Loi de Murphy
Privé avec @Joanne Taylor
Lundi 16 janvier 2045
Aux alentours de 7h30
Lundi 16 janvier 2045
Aux alentours de 7h30
*C’est l’heure*
Je grognai tout en enfonçant ma tête sous ma couette. Pour une fois que je réussissais à dormir une nuit complète ! Je préférais encore rester entre mon confortable matelas et ma douce couverture que de me lever. Mais aux conversations animées que j’entendais de la part de mes camarades de chambre, je compris que, si je ne voulais pas arriver en retard, il allait falloir que je me dépêche. De mauvaise humeur, je m’extirpai de mon lit pour m’habiller et passer dans la salle de bain du dortoir des filles.
Une bonne vingtaine de minutes plus tard, je descendais quatre à quatre les escaliers jusqu’à la Grande Salle. La matinée s’annonçait longue avec quatre heures de Métamorphose pour commencer. Bon, avec une bonne heure de Botanique qui semblait alléger ma journée et une après-midi libre, mais tout de même, Méta’ jusqu’à midi et demi… Je n’étais pas sûre de pouvoir tenir tout le cours. Néanmoins, ce fut avec un entrain feint que je m’assis à la table de Poufsouffle pour prendre mon petit-déjeuner.
Mes matins étaient déjà tous calculés : je me levais – parfois suffisamment tôt pour étudier ou lire quelques chapitres d’un livre –, faisais ma toilette, petit-déjeunais, me rendais en cours. C’est pourquoi, vers huit heures et quart, je commençai à me diriger aux côtés de Lena vers le cinquième étage, où se trouvait la salle de Métamorphose. Peu pressée, je discutai avec mon amie le long du chemin jusqu’à tourner dans le coin du couloir où se trouvait la classe. D’autres élèves assistant au même cours que nous marchaient vers la porte mais je ne m’en souciais à peine, comme d’habitude. Mais, quand un première laissa tomber son sac bruyamment, je me figeai.
*Mais t’as pas pris ton sac, imbécile ?!*
Une moue de terrible angoisse comme visage, je me tournai vers Lena :
– J’ai oublié mon sac ! m’exclamai-je en réfléchissant à toute vitesse : quelle sanction allai-je avoir ? Si je n’avais ni plume, encrier, feuilles et manuel de cours, ni baguette… Cette journée s’annonçait mal. Je ne pouvais pas me présenter en cours son mon matériel, oh non, non, non, non, c’était mort, j’allais être en retenue ! Je devais aller récupérer mes affaires… Et rapidement car il était presque l’heure de débuter le cours. Je vais le chercher, débitai-je à toute allure, tu peux excuser mon retard au prof ? demandai-je à la Jaune et Noire.
Sans même attendre sa réponse, je lui tournai le dos pour partir en courant et dévaler les escaliers avec précipitation. *Vite, plus vite, plus vite !* Heureusement que les quatre mois déjà passés dans le château m’aidaient à connaître les couloirs directs et les longs détours dans le château. Malgré cela, il fallait quand même que la malchance me mette des bâtons dans les roues : les escaliers reliant le troisième au deuxième étage décidèrent soudain que le second n’était pas une bonne destination, ils préféraient bien sûr tourner pour s’arrêter à l’autre extrémité.
Appuyée sur la rampe d’escaliers, je me pris la tête entre les mains. De cette façon, je n’allais jamais arriver à l’heure en cours. J’allais être sanctionnée non seulement pour mon oubli mais aussi pour le retard. Moi qui avait réussit à être une élève modèle tout ce temps ! Et voilà tous mes efforts gâchés par un *foutu* oubli.
Une fois amarrée au couloir, la construction cessa son petit manège et je repris ma course de plus belle pour trouver une échelle acceptant me faire arriver au premier.
*Dépêche*
Mention de @Lena Smith approuvée par la Plume.
