les avoir tous les deux. La blague sur la pierre lui fit esquisser un sourire. Il se souvenait parfaitement de la presque chute de la jeune Gryffondor dans un couloir à cause d’une pierre.
— J’ai hâte de voir tes talents pour les chutes gracieuses. Et puis si ça se trouve notre passage secret grâce à cette pierre. Par contre si tu tombes va me falloir un solide argument pour te rattraper Kat. Genre une carte Chocogrenouille rare.
Il rit presque à la fin de sa phrase, qui était bien sûr fausse, si jamais elle venait d’aventure à se reprendre les pieds dans une pierre il serait le premier à tenté de la rattraper. Ces petites piques amicales lui avaient largement manqué et effectivement c’était une réelle bouffée d’oxygène de revoir sa confidente de couloirs. Lui qui n’avait pas ri depuis des lustres, il en avait presque oublié comment on riait et aspira un peu trop d’air ce qui le fit tousser.
Après avoir repris ses esprits, il adressa un sourire sincère à la fille en face de lui. Elle lui avait réellement manqué, peut-être aurait-elle pu l’aider à traverser cet ouragan qui s’était abattu sur elle. Mais ce qui est sur, c’est qu’il allait enfin passer un bon moment. Et il en avait bien besoin.
S’il devait donner le nom de la personne avec lequel il était le plus proche, il s’agirait sans conteste de la jeune Gryffondor. Il a beaucoup appris à ses côtés, sur elle, et puis sur lui. Elle doit être celle qui le connait le mieux. Mais lui aussi il l’a délaissé. En s’y attardant, il pouvait voir que pour elle aussi, tout ne semblait pas aller pour le mieux, en témoigne les cernes sous ses cieux et les cicatrices qu’il a pu brièvement entrapercevoir sur sa main.
Sa réaction l’étonne, elle semble peinée. De quoi ? De le voir ? Peut-être n’aurait il pas dû venir. Il aurait dû prendre à droite et pas à gauche. Ainsi, il ne se serait pas croisé, peut être qu’elle avait tout oublié. Cette dernière hypothèse au vu de sa réaction émotive était à exclure, il semblait lire une certaine forme de culpabilité dans son regard. Elle n’y était pourtant pour rien dans la situation houleuse qu’il traversait. Peut-être que son teint fantomatique lui avait fait peur.
Il a bel et bien entendu sa question, mais fait mine de l’ignorer, il est venu chercher une bouffé d’oxygène avec Kat, il ne veut absolument pas ressasser ce qui le ronge depuis plusieurs mois. Il voulait se changer les idées, et le destin devait avoir mis Kat sur ça route pour une bonne raison. Ou pour lui faire un sacré pied de nez. Il l’ignorait.
Il mit les mains dans les poches de sa robe et s’appuya contre le mur à côté de la fenêtre soufflant à nouveau un nuage de buée gelé. Décidément, aucun chauffage dans Poudlard, ça n’en devenait presque inquiétant. Il n’espérait pas finir transformer en glaçon simplement en se baladant dans les couloirs. Il veillerait à sortir plus chaudement la prochaine fois. Il n’avait pour ainsi dire que sa robe et son écharpe et ses oreilles viraient au rouge à cause du froid. Il devrait songer à prendre des gants et un bonnet la prochaine fois.
Elle se met à le contempler de la tête au pied, l’inquiétude se lit dans son regard. En effet, le Henry qu’elle a connu n’est plus vraiment là, serait-il devenu aussi froid que les couloirs de Poudlard ? Peut être, ou peut-être pas, il ne savait pas trop. Mais en tout cas l’étincelle qui pétillait dans ses yeux auparavant était presque à l’agonie. Il ne ressentait guère plus d’intérêt pour grand-chose. Tout lui semblait aussi morne et fade que la neige au dehors des immenses et épais murs du château. Peut-être qu’elle réussirait à rallumer cette étincelle, le petit Serdaigle l’espérait grandement. Mais il n’avait que peu d’espoir en toute honnêteté.
Elle réfléchit avant de secouer la tête et plonger sa main dans sa poche pour en sortir des sorbets citron et des Chocogrenouille. Cela faisait bien longtemps qu’il n’en avait pas mangé d’ailleurs. Surement depuis la fin de l’année dernière lorsqu’il faisait encore des paris de Chocogrenouilles avec des camarades de dortoir. Il réfléchit quelque seconde avant de se tourner vers elle :
— Je ne suis pas sur d’arriver à choisir, tu me laisses les deux que je me décide.
