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@Filobert Ragan


𝓟ourquoi avais-je fait ce geste ? Je ne sais pas. Pourquoi avais-je murmurer ces paroles dans son oreille ? Je ne le sais pas non plus. La dernière fois, c'était lui qui avait soufflé des mots à mon oreille, les rôles s'inverse, aujourd'hui. Aussi étrange que cela puisse paraitre, je n'étais pas aussi gêner que je l'aurais pensée. Avec Filobert, je me sentais bien et ce genre de chose semblait venir toute seule. Avec une autre personne que Filobert, ma main ne se serais sans doute jamais mise sur son front et ma bouche n'aurait pas chuchoter de mot à son oreille. Je me rendis compte que, Filobert était vraiment très important pour moi.
Le temps semblait suspendu. J'avais peur d'avoir encore fait quelque chose qu'il ne fallait pas, j'avais peur qu'il me reproche se contacte, qu'il fuit. Pourtant, il resta là, devant moi, à me regarder comme personne ne m'avais jamais regarder. Je n'aurais su dire comment, mais je me sentais importante à ses yeux. J'avais peur qu'il parte, qu'il me file entre les mains. Je pense que c'est pour cela que j'ai fait ça. Et aussi car une force mystérieuse me poussais vers lui et ses yeux étoilé. En le regardant mieux, je vis que ses beau yeux brillaient encore plus qu'un ciel étoilé. On aurait dit une étoile. Mon Etoile. Celle qui me guide, qui m'écoute. Celle sur laquelle on peut compter. Une Etoile fidèle. J'aurais pu rester là encore des heures, des années, même, mais je devais finir mon devoir car sinon, j'allais devoir le finir à la dernière minute.
Nous y passâmes pas mal de temps, à chercher les sortilèges approprier et nous nous amusâmes bien. Un moment de bonheur. Moment trop vite envoler quand nous redescendîmes sur terre et que nous nous rendîmes compte qu'il était bientôt l'heure d'aller à nos cours respectif. Hélas, nous n'avions pas les mêmes cours. J'étais triste de quitter Filobert. Je voulais rester avec lui pour toujours, à rire à cause de sortilèges à lancer sur des citrouilles. Rire pour un rien mais m'amuser comme une folle. Alors que nous allions partir, une force étrange me poussa à demander quelque chose à Filobert, quelque chose que je ne m'aurais jamais cru capable de dire.
-Filobert, est ce que je peux t'appeler Fil ?
Pourquoi avais-je dit cela ? Je ne savais pas. Encore une fois. Peut-être m'étais-je dit qu'en lui donnant un surnom, nous serions plus proche ? J'avais un peu honte, peut-être n'accepterait-il pas mon offre ? C'était peut-être un peu précipité ? Moi, je ne trouvais pas. Je le connaissais, maintenant. Il n'était plus un étranger, c'était mon ami, un grand ami. Et j'espérais que de son côté, il ressentait la même chose. Même plus, si possible...

• Couleur RP : #400000 • Rédactrice • 3ème année RP • 12 ans •

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@Gabrielle Gray

ℒa force des choses. Du temps qui se met à passer comme un fou. Des yeux qui se mettent à rire. Des mains à jouer dans l'air des compositions étranges, les pieds qui battent le sol. Des feuilles qui volent, avec cette joie qui vient de l'intérieur, pas forcée, étrangement naturelle. Comme si nous deux avions déjà passé plusieurs vies ensemble, mari et femme, amant et amante, ami et amie pour la vie. Qui nous rendraient solubles l'un dans l'autre, capable de se fondre dans le même délire, ou de savourer le même silence.
Et par la force des choses, même les plus belles, les plus improbables, vient le moment de la séparation.
Il y avait une horloge dans la bibliothèque, même plusieurs, un peu partout, pour détacher les lecteurs de leur envolée imaginaire, leur dire qu'il y a des cours, des professeurs, d'autres travaux qui les attendent, impératifs et incontournables.
J'avais mon cours.
Et j'étais heureux de voir Gabrielle épanouie. Simplement heureuse d'être avec moi.
Alors que le moment venait, il y eut un changement dans son attitude. il me semblait qu'elle voulait dire quelque chose. Une graine en elle qui s'était mise à pousser, et qui allait pouvoir se déployer, en quelques mots. Qui allaient venir de loin, de la Gabrielle intérieure, de celle qui était capable de donner, d'aimer. Qui commençait à éclore.
Bien sûr c'était dans l'euphorie du moment que Filobert pensait tout cela. Il attendait. Et elle dit:

Filobert, est ce que je peux t'appeler Fil ?

C'était tout mignon. Surtout que le ton de sa voix était légèrement cassé, on aurait dit un peu de peur, qu'il lui dise non, qu'il s'éloigne. Et là ce que Filobert sentait, c'était qu'elle le voulait près d'elle aussi avec les mots, qu'ils ne soient plus deux, Filobert et Gabrielle, mais Fil et ... De suite, Filobert s'est demandé comment il voulait l'appeler, comment il pouvait lui aussi la rapprocher, lui donner un nom unique, pour être le seul. Ce n'était pas facile, il ne voulait pas que cela commence par "g", même si elle avait de cette lettre dans son caractère, indépendant et résolu. Plutôt quelque chose en rapport à eux.
Elle le regardait, avec calme maintenant. Déjà les deux savaient au fond d'eux. Il lui dit:

Je serai ton Fil Gabrielle !

Et pour toi, je voudrais y mettre le souvenir d'une étoile qui fila tout près de nous, dans laquelle j'ai déposé un vœu qui devient de plus en plus proche. J'y vois aussi l'éclat de tes yeux, quand tu es heureuse. Et la beauté qui se dégage de toi, quand elle a pu germer, qu'un regard a pu la couvrir, et qu'alors tu laisses sortir ton plus beau sourire, qui me fait chanceler.

Encore une fois, c'est sans réfléchir aux conséquences qu'il lui parla, les yeux dans les yeux...

Toi, ma brise, mon éclat, ma belle, ma Brielle...

Moment magique. Où l'un et l'autre se sont nommés. Plus rien ne pouvait sans doute être comme avant. Filobert à cet instant, se disait qu'ils passeront les tempêtes, les doutes, les questions. Ensemble.
Et juste après, l'urgence du cours, du temps, qui les défait très vite l'un de l'autre. Un départ précipité, chacun de son côté, sans le temps de sceller leur entente dans une étreinte.

Pourtant tout en courant dans les couloirs du château, Filobert voyait les lettres de Fil et Brielle flotter dans l'air, se mélanger et danser, formant un mot nouveau, inconnu, qui était déjà une nouvelle aventure.

Fin du RP

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger"
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