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5 mai 2046
@Filobert Ragan
@Filobert Ragan
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𝓒e matin, je m'étais levée de bonne humeur et j'étais pleine d'énergie dès le réveil. Une chose rare. Très rare même car j'adore faire la grasse mâtiné et je rouchonne toujours un peu le matin quand je dois me lever. Quitter le monde des rêves pour partir dans la vrai vie. A tout prendre, je préférerai aller me recoucher. Pas que je n'aime pas la vie, non, elle est super, merveilleuse et plein de rebondissement. Mais je préfère rêver, imaginer inventer. Chose que je fais très bien, sans vouloir me vanter. Donc, pour en revenir à ce matin, car je m'égare un tout petit peu là. Je m'étais habillée, coiffée, j'avais pris mon petit déjeuner dans la grande salle entourer de mes amis de Gryffondor et d'autre maison. J'avais bien rigoler comme tout les matins. Tant mieux car, sans ça, je ne pense pas que j'aurais le courage d'aller en cours. J'aurais tellement aimée aller travailler seulement quand je le voulais... Je m'égare encore un peu du sujet initiale. J'avais eus une journée normal. J'avais été en cours d'histoire de la magie et j'avais ressemblée toute mes force pour ne pas décrocher du cours. Je n'aimais pas cette matière. Là-bas, on ne peut pas utiliser sa baguette magique donc pas de pratique. De plus, cela me rappelais trop les cours Moldu. Ennuyant, trop simple. Les cours d'histoire de la magie sont loin d'être simple à mes yeux, mais quand j'étais encore en primaire dans l'école de Derby, je m'ennuyais beaucoup en classe car les travaux que nous devions effectuer était beaucoup trop simple pour moi.
Après le cours d'histoire, je m'étais à moitié perdu dans les couloirs, une habitude chez moi quand je rêvasse en marchant où que je suis stresser. Heureusement que Mya Agreste, une Gryffondor de première année, m'avais aidée en décembre à faire un plan du château car sinon, je serais encore perdu à l'heure qu'il ai !
Bon, vous devez vous demandez où je suis maintenant, je me trompe ? He bien, je suis dans la bibliothèque. Je fini un devoir de potion. Il était très simple, d'ailleurs, je l'ai presque fini. Le seul problème, c'est que j'ai emmenée avec moi un livre de poésie Moldu : Les contemplations de Victor Hugo. Gros, que dit-je terrible erreur ! J'étais sensée finir mon devoir et me voilà assise à une table, mon devoir presque fini, mais mon livre juste au dessus. Mes yeux cours sur les pages à une vitesse. J'adore ce poète. Il écrit tellement bien. Quand je lis ses poèmes, toutes ls images me viennent en tête. Je suis transportée dans un autre monde, plein de beauté de de métaphore.
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Filobert se faisait souvent des idées. Le matin au saut du lit, il voulait se rassurer sur sa journée, se dire qu'elle allait bien se dérouler, sans accrocs, et dès qu'il sentit l'image de la jeune fille qui l'avait tant impressionnée à la lueur des étoiles, il se forgea une conviction nouvelle: cette Gryffondor ne l'intéressait pas ! Et c'est tout content de son nouveau passeport pour la tranquillité qu'il se lava, s'habilla et décida, puisqu'il avait maintenant les idées claires et le cœur libre, d'aller à la bibliothèque chercher un ouvrage qui parlerait du sortilège de séduction dont il est toujours à ce jour une des victimes ! Cela faisait longtemps qu'il pensait le faire. Il avait peur. De découvrir qu'il ne pourrait jamais sans débarrasser ! Que cette fille affreuse, dont-il-n'osait-pas-prononcer -le-nom, le hante toute sa vie ! Il était totalement absorbé dans ses réflexions quand il entra dans l'immense bibliothèque, en parcourant surtout les rayons où il ne risquait pas de trouver le livre !
Et puis tout s'est écroulé.
Il y avait là le flamboiement d'une étoile. Celui qu'il voulait oublier. Et qui en une fraction de seconde illumina son esprit: les longs cheveux roux, en vagues, totalement libres. Gabrielle, assise, de dos, ce ne pouvait être qu'elle. C'était elle. il sentait une attraction électrique. Il n'arrivait plus à la détacher de son regard. Tout s'effaçait. Ne restait que ce coucher de soleil. Et comme elle était légèrement de côté, il pouvait voir ses longues jambes fines, aves ses deux pieds l'un sur l'autre. C'était la première fois qu'il regardait une fille comme ça. Il se dit: c'est une merveille. Et puis rougit tout seul. Il ne comprenait pas bien ce qui se passait. Il vit qu'elle faisait un devoir, et qu'elle avait négligemment posé un livre juste à côté d'elle. Et c'est ce qui lui permit de sortir de cette espèce de paralysie qui le prenait, de la voir si près. La peur de l'aborder fut remplacée par le projet d'aller voir doucement quel est ce livre, puis de lire, espérant y trouver des clés pour la comprendre.
A pas de loups, il fit un cercle, pour approcher, caché derrière un rayonnage de livres, au plus près. Il avait aussi une frousse bleue de voir un garçon s'asseoir avec elle, et qu'elle semble heureux avec lui ! Et donc il se dépêchait. Dans sa tête, le plan était de voir l'auteur, le titre, et de filer au plus vite !
il y était. Un regard, un autre, c'est bon ! Les contemplations. De Victor Hugo. Celui de Notre Dame, de cette grande dame de pierre. Cette fille est vraiment exceptionnelle. Il n'aurait jamais imaginé... Mais point de sensiblerie ! Il faut passer à la deuxième phase. Fuir.
Et tout cale. Ses jambes refusent. Ses yeux se sont déportés, vers elle. Elle est toute attentive devant sa page. Il ne risque rien. Il adore le teint de sa peau, presque blanche. Cela lui rappelle leur première rencontre, la pénombre lunaire de la fin de soirée, et...ce moment... où sa nuque était toute proche...
Et là il chancelle, ses jambes ne le portent plus, il panique, et pour rétablir son équilibre, il doit faire un pas en avant, un pas de trop qui le sort de l'ombre, puis un deuxième qui le pousse encore plus, jusqu'à la table où il doit s'appuyer pour ne pas tomber ! La table a un petit bruit sourd.
Non ! Si.
Elle le regarde. Etonnée, avec peut-être une petite chose en plus...
@Gabrielle Gray
Et puis tout s'est écroulé.
Il y avait là le flamboiement d'une étoile. Celui qu'il voulait oublier. Et qui en une fraction de seconde illumina son esprit: les longs cheveux roux, en vagues, totalement libres. Gabrielle, assise, de dos, ce ne pouvait être qu'elle. C'était elle. il sentait une attraction électrique. Il n'arrivait plus à la détacher de son regard. Tout s'effaçait. Ne restait que ce coucher de soleil. Et comme elle était légèrement de côté, il pouvait voir ses longues jambes fines, aves ses deux pieds l'un sur l'autre. C'était la première fois qu'il regardait une fille comme ça. Il se dit: c'est une merveille. Et puis rougit tout seul. Il ne comprenait pas bien ce qui se passait. Il vit qu'elle faisait un devoir, et qu'elle avait négligemment posé un livre juste à côté d'elle. Et c'est ce qui lui permit de sortir de cette espèce de paralysie qui le prenait, de la voir si près. La peur de l'aborder fut remplacée par le projet d'aller voir doucement quel est ce livre, puis de lire, espérant y trouver des clés pour la comprendre.
A pas de loups, il fit un cercle, pour approcher, caché derrière un rayonnage de livres, au plus près. Il avait aussi une frousse bleue de voir un garçon s'asseoir avec elle, et qu'elle semble heureux avec lui ! Et donc il se dépêchait. Dans sa tête, le plan était de voir l'auteur, le titre, et de filer au plus vite !
il y était. Un regard, un autre, c'est bon ! Les contemplations. De Victor Hugo. Celui de Notre Dame, de cette grande dame de pierre. Cette fille est vraiment exceptionnelle. Il n'aurait jamais imaginé... Mais point de sensiblerie ! Il faut passer à la deuxième phase. Fuir.
Et tout cale. Ses jambes refusent. Ses yeux se sont déportés, vers elle. Elle est toute attentive devant sa page. Il ne risque rien. Il adore le teint de sa peau, presque blanche. Cela lui rappelle leur première rencontre, la pénombre lunaire de la fin de soirée, et...ce moment... où sa nuque était toute proche...
Et là il chancelle, ses jambes ne le portent plus, il panique, et pour rétablir son équilibre, il doit faire un pas en avant, un pas de trop qui le sort de l'ombre, puis un deuxième qui le pousse encore plus, jusqu'à la table où il doit s'appuyer pour ne pas tomber ! La table a un petit bruit sourd.
Non ! Si.
Elle le regarde. Etonnée, avec peut-être une petite chose en plus...
