RPG + Accident d'escaliers J.T

3 février 2045, un dimanche matin
Dans les escaliers
@Jacob Tramontane

Image postée par le membre
Il faisait froid ce matin-là, le petit blond sorti de sa salle commune bien emmitouflée pour affronter les températures glaciales de ce début de février. Mais malgré les gants et l'écharpe qu'il portait, il avait froid. À croire que quelqu'un eut laissé toutes les fenêtres de Poudlard ouvert. Il ne devait pas sensiblement faire plus chaud à Poudlard qu'a l'extérieur, mais tout de même ! Henry souffla brièvement sur ses mains tout en les frictionnant afin d'essayer de se réchauffer.

On était en février, ça faisait déjà un moment qu'il vivait au château. Finalement, ne pas revenir à Noël fut une bonne chose, il s'en était relativement bien accommodé. Et la déprime des premiers jours s'était bien vite dissipée. Il fut alors totalement émerveillé lorsqu'il découvrit le château grandement vidé de ses habitants. Il en avait profité pour se promener, et profiter du silence de la bibliothèque. Il n'était pas en retard sur son travail. Au contraire, il lui arrivait d'être en avance, non pas sur ses camarades, il se débrouillait bien, mais ce n'était pas un génie. Il n'aimait de toute façon pas attirer l'attention sur ses performances scolaires.

Sa seule déception était de ne pas avoir encore pu assister à un match de Quidditch. Pourtant, sa maison en avait déjà disputé depuis qu'il était ici. Mais chaque fois, l'excitation de veille de match montait et il n'avait qu'une hâte, être le lendemain. Sauf que le jour en question, son réveil sembla comme ensorcelé et il ne l'entendit pas. Il ne put donc assister à la rencontre. Il s'était retrouvé particulièrement bougon les jours suivant, réfléchissant même à changer de réveil. Ou du moins à trouver un autre moyen.

C'était donc l'esprit en pleine réflexion que le jeune Serdaigle s'engagea dans les escaliers. Ces mêmes enquiquineurs qui au début de l'année ne cessaient de lui donner du fil à retordre. Ne l'envoyant jamais à l'endroit qu'il désirait. Leurs farces semblaient cependant avoir globalement cessé. Et ces incidents d'escaliers n'arrivaient que de façon sporadique. Il lui sembla qu'ils avaient enfin arrêté. Le dernier remontant déjà à deux mois.

C'était là une bonne nouvelle pour le garçon. En effet, ces petits jeux stupides lui avaient fait perdre un temps fou. Si bien que lorsqu'il le pouvait, il se déplaçait en groupe. Peut-être était-ce là une superstition, pour annuler sa malchance. Même si désormais, il semblait qu'il pût de nouveau se déplacer seul. Non pas qu'il aimait tout particulièrement la solitude, mais parfois elle lui permettait de réfléchir. De prendre un bateau vers le monde de l'Imaginaire, de l'irréel. Il se prenait ainsi à rêver. De quoi ? De toute chose, si bien que parfois, la fusée de son esprit décollait en direction des nuages.

Les tableaux vivants l'eurent presque terrorisé les premiers jours. Pour une raison que le Serdaigle ignore, il avait peur qu'un des personnages sorte d'un des œuvres et l'entraîna avec lui à travers la toile. Cette peur était stupide, il en avait conscience. Mais il mit du temps à s'en défaire et encore aujourd'hui, il se tenait le plus loin possible des tableaux descendant les escaliers par le côté qui en était le plus éloigné.

Il se posait d'ailleurs toujours la question de savoir si les peintures étaient vivantes ou non. Si oui, comment était-ce la vie dedans ? On était un peu immortel dans ce cas. Enfin, sauf si notre tableau est détruit. Mais comme il avait aussi entendu parler des personnages de tableau qui pouvaient se déplacer, la question n'était pas totalement close. Enfin, quand bien même la magie derrière était étrange. Était-ce une spécificité de Poudlard ? La magie qui les animerait proviendrait sans aucun doute du château. Comment fabriquait-on un tel tableau ? Ça ressemblait presque à un vieux mythe dont il avait entendu parler. Pygmalion et Galatée. Alors peut-être que Pygmalion fût un sorcier et que c'est lui qui inventa le principe ? Trop de questions fusèrent dans son esprit. C'était là une piste à creuser assurément.

Mais l'heure n'était pas à la réflexion, mais plutôt à la sustentation. À défaut de crier au loup, son ventre criait famine. Il descendit les escaliers, d'un pas un peu plus rapide. Il irait à la bibliothèque après son repas. Il jeta un bref coup d'œil à différents tableaux, on y trouvait de tout, des tableaux récents, des portraits, des scènes de vie. Henry n'était jamais allé dans un musée d'art. Il avait entendu parler de quelques-uns. Existait-il une version pour sorciers du Musée du Louvre ? Voir une section pour sorcier dans le Louvre. La question était sérieuse.

