09 juin 2021
La Galerie des portraits

Gif de spyrale.tumblr.com
Vous qui errez dans ces couloirs chaque jour qui passe. Vous, adultes ou élèves, qui passez devant ces multiples tableaux sans jamais vraiment les voir. Vous êtes-vous déjà demandé quelles histoires ils pouvaient cacher ? Par quels mystères ces personnages diversifiés s'étaient tous retrouvés ici, à Poudlard, immortalisés sur des toiles ?
A quoi rêve cette belle endormie ? Vers quelle bataille se dirige ce chevalier ? Mais surtout : que tricote Dumbledore ? Toutes ces questions pourraient bien trouver une réponse ici. Voici que vous est contée l'histoire de certains de ces résidents du château trop souvent oubliés !
Ces histoires sont les créations de joueurs ayant participé au jeu d'HdlM : "les histoires anonymes" et ayant atteint le podium.
Parmi ces histoires, certaines ont une valeur RP selon leur classement et l'accord de l'auteur. Le personnage peut alors être utilisé dans un RP à la condition de respecter l'histoire qui est la sienne sur pfr.
Les histoires à valeur RP seront signalées par le cachet de cire ci-dessous (l'apparition de ce cachet ne sera pas immédiate, le temps que les histoires soient soumises aux MJs) :

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
09 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Amandine Moreaux
En attente de la réponse de l'auteur...
2ème place - Oxy Wright
Reducio
C'était quand même un comble de réussir à s'ennuyer à Poudlard. Et pourtant c'était bien ce qui lui arrivait aujourd'hui. Pas envie de travailler, temps maussade, camarades occupés, Oxy déambulait dans les couloirs comme une âme en peine.
Laissant sortir un énième soupire, une voix l'interpella :
« Et bien jeune fille, est-ce une façon de se comporter ? »
Se retournant vivement, elle chercha l'origine de la voix avant de fixer son regard sur un tableau. Il était sur sa gauche, grand, sombre, représentant une sorcière rousse.
« Pardon ? » lui dit-elle, cherchant à comprendre.
« Vous faites bien de vous excuser ! Quand on est une demoiselle, on ne soupire pas, c'est inconvenant ! Et c'est quoi ces cheveux courts ? Et cette tenue ? »
« Hein ? » répondit-elle fort peu élégamment, baissant les yeux sur ses vêtements. Elle ne voyait pas où était le problème.
« Ce que les élèves d'aujourd'hui peuvent être insolents ! »
Insolents ? Elle y allait fort quand même... Décidant qu'elle n'avait pas grand chose à perdre, et que le temps passerait peut-être plus vite ainsi, elle poursuivit la conversation. Avisant sa fraise, elle lui demanda :
« De quelle époque êtes-vous ? Vous parlez d'élèves, est-ce que vous enseigniez ici ? Est-ce que vous avez connu les fondateurs ?
- Cessez un instant de parler ! Je suis Marie-Qui-Voit-Tout, Professeur de divination à Poudlard de 1578 à 1586. (Ce qui expliquait la boule de cristal peinte à ses côtés) Et si vous étiez un peu plus attentive en cours, vous sauriez que je n'ai pas pu rencontrer les fondateurs enfin ! Votre professeur actuel de divination a certainement du vous parler de moi. »
Le vieil homme barbu du tableau d'à côté intervint alors :
« Et c'est reparti...
- Je suis celle qui, par son talent inné autant que par ses années d'étude, a pu prédire le violent orage de juin 1584...
- Comme si les orages étaient rares en juin.
- … et que certains Hiboux auraient donc du retard.
- Super important et tout à fait inexplicable évidemment... »
Oxy s'installa, assise dos au mur d'en face et observa avec plaisir cet ancien professeur faire son monologue sans sembler entendre les réflexions de son voisin.
« En plus de mon don naturel pour la chiromancie, la tasseomancie et la cartomancie, je maîtrise toutes les formes de lecture et d'interprétation. J'ai même quelques connaissances en radiesthésie ! Je suis modeste donc je ne le crie pas sur tous les toits...
- Oui, oui, on voit ça.
- … Mais je suis la meilleure voyante de ma génération et des suivantes. Mes successeurs viennent encore régulièrement me demander des conseils.
- Dans ses rêves !
- Avant de venir enseigner ici, je travaillais pour la reine Elisabeth Ière en personne !
- Même si celle-ci ne l'a probablement jamais su...
- Je l'ai aidée à de nombreuses reprises, mais dans l'ombre uniquement. Il ne fallait pas que le peuple doute de ses compétences et me vénère à sa place.
- Ça aurait été dommage effectivement. »
La sorcière continua ainsi de parler pendant ce qui aurait pu sembler des heures à Oxy, sans l'intervention régulière de son condisciple. Elle lui parla de sa naissance qu'elle avait prédite in-utéro, d'un hypothétique coup d’État qu'elle aurait déjoué, du lourd fardeau qu'était son don, de la vision qu'elle avait eue de ce château, la poussant à poser sa candidature. Elle s'énerva sur les élèves, tous plus obtus et incompétents les uns que les autres. La jeune Gryffondor commençait à se lasser et décida de mettre un terme à cette diarrhée verbale.
« Et votre mort, vous l'avez prédite aussi ?
- Bien sûr !
- Et vous avez pu l'éviter ? »
Son intérêt s'était immédiatement réveillé. La sorcière cependant, se ferma complètement et, avant de quitter son tableau, lui lança :
« Ce sont des choses intimes que vous me demandez là. Vous êtes vraiment bien trop audacieuse ! Passez donc votre chemin et allez apprendre les bonnes manières !
- Elle est tombée dans les marches, elle n'avait pas du prédire leur mouvement... » lui expliqua le vieux barbu.
Oxy éclata de rire, remercia l'homme et pris la direction de la grande salle. Elle devrait peut-être avoir honte de rire du trépas d'un ancien professeur...
3ème place - Jeffrey Hunter
Reducio
Marjory McLean a son portrait dans Poudlard. Il est situé au troisième étage, non loin de l’infirmerie. Mais pourquoi cette dame a-t-elle eu l’insigne honneur d’avoir son portrait dans cette école ? Et bien voici son histoire.
Marjory McLean serait née à la fin du 16è siècle et aurait vécut pendant une bonne partie du 17è siècle. Cette femme d’origine écossaise était une sorcière de sang-mêlé de bonne famille et a fait ses études à Poudlard. Des années plus tard elle y retourna cette fois-ci comme enseignante mais ce ne fut pas pour cette raison qu’elle devint célèbre. Au 17è siècle la notion d’hygiène corporelle était des plus abstraites, bien que les gens de l’époque commencent à faire des efforts pour s’habiller de belle manière, comme nous pouvons d’ailleurs le voir sur le portrait de Marjory McLean. Cependant il n’était pas rare que des épidémies plus ou moins graves se répandent et Poudlard n’échappait bien entendu pas à la règle. Une année lors de laquelle McLean enseignait, une véritable invasion de poux, de Doxys et parait-il même de Nargoles. Bien que pour ces dernières créatures, leur existence ne soit toujours pas avérée à ce jour… Les créatures se démultipliaient et proliféraient.
L’infirmerie ne désemplissait pas et la salle de potions commençait à être à court d’ingrédients, notamment pour les antidotes contre les morsures de Doxys, qui attaquaient même pendant la nuit. La situation étant critique, McLean chercha une solution dans son coin et après plusieurs jours de travail acharné parvint à ses fins. Elle avait mis au point des fraises ensorcelées. Bien sûr il ne s’agit pas des fruits mais des cols de lingerie formés de plis que l’on peut voir sur le portrait. Chaque personne se trouvant au château fut bientôt muni de ces fraises ensorcelées. Elles se mettaient à émettre des ultrasons et vibrations auxquelles seules les créatures nuisibles étaient sensibles. En quelques jours seulement les élèves et enseignants de Poudlard furent débarrassés de leurs soucis car les Doxys, poux et autres potentiels Nargoles ne pouvaient plus s’approcher du moins être humain muni de l’invention de Marjory McLean.
Avec cette invention, McLean avait tiré Poudlard d’un bien mauvais pas et elle fut gratifiée d’une ‘’Récompense spéciale pour services rendus à l’école.’’ et après la mort de McLean, son portrait fut accroché dans Poudlard, près de l'infirmerie, en guise d'hommage.
Marjory McLean serait née à la fin du 16è siècle et aurait vécut pendant une bonne partie du 17è siècle. Cette femme d’origine écossaise était une sorcière de sang-mêlé de bonne famille et a fait ses études à Poudlard. Des années plus tard elle y retourna cette fois-ci comme enseignante mais ce ne fut pas pour cette raison qu’elle devint célèbre. Au 17è siècle la notion d’hygiène corporelle était des plus abstraites, bien que les gens de l’époque commencent à faire des efforts pour s’habiller de belle manière, comme nous pouvons d’ailleurs le voir sur le portrait de Marjory McLean. Cependant il n’était pas rare que des épidémies plus ou moins graves se répandent et Poudlard n’échappait bien entendu pas à la règle. Une année lors de laquelle McLean enseignait, une véritable invasion de poux, de Doxys et parait-il même de Nargoles. Bien que pour ces dernières créatures, leur existence ne soit toujours pas avérée à ce jour… Les créatures se démultipliaient et proliféraient.
L’infirmerie ne désemplissait pas et la salle de potions commençait à être à court d’ingrédients, notamment pour les antidotes contre les morsures de Doxys, qui attaquaient même pendant la nuit. La situation étant critique, McLean chercha une solution dans son coin et après plusieurs jours de travail acharné parvint à ses fins. Elle avait mis au point des fraises ensorcelées. Bien sûr il ne s’agit pas des fruits mais des cols de lingerie formés de plis que l’on peut voir sur le portrait. Chaque personne se trouvant au château fut bientôt muni de ces fraises ensorcelées. Elles se mettaient à émettre des ultrasons et vibrations auxquelles seules les créatures nuisibles étaient sensibles. En quelques jours seulement les élèves et enseignants de Poudlard furent débarrassés de leurs soucis car les Doxys, poux et autres potentiels Nargoles ne pouvaient plus s’approcher du moins être humain muni de l’invention de Marjory McLean.