@Gabrielle Gray
"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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@Filobert Ragan
𝒥'aimais beaucoup Victor Hugo. Pas spécialement le personnage, mais ses poèmes sont magnifique. Autant d'émotion regrouper sur une simple feuille de papier blanche, c'est tout simplement magique. Je ne sais pas comment Victor Hugo à fait pour coucher sur du papier ses sentiments, ses émotions les plus intimes, les plus fortes. Moi, j'en serai totalement incapable. Quand on observe ses poèmes de plus près, on se rend compte que le moindre mot, la moindre virgule, la moindre syllabes n'est pas mis à un endroit précis au hasard. Tout à un sens logique d'une tel façon que si l'on échangeait de mot de place, le poème ne serait plus du tout le même. A chaque fois que mes yeux passaient sur un mot, une image apparaissait dans ma tête pour recréer l'histoire que nous contait le poète. Mes yeux courent, volent sur le papier et comme dirait Victor Hugo, sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit . C'était bien vrai. Je ne faisais plus attention à rien. J'étais presque à oublier où je me trouvais en se moment et qui j'étais. Les mots semblaient partir dans une danse folle. Danse que je ne pouvais pas quitter. Alors que je lisais tranquillement, quelque chose heurta ma table. Je fis un de ces sauts ! J'avais eus très peur ! Comme j'étais plongée dans ma lecture, je n'avais pas fait attention à ce qui se passaient autour de moi, donc j'avais été vraiment très surprise. Après avoir repris mes esprits, je regardais la chose, ou plutôt devrais-je dire la personne qui avait heurter ma table.
J'aurais reconnu ces cheveux brun, un peu ébouriffé entre mille. Ces yeux si semblable et pourtant si différent. L'un, vert et brillant comme une forêt tropicale et l'autre, bleu, bleu bleu brillant. Comme...Un ciel étoilé. Filobert Ragan se trouvait juste en face de moi, à quelques centimètres de moi. Les souvenirs de cette fameuse soirée me revinrent en tête. Les étoiles filantes, la poésie, son souffle chaud dans mon oreille, ses mèche de cheveux rebelle me caressant doucement le visage tel de petites plumes... Je me sentis rougir rien qu'en pensant à cela. Mais enfin, il fallait que je me ressaisissent ! Filobert était mon ami, et on ne pense pas cela d'un ami. Un ami qui aime la poésie. D'une gentillesse inégalable. Oui mais c'est un ami et je ne pense pas que lui pense à moi de cet façon.
Par je ne sais quel moyen, je sortis de mon flash-back et je me retrouvais assise à une table, Filobert, les main sur cette même table, comme s'il était tombé. Je lui demandais, en chuchotant et très inquiète :
-Filobert ! Ca va ? Tu ne t'es pas fait trop mal ? Tu as besoin d'aller à l'infirmerie ?
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@Gabrielle Gray
Elle me regardait.
J'ai eu peur de tomber une seconde fois. Non pas que je sois faible, ou simplement peureux. C'est le flot d'émotions. Les vagues. La première me couvre déjà que la seconde arrive, je chancelle une demi-seconde, emporté par des désirs fulgurants, de me précipiter pour la prendre dans mes bras, de saisir sa main, de caresser ses longs cheveux, ou de frotter mon nez contre le sien, fin et légèrement retroussé, car je peux instantanément être tout contre elle en pensée, ou me focaliser sur un peu de son visage, parce que la regarder, la voir dans ses petits mouvements, sa façon de passer sa main dans ses cheveux ou simplement ses longs doigts qui reprennent son stylo, cela me fait douter de tout, alors me concentrant sur une infime partie, c'est plus facile, moins dangereux surtout, car là je manque de tomber, fracassé par la belle inconnue.
Et la couronne de cet instant, son moment féérique, qui me fait croire que je suis dans une salle du trône, ou dans le salon de réception d'un château royal, face à une princesse cachée de tous, et que par magie je sois seul à pouvoir voir, à entendre, dont l'image me parvient, sortant du fond des temps, de loin en loin passant par toute sa généalogie, ses oncles conquérants, son père pacificateur, pour finalement aboutir à elle, c'est sa voix.
Vibrante. Une fleuraison. Comme si l'air, simple réceptacle empêtré dans le fracas du monde, s'ouvrait à la poésie, car c'était un filet d'eau coulant des rochers, un son pur, simple, dénué de malices, avec un fond de tendresse, d'attentions à un ami, à qui l'on veut jusque dans les modulations de ses mots, lui dire qu'il est important, et qu'on le veut heureux.
-Filobert ! Ca va ? Tu ne t'es pas fait trop mal ? Tu as besoin d'aller à l'infirmerie ?
Avec tellement de sollicitude qu'il en était ému. Et comme c'était un grand romantique, il arrivait aussi à en être déçu. Il ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'elle ne faisait pas à ses instants: lui prendre la main, l'amener contre elle, lui caresser le visage pour le consoler. Des pensées stupides. Il devait vite les chasser. Prendre une attitude amicale, être heureux de la voir, lui montrer qu'il était surpris et joyeux d'être en sa présence. Et d'abord la rassurer.
Gabrielle ! Ne t'en fais pas... (et là, l'incorrigible Filobert ne pu s'empêcher de dire très bas: mon étoile... ce qui laissa un petit silence flotter dans l'air), je vais bien, pas de mal ! Je cherchais un livre, rapport à ce sortilège dont je t'ai parlé (il avait besoin de justifier de sa présence, sauf qu'il se rendit compte qu'il était dans le rayon... de l'histoire des Moldus !), enfin je suis curieux, je vais un peu partout..
Elle eut un petit sourire. Et lui aussi. Et à nouveau survint un beau silence entre les deux, où chacun mettait tout ce qu'il ne pouvait pas dire...
Et tout devenait à nouveau possible, il le sentait. Alors il osa lui dire:
Je peux m'asseoir près de toi ? Tu fais un devoir je vois ? Et ho ! Victor Hugo ! Un monde dans un livre, à chaque fois !
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@Filobert Ragan
𝓐ussi étrange que cela puisse paraitre, j'avais peur pour Filobert. C'était la première fois que j'avais peur pour une personne qui ne partage pas le même sang que moi. Avec ma famille, je suis toujours sur le qui-vive. A guetter le moindre mouvement extérieur, la moindre anomalie. C'est une peur constante. La peur de la revoir un jour débarquer avec ses yeux glaçant et son sourire malicieux qui fait froid dans le dos. Elle qui a détruit ma vie petit bout par petit bout, elle qui m'a pris une des seule chose qui me comprenait bien et m'appréciait malgré mon comportement.
Avant, je n'étais pas du tout la même.
Jamais un sourire, toujours de la haine, des regards noirs. Je ne voulais être amie avec personne et personne ne voulais de moi. Tant mieux. Je détestais les gens. Mis à par ma famille, qui était toujours la pour moi. Avec elle, il était facile de me faire sourire, de me redonner de la joie. Quand je pense à toutes les personnes qui voulaient devenir ami avec moi mais que j'ai envoyer bouler... Ca me dépasse. Comment ai-je pu être aussi horrible ? Maintenant, je m'en mort des doigts.
Heureusement que j'ai changée. Maintenant, je me fait facilement des amis et mes sourires sont vrai, pas artificiel. J'étais heureuse, maintenant.
Sans même le vouloir, une petite voix dans ma tête me chuchota quelques mots qui me firent frissonner Il n'empêche que Clara est toujours en vie... Je secouai la tête pour chasser cette horrible pensée. Non, non, non. De toute façon, elle n'oserait pas revenir comme si ne rien était. Alors pourquoi es-tu toujours sur le qui-vive ?
Oui, c'est vrai. Cette voix avait raison. Mais qu'est ce qui me prend de pensée à ça ?! En plein milieu de la bibliothèque ? Avec Filobert juste à côté de moi ?Il faut que je me ressaisissent et que je me concentre. Filobert était tombé et moi, je rêvasse. Non mais je te jure...
D'après mon ami, il allait bien. Il me dit de ne pas m'en faire et, il murmura quelque chose. Mais il le dit tellement doucement que mes oreilles ne purent capter les moindres paroles. Juste un petit bourdonnement discret. Je n'allais pas lui demander de répéter, ça aurait été un petit peu déplacer je trouve. Filobert cherchait un livre sur le sortilège dont il m'avait parler. Un livre sur les sortilèges. Dans le rayon Moldus. Je ne pu m'empêcher de sourire face à cette erreur. Il dût se rendre compte de son erreur car il rajouta qu'il aimait bien se balader. Il y eut un petit silence, puis il me demanda s'il pouvait s'assoir à côté de moi. Chose que j'accepta avec plaisir. Il avait remarqué que je faisais un devoir. Enfin, que j'étais sensé le faire, bien sûr. Il remarqua le livre semblait surpris.
-Oui, lui répondis-je, Comment tu le sais, j'adore la poésie !
Il y eut un petit silence puis je lui dit :
- Si tu veux, je peux t'aider à chercher un livre sur les sortilèges. J'aime beaucoup cette matière alors souvent je cherche des livres sur les sorts.