J’espère que tout vous va, Miss, et que ce Pas vous inspire
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Loi de Murphy
Elle descendait doucement les étages qui séparaient ses appartements de la Grande Salle. Elle avait l’habitude de prendre son petit-déjeuner plus tard le lundi matin : il y avait beaucoup moins de monde et vu qu’elle n’avait pas cours, c’était parfait. Ce matin-là, elle avait l’esprit embrumé des recherches nocturnes qu’elle entreprenait. Les temps étaient troubles et il fallait qu’elle se protège. Plus encore, elle avait bien l’intention d’obtenir vengeance vis-à-vis de son géniteur. Les paroles de Loewy ne cessaient de la hanter.
Alors que ses pensées s’emmêlaient doucement sur cette idée fixe qui revenait, la trentenaire fut interrompue par la présence d’une élève en plein milieu d’un couloir. Elle semblait vouloir aller vite – elle était sans doute en retard vu l’heure qu’il était. D’ailleurs, les propos de Joanne n’eurent pas besoin d’être réfléchis « Mais que faites-vous ici vu l’heure qu’il est ? ». Le regard soupçonneux, Joanne était prête à punir si cela s’avérait nécessaire.
Mais quelque chose – l’instinct peut-être ? – faisait dire à l’enseignante que la jeune fille n’était pas là de son plein gré. Ou peut-être était-ce juste le sens d’observation de la professeure qui était à l’œuvre, après tout, la jeune fille semblait courir. Comme si elle était poursuivie par un monstre invisible croqueur d’enfant. L’idée fit sourire Joanne, bien que son esprit se rappelle à elle : les monstres ne sont pas invisibles, ils existent pour de vrai.
Alors que ses pensées s’emmêlaient doucement sur cette idée fixe qui revenait, la trentenaire fut interrompue par la présence d’une élève en plein milieu d’un couloir. Elle semblait vouloir aller vite – elle était sans doute en retard vu l’heure qu’il était. D’ailleurs, les propos de Joanne n’eurent pas besoin d’être réfléchis « Mais que faites-vous ici vu l’heure qu’il est ? ». Le regard soupçonneux, Joanne était prête à punir si cela s’avérait nécessaire.
Mais quelque chose – l’instinct peut-être ? – faisait dire à l’enseignante que la jeune fille n’était pas là de son plein gré. Ou peut-être était-ce juste le sens d’observation de la professeure qui était à l’œuvre, après tout, la jeune fille semblait courir. Comme si elle était poursuivie par un monstre invisible croqueur d’enfant. L’idée fit sourire Joanne, bien que son esprit se rappelle à elle : les monstres ne sont pas invisibles, ils existent pour de vrai.
Loi de Murphy
Anxiété - Pomme
Je m’arrêtai net, essoufflée. Quelque chose dans la voix de mon interlocuteur, que je n’avais pas encore aperçu, me disais que ça ne devait pas être un élève… Ou du moins, pas un élève sans responsabilités, dans le genre préfet. La voix était sévère, presque comme celle de Papa quand il me réprimandait.
Je tournai lentement la tête vers la personne ayant interrompu ma course et pris peur en constatant la présence d’une adulte dans le couloir. *On se calme, on se calme, on se calme. Ce n’est rien de grave. Rien de grave* Quelle malchance j’avais… Maintenant, c’était qu’un prof’ me surprenait dans un couloir au lieu d’être en cours ! *Jamais deux sans trois... Foutue loi de Murphy* Tout indiquait que je séchai les cours… En panique, je cherchai quelque chose à dire à la figure d’autorité présente, sans pourtant réussir à ouvrir la bouche, clouée au sol et apeurée.
– Je… tentai-je de commencer avant d’être prise d’une vague de panique qui me fit hausser le ton. Je, je ne sèche pas les cours, Miss ! Non, je ne… Je suis juste… C’est pas de ma faute, c’est les, les, les escaliers, là… Je…
Ce devait être la peur d’être punie par un simple oubli ou l’angoisse d’avoir été surprise par un professeur pile au mauvais moment qui me rendait encore plus incompréhensible que d’habitude. Professeure que je ne connaissais pas, d’ailleurs. Son apparence m’était familière, je l’avais déjà croisée dans les couloirs ou dans la Grande Salle durant mes premiers mois mais jamais je n’avais été aussi proche d’elle. Ni aussi proche d’une retenue…
– C’est mon sac ! Je l’ai laissé, mais j’étais en retard, donc je suis partie le chercher mais les escaliers… Les escaliers… Je suis désolée, Miss ! J'vous jure que je sèche pas les cours... finis-je, une boule dans la gorge et les larmes aux yeux, dans un vain élan d’excuses.
