Éclaircie dans la Tourmente
Il ne s'agissait plus de jouer avec la Tempête.
Il fallait devenir la Tempête.
______________________________
ღ
Il fallait devenir la Tempête.
______________________________
ღ
D’accord. D’accord, elle avait cru être en colère ?
C’était faux. Cela avait été faux, elle s’était peut-être agacée des phrases de Eryne. Mais ce qu’elle lui balançait là lui prouvait bien que son état d’agacement pouvait bien s’envoler.
Ses doigts se crispèrent lentement sur le papier, se fichant royalement d’enfoncer leurs ongles dans le papier, froissant la lettre un peu plus à chaque seconde, tandis que des tremblements convulsifs de fureur à peine dissimulés la secouaient entière.
Elle avait longtemps cru que la colère consistait à se prendre dans une tempête, l’absorber entière et la laisser grandir en soi.
La réalité était qu’elle était devenue la Tempête.
Elle avait conscience de tout son corps, de chaque parcelle de sa peau qui s’était embrasée subitement sous l’effet de l’arrivée de son sang, brûlant dans ses veines.
Ses yeux crépitaient silencieusement, noirs comme l’Orage, tandis que sa bouche s’était plissée en un pli dur.
De quel droit la Jaune rejetait ses conseils ?
De quel droit se disait-elle supérieure ?
De quel droit cherchait-elle à l’écorcher, elle, alors qu’elle n’avait pas plus de force qu’un chaton ayant à peine ouvert les yeux ?
Elle était comme les Autres au final.
Elle avait abattu des hiboux sans état d’âme, grand bien lui fasse !
Elle n’avait qu’à en massacrer un ou deux de plus plutôt que de sortir des idioties pareilles !
Un peu plus et elle aurait pensé que la Volière aurait flambé sous l’afflux de sa colère.
Elle aurait voulu prendre sa baguette et régler une bonne fois pour toute son sort à la Jaune, lorsqu’elle se rendit compte qu’elle en était incapable.
En temps normal, elle n’aurait eu aucun scrupules à faire voir ce que c’était la Colère, à ne pas laisser l’autre se leurrer quant à la force de son cataclysme, au bruit de son explosion, à voir les vraies braises de son volcan, la vraie lave courant dans ses veines.
Parce que l’autre croyait être en colère.
Elle croyait, comme elle avait cru tout à l’heure, elle croyait qu’elle jouait avec la tempête.
Qu’elle la comprenait.
La maîtrisait.
Mais elle ne maîtrisait pas plus ses tirades débiles que ses imitations ratées de Colère.
Plissant les yeux, elle articula soigneusement, dans un état encore plus haut que la colère simple que sa voix en était devenue glaciale :
« Parc’que tu trouves tes questions intelligentes, toi ? Tu vois pas qu’t’es rien d’plus que tous les Autres qui arpentent le château ? Tu vois pas qu’ça sert à rien d’s’énerver pour de simples constats ? Tu vois pas qu’tu t’voiles totalement la face, qu’tu rejettes la faute sur moi parc’que t’as pas trouvé mieux sous la main ? Tu penses jamais à t’remettre en question ? V’s êtes tous pareils, tous des putains de copies un peu plus fades les unes que les autres, un peu plus insipide, un peu plus débiles à chaque fois ! Et tu dois bien être la dernière en date pour être aussi stupide ! J’sais même pas comment elle fait pour t’supporter Lena ! Tu l’as pas brisée toi, un jour, avec tes questions ? Réfléchis bien, O’Kieran ! Réfléchis et dis-moi si c’est pas ta faute du tout !»
Voilà.
C’était sorti.
Une des raisons de sa jalousie, de ses blessures depuis qu’elle parlait à la Jaune, ce qui n’avait pas duré très longtemps pour être honnête.
Lena.
Elle s’en souciait beaucoup, de son P’tit Soleil. Parce qu’elle lui montrait qu’un peu de sensibilité dans un monde de brute, ça faisait du bien.
Parce que à elles deux, elles étaient en osmose totale, elles étaient ce que la nuit doit au étoiles et le jour au soleil.
Elles étaient opposées et si semblables, toutes les deux brisées, toutes les deux malmenées par le gigantesque océan de la vie et elles essayaient de faire face à toutes les rafales qui pouvaient survenir. Des rafales comme Eryne.
« Si tu vois pas d’reproches, alors t’as p’t’être raison. Ou tu mens. V’s êtes tous très forts pour mentir, hein ? »
Elle reprit son souffle, qui s’était accéléré au point de la prendre de court.
« Au fond, j’m’en fiche de c’que tu penses. Tu vaux rien. Alors, ta proposition d’Halloween, tu peux t’la faire friser en papillotes, j’veux plus en entendre parler ! »
Sur ce, elle tourna le dos à la jaune, ostensiblement, un peu tremblante, pour bien lui montrer que la discussion était close.
N’empêche, si elle voulait envoyer sa lettre, il faudrait bien convaincre l’un de ces maudits piafs de faire contre mauvaise fortune bon cœur.
*C’est vraiment pas mon jour, j’crois…*
Tralala... Je ne l'ai jamais vue autant en colère.
Tu marques des points, Plume.
Et elle est très intéressante à écrire, cette Tempête... Je ne crains que cette rencontre n'ait finalement pas été du tout une éclaircie, de son point de vue tout du moins...
Tu marques des points, Plume.
Et elle est très intéressante à écrire, cette Tempête... Je ne crains que cette rencontre n'ait finalement pas été du tout une éclaircie, de son point de vue tout du moins...
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Éclaircie dans la Tourmente
L’instant après avoir prononcé mes mots, je les regrettais déjà. Je n’aurais pas dû me laisser emporter, j’aurais dû réfléchir deux fois avant de parler… Même si une chose était claire – je n’aimais pas Alison du tout –, il ne fallait pas qu’on soit en mauvais termes. C’était l’amie de Lena, je ne comprenais pas pourquoi, mais elle l’était. Alors, pour l’entente de toutes les trois, je devais au moins ne pas lui hurler dessus. Au moins.
*Donc, ‘faut se calmer ?* Il fallait se calmer, oui. Tourner sept fois la langue dans la bouche avant de parler. Et compter jusque dix, apparemment ça marchait. *Elle en vaut vraiment la peine ?*, un, *j’te dis qu’non*, deux, *faudrait pas faire ça*, trois, *pas même pour Lena !*, quatre, *t’as entendu c’qu’elle t’a dit ?*, cinq, *qu’est-ce tu lui as fait, toi ?*, six, *t’as été sympa avec elle !*, sept, *et elle te le rend comme ça, elle ?*, huit, *donc tu vas rien dire d’autre ?*, neuf, *comme tu veux, j’t’aurais prévenue*, dix, *tu dois lui faire vraiment pitié, en étant gentille comme ça*.
*Vraiment pitié*
Je l’observai. Elle ressemblait à de l’eau bouillante, qui chauffait, chauffait, chauffait, avant de déborder si on n’y prenait pas garde. Et on n’y prenait pas garde.
– Parc’que tu trouves tes questions intelligentes, toi ?
Sa voix détruisit tous les efforts que j’avais fait pour me calmer. Froide, en colère, bouillante, hors d’elle, persuadée qu’elle avait raison ; cette fille était une peste. Mais, *contre ta volonté*, il fallait que je fasse un effort. Rien qu’un petit effort ! Selon Maman, compter permettait à l’esprit de se centrer sur autre chose : un, deux trois…
– …t’es rien d’plus que tous les Autres qui arpentent le château…
Ç’avait beau faire un an de cet épisode, le mot « autre » pour me qualifier était toujours autant douloureux. Lena…
Parce que t’es une Autre ! *Une « autre », une « autre », rien de plus qu’une « autre », une simple « autre », une bonne à rien* Parce que t’es une Autre ! *Pour tout le monde, juste une « autre », une pénible et invisible « autre », rien qu’une sale « autre »* Parce que t’es une Autre !