C'était une raison supplémentaire d'aller à la bibliothèque. Mais le ventre vide, la tâche serait plus difficile. Alors après avoir fait une pause dans sa descente pour réfléchir, il accéléra le pas, décidé à arriver en bas au plus vite ; afin de pouvoir remonter dans les plus brefs délais. La bibliothèque devrait être déserte à cette heure-ci, c'était tout à son avantage. On était un dimanche, et le matin en plus, beaucoup d'élèves devaient en profiter pour faire la grasse matinée.

Henry se retrouvait donc au troisième étage et alla pour emprunter un escalier, qui changea de direction l'instant avant qu'il ne pose son pied sur la première marche. Décidément, il était bien distrait, il avait tout intérêt à être plus attentif à l'avenir. Non pas qu'il aurait pu tomber. Mais il aurait pu louper la marche et perdre l'équilibre. Ils les auraient descendus ces marches, mais certainement pas de la meilleure des façons. Et avec un séjour à l'infirmerie en supplément. Pas spécialement une réussite en somme. Henry bougonna pendant une trentaine de secondes, attendant qu'un escalier daigne venir pour lui permettre de poursuivre sa route. Il avait faim, et visiblement, sa chance avec les escaliers venait de prendre fin. On se serait presque cru de retour quelques mois en arrière. Henry soupira longuement, levant les yeux au ciel. Il tapait du pied sur le sol, signe de son impatience. Il ne pouvait pas donc cesser ce stupide jeu. Il avait clairement mieux à faire que d'attendre qu'un fichu escalier vienne le chercher.

Il attendit plusieurs minutes, voyant les autres escaliers se déplacer, mais rien. Pas un seul ne vint vers lui pour lui permettre de continuer. Merlin que la journée commençait bien.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

RPG + Accident d'escaliers J.T
Vvvvvvvvvv.
Voler au petit matin dans le stade d'entraînement vide était le plus grand des agréments. Aussi le sourire de Jacob était très grand ce matin-là, tandis qu'il trottait vers la plus haute des salles communes. Marche après marche, en courant, le visage rougi du plaisir du vol du matin et du froid mordant qui l'avait vivifié. A des stades de l'immobilité des grasses matinées de certains de ses camarades de chambrée. Il plissait les yeux, la tête encore pleine des tons orangés du matin sur le stade. Couleurs vives, énergie vive, vivement dimanche devenait souvent pour Jacob : vivement le vol !

Tout était exacerbé sur le stade au petit matin, des parfums qu'exhalait la rosée aux sensations sur le balai en traçant en silence la rapide trajectoire autour des grandes tribunes doucement éclairées. Matinée enchantée. Jacob, dans l'élan de son entrain, montait cinq à cinq les marches, le regard pétillant et le menton levé.

Après une douche qui remplacerait l'humidité de la rosée sur ses vêtements, il serait fin prêt pour descendre au petit-déjeuner et prendre le temps de discuter avec les Gryffons encore ensommeillés autour d'un chocolat chaud fumant. Filant comme un éclair-de-feu dans sa traversée, il manqua cependant de percuter un première année : "Oh Henry ! Ra-vi !" Mais les escaliers semblaient trop prudents pour tenter d'approcher les deux. *Caprice d'escalier n'a que faible durée* se dit Jacob.

Il tourna son visage entièrement vers le blond lançant un rapide coup d'oeil pour désigner du regard les escaliers résignés à ne pas bouger : "Humour d'escalier, je suppose.". Son sourire se métamorphosa petit à petit en rire court, franc et léger qui rebondit plusieurs fois, richochetant dans le volume du palier. Les escaliers avaient toujours cette drôle de façon de taquiner les élèves, à défaut de pouvoir vraiment faire des plaisanteries fournies. Elle ne manquait pas d'amuser le troisième année.

Il profita de la p'tite pause pour frotter ses mains emmitouflées dans des gants de laine rouge et or. Le chauffage ne faisait pas tout à fait son effet par ici. Ou peut-être était-ce l'effort de Jacob qui lui faisait sentir plus précisément la température pas si élevée du moment : "Comment vas-tu ? Fraîchement, je dirais !"

Il continua, le regard enjoué, animant de son ton plein de gaieté le petit coin de pierres muettes où ils étaient placés : "Mince, la dérouillée des Ailes d'Airain contre les Hel's... tu y étais ?" Jacob avait été assister au match en compagnie de Lily dans les tribunes de Serdaigle mais n'avait pas vu le blond. "Mais votre attrapeur a été très fort, tant au niveau du souafle que des viffets et votre batteuse... un vrai éclair bleu." Jacob eut un beau sourire en pensant à ce moment agréable à regarder les flocons et les joueurs voler.
Vvvvvvvvvv.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

RPG + Accident d'escaliers J.T
La première idée qui traversa le petit blond lorsqu’il entendit la voix de son camarade gryffondor fut un soupir de lassitude. Oh, il aimait bien Jacob, là n’était pas la question. Mais par le caleçon et la barbe de Merlin, il parlait beaucoup trop ! À croire qu’il avait toujours quelque chose à dire. Et aujourd’hui ne semblait pas être différent de la dernière fois qu’ils s’étaient vus près de vieilles toilettes à l’abandon. Henry appréciait la compagnie du plus vieux, surtout qu’il faut le dire il était de relativement bonne compagnie, et puis il aimait le Quidditch, que demande le peuple après tout.