Avec cette invention, McLean avait tiré Poudlard d’un bien mauvais pas et elle fut gratifiée d’une ‘’Récompense spéciale pour services rendus à l’école.’’ et après la mort de McLean, son portrait fut accroché dans Poudlard, près de l'infirmerie, en guise d'hommage.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
09 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Aliosus Nerrah
Reducio
Balthimeus Heugus Jefford
né en 1658 à Titchwell, Angleterre, sir Jefford est un sorcier qui s'est passionné très tôt pour l'étude des créatures magiques aquatique. Né moldu d'une famille de pêcheurs, enfant il se passionne pour l'univers marin et il accompagne son père et ses oncles sur le bateau familial.
Ses pouvoirs se déclarent lorsqu'il a huit ans, alors que le bateau était pris dans une tempête et menaçait de chavirer, Maltherus son oncle avait été renversé par une vague et le jeune Balthimeus avait tendu son bras vers lui, trop court pour lui saisir la main, mais Maltherus était resté suspendu dans les airs au lieu de tomber à l'eau et avait été ramené in extremis par le pouvoir de son neveu.
Considéré après cela comme un porte bonheur, il ne fut pas une sortie en mer sans qu'il ne soit embarqué.
Lorsqu'il fut admis à Poudlard, il se trouva fort aguerri en Soin des Créatures Magiques et Défense contre les Formes du Mal. Ce faisant, il se spécialisa après ses études dans l'observations des créatures aquatiques. Il usait de beaucoup de sorts de têtenbulle, sortilèges qu'il maitrisait à la perfection et lui permettait de rester plusieurs heures durant à étudier les animaux dans leur milieu naturel.
On lui doit de nombreux ouvrages tels que :
"Principes d'observation en terrain aqueux à l'usage des sorciers curieux" 1678
"Le Kelpy, quelle galère" (album richement illustré pour l'époque et destiné aux jeunes sorciers) 1681
"Le Strangullot, une organisation sociétale sous estimée" 1692
"Pour une révision éthique des codes de la magie à l'égard des Sirènes, Selkies et Merrows, ou De la place du sorcier dans un système pyramidal dépassé", essai polémique en son temps (1754) que Jefford a écrit peu de temps avant de disparaître mystérieusement dans la région des Hébrides, à la recherche de Dragons Aquatiques. De nombreux arguments de Jefford furent repris par Grogan Stump en 1811 lors de la classification des êtres magiques.
Un de ses lointains descendants, le Cracmol français Jacques-Yves Cousteau, marcha dans les trâces de son ancêtre, à son échelle non-magique, et perdura la tradition familial du bonnet rouge.
2ème place - Oxy Wright
Reducio
Bienvenue à notre 3ème rendez-vous d'Histoire contée. Ce soir, je vais vous raconter la légende d'un vaisseau fantôme, le Cousteau.
L'histoire se passe au 16ème siècle, à cette époque où les hommes vont de découvertes en découvertes. Le Monde est alors un vaste territoire à découvrir et à conquérir. Tous les moyens techniques et financiers sont mis en œuvre dans ce sens. Parmi ces derniers, on trouvera de nombreux navires de guerre évidemment. Mais celui appelé Gabarre, par son habileté à se mouvoir dans les océans les plus déchaînés, va être choisi par un sorcier Français du nom de Calypse.
Quelle région voulait-il conquérir ? Aucune en vérité. Cet homme était un passionné, un découvreur. Son projet était d'en apprendre plus sur le fameux Serpent des Mers dont certains commandants se vantaient d'avoir échapper aux griffes saillantes et aux dents de la taille d'un homme. Tant de descriptions et tant d'illustrations toutes plus différentes les unes que les autres.
Certains d'entre vous se passionnent pour les dragons ? Lui prit le commandement du Cousteau pour aller recueillir des informations qu'il voulait scientifiques. Il avait déjà écumé la Manche à de nombreuses reprises pour y répertorier les êtres qui la peuplait. Cette fois, il irait juste un peu plus loin. Ce tableau que vous voyez derrière moi a été fait juste avant son départ.
« Dites Coucou aux enfants Commandant Calypse ! »
Oui, bon, ne cherchez pas, il est un peu sourd.
C'est donc à bord du Cousteau, une gabarre dépourvue de canons et chargée en vivres, qu'il prit la mer, que dis-je l'Océan, un matin de printemps.
Et c'est là que l'histoire devient légende, car jamais personne n'a revu le navire. Alors qu'un carnet de bord relatant les premiers mois de recherches et les observations sur l'animal étudié a été découvert sur le bureau de ce vieux Calypse, jamais le bateau et son équipage ne fit sa réapparition.
Certains marins disent le croiser certaines nuits dans le sillage d'un serpent des mer, l'allure fantomatique. Est-ce vraiment lui ? Et qu'est devenu le Commandant du Cousteau ? Aurait-il pu transplaner jusque chez lui comme semble le montrer son carnet ? Mais alors pourquoi avoir disparu ? La rumeur la plus partagée est qu'il se serait lui-même métamorphosé en Serpent des Mers et que ce serait lui que Glanmore Peakes a tué une siècle plus tard...
Si un jour vous allez voguer sur l'océan Atlantique à la recherche de cet animal aquatique, peut-être trouverez-vous une réponse un peu plus académique...
3ème place - Jeffrey Hunter
Reducio

Reducio
Basile McWorthy
Né en 1779, Basile McWorthy a fait ses études à Poudlard où il a été Préfet-en-Chef pour la Maison Serdaigle et obtenu de probants résultats scolaires, obtenant tous ses examens. A sa sortie du château ce sorcier de Sang Pur s’est spécialisé dans l’Etude des Moldus. A l’époque, être aussi doué et se consacrer aux moldus était vu comme une folle excentricité. En effet les Moldus étaient vus comme des persécuteurs de sorciers et ne méritaient que l’on cherche à les comprendre et encore moins à les aider. Faisant fi de ces remarques acerbes, McWorthy lutta contre vents et marées toute sa vie pour faire évoluer les mentalités, louant la créativité des moldus, leur courage et leurs capacités multiples. Il fut en outre un précurseur à ce que l’on appelle aujourd’hui le ‘’Service des détournements de l’artisanat moldu’’. McWorthy s’était en effet rendu compte que de nombreux sorciers en colère s’en prenaient aux moldus par des moyens détournés en ensorcelant des objets de ces derniers afin qu’ils leur fassent du mal à la moindre occasion. McWorthy passa la fin de sa vie à traquer ces objets et les malfaiteurs sorciers afin de protéger les moldus. Il mourut dans l’indifférence totale en 1877 mais eut cent ans plus tard l’honneur d’avoir son tableau au Ministère et à Poudlard, près de la salle d’Etude des Moldus.
Né en 1779, Basile McWorthy a fait ses études à Poudlard où il a été Préfet-en-Chef pour la Maison Serdaigle et obtenu de probants résultats scolaires, obtenant tous ses examens. A sa sortie du château ce sorcier de Sang Pur s’est spécialisé dans l’Etude des Moldus. A l’époque, être aussi doué et se consacrer aux moldus était vu comme une folle excentricité. En effet les Moldus étaient vus comme des persécuteurs de sorciers et ne méritaient que l’on cherche à les comprendre et encore moins à les aider. Faisant fi de ces remarques acerbes, McWorthy lutta contre vents et marées toute sa vie pour faire évoluer les mentalités, louant la créativité des moldus, leur courage et leurs capacités multiples. Il fut en outre un précurseur à ce que l’on appelle aujourd’hui le ‘’Service des détournements de l’artisanat moldu’’. McWorthy s’était en effet rendu compte que de nombreux sorciers en colère s’en prenaient aux moldus par des moyens détournés en ensorcelant des objets de ces derniers afin qu’ils leur fassent du mal à la moindre occasion. McWorthy passa la fin de sa vie à traquer ces objets et les malfaiteurs sorciers afin de protéger les moldus. Il mourut dans l’indifférence totale en 1877 mais eut cent ans plus tard l’honneur d’avoir son tableau au Ministère et à Poudlard, près de la salle d’Etude des Moldus.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
09 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Hannah Lyse Sparks
Reducio
« Vous connaissez tous l’histoire d’Albus Dumbledore, le plus éminent des directeurs de Poudlard ? Vous connaissez également sans doute, le destin tragique de sa Cracmol de sœur cadette ? En êtes-vous bien sûrs ? Sachez que vous vous trompez… Voilà ma véritable histoire !
Je suis née au courant du terrible hiver 1884, au mois de février… Mais quelle importance, vous savez bien ce qui compte pour un fantôme. Reprenons donc, je suis morte le 31 juillet 1899, lorsque le septième mois s’est éteint. Ça vous rappelle quelque chose ? Et bien ça ne devrait pas !
Jusqu’ici, j’ai vécu dans l’au-delà de la même façon que je vivais ici-bas, cachée aux yeux de tous… Vous avez découvert mon existence, ou plutôt mon éternelle apparence, lors des obsèques de mon défunt frère, Abelforth. Aux dires de tous les sorciers présents, l’hommage que je lui ai rendu était poignant et vibrant. Le méritait-il ? De toutes façons, ça ne se fait pas de dire du mal des morts…
Il y a eu tellement de mensonges autour de ma famille, de petits arrangements avec la vérité. Je n’ai jamais été une Cracmol, bien au contraire ! La Magie a toujours été en moi, puissante, violente, incontrôlable parfois. Les trois enfants Moldus qui m’approchèrent durant l’été 1891, en firent les frais. Ils avaient pour seul tort d’être nés du mauvais côté de la magie. Mon père, Percival, endossa la responsabilité de leurs morts, mentant au monde sorcier comme à mes deux frères, dans le seul but me protéger. Il en paya de sa propre vie, qu’il finit misérablement à Azkaban. Mais ma mère, cette harpie de Moldue était toujours là, elle. Et elle a bien tenté d’user de son autorité pour anéantir ma vie et enfermer ma Magie.
A partir de 1895, chaque été, une lettre d’admission de Poudlard m’était adressée. Le directeur de l’époque, Phineas Black, s’était même déplacé jusqu’à Godric’s Hollow, sans parvenir à me libérer du joug de ma Moldue de mère. Il devait bien se douter que, contrairement à mes deux aînés, j’appartenais à la noble maison de Serpentard. Malheureusement à cette époque, le Département de la justice magique était bien trop laxiste et permissif face aux parents abusifs. La mort de ma génitrice n’était pas un accident, mais mes deux frères n’avaient pas besoin d’en connaître les circonstances… Et vous non plus d’ailleurs !