*Quelle réaction disproportionnée, hein ?*
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Loi de Murphy
Navrée pour cet odieur retard
A mesure que la jeune fille parlait, Joanne regardait les escaliers. On aurait dit qu’ils étaient habités d’une sorte d’esprit malin qui faisait tout pour embêter – pour ne pas être vulgaire – les êtes vivants au sein de Poudlard. Après, de là à dire que ce n’était pas la faute de la jeune fille … après tout, si elle avait pensé à prendre son sac, elle ne serait pas ici, à affronter la mouvance des escaliers et à être en retard. Pourtant, les yeux larmoyants de la jeune fille ne laissaient pas de place au doute : elle n’appréciait visiblement pas l’idée d’être en retard – ou d’affronter le courroux de la professeure. Ou alors, c’était une bonne comédienne.
Joanne décidé que ce n’était pas le moment pour trancher, elle pensait qu’en questionnant davantage l’enfant elle parviendrait peut-être à se décider sur ce qu’il fallait faire. Après tout, elle avait le choix de la conduire elle-même à son cours, de lui mettre une retenue ou juste … de ne rien faire. Étonnamment, alors même que la solution simple se présenta dans son esprit, elle la relégua au fin fond de son cerveau. Alors, la première question tomba « Vous alliez dans quel cours ? ». Pas de politesse, après tout, c’était elle la fautive, pas l’enseignante. Cette dernière avait tout le loisir de se balader dans le château si l’envie lui en prenait.
A mesure que la jeune fille parlait, Joanne regardait les escaliers. On aurait dit qu’ils étaient habités d’une sorte d’esprit malin qui faisait tout pour embêter – pour ne pas être vulgaire – les êtes vivants au sein de Poudlard. Après, de là à dire que ce n’était pas la faute de la jeune fille … après tout, si elle avait pensé à prendre son sac, elle ne serait pas ici, à affronter la mouvance des escaliers et à être en retard. Pourtant, les yeux larmoyants de la jeune fille ne laissaient pas de place au doute : elle n’appréciait visiblement pas l’idée d’être en retard – ou d’affronter le courroux de la professeure. Ou alors, c’était une bonne comédienne.
Joanne décidé que ce n’était pas le moment pour trancher, elle pensait qu’en questionnant davantage l’enfant elle parviendrait peut-être à se décider sur ce qu’il fallait faire. Après tout, elle avait le choix de la conduire elle-même à son cours, de lui mettre une retenue ou juste … de ne rien faire. Étonnamment, alors même que la solution simple se présenta dans son esprit, elle la relégua au fin fond de son cerveau. Alors, la première question tomba « Vous alliez dans quel cours ? ». Pas de politesse, après tout, c’était elle la fautive, pas l’enseignante. Cette dernière avait tout le loisir de se balader dans le château si l’envie lui en prenait.
Loi de Murphy
Je ravalai ma salive quand je vis qu’elle allait prendre la parole. Je me préparai pour le gros sermon qui allait tomber, le plus gros sermon vécu lors de ma scolarité à Poudlard, en me ratatinant sur moi-même, baissant la tête jusqu’à contempler mes pieds. Ils étaient intéressants, mes pieds. L’instant d’après, je levai mes yeux vers elle, avec une surprise non dissimulée. Ça ? Et rien que ça ? Le soulagement s’empara de mon visage, détendant le muscles de ma mâchoire crispés et ceux de mes mains qui serraient ma robe de sorcière jusqu’à ce que mes doigts deviennent blancs – et je ne m’en étais même pas rendu compte !
– Je, je… J’allais en méta… morphose, finis-je, horrifiée de savoir que j’avais failli utiliser un diminutif devant une enseignante. Quelle honte ! Après un instant d’hésitation, je lançai, si bas que je doutais qu’elle ne m’ait entendue : Vous… Vous n’allez pas me mettre en retenue, Miss ? dis-je en levant des yeux baignées dans une préoccupation à peine cachée.
