Never Together
@Lexa Queen
Jeudi 18 janvier 2046, temps de midi
TROISIÈME ANNÉE
Jeudi 18 janvier 2046, temps de midi
TROISIÈME ANNÉE

Lumah porta une dernière fois sa cuillère à la bouche avant de la poser définitivement. Il ne restait plus la moindre miette de tarte à la fraise dans son assiette, maintenant. Elle jeta un coup d'oeil aux autres desserts avec envie, mais dû se raisonner ; elle savait bien qu'elle ne ferait que s'écoeurer si elle en prenait un autre, surtout après la part qu'elle avait déjà prise - elle avait tout de même englouti l'équivalent de deux assiettes -, aussi elle se contenta de regarder sa meilleure amie finir son repas. Dire que, malgré les proportion qu'elle se servait, elle ne reprenait pas de poids et restait toujours aussi plate, maigre et petite alors qu'à côté, toutes ses amies commençaient à avoir des formes... Au moins, elle n'était pas à plaindre niveau acné : elle n'en avait pas.
Pensive, la petite fureta alors du regard les tables ; celle de Gryffondor, où elle reconnut Infini et d'autres visages, mais dont les noms ne lui revenaient pas, Serdaigle, où elle croisa le regard de Mary, sa cousine, qui agita sa main vivement pour la saluer tandis que Lumah lui sourit chaleureusement en retour... Et celle de Serpentard. Si la blondinette ne méséstimait vraiment aucune maison, celle-ci y faisait exception. Bien sûr, il y avait Edwin, Petite Étoile... Et Maxence, un des cousins d'Élicia, à la rigueur - mais elle préférait largement son frère Lyam, qui lui était à Poufsouffle ; Maxence lui faisit un peu peur, à vrai dire - dont elle appréciait la compagnie. Mais d'un autre côté, cette maison regroupait bon nombre de personnes qu'elle méprisait, craignait, comme Carry, William, Yesenia, Edmund... Et lui. Antonn.
Cela faisait maintenant six mois et quelques qu'ils avaient cessé de se parler ; six mois et quelques qu'elle ne lui avait plus adressé un mot, qu'elle l'évitait. Six mois et quelques qu'elle avait brisé le lien qu'ils avaient réussi à renouer, un lien qui datait de leurs années de primaire, qu'ils avaient alors scellé en une rose et un bracelet. Et plus le temps passait, plus ce regret, qui l'avait habitée depuis le tout départ, prenait de l'importance. Maintenant, néanmoins, il était bien trop tard pour faire machine arrière ; il lui en voulait sûrement à son tour, et il en avait parfaitement le droit, compte tenu de l'ignorance dans laquelle elle l'avait laissé. Alors elle ne pouvait que jeter des regards vers la table en espérant qu'il la regarde en retour, espérer qu'il vienne l'harceler, qu'il vienne la secouer, ou qu'Elicia le fasse, Emma, mais personne ne faisait rien, parce qu'ils la pensaient tous résolue.
Lumah fit la moue en voyant une fille lui adresser la parole. C'était une Serpentard aux cheveux blonds et dont le regard était le même que celui de Maxence ou d'Edmund - hautain -, qui était d'ailleurs venue chez elle durant l'été. Lexa, ou quelque chose comme ça... Elle en avait une assez mauvaise impression malgré les rares fois où elle lui avait parlé, à vrai dire, mais pour cause : celle-ci employait le terme « Sang-de-Bourbe » aussi souvent qu'elle ne respirait.
La petite déglutit soudain ; cette même fille la dévisageait en retour. Depuis quand la regardait-elle ? Avait-elle remarqué qu'elle regardait Antonn ? A cette pensée, sa gorge se ressera. Elle était dans la mouise.
N'hésite pas à me dire s'il faut que je change quelque chose !
Amé 19 ans promo 43, poufsouffle #4B004F
Never Together
Il fait froid. Pas seulement à cause cette température hivernale qui règne sur la Grande Salle en plein mois de janvier. Non, c’est cette atmosphère lugubre et froide. J’ai l’impression que personne ici ne ressent une once de chaleur en lui. Pourtant, les fêtes de fin d’années sont passées depuis quelques semaines, trois, si je ne me trompe pas. Nous sommes le dix-huit janvier, et un vent de peur et de froideur rôde sur nos têtes, attendant le premier fautif qui se retrouvera avec une épée de Damoclès en haut de la tête.