Il n’avait pas prêté attention au fait que Jacob l’avait raison, il faut dire que d’ordinaire le matin il aimait la solitude. Le petit Serdaigle n’était pas du matin. Alors forcément, qu’on le dérange ne l’enchantait guère, mais le Gryffons turbulent avait l’aptitude surprenant d’être agaçante et agréable à la fois. Si bien qu’il répondit à son tour au trait d’humour de son camarade :

— Je crois que les escaliers m’ont pris en grippe, il doit y avoir une malédiction anti-blonds sur ces escaliers. Ou alors anti Serdaigle.

L’autre riait et Henry finit lui aussi par éclater de rire, un rire cristallin comme il n’avait pas ri depuis un moment. Le froid ambiant ne le gênait plus tant que ça et son rire était amplifié par l’espace dans l’escalier par effet de réverbération. C’était presque étrange, il ne devait pas être seul, mais il s’en fichait bien. Il fallait profiter des moments présents, et le moment présent était au rire, alors rions. Entre deux éclats de rire, il put ajouter, pendant les pauses entre ses quintes de rire :

— Comment je vais ? Aussi bien que quelqu’un qui n’est pas du matin et n’a pas pu avaler sa dose de bacon quotidien. Pour le match, figure-toi que je dois être victime d’une série de malédictions. À chaque fois que je veux venir au match, pour une raison x ou y je n’y vais pas, soit parce que je ne me réveille pas, soit parce que j’oublie. Je ne sais pas après l’humour d’escalier ça doit être l’humour du Quidditch. En parlant d’escaliers tu savais qu’en début d’année je voulais allez aux toilettes, et je n’avais pas fait attention, mais les escaliers m’ont envoyé dans le couloir pour la métamorphose, j’ai débarqué dans un cours de 5e année en voilant allez aux toilettes. Maintenant je me méfie, faudrait qu’il fasse un plan de Poudlard.

Il cessa cependant de rire en repensant au Quidditch, il ressentait une certaine forme de tristesse de ne pas avoir pu rejoindre l’équipe ni assister à un match. Aussi il fourra les mains dans ses poches et se mit à fixer un point du mur, sa voix était désormais emplie d’une certaine forme de mélancolie :

— Ça fait quoi de voler sur un balai, genre en vrai. Et de jouer un match, tu sais toi ? Moi je rêverai de faire partie de l’équipe… Mais je ne sais pas comment faire, en plus je ne suis pas sûr d’avoir de l’argent pour un balai, fin si peut-être par mon oncle. J’adorerai être batteur, en plus ça serait ultra pratique la batte, ça va bien avec mon caractère pas du matin. Tu m’embêtes le matin. Bim coup de batte !

Il se remit à rire après avoir mimer le geste et en s’imaginant dans une telle situation, mais tout de même un rire moins spontané, il n’aimait pas être vu ainsi et replongea son regard sur un point fixe du mur, les mains toujours dans ses poches.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

RPG + Accident d'escaliers J.T
A la remarque de son camarade sur les Serdaigle blonds, Jacob tira instinctivement son écusson de maison en direction des escaliers bougons : brun de la maison des Gryffons, il aurait dû être immunisé pour cette raison. *Présenter un tee-shirt rouge, la version 2.0 de l'expression moldue présenter patte blanche.* pensa-t-il en riant volontiers en même temps qu'Henry du cocasse de la situation racontée.

Il sourit au récit de l'Epopée du héros Henry dans le château à la recherche du quidditch par monts et par vaux : être atteint d'"humour du quidditch" aurait été vraiment le dernier du dernier de ses souhaits. Même en fouillant dans le passé, il ne se rappelait plus d'un temps où le terme "quidditch" n'avait pas tout de suite attiré son complet intérêt.

S'il explorait sa mémoire, Jacob n'était pas habitué à se projeter en pensée en avant, que ce soit dans la cinquième année évoquée par le Serdaigle ou plus tard après Poudlard. Il vivait l'instant présent, intensément. Certains allaient au bureau d'informations, Lee par exemple. Pas lui.

Sa curiosité se portait bien davantage sur le curieux phénomène de repousse-quidditch dont parlait Henry : "Henry, la prochaine fois tu verras, tu y iras ! Je te le rappelerai plus souvent qu'un coucou. Et on y pensera !" Jacob avait une perception instinctive du temps et planifiait peu. Mais le quidditch échappait à la règle et éclabouille ou pas, le Gryffondor savait qu'il y conduirait ses pas.

La curiosité de son vis-à-vis portait plutôt sur l'expérience du vol. Un sujet qui captivait Jacob ; "Voler c'est comme vivre fort, fort, fort." Il écartait les bras en parlant pour représenter la puissance de la sensation : "Rien que toi - et le balai. Cette sensation puissante d'exister, vitesse grand V." Dans cette plénitude associée à l'altitude. Défier l'espace. Briser ses lois. Ne plus sentir le vent, juste son corps à soi, en avançant. Être plus libre encore que le vent.

Il répondit au projet d'Henry : "Moi, j'ai pas les résultats requis pour intégrer l'équipe. (1)" Heureusement, il n'y avait par contre pas besoin d'atteindre les A partout pour aller assister aux matchs avec un grand sourire et fervemment applaudir. Pour, debout, vivre ce qui se joue à quelques longueurs de bras de soi, être fasciné par les viffets, terrifié par les doublés magiques, avoir la chair de poule dans cette limite poreuse de la sensation forte entre crainte et plaisir.

Les coups de cognard étaient toujours des moments impressionnants. "On doit être bleu Serdaigle au sens littéral en se prenant un cognard !" grimaça Jacob en hochant la tête, rieur. Quant aux problèmes d'argent, Jacob n'était pas concerné et ne put qu'hocher la tête sans l'avoir vécu. Sans être millionnaires, ses parents de la "classe moyenne" vivaient dans une aisance financière suffisante pour ne pas connaître le manque.

Le fait qu'il ait un Brossdur, balai réputé résistant plutôt que filant et pas un Nimbus était plutôt une histoire de le "mériter". Ses parents y voyaient un levier pour inciter leur fils à travailler. Ce qui avait tout à fait l'effet d'un cognard troué, puisque le garçon avait pris ses repères sur son Brossdur dans les airs et pris la proposition de ses parents pour de l'air. Il croyait que les paroles des adultes n'étaient pas souvent de bonnes affaires. Et les vols sur son Brossdur parfaitement apprivoisé avaient déjà beaucoup pour lui plaire.

Les yeux gourmands du brun se posèrent sur le regard du blond : "Alors tu es plutôt fan de bacon ? Je préfère le sucré : les chocogrenouilles remportent la palme du tramontanomètre de la gourmandise ! J'adorerais voir les recettes des elfes de plus près." Reconsidérant un peu l'environnement où les deux se trouvaient coincés, Jacob se reprit :"Ok, c'est plutôt un objet débloque-escalier qu'il nous faudrait."

Un instant, Jacob resta songeur à ce propos : "Escalatum locomotum... c'aurait été un sort classe." (2). C'aurait été autre chose que les métamorphoses d'aiguille et d'allumette qui peinaient à allumer les étincelles d'intérêt dans les regards et percer la carapace de scepticisme dans les classes. Ces histoires d'aiguille faisaient fine figure face aux massifs escaliers.


_____________________________________________________________________________________________________________
(1) Jacob ne fait pas encore partie des Griffes ardentes à la date du RP.
(2)... et donc pas encore de bracelets de force non plus.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

RPG + Accident d'escaliers J.T
Henry fixa avec une lassitude non dissimulée les escaliers, qui ne semblaient absolument pas décider à bouger. Laissant le petit blond et son ainé griffons coincé au milieu d’on ne sait quel étage. À vrai dire il aurait pu se retrouver coincé avec Peeves. Même si Jacob et l’esprit frappeur partageaient quelques traits communs, l’un était bien plus agréable que l’autre. Allez deviner lequel ! Il écoutait avec attention son camarade d’infortune et victime collatérale d’une escalierite aiguë. L’allusion au coucou le fit sourire et il ne put s’empêcher de répliquer.

– Si tu commences à jouer les coucous genre Rappeltout je risque de te réserver mon premier coup de batte. Les réservations seront gratuites profite en.

Il se mit à éclater de rire. Il ne se voyait pas frapper Jacob avec, de toute façon le garçon était bien plus grand que le blond, pas sur qu’il arrive à toucher quoique ce soit avec sa batte. Mais la blague en elle-même le fit beaucoup rire. Même si les paroles de Jacob demandent toujours plusieurs lectures pour en saisir le sens, les discussions étaient toujours agréables. Faut dire qu’il lui avait plusieurs fois donné l’impression de vivre sur une autre planète. Il enviait l’insouciance de son ainé.

– J’espère bien être là le jour où les Ailes fileront une raclé aux Griffes et t’en fait pas ce jour-là je te le rappellerai encore plus souvent qu’un coucou. P'têtre qu’on serra sur le terrain tous les deux à ce moment là d'ailleurs.

Ces paroles, ces mots bien que dit sur le ton de la plaisanterie étaient une promesse implicite qu’un jour il se retrouverait sur le terrain. Et que le petit blond espérait bien que les Ailes écraseraient les Griffes. Que cela soit dans un deux ou trois ans. Et ce jour-là il espérait bien y retrouver son ami. Un pari sur l’avenir sans assurance de gagner autre que sa volonté.