Je chancelai sous le poids de la douleur de ce souvenir. Elles s’étaient bien trouvées, toutes les deux. C’était un club, pas vrai ? Le club de celles qui considéraient tout le monde comme des êtres inférieurs, des « autres », ce mot insignifiant craché avec dégoût. Alison continuait de débiter ce flot de paroles continus, cette voix cinglante déchirant le silence – et mes tympans aussi – avec le seul but de me faire comprendre sa rage. *Eryne a compris ! Arrête !*
Mes peurs était ridicules. Mes craintes, insipides. Mes souvenirs, insignifiants. Mes douleurs, absurdes. Les larmes perlant sur mes yeux, grotesques. Les pleurs qui allaient suivre, pitoyables. Tout ça, devant elle, Alison, cette fille si, si, si méchante, si cruelle, qui profitait avec ses mots durs. Il fallait que je parte. Que je sorte. En courant, loin, loin d’elle. Je voulais porter mes mains aux oreilles, ne plus l’entendre. Qu’elle arrête !
– Stop !
– J’sais même pas comment elle fait pour t’supporter Lena !
– Arrête… un gémissement encore plus piteux se filtra entre mes lèvres. Stop…
Elle me supportait, Lena, pas vrai qu’elle me supportait ? Elle m’aimait bien, hein ? J’étais son amie, n’est-ce pas ? J’étais pas, pas, pas une « autre » pour elle, pas vrai ? *T’es sensible, Eryne, trop sensible. Chut. Calme-toi. C’est rien être une « autre »…* Mais je l’étais, pas vrai ? J’étais une « autre » ? Qu’est-ce qu’elle me dirait, Lena, si elle était là ?
Le regard enflammé de la Jaune avait totalement disparu dans ma tête, seuls comptaient mes remords et mes peurs, si pitoyables, si débiles, si, si, si… Je baissai la tête. Qu’elle disparaisse avec ses méchancetés, qu’elle s’en aille retrouver son club des « autres ». Je voulais être seule, seule, seule. Loin d’elle.
Et seule.
*Et voilà qu’elle revient à Halloween, hein ? Snobe-la. Elle vaut rien. Elle vaut pas plus que toi. Elle t’aime, Lena, toi. Mais elle, elle l’aime pas. Elle la supporte, c’est différent. Oublie cette imbécile, t’as une lettre à poster.*
Je relevai avec crainte les yeux. Elle avait fini son engueulade, me tournant le dos pour ne plus devoir me regarder. À gauche, une chouette marron observait la scène de ses gros yeux. En espérant que ce ne soit pas un des volatiles que j’avais sauvagement assommé en essayent d’aider cette… fille, je m’approchai en glissant une main dans ma poche, à la recherche du miamhibou que j’avais apporté pour l’oiseau qui allait porter ma lettre, en coinçant mon roman entre mon coude et mon flanc. Les yeux remplis d’eau et la voix légèrement cassée et pleine de douleur, je chuchotai :
– Hey… Tiens, prends, t’en veux ? de la main gauche, je montrai aussi la missive dirigée à ma mère. Faut juste que t’emmène ça aussi. Tu peux le faire ? Faut que ça arrive à M’man ces jours-ci. Tu veux bien le faire ?
Je ne savais pas si l’autre deuxième année m’entendait – j’espérais que non car l’habitude de parler aux animaux pouvait m’attirer encore une honte dont je n’avais pas besoin. Et si elle m’entendait, je n’avais que besoin de laisser la chouette s’envoler avec mes mots vers l’Irlande et fuir jusqu’au dortoir.
J’aurais la paix, là-bas.
Ton Alison va détruire Eryne à coup d'"Autres"... Elle a même plus le courage de s'énerver, la pauvre >.<
J'adorerai voir comment Lena va réussir à recoller les morceaux
*Donc, ‘faut se calmer ?* Il fallait se calmer, oui. Tourner sept fois la langue dans la bouche avant de parler. Et compter jusque dix, apparemment ça marchait. *Elle en vaut vraiment la peine ?*, un, *j’te dis qu’non*, deux, *faudrait pas faire ça*, trois, *pas même pour Lena !*, quatre, *t’as entendu c’qu’elle t’a dit ?*, cinq, *qu’est-ce tu lui as fait, toi ?*, six, *t’as été sympa avec elle !*, sept, *et elle te le rend comme ça, elle ?*, huit, *donc tu vas rien dire d’autre ?*, neuf, *comme tu veux, j’t’aurais prévenue*, dix, *tu dois lui faire vraiment pitié, en étant gentille comme ça*.
*Vraiment pitié*
Je l’observai. Elle ressemblait à de l’eau bouillante, qui chauffait, chauffait, chauffait, avant de déborder si on n’y prenait pas garde. Et on n’y prenait pas garde.
– Parc’que tu trouves tes questions intelligentes, toi ?
Sa voix détruisit tous les efforts que j’avais fait pour me calmer. Froide, en colère, bouillante, hors d’elle, persuadée qu’elle avait raison ; cette fille était une peste. Mais, *contre ta volonté*, il fallait que je fasse un effort. Rien qu’un petit effort ! Selon Maman, compter permettait à l’esprit de se centrer sur autre chose : un, deux trois…
– …t’es rien d’plus que tous les Autres qui arpentent le château…
Ç’avait beau faire un an de cet épisode, le mot « autre » pour me qualifier était toujours autant douloureux. Lena…
Parce que t’es une Autre ! *Une « autre », une « autre », rien de plus qu’une « autre », une simple « autre », une bonne à rien* Parce que t’es une Autre ! *Pour tout le monde, juste une « autre », une pénible et invisible « autre », rien qu’une sale « autre »* Parce que t’es une Autre !
Je chancelai sous le poids de la douleur de ce souvenir. Elles s’étaient bien trouvées, toutes les deux. C’était un club, pas vrai ? Le club de celles qui considéraient tout le monde comme des êtres inférieurs, des « autres », ce mot insignifiant craché avec dégoût. Alison continuait de débiter ce flot de paroles continus, cette voix cinglante déchirant le silence – et mes tympans aussi – avec le seul but de me faire comprendre sa rage. *Eryne a compris ! Arrête !*
Mes peurs était ridicules. Mes craintes, insipides. Mes souvenirs, insignifiants. Mes douleurs, absurdes. Les larmes perlant sur mes yeux, grotesques. Les pleurs qui allaient suivre, pitoyables. Tout ça, devant elle, Alison, cette fille si, si, si méchante, si cruelle, qui profitait avec ses mots durs. Il fallait que je parte. Que je sorte. En courant, loin, loin d’elle. Je voulais porter mes mains aux oreilles, ne plus l’entendre. Qu’elle arrête !
– Stop !
– J’sais même pas comment elle fait pour t’supporter Lena !
– Arrête… un gémissement encore plus piteux se filtra entre mes lèvres. Stop…
Elle me supportait, Lena, pas vrai qu’elle me supportait ? Elle m’aimait bien, hein ? J’étais son amie, n’est-ce pas ? J’étais pas, pas, pas une « autre » pour elle, pas vrai ? *T’es sensible, Eryne, trop sensible. Chut. Calme-toi. C’est rien être une « autre »…* Mais je l’étais, pas vrai ? J’étais une « autre » ? Qu’est-ce qu’elle me dirait, Lena, si elle était là ?
Le regard enflammé de la Jaune avait totalement disparu dans ma tête, seuls comptaient mes remords et mes peurs, si pitoyables, si débiles, si, si, si… Je baissai la tête. Qu’elle disparaisse avec ses méchancetés, qu’elle s’en aille retrouver son club des « autres ». Je voulais être seule, seule, seule. Loin d’elle.
Et seule.