L’ironie dans sa phrase était palpable. Il aimait les deux et n’était pas réellement capable de choisir entre les deux. Alors il tentait discrètement de les avoir tous les deux. La blague sur la pierre lui fit esquisser un sourire. Il se souvenait parfaitement de la presque chute de la jeune Gryffondor dans un couloir à cause d’une pierre.
— J’ai hâte de voir tes talents pour les chutes gracieuses. Et puis si ça se trouve notre passage secret grâce à cette pierre. Par contre si tu tombes va me falloir un solide argument pour te rattraper Kat. Genre une carte Chocogrenouille rare.
Il rit presque à la fin de sa phrase, qui était bien sûr fausse, si jamais elle venait d’aventure à se reprendre les pieds dans une pierre il serait le premier à tenté de la rattraper. Ces petites piques amicales lui avaient largement manqué et effectivement c’était une réelle bouffée d’oxygène de revoir sa confidente de couloirs. Lui qui n’avait pas ri depuis des lustres, il en avait presque oublié comment on riait et aspira un peu trop d’air ce qui le fit tousser.
Après avoir repris ses esprits, il adressa un sourire sincère à la fille en face de lui. Elle lui avait réellement manqué, peut-être aurait-elle pu l’aider à traverser cet ouragan qui s’était abattu sur elle. Mais ce qui est sur, c’est qu’il allait enfin passer un bon moment. Et il en avait bien besoin.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Flocon hivernal
Pas de réponse. Elle sait qu'il l'a entendue. C'est forcé. Mais il ne lui dit quand même rien, ne lui explique pas ce qui a bien pu le mettre dans un tel état, le déglinguer de cette façon-là. Elle le prend mal, tout en comprenant. Parce qu'elle n'a pas non plus envie de parler de ce qui l'a tourmente. Peut-être plus tard. En ce moment, elle n'est pas d'humeur à se dévoiler, de quelque manière que ce soit. Lui non plus, sûrement. Alors d'accord. Plus de questions. Rien qui ne fasse penser à un passé douloureux ou compliqué. À des événements qu'on aimerait mieux n'avoir jamais connu ou carrément oublié. À un présent trop étouffant. À un futur qui ne semble pas s'éclaircir. Subir, encore et toujours. Mais on s'en sort. D'une façon ou d'une autre, on s'en sort toujours. Encore une fois, elle y arrivera. Seule, ou grâce à quelqu'un. C'est une certitude qui aide à avancer. De jolis mots dans une jolie phrase. Ça ne dit rien des affres dans lesquelles on passe pour arriver au bonheur. La troisième année manque de grogner. Il est là. Arrête de ruminer et tourne-toi vraiment vers lui. Ce qu'elle fait, parce que quand même, elle n'est pas égoïste. Enfin, pas tout le temps.
Voir la buée qui s'échappe des lèvres d'Henry rappelle à elle la fraîcheur ambiante. Sa veste épaisse est restée au dortoir, elle n'a que sa malheureuse robe de sorcier et sous elle, son uniforme mais pas son pull. Splendide. Investir dans un mini-poêle portatif lui semble une excellente idée. Et la hotte de bûche que tu devras transporter pour l'alimenter, t'y as pensé ? Ah bah oui. Le bois ne brûle pas indéfiniment, n'est-ce pas ? La gamine manque de rouler des yeux.
Pas dupe, elle a très bien compris son manège. Il veut les deux friandises qu'elle lui a proposé, elle en met à sa main à couper. La rouge et or hausse un sourcil en le fixant, lui montrant qu'elle l'a grillé. Laisse passer quelques secondes, avant d'ensuite lui donner les deux, parce que quand même, elle ferait pareil à sa place. Les deux sont excellents, même si l'un à sa préférence. Un sorbet citron finit d'ailleurs presque aussitôt dans sa bouche et ses traits auparavant encore un peu durs s'apaisent désormais tout à fait. La saveur du citron efface tous les problèmes. Sauf le froid. Agrippant le tissu de son vêtement, elle le resserre autour d'elle.
Décidément, la taquiner semble être l'activité préféré du Serdaigle. Elle plisse les yeux, faisant mine de mal le prendre, mais un minuscule sourire en coin le dément peu après. Le voir content fait qu'elle se moque de ces piques. Vraiment ? Bon, pas totalement. Il ne faut pas pousser.
—Même pas en rêve. Je préfère me ramasser, finalement. Et si cette maudite pierre ouvre bien notre passage secret, ce sera toi qui aura le loisir de la tester, bien évidemment.