Si seulement l’on m’avait laissée étudier à Poudlard, je serais sans aucun doute devenue l’une des plus grandes sorcières de tous les temps. A côté de moi, Gellert et Albus seraient passés pour de simples Moldus sans défense ! Gellert, justement… Il fut mon premier et unique amour… Le seul, après mon défunt père, à voir en moi cette puissance, cette grandeur et cette sombreur dans mon âme… Mes frères n’ont jamais supporté notre relation. Dès qu’il l’a découverte, Albus a eu peur de perdre son « frère de sang ». La jalousie rend aveugle ; s’est-il seulement rendu compte qu’il n’était rien face à l’ambition de Gellert ? Quant à Abelforth, lui, avait des idées bien trop rétrogrades pour être digne de ses pouvoirs magiques. C’est bien ce qui a causé ma perte d’ailleurs, son amour pour les Moldus…
Alors oui, mes frères m’aimaient… Pas de la bonne manière, mais ils m’aimaient… Réduite à l’ombre de mes deux illustres aînés, voilà la véritable tragédie de ma courte existence ! Mais je les aime aussi, depuis qu’ils ont tous deux rejoints la tombe familiale… Je les aime, maintenant que me voilà au près de mon Gellert… Et contrairement à vous, nous ne sommes qu’à l’aube de notre vie ! Un jour, les fantômes domineront les sorciers… Mais, n’ayez crainte, vous ne serez sans doute plus assez vivants pour le voir ! »
2ème place - Alienor Delphillia
Reducio
Mr le Ministre,
Je vous fais cette lettre, que vous lirez peut-être.
Je viens de voir partir, pour vous soutenir,
Mon amant bien aimé, risquer sa vie pour le passé.
Et moi j’attendrais là, au-devant de chez moi.
Espérant revoir un jour, la lueur de notre amour.
Pourquoi l’envoyer loin ? Pourquoi ceux qui ont le moins ?
J’aurais aimé qu’il reste, qu’il refuse cette lettre.
Il vous est tant dévoué, cette cause à l’échec est-elle vouée ?
Soyez clair car j’attendrais, tous les matins de saurais.
Vous faites partir des amants, des futurs pères, des enfants.
Que votre cause soit belle et non vaine, la tristesse et la haine.
J’attendrais, j’attendrais et je mourrais…
Je mourrais de chagrin si d’autres viennent m’apprendre le drame.
Je l’aime, alors prenez conscience que ce n’est pas qu’un homme qui tombe.
Elle a attendu trop longtemps, seule face au jardin de sa maison. Rien ne lui disait ce qu’il se passait, elle n’eut aucune réponse et elle vieillit là à attendre son bien-aimé. Elle mourut à attendre car même les conflits les moins violents prennent des vies. Elle était jeune et belle, elle l’aimait de tout son cœur, elle ne vivait que pour lui. Un dégât collatéral à retardement. Il a été tué et elle est morte d’amour. Souvenez-vous de ceux qui restent derrière.
3ème place - Marie Paulia
Reducio
[/quote]Elle était belle, elle le savait. Pourtant, ses charmes ne l’intéressaient pas. Elle, tout ce qu’elle voulait, c’était lire. Lire le plus de livres possibles et imaginables du monde des sorciers. Un jour qu’elle était dehors, elle lut un livre qui l’a fit rire mais d’un fou rire qui ne s’arrête pas et qui donne mal au ventre. Elle ne parvenait pas à s’arrêter et les arbres, les fleurs et les animaux s’étaient mis à rire avec elle. Elle était heureuse. Vraiment heureuse. Jusqu’à ce qu’ils arrivent. Ils enjambèrent la petite clôture qui entourait le jardin et se présentèrent tous les 3 devant elle :
-Comment tu fais petite ?
-Qui êtes - vous ? Répondit-elle d’une petite voix.
-Peu importe. Dis nous comment tu fais pour que les arbres dansent ?
-Je ne sais pas.
-Menteuse ! Dis nous !
-Je...je ne sais pas monsieur.
Un des hommes l’a prit par le col et lui ordonna :
- Dépêche toi de nous expliquer et il ne t’arrivera rien.
-Non ! La jeune fille commença à pleurer Papaaaaa !
- Tais-toi sale gamine !
Lorsque Perceval Dumbledore vit sa fille au milieu de 3 hommes en train de pleurer, il entra dans une rage folle. Il attrapa sa baguette et cria :
-Sortez d’ici ! Expulso !
Les 3 hommes partirent valdinguer de l’autre côté de la barrière et le père se précipita vers sa fille :
-Ariana ! Comment vas-tu ?
Elle avait séché ses larmes et déclara d’un ton dur :
-Papa, je ne veux plus jamais faire de magie.
-Mais Ariana...
Elle était déjà partie en courant dans la maison et avait claqué la porte.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Elsa Lenwood
En attente de la réponse de l'auteur...
2ème place - Alaska Hooks
En attente de la réponse de l'auteur...
3ème place - Oxy Wright
Reducio
Yin et Yang sont deux historiens connus aussi bien pour leur choix d'étudier les moldus que pour pour leurs parties d'échecs mouvementées.
Il se rencontraient tous les 7 des mois pairs pour faire le point sur leur recherches et leurs découvertes. Yang travaillait sur les moldus d'Asie alors que Yin était spécialisé sur ceux d'Afrique. Leurs découvertes, pourtant complémentaires, étaient toujours soumises à la pire des critiques, la leur. C'est d'ailleurs ce qui en fait les plus documentées à ce jour.
Spécialisés dans les tenues et les armes des guerriers de l'époque, ils vantaient chacun les mérites de leur peuple d'étude à chaque rencontre. Il est dit que même leurs manières de jouer aux échecs variaient au fil de leurs découvertes, s'adaptant aux stratégies étudiées pendant les deux mois passés.
Ces rencontres épiques se finissaient généralement par un plateau et des pièces volant à travers la salle, aussi personne ne sait lequel des deux était le plus doué à ce jeu. Cependant leurs collègues historiens se recoupent pour dire que leurs études sont parfaitement maîtrisées et complètes.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Chems Daley
Reducio
L'esprit ouvre sur la magie - Les prémices de la divination
Il viendra…
Ce jour ou mes songes fous, comme ils disent, deviendront savoir commun.
Il viendra…
Ce temps de connaissance et de recherche perpétuelle auquel je n’appartiens pas. Quelle tragédie, quelle misère.
Né trop tôt, je veux me dire que ma contribution est nécessaire pour l’avancement de ce monde. Mais que cette tâche est pénible, de nager à contre courant ainsi. Je lutte et je me débat contre des préceptes qui ont bien cent ans d’âge de plus que moi. Moi, vieux fou, je m’y oppose, je fais de la résistance, comme un rocher sur le court d’une rapide. Quelle tragédie, quelle misère. Le monde s’est brisé entre ceux qui maîtrisent des forces que d’autres ne rêveraient même pas de comprendre. Je ne puis peut être pas manipuler celles-ci, mais je veux désespérément comprendre. Eux ne veulent pas. Cette fascinante magie qui à fait fleurir la crainte. D’incompréhension, ils les ont brûlés. Des esprits vivants et fascinant. Quelle tragédie, quelle misère. Ils n’ont pas voulu voir, ont préférés effacés. Qu’ils soient maudit à jamais. Aucun savoir ne devrait être oublié.
Il y a autant de mystère dans ce monde que d’étoile dans ce ciel que je scrute depuis trop longtemps, et je n’aurais jamais assez de mille vie pour toutes les découvrir. Je n’ai pas les facultés mais j’ai un esprit. Je n’ai pas dans mes veines, la force de faire souffler le vent et rugir le feu, mais j’ai mes yeux pour observer et ma tête pour comprendre. Je ne m’approcherais pas de la folie meurtrière comme ceux qui partagent ma nature. Cette pensée ne manque jamais de m’attrister chaque fois qu’elle effleure mon esprit... Il ne saura jamais assez, cette esprit qui est mien, je sais, je suis né trop tôt, je ne cesse pourtant d’espérer. Un songe qui motive chaque jour de ma vie, qui me fait ouvrir un livre pour me nourrir quand d’autre préfère la richesse d’un bouillon.
Je regarde ce ciel…
Je regarde ce qu’il me reste à découvrir, et je soupire.
Né trop tôt, j’espère en savoir plus et rêve de voir loin.
Quelle tragédie, quelle tristesse. Que le futur soit juste là, et si lointain, un jour, peut être qu’un oeil s’ouvrira sur lui en regardant les étoiles comme moi aujourd’hui.
2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Alonzo De Salazar observait les jeunes sorciers qui buvaient frénétiquement ses paroles. Quand il avait sorti de sa malle le fameux globe terrestre, un murmure avait parcouru l'assemblée. C'était un objet tellement nouveau, encore si peu connu, qu'il pouvait apparaître comme un trésor aux yeux de certains. Depuis cet instant, il n'y avait plus un bruit dans la pièce si ce n'est le crissement des plumes sur le parchemin. Les apprentis sorciers copiaient le moindre mot du navigateur.
Je suis né et j'ai grandit en Espagne, le pays des Grands Navigateurs. Après avoir vogué en temps que mousse sur plusieurs navires, j'ai pris part à ce grand voyage avec Monsieur Magelan…
Il revenait d'un long périple autour du monde, d'une visite de l'océan Pacifique. Ils avaient découvert des îles inexplorées jusqu'alors et des créatures méconnues. Pendant des mois, il avait attendu ce retour à terre. Sentir le sol sous ses pieds, entendre les oiseaux, prendre dans ses bras celle qui l'avait attendu tout ce temps, sa Maria. Mais quelques mois seulement après son retour, le roulis des vagues, le vol des albatros et le bruit des cordage lui manquaient. Il avait le mal de terre.
Son meilleur ami, un sorcier du nom de Glicerio Alvar, n'avait pas survécu au voyage. Lui ce n'était pas les cartes qui l'intéressaient mais les animaux. Il s'était lancé dans un projet faramineux, écrire une encyclopédie des animaux terrestres et aquatiques, magiques et non magiques du nouveau continent. Alonzo avait récupéré toutes les affaires du défunt et lui avait promis, avant qu'il ne s'éteigne, qu'il publierai ses écrits. Mais il restait encore beaucoup à faire, à mettre au propre, à trier.
Assis dans un fauteuil confortable, entouré de livres d'érudits, il observait tous ces jeunes sorciers et se demandait si la solution n'était pas juste sous son nez. Confier tout ça, ces papiers, ces dessins, à cet établissement et leur laisser le soin de tracer, de rédiger, d'organiser. Eux avaient du temps et de l'envie. Lui ne rêvait que d'une chose, retrouver la mer, son navire, ses cartes et ses outils de navigation… La décision était prise. Maria le détesterait pour ça. Ce soir, pendant le repas, il parlerait au directeur de Poudlard.