Je l’observai quelques instants, en attendant qu’elle prenne la parole. Je la voyais un peu floue, comme si nous étions sous l’eau, mais je pouvais distinguer ses cheveux aile de corbeau. Elle était belle, cette couleur, tellement belle… Quand j’étais petite, je rêvais de ressemblait aux personnes comme elle. Avec cette peau pâle, ces cheveux si sombres, ces yeux bleus si purs… À moins que ce ne soient les larmes qui me faisaient croire que son regard avait la couleur de l’océan.
Je détournai vite fait mes yeux, considérant regarder l’enseignante dans les yeux comme un affront, symbole d’une personne forte, courageuse et rebelle… alors que je n’étais rien de tout ça.
– Je, je… J’allais en méta… morphose, finis-je, horrifiée de savoir que j’avais failli utiliser un diminutif devant une enseignante. Quelle honte ! Après un instant d’hésitation, je lançai, si bas que je doutais qu’elle ne m’ait entendue : Vous… Vous n’allez pas me mettre en retenue, Miss ? dis-je en levant des yeux baignées dans une préoccupation à peine cachée.
Je l’observai quelques instants, en attendant qu’elle prenne la parole. Je la voyais un peu floue, comme si nous étions sous l’eau, mais je pouvais distinguer ses cheveux aile de corbeau. Elle était belle, cette couleur, tellement belle… Quand j’étais petite, je rêvais de ressemblait aux personnes comme elle. Avec cette peau pâle, ces cheveux si sombres, ces yeux bleus si purs… À moins que ce ne soient les larmes qui me faisaient croire que son regard avait la couleur de l’océan.
Je détournai vite fait mes yeux, considérant regarder l’enseignante dans les yeux comme un affront, symbole d’une personne forte, courageuse et rebelle… alors que je n’étais rien de tout ça.
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Loi de Murphy
« Une retenue ? Mais pourquoi une rete … » Ah oui, c’est vrai qu’il était plutôt courant pour les enseignants de Poudlard de mettre en colle les étudiants qui vagabondaient dans les couloirs en dehors des cours. Mais, d’avis de l’enseignante – donc très subjectif – la jeune fille semblait tellement paniquée que son histoire lui paraissait très plausible. Après tout, les escaliers n’en faisaient qu’à leur tête, à tel point que même les professeurs se retrouvaient parfois là où ils ne voulaient pas aller. Qu’importe. « [color=#5555580]Vous avez toutes vos affaires maintenant ? [/color]» Aucune trace d’amertume dans sa voix, ni de punition en approche. L’enseignante vérifiait tout simplement que la jeune fille avait tout son matériel pour se rendre en cours. Il aurait été dommage qu’il lui manque quelque chose et qu’elle doive, à nouveau, affronter les escaliers et leur côté farceur.
« Si vous avez tout, nous allons y aller ensemble ». La proposition n’en était pas vraiment une à vrai dire. Joanne s’imposait comme compagne d’infortune de la jeune fille pour l’amener là où elle devait être. Ainsi, elle servait de faire-valoir : une étudiante qui arrive accompagner d’une professeure se fait forcément moins enguirlandé qu’une étudiante simplement en retard. Même si son explication était logique, cohérente et tout à fait plausible. Dès fois que le professeur de métamorphose soit mal luné …
« Si vous avez tout, nous allons y aller ensemble ». La proposition n’en était pas vraiment une à vrai dire. Joanne s’imposait comme compagne d’infortune de la jeune fille pour l’amener là où elle devait être. Ainsi, elle servait de faire-valoir : une étudiante qui arrive accompagner d’une professeure se fait forcément moins enguirlandé qu’une étudiante simplement en retard. Même si son explication était logique, cohérente et tout à fait plausible. Dès fois que le professeur de métamorphose soit mal luné …
Loi de Murphy
L’enseignante ne termina pas sa phrase mais je ne relevai pas son interrogation, procédant à la délicate procès qu’était tenter de se faire avaler par la terre. Je levai légèrement les yeux pour observer la professeure prendre la parole, avant de sentir mes joues prendre feu, un brasier incandescent. *Oh non non non non. C’est parti pour se faire enguirlander*
– Mais… Miss… Je… J’allais vers la salle commune en fait, lui dis-je, honteuse de ne pas faire avancer la situation. J’avais l’impression de la fatiguer, de lui faire perdre un temps précieux. Ne devait-elle pas donner cours, maintenant ?