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@Gabrielle Gray
Il s'assit près d'elle. De suite, cette attirance le reprit. De la sentir là, de l'observer. En quelques secondes, il avait l'impression qu'elle passait par un arc-en-ciel d'émotions. La peur, la colère, le dépit, la joie, la délivrance... Un catalogue d'émotions, qui pouvaient la traverser, défilant les unes après les autres, lui donnant chaque fois une couleur particulière. Il vit un regard noir qui plongeait dans le passé, une lueur d'inquiétude dont il semblait être la raison, un soulagement orange, qui faisait penser à une nouvelle vie. A chaque fois son visage devenait un autre paysage, et lui les goûtait, un à un. Tout ce qui venait d'elle était pour lui source de pensées, d'interrogations, et... ailleurs, loin en lui, il y avait ce bizarre réservoir qui se remplissait, qu'il contenait encore comme un barrage le fait des tonnes d'eau qui le poussent, une eau précieuse, née un soir d'étoiles, et qu'il avait de plus en plus de mal à dissimuler.
Il avait peur qu'elle le voit si attentif, si proche d'elle. il aimait son regard, vif et accrocheur, qui quand il allait d'un point à l'autre, lui zébrait le cœur.
Pendant ces quelques secondes, il sut une chose: elle semblait revenir de loin. Et parfois elle y retournait, dans ce monde ancien, qui il l'espérait un jour lui serait ouvert. Il voulait tout savoir d'elle. C'était une nécessité, autant que de devoir manger, ou boire. Tellement fort que cela lui faisait peur. Ce n'était pas de la curiosité. C'était... Non ! Pas le moment. Elle est là, le traite comme un ami, et lui s'est montré à elle comme par hasard, il s'agit juste d'une rencontre fortuite. S'en tenir à cela. Qu'elle ne fuie pas. Qu'elle ne passe pas entre ses doigts parce qu'il a voulu trop vite la saisir, l'avoir à lui.
Heureusement, elle parla enfin, lui demanda s'il souhaitait qu'elle l'aide, pour cette fameuse recherche sur son sortilège... il ne le voulait pas. Et ce n'était pas logique, il le sentait bien. Pourquoi voulait-il éviter qu'elle entre dans cette partie sombre de sa vie à lui ? Trop tôt ? Trop tard ? Le temps est un vagabond qui aime changer de chemins, nous mettre dans de sales draps, nous placer devant des croisements impossibles... ici se croisaient l'amitié et l'amour, la complicité ou l'abandon, la joie ou le bonheur. Ici allait se décider deux destins. Et comme beaucoup d'hommes, Filobert n'avait qu'une idée: gagner un peu de temps, mais aussi de légèreté, reporter à plus tard ce qui gonflait son cœur.
C'est à cet instant précis qu'il sut exactement ce qu'il allait faire. Comment il allait plonger dans le ciel, pour décrocher une étoile.
Ce n'était pas encore le moment.
Elle venait de lui proposer son aide. Et lui ne regardait que sa bouche, son inclinaison, sa petite courbe. C'est un rêveur... qui se laisse dépasser parfois, comme à cet instant, fasciné par les deux lèvres qu'il vient de voir bouger...
Parle encore...
Et hop ! La gaffe! Il rougit instantanément, et de suite, parle, parle, pour effacer un demi-aveu, qu'il la regarde, qu'il la trouve à son goût...
Non laisse ! J'ai trouvé déjà pas mal de choses, et avec toi, cela me plait plus de quitter tout cela, de m'évader ! Est-ce que toi tu écris ? Est-ce que tu aimes imaginer des mondes ? Ou tu dessines, tu chantes, tu danses ? J'ai envie de connaître tout le beau que tu sors de toi...
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@Filobert Ragan
𝐸n attendant la réponse de Filobert, je continuais mon devoir de potion. Il fallait que je le finissent vite si je voulais parler avec Filobert. Sa venu n'était pas prévu et j'avais envie d'en profité. Je ne pu m'empêcher de penser à Filobert pendant que je remplissais mon devoir. Sous les étoiles, j'avais fait une gaffe et il était parti. Je ne faisais pas assez attention à ce que je disais et cela pouvais blesser ou mettre mal à l'aise mon interlocuteur. Sur le coup, quand les paroles sortent, je ne m'en rend pas compte. Je ne mesure pas l'embleur que mes mots peuvent avoir sur les gens. C'est seulement quelques petites secondes après que je me rend compte que j'ai sortie quelque chose qu'il ne fallait pas. Et je m'en veux énormément. Je ne fais pas assez attention et après je m'en mort les doigts. Faire un peu plus attention au autre. Une chose que je dois faire. Tout à coup, Filobert parla. Il n'exprima que deux mots seulement, mais ces deux petites mots eurent le don de me faire tourner la tête :
-Parle encore...