3ème place - Irene Gates
Reducio
Je suis un sorcier Néerlandais du XVIIème siècle, je me prénomme Lieven. Ma mère était sorcière et mon père moldu, si bien que ma mère s'est occupé de mon éducation magique seule et en secret. Malheureusement, elle est morte quand j'avais 13 ans, en donnant la vie à ma petite soeur qui ne survécu que quelques semaines, malgré les soins acharnés de sa nourrice.
Mon père, un riche bourgeois qui faisait fortune dans les épices, m'a permis d'accéder à une éducation élevée. J'apprenais les langues érudites mortes, les langues de nos principaux clients, la géographie, la philosophie, les sciences, l'histoire... Mais très vite, je me dirigeais vers la géographie, domaine qui me passionnait de plus en plus et qui me semblait essentiel dans la poursuite du travail de mon père. Quand il nous eût quitté, atteint d'un mal inconnu, je repris tant bien que mal son affaire florissante et contribuait à la développer, laissant de côté mes pouvoirs magiques.
Pourtant, un soir que je rencontrait de riches clients pour leur vendre une cargaison de curcuma, je remarquais une jeune fille agissant bizarrement pour une moldue. J'avais alors presque 26 ans et elle ne devait n'en avoir que 18. Quand mes affaires furent réglées, je décidais de la suivre, intrigué. Si elle était une sorcière, j'avais alors devant moi la première autre personne doté de pouvoirs magiques que je rencontrais, du moins autre que moi ou ma mère. Peut-être aurait-elle des réponses à me donner ? Ma mère avait toujours été très secrète sur sa famille et je n'avais pas eu le temps de l'interroger particulièrement, sa mort m'ayant pris par surprise. Quand enfin je réussi à me trouver seul avec la jeune demoiselle, j'eu la confirmation de ses pouvoirs, qu'elle ne semblait malheureusement pas maîtriser. Après l'avoir rassurée (en usant notamment de la baguette magique de ma mère devant elle), je la ramenais dans ma demeure familiale et commençait à échanger avec la demoiselle. Elle était native d'une famille sans pouvoirs et ils l'avaient rejetée, cela faisait donc 4 années qu'elle trainaît sur les routes, tâchant tant bien que mal d'apprendre à contrôler ses pouvoirs mais plus le temps passais, plus il lui était à la fois facile de déterminer comment elle fonctionnait mais difficile de contrôler correctement ses flux magiques. Nous sympatisions donc, je lui racontais ma propre histoire et lui offrit le gite pour la nuit.
Cette nuit là fut alors très agitée pour ma part. Je m'interrogeais sur la manière d'aider cette pauvre fille, n'étant pas au courant que la magie puisse naître chez des enfants de moldus, l'un des parents de cette Rose était forcément sorcier, ou alors, la mère avait pêché avec un sorcier ? J'en venais donc à une conclusion, je devais essayer de lui apprendre à maîtriser son don et en échange essayer d'obtenir plus de détails sur sa famille, l'endroit où ils habitaient, etc... Mais un problème subsistait, si j'avais sû récupérer la baguette de ma mère, Mlle Rose, elle, n'en possédait pas et je ne savais où m'en procurer une pour elle. Peut-être pouvais-je en fabriquer une ? Il devait bien y avoir quelque chose à ce sujet dans les grimoires de ma mère. Ou alors nous étions contraints de trouver de nouveaux sorciers, mais je ne voyais pas comment m'y prendre, autrement que par aller du côté de chez Mlle Rose, ce qui n'arrangeait pas mon commerce dans l'immédiat. Je me rabbatais donc sur la première solution, l'entraîner en lui prêtant la baguette de ma mère et essayer de mon côté de lui en fabriquer une.
Enchantée par ma proposition, elle accepta que je lui apprenne à se servir de sa magie et que je la loge et la nourrisse. En contrepartie, je lui demandais une aide dans la maison, qu'elle devait rendre discrète. Ainsi, elle aidait ma vieille servante à nettoyer, faire la cuisine et autres tâches féminines. Le temps passant, je ne parvenais à trouver une explication permettant de fabriquer une baguette, dans les nombreux grimoires de ma mère. Je n'arrivais qu'à savoir qu'il fallait utiliser certains bois et qu'il y avait un "coeur" provenant d'un animal magique. Mais rien n'expliquait comment choisir la branche ni comment intégrer le coeur dedans. Alors je continuais d'enseigner ce que je savais à la douce Rose. Petit à petit, toujours discrète, elle me rejoignit dans mon bureau et nous traitions ensemble les affaires de mon commerce : sa curiosité et sa vivacité d'esprit lui faisait apprendre vite sans compter qu'elle étudiait jour et nuit mes différents livre de comptes et d'érudition, quand elle ne se concentrait pas sur sa magie. J'avais par hasard trouvé une perle exceptionnelle.
Il se passa ainsi quelques années, très vite, Rose maîtrisa mieux que moi les arcanes de la magie, se mettant à son tour à chercher le moyen de créer sa baguette, faisant diverses expériences de magie. De mon côté, j'avais réussi à en apprendre plus sur sa famille et me décidais à leur rendre visite, sans elle, prétextant un voyage commercial, comme il m'arrivait d'en faire de plus en plus. Elle maîtrisait à présent si bien la métamorphose que j'avais pu la faire passer pour un jeune garçon, mon jeune apprenti, auprès de mes clients et je lui faisais une confiance aveugle quant à sa capacité de tenir le commerce en mon absence. Je me retrouvais donc en route vers la campagne néerlandaise.
Arrivant enfin chez les parents de Rose, je ne rencontrais que des moldus, en dehors du jeune frère de mon amie. Il semblait lui aussi présenter quelques pouvoirs, cependant, ses parents ne semblaient n'avoir encore rien remarqué. A quelle étrangeté avais-je à faire ici ? Décidant d'avoir le coeur net, je leur révélais que j'avais trouvé Rose et que je l'avais recueillie. Je prétextais de vouloir l'épouser et de vouloir demander sa main à son père pour justifier de ma présence ici, mais très vite, je senti avoir fait fausse route. Le père se mit à pleurer quand la mère commença à me décrire le monstre qu'elle voyait en sa fille et à m'avertir de quelques sottises. La douce Rose était donc vraiment née de ces deux parents ? Lorsque je tentais de poser des questions, on me parlait de diable et autres superstitions sans intérêt. J'étais venu ici plein d'espoir de réponses, mais n'en trouvais aucune. Pire, je sentais que je me devais de sauver leur fils sorcier avant qu'ils ne découvrent ses pouvoirs.
Je les remerciais chaleuresement de leur prévention et prétextais vouloir le jeune Karel comme apprenti pour leur montrer ma reconnaissance. Je ne savais pas encore comment j'allais parler de tout cela à Rose, d'autant qu'elle n'avait alors aucune idée de l'existance de son frère (âgé alors de 8 ans). Le jeune garçon, lui venait de découvrir son existance, il me faudrait donc trouver un moyen de le duper lui. Mais quelque chose me disais que ce ne serait pas chose facile, ses grands yeux curieux et pétillants rappelant tant ceux de Rose.
Deux jours après, nous firent halte dans une auberge que je n'avais alors pas remarquée à l'allé. Pour une auberge si discrète, je la trouvais plutôt bondée, mais Karel s'endormais, alors je couchais l'enfant rapidement avant de redescendre me sustenter et réfléchir. C'est alors que je remarquais que quelque chose clochait. Il me semblait voir quelques objets voler. Le Barman ne bougeait que peu de son bar et semblait ne pas se séparer d'un objet longiforme que je finit par identifier comme étant une baguette. Soudain mal à l'aise, je m'écrasais sur mon siège tâchais d'oserver autour de moi les gens. Etais-je entouré de sorciers ? de gens comme moi ? Cela me semblait surréaliste. L'auberge était certe petite mais elle semblait bien pleine. Etions-nous donc si nombreux ? Je touchais à peine au contenu de mon assiette, sentant le regard pesant du tavernier sur moi. Je le voyais chuchoter avec une jeune femme, probablement sa fille, sans me quitter des yeux. Me tournant franchement vers lui, la fille semblait avoir disparu et lui semblait affairé sur un verre. M'étais-je donc fait des idées ? La fille du Tavernier m'adressa alors la parole, juste à côté de moi, me faisant sursauter. Elle me proposait d'aller dans un endroit calme, ils ouvraient la deuxième salle. Son ton était sans équivoque, je n'avais pas vraiment le choix, je la suivit donc à l'arrière de la taverne, dans un petit salon confortable. Là, elle ferma la porte et tous les volets claquèrent, que faisais-je là ?! Une bougie s'alluma dans un coin et elle s'adressais à moi, cherchant à comprendre ce qu'un moldu faisait là, mes pièce m'ayant trahi. Je sortais ma baguette et racontais vaguement mon histoire, effectuant un sortilège de lévitation pour prouver ma bonne foi. Elle n'était qu'à peine convaincue, mais je sentais une animosité persistante à mon égard. J'avais le droit de dormir cette nuit là, mais ne devait plus jamais revenir. J'acquiesçais et rejoignais ma chambre en tremblant.
Le lendemain, je repartais avec Karel et eu la joie de voir un petit paquet plein de nourriture, ainsi qu'une lettre qui s'avéra vierge. Nous arrivames chez moi et je choisis finalement d'être franc avec Rose, lui parlant de la taverne, mais, chose étrange, je n'arrivais pas à me souvenir de son emplacement exact. Elle m'en voulut quelques temps d'avoir fait ce trajet, mais connaître son frère et lui enseigner à son tout ce qu'elle savait finit par la radoucir. Nous vécûment tous les trois ainsi pendant une dizaine d'années, ma vieille baguette s'usait entre nous trois, Karel devenant un jeune homme épanoui, Rose m'aidant à faire fructuer mon commerce, mais continuant en vain ses recherches. Plus d'une fois elle semblait si proche de réussir mais ça ne fonctionnait pas. Et impuissant, je la regardais s'épuiser inlassablement à la tâche.
Un jour pourtant, je vis Karel courir vers moi, un vieux parchemin à la main. Il m'explica qu'il avait trouvé un sortilège de révélation dans un petit livre de la bibliothèque de ma mère et il avait tenté de l'utiliser sur un parchemin vierge qui traînait. Il s'agissais d'une lettre s'adressant à moi et me donnant un nom de fabriquant de baguette magique, en Ecosse. On m'indiquait aussi quelques lieux sorciers du continent. Au fil de la lettre, je me souvenais de l'auberge dans laquelle j'avais dormis avec Karel une dizaine d'année auparavant. Les souvenirs me revenaient comme par magie.
Il nous fallu encore plusieurs mois pour trouver un moyen de nous rendre en Ecosse, sans lâcher le commerce. Nous finîmes par convenir que nous y irions Rose et moi pour y faire du repérage et des idées et que nous laisserions le commerce à Karel. Le voyage fut éprouvant, tant pour moi que pour Rose. Nous avons réussi à éviter la tempête en bâteau, mais ma baguette se brisa ce jour là. Nous étions démunis, désarmés. Il nous fallu ensuite quelques semaines pour parvenir à trouver un sorcier qui pu nous amener vers le marchand de baguette qui refusa notre monnaie. Nous dûmes voyager en angleterre pour trouver une banque et découvrîment nos premières créatures magiques en chair et en os : des gobelins. Enfin, sur place, nous trouvions un autre fabricant de baguettes. Nous en achetîmes une à Rose et une pour moi. Rose en profita pour poser beaucoup de questions auxquelles le fabricants répondait, étonné à la fois de tout ce qu'elle semblait savoir et de son ignorance sur d'autres points plus banaux pour lui. Nous prîment congé et promirent de revenir pour Karel.
En mon fort intérieur, je sentais une petit chose se briser. Ma Rose avait été si passionnée dans sa discussion... Très vite, pendant le voyage de retour je me résignais à devoir décaler mon commerce en Angleterre et à recontacter ce fabriquant pour qu'il instruise Rose et qu'elle l'aide dans sa boutique. Je savais que c'était la chose à faire, je voyais bien la morosité s'installer doucement sur le visage de mon amie. Nous arrivâmes donc dans ma vieille demeure familliale et racontâme notre périple et notre découverte de ce monde enfin au jeune Karel qui nous écoutait, distrait. Il avait conclu quelques affaires de son côté et avait même rencontré une jeune femme qui l'intéressait. Après quelques semaines, à étudier comme je pouvais le commerce des épices vers l'Angleterre et à essayer de me renseigner en vain sur sa vente chez les sorciers, je finis par exposer mon idée à Rose et Karel. Rose semblait ravie et pour la première fois depuis trop longtemps je revoyais son doux visage s'éclairer. Karel lui était moins entousiaste et semblait tiraillé entre sa conquête et son nouveau monde. Je lui porposais alors de rester aux commandes de notre commerce ici pendant que j'ouvrais de mon côté une branche sorcière en Angleterre. Il semblait alors un peu plus intéressé et je devais bien reconnaître que ça nous simpliefiait beaucoup de choses.
Il nous fallu encore plusieurs mois, deux ans pour être exact, à Rose et moi pour nous organiser et nous trouver un endroit où habiter. Entre temps, Karel terminait son apprentissage et avait à présent tous les rennes sur notre commerce Néerlandais. Nous partîmes donc en paix, Rose et moi, vers notre nouvelle vie. Nous nous installâmes tranquillement et elle n'eut pas beaucoup à argumenter face à notre fabriquant de baguette pour qu'il la prenne sous son aile, le talent de Rose et sa curiosité en faisaient une élève hors pair, malgré son âge avançant. Très rapidement elle maîtrisait la technique pendant que moi je développais mon commerce d'épice et en découvrait des spécialement sorcières avec des propriétés intéressantes. Au bout de cinq ans, j'eu la joie de voir notre Karel se marier et Rose lui offrit une baguette pour fêter cela. Mon commerce continuais de florir, mais plus le temps passais, plus l'exploration de mon nouveau monde me passionnait.
Je me plongeais alors de plus en plus dans des livres d'Histoire de la Magie et de Géographie Magique, je regardais les répartitions animales et botaniques. Je ne voyais pas ma Rose qui petit à petit déclinait, se fânait. Un jour, elle n'arriva plus à se lever. Alors je la vis enfin, pâle comme la mort, faible. Deux semaines plus tard, elle nous quittait, profitant de son dernier souffle pour me remercier et m'embrasser. Je laissais tomber le commerce, laissant la gestion à Karel, me plongeant dans mon érudition, pour échapper au chagrin et au vide qui me rongeaient. Le monde merveilleux auquel j'appartenais n'avait pas sû sauver Rose, pire, il m'en avait éloigné. En quelques mois, je finis par me désintéresser de ce monde. Je revendis tous mes biens sorciers et anglais, ne conservant que ma baguette et celle de Rose, puis retournais dans ma demeure familiale. J'y retrouvais Karel qui avait vieilli et sa femme. Ils avaient eu quelques marmots qui semblaient tous avoir hérité de la magie de leur père. Je lui donnais tout l'argent sorcier que j'avais gagné et lui laissait les rennes de mon commerce, en faisant le propriétaire légal.
Enfin, je me mis à préparer mon grand voyage autour du monde. Voyage que je ne fis jamais, mon grand âge me rattrapant. Mais j'espère que Karel, sa fille Rose ou son fils Lieven, profitera de mes recherches et de mes préparations. Mon dernier soufle sera pour ma Rose, comme le sien fut pour moi.
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Chems Daley
Reducio
"La biologie s’applique-t-elle à la magie? Un débat"
Les débuts du transplanage
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« Et vous dites que cette structure est malléable?
- À n’en point douter cher ami, autrement comment expliqueriez-vous le phénomène qui à emporter sir Alan ? »
Un gentilhomme tout à fait distingué que ce Alan d’Auburn. Il ne parlait point à moins d’y être invité, on ne le voyait jamais avec le moindre plis sur ses vêtements, et cette voix mélodieuse et calme, on l'écouterait pendant des heures. On n’imaginait pas qu’il puisse fausser la compagnie d’une dame sans faire amende honorable. Et pourtant…
« Je maintiens mon point, c’est une affirmation bien audacieuse...
- Messieurs, me prendriez-vous pour un felon? s’insurgea le plus vénérable du lot en réajustant sa veste. Catherine me l’a assuré en me regardant dans les yeux comme je vous parle maintenant. Mister d’Auburn s’est emmailloté avec sa propre peau avant de disparaître. Elle m’a décrit sa forme comme celle d’une pâte à pain pétrissable . »
Le groupe d’homme se mura dans un silence stupéfait dans sa réflexion. Tous avaient le visage perplexe en prospectant le squelette qu’ils s’étaient assurés d’étudier et de comprendre.
« La magie est capable de bien des choses, vociféra brusquement un des penseurs dont la taille de barbe trahissait la jeunesse. Et transgresser les lois de la physique en fait partie, je vous crois! »
Ce à quoi répondit le défiant aux traits sévères et aux sourcils si broussailleux qu’ils en cachaient presque ses yeux: « Vous semblez oublier que la magie n’est rien sans son détenteur. C’est être déraisonnable enfin voyons! Votre immaturité n’a d’égal que la taille des absurdités que vous confirmez, maugréa-t-il à l’enthousiaste inconscient, la mine contrarié, avant de poursuivre, confrontant l’homme qui les avait amené devant des faits si invraisemblable et dénué de sens logique. La magie ne régit pas la vie messire Elliot, si les os d’Alan se sont ramassés comme vous semblez vouloir le confirmer, le pauvre homme se serait éteint sur le champ, si moins, cela l’aurait rendu incapable d’invoquer ses pouvoirs à chaque hypothèse. Tout ceci n’est que de la foutaise, si ce n’est pas une fabulation de votre compagne.
- Je vous interdit de proférer de telles injures envers Catherine, surveillez votre langue avant que je vous la tranche Harvey » brava le dit Elliot, se levant laborieusement de sa chaise en s’appuyant lourdement sur ses accoudoirs.
« Nous sommes de bons médecins en quête de connaissance. Ne laissons pas cette énigme nous destituer de nos manières de gentlemen allons. »
Calme n'était pas l'atmosphère autours du tas d'os. La disparition d'Alan ne trouvait pas d'explication. Quoi de plus oppressant pour un groupe d'homme ayant voué leur vie à la recherche. S'éloignait l'échéance du travail de toute une vie, ils se rendaient compte qu'ils étaient loin de percer tout les secrets de cet univers.
« Je le dis et le répète, tout ça n’est que baliverne. C’est malheureux mais Alan n’aurait pu survivre. Vous rendez vous compte que vous remettez en question ici même votre qualité de médecin ? Notre dessein en tant que tel est la compréhension, la logique, et ce même dans la sorcellerie, il existe encore des forces qui la transcende c’est ce que prône notre profession! Vous vous bafouez.
- Messire Harvey, je crains que vous ne soyez le seul à vous porter du tort » porta une voix.
Une voix que tous croyez égaré, morte ou vive. La voix qui les avaient tous mené à ce débat. Alan d’Auburn se tenait fier, à la porte du cabinet. Droit et solide, témoignait le squelette qui portait sa chair, il n’avait pas disparu ou ne s’était ramolli. Un squelette similaire à celui au milieu du groupe de savants effarés.
« Honorez vos engagement Harvey, poursuivit-t-il toujours posé bien que rigide et froid dans le ton. Et trouvons comment cette magie que vous décrivez si médiocrement a fait pour m’emporter du Wiltshire à Rochester sans délais »
Vers le rival du convaincu se tourna ensuite le défunt ressuscité, son visage s'adoucissant. « Mes hommages à Catherine messire Elliot, je me présenterais devant elle pour excusez mon audace sitôt cette affaire résolu. »
2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Ce tableau nous raconte un évènement inconnu des moldus mais dont le monde des sorciers se souvient encore. Fermez les yeux, et remontons le temps...
Nous sommes en 1608, en France. Imaginez les notables et nobles dans leurs belles tenues. Les femmes dans leur grandes robes plissées, larges à la taille et buste droit. Les hommes, coincés dans leur pourpoint garnis d'épaulettes, la tête droite émergeant des fameuses collerettes très en vogue : la fraise à la confusion, large et composée d'une multitude de couches enchevêtrées les unes dans les autres.
Ce jour là, William Harvey, sorcier et chirurgien anglais a un rendez-vous de la plus haute importance à Paris. Henri IV a enfin autorisé un lieu pour le travail des chirurgiens, l'amphithéâtre d'anatomie de Paris. Depuis peu, Jacques Guillemeau, célèbre anatomiste français, chirurgien officiel du roi, y œuvre et fait des recherches.
Aujourd'hui, William doit lui apporter un squelette de femme. En effet, son confrère français travail sur les méthodes d'accouchement. William, lui se passionne pour les fœtus mais souhaite profiter au maximum de toutes les découvertes du célèbre français sur le corps fémini. Il s'est donc engagé à fournir le squelette pour s'assurer une présence pendant tout le temps d'analyse du grand chirurgien.
Tout se passe au mieux, une dizaine de savants sont présents et bavardent entre eux en attendant le grand maître. Après les présentations et remerciements d'usage, Jacques Guillemeau se lance dans des explications.
"Chers confrères, j'ai commencé à rédiger une thèse qui s'intitulera De l'heureux accouchement des femmes. Afin de comprendre au mieux le sujet, j'ai estimé que nous devrions nous intéresser avant tout à l'anatomie de la femme pour progresser et …
- Et bien il était temps d'y penser ! Il vous aura quand même fallu 1600 ans !"
Un silence total se fait dans la pièce et les différents interlocuteurs s'observent médusés. Qui osent interrompre de la sorte le chirurgien ? D'ailleurs, cette voix, rauque et criarde c'était bien une voix de femme non ? Une femme ici ? William devient livide au moment où le squelette reprend :
- Vous pensiez que j'allais vous féliciter pour votre grande idée ? Quelle révolution ! Savez-vous que nous les femmes … "
William n'avait pas vraiment explicité la provenance du squelette. En fait, il s'est tout simplement servi dans une tombe proche de celle de ses parents, pensant remettre la défunte une fois la séance d'étude anatomique terminée. En revanche il aurait dû vérifier à deux fois le nom du propriétaire de la tombe. De son vivant, Gwendoline dit aujourd'hui Gwendoline La Fantasque, n'était pas la sorcière la plus calme et la plus disciplinée. Et de toute évidence, la mort n'avait amélioré les choses. Voilà que son squelette faisait des siennes.
Alors qu'un médecin présent s'effondre, les autres se ruent vers la sortie. Sortant sa baguette de sa manche, William a le bon sens de bloquer toutes les issues et de rendre muet et immobile l'ensemble des personnes présentes dans la pièce (squelette compris) le temps de faire le point. Après avoir administré à chacun un sortilège d'oubliette, il reprend le plus discrètement possible le chemin de l'Angleterre, accompagné de la défunte Gwendoline.
Sachez que suite à cette journée catastrophe, il n'osa plus jamais retourner voir le grand chirurgien français et attendit sagement la parution de son livre en 1609 pour avoir les précieuses informations. Il se fit également la promesse de ne plus jamais travailler sur des corps ayant appartenus à des sorciers.
3ème place - Xénos Sperande
Reducio
Les cinq Maîtres de potion tournaient dans la pièce depuis quelques minutes déjà. Leur confrère Libatius les avait invité dans son laboratoire personnel pour leur montrer un spécimen qui avait été empoisonné. Selon leur jeune confrère, les résultats du philtre sur le corps du sujet lui avait permis de faire une grande découverte…
Arcturus s’assit dans une chaise et superposa ses mains sur son imposante bedaine, attendant patiemment que Libatius revienne avec son spécimen. Marius s’assit en face de lui, penché en avant sur son siège d’un air impatient tandis que les trois autres Maîtres de potion discutaient entre eux de la meilleure époque pour cueillir la valériane destinée à une potion d’amnésie. Un bruit de roulettes grinçantes et tressautant sur les dalles de la pièces interrompit leur conversation, Libatius poussa un squelette au centre de la pièce.
- Voilà Messieurs ! Monsieur Hitchens ici présent fit- il en désignant le squelette, a été retrouvé mort par son elfe de maison la semaine dernière…
- Et qu’est-ce qui vous fait croire qu’il a été victime d’une potion ? l’interrompit Caspar le plus jeune de leur confrère, en scrutant attentivement le squelette. Il se glissa à la gauche de Libatius.
Libatius pinça les lèvres.
- Voyons laissez moi m’expliquer râla t-il, il posa une main sur les lombaires du squelette, voyez il y a une usure au niveau des os de la colonne… Il semblerait que cela soit du à la réaction du foie de chauve souris et…
- C’est peut-être simplement la vieillesse… Quel âge avait le sujet ? s’enquit Caspar.
Libatius fronça les sourcils et jeta un coup d’œil au reste de ses collègues, ils écoutaient attentivement leur débat tous les cinq, et aucun ne semblait vouloir émettre un quelconque avis.
- Il avait 102ans mais…
- Comment savez-vous que c’est la potion qui a causé sa mort et pas l’âge ? Ré-attaqua Caspar avec scepticisme.
- J’ai retrouvé un mélange intéressant dans son estomac répondit sèchement Libatius, et Mr Hitchens était un sorcier dans la fleur de l’âge, pas un simple moldu.
Il reposa sa main sur les lombaires du squelette et détailla le reste de ses trouvailles puis il en vint au contenu de l’estomac.
- … J’ai d’abord cru qu’il avait été empoisonné par quelqu’un de malfaisant puis j’ai examiné la potion dans son estomac… C’était un philtre de force. Il avait aussi consommé du sirop d’éllebore pour ses brûlures d’estomac selon son elfe de maison. J’en viens à ma découverte !
Il se tourna légèrement vers Caspar qui l’écoutait attentivement.
- il semblerait que Golpalott ait raison il ne suffit pas de combiner les divers ingrédients en fonction de leur propriétés respectives. Un seul ingrédient peut changer toute la synergie de la potion… Mr Hitchens n’aurait jamais du mélanger son philtre de force et un remède non-approuvé, l’éllébore a transformé le philtre de force en poison...
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Xénos Sperande
Reducio
Hesper Starkey a écrit un ouvrage brillant sur l’influence des phases de la lune sur les potions, c’est un véritable succès commercial et cette découverte majeure va révolutionner le domaine de…
Arcturus chiffonna rageusement le journal sur lequel on voyait sa petite sœur avec son grand sourire perfide jongler avec des lunes… Il enroula nerveusement son index dans sa barbe blanche comme il le faisait chaque fois qu’il était en colère. Hors de question qu’il soit dit qu’Hesper était le génie de la famille. Quand les gens se souviendraient de la famille Starkey ce serait grâce à sa sublime invention à lui ! En plus les potions c’était son domaine, pas celui de cette petite m’as tu vu. Arcturus Starkey jeta un coup d’œil inquiet à son matériel…
Louche en étain ? Oui. Poudre de valériane ? Oui. Sang de Salamandre ? Arcturus avisa la petite fiole rouge et étouffa un bâillement dans sa main. Oui. Ce truc lui avait coûté 10 Gallions en plus… Ça avait intérêt à fonctionner cette fois ! Le sang de Salamandre devait absolument être le bon catalyseur, Arcturus avait déjà passé trop de temps là-dessus, sans compter tous ses Gallions qui filaient comme des soldats à la maraude ! Non. Il ne pouvait pas s’attarder sur cette potion davantage. Arcturus enfila ses gants en cuir de dragon et commença à hacher menu une cervelle de paresseux. Quand son chaudron en fonte flambant neuf (il avait malencontreusement fait fondre le précédent...) commença à frémir il versa sa cervelle hachée dans l’eau, attendit une dizaine de secondes que la potion vire au rose pâle et ajouta la moitié du sang de salamandre.
Il étouffa un nouveau bâillement dans sa main et secoua la tête pour chasser la torpeur. Arcturus fronça les sourcils et remua avec concentration et méticulosité la potion 13 fois dans le sens des aiguilles d’une montre et 21 fois dans le sens anti-horaire, la potion devint bleue, comme prévu. Puis le potionniste versa la poudre de Valériane et étouffa un nouveau bâillement, il essuya la sueur qui dégoulinait de son front d’un revers de manche et baissa le feu. Il s’assit sur une chaise en attendant les 23 minutes qu’il faudrait avant d’ajouter le mucus de Veracrasse pour obtenir la bonne consistance et la racine de Tue-Loup pour obtenir le bon contrôle des rêves… Arcturus ne comprenait pas pourquoi il était fatigué comme ça.
A chaque fois c’était pareil. Il allait très bien et était en pleine forme puis dès qu’il faisait ses essais tout partait à vau-l’eau ! D’un seul coup il était épuisé. Le regard du potionniste parcouru paresseusement son petit laboratoire étriqué dans lequel les volutes de vapeurs enfumées tourbillonnaient en une brume intérieur asphyxiante…
Si fatigué… Il était si fatigué… Il croisa ses bras et posa sa tête trop lourde dessus. Moui… C’était mieux comme ça… Arcturus lutta quelques instants pour garder les yeux ouvert. Mais il était si fatigué. Sa potion de rêves lucides pouvait bien attendre… Moui encore 20 minutes… Il y avait le temps de faire une petite sieste en vingt minutes…
Arcturus ouvrit les yeux et regarda avec effarement le couloir gris devant lui, où était donc son laboratoire ?? Et c’était quoi cette étrange perspective qu’il avait là ? Quelqu’un passa devant lui. Un géant ! Pensa t-il avec terreur.
Non analysa t-il, les géants ne ressemblaient pas tant aux sorciers… Oui mais ils étaient démesurés ces sorciers-là… Un médecin maigrelet affublé d’une collerette d’un autre temps entra dans la pièce où il se trouvait par une sorte de couloir arrière qu’il n’avait pas encore remarqué.
- Ah vous êtes réveillé, enfin ! s’exclama le médecin suranné en claudiquant jusqu’à lui d’un air jovialement empressé.
- Qui êtes vous ? Que faites vous dans mon lab… Dans ma… Que faites vous chez moi ?
Le médecin haussa un sourcil blanc et se figea, clairement dubitatif. Puis un air de compréhension s’étala sur son visage ridé et il reprit sa laborieuse progression.
- Ah oui ! Vous ne vous étiez pas encore réveillé dans votre nouvelle condition répondit il calmement en posant sa trousse médicale sur une vieille chaise.
- Ma nouvelle condition ? s’étonna Arcturus en tortillant nerveusement sa barbe blanche.
- Oui. Vous êtes mort d’un accident de potion de ce que j’en sais déclara le médecin comme s’il s’était agit de parler du dernier balais sorti. Mais votre invention vous a valu une peinture vous êtes donc devenu un portrait. Félicitations !
Arcturus détailla sa tenue et s’étonna de la robe d’un bleu indigo qu’il portait. Et… Il tâta sa tête... Un turban ? Pourquoi portait il un turban ? Il n’avait jamais porté de turban… Un quoi ?! Un portrait ?
Le potionniste posa la trousse du médecin par terre pour se laisser tomber sur la petite chaise avec fatalisme. Il était… Mort ? Un autre détail retint son attention toutefois.
- Mon invention ! s’exclama t-il joyeusement, alors ils ont réussit à récupérer ma recette de rêve lucide ?
- De quoi parlez vous ? s’étonna le médecin en l’auscultant avec un drôle d’appareil moldu. Vous êtes le créateur des vapeurs de fatigue, cependant votre laboratoire était trop étriqué, vous avez respiré de telles quantités de potion durant vos essais que vous avez désormais une narcolepsie acquise, même sous cette forme.
- Une quoi ? s’enquit Arcturus en étouffant un bâillement dans sa main.
- C’est une pathologie du sommeil. Vous dormez 20 heures sur 24 se désola le médecin en prenant son pouls, c’est ce qui a causé l’accident qui vous a coûté...
Arcturus tenta de lutter contre le sommeil mais il était fatigué, si fatigué… Il se rendormit, sa tête pendant mollement vers sa poitrine.
2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
" Professeur, la représentation est terminée.
- Mmmmm... maugréa Walter dans son demi-sommeil.
Quelqu'un lui tapota l'épaule en chuchotant près de son oreille.
- Walter. Il faudrait vous levez maintenant. La plupart des élèves sont partis.
- Je veux un tapis volant. Il est où l'éléphant du Maaaaharaja ? ânonna le directeur. Après un instant de silence dans la pièce, quelques rires osèrent se lever. Ce n'est pas tous les jours que le respectable Walter Aragon divaguait en public.
Pour sa décharge il avait eu une longue, une très longue journée. C'était le jour de la représentation annuelle du club de théâtre. Pourtant il avait cru en voyant l'invitation que peut être, cette année, il y avait une chance de passer une bonne matinée avec le reste de ses collègues.
Walter avait sourit s'imaginant déjà la tenue idéale. Il avait sorti le grand jeu, une tenue véritable qu'il avait fait venir de Perse spécialement pour l'occasion.Le club de théâtre de Poudlard
est fier de vous inviter à sa représentation annuelle
Samedi 15 mai à 9h30 dans la grande salle.
Venez découvrir ou redécouvrir
Les contes des Mille-et-Une-Nuit.
N.B : tenue spéciale exigée, sortez turbans et tapis !
Seulement voilà. Les élèves avaient voulu "faire ressentir aux spectateur la durée réelle du conte" et pour ce, avait dilué la représentation sur non pas une, non pas deux mais sur douze heures de "spectacle"! Douze heures assis à écouter des acteurs débutants plus ou moins mauvais. Douze heures devant une scène avec une absence totale d'innovation ou de surprise, pas de tapis volant (oui c'est illégal mais un faux tapis au moins avec une planche et un bon sortilège ou des poulies moldues !), pas de décors fantastiques, pas de fumée sortant de la lampe magique, pas de branches pour orner la salle, pas d'étoiles filantes sur la scène… Rien à part peut être les éléphants peints à l'arrière plan avec des têtes sympathiques.
Non ce n'est pas vrai. Les élèves avaient quand même eu une bonne idée. Pour permettre à leurs spectateurs de tenir toute la durée de la représentation, ils avaient installé un petit coin buvette pour reprendre des forces avec des boissons libanaises. Walter y avait découvert une eau-de-vie de vin absolument sublime. Ils appelaient ça de l'arak. Il en avait bu un verre et puis un deuxième et puis… Enfin il avait tué le temps.
"Les éléphants ils ne peuvent pas aller dans la grotte. reprit Walter Aragon en tournant la tête vers sa collègue.
- Walter. Il faut vous reprendre ! Veuillez retourner dans vos dortoirs vous au lieu de glousser. Allez filez ! Levez-vous, je vous raccompagne dans votre chambre.
"Un Néléphant ! Ca trompe, ça trompe ! Un Néléphant, ça trompe énOoormément ! Le digne professeur se leva tant bien que mal et tout en chantant et imitant la trompe de l'éléphant de son bras accepta de suivre sa collègue par les couloirs secrets de Poudlard à l'abri des regards rieurs des élèves.
3ème place - Blaze Rosenberg
En attente de la réponse de l'auteur...
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Deryn O'Connors
Reducio
« Miss Elisabeth Evans, avez-vous bien compris qu'en cas de non respect de cette condamnation, votre mari, M. Simon Evans sera condamné, au mieux, à l'emprisonnement à vie à Azkaban ?
- Oui Votre Honneur, j'ai bien compris. Elle n'est pas sotte tout de même !
- Fort bien. Vous pouvez disposer Madame. Soyez certaines que nous surveillerons de près cette affaire.
- Merci Votre Honneur. Bonne journée. » Ne les remercie pas enfin. Ils ne le méritent pas.
La pauvre femme quitta le tribunal sous les regards mi- sévères mi- amusés des personnes présentes. C'était une première dans le monde des sorciers, condamner un homme à rester sous sa forme animagus à vie sous peine d'emprisonnement. Elle rentra chez elle, suivant scrupuleusement le protocole, sans prononcer le moindre mot. De toute façon à quoi cela aurait-il servit. Simon ne risquait pas de lui répondre. Les gens l'auraient simplement pris pour une folle à la voir parler à un chat.
Le chat ne bougeait pas. Il observait plein de haine les gens qui lançait à son épouse des regards goguenards. Il était un des meilleurs sorciers de Grande Bretagne. La plupart de ces idiots ne savaient même pas réaliser correctement une métamorphose de base. Lui, était un professionnel dans le domaine. Il pouvait désormais se transformer en un claquement de doigts. Il en avait d'ailleurs bien profité pendant toutes ces années. Les magasins de la rue de Traverse et surtout leurs caisses n'avaient plus de secret pour lui depuis longtemps. Enchaîné, coincé dans les bras d'Elisabeth, il ne bougeait pas pour le moment. La chaîne était de toute façon trop courte pour qu'il puisse toucher le sol.
Ce n'est qu'une fois assise dans son salon, à l'abri des regards, qu'elle s'autorisa à enfin prendre la parole en pleurant.
« Par Merlin, Simon ! Qu'allons nous devenir ? » Elle décrocha la chaînette qui pendrait désormais à sa taille chaque jour à venir.
Et bien nous continuerons à vivre comme avant sauf qu'il va falloir que tu trouves un travail. Et moi je vais vivre définitivement comme un chat. Avouons que passer le désagrément de cette chaînette qui me serre terriblement le cou, il y a pire. D'ailleurs, j'ai faim. Il miaula en levant la tête vers sa … maîtresse.
« Te rends-tu compte ! Oui évidement que tu te rends compte ! Condamné à être un chat... Et ne me regarde pas comme ça. Je ne peux pas défaire ta chaîne, tu le sais bien. Je ne suis pas assez compétente en sortilège pour ça. De plus, ils m'ont bien prévenue, la chaîne est ensorcelée. Si jamais le moindre maillon venait à être endommagé, un membre du service des aurores le saurait immédiatement et nous localiserait aussitôt. »
Je sais bien que tu ne peux pas défaire cette chaîne. Je pense que même moi je n'y arriverai pas. Mais j'ai faim ! Une faim de loup. Donne moi à manger s'il te plaît ou ouvre moi le garde-manger que je me serve. Je n'avais pas pensé à ce désagrément... La communication va peut-être être complexe. Existe t-il des sorciers qui parle la langue des chats ? Après tout certains parlent bien serpent.
Elle s'assit sur un des fauteuils du salon pour réfléchir. Aucune solution ne venait et si son cher époux en avait une, il était bien incapable de lui transmettre la moindre information. A part miauler bêtement comme il le faisait depuis cinq bonnes minutes maintenant. Ah... que c'était agaçant ! Dire qu'il faudrait supporter ces cris ad vitam æternam.
« Simon, soyons honnête, l'un envers l'autre. Tes bêtises nous ont condamné toi et moi à une vie infernale. Moi qui pensait que tu gagnais honnêtement ta vie à la sueur de ton front ! Toi tu vas devoir vivre sous la forme d'un chat, une chaînette serrée au cou, accroché à moi dès que nous sortirons de la maison. Moi je vais devoir supporter tes miaulements chaque jour à venir. Je vais devoir vivre avec ... un chat jusqu'à la fin de mes jours. »
« Ah voilà des reproches maintenant ! Sais-tu combien d'heures j'ai passé assis, sans bouger à observer par tous les temps pour choisir le meilleur passage, le meilleur moment ? Ingrate que tu es ! Tes bijoux, tes parures, tes robes et tes chapeaux, d'où sortaient-ils à ton avis ! Ouvre donc ce garde manger au lieu de vociférer ! »
Elle se mit à pleurer doucement, la figure cachée dans ses mains. Le chat vint doucement se frotter à elle et se mit à ronronner. Il grimpa sur ses genoux et glissa sa tête dans son cou en posant son petit museau froid dans son cou.
Ma douce enfin... Ce n'est pas si grave. Je... Nous allons apprendre à communiquer, à vivre ensemble. Nous surmonterons cette mauvaise passe comme toujours. Tout ira bien tu verras... J'aimerais pouvoir te prendre dans mes bras mais... Finalement, la situation ne sera peut-être pas aussi simple que je le pensais.
2ème place - Chems Daley
Reducio
- Je ne veux pas de ce sac à puce chez moi !
Criait-t-il pour la dixième fois avec sa voix abimée portant en toute occasion l'accent de l'irascibilité. Sa femme soupira, passant ses doigts dans la fourrure soyeuse du félin qu'elle avait voulu ramener chez elle. Dire qu'elle avait craint de la férocité de la part du chat, avait-elle oublier que sa demeure abritait une autre bête d'une tout autre nuance de sauvagerie.
- Allons Argus, ne soit pas teigne à ce point, la malheureuse était frigorifiée. Tu n'aurais pas pu t'attendre à ce que je la laisse à son triste sort.
- Teigne ?! Bon dieu, n'as-tu entendu que ça? Si tôt coupé. Est-ce moi la teigne? Regarde moi ça, une robe de velours neuve qui m'a prise trois mois d'économie et que tu décides de tâcher si facilement de ces pattes pleines de boue. Entend moi Eugénie lorsque je te dis que je n'en t'offrirais plus d'autres. Et le jour où tu n'auras plus quoi te mettre, demande donc à cette teigne, il montra avec insistance la rescapée féline d'un doigt haineux qu'on se demandait si il ne cracherait pas sur la pauvre bête ensuite. Demande lui de t'habiller. Tu ne pourras qu'espérer que sa fourrure te fasse un manteau ingrate.
Sur cela, l'homme tourna le dos à sa femme, claquant la porte si seulement cela pourrait faire fuir le félin par la fenêtre.