Moi, je pense que je ne crains rien, pour le moment du moins. Je suis à coté de la seule personne dans ce château qui me réchauffe le coeur. Mon meilleur ami, le seul d’ailleurs. J’ai sympathisée avec quelques personnes l’an dernier, comme Mary, à la rentrée, ou Malya, une de mes plus proches amies, qui est devenue l’inverse, finalement. Au final, je n’avais jamais eu qu'Antonn à mes cotés, le seul qui acceptait la personne que j’étais, qui est la personne que je suis. Celui qui est moi, mon âme-soeur. Mais seulement en amitié, évidement. Jamais je ne pourrais imaginer plus avec celui que je considère comme mon frère.
J’avale un bout de viande, tout en faisant une remarque sur ces sous-êtres que je hais tant. Je n’entrerais pas dans les détails, mais cela impliquait des Nés-Moldingues et leurs attardés de parents, ainsi qu’une brigade de sorciers compétents et intelligents, comme lui et moi. Je n’ose pas rire, de peur de briser ce morose silence de cathédrale. Cela m’évoque difficilement cette soirée glaciale de décembre, avec cette urne et ces quatre noms. La seule consolation que j’avais pue en tirer, c’était l’humiliation de ce partisan de la race inférieure qu’est celle des Sang-de-Bourbe, Kingson.
Quand je relève la tête face à moi, je sens deux yeux s’attarder sur la personne. Je cherche cette personne, et ne mets pas longtemps à croiser la paire d’yeux d’une blondasse Poufsouffle. Ah. C’est elle. Comment elle s’appelle, déjà ? Luna ? Lumah ? Je crois que c’est ça. Mère m’a trainée à un diner avec de vieux camarades scolaires, et cette fille faisaient partie des enfants des convives. De quoi je me rappelle de cette soirée ? Pas grand choses.
Je plante mes yeux dans les siens, attendant qu’elle baisse son regard. Quelle malpolitesse de me regarder ainsi alors que je ne lui ai rien fait ! C’est bien une Poufsouffle, c’est une évidence.
Moi, je pense que je ne crains rien, pour le moment du moins. Je suis à coté de la seule personne dans ce château qui me réchauffe le coeur. Mon meilleur ami, le seul d’ailleurs. J’ai sympathisée avec quelques personnes l’an dernier, comme Mary, à la rentrée, ou Malya, une de mes plus proches amies, qui est devenue l’inverse, finalement. Au final, je n’avais jamais eu qu'Antonn à mes cotés, le seul qui acceptait la personne que j’étais, qui est la personne que je suis. Celui qui est moi, mon âme-soeur. Mais seulement en amitié, évidement. Jamais je ne pourrais imaginer plus avec celui que je considère comme mon frère.
J’avale un bout de viande, tout en faisant une remarque sur ces sous-êtres que je hais tant. Je n’entrerais pas dans les détails, mais cela impliquait des Nés-Moldingues et leurs attardés de parents, ainsi qu’une brigade de sorciers compétents et intelligents, comme lui et moi. Je n’ose pas rire, de peur de briser ce morose silence de cathédrale. Cela m’évoque difficilement cette soirée glaciale de décembre, avec cette urne et ces quatre noms. La seule consolation que j’avais pue en tirer, c’était l’humiliation de ce partisan de la race inférieure qu’est celle des Sang-de-Bourbe, Kingson.
Quand je relève la tête face à moi, je sens deux yeux s’attarder sur la personne. Je cherche cette personne, et ne mets pas longtemps à croiser la paire d’yeux d’une blondasse Poufsouffle. Ah. C’est elle. Comment elle s’appelle, déjà ? Luna ? Lumah ? Je crois que c’est ça. Mère m’a trainée à un diner avec de vieux camarades scolaires, et cette fille faisaient partie des enfants des convives. De quoi je me rappelle de cette soirée ? Pas grand choses.
Je plante mes yeux dans les siens, attendant qu’elle baisse son regard. Quelle malpolitesse de me regarder ainsi alors que je ne lui ai rien fait ! C’est bien une Poufsouffle, c’est une évidence.