Je sentis le sang me monter aux joies et je perdis le contrôle. Aucune personne, je veux dire aucun garçon car, dans le dortoir des filles, je parle souvent. J'en vint à pensée pendant un cours instant à Evie Parkson. Une fille très gentille, une qualité remarquable, que j'adore mais parfois un peu manipulatrice, chose que ne n'apprécie pas vraiment. Après, je ne la connais pas beaucoup, alors je ne peux pas vraiment la juger.
Bon, je m'égare beaucoup, là.
Mes joues s'enflamme et mon cœur commence à battre tellement vite que j'ai peur que Filobert l'entende ou que ce petit organe explose. J'aurais voulus parlée, m'exprimée comme il me la demander mais une boule imaginaire m'empêche de faire le moindre son. J'ouvre juste la bouche comme une carpe hors de l'eau mais aucun son ne souhaite sortir. Je dois avoir un de ses tête.
Je n'étais pas la seule, à être rouge comme une pivoine, Filobert était devenu écarlate. Il se repris presque instantanément en me disant que ma proposition était très gentille, mais qu'il avait déjà tout ce qui lui fallait. Il me demanda si j'écrivais, si j'aimais imaginer des mondes ou encore dessiner, chanter, tu danser... Il me dit vouloir tout savoir du beau qui sortait de moi.
Nouveau épisode de joues rouges. Je tentais de répondre à sa question avec le plus de sobriété possible. Je n'étais bien sûr pas ivre, mais mon cerveau était tellement ailleurs, que j'aurais pu sortir n'importe quoi. De plus, je bafouillais sans raison vraiment valable :
-Oh, heu, oui, j'écris parfois et j'adore imaginée des mondes. Je ne suis pas vraiment douée en dessin. Je me débrouille pas trop mal en chant et j'aime bien la danse.
Cette fois-ci, je ne lui demandai pas et toi ? pour ne pas le gêner. Mais je le pensais très très fort.
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@Gabrielle Gray
Filobert ne comprenait pas pourquoi elle rougissait. Deux fois. Il ne pouvait imaginer qu'il puisse susciter la moindre émotion. Alors il se disait qu'elle était gênée, ou même qu'il l'avait distraite d'une activité importante, et qu'elle n'osait pas lui dire de s'en aller.
Malgré tout, elle avait répondu à sa question sur ses activités. Mais de façon tellement courte, gênée aussi, comme si elle voulait se débarrasser de lui. Et surtout, après, le silence. Il s'attendait évidemment à ce qu'elle lui pose la même question. Il brûlait d'entendre cette question. Cela lui venait de loi, cette attente. Que quelqu'un lui demande ce qu'était sa flamme, ce qui enflammait sa vie. Ses parents ne s'étaient jamais intéressé à ses passions. Ni personne d'autres. Il gardait ce feu en lui, comme on garde un feu de camp, pendant la nuit, pour le retrouver au petit jour et pouvoir y chauffer l'eau du thé ou du café. Les braises, il les avait senties se raviver, l'autre fois, sous le ciel étoilé. La voix de Gabrielle (en fait en lui la petite voix disait "mon étoile") avait soufflé sur elles, et...non... il ne voulait pas se dire cela... mais cela venait...il le repoussa encore... et puis les mots traversèrent toutes les barricades... et il fut obligé de les entendre, d'entendre très bas, comme une brise pâle qui a eut hâte de quitter la mer, et qui vient dans un dernier souffle:.... "tu te consumes pour elle....".
Mais rien. Elle le regarde en silence. Les braises s'éteignent, faute d'air. C'est comme si son corps entier s'asphyxiait lentement. Dans quelques secondes, il ne pourra plus parler. Ou dire tout de suite, ou se taire à jamais. Son pauvre cerveau dans ces cas-là ne lui rend pas service. Il va trouver tout ce qu'il faut pour le paralyser. Et là il lui montre, lui rappelle, que Gabrielle tout en l'écoutant continuait son devoir. Preuve implacable. Filobert gèle. Des pieds à la tête. Tous feux éteints. De glace. Sans rien pouvoir dire, ou faire.
Et pour couronner le tout se déclenche la procédure de sécurité, comme chaque fois qu'il a perdu pieds, quand le monde devient une banquise, que tout se dépeuple: la fuite. C'est un domaine qu'il connait bien. Il a de multiples plans. Malheureusement ici, c'est la panique. Déjà quelques secondes de passées, et la gêne augmente entre les deux, elle son stylo à la main, prête à continuer son devoir, et lui assis sans rien oser faire de ses mains, de son regard, inutilement là !
Il se lève (une manière de gagner du temps), prend un air soucieux, regarde à gauche à droite (il cherche un échappatoire, quelqu'un, quelque chose, qui puisse l'emporter loin d'ici, sûr que si c'était permis, il se serait envolé sur son balai !).
Alors. La première chose qui lui passe par la tête, il l'a dit:
J'ai oublié quelque chose. D'important.
Et alors qu'elle le regarde, étonnée:
Un rendez-vous ! Je vais être en retard !
Et puis tombe sur lui un océan de tristesse, sous forme de petites gouttes glacées, une pluie intérieure, qui le rend tout transi de froid, comme s'il venait de lui-même déclencher une averse en lui, et cela devient lourd, lourd... Il est trempé de doutes, assailli de questions...
Il s'écroule à nouveau sur la chaise. Se trouve moche, bizarre, ennuyeux. il est horrifié à l'idée qu'elle est là, qu'elle a vu toute la scène. Il n'a aucune explication. La seule qui existe: c'est lui !
Alors il se reprend. Se dit que c'est fichu, de toute façon. Il n'ose pas la regarder, pour la rêver plus encore. Il pose ses yeux sur la feuille, le devoir... et voilà qu'il se met à aimer les mots, les lettres, parce qu'elle les a tracées... Alors à bout de souffle, proche du SOS, terrassé par ses démons, il imagine un chemin pour atteindre la main de son étoile, pour pouvoir au moins l'effleurer, sans lui faire peur.
Ah mais attend ! Je peux peut-être t'aider ?
Et sa main s'empare du stylo, mais très lentement, en touchant ses doigts à elle, en les caressant pour l'atteindre, et appuyant dessus, l'enlever de sa main. Qui reste dans le vide.
Il a juste le temps de se dire: "quel garçon bizarre je suis"...
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@Filobert Ragan
𝓕ranchement, là, je ne savais plus du tout où me mettre. Filobert semblait attendre avec impatience que je lui demande quels étaient ses activités favorites mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Bien sûr un simple petit et toi ? aurait suffit mais comment me comporter ? La dernière fois que j'avais prononcée mots, il avait été très mal à l'aise et était parti. Je ne voulais surtout pas qu'il parte, je veux qu'il reste ! Tout un tas de pensées, d'idée me passe par la tête à une tel vitesse que je n'ai même pas le temps d'en comprendre la moitié. Que faire ? Lui demander ses passions ? Et s'il partait juste après que j'ai ouvert la bouche ? Ne rien dire ? Il va sans doute pensée que je ne m'intéresse pas à lui alors que c'est faux, totalement faux je l'ai...Non, stop. Arrête de dire n'importe quoi. Je ne connais rien à l'amour, je n'ai jamais aimer quelqu'un d'un amour individuel comme cela, je ne peux donc pas dire que c'est de l'amour. Enfin, je crois ? A force de pensées à tout et n'importe quoi, je perdis un temps précieux et Filobert se lève de sa chaise, près a partir à toutes jambes. Et la, je me dit que j'ai encore fait une gaffe et que je suis nul. Archi nul. Terriblement nul. Filobert regarde à gauche et à droite, à la recherche de quelqu'un ou quelque chose. Je le comprend, à sa place, je serais déjà parti depuis longtemps. Il veut s'échapper. Et même si ça fait très mal, que je voudrais le retenir et le serrer dans mes bras pour lui dire que je suis désolée d'être aussi nul, je n'en fis rien. Encore un fois. Je ne voulais pas le gêner. Mais au fond, c'est surtout car je ne sais pas vraiment qui il est pour moi. Un ami, déjà, c'est sûr, mais avez-vous déjà voulus voir votre ami tout les jours ? Toutes les heures ? Toutes les minutes ? Y pensez-vous toute la nuit sans arriver à trouver le sommeil ? Froncez-vous les sourcils en l'imaginant au bras d'une autre fille, plus belle, plus gentille, beaucoup mieux que vous ? Je ne crois pas, non. Le mot ami n'est pas assez fort. Et comme je ne comprend pas encore bien le mot amour, je ne peux pas me baser sur ça.