Elle, elle a donné. Deux fois. Jamais plus elle n'approchera ses pieds de cette horreur. Sauf si on me donne un dragon en échange. Un vrai de vrai, super balèze et bien hargneux. Enfin, pas avec elle évidemment. Avec elle, son dragon sera doux comme un agneau. Peu de chances que ça arrive. Certes oui. Les dragons ne sont pas domesticables et personne ne va en sortir un de sa poche pour le lui donner en échange d'un cassage de figure sur une saleté de caillou. La brunette à peut-être des idées loufoques, mais elle reste rationnelle. Froncement de sourcils. Bon d'accord, pas rationnelle. Intelligente, dans ce cas. La jeune fille attend une protestation de son esprit, mais non. Il semble au moins d'accord sur ses capacités mentales. Ou alors il n'y a aucune différence entre toi et ton esprit et là tu te lances juste des fleurs. Ah, pas faux. Mais ça, on s'en fout.
Après s'être à moitié étouffé sans aucune raison apparente — du moins pour elle — , son ami lui adresse un sourire qui lui fait chaud au cœur et elle le lui renvoie, les yeux pétillants.
—Ça te dit qu'on marche ? Fait froid, ça nous réchauffera un peu, non ?
D'un coup de tête, elle renvoie en arrière la mèche qui vient de lui tomber devant les yeux. La rebelle revient aussitôt. La gamine pousse un grognement avant de sortir un élastique de sa poche et de se faire une demi-queue en deux en trois mouvements. Il lui est apparu récemment que ses cheveux étaient décidément trop épais et indisciplinés pour qu'elle les laisse détachés. Néanmoins, l'habitude est difficile à prendre et elle oublie généralement. On s'habitue à tout. Non, pas à tout. Mais ça, elle s'y habituera. Il va bien falloir, en tout cas.
Le délicieux bonbon étant déjà terminé, elle prend le risque d'en gober un deuxième. Pas plus, sinon elle n'en aura plus. Mouais. Elle risque de ne pas pouvoir tenir cette résolution, comme toujours. Pas quand il s'agit de sorbets citron. Soupir. Il lui vient aussitôt en tête une idée de dessin. Un paquet de bonbons. Une main qui s'en semble s'en approcher, se rétracter. Un dessin symbole d'hésitation, de tentation. Le fruit défendu. Tout de suite les grands mots. En tout cas, il semble que la présence d'Henry ait pour le moment fait partir ses idées noires.
Voir la buée qui s'échappe des lèvres d'Henry rappelle à elle la fraîcheur ambiante. Sa veste épaisse est restée au dortoir, elle n'a que sa malheureuse robe de sorcier et sous elle, son uniforme mais pas son pull. Splendide. Investir dans un mini-poêle portatif lui semble une excellente idée. Et la hotte de bûche que tu devras transporter pour l'alimenter, t'y as pensé ? Ah bah oui. Le bois ne brûle pas indéfiniment, n'est-ce pas ? La gamine manque de rouler des yeux.
Pas dupe, elle a très bien compris son manège. Il veut les deux friandises qu'elle lui a proposé, elle en met à sa main à couper. La rouge et or hausse un sourcil en le fixant, lui montrant qu'elle l'a grillé. Laisse passer quelques secondes, avant d'ensuite lui donner les deux, parce que quand même, elle ferait pareil à sa place. Les deux sont excellents, même si l'un à sa préférence. Un sorbet citron finit d'ailleurs presque aussitôt dans sa bouche et ses traits auparavant encore un peu durs s'apaisent désormais tout à fait. La saveur du citron efface tous les problèmes. Sauf le froid. Agrippant le tissu de son vêtement, elle le resserre autour d'elle.
Décidément, la taquiner semble être l'activité préféré du Serdaigle. Elle plisse les yeux, faisant mine de mal le prendre, mais un minuscule sourire en coin le dément peu après. Le voir content fait qu'elle se moque de ces piques. Vraiment ? Bon, pas totalement. Il ne faut pas pousser.
—Même pas en rêve. Je préfère me ramasser, finalement. Et si cette maudite pierre ouvre bien notre passage secret, ce sera toi qui aura le loisir de la tester, bien évidemment.
Elle, elle a donné. Deux fois. Jamais plus elle n'approchera ses pieds de cette horreur. Sauf si on me donne un dragon en échange. Un vrai de vrai, super balèze et bien hargneux. Enfin, pas avec elle évidemment. Avec elle, son dragon sera doux comme un agneau. Peu de chances que ça arrive. Certes oui. Les dragons ne sont pas domesticables et personne ne va en sortir un de sa poche pour le lui donner en échange d'un cassage de figure sur une saleté de caillou. La brunette à peut-être des idées loufoques, mais elle reste rationnelle. Froncement de sourcils. Bon d'accord, pas rationnelle. Intelligente, dans ce cas. La jeune fille attend une protestation de son esprit, mais non. Il semble au moins d'accord sur ses capacités mentales. Ou alors il n'y a aucune différence entre toi et ton esprit et là tu te lances juste des fleurs. Ah, pas faux. Mais ça, on s'en fout.
Après s'être à moitié étouffé sans aucune raison apparente — du moins pour elle — , son ami lui adresse un sourire qui lui fait chaud au cœur et elle le lui renvoie, les yeux pétillants.
—Ça te dit qu'on marche ? Fait froid, ça nous réchauffera un peu, non ?
D'un coup de tête, elle renvoie en arrière la mèche qui vient de lui tomber devant les yeux. La rebelle revient aussitôt. La gamine pousse un grognement avant de sortir un élastique de sa poche et de se faire une demi-queue en deux en trois mouvements. Il lui est apparu récemment que ses cheveux étaient décidément trop épais et indisciplinés pour qu'elle les laisse détachés. Néanmoins, l'habitude est difficile à prendre et elle oublie généralement. On s'habitue à tout. Non, pas à tout. Mais ça, elle s'y habituera. Il va bien falloir, en tout cas.
Le délicieux bonbon étant déjà terminé, elle prend le risque d'en gober un deuxième. Pas plus, sinon elle n'en aura plus. Mouais. Elle risque de ne pas pouvoir tenir cette résolution, comme toujours. Pas quand il s'agit de sorbets citron. Soupir. Il lui vient aussitôt en tête une idée de dessin. Un paquet de bonbons. Une main qui s'en semble s'en approcher, se rétracter. Un dessin symbole d'hésitation, de tentation. Le fruit défendu. Tout de suite les grands mots. En tout cas, il semble que la présence d'Henry ait pour le moment fait partir ses idées noires.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Flocon hivernal
Après avoir repris ses esprits à la suite de sa quinte de toux, le petit blond se mit à observer attentivement sa comparse. Elle avait l’air plus enjouée que d’habitude, et son froncement de sourcils, qu’il avait déjà repéré à plusieurs reprises, était sûrement le signe qu’elle était partie loin très loin dans ses réflexions. Au vu de la personnalité de Kat, elle devait penser à repeindre les murs du couloir ou à quelque chose du genre. Son sourire s’élargit, c’était décidément facile pour la jeune fille de penser à autre chose. Elle semblait elle aussi avoir des soucis en ce moment, il n’y avait pour cela qu’à la voir quelques minutes plus tôt.
Ses réflexions sur sa partenaire lui firent oublier qu’il tenait dans chacune de ses mains une friandise. Pour s’éviter un choix cornélien, du premier qu’il allait manger, il engouffra les deux simultanément dans sa bouche, lui donnant l’air d’un hamster avec ces deux joues gonflées, manquant de le faire exploser de rire, et recracher les bonbons sur Kat. Un incident sucré venait tout juste d’être évité. Acquissent tout en ayant la bouche pleine, qui donnait à ses mots davantage l’aspect d’un grognement de troll plus que des paroles, le petit blond mit ses mains dans les poches et suivit la jeune Gryffondor, marchant d’un pas rapide.
Il observait les murs du couloir. Il ne comprenait pas comment il pouvait faire aussi froid dans ce couloir, certes les sorciers ne devaient pas connaître le chauffage, mais il devait bien exister un sortilège avec un effet similaire. Henry était habillé d’un pull sous sa robe de sorcier, un vieux pull rouge qu’on lui avait offert l’année dernière, tout ce qu’il y a de plus classique. Mais malgré cette protection supplémentaire, il avait froid.
Ayant tout juste fini de mastiquer, et savourer par la même parce que franchement, le sorbet citron, c’était super bon, il grogna :
— C’est dingue comme il fait froid, j’suis sûr que bientôt les hippogriffes vont se changer en ours polaire et que le lac va devenir une banquise.
Le lac ne devait pas avoir gelé, enfin le blond n’y avait prêté aucune attention, il faut dire qu’il n’avait pas vraiment pour habitude de prêter attention à ce genre de détails. En tout cas, il ne dirait pas non à un bon feu de cheminée, c’est certain. Quoiqu’un peu de marche puisse le réchauffer. Il observait brièvement les quelques tableaux épars accrochés au mur, des sorciers en train de jouer aux cartes, un vieux sorcier à la barbe grisonnante qui baragouinait des paroles incompréhensibles, rien de bien intéressant en sommes.
Alors qu’il était quelques pas en avant, il se retourna en direction de la griffonne. Il s’arrêta quelques secondes pour l’observer. Elle avait attaché ses cheveux, un détail qu’il n’avait pas remarqué jusqu’ici. Un détail insignifiant, mais qui fit réfléchir le blond. On ne peut pas dire que ses cheveux à lui étaient un modèle parfait de discipline. Il avait plus de points communs entre un mouton et lui qu’entre lui et un aigle au plumage soyeux. Enfin, c’était le cadet de ses soucis. Il fixait la chevelure de la jeune fille, ça ne collait décidément pas à l’image que dégageait la jeune fille. Non définitivement pas, mais comment le dire sans la blesser.
Les mains du jeune garçon profondément enfoncé dans les poches, il triturait le tissu à l’intérieur cherchant comment formuler ce qu’il s’apprêtait à dire. Il la fixait toujours, droit dans les yeux cette fois-ci, peu habituelle pour le Serdaigle qui d’ordinaire avait le regard lointain. Ce n’était définitivement pas dans ses habitudes de fixer quelqu’un.
Il hésitait, c’était un fait, ne sachant pas trop comment formuler. Mais il était des moments où il fallait prendre le taureau par les cornes. Le couloir semblait désert. Après tout, qui viendrait ici par un froid pareil. À n’en pas douter les pièces chaudes comme les salles communes et autre Bibliothèque devaient être bondées, et tant mieux d’ailleurs. Incontestablement, cela faisait du bien d’être seulement deux. Parce qu’Henry n’aimait pas les grandes foules. La foule en général se croit toujours tout permis. Il divaguait comme toujours, il reprit ses esprits avant de parler a voix presque basse, un léger sentiment de gêne, voire de honte pouvait transpercer :
— Tu sais, je trouve que les cheveux détachés… Il hésitait Ça te va mieux je trouve.... ça fait plus rebelle. Mais tu fais comme tu veux après tout. La fin de sa phrase n’étant pas vraiment audible tant il parlait bas.
Ridicule, il avait envie de se baffer mentalement. Non pas qu’il avait dit n’importe quoi, le propos en lui-même était juste, il trouvait effectivement que la chevelure détachée allait mieux à sa comparse, mais sa façon de le dire était nulle, presque honteuse, comme s’il avait honte de ce qu’il disait, ou qu’il n’assumait pas ce qu’il disait. Il pestait mentalement contre lui-même devant ce qu’il qualifiait de débâcle. Lui qui d’habitude n’avait aucun mal à dire ce qu’il pense voilà qu’il en était incapable, et ça l’agaçait intérieurement au plus haut point.
Désolé pour ce très gros retard, gros manque d'inspiration qui semble s'être dissipé
Ses réflexions sur sa partenaire lui firent oublier qu’il tenait dans chacune de ses mains une friandise. Pour s’éviter un choix cornélien, du premier qu’il allait manger, il engouffra les deux simultanément dans sa bouche, lui donnant l’air d’un hamster avec ces deux joues gonflées, manquant de le faire exploser de rire, et recracher les bonbons sur Kat. Un incident sucré venait tout juste d’être évité. Acquissent tout en ayant la bouche pleine, qui donnait à ses mots davantage l’aspect d’un grognement de troll plus que des paroles, le petit blond mit ses mains dans les poches et suivit la jeune Gryffondor, marchant d’un pas rapide.
Il observait les murs du couloir. Il ne comprenait pas comment il pouvait faire aussi froid dans ce couloir, certes les sorciers ne devaient pas connaître le chauffage, mais il devait bien exister un sortilège avec un effet similaire. Henry était habillé d’un pull sous sa robe de sorcier, un vieux pull rouge qu’on lui avait offert l’année dernière, tout ce qu’il y a de plus classique. Mais malgré cette protection supplémentaire, il avait froid.
Ayant tout juste fini de mastiquer, et savourer par la même parce que franchement, le sorbet citron, c’était super bon, il grogna :
— C’est dingue comme il fait froid, j’suis sûr que bientôt les hippogriffes vont se changer en ours polaire et que le lac va devenir une banquise.
Le lac ne devait pas avoir gelé, enfin le blond n’y avait prêté aucune attention, il faut dire qu’il n’avait pas vraiment pour habitude de prêter attention à ce genre de détails. En tout cas, il ne dirait pas non à un bon feu de cheminée, c’est certain. Quoiqu’un peu de marche puisse le réchauffer. Il observait brièvement les quelques tableaux épars accrochés au mur, des sorciers en train de jouer aux cartes, un vieux sorcier à la barbe grisonnante qui baragouinait des paroles incompréhensibles, rien de bien intéressant en sommes.
Alors qu’il était quelques pas en avant, il se retourna en direction de la griffonne. Il s’arrêta quelques secondes pour l’observer. Elle avait attaché ses cheveux, un détail qu’il n’avait pas remarqué jusqu’ici. Un détail insignifiant, mais qui fit réfléchir le blond. On ne peut pas dire que ses cheveux à lui étaient un modèle parfait de discipline. Il avait plus de points communs entre un mouton et lui qu’entre lui et un aigle au plumage soyeux. Enfin, c’était le cadet de ses soucis. Il fixait la chevelure de la jeune fille, ça ne collait décidément pas à l’image que dégageait la jeune fille. Non définitivement pas, mais comment le dire sans la blesser.
Les mains du jeune garçon profondément enfoncé dans les poches, il triturait le tissu à l’intérieur cherchant comment formuler ce qu’il s’apprêtait à dire. Il la fixait toujours, droit dans les yeux cette fois-ci, peu habituelle pour le Serdaigle qui d’ordinaire avait le regard lointain. Ce n’était définitivement pas dans ses habitudes de fixer quelqu’un.
Il hésitait, c’était un fait, ne sachant pas trop comment formuler. Mais il était des moments où il fallait prendre le taureau par les cornes. Le couloir semblait désert. Après tout, qui viendrait ici par un froid pareil. À n’en pas douter les pièces chaudes comme les salles communes et autre Bibliothèque devaient être bondées, et tant mieux d’ailleurs. Incontestablement, cela faisait du bien d’être seulement deux. Parce qu’Henry n’aimait pas les grandes foules. La foule en général se croit toujours tout permis. Il divaguait comme toujours, il reprit ses esprits avant de parler a voix presque basse, un léger sentiment de gêne, voire de honte pouvait transpercer :
— Tu sais, je trouve que les cheveux détachés… Il hésitait Ça te va mieux je trouve.... ça fait plus rebelle. Mais tu fais comme tu veux après tout. La fin de sa phrase n’étant pas vraiment audible tant il parlait bas.
Ridicule, il avait envie de se baffer mentalement. Non pas qu’il avait dit n’importe quoi, le propos en lui-même était juste, il trouvait effectivement que la chevelure détachée allait mieux à sa comparse, mais sa façon de le dire était nulle, presque honteuse, comme s’il avait honte de ce qu’il disait, ou qu’il n’assumait pas ce qu’il disait. Il pestait mentalement contre lui-même devant ce qu’il qualifiait de débâcle. Lui qui d’habitude n’avait aucun mal à dire ce qu’il pense voilà qu’il en était incapable, et ça l’agaçait intérieurement au plus haut point.
Désolé pour ce très gros retard, gros manque d'inspiration qui semble s'être dissipé
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Flocon hivernal
Plus les minutes passent, plus elle se rend compte combien elle se sent à l'aise avec Henry. Comme si leur première rencontre remontait à la veille. Ils ont changé entre temps, mais elle retrouve la même connexion, la même compréhension. Il lui ressemble tout en étant différent. C'est un sentiment étrange, qu'elle peine à expliquer. Mais est-elle vraiment obligée d'essayer de donner un nom à tout ? Ne peut-elle pas arrêter de se poser des questions cinq minutes ? Elle apprécie sa compagnie et c'est tout ce qui compte, n'est-ce pas ? Ça, c'est clair !
Le voilà à présent qui glisse les deux friandises en même temps dans sa bouche, apparemment incapable de décider laquelle manger en premier. Un petit rire lui échappe, surtout parce que la jeune fille sait qu'elle ferait exactement la même chose à sa place. Sauf qu'elle aurait mis plus de temps à se décider à choisir cette option. Lui, il ne se prend pas la tête. Au moins pour ça, en tout cas. Ignorant la catastrophe mi-citron, mi-chocolat qui a manqué de se produire, elle calque son pas sur celui de du Serdaigle, frissonnant légèrement. Comme il le dit lui-même peu après, cette température est vraiment dingue. La suite de la phrase du blond lui arrache un rictus amusé et elle hoche la tête.
—Et les hiboux se transformeront en pingouins. Ce qui sera vraiment galère pour recevoir du courrier... Quant aux chats, ils deviendront... des phoques ?
Il est certain que leur propriétaires qui avaient l'habitude de les faire dormir avec eux dans leur lit devront arrêter. Ou se retrouver avec un lit en piteux état vu le poids de ses bêtes. Mais en fait, ils ne pourront même pas grimper dessus. Ni monter les escaliers pour rejoindre ne serait-ce que la salle commune des gryffons. Les Serpys sont en sous-sols, peut-être que... Oui, en les faisant rouler jusqu'en bas, ça devrait marcher... Mais ils ne pourraient plus remonter. Pauvres chats-phoques !
Tandis qu'au fur et à mesure de ses pas la jeune fille imagine un principe de monte-charge pour phoques, la partie de son cerveau tournée vers son camarade remarque que celui-ci l'observait. Elle sort de ses pensées et le fixe à son tour droit dans les yeux, dissimulant la lueur interrogatrice qui menace de jaillir de ses prunelles. Se connaissant, elle risquerait d'avoir l'air de le presser de raconter ce qui n'allait pas, et elle pourrait le brusquer. Et il pourrait ne rien me dire du tout. À moins qu'il n'attende un signe de sa part, car enfin, il met quand même un paquet de temps à cracher le morceau ! La brunette croit comprendre qu'il hésite et prend peur à l'idée qu'il ne se soit rendu compte qu'en fait, elle n'est pas intéressante que ça et qu'il ne veuille qu'elle le laisse tranquille et n'aie peur sa réaction en le lui avouant. Blessée, elle sent son ventre se nouer. La troisième année s'est complètement plantée. La compréhension entre eux deux, elle l'a complètement inventée et... Hein ? Mes... cheveux ?! Ses yeux océans s'écarquillèrent un instant sous le coup de la surprise, tandis que sa main, douée d'une volonté propre, se porte à sa coiffure. Légèrement rougissante, ce dont elle ne se rend pas compte, la gamine ouvre la bouche pour répondre. Elle ne sait pourtant pas trop quoi dire, mais une chose est sûre, elle est soulagée. Ainsi, il ne s'agissait de rien de grave et le garçon veut toujours de sa compagnie.
—Oh, et bien... Je préfère aussi les avoir détachés, mais comme il se mettent tout le temps devant mes yeux, je suis un peu obligée de les nouer. (Ses doigts se décalent vers une de ses oreilles, complètement glacée.) Mais, ce n'était pas une très bonne idée, tout compte fait. Maintenant, j'ai froid aux oreilles.
Elle grimace un peu en tirant sur l'élastique. Ses mèches corbeau libérées, elle secoue la tête pour les remettre en place. Puis, elle se tourne de nouveau vers Henry, et lui sourit, pour lui montrer qu'il n'a pas à avoir honte de son honnêteté. Intérieurement, elle ne peut toutefois pas s'empêcher de se demander le sens exact de ses paroles. Est-ce anodin, ou... Elle écarte aussitôt cette idée, qui devrait pourtant l'inquiéter. Mais elle persiste à faire la sourde oreille et se sort tout ça de la tête. Pourquoi, elle n'en sait trop rien.
Se rendant compte qu'elle tient toujours le morceau de caoutchouc, elle le range tout au fond de sa poche et y laisse sa main par la même occasion, avant de faire de même avec l'autre poche. La teinte rosée qu'avaient prises ses joues est désormais partie et il ne lui reste qu'un résidu du soulagement ressenti plus tôt. Dire ça la ferait sûrement passer pour une pauvre petite chose, mais elle a déjà été abandonnée trop de fois pour supporter de l'être de nouveau, surtout d'une personne dont elle se sent vraiment proche.
Sans plus penser au fait qu'elle va vider son stock de bonbons à vitesse grand V, elle se prend un nouveau sorbet citron et en tend un autre à Henry. De toute façon, elle est en troisième année, maintenant. Elle peut passer à Honeydukes sans que ses parents n'en sachent rien. Ah oui, c'est vrai. Décidemment, elle n'a plus sa tête et a oublié qu'elle n'avait désormais plus besoin de passer par sa famille pour avoir sa dose de sucre. Alors même qu'elle est passée plusieurs fois à Pré-au-Lard. Son moral au plus bas lui a vraiment retourné la tête, elle s'en rend à présent compte. Hors de question que je reste comme ça ! Elle remercie donc encore plus le destin d'avoir remis son camarade sur sa route. Maintenant, elle a les idées claires.
Le voilà à présent qui glisse les deux friandises en même temps dans sa bouche, apparemment incapable de décider laquelle manger en premier. Un petit rire lui échappe, surtout parce que la jeune fille sait qu'elle ferait exactement la même chose à sa place. Sauf qu'elle aurait mis plus de temps à se décider à choisir cette option. Lui, il ne se prend pas la tête. Au moins pour ça, en tout cas. Ignorant la catastrophe mi-citron, mi-chocolat qui a manqué de se produire, elle calque son pas sur celui de du Serdaigle, frissonnant légèrement. Comme il le dit lui-même peu après, cette température est vraiment dingue. La suite de la phrase du blond lui arrache un rictus amusé et elle hoche la tête.