Je lui jetai un regard de petit agneau à l’abattoir, « pitié, sauvez-moi, Miss ». Je serrai bien fort mes courts ongles récemment coupés dans la paume de mes mains ; pauvre d’elle, qui n’avait rien demandé à ces marques blanches que je laissais quand j’étais trop stressée. Les secondes se transformant en heures, je décidai d’apporter ne serait-ce qu’un petit détail aux informations données à la professeure, pour arriver le plus rapidement possible à destination.
– Je… J’suis à Poufsouffle, Miss. J’allais aux dortoirs, vous… vous savez où c’est ? demandai-je d’une toute petite voix. *Tu fais pitié* Je fis un petit pas vers la direction que je devais suivre, sans quitter des yeux l’adulte, prête à réagir au moindre mot qu’elle ne me dirigerait. Le cœur battant à cent à l’heure, j’étais aux aguets de toute remarque et je pouvais commencer à courir à n’importe quel moment pour battre mon record de sprint, attendant l’indication de la prof’.
Je suis navrée pour ce retard !
– Mais… Miss… Je… J’allais vers la salle commune en fait, lui dis-je, honteuse de ne pas faire avancer la situation. J’avais l’impression de la fatiguer, de lui faire perdre un temps précieux. Ne devait-elle pas donner cours, maintenant ?
Je lui jetai un regard de petit agneau à l’abattoir, « pitié, sauvez-moi, Miss ». Je serrai bien fort mes courts ongles récemment coupés dans la paume de mes mains ; pauvre d’elle, qui n’avait rien demandé à ces marques blanches que je laissais quand j’étais trop stressée. Les secondes se transformant en heures, je décidai d’apporter ne serait-ce qu’un petit détail aux informations données à la professeure, pour arriver le plus rapidement possible à destination.
– Je… J’suis à Poufsouffle, Miss. J’allais aux dortoirs, vous… vous savez où c’est ? demandai-je d’une toute petite voix. *Tu fais pitié* Je fis un petit pas vers la direction que je devais suivre, sans quitter des yeux l’adulte, prête à réagir au moindre mot qu’elle ne me dirigerait. Le cœur battant à cent à l’heure, j’étais aux aguets de toute remarque et je pouvais commencer à courir à n’importe quel moment pour battre mon record de sprint, attendant l’indication de la prof’.
Je suis navrée pour ce retard !
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Loi de Murphy
Si elle savait où sont les dortoirs de Poufsouffle ? Euh … Eh bien, oui. Pour autant, elle n’a jamais vraiment cherché à aller là-bas. Généralement quand elle était au premier étage, elle allait voir ses collègues d’étude des moldus, d’histoire de la magie, ou de défense contre les forces du mal. La jeune fille semble dans l’attente. Joanne hésite, un instant, avant de lâcher « Oui bon, bah allez-y ! Oust ». C’est limite qu’elle claquerait dans ses mains pour la faire fuir comme on pourrait faire fuir les poules dans la basse-cour. Un instant, elle hésite : doit-elle retourner à ses occupations ou attendre la jeune fille pour lui servir d’excuse après ?
Elle regarde l’air contrit de la jeune fille et lui demande, presque joyeusement « Vous voulez que je vous attende ici ou vous préférez affronter votre professeur seule après ? ». Servir d’excuses aux étudiants avait quelque chose de particulier. Comme une petite saveur sucrée, une petite douceur qui fait du bien. Joanne s’adossa à un mur, attendant la décision de l’étudiante. Après tout, elle avait fait sa proposition il ne tenait qu’à Eryne de la conduite à tenir pour la suite. Peut-être bien que leur rencontre s’arrêterait là pour reprendre ailleurs, un autre jour ? L’enceinte de Poudlard est immense, même si l’on pouvait éviter certaines personnes, la Grande Salle et ses repas brassaient sans arrêt les mêmes gens autours des mêmes assiettes. A cette pensée, Joanne ressentit une sorte de lassitude qu’elle chassa bien vite en regardant Eryne.
