Privé Il y a trois ans, et pourtant... C.R

avec @Charlie Rengan


Précédemment...
Côté Charlie
Charlie est la Gryffondor sélectionnée pour la compétition magique en 2043 (2ème année de Charlie, 1ère année de Jacob)
- 15 février 2043 : annonce de la première épreuve (portoloin)
- 19 avril 2043 : première épreuve de Charlie (portoloin)
- 21 juin 2043 : deuxième épreuve de Charlie (portoloin)
- 12 septembre 2043 : troisième épreuve de Charlie (portoloin).
Côté Jacob
Jacob est le Gryffondor sélectionné pour le Dominion en 2046, il porte tatouage collier de ronces et bracelets de force à la date du RP (4ème année de Charlie, 4ème année de Jacob).


à l'orée de la forêt interdite
pendant le cours de Défense contre les Forces du Mal puis à sa sortie
fin janvier 2046



L'urne n'avait même pas bouleversé les programmes de janvier. Quatre noms d'élèves avaient été crachés et on continuait à faire les mêmes cours comme si rien ne s'était passé. Merveilleux. Toujours rien sur l'actualité. Toujours tout sur le passé. Merveilleux ! Il y avait toujours ces regards de biais et de côté, ces regards de pitié à l'égard des sélectionnés et à côté, rien n'était évoqué et on savait mieux dans la Gazette de sorcier ce qu'il se passait à Poudlard que de la bouche des professeurs. Merveilleux.

Heureusement, le cours de cette fois-là, était pour une fois, "un cours uniquement pratique".
"... Confringo et Expedimenta ...
... mini-bataille ...
... le sol est mou pour que vous puissiez tomber sans vous faire mal...
(1)"

Il y avait différentes tactiques pour ces jeux de défense contre les forces du mal qui captivaient mon attention : soit rester tapi dans un fourré - au risque de se faire prendre de dos par un sort ou sans cesse se déplacer pour ne jamais se laisser coincer. La plus mobile des deux était intuitivement ma stratégie, rapide comme une fusée Fuseboum, je cherchais les fourrés, me dissimulais, lançais peu de sorts, car bougeais beaucoup, mais n'en recevais pas beaucoup, ce qui était l'idée.

Ces cours étaient toujours pleins de regards pétillants et d'explosions d'entrain, du côté des Gryffondor qui aimaient l'action comme moi du moins. Et puis il y eut cet Expedimenta sur moi qui me ralentit, les jambes lourdes comme des colonnes de pierre. Dans mon avancée de fusée, l'Expedimenta me déséquilibra, je saisis avec force une grosse pierre accrochée à un fourré pour me rattraper. Rééquilibré, je ne pus pas la desserrer : elle explosa en un feu d'artifice de morceaux. *Zut, trop petits pour faire des ricochets.*

Soufflé par cette explosion intempestive, je ne tardais pas à me replonger avec concentration dans le cadre alentour. Braoum. Désintégrations. Conflagrations. Un bataillon de Confringo venait de se déverser tout autour. J'en lançais un à mon tour, ressentant fort l'éruption de l'émotion qui menait à l'expulsion du jet coloré instantané du "Confringo !". J'avais besoin de ressentir la pulsion de l'action pour réussir. Sa nécessité. Avec intensité, la baguette fermement ancrée dans mes mains.

Celle-ci avait frotté l'objet circulaire métallique autour de mon poignet. Je ne m'étais jamais fixé pour utiliser une main plutôt que l'autre pour ma baguette. Mon inhabileté caractérisait ma gauche et ma droite. *Une inhabileté de haute qualité.* Et de toute façon, les "choses" se trouvaient sur mes deux poignets. Alors avoir la baguette dans l'autre main n'y aurait rien changé.

Dans le lancer, j'aimais sentir l'énergie en moi s'accumuler, j'aimais la porter à son sommet, ce petit instant en lançant où l'on se sentait tout-puissant, instant grisant, provoquant le sourire à pleines dents. Ce sentiment qui va s'épanouissant, s'évanouissant, au gré des nouveaux déplacements, des nouveaux essais s'enchaînant.

A mesure que l'heure s'écoulait, les sorts s'accélèraient, il y avait moins de camarades qui n'étaient pas dans la zone assis par terre. On sent alors son pouls battre fort avec l'effort. Et rien que pour cela, j'allais continuer. M'appuyant de nouveau contre une branche, je sentis celle-ci se détacher, la force dans mes poignets à l'état de brouillon bouillonner dans mes veines et la branche exploser. Cette forme de magie était plus grisante encore, ni air ni bois, l'effet venait directement de moi. Ou de ces deux gros anneaux qui me collaient à la peau.

Lorsque finalement je tombais à mon tour, je fis quelques mouvements de chef d'orchestre avec ma baguette, deux-trois percussions discrètes avec sur le sol, avant de rejoindre le groupe des assis, hochant la tête dans leur direction pour confirmer ma défaite. Puis discutais doucement avec mes voisins, suivant vraiment très vaguement la fin des affrontements.

Lorsque finalement le cours se finit, j'accourus directement vers... Charlie. "Hey ! Salut Charlie." Je lui montrais mes poignets liés comme des menottes par les bracelets. Les "choses" qui faisaient exploser sans tout à fait faire exprès. Je n'allais pas tourner comme un hibou pendant mille années autour du sujet. Optant intuitivement pour la tactique Izkyos-hibou-fonceur, je continuais, les poignets toujours tendus vers elle : "Tu sais te servir de ça ? Je me disais que comme tu y étais en 2043... Tu saurais peut-être ?"



Reducio
(1) Les paroles du professeur sont issues directement et mot pour mot du cours de quatrième année correspondant, elles permettent juste de poser le contexte :). Si elles ne sont pas exhaustives, c'est pour correspondre à l'attention sélective de Jacob.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)