—Et les hiboux se transformeront en pingouins. Ce qui sera vraiment galère pour recevoir du courrier... Quant aux chats, ils deviendront... des phoques ?
Il est certain que leur propriétaires qui avaient l'habitude de les faire dormir avec eux dans leur lit devront arrêter. Ou se retrouver avec un lit en piteux état vu le poids de ses bêtes. Mais en fait, ils ne pourront même pas grimper dessus. Ni monter les escaliers pour rejoindre ne serait-ce que la salle commune des gryffons. Les Serpys sont en sous-sols, peut-être que... Oui, en les faisant rouler jusqu'en bas, ça devrait marcher... Mais ils ne pourraient plus remonter. Pauvres chats-phoques !
Tandis qu'au fur et à mesure de ses pas la jeune fille imagine un principe de monte-charge pour phoques, la partie de son cerveau tournée vers son camarade remarque que celui-ci l'observait. Elle sort de ses pensées et le fixe à son tour droit dans les yeux, dissimulant la lueur interrogatrice qui menace de jaillir de ses prunelles. Se connaissant, elle risquerait d'avoir l'air de le presser de raconter ce qui n'allait pas, et elle pourrait le brusquer. Et il pourrait ne rien me dire du tout. À moins qu'il n'attende un signe de sa part, car enfin, il met quand même un paquet de temps à cracher le morceau ! La brunette croit comprendre qu'il hésite et prend peur à l'idée qu'il ne se soit rendu compte qu'en fait, elle n'est pas intéressante que ça et qu'il ne veuille qu'elle le laisse tranquille et n'aie peur sa réaction en le lui avouant. Blessée, elle sent son ventre se nouer. La troisième année s'est complètement plantée. La compréhension entre eux deux, elle l'a complètement inventée et... Hein ? Mes... cheveux ?! Ses yeux océans s'écarquillèrent un instant sous le coup de la surprise, tandis que sa main, douée d'une volonté propre, se porte à sa coiffure. Légèrement rougissante, ce dont elle ne se rend pas compte, la gamine ouvre la bouche pour répondre. Elle ne sait pourtant pas trop quoi dire, mais une chose est sûre, elle est soulagée. Ainsi, il ne s'agissait de rien de grave et le garçon veut toujours de sa compagnie.
—Oh, et bien... Je préfère aussi les avoir détachés, mais comme il se mettent tout le temps devant mes yeux, je suis un peu obligée de les nouer. (Ses doigts se décalent vers une de ses oreilles, complètement glacée.) Mais, ce n'était pas une très bonne idée, tout compte fait. Maintenant, j'ai froid aux oreilles.
Elle grimace un peu en tirant sur l'élastique. Ses mèches corbeau libérées, elle secoue la tête pour les remettre en place. Puis, elle se tourne de nouveau vers Henry, et lui sourit, pour lui montrer qu'il n'a pas à avoir honte de son honnêteté. Intérieurement, elle ne peut toutefois pas s'empêcher de se demander le sens exact de ses paroles. Est-ce anodin, ou... Elle écarte aussitôt cette idée, qui devrait pourtant l'inquiéter. Mais elle persiste à faire la sourde oreille et se sort tout ça de la tête. Pourquoi, elle n'en sait trop rien.
Se rendant compte qu'elle tient toujours le morceau de caoutchouc, elle le range tout au fond de sa poche et y laisse sa main par la même occasion, avant de faire de même avec l'autre poche. La teinte rosée qu'avaient prises ses joues est désormais partie et il ne lui reste qu'un résidu du soulagement ressenti plus tôt. Dire ça la ferait sûrement passer pour une pauvre petite chose, mais elle a déjà été abandonnée trop de fois pour supporter de l'être de nouveau, surtout d'une personne dont elle se sent vraiment proche.
Sans plus penser au fait qu'elle va vider son stock de bonbons à vitesse grand V, elle se prend un nouveau sorbet citron et en tend un autre à Henry. De toute façon, elle est en troisième année, maintenant. Elle peut passer à Honeydukes sans que ses parents n'en sachent rien. Ah oui, c'est vrai. Décidemment, elle n'a plus sa tête et a oublié qu'elle n'avait désormais plus besoin de passer par sa famille pour avoir sa dose de sucre. Alors même qu'elle est passée plusieurs fois à Pré-au-Lard. Son moral au plus bas lui a vraiment retourné la tête, elle s'en rend à présent compte. Hors de question que je reste comme ça ! Elle remercie donc encore plus le destin d'avoir remis son camarade sur sa route. Maintenant, elle a les idées claires.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
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