Filobert me dit qu'il a quelque chose d'important de prévu. Un rendez-vous. Et que s'il reste là, il va être en retard. Voilà comment ça se termine. Comme la dernière fois. Parce que je ne sais jamais quoi faire, ni quand je dois le faire. Soudain, Filobert s'écroule sur la chaise. Je panique. Il est peut-être malade ! J'oublie tout ce que je m'étais dit avant et me fixe sur lui. Sur ses beau yeux.
Il jette un regard sur mon devoir que je n'ai toujours pas fini et me dit qu'il peut m'aider si je le souhaite. Il n'avait pas un rendez-vous important ? Enfin, ça ne doit pas être trop grave.
Je ne lui répond pas tout de suite et m'approche de lui doucement. Quand j'arrive à quelques centimètres de son beau visage, je soulève doucement ma main pour la poser sur son front.
Déjà qu'il arrive en tombant, et que là, il s'écroule sur sa chaise, j'ai vraiment peur qu'il soit malade. Je murmure doucement dans son oreille :
-Si tu n'es pas trop fatiguer, j'accepte ton aide.
• Couleur RP : #400000 • Rédactrice • 3ème année RP • 12 ans •
Une nouvelle page s'écrit...
@Gabrielle Gray
Ƈe fut un des plus beaux moments de la vie de Filobert... Alors qu'il était au bout du bout, tombant sur la chaise, commençant à faire n'importe quoi, à ne plus savoir où il était, Gabrielle fit exactement ce qu'il fallait pour que tout devienne plus lumineux entre eux.
Sa main se posa sur son front. Comme pour lui dire: "ne t'en fais pas, je suis là", avec une telle douceur, un tel naturel, qu'il en resta ébloui, n'ayant jamais connu cela, et étonné aussi de l'audace de cette fille qu'il connaissait depuis peu. Et comment pouvait-elle savoir que ce geste était le bon ? Qu'elle le libèrerait de sa timidité, de toutes ses peurs ? Et il n'osa imaginer ce qui se serait passé si sa main avait caressé son visage, il serait rentré dans un autre monde, qui lui semblait infini, lointain et inatteignable. Et pourtant il le sentait tout proche, et la main sur son front insistait un peu, pendant que son visage se rapprocha, à le toucher, et qu'elle lui murmura à l'oreille:
Si tu n'es pas trop fatigué, j'accepte ton aide...
Elle aurait pu le dire de loin, sur un ton habituel, comme on le ferait avec un camarade. C'était banal comme phrase, et pourtant cela devenait extraordinaire, dit tout bas, au creux de son oreille, comme un aveu, comme si elle avouait qu'elle avait envie qu'il reste, qu'il soit près d'elle, qu'ils ne se quittent pas. En tout cas, c'est ce que Filobert voulait croire. Il le pensait de toutes ses forces. Il le voulait de tout son cœur. Maintenant qu'elle s'était écartée à nouveau, Il savourait de la regarder, de voir son sourire, de découvrir un peu de sa tendresse pour lui... Quel magnifique silence, dans cette bibliothèque. Une petite dizaine de lecteurs seulement. Des livres partout, qui semblaient leur tenir chauds, à tous les deux, faire une barrière d'avec le monde, les difficultés, les peurs, tout ce qui pouvaient les séparer.
Il vécurent une pleine heure de complicité. Le devoir n'était pas facile, il s'agissait de trouver toutes les manières d'ensorceler les citrouilles ! Il y en avait des centaines pourtant. Mais il fallait sélectionner toutes celles qui pouvaient d'une manière ou d'une autre faire peur ou provoquer une réaction défensive. Nous nous sommes imaginés ce que nous utiliserions pour chacun des professeurs ! Et aussi pour quelques élèves ! Un des sorts les plus méconnus, le "rata rata" (ainsi surnommé car très difficile à réaliser et donc très souvent raté) consistait en un coup de baguette et deux trois incantations (malheureusement en vieux celtique, qui est difficile à prononcer, surtout le "sh", qui ressemble à un vent très puissant, qui passerait entre les fentes d'une porte), et produisait un effet absolument sidérant, puisque la citrouille prenait l'apparence de la victime, plus vieille de trente ans ! A tous les âges, l'effet était garanti, et nous nous demandions ce que cela donnerait sur notre vieux professeur, qu'il semblait impossible de pouvoir vieillir encore.
De chouettes moments ! Et que nous aurions voulus sans fin.... et la fin approchait... J'avais mon cours dans quelques minutes, et Gabrielle aussi, mais pas le même !
"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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