Le dédale des toilettes
*Elle* ne voulait pas que je la touche. Tant mieux. Recroquevillée contre moi même, je ressemblai à une ville créature, acculée, piégée. Dans ma tête, tout n'était que désordre. Une partie de moi me hurlai de ne rien écouter, de lui dire pardon, d'arrêter ce blasphème. Et l'autre me criai de continuer, de ne pas céder, de ne pas être *faible*. Mais... de toute manière, je finissais toujours faible. La situation me glissai entre les doigts, et sans parvenir à m'y raccrocher, je courrai maladroitement derrière, si inutilement.
Devant moi, le corps inerte d'Erza remua. Mes membres me picotèrent et je lâchai un énorme soupir. Même si je m'étais interdit d'y songer, le diable qui sommeillait en moi avait émis l'hypothèse qu'elle n'ouvre plus jamais les yeux. La brune se releva comme un fantôme, et je réalisai que quelque chose n'allait pas. Ses yeux étaient éteints. On aurai pu s'attendre a y trouver du soulagement, de la peur, du désespoir. Mais au lieu de cela, ne trônait qu'un vide profond. Pas une once de sentiment. Non, juste... *du vide*.
Je décollai enfin mes fesses du sol et marchai prudemment vers elle. Erza ne daigna me jeter un regard, elle était parfaitement figée. Comme une automate, elle passa devant moi et s'engouffra dans le couloir. Sa respiration presque silencieuse résonna quelques secondes sur les murs, puis s'éteignit brusquement.
Seule dans les toilettes, les yeux grands ouverts, je tentai vainement de faire le tri dans mes pensées. Erza, Elena, le serpent, la morsure, le sang, l'odeur de la peur, l'évanouissement, les pas, le Vide et... Moi. Dans le noir, derrière un épais brouillard, mon cerveau moulinait. J'étais sûre d'être passée à côté de quelque chose. Tout était arrivé très vite, et aussi brusquement s'était arrêté.
Trébuchant contre un carreau cassé, je tenais contre ma main ma joue, qui saignait plus que tout à l'heure. "Il faut que j'sorte d'ici, maintenant." En poussant la porte, je regardai une dernière fois en arrière et tentai de mémoriser les moindres fragments de vie qui poussaient en ce lieu. Mais de tout ce que je vis, seule une profonde noirceur me resta en mémoire. La porte claqua derrière moi, et c'est en courant que je rejoignis mon dortoir, l'esprit hagard et le cerveau baigné dans l'incompréhension.
FIN DU RP.
[reducio]@Elena Corbeau, @Erza McGowan. Un grand merci pour ce RP qui fera bien réfléchir ma petite Protégée, je pense ❤ vous l'avez quand même laissée dans le caca là hein
[/reducio]
Devant moi, le corps inerte d'Erza remua. Mes membres me picotèrent et je lâchai un énorme soupir. Même si je m'étais interdit d'y songer, le diable qui sommeillait en moi avait émis l'hypothèse qu'elle n'ouvre plus jamais les yeux. La brune se releva comme un fantôme, et je réalisai que quelque chose n'allait pas. Ses yeux étaient éteints. On aurai pu s'attendre a y trouver du soulagement, de la peur, du désespoir. Mais au lieu de cela, ne trônait qu'un vide profond. Pas une once de sentiment. Non, juste... *du vide*.
Je décollai enfin mes fesses du sol et marchai prudemment vers elle. Erza ne daigna me jeter un regard, elle était parfaitement figée. Comme une automate, elle passa devant moi et s'engouffra dans le couloir. Sa respiration presque silencieuse résonna quelques secondes sur les murs, puis s'éteignit brusquement.
Seule dans les toilettes, les yeux grands ouverts, je tentai vainement de faire le tri dans mes pensées. Erza, Elena, le serpent, la morsure, le sang, l'odeur de la peur, l'évanouissement, les pas, le Vide et... Moi. Dans le noir, derrière un épais brouillard, mon cerveau moulinait. J'étais sûre d'être passée à côté de quelque chose. Tout était arrivé très vite, et aussi brusquement s'était arrêté.
Trébuchant contre un carreau cassé, je tenais contre ma main ma joue, qui saignait plus que tout à l'heure. "Il faut que j'sorte d'ici, maintenant." En poussant la porte, je regardai une dernière fois en arrière et tentai de mémoriser les moindres fragments de vie qui poussaient en ce lieu. Mais de tout ce que je vis, seule une profonde noirceur me resta en mémoire. La porte claqua derrière moi, et c'est en courant que je rejoignis mon dortoir, l'esprit hagard et le cerveau baigné dans l'incompréhension.
FIN DU RP.
[reducio]@Elena Corbeau, @Erza McGowan. Un grand merci pour ce RP qui fera bien réfléchir ma petite Protégée, je pense ❤ vous l'avez quand même laissée dans le caca là hein
fille de la merveilleuse maiy lewis♡
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
La Peur est une sale habitude, qui fait passer le Pire pour une certitude.
Je suis la fille cachée de Miss Loewy mais personne ne le sait car elle a peur que des paparazzis nous attaquent.