Mes plus plates excuses pour ce monstrueux retard ...
Elle regarde l’air contrit de la jeune fille et lui demande, presque joyeusement « Vous voulez que je vous attende ici ou vous préférez affronter votre professeur seule après ? ». Servir d’excuses aux étudiants avait quelque chose de particulier. Comme une petite saveur sucrée, une petite douceur qui fait du bien. Joanne s’adossa à un mur, attendant la décision de l’étudiante. Après tout, elle avait fait sa proposition il ne tenait qu’à Eryne de la conduite à tenir pour la suite. Peut-être bien que leur rencontre s’arrêterait là pour reprendre ailleurs, un autre jour ? L’enceinte de Poudlard est immense, même si l’on pouvait éviter certaines personnes, la Grande Salle et ses repas brassaient sans arrêt les mêmes gens autours des mêmes assiettes. A cette pensée, Joanne ressentit une sorte de lassitude qu’elle chassa bien vite en regardant Eryne.
Mes plus plates excuses pour ce monstrueux retard ...
Loi de Murphy
Au signal de l’enseignante, je me tournai et commençai à marcher d’un bon pas pour reprendre ma course : *Plus vite on fait, moins on aura d’remarques après. Grouille !*, quand sa voix retentit de nouveau, quasi… jovialement ? Je ne l’ennuyais pas trop ? Je m’arrêtai et me retournai pour lui jeter un petit regard timide. En rougissant – cette manie devenait insupportable –, j’étirai mes lèvres pour faire ma demande d’une petite voix.
– Je… J’voudrais bien… je haussai ma voix pour être sûre qu’elle m’entende. J’voudrais bien que vous m’attendiez, s’il vous plaît ? Je… Je vais courir, je reviens vite, promis Miss… Et euh… d’solée pour le dérangement, Miss…
J’espérai silencieusement que je ne la retardais pas pour allez-savoir-quel-cours et qu’elle ne me maudissait pas intérieurement d’être passée sur son chemin. Mes petits yeux intimidés se tournèrent de nouveau vers le couloir et je m’élançai. *Marathon numéro deux de la journée : 3… 2… 1… COURREZ !* Les heures passées en éducation physique, à courir autour d’un petit terrain de foot en bitume, allaient me servir à quelque chose, songeai-je tandis que je freinais, mes bottines crissant sur les dalles. J’empruntai les premiers escaliers que je vis direction premier étage. Était-ce le fait qu’ils s’étaient suffisamment moqués de moi ou que l’adulte m’attendait qui faisait que l’échelle ne me joua aucun tour ? Dans tous les cas, j’eus la chance d’arriver devant les tonneaux sans aucun problème.
Le code tapoté, je me faufilai à travers la salle commune pour arriver jusqu’au dortoir, totalement vide à cette heure où les élèves devaient tous attentivement écouter les professeurs débiter leur texte. Ma sacoche à carreaux écossais m’attendait sagement devant mon lit, sans avoir bougé d’un pouce depuis ce matin. Je m’en emparai, avec soulagement, « Ohhh t’es làà, tu m’sauuves ! », avant de quitter de nouveau l’enceinte des Poufsouffle, le souffle court.
Quelques minutes plus tard, la chance toujours de mon côté, je me hissai sur les dernières marches menant au couloir d’où j’étais arrivée. Et dire que j’aurais pu me perdre et oublier l’emplacement de Miss… J’arrivai dans le corridor, haletante.
En espérant ne pas vous rajouter du boulot en pleine mise à jour ! Prenez votre temps pour répondre
– Je… J’voudrais bien… je haussai ma voix pour être sûre qu’elle m’entende. J’voudrais bien que vous m’attendiez, s’il vous plaît ? Je… Je vais courir, je reviens vite, promis Miss… Et euh… d’solée pour le dérangement, Miss…
J’espérai silencieusement que je ne la retardais pas pour allez-savoir-quel-cours et qu’elle ne me maudissait pas intérieurement d’être passée sur son chemin. Mes petits yeux intimidés se tournèrent de nouveau vers le couloir et je m’élançai. *Marathon numéro deux de la journée : 3… 2… 1… COURREZ !* Les heures passées en éducation physique, à courir autour d’un petit terrain de foot en bitume, allaient me servir à quelque chose, songeai-je tandis que je freinais, mes bottines crissant sur les dalles. J’empruntai les premiers escaliers que je vis direction premier étage. Était-ce le fait qu’ils s’étaient suffisamment moqués de moi ou que l’adulte m’attendait qui faisait que l’échelle ne me joua aucun tour ? Dans tous les cas, j’eus la chance d’arriver devant les tonneaux sans aucun problème.