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis
Never Together
Lumah resta plantée à la fixer quelques secondes, ou minutes peut-être, incapable de détourner ses yeux de son visage - incapable de bouger, même, presque comme si la Vert et Argent l'avait pétrifiée rien qu'en se retournant, rien qu'en lui rendant son regard. De peur, peut-être ? Il était vrai que Lumah ne se sentait pas particulièrement à l'aise. Comment Antonn pouvait-il seulement valider ses propos - non, était-il d'accord avec les dires de Lexa, plutôt (elle se rappela presque aussitôt qu'il était le fondateur de la lam, et pas elle) ? Pour avoir une réponse à ces interrogations, elle aurait dû regarder le garçon, il était vrai, mais par lâcheté, elle s'était raccrochée à sa meilleure amie... Ce qui n'était certainement pas la plus brillante des idées qu'elle n'ait eu : maintenant, elle n'attendait plus qu'à savoir à quelle sauce elle allait être mangée. L'ignorerait-elle ? Quelle réaction adopterait-elle, et quel regard lui rendait-elle, là maintenant ; curieux, rempli d'animosité ? Elle appréhendait sa réaction, à vrai dire, n'étant pas convaincue que celle-ci la laisserait s'en tirer de cette manière. En même temps, elle n'attendait plus grand chose des Serpentard, hormi quelques exceptions, comme Antares, Edwin et Galvane. En dehors, elle avait tout de même eu des altercations avec Carry, William, Edmund, Yesenia... Elle pouvait les compter ses mauvaises rencontres sur tous les doigts de sa main, au grand minimum. Et c'était déjà beaucoup trop.
De plus en plus incommodée, la petite chercha simplement sa sacoche à tatons, sans détacher son regard, la saisit puis se leva brusquement, sans donner une explication à Elicia - tant pis, elle lui raconterai tout cela plus tard. Lumah réussit à jeter à Lexa un regard noir avant de se presser vers la sortie. Direction sa salle commune.
De plus en plus incommodée, la petite chercha simplement sa sacoche à tatons, sans détacher son regard, la saisit puis se leva brusquement, sans donner une explication à Elicia - tant pis, elle lui raconterai tout cela plus tard. Lumah réussit à jeter à Lexa un regard noir avant de se presser vers la sortie. Direction sa salle commune.
Amé 19 ans promo 43, poufsouffle #4B004F
Never Together
J’attends le moindre petit écart, le moindre faux pas qui me donnera l’occasion idéale de la coincer. Elle doit peut-être penser qu’elle vaut mieux que moi, avec sa maison super-parfaite, sa gentillesse super-parfaite, ses avis super-parfaits, son tout super-parfait. Tu ne vaux rien de plus que moi, petite garce. Pas besoin de me maudire sur les cinq prochaines générations.
Quand je la vois quitter sa table, je m’empresse de la suivre. Je suis certaine qu’Anton le remarque, et tout aussi certaine que je risque une conversation avec lui dès mon retour. Mais si je veux qu’elle me comprenne, il faut bien agir. C’est aujourd’hui que j’agis.
- Eh ! Lumah !
Je l’appelle et la rattrape sans même savoir ce que je vais lui dire. « Hey, salut ! Tu peux arrêter de bousiller le cerveau avec tes idées débiles ? »
C’est ça qui est débile. Tout ce que j'obtiendrais, c’est de perdre mon meilleur ami, de le voir aller se réfugier dans les bras de Lumah, et de passer pour la méchante. Mais qu’y a-t-il de mal à vouloir protéger son meilleur ami ? Tout comme moi, il sait que finir avec elle ne lui portera que des malheurs. Serait-il prêt à sacrifier sa famille et ses amis pour une fille qu’il fréquentera à peine six mois ?
Quand j’arrive à son niveau, je sors la première chose qui me vient en tête.
- On peut parler, juste deux minutes ?
Je suis un milliard de fois désolée pour cet immense retard, dis-moi si tu veux changer quelque chose
Quand je la vois quitter sa table, je m’empresse de la suivre. Je suis certaine qu’Anton le remarque, et tout aussi certaine que je risque une conversation avec lui dès mon retour. Mais si je veux qu’elle me comprenne, il faut bien agir. C’est aujourd’hui que j’agis.
- Eh ! Lumah !
Je l’appelle et la rattrape sans même savoir ce que je vais lui dire. « Hey, salut ! Tu peux arrêter de bousiller le cerveau avec tes idées débiles ? »
C’est ça qui est débile. Tout ce que j'obtiendrais, c’est de perdre mon meilleur ami, de le voir aller se réfugier dans les bras de Lumah, et de passer pour la méchante. Mais qu’y a-t-il de mal à vouloir protéger son meilleur ami ? Tout comme moi, il sait que finir avec elle ne lui portera que des malheurs. Serait-il prêt à sacrifier sa famille et ses amis pour une fille qu’il fréquentera à peine six mois ?
Quand j’arrive à son niveau, je sors la première chose qui me vient en tête.
- On peut parler, juste deux minutes ?
Je suis un milliard de fois désolée pour cet immense retard, dis-moi si tu veux changer quelque chose
Couleur RP : #274e13
5ème année [48-49] - filière sciences
Lexa Queen, ou le trèfle à 4 feuilles vivant de Maiy Lewis