Le concierge de Poudlard rouvrit les yeux au son retentissant de son propre souvenir. Eugénie... Eugénie Rusard. La seule femme qui avait accepté de porter son nom. Ses défunts parents avaient été si désespérés de se débarrasser de leur raclure de fils embourbé, quelle aubaine que cette sorcière de bonne famille veuille de lui ! Le spectre contourna son bureau pour aller lever un étrange rideau sur un pan de mur. Il dissimulait le seul tableau de la pièce.
Ah douce Eugénie... Elle l'avait gardé finalement sa satané Teigne. Jusqu'au bout. Et aujourd'hui... il ne lui restait que ça d'elle.
3ème place - Jennifer Coldiron
En attente de la réponse de l'auteur...
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
La Galerie des portraits

1ère place - Chems Daley
Reducio
C'est une sorte de magie...
Prélude à l'alchimie
Il était une fois un jeune garçon qui se faisait entendre dire que chaque homme avait un outil prédéfini pour façonner sa vie. Celui du simple homme rassemble ses mots et la sueur de son front. Celui du sorcier, sa magie.
Le garçon était un simple homme, qui en entendant son père, lui avoua qu'il voulait lui aussi être doté de magie. Mais devait-il pourtant se séparer, à regret, de ses envies, car le simple homme ne peut acquérir l'outil du sorcier sans bousculer son équilibre et sa vie. Le garçon posa donc un pied réluctant sur la trace de celui de son père, le menant dans les cuisines des fortunés. Pour une misère, il préparait mets et douceurs. Comme son père le lui avait dit, le garçon, devenu homme, suait devant la chaleur des feux de fourneaux. Gagnait son pain de cuisine en cuisine en s'y faufilant que par de belles paroles vantant ses mérites. Ainsi allait sa vie d'homme... de simple homme....
Dans sa besogne, ce simple homme fit l'acquisition de quelques chaudrons pour perfectionner son art, loin de se douter que quelque temps après, il en développerait un autre à l'opposé. Dans ses chaudrons, l'argent, le bronze et le plomb, prirent peu à peu la place de ses carottes et de ses oignons. Si je peux rendre mes légumes en une soupe et ma farine en pain et tarte, pourquoi ne pourrais-je pas modifier ces métaux de la même manière? Ainsi, le simple homme avait mit les pieds dans la transmutation.
Le monde se construit de question. Plus tard, on en dira que l'alchimie est un autre type de magie, grâce à un simple homme qui ne pouvait se satisfaire de l'outil de sa vie.
2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Encore un peu...
Il laissa tomber une dizaine de gouttes du liquide transparent dans le pichet, tapota doucement le bord. Oui, comme ça c'était parfait.
Maintenant le ballon transparent. Mmm... jusqu'à la petit ligne pas plus, pas moins. Le chaudron en cuivre c'est toujours le plus délicat...
Il remplit le récipient d'eau jusqu'à la moitié et tapota le côté avant de rouspéter.
Ah non... ça n'ira pas du tout, il faut en tirer un peu.
D'un mouvement rapide de sa baguette magique, il fit disparaître le contenu du chaudron avant de le remplir à nouveau sans dépasser le premier tiers. Après son habituel petit tapotage, il sourit satisfait.
Tout était parfait. Une fois encore, il serait le meilleur. Il n'avait rien laissé au hasard, chaque volume avait été mesuré avec précision, chaque récipient testé. Il avait même chauffé légèrement le ballon vert pour optimiser la diffusion. Certains de ses confrères se moquaient de cette petite manie mais il en était persuadé, une température un peu plus élevée faisait monter la pression interne et améliorait la transmission. Il avait d'ailleurs voulu prendre un petit réchaud avec lui pour maintenir plus longtemps la température mais « pour des questions de sécurité, ce n'était pas raisonnable... » Pfff... Le vieil homme balaya l'objection de sa main et secoua la tête les yeux au ciel, il était un incompris entouré d'incapables et de poltrons.
Un à un, avec des gestes rapides et précis, il déplaça tous ses pots, bouteilles, fioles et ballons jusqu'à la pièce d'à côté où les rideaux étaient encore baissés. Il les disposa en demi cercle de façon à pouvoir tous les attraper en temps voulu. Il plaça au centre un petit tabouret en bois bien stable et sorti de sa cape une longue baguette de bois noir légèrement flexible. Il l'arqua légèrement pour vérifier sa solidité et sa souplesse. Bien... Il sortit une deuxième baguette plus courte et bien plus légère en bois clair. Après une rapide inspection pour s'assurer qu'aucune écharde ou fissure ne se trouvaient le long de cette dernière, il se redressa et prit une grande respiration. Il était prêt pour commencer.
Affichant un air sérieux qui rendait son sourire édenté légèrement inquiétant, il fit un signe de tête pour signifier que ça pouvait commencer. Aussitôt, les rideaux s'écartèrent et laissant apparaître des rangées de sièges silencieux.
Avec une précision chirurgicale, l'artiste se mit à entrechoquer les récipients du bout de ses baguette pour interpréter la sonate pour chaudron numéro 16 composée quelques mois plus tôt par ses soins. Les sons cristallins envahirent la salle. Ca y est, le monde des sorciers allait découvrir la toute dernière œuvre de James Thruston. Son fils, Orsino était au premier rang. Le vieil homme sourit intérieurement, la musique les avait toujours reliées et le ferait toujours.
3ème place - Xénos Sperande
Reducio
L’Alchimiste fût réveillé par un rayon de lumière qui passait par la croisée du laboratoire, l’aube se levait. Il ouvrit péniblement les yeux et se redressa en grognant, le dos douloureux de s’être encore endormi sur ses recherches, assit à sa table de travail. Il s’étira, faisant craquer ses bras minces et son dos en grimaçant. Il y était presque cette fois. Il était vraiment à deux doigts de réussir à créer l'Azaroth: la pierre philosophale.
Hier soir il avait réussi à déchiffrer l’une des étapes du Grand-œuvre,
L’œuvre au jaune lui avait toujours posé problème, c’était la troisième étape pour créer la pierre philosophale… Il savait qu’il fallait recombiner ensemble les miettes de l’étape précédente. Il l’avait déjà fait 19 fois, et de 19 façons différentes car les parchemins de recette étaient écris dans un langage typiquement alchimique, qui laissait place à beaucoup d’interprétations possibles sur la nature exacte des ingrédients utilisés ou même des manipulations à effectuer. Les quantités n’étaient jamais précisées, il fallait apprendre ce point-là avec l’expérience… L’Alchimiste commençait à maîtriser tout ça mais il n’avait trouvé qu’hier tard dans la soirée ce qu’était le « Sang de Dragon ».
Jusque là il avait toujours pris cette appellation au premier degré. C’est seulement hier qu’il avait compris qu’il s’agissait de Cinabre et que le nom était une désignation poétique et crypté utilisé par l’auteur.
L’alchimiste abandonna la table où ses parchemins de recherche s’entassaient et rejoignit son installation de chauffage. Roh sa femme avait laissé son ail ici. Il allait encore devoir lui rappeler l’importance de ne pas préparer ses ragoûts dans son laboratoire, ce n’était pas parce qu’il avait de meilleurs ustensiles qu’elle devait préparer ça ici, c’était important ce qu’il faisait !
Il soupira et jeta un œil à la préparation qu’il avait laissé chauffer doucement toute la nuit…
Nelly lui disait sans cesse de trouver un travail digne de son rang. Elle ne le croyait plus quand il lui assurait qu’il était sur le point de fabriquer la pierre philosophale… Il lui avait trop dis. Et à chaque fois ç’avait été un échec. Mais chaque échec l’avait fait progressé. Certes la progression était lente mais... Nelly commençait à en avoir marre de sa « manie », ça faisait 23 ans qu’il travaillait sur le Grand-oeuvre et il n’avait pas encore changer de plomb en or... Il avait commencé dès la fin de ses études et il s’était pris d’une telle passion pour l’Alchimie qu’il n’avait pas vu le temps passer depuis qu’il avait commencé.
Il fronça les sourcils quand sa grande louche de cuivre heurta sa préparation dans un CLING sonore. C’était censé être un liquide… Il reposa l’ustensile et toucha prudemment la chose qui reposait sur le bac supérieur de son aludel, c’était froid et solide. Curieux. Hier il avait réussi à passer le stade de la matière prochaine et il avait préparé son bain du roi… Ce matin il avait cru que le haut de l’aludel serait vide et qu’il aurait trouvé la matière résultante de l’œuvre jaune au fond, sous forme liquide… L’Alchimiste saisit prudemment la sphère verdâtre qu’il avait obtenu… Qu’est-ce que c’était que ça ?
Et soudain ça lui revint, il avait ajouté de la poudre de Cinabre en décryptant son parchemin grâce à un document chinois qu’il lisait pour se divertir… Il avait testé sur une inspiration fulgurante d’en ajouter à son mélange bleuté (alors qu’il aurait du être jaune donc...), il s’était dit que l’antagoniste chromatique du bleu était le rouge et que le Cinabre pouvait correspondre au "Sang de Dragon" alors il avait ajouté du Cinabre de façon un peu hasardeuse et expérimentale.
Le résultat était déconcertant.
Mais au moins c’était à peu près jaune.
Il posa la sphère verdâtre sur un de ses supports, devant lui et la caressa du doigt avec intérêt. La matière avait l’air d’un ventre fécond et à la pâle lueur du matin, on distinguait au centre de la sphère un fragment rouge qui s’amalgamait doucement en tournant sur lui même, il n’était pas plus gros qu’un dé à coudre pour l’instant mais le cœur de l’Alchimiste s’emballa, il était sûr que c’était l’Azoth. Il était sûr que c’était la pierre philosophale qui naissait sous ses yeux.
Il regarda pendant des heures, le cœur rouge de la sphère grossir en tournant doucement sur lui-même, finalement la sphère verdâtre se fissura comme un œuf et l’alchimiste en écarta délicatement la coquille pour accéder à la pierre rouge.
En la saisissant il sentit un fin frémissement électrique passer dans ses doigts et il sut aussitôt qu’il avait enfin trouvé la bonne recette.
C’était la pierre philosophale. Il l’avait créé.
- Nicolas ! Viens donc déjeuner s’écria Nelly depuis la pièce voisine alors qu’il regardait avec adoration sa création.
- Pernelle ! Cria t-il joyeusement en serrant la pierre rougeoyante au creux de sa main pâle, Nelly viens voir ! J’ai réussi ! J’ai réussi !
25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex


