Pensées en tyrolienne
Mon impatience prend tellement de place. Elle est un monstre et ses crocs se plantent férocement dans mon coeur. J’ai besoin de faire quelque chose, un besoin intense et immense. En face de moi, la fille ; j’ai une conscience si forte d’elle que le monstre qui s’acharne sur mon coeur se détourne un instant de moi pour la regarder elle. J’ai tellement envie de me défouler sur elle, je ne sais pas pourquoi. J’ai envie de la laminer. Qu’elle la ferme enfin. Que ne reste plus rien du mastodonte de sa fierté, celle qui me fait crisper les dents et qui me donne des envies de violence. J’ai envie de me défouler sur elle comme ça m’est rarement arrivé. Les Autres ne peuvent pas être victime de mes violences puisqu’ils n’importent pas pour moi — en général, ce sont mes proches qui en souffrent puisqu’ils me font ressentir beaucoup plus fort que les ombres qui parsèment le monde et que je nomme Autres. Mais cette fille-là, cette Lucy O’Reilly, s’est incrustée dans ma tête à un moment où elle n’aurait pas dû le faire. La nuit, déjà, rend l’affaire bien dangereuse, tout est tellement plus obscur, la nuit, les pensées, les envies, les émotions et même les sentiments. Mais en plus, elle s’incruste un jour où je pense si fort et si mal que mon comportement en était déjà altéré avant même qu’elle n’arrive. Oh, je ne suis pas en train de dire que ce n’est pas de sa faute à elle, que tout ça ne se serait jamais passé si nous nous étions rencontrées à un autre moment. Non, je dis qu’en plus du fait que cette fille soit absolument insupportable, physiquement insupportable, mentalement insupportable, il y a aussi tout le reste et que, bordel ! j’ai vraiment envie de lui faire mal.
Mes pensées et mes émotions se battent avec tellement de rage dans mon corps que j’en aurais presque manqué ce qui vient de se passer sous mes yeux ; une baguette, un sortilège et la colère du concierge. Enfin, je me dépatouille de tout ce que je ressens pour jeter un regard à ce dernier. Et la pitié que je ressens pour la fille ne s’en fait que plus grande : *elle est conne ou quoi d’avoir sortie sa baguette ?*. Bien sûr qu’elle l’est et je laisse un discret sourire m’étirer les lèvres : j’espère qu’elle souffrira de s’être fait prendre sa Moitié ainsi ; si ça m’était arrivé, je sais que je me serais jetée sur l’homme pour la récupérer — heureusement que ma propre baguette est bien en sécurité dans ma poche et qu’elle ne risque pas d’en sortir.
Je crois que j’aime bien cet homme. Oh, ce n’est rien de très flagrant, ce sentiment n’est accompagné ni de respect ni d’admiration. C’est seulement un fait : je ne le déteste pas. J’aime le ton qu’il emploie face à cette O’Reilly, j’aime qu’il tente de l’écraser par sa voix, par ses ordres, par son statut d’adulte. J’aime le fait que la fille ne puisse rien faire pour lutter contre cette tentative de prise de pouvoir. Et j’aime sentir que malgré ses ordres, ses reproches, ses remontrances et la retenue qu’il me donne, je suis toujours libre. Libre de mes choix, de mes décisions ; je fais le choix d’aller à sa retenue, je fais le choix de tenir sa langue, je fais le choix de refuser de respecter le couvre-feu la prochaine fois que je voudrais sortir, je fais le choix de me sentir bien plus que lui — plus importante, plus grande, plus intelligente, plus vive, plus forte, bien plus à ma place que lui dans les couloirs de ce château. Bref, je fais le choix de ne pas me sentir écrasée par sa présence. Moi, j’ai ce choix-là alors que O’Reilly ne peut que le subir, c’est évident puisqu’elle est une Autre, elle n’a pas la force nécessaire pour résister.
En me décollant du mur pour prendre le chemin de ma Salle Commune, je lance un regard à O’Reilly. Et dans ce regard, j’insère tant de moquerie, tant de jugement, tant de pitié qu’un sourire goguenard l’accompagne même. Je me sens tellement plus importante que toi, gamine, et plus intelligente : si tu avais fermé ta gueule, comme moi, tu n’en serais pas là actuellement. J’espère qu’elle sait qu’elle a échoué et qu’elle est ridicule. J’aimerais beaucoup qu’elle éprouve de la honte, là, tout de suite, maintenant.
Les mains dans les poches, le menton dressé, je traverse le couloir sans surveiller que les deux autres me suivent. Je marche ici comme si je marcherais chez-moi. Et c’est effectivement le cas, je marche chez-moi : à aucun moment, pas le moindre, je me fais la réflexion que j’ai peut-être un petit peu tort d’être ici à cette heure-là de la nuit et que j’ai bien mérité ce qu’il m’arrive — non, ça se sont des pensées qu’ont les Autres. Moi, je ne suis pas concernée. De toute façon, qu’est-ce que je risque ? Même Loewy se fiche que je parcoure les couloirs la nuit, elle m'encourage même à le faire. Et qui est à la tête de ce château ? Loewy. Je ne risque absolument rien et je me sens d’autant plus forte de savoir que je suis la seule à ne rien risquer ici.
Mes pensées et mes émotions se battent avec tellement de rage dans mon corps que j’en aurais presque manqué ce qui vient de se passer sous mes yeux ; une baguette, un sortilège et la colère du concierge. Enfin, je me dépatouille de tout ce que je ressens pour jeter un regard à ce dernier. Et la pitié que je ressens pour la fille ne s’en fait que plus grande : *elle est conne ou quoi d’avoir sortie sa baguette ?*. Bien sûr qu’elle l’est et je laisse un discret sourire m’étirer les lèvres : j’espère qu’elle souffrira de s’être fait prendre sa Moitié ainsi ; si ça m’était arrivé, je sais que je me serais jetée sur l’homme pour la récupérer — heureusement que ma propre baguette est bien en sécurité dans ma poche et qu’elle ne risque pas d’en sortir.
Je crois que j’aime bien cet homme. Oh, ce n’est rien de très flagrant, ce sentiment n’est accompagné ni de respect ni d’admiration. C’est seulement un fait : je ne le déteste pas. J’aime le ton qu’il emploie face à cette O’Reilly, j’aime qu’il tente de l’écraser par sa voix, par ses ordres, par son statut d’adulte. J’aime le fait que la fille ne puisse rien faire pour lutter contre cette tentative de prise de pouvoir. Et j’aime sentir que malgré ses ordres, ses reproches, ses remontrances et la retenue qu’il me donne, je suis toujours libre. Libre de mes choix, de mes décisions ; je fais le choix d’aller à sa retenue, je fais le choix de tenir sa langue, je fais le choix de refuser de respecter le couvre-feu la prochaine fois que je voudrais sortir, je fais le choix de me sentir bien plus que lui — plus importante, plus grande, plus intelligente, plus vive, plus forte, bien plus à ma place que lui dans les couloirs de ce château. Bref, je fais le choix de ne pas me sentir écrasée par sa présence. Moi, j’ai ce choix-là alors que O’Reilly ne peut que le subir, c’est évident puisqu’elle est une Autre, elle n’a pas la force nécessaire pour résister.
En me décollant du mur pour prendre le chemin de ma Salle Commune, je lance un regard à O’Reilly. Et dans ce regard, j’insère tant de moquerie, tant de jugement, tant de pitié qu’un sourire goguenard l’accompagne même. Je me sens tellement plus importante que toi, gamine, et plus intelligente : si tu avais fermé ta gueule, comme moi, tu n’en serais pas là actuellement. J’espère qu’elle sait qu’elle a échoué et qu’elle est ridicule. J’aimerais beaucoup qu’elle éprouve de la honte, là, tout de suite, maintenant.
Les mains dans les poches, le menton dressé, je traverse le couloir sans surveiller que les deux autres me suivent. Je marche ici comme si je marcherais chez-moi. Et c’est effectivement le cas, je marche chez-moi : à aucun moment, pas le moindre, je me fais la réflexion que j’ai peut-être un petit peu tort d’être ici à cette heure-là de la nuit et que j’ai bien mérité ce qu’il m’arrive — non, ça se sont des pensées qu’ont les Autres. Moi, je ne suis pas concernée. De toute façon, qu’est-ce que je risque ? Même Loewy se fiche que je parcoure les couloirs la nuit, elle m'encourage même à le faire. Et qui est à la tête de ce château ? Loewy. Je ne risque absolument rien et je me sens d’autant plus forte de savoir que je suis la seule à ne rien risquer ici.
Pensées en tyrolienne
Tandis que sa baguette s'échappait de sa main, Lucy eut un mouvement réflex pour la rattraper. C'était bien évidemment trop tard et alors qu'elle interrompit son mouvement, le tout en plongeant son regard sur sa baguette qui disparaissait à présent dans la poche du concierge, elle s’était relevée du mur. La baguette était glissée à l'intérieur de sa veste et il n'y avait plus rien à faire pour la récupérer. Heureusement, la petite O'Reilly ne s'en servait que très peu et bien qu'elle ait des difficultés avec les sortilèges d'un point de vue pratique, elle se disait au fond, qu'elle n'en aurait pas besoin et que par conséquent, dans le cas contraire, elle expliquerait pourquoi elle n'était pas en mesure d'utiliser sa baguette à ses professeurs. S'enchaîna de longs mots, décortiqués syllabe après syllabe de façon très exagérée, invitant la jeune serdaigle à dévoiler sa maison. Sa posture avait changé depuis son geste instinctif pour rattraper ce qu'il lui avait échappé, il y de ça quelques secondes. Elle n'était plus adossée sur les pierres du château, mais elle se tenait droite. Son corps entier avait montré un soupçon de relâchement lorsque le « laquelle » se fit entendre. Relâchement qui signifiait plus ou moins qu'elle abdiquait.
- Celle de Dame Rowena Serdaigle, Mister. Dit-elle avec respect, le tout, calmement.
Elle regardait le sol sous ses pieds, un petit courant d'air la fit grelotter et aussitôt elle attrapa une dragée au piment pour se réchauffer. Elle était tombée sur un piment d'intensité moyenne et c'était appréciable. Elle n'aurait pas apprécié tomber sur la faucheuse de la Caroline en ce moment présent. Tremblotante elle se frotta les yeux un instant avant de récupérer son télescope posé un peu plus loin dans le couloir. Une fois en main, Lucy s'avança près du concierge et se mit sur sa droite, silencieusement et calmement. Elle regardait à présent Bristyle qui était restée silencieuse. Le concierge annonça les punitions, la première année ne comprenait pas vraiment pourquoi elle s'en tirait avec plus d'heure que la Poufsouffle, mais elle ne releva pas se disant que le nettoyage ce n'était pas si mal finalement puisqu'elle pourrait penser à autre chose durant sa punition. Lorsqu'elle vit le sourire de la Poufsouffle, ainsi que son regard, l'irlandaise fronça légèrement les sourcils comme si elle réfléchissait.
- Contente de voir que vous pouvez être amusée... Cela n'empêche je n'aurais pas besoin de mentir sur un parchemin pendant deux heures. Dit-elle naïvement, mais toujours avec calme sans aucune once de provocation. Vous savez au fond je crois que je vous aime bien miss Bristyle et même si vous décidez de me frapper ou m'envoyer un sort pour vous venger ou autre...après tout je ne sais pas, ben j'ai envie de vous dire ne changez pas. Elle marqua une pause durant son débit de parole plus rapide que la normal.
Elle se désintéressa aussitôt à sa camarade, bien plus grande qui ouvrait à présent la marche, lui faisant peur depuis qu'elles s'étaient croisée. Lucy s'était positionnée à côté du concierge et tentait tant bien que mal de suivre désormais le rythme imposé par les grands pas des deux plus personnes plus grandes qu'elle. Plutôt frivole Lucy ne comprenait pas bien la gravité de la situation, elle se contentait de suivre avec toutefois des questions qui lui brûlaient les lèvres.
- Mister Devon... Où c'est que vous avez appris à parler français ? Pourquoi vous avez voulu être concierge ici ? Ce n'est pas trop dur avec le fantôme de Rusard ? Mister Devon... Vous aussi, vous avez étudié ici...à Poudlard ? Demandait-elle d'un ton léger et innocent.
Alors qu'elle suivait haletante, son regard se posait sur les différents tableaux sur les murs. S'imaginant des passages secrets dissimulés. Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer pleins d'histoires et d'aventures dangereuses dans lesquelles elle aurait sans nul doute trop peur de s'y aventurer. La petite irlandaise gênée par ses cheveux longs, attrapa un élastique afin de les attacher. Toujours frissonnante elle avançait dans le couloir plongé dans la pénombre. Le seul problème finalement avec cette soirée c'était que l'encre sur ses parchemins était toujours noire. Cela dit, elle avait peut-être la solution pour y remédier. Plutôt que de tout réécrire ce qui l'ennuierait grandement, elle demanderait à un camarade plus âgé de changer la couleur de celle-ci avec un sortilège. Elle gagnerait sans nul doute un temps fou, temps qu'elle n'avait plus trop depuis qu'elle avait entendu sa punition. Est-ce que finalement c'était bien différent du ménage qu'elle devait faire pour aider sa mère ? Elle ne savait pas bien, mais à part peut-être l'odeur de la volière, elle ne voyait pas bien la différence. Surtout qu'elle avait déjà quelque chose pour contrer cette dite odeur et à quand bien même ça devait être comme dans les fermes moldu pleine de chèvre, au bout d'un certain temps on ne sentait plus rien. Elle hocha discrètement les épaules devant cette pensée. Lucy s'était mise à tout réétudier son emploi du temps dans sa tête. Elle était soulagée de ne pas avoir eu cette punition avant les vacances de Noël. Bon il fallait dire qu'avant ces dites vacance Lucy ne s'était même pas posé la question de faire un tour en dehors de sa salle commune et surtout il n'y avait pas encore le concierge, elle ne pouvait donc pas, être prise ni punit par celui-ci.
Oh j'ai pas trop réfléchi à ça M.Devon je suis désolée, merci de cette précision, vous pensez que je dois modifier ce passage pour qu'il soit plus juste ?
- Celle de Dame Rowena Serdaigle, Mister. Dit-elle avec respect, le tout, calmement.
Elle regardait le sol sous ses pieds, un petit courant d'air la fit grelotter et aussitôt elle attrapa une dragée au piment pour se réchauffer. Elle était tombée sur un piment d'intensité moyenne et c'était appréciable. Elle n'aurait pas apprécié tomber sur la faucheuse de la Caroline en ce moment présent. Tremblotante elle se frotta les yeux un instant avant de récupérer son télescope posé un peu plus loin dans le couloir. Une fois en main, Lucy s'avança près du concierge et se mit sur sa droite, silencieusement et calmement. Elle regardait à présent Bristyle qui était restée silencieuse. Le concierge annonça les punitions, la première année ne comprenait pas vraiment pourquoi elle s'en tirait avec plus d'heure que la Poufsouffle, mais elle ne releva pas se disant que le nettoyage ce n'était pas si mal finalement puisqu'elle pourrait penser à autre chose durant sa punition. Lorsqu'elle vit le sourire de la Poufsouffle, ainsi que son regard, l'irlandaise fronça légèrement les sourcils comme si elle réfléchissait.
- Contente de voir que vous pouvez être amusée... Cela n'empêche je n'aurais pas besoin de mentir sur un parchemin pendant deux heures. Dit-elle naïvement, mais toujours avec calme sans aucune once de provocation. Vous savez au fond je crois que je vous aime bien miss Bristyle et même si vous décidez de me frapper ou m'envoyer un sort pour vous venger ou autre...après tout je ne sais pas, ben j'ai envie de vous dire ne changez pas. Elle marqua une pause durant son débit de parole plus rapide que la normal.
Elle se désintéressa aussitôt à sa camarade, bien plus grande qui ouvrait à présent la marche, lui faisant peur depuis qu'elles s'étaient croisée. Lucy s'était positionnée à côté du concierge et tentait tant bien que mal de suivre désormais le rythme imposé par les grands pas des deux plus personnes plus grandes qu'elle. Plutôt frivole Lucy ne comprenait pas bien la gravité de la situation, elle se contentait de suivre avec toutefois des questions qui lui brûlaient les lèvres.
- Mister Devon... Où c'est que vous avez appris à parler français ? Pourquoi vous avez voulu être concierge ici ? Ce n'est pas trop dur avec le fantôme de Rusard ? Mister Devon... Vous aussi, vous avez étudié ici...à Poudlard ? Demandait-elle d'un ton léger et innocent.
Alors qu'elle suivait haletante, son regard se posait sur les différents tableaux sur les murs. S'imaginant des passages secrets dissimulés. Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer pleins d'histoires et d'aventures dangereuses dans lesquelles elle aurait sans nul doute trop peur de s'y aventurer. La petite irlandaise gênée par ses cheveux longs, attrapa un élastique afin de les attacher. Toujours frissonnante elle avançait dans le couloir plongé dans la pénombre. Le seul problème finalement avec cette soirée c'était que l'encre sur ses parchemins était toujours noire. Cela dit, elle avait peut-être la solution pour y remédier. Plutôt que de tout réécrire ce qui l'ennuierait grandement, elle demanderait à un camarade plus âgé de changer la couleur de celle-ci avec un sortilège. Elle gagnerait sans nul doute un temps fou, temps qu'elle n'avait plus trop depuis qu'elle avait entendu sa punition. Est-ce que finalement c'était bien différent du ménage qu'elle devait faire pour aider sa mère ? Elle ne savait pas bien, mais à part peut-être l'odeur de la volière, elle ne voyait pas bien la différence. Surtout qu'elle avait déjà quelque chose pour contrer cette dite odeur et à quand bien même ça devait être comme dans les fermes moldu pleine de chèvre, au bout d'un certain temps on ne sentait plus rien. Elle hocha discrètement les épaules devant cette pensée. Lucy s'était mise à tout réétudier son emploi du temps dans sa tête. Elle était soulagée de ne pas avoir eu cette punition avant les vacances de Noël. Bon il fallait dire qu'avant ces dites vacance Lucy ne s'était même pas posé la question de faire un tour en dehors de sa salle commune et surtout il n'y avait pas encore le concierge, elle ne pouvait donc pas, être prise ni punit par celui-ci.
Oh j'ai pas trop réfléchi à ça M.Devon je suis désolée, merci de cette précision, vous pensez que je dois modifier ce passage pour qu'il soit plus juste ?
Couleur des dialogues : #004080
Pensées en tyrolienne
La Poufsouffle prit les devants pour retourner dans sa salle commune. Tant d'enthousiasme pour obtempérer et marcher vers une situation en règle était presque inespéré. *Merveilleux*
*Deux. Deux élèves. L'une puis l'autre, l'une et l'autre, l'une sans oublier l'autre. Une équation à deux inconnues ce n'est en apparence pas le plus ardu.* Deux. Se mettre le doigt dans les deux yeux. C'était plutôt cela. Naturellement, jamais il n'aurait la paix, jamais il ne retrouverait son sixième étage, pour passer entre ses meubles paisibles le reste de sa nuit. Il rageait, ruminait, rongeait sa langue devant tant de retard, si tard.
Car -c'était naturel, aurait-il pu en être autrement-, la deuxième n'arrêta pas de parler. Il pensait si fort en son for intérieur au concept sacré de tranquillité. Plus que cela, elle l'interrogeait sur son français. Il était fatigué, fâché, fulminait, et garder cet air neutre forcé lui coûtait. Craig souffla intérieurement.
Patatra. Une loi immuable venait de s'écrouler. Et il venait de le réaliser. Le château de ses convictions était parti s'enterrer plus profond qu'un blaireau. Un lourd fardeau de déception était descendu dru sur ses épaules. Il serrait le poing, fronçait le front, le desserrait. Non mais. Il aurait tout entendu désormais ! Serdaigle ? Penser que la plus effrontée des deux pût appartenir à la maison de la sagesse, de la perspicacité, de l'intelligence, le fâchait, l'excédait. *Menteuse et provocatrice.* Un, deux beaux défauts qui ne venaient jamais de la maison qu'il connaissait, en laquelle il croyait.
"Au moins ce n'est pas en nettoyant que vous pourrez mentir." siffla-t-il pour signaler ironiquement qu'il était là et qu'il entendait ce que la Serdaigle disait à la Poufsouffle également. C'était le principe de la journée d'aujourd'hui. Quand il pensait avoir atteint la pire des configurations, une nouvelle complication faisait son apparition. Et il s'agaçait, toujours, le visage figé, l'intériorité agitée.
Il répliqua, sans douceur : "Occupez-vous d'abord de votre comportement. Ensuite seulement vous aurez accès aux études supérieures". Le dernier mot fut appuyé si fort que la Serdaigle ne pouvait manquer la fierté perchée plus haut que le sixième étage de Serdaigle qui en transpirait. La première année pouvait à son tour mettre son doigt dans son oeil de Serdaigle si elle croyait qu'un peu de conversation lui permettrait de passer tout à coup dans les règles.
Le concierge était fier, terriblement fier, même. Mais le solitaire voulait s'affirmer lui-même et pas dans les phrases mielleuses d'une cour admiratrice et flatteuse. Il n'aimait guère se dévoiler. Il fit encore quelques pas pour finalement avancer : "J'ai fait une année de droit après l'année d'invention des objets. En russe-allemand et français. Puis j'ai passé un an en Chine. Donc oui, je comprends le français.". Clair, synthétique, sans hic, le ton descendant final signifiant que pour lui ce sujet de discussion était passé et qu'il n'allait pas davantage se confier.
Son regard traversa le visage de la Serdaigle, perçant : *Mais que vous parliez anglais ou français, ce que vous devez de toute urgence apprendre, c'est le respect. A tenir votre langue plutôt qu'à en apprendre une nouvelle.* Il marchait à pas longs, millimétrés, mesurant ses mouvements dans l'espace pour ne rien laisser dépasser, comme il contrôlait ses mots glissés, les laissant planer en suspens dans le couloir, comme pour les nimber de l'autorité supplémentaire du silence du soir.
Les escaliers montés, le concierge posa ses yeux sur la Poufsouffle : "Bien. Pas besoin de tracer un plan de l'itinéraire, vous êtes arrivée." Il jaugea la taille de l'élève -à ses yeux une récidiviste- devant la porte : "Juste un dernier détail. Il vous reste à promettre de ne plus enfreindre le couvre-feu. En espérant que vous, vous ne soyez pas une menteuse." La lueur de défi des yeux bleus se planta dans ceux de la Poufsouffle.
Il pensait y voir une résistance déterminée qui ne lui plaisait pas du tout. Dans le doute, il valait mieux la briser ou s'assurer que cette impression n'était pas la vérité. Seulement après sa réponse, il leur rappelerait leur rendez-vous du mercredi.
Droit comme un i du mot Serdaigle, le sourcil haussé, les bras croisés, il attendait. Il espérait en avoir presque fini avec ces élèves et leur drôle de manie de se promener de nuit. Aussi têtus que des hiboux aigris dans leur envie de franchir l'interdit. Les yeux fixés sur la Poufsouffle, il glissa un regard vers la Serdaigle.
Elle pouvait rougir de honte sous sa rousseur. Jamais il ne voulait revoir pareille situation : une Serdaigle devait être un exemple pour sa maison. Et ce n'est pas avec les retraits de points pour punition qu'elle ferait gagner Serdaigle à la coupe des quatre maisons. Elle faisait partie de la maison des plus intelligents, nom d'un règlement !
*Deux. Deux élèves. L'une puis l'autre, l'une et l'autre, l'une sans oublier l'autre. Une équation à deux inconnues ce n'est en apparence pas le plus ardu.* Deux. Se mettre le doigt dans les deux yeux. C'était plutôt cela. Naturellement, jamais il n'aurait la paix, jamais il ne retrouverait son sixième étage, pour passer entre ses meubles paisibles le reste de sa nuit. Il rageait, ruminait, rongeait sa langue devant tant de retard, si tard.
Car -c'était naturel, aurait-il pu en être autrement-, la deuxième n'arrêta pas de parler. Il pensait si fort en son for intérieur au concept sacré de tranquillité. Plus que cela, elle l'interrogeait sur son français. Il était fatigué, fâché, fulminait, et garder cet air neutre forcé lui coûtait. Craig souffla intérieurement.
Patatra. Une loi immuable venait de s'écrouler. Et il venait de le réaliser. Le château de ses convictions était parti s'enterrer plus profond qu'un blaireau. Un lourd fardeau de déception était descendu dru sur ses épaules. Il serrait le poing, fronçait le front, le desserrait. Non mais. Il aurait tout entendu désormais ! Serdaigle ? Penser que la plus effrontée des deux pût appartenir à la maison de la sagesse, de la perspicacité, de l'intelligence, le fâchait, l'excédait. *Menteuse et provocatrice.* Un, deux beaux défauts qui ne venaient jamais de la maison qu'il connaissait, en laquelle il croyait.
"Au moins ce n'est pas en nettoyant que vous pourrez mentir." siffla-t-il pour signaler ironiquement qu'il était là et qu'il entendait ce que la Serdaigle disait à la Poufsouffle également. C'était le principe de la journée d'aujourd'hui. Quand il pensait avoir atteint la pire des configurations, une nouvelle complication faisait son apparition. Et il s'agaçait, toujours, le visage figé, l'intériorité agitée.
Il répliqua, sans douceur : "Occupez-vous d'abord de votre comportement. Ensuite seulement vous aurez accès aux études supérieures". Le dernier mot fut appuyé si fort que la Serdaigle ne pouvait manquer la fierté perchée plus haut que le sixième étage de Serdaigle qui en transpirait. La première année pouvait à son tour mettre son doigt dans son oeil de Serdaigle si elle croyait qu'un peu de conversation lui permettrait de passer tout à coup dans les règles.
Le concierge était fier, terriblement fier, même. Mais le solitaire voulait s'affirmer lui-même et pas dans les phrases mielleuses d'une cour admiratrice et flatteuse. Il n'aimait guère se dévoiler. Il fit encore quelques pas pour finalement avancer : "J'ai fait une année de droit après l'année d'invention des objets. En russe-allemand et français. Puis j'ai passé un an en Chine. Donc oui, je comprends le français.". Clair, synthétique, sans hic, le ton descendant final signifiant que pour lui ce sujet de discussion était passé et qu'il n'allait pas davantage se confier.
Son regard traversa le visage de la Serdaigle, perçant : *Mais que vous parliez anglais ou français, ce que vous devez de toute urgence apprendre, c'est le respect. A tenir votre langue plutôt qu'à en apprendre une nouvelle.* Il marchait à pas longs, millimétrés, mesurant ses mouvements dans l'espace pour ne rien laisser dépasser, comme il contrôlait ses mots glissés, les laissant planer en suspens dans le couloir, comme pour les nimber de l'autorité supplémentaire du silence du soir.
Les escaliers montés, le concierge posa ses yeux sur la Poufsouffle : "Bien. Pas besoin de tracer un plan de l'itinéraire, vous êtes arrivée." Il jaugea la taille de l'élève -à ses yeux une récidiviste- devant la porte : "Juste un dernier détail. Il vous reste à promettre de ne plus enfreindre le couvre-feu. En espérant que vous, vous ne soyez pas une menteuse." La lueur de défi des yeux bleus se planta dans ceux de la Poufsouffle.
Il pensait y voir une résistance déterminée qui ne lui plaisait pas du tout. Dans le doute, il valait mieux la briser ou s'assurer que cette impression n'était pas la vérité. Seulement après sa réponse, il leur rappelerait leur rendez-vous du mercredi.
Droit comme un i du mot Serdaigle, le sourcil haussé, les bras croisés, il attendait. Il espérait en avoir presque fini avec ces élèves et leur drôle de manie de se promener de nuit. Aussi têtus que des hiboux aigris dans leur envie de franchir l'interdit. Les yeux fixés sur la Poufsouffle, il glissa un regard vers la Serdaigle.
Elle pouvait rougir de honte sous sa rousseur. Jamais il ne voulait revoir pareille situation : une Serdaigle devait être un exemple pour sa maison. Et ce n'est pas avec les retraits de points pour punition qu'elle ferait gagner Serdaigle à la coupe des quatre maisons. Elle faisait partie de la maison des plus intelligents, nom d'un règlement !
Reducio
Non, du tout, votre personnage peut assimiler le concierge avec un troll des montagnes des couloirs s'il le souhaite
. Je voulais juste m'assurer qu'HRP vous voyez en quoi consiste la fonction. Libre à votre personnage de le savoir ou pas, de le mépriser ou pas, aucun problème
.
Ex-champion des couvre-feux aux cheveux couleur de feu.
Ex- "brick in the wall" de l'EE.
Pensées en tyrolienne
Je brûle d'entrer dans la Salle Commune. À l’abri derrière les tonneaux, personne ne pourra me suivre ; ni cet écrasant concierge ni cette petit emmerdeuse de O’Reilly. Enfin, je pourrais retrouver ma tranquillité et mon calme, je pourrais penser à des choses utiles et ne plus perdre mon temps. Ça fait longtemps que je n’avais pas éprouvé avec une telle douleur la sensation de perdre mon temps — c’est insupportable.
Il est bien plus grand que moi, je suis obligée de courber la nuque pour le regarder dans les yeux et je lutte pour ne pas détourner le regard. Il me coince sans état-d’âme ; derrière, les tonneaux, devant son grand corps de concierge. Et à ses côtés, cette sale Serdaigle. Je lui lance un regard peu amène, n’ayant toujours pas digéré ses précédentes paroles même si je n’ai guère trouvé de raisons de lui répondre — à persister dans sa bêtise cette gamine se prendra bien plus qu’une semaine de retenue et ce sera bien fait pour elle. Qu’elle continue donc à parler ! Mon silence n’est qu’une preuve de ma maturité. Je défracte ses yeux de mon regard noir avant d’en revenir à l’homme qui se dresse devant moi comme pourrait se dresser Papa — comme s’est déjà dressé Papa. Ses paroles résonnent dans mon esprit : « Il vous reste à promettre de ne plus enfreindre le couvre-feu. En espérant que vous, vous ne soyez pas une menteuse. ». Le silence s’étire depuis de trop longues secondes, maintenant. Si je ne veux pas insuffler le doute dans son petit crâne de concierge, je vais devoir répondre dans l’instant.
Je prends une légère inspiration. Je sais exactement quoi répondre, je ne sais seulement pas comment formuler ma phrase. Le fait est que je suis fâchée, terriblement fâchée. Pourquoi cet abruti a cru bon de me poser une question aussi directe ? Bien sûr que non je ne vais pas promettre de ne pas enfreindre le couvre-feu ! Et je ne suis pas non plus une menteuse. Si je n’ai aucun scrupule à utiliser le mensonge lorsque c’est vraiment nécessaire de le faire, je ne fais jamais, jamais de promesse en l’air — contrairement à d’autres. Si je promets quelque chose, je suis sincère. Aujourd’hui, j’aurais une raison de mentir : pouvoir sortir en toute tranquillité pendant que le concierge pense que je respecte ma promesse. Certes.
Mon menton se dresse, soulevé par mon immense fierté, et je plante mon regard dans celui de l’homme. Je le regarde sans frémir, sans même trembler. De toute façon, la vérité est ce qu’elle est, ni lui ni moi ne pouvons la changer. Et puis s’il a un problème il pourra toujours aller voir la directrice. Je suis curieuse de savoir ce qu'elle pourrait lui répondre.
« Je peux pas faire cette promesse, » annoncé-je distinctement sur un ton neutre.
Sous-entendu : je compte bien ressortir après le couvre-feu et personne ne pourra m’en empêcher. Mais ce qui me dérange, c’est que l’on pourrait effectivement m’en empêcher. La directrice de maison sera au courant, désormais, ainsi que les Préfets. Bah ! je devrais juste être plus discrète encore. *J’enverrai Nyakane en éclaireur pour vérifier qu’la voie est libre* — tiens, une raison de plus pour ne pas donner l’Élixir de Longue-Vie au Serpentaire, me souffle une petite voix.
Je me tends légèrement dans l’attente de la remontrance du concierge. Que va-t-il faire ? Allonger ma retenue ? Me faire un sermon ? Tenter de me convaincre de ne pas sortir ? Qu’il fasse donc, tout cela me passe au-dessus de la tête. Je ferai ce qu’il veut que je fasse si cela peut l’amener à me foutre la paix. Je retiens aisément la moue qui veut s’afficher sur mes lèvres et montre une face lisse au concierge. Du moins aurait-elle été lisse si mes sourcils n’étaient pas aussi froncés. Merlin, que cette soirée est inutile ! J'en veux très fort à l'homme de m'avoir mené à être aussi directe — ça va me retomber dessus, je le sais mais ne peux rien faire pour l'empêcher.
Il est bien plus grand que moi, je suis obligée de courber la nuque pour le regarder dans les yeux et je lutte pour ne pas détourner le regard. Il me coince sans état-d’âme ; derrière, les tonneaux, devant son grand corps de concierge. Et à ses côtés, cette sale Serdaigle. Je lui lance un regard peu amène, n’ayant toujours pas digéré ses précédentes paroles même si je n’ai guère trouvé de raisons de lui répondre — à persister dans sa bêtise cette gamine se prendra bien plus qu’une semaine de retenue et ce sera bien fait pour elle. Qu’elle continue donc à parler ! Mon silence n’est qu’une preuve de ma maturité. Je défracte ses yeux de mon regard noir avant d’en revenir à l’homme qui se dresse devant moi comme pourrait se dresser Papa — comme s’est déjà dressé Papa. Ses paroles résonnent dans mon esprit : « Il vous reste à promettre de ne plus enfreindre le couvre-feu. En espérant que vous, vous ne soyez pas une menteuse. ». Le silence s’étire depuis de trop longues secondes, maintenant. Si je ne veux pas insuffler le doute dans son petit crâne de concierge, je vais devoir répondre dans l’instant.
Je prends une légère inspiration. Je sais exactement quoi répondre, je ne sais seulement pas comment formuler ma phrase. Le fait est que je suis fâchée, terriblement fâchée. Pourquoi cet abruti a cru bon de me poser une question aussi directe ? Bien sûr que non je ne vais pas promettre de ne pas enfreindre le couvre-feu ! Et je ne suis pas non plus une menteuse. Si je n’ai aucun scrupule à utiliser le mensonge lorsque c’est vraiment nécessaire de le faire, je ne fais jamais, jamais de promesse en l’air — contrairement à d’autres. Si je promets quelque chose, je suis sincère. Aujourd’hui, j’aurais une raison de mentir : pouvoir sortir en toute tranquillité pendant que le concierge pense que je respecte ma promesse. Certes.
Mon menton se dresse, soulevé par mon immense fierté, et je plante mon regard dans celui de l’homme. Je le regarde sans frémir, sans même trembler. De toute façon, la vérité est ce qu’elle est, ni lui ni moi ne pouvons la changer. Et puis s’il a un problème il pourra toujours aller voir la directrice. Je suis curieuse de savoir ce qu'elle pourrait lui répondre.
« Je peux pas faire cette promesse, » annoncé-je distinctement sur un ton neutre.
Sous-entendu : je compte bien ressortir après le couvre-feu et personne ne pourra m’en empêcher. Mais ce qui me dérange, c’est que l’on pourrait effectivement m’en empêcher. La directrice de maison sera au courant, désormais, ainsi que les Préfets. Bah ! je devrais juste être plus discrète encore. *J’enverrai Nyakane en éclaireur pour vérifier qu’la voie est libre* — tiens, une raison de plus pour ne pas donner l’Élixir de Longue-Vie au Serpentaire, me souffle une petite voix.
Je me tends légèrement dans l’attente de la remontrance du concierge. Que va-t-il faire ? Allonger ma retenue ? Me faire un sermon ? Tenter de me convaincre de ne pas sortir ? Qu’il fasse donc, tout cela me passe au-dessus de la tête. Je ferai ce qu’il veut que je fasse si cela peut l’amener à me foutre la paix. Je retiens aisément la moue qui veut s’afficher sur mes lèvres et montre une face lisse au concierge. Du moins aurait-elle été lisse si mes sourcils n’étaient pas aussi froncés. Merlin, que cette soirée est inutile ! J'en veux très fort à l'homme de m'avoir mené à être aussi directe — ça va me retomber dessus, je le sais mais ne peux rien faire pour l'empêcher.
Pensées en tyrolienne
Lucy suivait le rythme non sans difficulté, elle écoutait et encaissait tout ce que pouvait dire le concierge qui après autant de questions semblait fort las de la petite irlandaise. Bien qu'une multitude de questions pouvaient à nouveau se présenter dans sa bouche, elle demeurait silencieuse, respectant enfin le besoin évidant de tranquillité de celui qui l'avait attrapé hors de son dortoir à une heure aussi tardive. La petite O'Reilly se demandait comment un homme ayant fait des études supérieures arrivaient à trouver son compte à ce poste. Il y avait des éléments qui échappaient sans nul doute à l'irlandaise, refrénant sa désinvolture occasionnelle du soir. Laissant ses manières reprendre le dessus, elle suivait sans se plaindre, dans le silence, faisant même attention à ses pas afin de ne plus faire de bruit. Visiblement son comportement que sa mère pouvait endurer quelquefois n'était pas non plus au goût de l'extérieur. Comprenant alors qu'elle était sans nul doute aller trop loin dans sa révolte il était temps de rectifier le tir. Sa phrase "Occupez-vous d'abord de votre comportement. Ensuite, seulement vous aurez accès aux études supérieures" raisonnait encore dans la matière grise de la petite irlandaise qui s'en voulait peut-être un peu d'avoir réagi de cette façon, bien qu'elle ait eu peur dans un premier temps de se livrer devant cette Poufsouffle.
Trop discrète sa mère l'avait toujours encouragée à être plus expressive, mais il fallait l'avouer elle avait du mal à trouver la note juste entre passer pour un fantôme et l'insolence de ses pensées qui fusaient comme des feux d'artifices. Lorsque le regard du concierge transperça le visage de la fillette, elle éprouva un peu de honte mélangé à un regret évident. Cependant, elle se contenta de baisser les yeux vers le sol en silence. Bristyle était toujours en amont du groupe et Lucy était bien contente qu'elle n'ait pas des yeux derrière la tête. Une fois arrivé devant la salle commune de son père, Lucy ne put s'empêcher de se demander ce qu'il serait advenu, si le choixpeau l'avait envoyée dans cette maison. Maison que son père aimait tant à la vue de l'énergie qu'il avait mis depuis petite à lui faire aimer celle-ci.
Lucy s'arrêta au niveau du concierge, toujours sur sa droite, affichant une posture respectueuse et d'usage. Elle se contentait de rester silencieuse, sans bouger et sans un bruit. Le regard que lui lançait la Poufssoufle était d'une arrogance et d'une noirceur que la petite O'Reilly avait du mal à déchiffrer. Mais elle se contenta de la fixer sans rien dire, à la posture droite. Aucun défi n'émanait de la Serdaigle, rien d'autre que simplement de l'attente avec une touche de civilité et de décence. Ses yeux hazel se posait par alternance sur la Poufsouffle et le concierge, ce même concierge qui était à present dans l'attente d'une réponse. La réponse de la persévérante fut pour le moins distincte. C'était presque un aveu, c'était sûr qu'elle ressortirait une nuit prochaine, d'une évidence même que s'en était presque insolant. Lucy laissa sa bouche s'entrouvrir légèrement, mais aucun son ne sortit, elle se contentait de se réfréner dans le but de rester silencieuse.
Son âme désormais apaisé Lucy regardait toujours par alternance les deux personnes présentes avec elle à une heure aussi tardive. C'était typiquement le style de scène que pouvait provoquer sa sœur avec la mère des deux filles. Si Lucy manifestait pour sa liberté de faire et dire ce qu'elle voulait, Melody s'inscrivait dans un registre comme celui qui s'écoulait en cet instant précis. Il était presque amusant de voir que le concierge avait pris la place d'une figure de rébellion pour l'Irlandaise. Néanmoins, comme sa mère, il finissait par avoir le dernier mot et la fillette, était fort obligée de se calmer pour revenir dans les clous. Redevenant bien plus mesurée dans ses actions et ses paroles.
Trop discrète sa mère l'avait toujours encouragée à être plus expressive, mais il fallait l'avouer elle avait du mal à trouver la note juste entre passer pour un fantôme et l'insolence de ses pensées qui fusaient comme des feux d'artifices. Lorsque le regard du concierge transperça le visage de la fillette, elle éprouva un peu de honte mélangé à un regret évident. Cependant, elle se contenta de baisser les yeux vers le sol en silence. Bristyle était toujours en amont du groupe et Lucy était bien contente qu'elle n'ait pas des yeux derrière la tête. Une fois arrivé devant la salle commune de son père, Lucy ne put s'empêcher de se demander ce qu'il serait advenu, si le choixpeau l'avait envoyée dans cette maison. Maison que son père aimait tant à la vue de l'énergie qu'il avait mis depuis petite à lui faire aimer celle-ci.
Lucy s'arrêta au niveau du concierge, toujours sur sa droite, affichant une posture respectueuse et d'usage. Elle se contentait de rester silencieuse, sans bouger et sans un bruit. Le regard que lui lançait la Poufssoufle était d'une arrogance et d'une noirceur que la petite O'Reilly avait du mal à déchiffrer. Mais elle se contenta de la fixer sans rien dire, à la posture droite. Aucun défi n'émanait de la Serdaigle, rien d'autre que simplement de l'attente avec une touche de civilité et de décence. Ses yeux hazel se posait par alternance sur la Poufsouffle et le concierge, ce même concierge qui était à present dans l'attente d'une réponse. La réponse de la persévérante fut pour le moins distincte. C'était presque un aveu, c'était sûr qu'elle ressortirait une nuit prochaine, d'une évidence même que s'en était presque insolant. Lucy laissa sa bouche s'entrouvrir légèrement, mais aucun son ne sortit, elle se contentait de se réfréner dans le but de rester silencieuse.
Son âme désormais apaisé Lucy regardait toujours par alternance les deux personnes présentes avec elle à une heure aussi tardive. C'était typiquement le style de scène que pouvait provoquer sa sœur avec la mère des deux filles. Si Lucy manifestait pour sa liberté de faire et dire ce qu'elle voulait, Melody s'inscrivait dans un registre comme celui qui s'écoulait en cet instant précis. Il était presque amusant de voir que le concierge avait pris la place d'une figure de rébellion pour l'Irlandaise. Néanmoins, comme sa mère, il finissait par avoir le dernier mot et la fillette, était fort obligée de se calmer pour revenir dans les clous. Redevenant bien plus mesurée dans ses actions et ses paroles.
Couleur des dialogues : #004080
Pensées en tyrolienne
Le retour de l'équation des infractions à complications se vérifiait encore une fois, au plus grand dam du concierge qui ne digérait toujours pas sa colère, qui se réveillait, palpitait, trépignait, piaffait en lui avec impatience, frappait sa poitrine, cherchait à s'exprimer sous la froide inexpressivité à laquelle il se tenait, entêté. Jamais, jamais, deux élèves prises en même temps sur le fait ne s'accordaient en obéissant concomitamment. La seule inconnue qui changeait au calcul était l'identité de l'élève qui résistait. Et cette loi, pour nécessaire qu'elle était, agaçait le concierge, profondément.
Il le savait : minuit était tellement largement dépassé désormais. Son temps de sommeil durerait donc moins longtemps que les rondes assurées durant la nuit. Le corps planté bien droit dans le couloir, il rêvait du noir qui l'attendait pour s'allonger dans sa chambrée. Il rêvait de clore ses paupières, sa surveillance enfin laissée derrière, de se glisser dans ses draps entouré d'un silence de pierre. Le silence du château, il l'appréciait, le savourait, comme chaque moment paisible de repos. Ces moments bien trop beaux pour être compris par les deux filles en face de lui.
Il ne cherchait pas à comprendre leur esprit sans logique. L'exactitude de deux chiffres : 20 et 30 -20 heures et 30 minutes- lui semblait pourtant d'une clarté mathématique. Mais les mêmes chiffres leur semblaient visiblement fort énigmatiques. Il fallait qu'elles apprennent à compter d'ici leur septième année.
Le concierge laissa, lui, échapper un instant la pression qui fourmillait sur sa peau. Par un léger mouvement de poignet, il décroisa ses bras avant de les replacer au même endroit, dans la même position croisée de détermination. Il souffla l'énervement qui le démangeait intérieurement dans quelques traits mordants d'ironie : *Nom d'un concierge en ébullition... record de la saison de l'intervention au temps le plus long... hourra, acclamons les champions de la discipline "punitions" !* tout en continuant, sans un mot, à planter son regard dans celui des deux élèves devant.
Bristyle et O'Reilly vérifiaient la nouvelle tendance de la saison, lancée par le duo Queen-Merrow, poursuivie par le duo MacGowan-Herman. Deux filles en infraction en même temps. Comme pour le fait de ne pas savoir compter jusqu'à 20 et 30 la nuit venue, elles n'avaient donc pas d'originalité, si ce n'était la longueur épuisante et lassante qu'elles mettaient à comprendre ce qu'il leur disait.
Il attendit quelques instants encore de voir si la Poufsouffle allait se décider et constata -évidemment- qu'elle jouait à résister. Il lâcha alors : "Bien entendu." et hocha la tête pour appuyer ce qu'elle disait. Son visage changea pourtant instantanément - comme celui de Dumbledore prêt à annoncer des points pour Gryffondor - pour exprimer un malin contentement. Il capta le regard de Bristyle et désigna, un quart de sourire aux lèvres, la Serdaigle lui obéissant désormais.
"Voilà, Miss Bristyle, le comportement attendu.". Les Poufsouffle prenant exemple sur les sages Serdaigle, tel était dans son esprit l'ordre des choses établies. Il fixa de nouveau ses yeux sur ceux de la Poufsouffle : "Dans ce cas, c'est tout vu. Vous ferez deux devoirs en retenue au lieu d'un. Et dans le deuxième, vous rédigerez en une page ce que vous auriez pu faire en quelques mots : votre promesse. Il est clair que je demanderais à ce que votre présence dans votre maison soit vérifiée tous les soirs tant que cette promesse n'aura pas été rédigée." Le travail de concierge face aux infractions était balancier entre augmentation de la punition et contrôle immédiat de l'action. Une savante équation, que Craig reprenait patiemment, sans compassion.
Il attendit quelques secondes que son message soit bien passé. Puis invita la Poufsouffle à rentrer dans sa maison. Une fois qu'il verrait l'action réalisée, il conduirait la Serdaigle jusqu'à la porte de la sienne. Il ne revenait pas de sa mauvaise surprise du soir. Hors de question de revoir des Serdaigle après le couvre-feu dans les couloirs. Le sixième étage - Serdaigle, le bureau de la directrice et le sien- n'était pas celui des bêtises. Il espérait que cela rentrerait dans l'esprit de la plus jeune, quand elle entrerait à son tour dans sa salle commune.
Une irlandaise, Serdaigle et rousse pouvait et devait être un modèle. Et dans le bleu des yeux de Craig en remontant vers le sage sixième étage, il y aurait sans doute un peu de fierté pour cette maison qui lui avait tant apporté. Mais en attendant, Poudlard était un lieu pour apprendre à se comporter en société et à travailler, et il ne laisserait rien passer, même si cela devait coûter à Serdaigle un trophée.
Il le savait : minuit était tellement largement dépassé désormais. Son temps de sommeil durerait donc moins longtemps que les rondes assurées durant la nuit. Le corps planté bien droit dans le couloir, il rêvait du noir qui l'attendait pour s'allonger dans sa chambrée. Il rêvait de clore ses paupières, sa surveillance enfin laissée derrière, de se glisser dans ses draps entouré d'un silence de pierre. Le silence du château, il l'appréciait, le savourait, comme chaque moment paisible de repos. Ces moments bien trop beaux pour être compris par les deux filles en face de lui.
Il ne cherchait pas à comprendre leur esprit sans logique. L'exactitude de deux chiffres : 20 et 30 -20 heures et 30 minutes- lui semblait pourtant d'une clarté mathématique. Mais les mêmes chiffres leur semblaient visiblement fort énigmatiques. Il fallait qu'elles apprennent à compter d'ici leur septième année.
Le concierge laissa, lui, échapper un instant la pression qui fourmillait sur sa peau. Par un léger mouvement de poignet, il décroisa ses bras avant de les replacer au même endroit, dans la même position croisée de détermination. Il souffla l'énervement qui le démangeait intérieurement dans quelques traits mordants d'ironie : *Nom d'un concierge en ébullition... record de la saison de l'intervention au temps le plus long... hourra, acclamons les champions de la discipline "punitions" !* tout en continuant, sans un mot, à planter son regard dans celui des deux élèves devant.
Bristyle et O'Reilly vérifiaient la nouvelle tendance de la saison, lancée par le duo Queen-Merrow, poursuivie par le duo MacGowan-Herman. Deux filles en infraction en même temps. Comme pour le fait de ne pas savoir compter jusqu'à 20 et 30 la nuit venue, elles n'avaient donc pas d'originalité, si ce n'était la longueur épuisante et lassante qu'elles mettaient à comprendre ce qu'il leur disait.
Il attendit quelques instants encore de voir si la Poufsouffle allait se décider et constata -évidemment- qu'elle jouait à résister. Il lâcha alors : "Bien entendu." et hocha la tête pour appuyer ce qu'elle disait. Son visage changea pourtant instantanément - comme celui de Dumbledore prêt à annoncer des points pour Gryffondor - pour exprimer un malin contentement. Il capta le regard de Bristyle et désigna, un quart de sourire aux lèvres, la Serdaigle lui obéissant désormais.
"Voilà, Miss Bristyle, le comportement attendu.". Les Poufsouffle prenant exemple sur les sages Serdaigle, tel était dans son esprit l'ordre des choses établies. Il fixa de nouveau ses yeux sur ceux de la Poufsouffle : "Dans ce cas, c'est tout vu. Vous ferez deux devoirs en retenue au lieu d'un. Et dans le deuxième, vous rédigerez en une page ce que vous auriez pu faire en quelques mots : votre promesse. Il est clair que je demanderais à ce que votre présence dans votre maison soit vérifiée tous les soirs tant que cette promesse n'aura pas été rédigée." Le travail de concierge face aux infractions était balancier entre augmentation de la punition et contrôle immédiat de l'action. Une savante équation, que Craig reprenait patiemment, sans compassion.
Il attendit quelques secondes que son message soit bien passé. Puis invita la Poufsouffle à rentrer dans sa maison. Une fois qu'il verrait l'action réalisée, il conduirait la Serdaigle jusqu'à la porte de la sienne. Il ne revenait pas de sa mauvaise surprise du soir. Hors de question de revoir des Serdaigle après le couvre-feu dans les couloirs. Le sixième étage - Serdaigle, le bureau de la directrice et le sien- n'était pas celui des bêtises. Il espérait que cela rentrerait dans l'esprit de la plus jeune, quand elle entrerait à son tour dans sa salle commune.
Une irlandaise, Serdaigle et rousse pouvait et devait être un modèle. Et dans le bleu des yeux de Craig en remontant vers le sage sixième étage, il y aurait sans doute un peu de fierté pour cette maison qui lui avait tant apporté. Mais en attendant, Poudlard était un lieu pour apprendre à se comporter en société et à travailler, et il ne laisserait rien passer, même si cela devait coûter à Serdaigle un trophée.
Reducio
C'est la fin pour moi, je crois être vraiment arrivé tout au bout de la matière que j'avais
, merci à toutes les deux pour ce RP ! Dès que vos derniers posts auront été publiés, je vous transmettrai l'actualisation de vos points de réputation 
Ex-champion des couvre-feux aux cheveux couleur de feu.
Ex- "brick in the wall" de l'EE.
Pensées en tyrolienne
L’homme m’aurait presque déçu s’il ne s’était pas montré aussi incisif. Je m’y attendais, je ne suis pas surprise et voir s’allonger ma retenue ne me dérange pas. Ce qui me pose problème, c’est que je ne vais pas pouvoir faire ce qu’il me demande. Je ne sais pas pourquoi. Après tout, qu’est-ce que je perds à rédiger cette fameuse promesse ? Ce ne sera qu’un mensonge de plus. J’écrirais : « je promets de ne pas enfreindre le couvre-feu » et le concierge sera content. Oh, cela ne l’apaisera pas, je n’en doute pas, mais ma surveillance devrait s’en trouver allégée, n’est-ce pas ? Le problème, c’est que je me sens incapable de faire ça. D’écrire ce mensonge. Et je ne sais pas pourquoi. Aodren *et Nyakane* aurait dit que c’est une question d’ego. Que ma fierté est si grosse et si démesurée que je ne peux pas accepter que cet homme m’écrase en m’arrachant une promesse mensongère. Mais il aurait tort de penser cela, ce n’est pas une question de fierté, je ne suis pas aussi fière que ça, après tout. Non, c’est plutôt une question d’honneur et je peux me targuer d’avoir beaucoup d’honneur. Je refuse, tout simplement, d’accéder à cette demande et de violer mes principes, voilà tout.
N’est-ce pas ?
Dans ma gorge grandit une boule douloureuse qui aggrave la noirceur de mes pensées. En grandissant, je me suis persuadée que plus le temps passerait, plus ma liberté serait grande. Je le pensais sincèrement. Mais la vie persiste à me prouver le contraire. Loewy, déjà, me l’a montré en me donnant ses conditions idiotes. « On ne peut pas passer à la deuxième étape tant que tu ne comprends pas la première, » m’a-t-elle dit et ce concierge me dit : « votre présence dans votre maison sera vérifiée tous les soirs tant que cette promesse n'aura pas été rédigée. ». Et ça me rend folle. Je me sens si frustrée, actuellement, si étouffée. Enfermée entre quatre murs, écrasée sous le joug des adultes, toujours les adultes. Ils se positionnent comme des barrières dans ma vie et sont toujours là à m’Empêcher. Ces deux personnes ne sont ni mon père ni ma mère *surtout pas ma mère bordel* (et cette pensée, sans raison, fait sursauter mon coeur) et pourtant ils se croient le droit et le devoir de me donner des ordres et de me mettre des barrières. Ce sont certes des adultes, ils ont un rôle dans ce château, mais ce rôle n’a pas à être celui qu’ils se donnent. Je le refuse. J’ai beau avoir seize ans, je n’en suis pas moins responsable et indépendante. Bordel, quel âge devrais-je attendre d’avoir pour pouvoir faire ce que je veux quand je veux le faire ? Pour que je puisse agir sans que qui que ce soit me dise : « c’est interdit » ou « ce n’est pas le moment de le faire » ? Combien de temps devrais-je jouer le jeu de la gamine ? Parce que c’est ce qu’ils croient que je suis, une foutue gamine qui doit subir des interdictions pour… Pourquoi ? Pour ma sécurité ? Balivernes ! C’est seulement pour nourrir leur petit ego d’adultes en manque de contrôle, voilà tout. Et je m’en persuade si fort que tout à coup, toute cette affaire n’est plus de la faute de la Serdaigle mais de celle du concierge et de Loewy, de leur entière faute. Et bordel, pourquoi est-ce que je pense à elle, encore ? Elle n’a rien à faire dans mes pensées !
Mon visage est si froissé, actuellement, que ma colère ne peut qu’être évidente. C’est insupportable mais je n’arrive ni à lisser mon visage ni à emprunter une autre expression. Je n’y arrive pas, la colère qui gronde dans mon coeur et la frustration qui force mes poings à se fermer sont trop grandes, trop imposantes. J’ai envie d’exploser quelque chose, là tout de suite maintenant, envie de gueuler, de frapper, de résister, de dire merde et de… Je ne sais même pas ce dont j’ai envie.
J’adresse un dernier regard au concierge.
« Je ferai le devoir que vous demandez, » dis-je simplement, parce que c’est la vérité après tout.
Et sans un bonne nuit ni même une parole de politesse, je pénètre dans la Salle Commune, abandonnant derrière moi un homme Étouffant et une gamine emmerdante. Le calme du petit salon ne me fait aucun bien, je traverse discrètement la pièce et grimpe dans mon dortoir.