Mais en attendant, il lui fallait déjà parvenir à assister à un match. Il ignorait même quand se tiendrait le prochain. Il faut dire qu’il avait l’esprit bien occupé ces derniers temps et qu’il ne s’était pas vraiment intéressé à l’actualité sportive de la maison. Sachant tout juste à peu près qui était dans l’équipe. Mais sans plus. Et encore les visages avaient peut-être changé entre temps. Mais en tout cas il était largué.

Lorsque Jaboc comme il l’appelait encore mentalement se mit à décrire les sensations sur un balai, le petit blond ferma les yeux s’imaginant le roi des cieux sur son balai. Il aimerait tellement avoir un éclair de feu, c’était clairement au-dessus des moyens de quiconque de sa famille, mais peut être aurait il la fameuse surprise de l’oncle d’Amérique comme on dit. Il se voyait la crinière de l’aigle au vent. Le mistral s’engouffrant dans ses bouclettes blondes. Le zéphyr lutté avec lui dans un ballet aérien digne de Tchaïkovski. Une danse aérienne et surtout ce sentiment de liberté. Il la cherchait de toute son âme cette liberté, parvenant parfois à la toucher du doigt, mais elle était fuyante. Aime-moi, je te fuis. Fuis-moi je te suis. Qu’il était bon de se sentir libre ! Mais qu’est ce que c’était la liberté au fond ? Un instant fugace qui ne dure jamais. Et puis quand on cherche sa liberté toute la vie, n’est-ce justement pas quand on ne vit plus qu’on la trouve ? Trop de questions, et pas assez de réponses, voire pas du tout. Foutu refrain à deux balles !

La réplique sur les Chocogrenouilles le fit redescendre sur le plancher des éruptifs. Les Chocogrenouilles c’était bon c’est certain. Mais comparer au fumet et à la sensation d’une tranche de bacon fumante qui vous craque sous la dent ça n’avait rien à voir. Comme la France et le Royaume-Uni. C’était bon, mais il y en avait toujours un des deux qui était meilleur. D’ailleurs, chose amusante, même avec les cartes grenouilles que il avait la poisse. Cela le fit à nouveau rire :

– Je crois que je suis maudit par beaucoup de chose, j’ai du manger dix Chocogrenouilles et j’ai eu 6 fois la même carte. Je t’avoue que Miranda Fauconnette j’en ai ras la casquette. Je dois l’avoir en 7 exemplaires maintenant, donc si elle te manque dans ta collection je te la passe sans soucis.

Il commençait réellement à s’impatienter à cause de ces foutus escaliers, non pas que son compagnon d’infortune était désagréable, bien au contraire, simplement car il allait finir par arriver à la bourre et ce n’était pas la bonne période. Aussi il rit légèrement à la blague de Jacob tout en sortant sa baguette et en pointant l’escalier au-dessus d’eux qui choisissent justement ce moment pour bouger, rendant la tâche de le viser plus difficile :

– Escalatum deplacum rapidus

Il avait bien conscience que sa formule n’avait ni sens ni réelle raison de fonctionner, mais après tout il allait peut-être ainsi trouver l’antisort aux farces d’escaliers. Et il serait assurément reconnu pour ça. Après être redescendu sur Terre, il tapa du pied impatient.

– Ils sont pénibles ces escaliers, vivement l’ascenseur !

Toute mes excuses pour ce délai, comme les escaliers j'ai eu une panne x)

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

RPG + Accident d'escaliers J.T
(au milieu de la troisième année RP de Jacob)


« La senseur… ? euh ? » Il avait bien en tête de l’avoir vu quelque part dans ses fiches d’étude des Moldus. Son cerveau remonta ses souvenirs à toute vitesse : *l'as en soeur* *lassant soeur* Ah ! *L'assenceur* : il replaçait. Rapidement. Vite fait. A peu près. Ou peut-être pas tout à fait. Heureusement qu'il avait cherché des exemples en construisant ses fiches d'étude des moldus. Sans l'illustration de *l'ascenseur* de Charlie et la fabrique de chocogrenouilles-qui-ne-bondissent-pas-dans-le-monde-moldu schématisé, il n'aurait peut-être pas resitué cet élément qui ne lui était pas bien familier.

Jacob abaissa son regard, le tourna : « C’est qu’ils font vraiment de la résistance, ces vieux escaliers. » *Hé. Bonjour Monsieur-du-tableau, on est com-plè-te-ment coincés.* *Les escaliers ont des rhumatismes, appelez l'infirmière, depuis le Moyen-Âge, ils sont rouillés.* Il hésitait presque à s'adresser au monsieur aux cheveux gris de dos dans le tableau pour demander. Il n'était pas particulièrement adepte de l'idée de parler avec des gens du passé, mais aucun autre élève n'était coincé sur ce palier... Il tapota un peu du pied, il commençait à s'impatienter, la sensation du tee-shirt trempé après l'effort ne lui offrait pas un extrême confort. Finalement, étant accompagné d'Henry qu'il appréciait, il ignora les tableaux et ressaisit le sujet du quidditch au vol.

« Griffons puissants contre coucous de Serdaigle. Hum. Même en n’étant pas doué en SACM, je ne donne pas cher de vos plumes. ». Il ne fallait pas vendre la peau du lion avant de l’avoir tué ! S'il y avait bien une chose dont Jacob était fier, c'était sa maison. Et s'il y avait bien une chose dont Jacob était fier dans sa maison, c'était l'équipe de quidditch. Alors soutenir une autre équipe que les Griffes ardentes, cela ne pouvait tout simplement pas s'envisager.

Son regard mi-blagueur mi-provocateur se posa sur celui d’Henry. « Je ne fais pas la collection. Mais on peut faire une répartition si tu veux...» La malice, joueuse, se mêlait à son regard. « je prends le chocolat, tu prends les cartes ? » Au moins, même si les deux étaient bloqués sur ce palier, et que le fait d'en parler le rendait encore plus évident et rendait encore plus impatient de se libérer de cette contrainte extérieure forcée, le dynamisme de leurs paroles permettait de laisser échapper l'énergie explosive du matin.

Jacob continua un peu plus bas, la mine faussement sérieuse : « Escalofors ! ». Autant imiter un sort qui permettrait de faire apparaître un lien entre deux paliers. Il ne connaissait de toute façon ni sort ni potion qui leur servirait de solution. Si seulement tous les cours avaient été ainsi, à ne pas nécessiter des heures d'écriture assis. Si seulement. Peut-être qu'il en aurait été épris. Loin de ces théories et de ces catégories sans rapport avec ce qu'un ado vit.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

RPG + Accident d'escaliers J.T
Henry fut surpris des hésitations de son camarade Gryffondor. Lui qui pensait qu’il s’y connaissait en Moldu. Il semblait hésiter, pourtant il lui semblait bien que son camarade eût déjà fait référence à des trucs Moldus. Son hésitation le laissa perplexe. Il rit très légèrement lorsque son camarade compris la blague.

— L’avantage de l’ascenseur, c’est qu’au moins tu te retrouves pas au milieu d’un palier à attendre le bon vouloir d’un marchepied capricieux. J’vais finir par croire que se déplacer en balais en passant par les fenêtres ça irait plus vite que prendre les escaliers. J’ai jamais compris pourquoi les sorciers étaient aussi archaïques sur certaines choses.

Le petit blond était clairement impatient et faisait les cent pas de long en large en attendant que l’escalier veuille bien se bouger les pierres. Il tapait du pied d’impatience, c’était certain quoiqu’il avait à faire, il serait en retard. Chose qu’il détestait, Henry s’arrangeait toujours pour être ponctuel. Il se tourna brièvement vers son camarade aîné pour ajouter.

— Ah, mais c’est à croire qu’ils font grève, le syndicat des escaliers, ils ont du prendre exemple sur les elfes de maison.

Le petit blond rigola à la mention de la comparaison entre les deux équipes, non pas pour se moquer, mais simplement pour taquiner :

— Loin de moi l’idée de vouloir doucher tes espoirs, mais Gryffondor n’as pas gagné la coupe depuis 5 ans, et puis c’est nous qui amont gagné la Coupe l’an passé, il semblerait que les coucous soient plus dans leur élément que les Gryffons. Par contre cette année, les Hel’s ont l’air bien parties malheureusement.

Un peu de chauvinisme pour les Serdaigle ne faisait pas de mal après tout. Henry était assez fier de sa maison, bien qu’il n’y connaissait pas encore beaucoup de gens, guère plus que ses camarades de dortoirs. Bien qu’il n’ait pu assister à aucun match pour l’instant, il comptait bien réparer cette erreur dès que possible.

En observant les escaliers il eut une idée, débile, mais une idée quand même. Il se mit à siffler dans les couloirs. Puis il se tourna vers Jacob :

— Et si on envoyait un hibou de SOS à je sais pas qui. La directrice par exemple, j’suis sur que les escaliers en ont peur, faut dire qu’elle est flippante, j’les comprends. Quelque chose du genre : SOS élèves coincés, grève des escaliers. T’en penses quoi ?

Son idée était débile, mais à vrai dire il se trouvait dans une impasse, littéralement puisque l’escalier qui leur avait permis d’accéder au palier venait lui aussi de tourner. Henry observait les alentours en quête d’une solution. Il semblerait en plus que comble du sort, les escaliers soient déserts à cette heure là. Le petit blond soupira et s’assoies alors contre le mur n’ayant pas tellement d’autre choix en attendant que ces foutus escaliers se décident à bouger pour lui permettre de descendre. Mais franchement qui a eu cette idée stupide de leur donner une conscience. Enfin est-ce qu’ils en ont une déjà ?

— Tu penses que les escaliers sont conscients de ce qu’ils font ou c’est simplement le hasard. Dans ce cas la, vaut mieux pas que je joue à la loterie.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

RPG + Accident d'escaliers J.T
« Raison de plus : 5 ans sans gagner, t’imagines la motivation des Griffes ? Elles vont gagner ! Ok. Dans mon coeur au moins. » Et les tribunes de quidditch pouvaient se préparer à être foulées par un fan enthousiaste et très déterminé. Déterminé, il l'était aussi dans cette opposition avec les escaliers, puisqu'elle paraissait si importante pour Henry, Jacob était prêt à en faire le centre de ses idées.

Haussant les épaules, déposant sa besace par terre, secouant ses poignets -hors de question d'attraper des fourmis sur le corps dans l'affaire, le picotement de l'immobilité, très peu pour lui-, il pensait à se lancer dans quelques pas de moonwalk. L’excellent entraînement pour la chorale. Peut-être que cela montrerait l’idée de déplacement aux escaliers ? C'est vrai que leurs mouvements n'étaient pas fun fun, gauche-droite-gauche-droite. S'il avait été un escalier, nul doute qu'il aurait vite été blasé de sa condition.

L'attente debout sur un palier, c’était moins terrible qu’un enfermement assis dans une salle de classe mais plus pénible que l'attente dehors. Ce qu’il pouvait regretter de ranger son balai dans les vestiaires de Gryffondor plutôt que son dortoir ! Il l’aurait autrement eu dans la main à cet instant présent alors qu'il remontait -ou plus exactement qu'il était bloqué dans sa tentative de remonter- de son entraînement. Et il aurait peut-être enfreint un peu le règlement pour rejoindre un autre palier, avec sa grande habileté pour voler. Mais naturellement, il n'avait pas prévu le caprice du vieux géant de pierre qui semblait se ficher éperdument des deux garçons et son balai devait attendre sagement dans les vestiaires dans la plus ignorance de la situation de son propriétaire.

« On est moins enfermé ici que ceux qui sont bloqués dans un ascenseur » - qu'il situait comme une cage à taille d'humains qui avait la particularité de se déplacer - grosso modo. Il se demandait même si *cage d’ascenseur* ne se disait pas. « C’est pas comme si Poudlard était un bâtiment ultra-moderne en même temps. On a un cours de passé de la magie en première et deuxième année, mais pour le cours d’actualité ou de futur de la magie on peut tranquillement attendre quelques siècles. »

« Le monde extérieur, le monde moldu, le "monde moderne", il te manque parfois ? Allez ! Sûr que le temps que l'escalier se décide t'as la marge pour me raconter toutes les anecdotes que tu connais et même toute ta vie avant chez les Moldus. » Il continua quelques mouvements de poignet et finit : « D’accord pour le hibou. Mais je te préviens, j’ai le sens des créatures magiques au niveau de ta chance avec les escaliers. Alors pour éviter qu'on voit apparaître un boursouflet volant à la place du hibou, c'est à toi de siffler. » Il aimait bien le bruit du sifflement - les oiseaux faisaient un bruit proche dehors, c'était aussi le son qui commençait le match de quidditch. Il n'était vraiment pas contre l'idée. Même si ce n'était peut-être pas le son qui mettrait l'ambiance la plus rock dans le couloir plein de caprices d'escalier de ce dimanche matin.

__________________________________________________________________
Note : Jacob possède son hibou à compter de la rentrée de 4ème année. Il n'a pas de hibou en sa possession à la date du RP.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

RPG + Accident d'escaliers J.T
Le petit blond soupira longuement. Non pas que parler avec Jacob l’importunait. Tant s’en faut, il avait même tendance à rendre ce calvaire plus agréable. Parler Quidditch était toujours agréable avec Jacob. Après tout c’est avec lui qu’il avait vu son premier match. À vrai dire il avait presque oublié, mais maintenant quelques bribes lui revenaient.

Il balaya tout ça d’un revers de la main et se concentra sur ce que son acolyte racontait. Henry n’y avait pas du tout pensé c’est vrai que finalement il n’était pas à plaindre, cela ne faisait qu’une grosse quinzaine de minutes qu’il attendait sur un palier d’escaliers. Alors que ceux qui sont coincés dans une cabine d’ascenseur sont plus à l’étroit. Jacob 1 - Henry 0

Le petit blond releva la tête en direction de son camarade qui lui était toujours debout, à voir ses gestes il n’avait aucun doute qu’il ne tenait plus en place. À vrai dire lui aussi commençait à avoir des difficultés à se contenir de bouger. Il n’était pas une pile électrique pour autant comme semblait l’être Jacob, mais en tout cas resté 15 minutes à attendre, très peu pour lui.

– À vrai dire ouai, on a plus de 30 cm², on n’est pas vraiment à plaindre de ce point de vue là. Mais bordel que c’est pénible d’attendre ces foutus escaliers. J’sais pas si t’avais un truc de prévu, mais on en a pour un bon moment.

L’agacement était clairement perceptible dans sa voix, Henry n’était pas quelqu’un d’impatient, mais il n’avait pas non plus la patience très longue. Tout était affaire de dosage en quelque sorte. Mais là, celui qui avait dosé n’avait pas dû lire la notice. Tout en persiflant intérieurement il ne put s’empêcher de rigoler et d’ajouter.

– J’ai hâte de voir des drones voler autour de Poudlard. Et de voir la clim à Poudlard. Après je crois que t’es optimiste pour les siècles. Ils en sont encore à la plume et au parchemin. Donc je pense que d’ici 5 ou 6 siècles, ils utiliseront enfin un stylo.

Le petit blond cependant se renfrogna lorsque le Gryffondor se mit à lui demander des anecdotes sur le monde Moldu. Il est vrai qu’il y avait vécu pendant 11 ans, mais par ou commencé, qu’est ce qu’il connaissait ? Lui parler du rugby ? Pourquoi pas, peut être qu’il connait.

– J’sais pas ce que tu connais moi, ça te dit quelque chose le rugby. Ça devrait te plaire, je pense. Enfin si tu connais pas je peux toujours t’expliquer, j’en ai fait depuis que je suis tout petit avant d’arriver à Poudlard, c’est aussi fun que le Quidditch pour te dire.

Le jeune blond sursauta lorsqu’enfin un escalier se présenta à eux. Décidément, il s’est fait désirer celui-là. Henry ne put s’empêcher d’être soulagé et de se relever d’un bon avant d’ajouter tout en se dirigeant vers les escaliers d’un pas relativement rapide, mais en attendant Jacob tout de même :

– Je crois que notre taxi est enfin arrivé.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

RPG + Accident d'escaliers J.T
Attente et détente ne semblaient pas rimer dans l'esprit d'Henry. Il exprimait son dépit, soupirait, laissait échapper sans filtre son ennui. Jacob aimait ces gens sincères qui ne suivaient pas le mouvement et avaient cette indépendance dans les idées et cette liberté dans la peau. Bref, bizarrement, il appréciait entendre bougonner son ami, d'autant qu'il bougonnait avec humour, ce qui en faisait un camarade de bougonnement de choix.

Jacob activait ses neurones à la recherche des "drones", un mot qu'il situait quelque part entre "drôle" et "ozone", dans une zone stratosphérique tout à fait brumeuse, parsemée de trous dans la couche de connaissances. Il nota dans un coin de sa tête le mot et continua à écouter le blond tout en jetant un oeil pressé sur le palier comme si un regard noir pouvait tout changer.

Jacob hocha la tête : il préférait le papier pour pliage au trop fragile parchemin d'un autre âge. Un objet devait être avant tout utile. A 15 ans, il se fichait assez royalement du caractère esthétique ou subtil. Mais il dut vite faire non de la tête à l'évocation du stylo. "La plume est plus légère, plus souple, plus pratique !"

Le mix de ses préférences plume sorcière-papier moldu soulignait la situation dans laquelle Jacob était : adepte d'avancées moldues mais résolument et indissociablement sorcier. Il connaissait mieux les Nés-moldus que les Moldus à proprement parler. Il aimait bien comparer les deux mondes dans le cours d'EDM mais cela ne signifiait pas une préférence systématique pour le monde moldu qui l'intéressait sans supplanter totalement l'autre.

Jusqu'à preuve du contraire, rien ne valait ainsi le quidditch sorcier. Le Gryffon ouvrit la bouche, s'apprêtant cependant à signifier qu'il était intéressé pour comprendre le rugby - un sport qu'il connaissait vaguement par Max, un de ses camarades de dortoir - quand l'escalier *finalement* se présenta. Ses lèvres se recomposèrent vers une autre expression : "On ne l'attendait plus.".

L'ironie encore dans la bouche, il emboîta le pas du Serdaigle pour pouvoir remonter : *1 étage sur 5, plus que 4 et j'y suis* se moqua-t-il en pensée. Il ne regardait jamais à ses pieds ces pierres discrètes des escaliers qui peut-être retenaient parfums et conversations, qui, peut-être, muettes, intériorisaient tout, lourdes d'un passé rempli, de péripéties figées. L'immobilité des anciennetés ne l'intéressait vraiment pas.

Alors qu'il s'était avancé vers l'escalier pour passer avant que ce dernier ne fasse un caprice et se ravise, il aurait pu penser à la gloire d'une montée des marches avec fierté du bas de l'échelle aux étages les plus élevés, gravissant les escaliers comme un podium de la société. Mais il n'était pas à la place de ses parents à chercher à être en permanence sous les feux de la rampe et à assouvir des ambitions démesurées. Son pas était agile, léger comme une plume, témoin surtout d'une envie sans arrière-pensée de sortir de ce palier mal luné. A l'inverse de ce que sa famille attendait de lui, il n'était décidément ni ambitieux ni sérieux.

Son regard pétilla vers Henry : "J'écoute ton anecdote de rugby - ne me dis pas qu'elle est aussi bloquée que l'escalier...". sourit-il pointant du doigt sans ménagement le palier fautif. Il y avait peut-être moyen de mettre au point un mini-match de rugby à Poudlard - si Max et Henry étaient adeptes de rugby, Jacob était prêt à en trouver d'autres.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)