Le code tapoté, je me faufilai à travers la salle commune pour arriver jusqu’au dortoir, totalement vide à cette heure où les élèves devaient tous attentivement écouter les professeurs débiter leur texte. Ma sacoche à carreaux écossais m’attendait sagement devant mon lit, sans avoir bougé d’un pouce depuis ce matin. Je m’en emparai, avec soulagement, « Ohhh t’es làà, tu m’sauuves ! », avant de quitter de nouveau l’enceinte des Poufsouffle, le souffle court.
Quelques minutes plus tard, la chance toujours de mon côté, je me hissai sur les dernières marches menant au couloir d’où j’étais arrivée. Et dire que j’aurais pu me perdre et oublier l’emplacement de Miss… J’arrivai dans le corridor, haletante.
En espérant ne pas vous rajouter du boulot en pleine mise à jour ! Prenez votre temps pour répondre
• Membre de la RASA, l'organisation la plus secrète des secrètes • |
#400080 |
avatar commun avec Melody Brown teaseuse en chef car trop de tease tue le tease. |
Loi de Murphy
Durant l’absence de la jeune Poufsouffle. Mille et une pensée traversèrent la trentenaire. Cela allait de « il faut fuir » à « attendons sagement ». Comme si c’était l’enseignante qui allait se manger une retenue par le professeur de métamorphose. Au lieu de rire dans sa barbe, Joanne riait sous cape. C’était presque pareil, la barbe en moins. Enfin, ses pensées se stabilisèrent sans souci sur l’option « Attendre bien sagement et être d’une aide fort utile à la jeune étudiante ». Joanne devait admettre qu’elle aimait se rendre utile. Petit côté valorisant peut-être.
Quoiqu’il en soit, le temps passa relativement vite pour Joanne : elle s’était retrouvée à faire la conversation avec une dame fort mécontente d’un tableau du couloir. A ce qu’elle disait, elle n’avait plus l’autorisation d’aller dans tels ou tels couloirs. Joanne ne savait pas de quel couloir il s’agissait tant elle prêtait une oreille distraite, attendant avec impatience le retour de l’étudiante.
A peine son esprit s’envolait-il à cette pensée que la jeune Eryne était de retour, le souffle court. Sourcil droit arqué, Joanne demanda « Vous n’allez pas me faire un malaise avant que je vous emmène en cours ? ». Il semblait y avoir des limites à sa patience et à sa courtoisie. Et puis, si elle devait l’admettre, Joanne préférait que la sorcière fasse sa syncope auprès du professeur de métamorphose, sans doute bien plus doué qu’elle pour régler ce genre de souci. Cette idée en tête, elle était prête à repartir, tout sourire.
Quoiqu’il en soit, le temps passa relativement vite pour Joanne : elle s’était retrouvée à faire la conversation avec une dame fort mécontente d’un tableau du couloir. A ce qu’elle disait, elle n’avait plus l’autorisation d’aller dans tels ou tels couloirs. Joanne ne savait pas de quel couloir il s’agissait tant elle prêtait une oreille distraite, attendant avec impatience le retour de l’étudiante.
A peine son esprit s’envolait-il à cette pensée que la jeune Eryne était de retour, le souffle court. Sourcil droit arqué, Joanne demanda « Vous n’allez pas me faire un malaise avant que je vous emmène en cours ? ». Il semblait y avoir des limites à sa patience et à sa courtoisie. Et puis, si elle devait l’admettre, Joanne préférait que la sorcière fasse sa syncope auprès du professeur de métamorphose, sans doute bien plus doué qu’elle pour régler ce genre de souci. Cette idée en tête, elle était prête à repartir, tout sourire.