*Et voilà qu’elle revient à Halloween, hein ? Snobe-la. Elle vaut rien. Elle vaut pas plus que toi. Elle t’aime, Lena, toi. Mais elle, elle l’aime pas. Elle la supporte, c’est différent. Oublie cette imbécile, t’as une lettre à poster.*
Je relevai avec crainte les yeux. Elle avait fini son engueulade, me tournant le dos pour ne plus devoir me regarder. À gauche, une chouette marron observait la scène de ses gros yeux. En espérant que ce ne soit pas un des volatiles que j’avais sauvagement assommé en essayent d’aider cette… fille, je m’approchai en glissant une main dans ma poche, à la recherche du miamhibou que j’avais apporté pour l’oiseau qui allait porter ma lettre, en coinçant mon roman entre mon coude et mon flanc. Les yeux remplis d’eau et la voix légèrement cassée et pleine de douleur, je chuchotai :
– Hey… Tiens, prends, t’en veux ? de la main gauche, je montrai aussi la missive dirigée à ma mère. Faut juste que t’emmène ça aussi. Tu peux le faire ? Faut que ça arrive à M’man ces jours-ci. Tu veux bien le faire ?
Je ne savais pas si l’autre deuxième année m’entendait – j’espérais que non car l’habitude de parler aux animaux pouvait m’attirer encore une honte dont je n’avais pas besoin. Et si elle m’entendait, je n’avais que besoin de laisser la chouette s’envoler avec mes mots vers l’Irlande et fuir jusqu’au dortoir.
J’aurais la paix, là-bas.
Ton Alison va détruire Eryne à coup d'"Autres"... Elle a même plus le courage de s'énerver, la pauvre >.<
J'adorerai voir comment Lena va réussir à recoller les morceaux
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Éclaircie dans la Tourmente
“De qui as-tu vraiment peur?Des hiboux ou de toi-même?”
*La ferme.*
"Tu es lâche. C'est tellement plus simple de fuir."
______________________________
ღ
*La ferme.*
"Tu es lâche. C'est tellement plus simple de fuir."
______________________________
ღ
Elle le savait.
Elle le savait que tôt ou tard, tous ses actes lui reviendraient dans la tronche.
Cette fois-ci, ça avait été vachement rapide.
Elle ne pouvait pas.
Pas avec toutes les bestioles plumeuses qui la toisaient.
Pas alors qu'à-côté d'elle, la Jaune s'en sortait aussi bien avec les oiseaux. Pas alors qu'elle honorait le nom de sa maison, qu'elle était aussi douce que Helga aurait pu l'être avec toutes les créatures qu'elle croisait.
Une fois encore, elle maudit le choixpeau.
Sincèrement, depuis le temps, le bout de tissu devait être complètement sénile, attardé et plus très frais...
Pourquoi ne pas laisser aux élèves le droit de choisir leurs maisons?
Pourquoi vouloir les précipiter dans le vide, en les poussant d'un coup pour les faire trébucher, et une fois éclatés au sol leur lancer un *Ahah ! J't'ai eu! Tu l'as pas venu v'nir, hein?*
Elle s'était brisée au sol, elle aussi, figée sur sa chaise alors que le choixpeau gueulait une maison qui ne la définissait pas tout à fait, alors que les Autres applaudissaient comme pour faire imploser ses tympans, les cris de joie, les félicitations de la part des Jaunes...
Ils avaient été contents de l'accueillir.
Ils avait vite fait de découvrir qu'elle n'était pas là où elle aurait dû être.
Et alors? Elle pensait vraiment pouvoir aller à Gryffondor ? Avec sa phobie ridicule des hiboux?
Jamais de la vie.
Serdaigle, alors ?
Ben voyons, alors que l'emblème même de leur maison est un piaf? Soit, pas un hibou. Mais un aigle, un hibou, c'est la même chose, non? Gros rapace, avec des serres, et des yeux jaunes.
Dans ce cas... Serpentard ?
Est-ce qu'elle se voyait vraiment dans la maison qui vivait sous le Lac, à se faire zyeuter par un calmar géant tous les jours? Certainement pas.
Où, alors?
Nulle part.
Elle ne rentrait pas dans les cases.
Une boule se forma dans sa gorge.
Depuis gamine, elle savait qu'elle n'était qu'une bombe à retardement, avec la minuterie déréglée.
Dangereuse, où qu'elle allait, imprévisible, pouvant vous sauter à la gueule au moindre moment. Même son cadavre serait piégé, elle en était certaine.
Mais est-ce que c'était sa faute si elle était toute cassée? Si on l'avait tellement écorchée qu'elle ne savait plus réagir autrement qu'en se repliant sur elle-même, en sortant les griffes et en s'acharnant sur les Autres jusqu'à ce qu'ils lui fichent la paix?
Comment faisait-on seulement pour empêcher la minuterie de s'écouler totalement?
On pouvait pas.
*Je peux pas.*
C'était Elle, et Elle ne pouvait pas se changer. Pas comme ça. Pas comme dans un conte de fée, en claquant des doigts avec des paillettes.
Lorsqu'elle explosait, elle faisait mal.
Elle avait fait mal à Eryne, qui papotait maintenant avec un piaf.
Mais même derrière les mots que la Jaune prononçait, elle pouvait voir ses failles.
*Merlin...*
Elle ferma fort les yeux, pressant ses paupières les unes contre les autres comme pour les sceller tout à fait, empêcher la fuite des larmes.
Ce n'était pas à elle de pleurer. Ce n'était pas à Elle de se plaindre. Car c'était elle la coupable.
*Ma faute.*
La façon dont la jaune lui avait dit d'arrêter.
*Ma faute.*
Ses mots complètement affaiblis qui avaient trouvés tout de même comment se frayer entre ses lèvres, entre ses autres souvenirs meurtris de cicatrices qu'elle ne pouvait pas savoir. Elle-ne-pouvait-pas-savoir.
La Jaune aussi ne pouvait pas savoir qu'elle allait lui faire du mal.
*Ma f...Mais elle l'a vu, non? Elle a continué! Par Morgane, c'est pas que d'ma faute, pitié!*
C'est une autre. Les Autres sont aveugles.
*Merlin, commence pas... 'L'a fait exprès!*
Le hibou ficha ses yeux oranges dans les siens, la faisant frémir.
Reculant de deux pas, elle regarda l'autre bébête complètement apprivoisée, et le reste de la volière qui la fixait.
*Soit environ cinquante hiboux dans c'te volière. Ça fait cent yeux pour observer. Ou plutôt cent yeux pour juger, perforer, décrypter et dépecer. Mais ça, on a pas l'droit d'le dire.*
"Tu..."
Brusque inspiration pour se donner du courage.
"Tu-fais-comment-pour-les-supporter?"
Tout était sorti d'un coup, elle n'avait même pas pris la peine de décoller les mots.
De toute façon, si elle l'avait fait, elle n'aurait jamais pu prononcer la fin de cette phrase.
*Merlin, j'suis conne. J'pense vraiment qu'elle va m'aider?*
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Éclaircie dans la Tourmente
Est-ce que les chouettes pouvaient être indifférentes ? Voire même s’ennuyer ? Car, si la réponse était oui, je pouvais témoigner que ce volatile s’embêtait à en mourir. Même ma lettre semblait le laisser apathique.
– Allez quoi, pfff, murmurai-je pour moi-même. Je sortis un petit ruban de ma poche pour attacher le papier destiné à Maman à la patte du rapace. Réveille !
Envoyer un messager endormi n’était peut-être pas l’option la plus sûre si je voulais que ma mère lise ces quelques mots mais, pendant une bonne année, aucune lettre ne s’était jamais perdue en cours de chemin. Pourquoi aujourd’hui ? Non, il était juste un peu *ennuyé*, sûrement par mon engueulade avec Alison, *l’au’te débile là*.
Ou… parce que je l’avais assommé avec un roman.
C’était plausible aussi ; un sentiment de remord s’empara de moi et je le regardai, penaude. Soudain, la voix de la Jaune, faible et hésitante, s’éleva. Je peinais à croire que c’était la même personne qui avait déversé sa haine sur moi. Mais que devais-je lui répondre ? Devais-je lui répondre ou pas ? La sympathie n’était pas son fort mais… mon empathie avait la fâcheuse habitude de l’emporter sur tout. Mais, enfin, elle m’avait juste demandé comment je faisais pour les supporter. Je pouvais répondre à ça… Tout en restant extérieurement de la manière que je voulais.
Je penchai ma tête sur le côté, feignant un désintérêt total et en attachant d’un habile doigté la missive à mon pigeon-voyageur-endormi/assommé/dépressif. Tout en cherchant une réponse adéquate – et pas trop sympathique – pour Alison, je susurrai quelques mots aux hiboux.
– Allez, réveille-toi, tu vas y aller.
Eeeet je jouais mon rôle à la perfection. *Tu devrais faire du théâtre, t’es trop forte !*
– Ce sont des hiboux, pas des… *Oh* Les dernières pièces du puzzle se remirent rapidement en place et une petite ampoule s’illumina dans ma tête. Cet air paniqué, cette voix tremblante, cette question hors-sujet : elle m’exposait clairement que la volière la stressait. Une pitié plus forte que toute autre émotion s’empara de moi et je me retournai pour la regarder. *Sois pas trop sympa non plus* Imagine qu’c’est pas un hibou. Dis-toi que… que c’est qu’un simple objet ou mieux : une boîte aux lettres à laquelle tu dois accrocher ta lettre pour… ta tante. Oublie qu’c’est un animal.
*Trop sympa. Comme d’hab’*
– Allez quoi, pfff, murmurai-je pour moi-même. Je sortis un petit ruban de ma poche pour attacher le papier destiné à Maman à la patte du rapace. Réveille !
Envoyer un messager endormi n’était peut-être pas l’option la plus sûre si je voulais que ma mère lise ces quelques mots mais, pendant une bonne année, aucune lettre ne s’était jamais perdue en cours de chemin. Pourquoi aujourd’hui ? Non, il était juste un peu *ennuyé*, sûrement par mon engueulade avec Alison, *l’au’te débile là*.
Ou… parce que je l’avais assommé avec un roman.
C’était plausible aussi ; un sentiment de remord s’empara de moi et je le regardai, penaude. Soudain, la voix de la Jaune, faible et hésitante, s’éleva. Je peinais à croire que c’était la même personne qui avait déversé sa haine sur moi. Mais que devais-je lui répondre ? Devais-je lui répondre ou pas ? La sympathie n’était pas son fort mais… mon empathie avait la fâcheuse habitude de l’emporter sur tout. Mais, enfin, elle m’avait juste demandé comment je faisais pour les supporter. Je pouvais répondre à ça… Tout en restant extérieurement de la manière que je voulais.
Je penchai ma tête sur le côté, feignant un désintérêt total et en attachant d’un habile doigté la missive à mon pigeon-voyageur-endormi/assommé/dépressif. Tout en cherchant une réponse adéquate – et pas trop sympathique – pour Alison, je susurrai quelques mots aux hiboux.
– Allez, réveille-toi, tu vas y aller.
Eeeet je jouais mon rôle à la perfection. *Tu devrais faire du théâtre, t’es trop forte !*
– Ce sont des hiboux, pas des… *Oh* Les dernières pièces du puzzle se remirent rapidement en place et une petite ampoule s’illumina dans ma tête. Cet air paniqué, cette voix tremblante, cette question hors-sujet : elle m’exposait clairement que la volière la stressait. Une pitié plus forte que toute autre émotion s’empara de moi et je me retournai pour la regarder. *Sois pas trop sympa non plus* Imagine qu’c’est pas un hibou. Dis-toi que… que c’est qu’un simple objet ou mieux : une boîte aux lettres à laquelle tu dois accrocher ta lettre pour… ta tante. Oublie qu’c’est un animal.
*Trop sympa. Comme d’hab’*
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Éclaircie dans la Tourmente
Nightmare has begun
______________________________
ღ
______________________________
ღ
Elle ferma les yeux.
Peut-être qu'en laissant ses paupières se sceller, très fort, tout disparaîtrait? Plus de O'Kieran pour lui pourrir la vie et lui montrer à quel point elle n'était qu'une Ratée pas à sa place et dont personne ne voulait, plus de hiboux pour la juger, plus de lettre à envoyer.
Ses jointures blanchirent tandis que ses poings se serraient.
Pour peu elle aurait eu envie de les abattre sur les murs, de les cogner jusqu'à ce que la peau s'ouvre, les frotter contre les pierres pour se débarrasser de sa peur stupide et d' Elle qui ne se supportait même plus.
Et si elle-même ne pouvait pas se supporter, qui le pouvait?
Si elle-même se faisait pitié, à qui pouvait-elle prouver qu'elle était forte?
Si elle-même elle se donnait envie de vomir, qui pourrait la supporter?
Et si elle-même ne pouvait pas se supporter...
Un cercle vicieux qui menaçait de l'entraîner, aussi loin que les spirales.
Vous savez, c'est beau les spirales.
Mais le problème, c'est qu'elles se resserrent tout le temps, et qu'il arrivera bien un moment où vous serez compressé à l'intérieur des spirales, avec l'impossibilité de respirer.
Et quand on n'arrive plus à respirer, c'est à ce moment là qu'on commence à faire des conneries pour essayer de capter ne serait-ce qu'un petit morceau d'oxygène.
Mais la vue ne lui bouchait pas tout.
Il y avait encore le son, bien trop présent. Les claquements de becs, les froufroutements de Plumes, les soupirs des hiboux, les raclements de griffes, le murmure du vent, les bruits sourds des choses que l'on mordille.
Tout fait du bruit.
Même un simple balancement de cheveux, un grattement de tête, un replacement de sac sur une épaule.
C'est simplement que d'ordinaire, ils sont noyés dans la masse sonore du Bruit en général, et nous n'arrivons pas à les capter.
Mais ici, au milieu des hiboux, avec le Noir pour seul possibilité, les sons changeaient. Ils étaient bestiaux, et ils lui faisaient peur.
Pire.
Ils lui donnaient envie de pleurer, de se reculer dans un coin de la pièce pour prier Merlin, Morgane ou n'importe qui d'autre de dégager toutes les bestioles.
Elle se donnait envie de vomir.
Un pincement caractéristique se logea dans son ventre, et refusa d'en partir.
Elle aurait voulu bouger la main, mais celle-ci semblait devenue lourde, beaucoup trop lourde pour ne serait-ce que la déplacer d'un millimètre.
On lui avait parlé des crises de panique.
On lui avait dit qu'au début, on ne savait pas quand elles se pointaient.
Puis brusquement, on se figeait, tout ce qu'on devait faire ou pouvait faire défilait devant nos yeux et sans qu'on sache pourquoi, les larmes commençaient à pointer, à sortir de nos yeux, à rouler sur les joues, à tomber en un plic-plic agaçant et aussi net qu'un couteau de boucher sur le sol.
Mais elle ne pleurait pas.
Elle était juste une statue un peu trop vivante pour être morte, et un peu trop morte pour être statue.
Elle rouvrit les yeux en entendant une voix.
Tout lui paraissait lointain, trop lointain, comme une lumière au bout d'un tunnel qui ne faisait que s'allonger à chaque mot.
Une couverture en ouate semblait avoir recouvert ses oreilles.
Elle respirait fort, trop vite.
Elle savait qu'il fallait juste qu'elle ferme les yeux pour que tout arrête.
Mais maintenant qu'ils étaient ouverts, et fixés sur un Point qu'elle n'arrivait pas à discerner au milieu de Tous les autres points composant le paysage de la volière, ils semblaient figés, incapables de bouger, de cligner ou de lui indiquer comment Repartir.
Sa main lâcha la lettre, qui tomba au sol. Ses doigts étaient devenus gelés, elle les sentait confusément, comme si eux-aussi s'étaient détachés de cette enveloppe bien trop chétive pour être intéressante.
Elle ne se rendit compte qu'elle tremblait que quand ses dents se mirent à s'entrechoquer. La sueur dégoulinait le long de son cou, s'infiltrant sournoisement sous ses vêtements.
Et partout, des yeux.
Des yeux oranges, jaunes, rouges, multicolores, qui voulaient la faire brûler dans leurs braises incandescentes.
Des yeux qui s'écarquillaient ou se plissaient, battaient comme des cœurs, trop vite, bien trop vite, comme son propre cœur.
Et elle se détestait, sans avoir vraiment conscience du monde aux alentours.
Elle se détestait de ne pas pouvoir approcher les hiboux, de ne pas pouvoir leur donner les baffes qu'ils méritaient, de ne pas pouvoir réagir.
Un frôlement.
Contre ses doigts.
Une Plume. Des Plumes.
Elle sursauta, tout revint en un coup.
Les couleurs, qui lui explosèrent les yeux, les sons qui lui déchirèrent les tympans, les sensations qui lui donnèrent envie de hurler.
Elle avisa la bestiole qui avait osé s'approcher trop près, trop, beaucoup trop.
Tremblante encore, elle saisit sa baguette et sans vraiment savoir ce qu'elle faisait, elle hurla une formule dans le vacarme de la volière.
L'autre bestiole fut éjectée à l'autre bout de la volière tandis qu'elle reculait contre le mur et explosait à nouveau à l'intention d'Eryne :
" ARRÊTE DE M'JUGER! "
*Arrête de m'prendre pour une conne...*
*Arrête de m'montrer mes faiblesses...*
*Arrête de m'montrer mes erreurs...*
*Arrête de m'montrer que j'suis pas à la hauteur...*
*Arrête, bordel, arrête de m'regarder...*
*A-arrête, j't'en supplie...*
*A-arrête M-Merlin...*
*Arr...*
Sanglot silencieux.
Eh ben... Si je m'attendais à ça...
C'est assez clair qu'Alison fait une crise de panique, même si elle n'en a qu'à-moitié conscience... Ta Protégée peut très bien ne pas s'en rendre compte, même si elle me paraît plutôt douée pour deviner ce que les autres veulent garder pour eux.
Et je suppose que le sort que cette pauvre bête s'est prise est un Lashlabask bien senti...
C'est assez clair qu'Alison fait une crise de panique, même si elle n'en a qu'à-moitié conscience... Ta Protégée peut très bien ne pas s'en rendre compte, même si elle me paraît plutôt douée pour deviner ce que les autres veulent garder pour eux.
Et je suppose que le sort que cette pauvre bête s'est prise est un Lashlabask bien senti...
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Éclaircie dans la Tourmente
Qu’est-ce que… Qu’est-ce que… Mais qu’est-ce qu’elle – qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Elle venait à peine de me noyer sous les, les, les… Elle me prenait pour cible, bouc émissaire de je-ne-savais-quoi alors que, qu’est-ce que je lui avais posé comme question ? *J’sais plus* Et maintenant, maintenant… La voilà qui semblait prête à se décomposer, faire la bougie qui fondait, une flamme crépitante en guise de chapeau… Ou en guise de laser pour tuer des hiboux. Je me figeai, observant la bête inerte, le cœur battant à cent à l’heure. La première pensée qui m’était venue était que j’avais fait la même chose. La même chose ! J’étais un monstre, assommant des hiboux à coup de fantaisie. Mais… Mais c’était un geste d’auto-défense face à ces volatiles qui *l’attaquaient*. Alors que là, tout de suite, devant mes yeux, j’avais vu l’assassinat d’un pauvre animal tandis qu’Alison semblait proie à une crise de… de quelque chose.
Mon premier réflexe était de courir vers elle, comprendre ce qu’il lui arrivait, l’aider, la *prendre dans mes bras* si besoin. Mais sa voix sourde me hurlant de la laisser tranquille et la brutale réaction à un seul mouvement de l’oiseau… Je ne voulais pas subir le même sort. Le deuxième réflexe était de reculer, m’éloigner d’elle mais je voyais bien que je ne pouvais pas la laisser seule ; et si elle tombait par la fenêtre ? « Nous déplorons la tragique mort d’Alison Truc-machin-chouette, tombée de la plus haute tour de Poudlard après avoir gravement blessé un hibou et insulté sa camarade. » Venait le troisième réflexe, celui de chercher l’aide… Je me voyais mal hurler « À L’AIDE » devant la pauvre Jaune. Le quatrième et dernier réflexe, le plan Z, la seule solution que je trouvais envisageable : faire comme dans mes bouquins.
– Je te juge pas, débutai-je d’une voix se voulant le plus sûre possible. Je… Y’a plein de gens qui aiment pas les hiboux. Moi, j’m’en fiche. Par contre, je crois, qu’eux, ils m’aiment pas. Les hiboux, hein, les hiboux. Je crois que les taper… je montrai de mon menton l’ouvrage, c’était pas une bonne idée. Mais y’a plein de trucs qui me font peur, fis-je en inspirant un bon coup. J’ai peur du vide. J’ai peur de voler sur un balai. J’ai peur des gens qui me regardent trop. J’ai peur de mes cauchemars. Je dis pas qu’t’as peur, hein, mais moi si. Et… Et j’suppose qu’on est pas amies. Mais… *on s’arrête là. Changement de sujet. Parle… d’ton livre*. Mais j’suis sûre qu’t’aime aussi les livres, me rattrapai-je habilement. Moi j’les adore. Je lis tout le temps. Pas en cours, hein, mais parfois pendant les repas par exemple… *quand Lena est avec elle*. Tu… lis quoi comme livre… toi ?
Je marquai une pause. Elle allait me prendre pour une folle… mais lui changer les pensées pour qu’elle se concentre sur mes paroles devrait marcher. Ça marchait dans les livres après tout ! Je la regardai un instant avant de conclure :
– J’sais que tu t’en fiches peut-être de ce que je te raconte mais… je souris, hésitante, sans bouger, et pensai que je préférais ne pas devoir passer à l’infirmerie.
Vous voulez une séance chez la psychologue gratuite ? Appelez Alison et racontez lui votre vie pendant qu'elle fait une crise de panique ! xD
Blague à part, j'ai vraiment aimé écrire ce Pas. Et je dois avouer avoir bien rigoler malgré la situation...
Et @Lena Smith pour la mention
Mon premier réflexe était de courir vers elle, comprendre ce qu’il lui arrivait, l’aider, la *prendre dans mes bras* si besoin. Mais sa voix sourde me hurlant de la laisser tranquille et la brutale réaction à un seul mouvement de l’oiseau… Je ne voulais pas subir le même sort. Le deuxième réflexe était de reculer, m’éloigner d’elle mais je voyais bien que je ne pouvais pas la laisser seule ; et si elle tombait par la fenêtre ? « Nous déplorons la tragique mort d’Alison Truc-machin-chouette, tombée de la plus haute tour de Poudlard après avoir gravement blessé un hibou et insulté sa camarade. » Venait le troisième réflexe, celui de chercher l’aide… Je me voyais mal hurler « À L’AIDE » devant la pauvre Jaune. Le quatrième et dernier réflexe, le plan Z, la seule solution que je trouvais envisageable : faire comme dans mes bouquins.
– Je te juge pas, débutai-je d’une voix se voulant le plus sûre possible. Je… Y’a plein de gens qui aiment pas les hiboux. Moi, j’m’en fiche. Par contre, je crois, qu’eux, ils m’aiment pas. Les hiboux, hein, les hiboux. Je crois que les taper… je montrai de mon menton l’ouvrage, c’était pas une bonne idée. Mais y’a plein de trucs qui me font peur, fis-je en inspirant un bon coup. J’ai peur du vide. J’ai peur de voler sur un balai. J’ai peur des gens qui me regardent trop. J’ai peur de mes cauchemars. Je dis pas qu’t’as peur, hein, mais moi si. Et… Et j’suppose qu’on est pas amies. Mais… *on s’arrête là. Changement de sujet. Parle… d’ton livre*. Mais j’suis sûre qu’t’aime aussi les livres, me rattrapai-je habilement. Moi j’les adore. Je lis tout le temps. Pas en cours, hein, mais parfois pendant les repas par exemple… *quand Lena est avec elle*. Tu… lis quoi comme livre… toi ?
Je marquai une pause. Elle allait me prendre pour une folle… mais lui changer les pensées pour qu’elle se concentre sur mes paroles devrait marcher. Ça marchait dans les livres après tout ! Je la regardai un instant avant de conclure :
– J’sais que tu t’en fiches peut-être de ce que je te raconte mais… je souris, hésitante, sans bouger, et pensai que je préférais ne pas devoir passer à l’infirmerie.
Vous voulez une séance chez la psychologue gratuite ? Appelez Alison et racontez lui votre vie pendant qu'elle fait une crise de panique ! xD
Blague à part, j'ai vraiment aimé écrire ce Pas. Et je dois avouer avoir bien rigoler malgré la situation...
Et @Lena Smith pour la mention
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Éclaircie dans la Tourmente
"Avouer qu'on a peur est la plus grande forme du courage.*
______________________________
ღ
______________________________
ღ
Le regard d'Eryne se courba vers le sol.
Il semblait être magnétisé par le... Le truc sur le plancher. *Ma faute.*
Sa faute. Comme toujours. Comme à chaque fois.
Les vacances n'avaient rien changé. Ses parents la détestaient toujours autant. Ce n'était pas Poudlard qui allait la changer. Elle serait toujours la Différente, la Pas Normale, celle qui ne savait pas être comme Eux.
Son corps fut parcouru d'un long frisson, qui lui fit ravaler ses sanglots.
Elle avait froid, mal, mais au moins elle n'avait pas encore complètement craqué.
Et il était hors de question que ça arrive.
Eux, ils n'auraient pas réagi comme ça. Ils auraient dominé le hibou, lui auraient lancé un regard qui l'aurait pétrifié sur place et ne l'aurait pas fait approché.
Ils ne se seraient pas effondrés face aux piafs, ils les auraient ignorés, ils auraient envoyé leurs lettres, et il n'y aurait rien eu de tout ça.
Elle devait salir leur nom, salir leur mémoire, tout flinguer. Comme à chaque fois.
La pensée que Connor viendrait au château dans quelques années la réconforta. Il saurait tout réparer. Continuer dans les traces de ses parents. Il illuminerait tout le château, et c'était tant mieux.
Relevant la tête, en vrac de l'intérieur, elle se refusa à laisser apercevoir à la Jaune qu'elle se sentait coupable.
Un masque froid reprit le dessus, engloutissant peu à peu la panique qui y brillait comme des la(r)mes.
Si elle était un peu plus cassée, pas la peine de le montrer à Eryne. Qu'est-ce qu'elle en aurait à foutre, de toute façon? Elle devait la prendre pour une folle, une égoïste, une Pas Normale.
Sauf que visiblement, la Jaune à ses côtés n'eut même pas besoin d'une satanée invitation pour reprendre la parole.
"Je te juge pas. "
Un de ses sourcils se haussa tout seul, comme si lui aussi flairait le mensonge.
Sérieusement? Elle venait de fracasser un hibou par terre, avait hurlé sur la Jaune, et celle-ci s'en moquait? C'était quelque chose de normal? De banal?
Toujours méfiante, elle hésita entre foudroyer du regard Eryne et lui ordonner de partir avant de s'enfoncer dans des mensonges aussi profonds que sa bêtise, ou la laisser parler.
Elle n'eut même pas à décider, la Jaune enchaîna presque tout de suite, lui dépeignant immédiatement avec des mots ce qu'elle refusait catégoriquement d'admettre depuis des années.
Ses joues s'empourprèrent, autant sous la honte que sous la colère.
Merlin, c'était stupide d'avoir peur des hiboux! Ils faisaient rien, c'était des trucs faciles à terrasser, c'était des bestioles pas forcément mauvaises, c'est juste qu'ils l'aimaient pas, et qu'elle le leur rendait bien.
Elle n'en avait pas peur!
Ses doigts tremblèrent.
PAS PEUR, BORDEL !
Même son corps était en désaccord avec ce qu'elle venait de dire.
Comme s'il était plus de l'avis d'Eryne.
*Abandonnée même d'mon corps. Morgane.*
Elle regarda encore quelques instants la Jaune s'enfoncer, s'emmêler les pinceaux, lui dire qu'elle aussi elle avait peur.
*Mais j'm'en fous qu't'aies peur ! J'AI PAS PEUR, T'ES PAS CAPABLE D'COMPRENDRE?*
"Je dis pas qu’t’as peur, hein, mais moi si. "
Ben voyons. Ce n'était pas du tout ce que tu sous-entendais depuis plusieurs secondes.
Ce n'était pas ce que tu essayais de lui faire comprendre depuis que tu avais ouvert la bouche.
Elle se redressa, rangea sa baguette.
Pas la peine de continuer à terrifier toute la volière avec ce bout de bois. Qu'avait dit Ollivander le jour où elle avait été l'acheter? "Idéale pour les sortilèges de défense et de protection. Convient aux sorciers à l'esprit clair et au cœur pur".
Bien sûr Monsieur Ollivander.
Grâce à votre baguette, elle venait juste de dézinguer un hibou, pour se protéger ou se défendre.
Esprit clair? Le sien était embrumé de colère, de larmes intériorisées et de dégoût envers elle-même.
Cœur pur? Est-ce que le sien l'avait été à un instant?
"Tu… lis quoi comme livre… toi ?"
Bravo, Eryne.
Bravo, chapeau bas.
La Jaune essayait de la détourner des hiboux?
Mais comment est-ce qu'on faisait pour envoyer une lettre? On demandait aux hiboux!
Merlin, c'était si dur à comprendre?
Ignorant la question, elle se dirigea à grands Pas vers un piaf, auquel elle attacha la lettre d'un geste rapide, avant de le fixer d'un regard noir.
Puis elle se retourna d'un bloc, oubliant le hibou qui s'était terré au fond de son terrier, pas assez crétin pour l'approcher après avoir transformé son camarade en ... Sac de plume inanimé.
"J'ai-pas-peur."
Elle lui jeta un regard hautain en relevant un peu la tête, comme pour appuyer ses phrases.
Puis, daignant répondre à la question d'Eryne, et surtout soulagée d'avoir un autre sujet de discussion que les hiboux et sa soi-disant peur, qui était fausse, elle marmonna une phrase rapidement, sans prendre la force de bien former les mots. Après tout, Eryne devait s'en moquer, qu'elle lise également.
"J'aime bien les contes. Et les livres d'métamorphose."
*Et sur les bestioles. Mais pas les hiboux.*
Puis elle se retourna vers le hibou, qui ne semblait pas prêt du tout à voir de l'attention fixé sur lui.
"T'peux trouver Evanaë Blackfalls? J'sais pas où elle est."
Le hibou ne bougea pas d'une Plume.
Agacée, elle le foudroya du regard, avant de serrer les poings. Il n'en valait pas la peine.
Revenant sur ses Pas, elle toucha du bout de sa botte le hibou, toujours à terre, qui semblait reprendre légèrement ses esprits.
Elle lui souffla en le regardant de haut :
"Allez, d'bout..."
Plume...
Wow. Alison est d'une mauvaise foi effrayante ! J'ai bien cru qu'elle n'allait pas décrocher un seul mot !
Wow. Alison est d'une mauvaise foi effrayante ! J'ai bien cru qu'elle n'allait pas décrocher un seul mot !
