solo, OS Survoler les difficultés

Solo consacré au tatouage collier de ronces de Jacob (sous ses deux formes, noire et blanche) et aux bracelets de force reçus du demi-géant.
Collier noir.

Sentir le sang pulser dans ses veines, sentir l'énergie qui entraîne, voler en donnant tout. Voler à s'oublier, à tout oublier, voler pour sentir la sensation seule s'imprimer comme un tatouage sur la peau. Voler pour être entouré dans sa course par l'air léger qui chatouille les veines et entoure le cou comme un collier doux.

Glisser dans ce collier doux à la place du collier d'encre sombre beaucoup trop visible. Les traînées noires de ronces s'évaporent des pensées de Jacob le temps d'un vol, dérobées dans le mouvement accéléré. Filant, volant, plus aucun regard d'élève ne se bloque dans le collier pour l'y rappeler. Dans les volutes de la brise se levant, sélection, urne et dominion : tout cela n'est plus que mots dans le vent. Le coeur se dilatant dans l'effort contre sa cage thoracique n'a rien à voir avec son resserrement lors de l'étouffement des ronces.

Le vol, ce n'était plus être libre, c'était se libérer de ce qui lui avait été fait. Survoler les difficultés.


Bracelets.

Il tient son balai de sa poigne de fer. Deux cercles ceintrent ses poignets à la peau un peu asséchée par le froid et par le vent. Il sent au fond que ce sont peut-être ses derniers instants, mais se refuse l'hypothèse en volant pour se sentir fort, se sentir grand et indéfectiblement vivant. Cette sensation qui émeut en volant, en s'appuyant à en perdre le souffle et à en gagner la sensation que tout a une solution. Il s'appuie sur son balai, comme si chaque vol était aussi fort que le premier, aussi bouleversant que le dernier, et dans les vols, ses sensations se mêlent depuis sa sélection à l'émotion.

Mais en volant, il sent désormais le métal contre le bois du balai. Menottes au coeur de sa liberté, menottes qu'il ne peut retirer. Il ignore ce à quoi ressemblent ses poignets désormais cachés. Et en même temps dans le vol, il passe par-delà cela. Penché sur son balai, alors qu'il ne voit plus ses bracelets, il ne fait qu'en ressentir l'appui solide contre le bois, ce contact qui conforte.

C'est curieux de ne pas être fichu de s'approprier des bracelets de force en cours de sortilèges malgré l'aide de Charlie et de ne s'y faire qu'en filant sur un balai. Il le savait : pas besoin d'être assis devant un pupitre à longueur de journée dans une salle enfermé pour y arriver. Chacun son moyen de voler un sourire à l'avenir indéterminé.


Collier blanc.

(passage à la 1ère personne, début dans le dortoir)

*C'est quoi, ça ?* A travers la buée du miroir, je vois quelque chose qui m'éberlue. Catastrophénix, mon collier de ronces a disparu ! Sans plus me préoccuper du reste, je fais trois pas vers le miroir, efface d'un revers de main décidé la buée, m'approche un peu du reflet sur la glace. *Pas possible.* Ils auraient de quoi taquiner, les camarades de dortoir : le spécialiste des cheveux en bataille et des tenues simples et pratiques coincé pendant plusieurs minutes devant le miroir à tendre chacun des détails de la peau de son cou.

*Argh, le collier n'a pas disparu du tout, il a muté !* En blanc fantôme à peine plus pâle que ma peau. Je finis par m'asseoir - même si 'se laisser tomber vers la position assise' correspondrait à la délicatesse de dragon que j'y mis.

Je n'en avais que faire du froid de l'hiver. J'avais d'autres ronces plus urgentes à fouetter. Alors, j'étais arrivé vitesse grand V, allure déterminée, Brossdur à portée, au stade quelques minutes après, prêt à voler.

Je me mis à voler comme si au moment de me poser, je ne pourrais plus respirer. *de l'air, de l'air, de l'air* Vivre et voler se mêlaient. *de l'air* Je volais comme un dératé, comme quelqu'un qui déteste laisser libre cours à la peur et qui a paniqué à l'idée d'être de nouveau asphyxié. Et en me fatiguant physiquement en volant, volant et volant j'espérais calmer ces prémices de tumulte qui s'emparaient de moi face à ce collier mutant contre lequel je n'avais rien pour lutter.

*Être fort, être fort, être Gryffondor.* Je me le répétais, encore et encore. Heureusement que le vol était là, par Merlin. Parce que sinon, pas de poudre magique de Perlimpinpin pour maîtriser la nouveauté qui n'allait pas échapper aux regards obstinés. Pourvu que les regards ne soient pas assortis de questions. Qu'est-ce que j'en savais, de ce que cela signifiait, ce collier couleur fantôme qui désormais, gravé, hantait mon cou ?

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)