En me glissant dans mes draps, je prends soin de ne pas réveiller Zikomo qui dort en boule près de mon oreiller. Pour une fois, je suis contente qu’il soit endormi. Ce soir, je n’aurais pas supporté ses questions.
« Tout va bien ? »
Je grimace. J’avais oublié Nyakane. Enroulé sur lui même au bout de mon lit, le Serpentaire a déroulé son long cou et pose sur moi un regard brillant.
« Me parle pas, » marmonné-je en laissant tomber ma tête sur l’oreiller.
Un vague sentiment, que l’on pourrait confondre avec de la culpabilité, m’étreint le coeur. Cela m’arrive, parfois, lorsque je me montre particulièrement véhémente avec Nyakane qui, malgré cela, continue à m’apprendre des choses chaque jour. Quelques fois, il m’arrive de me demander pourquoi je suis si dure avec lui, pourquoi je refuse l’amitié qu’il me propose. Ne serait-ce pas plus simple si j’acceptais le fait qu’il fasse désormais partie de ma vie ? *Et de celle de Zikomo* ; cette pensée m’arrache un battement douloureux. Non, je ne peux pas l’accepter, c’est impossible. Je n’y arrive pas, ça me fait mal. Et de toute façon, je n’ai pas besoin de son amitié, tout comme je n’ai pas besoin de celle de Zik *c’est faux* tout comme je n’ai pas besoin de celle de Thalia *faux* ni de celle de personne d’autre. Je suis mieux toute seule. Complètement seule. Irrémédiablement seule. Si seulement cela pouvait être possible. Mais c’est impossible, tout le monde persiste à m’étouffer. Je n’en peux plus.
« Bonne nuit, Aelle, » rétorque tout de même le Serpentaire, comme si ma méchanceté lui passait au-dessus — ça aussi, ça me fait sortir de moi ; il est si insensible, cet oiseau.
Je ne lui offre aucune réponse et me tourne sur le côté, ma couette étroitement serrée contre moi. Je regarde le petit corps bleu de Zikomo qui se soulève doucement au rythme de sa respiration. J’ai une soudaine envie de le ramener contre moi et de le serrer fort, très fort. Je ferme les yeux pour résister à cette impulsion. Mais quand même, ce serait agréable d’avoir quelqu’un tout contre moi, là, pour que j’oublie pendant un temps que la vie me fait tellement mal, en ce moment.
Merci beaucoup à tous les deux ! J'ai adoré écrire cette Danse avec vous deux et en découvrir un peu plus sur Aelle. Je suis contente qu'elle se confronte enfin à la Loi du couvre-feu. Elle commençait à prendre un peu trop la confiance, elle avait besoin de ça. Même si entre nous, ça ne va pas arranger les choses, au contraire.
À bientôt au détour des mots.
N’est-ce pas ?
Dans ma gorge grandit une boule douloureuse qui aggrave la noirceur de mes pensées. En grandissant, je me suis persuadée que plus le temps passerait, plus ma liberté serait grande. Je le pensais sincèrement. Mais la vie persiste à me prouver le contraire. Loewy, déjà, me l’a montré en me donnant ses conditions idiotes. « On ne peut pas passer à la deuxième étape tant que tu ne comprends pas la première, » m’a-t-elle dit et ce concierge me dit : « votre présence dans votre maison sera vérifiée tous les soirs tant que cette promesse n'aura pas été rédigée. ». Et ça me rend folle. Je me sens si frustrée, actuellement, si étouffée. Enfermée entre quatre murs, écrasée sous le joug des adultes, toujours les adultes. Ils se positionnent comme des barrières dans ma vie et sont toujours là à m’Empêcher. Ces deux personnes ne sont ni mon père ni ma mère *surtout pas ma mère bordel* (et cette pensée, sans raison, fait sursauter mon coeur) et pourtant ils se croient le droit et le devoir de me donner des ordres et de me mettre des barrières. Ce sont certes des adultes, ils ont un rôle dans ce château, mais ce rôle n’a pas à être celui qu’ils se donnent. Je le refuse. J’ai beau avoir seize ans, je n’en suis pas moins responsable et indépendante. Bordel, quel âge devrais-je attendre d’avoir pour pouvoir faire ce que je veux quand je veux le faire ? Pour que je puisse agir sans que qui que ce soit me dise : « c’est interdit » ou « ce n’est pas le moment de le faire » ? Combien de temps devrais-je jouer le jeu de la gamine ? Parce que c’est ce qu’ils croient que je suis, une foutue gamine qui doit subir des interdictions pour… Pourquoi ? Pour ma sécurité ? Balivernes ! C’est seulement pour nourrir leur petit ego d’adultes en manque de contrôle, voilà tout. Et je m’en persuade si fort que tout à coup, toute cette affaire n’est plus de la faute de la Serdaigle mais de celle du concierge et de Loewy, de leur entière faute. Et bordel, pourquoi est-ce que je pense à elle, encore ? Elle n’a rien à faire dans mes pensées !
Mon visage est si froissé, actuellement, que ma colère ne peut qu’être évidente. C’est insupportable mais je n’arrive ni à lisser mon visage ni à emprunter une autre expression. Je n’y arrive pas, la colère qui gronde dans mon coeur et la frustration qui force mes poings à se fermer sont trop grandes, trop imposantes. J’ai envie d’exploser quelque chose, là tout de suite maintenant, envie de gueuler, de frapper, de résister, de dire merde et de… Je ne sais même pas ce dont j’ai envie.
J’adresse un dernier regard au concierge.
« Je ferai le devoir que vous demandez, » dis-je simplement, parce que c’est la vérité après tout.
Et sans un bonne nuit ni même une parole de politesse, je pénètre dans la Salle Commune, abandonnant derrière moi un homme Étouffant et une gamine emmerdante. Le calme du petit salon ne me fait aucun bien, je traverse discrètement la pièce et grimpe dans mon dortoir.
En me glissant dans mes draps, je prends soin de ne pas réveiller Zikomo qui dort en boule près de mon oreiller. Pour une fois, je suis contente qu’il soit endormi. Ce soir, je n’aurais pas supporté ses questions.
« Tout va bien ? »
Je grimace. J’avais oublié Nyakane. Enroulé sur lui même au bout de mon lit, le Serpentaire a déroulé son long cou et pose sur moi un regard brillant.
« Me parle pas, » marmonné-je en laissant tomber ma tête sur l’oreiller.
Un vague sentiment, que l’on pourrait confondre avec de la culpabilité, m’étreint le coeur. Cela m’arrive, parfois, lorsque je me montre particulièrement véhémente avec Nyakane qui, malgré cela, continue à m’apprendre des choses chaque jour. Quelques fois, il m’arrive de me demander pourquoi je suis si dure avec lui, pourquoi je refuse l’amitié qu’il me propose. Ne serait-ce pas plus simple si j’acceptais le fait qu’il fasse désormais partie de ma vie ? *Et de celle de Zikomo* ; cette pensée m’arrache un battement douloureux. Non, je ne peux pas l’accepter, c’est impossible. Je n’y arrive pas, ça me fait mal. Et de toute façon, je n’ai pas besoin de son amitié, tout comme je n’ai pas besoin de celle de Zik *c’est faux* tout comme je n’ai pas besoin de celle de Thalia *faux* ni de celle de personne d’autre. Je suis mieux toute seule. Complètement seule. Irrémédiablement seule. Si seulement cela pouvait être possible. Mais c’est impossible, tout le monde persiste à m’étouffer. Je n’en peux plus.
« Bonne nuit, Aelle, » rétorque tout de même le Serpentaire, comme si ma méchanceté lui passait au-dessus — ça aussi, ça me fait sortir de moi ; il est si insensible, cet oiseau.
Je ne lui offre aucune réponse et me tourne sur le côté, ma couette étroitement serrée contre moi. Je regarde le petit corps bleu de Zikomo qui se soulève doucement au rythme de sa respiration. J’ai une soudaine envie de le ramener contre moi et de le serrer fort, très fort. Je ferme les yeux pour résister à cette impulsion. Mais quand même, ce serait agréable d’avoir quelqu’un tout contre moi, là, pour que j’oublie pendant un temps que la vie me fait tellement mal, en ce moment.
- Fin -
Merci beaucoup à tous les deux ! J'ai adoré écrire cette Danse avec vous deux et en découvrir un peu plus sur Aelle. Je suis contente qu'elle se confronte enfin à la Loi du couvre-feu. Elle commençait à prendre un peu trop la confiance, elle avait besoin de ça. Même si entre nous, ça ne va pas arranger les choses, au contraire.
À bientôt au détour des mots.
Pensées en tyrolienne
Lucy observait Bristyle, sa rage était si lisible sur les parties de son visage qu'elle en devenait bien plus effrayante que son semblant d'impassibilité qu'elle avait adopté un peu plus tôt, avant l'arrivée du concierge. Une tempête semble s'éveiller et impossible de connaitre le fond de sa pensée... Impossible de savoir vers qui elle était adressée, le concierge qui l'avait bloquée ? Lucy qui l'avait retenue suffisamment de temps, temps que le concierge avait utilisé pour dresser les punitions ? Alors que son visage affiche une aura démoniaque, l'irlandaise se focalise sur les poings. Poings serrés si violemment que Lucy en redoute la vengeance. Elle ne s'était peut-être pas trompée, elle était hostile, hostile une fois coincé comme un petit animal prit au piège. Ne pouvant rien faire d'autre. Cette colère aussi démonstrative était « Mat » pensa la jeune Serdaigle. Un mat que l'on aurait vu venir dès le mouvement de la pièce sans rien pouvoir faire. Lucy avait bien compris qu'elle ne pourrait gagner contre lui, essayant le Pat elle s'était finalement résolu à abandonner. Préférant de loin prendre le contrôle de sa défaite plutôt que de subir celle-ci. Toujours silencieuse elle grimaça devant l'infâme ironie qui se dressait dans cette scène. Le concierge prenant la Serdaigle en exemple alors que jusqu'à lors il l'avait plus sévèrement réprimandée. Quelle douce ironie, ironie dégueulasse. Le manque de politesse qui suivait fut celle d'une mauvaise perdante. Pourtant, diable que Lucy n'aimait pas perdre, mais elle arrivait à le cacher, du moins cette frustration, cette déception de sois.
Une fois rentrée dans sa salle commune, Lucy se mit en route, suivant sans dire un mot le concierge. Dans un silence palpable elle arpentait les couloirs de nuit, mais loin d'être libre. Elle qui voulait tant voir les étoiles, ajouter des notes, réécrire ses parchemins, elle serait bien entendue contrainte de le faire au travers de ce sable amorphe dans cette salle commune en saphir sous l'œil de la statue de la fondatrice, Rowena Serdaigle. S'imaginant décevoir celle-ci au travers de sa statue, voir pire au travers des yeux de sa fille, rendait mal à l'aise la petite Irlandaise qui commençait à culpabiliser. Elle avait enfreint le règlement pour une des raisons les plus stupides qu'elle pointait après coup, être dérangée par une couleur. Ou plutôt une absence de couleur... Cette encre noire sur ses parchemins, l'avait éloigné de son discernement et actuellement elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Ses réactions devant l'effrayante Poufsouffle lui avaient valu une bonne semaine de retenue, elle était donc bien perdante dans l'équation.
Arrivée devant le heurtoir le concierge la laissa filer vers la porte. Sans se retourner elle devrait à présent éviter un autre faux pas, au risque de s'attirer les foudres de celui-ci. « Du verre » fit la petite O'Reilly alors qu'elle répondait à l'énigme du heurtoir. Il ne lui avait fallu qu'un instant pour venir à bout de l'énigme posé afin de la tester. Tandis, que la porte s'ouvrait elle bloqua celle-ci avec son sac, extirpa une fiole de cristal et s'avança vers le concierge qui scrutait ses actions. Elle sortit de la fiole une plante à l'apparence d'une fleur. L'Arum qu'elle en avait sorti se déplia, se mit à luire. Une des plantes mises en bouteille par sa cousine, cadeau inestimable pourtant si difficile de s'en séparer.
- Je…ça ne rachètera pas mes actes… Je les assumerais à la volière, mais acceptez ceci s’il vous plait
La jeune Irlandaise n'avait aucune idée s'il serait sensible au message porté par l'Arum. Il fallait dire qu'elle n'en avait pas moins de trois, mais celui qui l'intéressait était sans nul doute le troisième. Rédemption. Se séparer de la seule fleur qu'elle ne se doutait pas un seul instant qu'elle aurait pu offrir, était un déchirement, à la fois un échec personnel et un adieu à l'une des pièces de sa collection. Véritablement mal à l'aise, gênée, honteuse, dépitée, elle ressentait beaucoup de choses et c'était retranscrit par son corps qui avait abandonné tout le flegme qu'elle forçait d'adopter. N'ayant pas le courage de croiser son regard une dernière fois, elle se contentait de baisser les yeux.
- Bonne nuit Mister. Fit-elle dans une dernière petite révérence respectueuse.
Lorsqu'elle fit demi-tour pour enfin passer la porte, elle ne daigna pas se retourner, ils avaient perdu suffisamment de temps et il était judicieux de ne pas le laisser s'écouler de trop. La porte se fermant derrière la petite O'Reilly, elle regarda les vitres de la salle commune avant de se résigner pour ce soir. Elle n'avait ni la force ni l'envie de rester éveillé une minute de plus lors de cette soirée. « Ce concierge...C'est comme commencer une partie avec en face tous les pions déjà promus en dame... ça n'a pas de sens » Une pensée qui résumait bien celui qui n'avait pas plié, une seule seconde envers la rébellion passagère de la fillette. Rébellion, qui lui avait coûté du temps, une baguette, une fleur éternelle ou presque. Chère payé.
Comptant les marches de l'escalier menant à son dortoir, elle était fatiguée de cette soirée. Quelques secondes pour se changer, laissant sa robe sur le côté. Se contentant du coton de son pyjama, elle se glissait dans ses draps. Draps noirs, ce bleu devant l'absence de lumière était aussi profond que les abysses. Lucy regardait les rayons, discret des étoiles par la fenêtre, laissant l'heure tardive la rattraper, alors que la chaleur perdue venait de la retrouver. Dans un véritable petit cocon de coton elle laissait ses yeux se fermer, retrouvant ses rêves, le calme, loin de la tempête, loin des remontrances, loin de la réalité qui l'avait rattrapée.
Une fois rentrée dans sa salle commune, Lucy se mit en route, suivant sans dire un mot le concierge. Dans un silence palpable elle arpentait les couloirs de nuit, mais loin d'être libre. Elle qui voulait tant voir les étoiles, ajouter des notes, réécrire ses parchemins, elle serait bien entendue contrainte de le faire au travers de ce sable amorphe dans cette salle commune en saphir sous l'œil de la statue de la fondatrice, Rowena Serdaigle. S'imaginant décevoir celle-ci au travers de sa statue, voir pire au travers des yeux de sa fille, rendait mal à l'aise la petite Irlandaise qui commençait à culpabiliser. Elle avait enfreint le règlement pour une des raisons les plus stupides qu'elle pointait après coup, être dérangée par une couleur. Ou plutôt une absence de couleur... Cette encre noire sur ses parchemins, l'avait éloigné de son discernement et actuellement elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Ses réactions devant l'effrayante Poufsouffle lui avaient valu une bonne semaine de retenue, elle était donc bien perdante dans l'équation.
Arrivée devant le heurtoir le concierge la laissa filer vers la porte. Sans se retourner elle devrait à présent éviter un autre faux pas, au risque de s'attirer les foudres de celui-ci. « Du verre » fit la petite O'Reilly alors qu'elle répondait à l'énigme du heurtoir. Il ne lui avait fallu qu'un instant pour venir à bout de l'énigme posé afin de la tester. Tandis, que la porte s'ouvrait elle bloqua celle-ci avec son sac, extirpa une fiole de cristal et s'avança vers le concierge qui scrutait ses actions. Elle sortit de la fiole une plante à l'apparence d'une fleur. L'Arum qu'elle en avait sorti se déplia, se mit à luire. Une des plantes mises en bouteille par sa cousine, cadeau inestimable pourtant si difficile de s'en séparer.
- Je…ça ne rachètera pas mes actes… Je les assumerais à la volière, mais acceptez ceci s’il vous plait
La jeune Irlandaise n'avait aucune idée s'il serait sensible au message porté par l'Arum. Il fallait dire qu'elle n'en avait pas moins de trois, mais celui qui l'intéressait était sans nul doute le troisième. Rédemption. Se séparer de la seule fleur qu'elle ne se doutait pas un seul instant qu'elle aurait pu offrir, était un déchirement, à la fois un échec personnel et un adieu à l'une des pièces de sa collection. Véritablement mal à l'aise, gênée, honteuse, dépitée, elle ressentait beaucoup de choses et c'était retranscrit par son corps qui avait abandonné tout le flegme qu'elle forçait d'adopter. N'ayant pas le courage de croiser son regard une dernière fois, elle se contentait de baisser les yeux.
- Bonne nuit Mister. Fit-elle dans une dernière petite révérence respectueuse.
Lorsqu'elle fit demi-tour pour enfin passer la porte, elle ne daigna pas se retourner, ils avaient perdu suffisamment de temps et il était judicieux de ne pas le laisser s'écouler de trop. La porte se fermant derrière la petite O'Reilly, elle regarda les vitres de la salle commune avant de se résigner pour ce soir. Elle n'avait ni la force ni l'envie de rester éveillé une minute de plus lors de cette soirée. « Ce concierge...C'est comme commencer une partie avec en face tous les pions déjà promus en dame... ça n'a pas de sens » Une pensée qui résumait bien celui qui n'avait pas plié, une seule seconde envers la rébellion passagère de la fillette. Rébellion, qui lui avait coûté du temps, une baguette, une fleur éternelle ou presque. Chère payé.
Comptant les marches de l'escalier menant à son dortoir, elle était fatiguée de cette soirée. Quelques secondes pour se changer, laissant sa robe sur le côté. Se contentant du coton de son pyjama, elle se glissait dans ses draps. Draps noirs, ce bleu devant l'absence de lumière était aussi profond que les abysses. Lucy regardait les rayons, discret des étoiles par la fenêtre, laissant l'heure tardive la rattraper, alors que la chaleur perdue venait de la retrouver. Dans un véritable petit cocon de coton elle laissait ses yeux se fermer, retrouvant ses rêves, le calme, loin de la tempête, loin des remontrances, loin de la réalité qui l'avait rattrapée.
Fin
Reducio
Merci beaucoup pour cette histoire pleine d'émotions. Un véritable plaisir. Au plaisir de recroiser vos toiles dans le château (bon peut être pas trop tôt pour M.Devon
)
Couleur des dialogues : #004080