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Éclaircie dans la Tourmente
*T’as-pas-peur* Je pinçai mes lèvres. Alison avait peur, peur des hiboux, et c’était la seule raison pour qu’elle me répète qu’elle *a-pas-peur*. Elle releva un peu la tête et je haussai les sourcils. Elle tenait vraiment à m’impressionner, moi je tenais à l’aider, cette équation était égale à une *catastrophe*. De haut niveau. Je me retins de lui répondre, énervée par son air supérieur, « j’ai-pas-dit-que-t’avais-peur-namého », mais je tenais malgré tout à ma vie et le sort de l’animal inerte ne m’intéressait pas.
Je tendis l’oreille pour écouter son murmure et un petit sourire se forma sur mon visage. Apparemment, ma question lui changeait les idées. Un peu. J’attendis qu’elle rajoute quelque chose, en vain, elle se tourna vers un autre hibou pour lui remettre la lettre. Evanaë était un joli prénom, songeai-je. Alison aussi, d’ailleurs. Ce prénom me faisait pensait aux papillons, sans savoir pourquoi. Ça pouvait être une joli métaphore, d’ailleurs. Si Alison était un papillon – non, *une larve*. Une larve qui devait entamer sa transformation magique pour devenir un beau et élégant papillon. Ce magnifique insecte, ce serait elle, une fois qu’elle aurait compris qu’elle n’était pas seule au monde. Le problème, avec les papillons, c’est qu’ils ne vivaient pas longtemps. Au bout de quelques jours – ou quelques heures –, ils mourraient. Bizarrement, je n’étais pas étonnée.
Je me retins aussi de m’avancer vers elle pour prendre sa lettre et l’attacher tranquillement au hibou. Avec douceur. Lui dire ou aller et l’envoyer vers son périple. Mais non, la Jaune devait se débrouiller, je n’étais pas là pour elle : j’étais là pour envoyer ma lettre à Maman. *Zut ! Ma lettre !*
Je tournai le dos à l’amie de Lena – ou plutôt, je me tournai vers le rapace endormi – et chuchotai mes instructions à voix basse, de manière à ce que l’autre élève ne puisse pas m’entendre. J’attendis un instant avant que le hibou reprenne ses esprits, lui fit une petite caresse sur la tête et lui promis du Miamhibou à son retour. Sur ces mots, l’oiseau s’envola. Consciente de presque narguer mon interlocutrice, je m’approchai de la fenêtre pour regarder l’envol du hibou (et ne pas me tourner de nouveau vers elle). Devais-je maintenant lui répondre ? Oui, à propos des livres. *Essayons d’avoir une conversation normale*
– T’aimes quel genre de contes ? Et je suppose que t’aimes la méta’ du coup ? je marquai une petite pause avant de me retourner, appuyée sur le rebord de la fenêtre. J’aime bien la méta’ aussi. Mais j’préfère la DCFM.
Lui ayant répondu, je m’avançai de quelques pas vers la sortie. Je n’avais plus rien à lui dire et sa réponse ne m’intéressait pas *réellement*. Je cherchais juste un semblant de conversation avec elle, mais ça semblait impossible. J’attendis un instant, devant l’ouverture, pour savoir si je devais rester ou si cette entrevue s’était terminée.
Désoulée, j'ai pas pu m'empêcher de répondre, ça te fera un rp de plus sur ta liste !
Je pense que la fin se rapproche dangereusement... Une Eryne blasée, on ne voit pas ça souvent ! x)
Je tendis l’oreille pour écouter son murmure et un petit sourire se forma sur mon visage. Apparemment, ma question lui changeait les idées. Un peu. J’attendis qu’elle rajoute quelque chose, en vain, elle se tourna vers un autre hibou pour lui remettre la lettre. Evanaë était un joli prénom, songeai-je. Alison aussi, d’ailleurs. Ce prénom me faisait pensait aux papillons, sans savoir pourquoi. Ça pouvait être une joli métaphore, d’ailleurs. Si Alison était un papillon – non, *une larve*. Une larve qui devait entamer sa transformation magique pour devenir un beau et élégant papillon. Ce magnifique insecte, ce serait elle, une fois qu’elle aurait compris qu’elle n’était pas seule au monde. Le problème, avec les papillons, c’est qu’ils ne vivaient pas longtemps. Au bout de quelques jours – ou quelques heures –, ils mourraient. Bizarrement, je n’étais pas étonnée.
Je me retins aussi de m’avancer vers elle pour prendre sa lettre et l’attacher tranquillement au hibou. Avec douceur. Lui dire ou aller et l’envoyer vers son périple. Mais non, la Jaune devait se débrouiller, je n’étais pas là pour elle : j’étais là pour envoyer ma lettre à Maman. *Zut ! Ma lettre !*
Je tournai le dos à l’amie de Lena – ou plutôt, je me tournai vers le rapace endormi – et chuchotai mes instructions à voix basse, de manière à ce que l’autre élève ne puisse pas m’entendre. J’attendis un instant avant que le hibou reprenne ses esprits, lui fit une petite caresse sur la tête et lui promis du Miamhibou à son retour. Sur ces mots, l’oiseau s’envola. Consciente de presque narguer mon interlocutrice, je m’approchai de la fenêtre pour regarder l’envol du hibou (et ne pas me tourner de nouveau vers elle). Devais-je maintenant lui répondre ? Oui, à propos des livres. *Essayons d’avoir une conversation normale*
– T’aimes quel genre de contes ? Et je suppose que t’aimes la méta’ du coup ? je marquai une petite pause avant de me retourner, appuyée sur le rebord de la fenêtre. J’aime bien la méta’ aussi. Mais j’préfère la DCFM.
Lui ayant répondu, je m’avançai de quelques pas vers la sortie. Je n’avais plus rien à lui dire et sa réponse ne m’intéressait pas *réellement*. Je cherchais juste un semblant de conversation avec elle, mais ça semblait impossible. J’attendis un instant, devant l’ouverture, pour savoir si je devais rester ou si cette entrevue s’était terminée.
Désoulée, j'ai pas pu m'empêcher de répondre, ça te fera un rp de plus sur ta liste !
Je pense que la fin se rapproche dangereusement... Une Eryne blasée, on ne voit pas ça souvent ! x)
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Éclaircie dans la Tourmente
Il ne s'agissait plus de jouer avec la Tempête.
Il fallait devenir la Tempête.
______________________________
ღ
Il fallait devenir la Tempête.
______________________________
ღ
Elle posa à nouveau ses yeux sur le paquet de plumes inerte.
Elle s'était peut-être trop emportée.
L'image de Godric, le hibou familial, dans le même état à la même période de l'année, mais l'année passée, lui revint en mémoire.
*Foutue conscience! Mais c'pas ma faute, il l'a cherché!*
Toujours Il l'a cherché. Parce que non, cela ne pouvait pas être sa faute à elle, qui était si parfaite, c'était bien connu!
Toujours rejeter la faute sur les Autres, pour des prétextes stupides, parce qu'elle était incapable d'assumer ses défauts et qu'elle préférait leur dire clairement qu'ils étaient idiots plutôt qu'elle s'était peut-être emportée.
Alors voilà, le hibou était stupide. C'était pas sa faute à elle, mais la sienne à lui, au sol.
Eryne était en train de caresser une de ces horreurs plumées, et elle la regardait avec un mélange d'admiration, de colère et de dégoût envers elle-même.
Elle avait un bel exemple de ce qu'elle était sensée faire avec un hibou : lui tapoter la tête, lui murmurer des mots doux, lui... *Nan mais on dirait qu'elle en est amoureuse d'son piaf! J'peux pas faire ça quand même!*
Se réfugier dans la fierté pour éviter de faire des actes qu'elle était incapable de faire.
Ce qu'elle ne s'avoue même pas, bien trop enfermée dans son côté buté.
La créature ailée prit son envol, s'amusant presque à lui frôler la tête de ses plumes. Elle crispa les poings pour les empêcher de saisir sa baguette et de lancer un autre Lashlabask.
Puis, quoi? Après tout : elle n'avait pas d'excuses pour le faire.
Que dirait Eryne? *D'puis quand j'lui d'mande son avis, à elle?* Que dirait sa grand-mère si elle apprenait qu'elle martyrisait les hiboux du château parce qu'elle avait cru qu'il l'avait provoquée?
Mais les hiboux étaient crétins, aussi crétins que tous les Autres de ce château : il ne s'était probablement même pas rendu compte de son idiotie qui avait failli lui coûter quelques plumes. Et quelques neurones. Du moins, si les bestioles en avaient, ce qui était jusqu'à nos jours, pas entièrement prouvé.
"T’aimes quel genre de contes ? Et je suppose que t’aimes la méta’ du coup ?"
Elle fit dériver ses yeux jusqu'à la Jaune, se tenant le plus naturellement du monde près de la fenêtre.
L'autre poursuivit sur la DCFM.
Une étincelle passa dans ses yeux. Mais quelle idiote, elle avait oublié la DCFM!
Elle adorait cette matière, mais trouvait le cours sur les épouvantards un peu trop... Cru à son goût. La métamorphose lui paraissait plus simple. Et la botanique.
S'occuper des plantes la détendait à chaque fois, et cela faisait du bien après les jours non-stop à côtoyer des abrutis qui se prenaient pour les rois du monde.
Eryne se décala, se dirigeant vers la porte alors qu'elle allait lui répondre.
*Ben vas-y, dis que j'te saoule tant qu't'y es!*
Elle recala la bandoulière de sa sacoche sur son épaule, puis lui passant devant, elle la gratifia d'un :
"Bon, j'vais au Lac. Salut."
Elle aurait pu dire "à plus". Mais cela aurait été d'une fausseté incroyable : elle n'avait aucune envie de revoir la seule personne qui avait pu comprendre qu'elle... Qu'elle avait peur des hiboux? C'était ce qu'elle allait penser? Mais Merlin, l'autre avait dû bien lui retourner le cerveau pour que cette simple pensée l'effleure!
*J'ai-pas-peur!*
Contente et rassurée par ce constat, elle quitta la volière la tête haute sans un regard en arrière, pressée d'en finir avec les volées de marche et de pouvoir respirer à son aise dans le parc.
FIN
C'est donc la fin pour Alison, Plume.
La petite est vexée, énervée, ou plutôt : agacée par Eryne, mais c'était déjà assez mal barré depuis le début, hein?
En tout cas, c'est toujours un plaisir que d'écrire à tes côtés!
On se retrouve vite dans notre Petit Salon!
La petite est vexée, énervée, ou plutôt : agacée par Eryne, mais c'était déjà assez mal barré depuis le début, hein?
En tout cas, c'est toujours un plaisir que d'écrire à tes côtés!
On se retrouve vite dans notre Petit Salon!
Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.
Éclaircie dans la Tourmente
Je passais d’un pied à l’autre, les mains s’agrippant tantôt à ma robe, tantôt au livre, tantôt à mes mèches ou s’enfonçant dans mes paumes. Avec un air gêné, j’attendais sa réponse, comme si ma vie tenait au fil tout fragile du calme qui régnait dans cette volière depuis quelques instants. J’attrapai mes coudes de mes mains et laissai couler un long regard, le plus discret possible, sur la Jaune et Noire, sur l’amie de Lena, sur la hibou-phobique, sur la tueuse de chouettes, sur l’étrange deuxième année, sur celle qui, à l’instant même où je cherchais plus de mots pour définir sa personnalité marquée et sa personne pas si banale que ça, remit en place sa bandoulière et s’avança.
*Ah*
Je pouvais donc ajouter « sur celle incapable de maintenir une conversation normale plus de trente secondes ». Ou qui ne voulait pas maintenir une conversation normale avec moi plus de trente secondes, *nuance !*, c’était au choix. Je l’observai passer devant moi la tête haute, cet air indifférent tellement énervant affiché sur son visage sans arrêt, et fronçai les sourcils pour l’énième fois de l’après-midi. Après la vingtaine de minutes passées à ces côtés, je n’avais toujours pas d’idée de ce que mon amie pouvait bien trouver à cette camarade de promotion. Agréable ? Nan. Gentille ? Ouverte ? Sociable ? Reconnaissante ? Souriante ? Ensoleillée ? Nan à tout, Alison était l’inverse. *Morrow* Morrow était l’inverse, crachai-je intérieurement ; des mots silencieux baignés du venin le plus acide dont j’étais capable.
Je fus d’autant plus surprise en voyant qu’elle prenait la peine de me saluer et de me signaler qu’elle allait faire un tour au Lac. Élégant de sa part. Si elle tenait autant à notre amie commune, il fallait qu’elle fasse un effort pour ne pas me lancer un Lashlabask à chaque fois que l’on se croisait, songeai-je avec satisfaction. *Mais toi aussi*, s’imposa à mon esprit. *Toi aussi tu dois faire un effort pour ne pas avoir envie de lui foutre quelques claques à chaque fois que tu la vois. Ton amitié pour Lena est plus forte que ton envie de foutage de claques à Alison*
Dans tous les cas, une chose était sûre, m’assurai-je en quittant la Tour à la suite de la deuxième année. Je n’avais aucune envie de recroiser cette camarade, de me confronter à elle… et encore moins en présence de Lena. Les petits yeux innocents de mon amie devaient être préservés de la violence dont mon subconscient était capable en présence de Morrow… *Surtout qu’nous, on a fait un effort pour être sympas quoi*
Je clôture donc cette Danse avec ces quelques mots de ma p'tite Eryne bien bornée...
Je suis vraiment contente d'avoir pu écrire avec toi, merci beaucoup ! Et la suite promet... Regardons les se déchirer comme prévu, sortez le pop-corn !
@Lena Smith pour toutes ses mentions les unes à la suite. Tes petits yeux innocents doivent être préservés de la baston qui va suivre, j'te dis !
*Ah*
Je pouvais donc ajouter « sur celle incapable de maintenir une conversation normale plus de trente secondes ». Ou qui ne voulait pas maintenir une conversation normale avec moi plus de trente secondes, *nuance !*, c’était au choix. Je l’observai passer devant moi la tête haute, cet air indifférent tellement énervant affiché sur son visage sans arrêt, et fronçai les sourcils pour l’énième fois de l’après-midi. Après la vingtaine de minutes passées à ces côtés, je n’avais toujours pas d’idée de ce que mon amie pouvait bien trouver à cette camarade de promotion. Agréable ? Nan. Gentille ? Ouverte ? Sociable ? Reconnaissante ? Souriante ? Ensoleillée ? Nan à tout, Alison était l’inverse. *Morrow* Morrow était l’inverse, crachai-je intérieurement ; des mots silencieux baignés du venin le plus acide dont j’étais capable.
Je fus d’autant plus surprise en voyant qu’elle prenait la peine de me saluer et de me signaler qu’elle allait faire un tour au Lac. Élégant de sa part. Si elle tenait autant à notre amie commune, il fallait qu’elle fasse un effort pour ne pas me lancer un Lashlabask à chaque fois que l’on se croisait, songeai-je avec satisfaction. *Mais toi aussi*, s’imposa à mon esprit. *Toi aussi tu dois faire un effort pour ne pas avoir envie de lui foutre quelques claques à chaque fois que tu la vois. Ton amitié pour Lena est plus forte que ton envie de foutage de claques à Alison*
Dans tous les cas, une chose était sûre, m’assurai-je en quittant la Tour à la suite de la deuxième année. Je n’avais aucune envie de recroiser cette camarade, de me confronter à elle… et encore moins en présence de Lena. Les petits yeux innocents de mon amie devaient être préservés de la violence dont mon subconscient était capable en présence de Morrow… *Surtout qu’nous, on a fait un effort pour être sympas quoi*
Je clôture donc cette Danse avec ces quelques mots de ma p'tite Eryne bien bornée...
@Lena Smith pour toutes ses mentions les unes à la suite. Tes petits yeux innocents doivent être préservés de la baston qui va suivre, j'te dis !
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |