Galochage - 101
Bon ça commence à bien faire, il ne restait plus qu'une solution pour qu'Aliosus se sorte de cette conversation, il avait essayé d'y couper, mais ça n'avait pas marché. Alors il franchit la distance qui séparait leurs deux visages et déposa ses lèvres sur celles de Yesenia. Il avait penché la tête à gauche, spontanément, et ils ne s'étaient pas entrechoqués, comme quoi la démonstration par l'exemple... C'était un baiser tout simple, quelques secondes suspendues, une fraction d'intimité partagée, puis il se recula un peu, le goût des malicieuses lèvres de sa camarade sur les siennes. Alors, c'était la peine d'en faire tout un plat ?
Pendant un instant il avait vraiment envisagé de franchir ce pas, de lui démontrer par A + B, ou par lèvres + lèvres, que ça ne valait pas la peine de faire tout ce foin pour ça, d'autant que plus ça allait plus Yesenia semblait avoir du mal à dissimuler la vraie demande qu'elle avait en tête. Y accéder aurait sans doute été la dernière chose qu'il aurait faite de sa vie avant de mourir sous le feu de son dragon irlandais. Il soupira.
«Écoute, je t'arrête tout de suite, je ne vais pas t'embrasser et devenir ton mannequin d'entrainement, d'accord ? Bon, c'était dit, il y était. Il allait sans doute passer pour un abruti gonflé d'orgueil ayant mal interprété les propos de la deuxième année, mais il fallait qu'il le dise. Si ça te tient autant à cœur je veux bien parler un peu de moi, je peux te faire confiance pour que ça reste entre nous ?» Il posait la question mais intérieurement il n'était pas inquiet, il se rendait compte qu'il considérait cette turbulente farceuse à frange comme une amie.
Pendant un instant il avait vraiment envisagé de franchir ce pas, de lui démontrer par A + B, ou par lèvres + lèvres, que ça ne valait pas la peine de faire tout ce foin pour ça, d'autant que plus ça allait plus Yesenia semblait avoir du mal à dissimuler la vraie demande qu'elle avait en tête. Y accéder aurait sans doute été la dernière chose qu'il aurait faite de sa vie avant de mourir sous le feu de son dragon irlandais. Il soupira.
«Écoute, je t'arrête tout de suite, je ne vais pas t'embrasser et devenir ton mannequin d'entrainement, d'accord ? Bon, c'était dit, il y était. Il allait sans doute passer pour un abruti gonflé d'orgueil ayant mal interprété les propos de la deuxième année, mais il fallait qu'il le dise. Si ça te tient autant à cœur je veux bien parler un peu de moi, je peux te faire confiance pour que ça reste entre nous ?» Il posait la question mais intérieurement il n'était pas inquiet, il se rendait compte qu'il considérait cette turbulente farceuse à frange comme une amie.
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Avec amertume, Yesenia toisa le garçon, plissant ses grands yeux, se laissant quelques secondes de latence pour assimiler ce qu'il venait de dire. Elle n'était pas surprise à vrai dire, mais n'était pas contente non plus. Elle venait tout simplement de se faire recaler, et même pas pour un vrai bisou. Un vrai de vrai ! Non, tout cela n'était que de l'entrainement. Et pourtant, il avait dit non.
- Non, bien sûr que tu ne le feras pas. Siffla-t-elle entre ses dents, d'une petite voix.
Ses joues s'étaient empourprées malgré elle. Oh, comme cette conversation avait été déjà dure jusqu'ici, et en plus fallait-il que l'adolescente se voit refuser son désir le plus cher. Que c'était humiliant. Elle se refit alors une nouvelle liste mentale de futurs partenaires d'entrainements, tout en prenant soin de rayer celui qui était en tête de liste. Elle avait bien quelques amis garçons, mais elle ne se sentait pas assez proche pour leur demander quoi que ce soit.
- Puisque je n'aurai droit qu'à ça, alors oui, pourquoi pas.
Elle ne prit pas la peine de montrer qu'on pouvait lui faire confiance. Evidemment qu'elle était digne de confiance, voyons. Quelle question idiote. Fatiguée d'être assise, elle s'installa sur le ventre, la tête entre les mains, prête à écouter Aliosus, comme si celui-ci s'apprêtait à lui conter quelques histoires.
- Commence par le début. Je veux tout savoir. Dit-elle en insistant bien sur chaque syllabe.
- Non, bien sûr que tu ne le feras pas. Siffla-t-elle entre ses dents, d'une petite voix.
Ses joues s'étaient empourprées malgré elle. Oh, comme cette conversation avait été déjà dure jusqu'ici, et en plus fallait-il que l'adolescente se voit refuser son désir le plus cher. Que c'était humiliant. Elle se refit alors une nouvelle liste mentale de futurs partenaires d'entrainements, tout en prenant soin de rayer celui qui était en tête de liste. Elle avait bien quelques amis garçons, mais elle ne se sentait pas assez proche pour leur demander quoi que ce soit.
- Puisque je n'aurai droit qu'à ça, alors oui, pourquoi pas.
Elle ne prit pas la peine de montrer qu'on pouvait lui faire confiance. Evidemment qu'elle était digne de confiance, voyons. Quelle question idiote. Fatiguée d'être assise, elle s'installa sur le ventre, la tête entre les mains, prête à écouter Aliosus, comme si celui-ci s'apprêtait à lui conter quelques histoires.
- Commence par le début. Je veux tout savoir. Dit-elle en insistant bien sur chaque syllabe.
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Aïe, la réaction de Yesenia ne laissait pas la place au doute, il l'avait, si ce n'est blessé, du moins froissé, et il n'aimait pas ça. Il n'avait pas anticipé une réponse aussi tranchante, c'était tout juste si elle ne s'était pas levée en disant "laisse tomber" puis était repartie dard dard fulminant de rage vers le château. Mais non, malgré ça, elle restait à côté de lui, encaissant le coup que Aliosus venait de lui infliger sans même en être conscient. Lui qui s'attendait à se qu'elle se moque de lui, il avait presque anticipé le "Hé oh monsieur le préfet, t'es pas si irrésistible tu sais". Il avait dès lors à coeur de ne pas gâcher leur relation, comme il avait, par ses mots, mis entre parenthèse sa relation avec Elicia un an et demi plus tôt.
Heureusement Yesenia se mit en position confortable et leva les yeux qu'elle avait grands et verts vers lui, une attitude positive qui réconforta Aliosus.
«Je ne peux pas te garantir de tout te dire, lui fit-il en insistant sur le "tout", mais, en ce qui me concerne, un baiser peut déjà avoir plein de significations différentes. Ça peut dire "je suis heureux d'être là avec toi" ou bien "j'ai besoin de toi" selon la situation, ou plein d'autres choses, mais pour moi, le point commun c'est dire à l'autre qu'on a confiance en elle... ou en lui ! Et qu'on peut se laisser aller à être si proche et si intime. C'est se livrer, abaisser ses défenses. Il se perdit un instant dans ses pensées.
Heureusement Yesenia se mit en position confortable et leva les yeux qu'elle avait grands et verts vers lui, une attitude positive qui réconforta Aliosus.
«Je ne peux pas te garantir de tout te dire, lui fit-il en insistant sur le "tout", mais, en ce qui me concerne, un baiser peut déjà avoir plein de significations différentes. Ça peut dire "je suis heureux d'être là avec toi" ou bien "j'ai besoin de toi" selon la situation, ou plein d'autres choses, mais pour moi, le point commun c'est dire à l'autre qu'on a confiance en elle... ou en lui ! Et qu'on peut se laisser aller à être si proche et si intime. C'est se livrer, abaisser ses défenses. Il se perdit un instant dans ses pensées.
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Dans cette position, le feu de ses joues pouvait s’atténuer en toute discrétion, et la gêne qui, tantôt était presque insoutenable, se dissipait peu à peu. Certes la réponse avait été un non et, ô quel dommage, mais la fillette remettrait ses pratiques douteuses à plus tard. Elle finirait bien par trouver un super mannequins d’entrainement prêt à lui rouler les meilleurs patins du monde, bien évidemment.
- Mais dans ce cas, pourquoi ne pas tout simplement le dire ? Faut-il toujours que l’on exprime ça avec la bouche ? Moi, quand je suis contente d’être avec quelqu’un je lui dis. Par exemple, là je suis contente d’être avec toi, Aliosus.
Toutes ces manières de socialiser étaient bien étranges pour la jeune fille. Le goût des lèvres avait-il une dimension supplémentaire au besoin de signifier aux autres que l’on se sentait bien avec eux ? Etendue de cette façon dans l’herbe, Yesenia comprenait parfaitement que le préfet ait pu s’y assoupir quelques temps auparavant.
- En quoi abaisse-t-on ses défenses lorsqu’on embrasse ? On se sent vraiment plus fragile ? Pourquoi c’est réservé aux amoureux ? Rho c’est vraiment compliqué...
Elle se laissa rouler sur le dos, observant un instant le ciel, les nuages, les bruissements de vents dans les arbres. Tout était si paisible. Elle s'autorisa à fermer les yeux un instant, sans se rendre compte que c'était sa façon à elle de baisser la garde, en quelque sorte.
- Mais dans ce cas, pourquoi ne pas tout simplement le dire ? Faut-il toujours que l’on exprime ça avec la bouche ? Moi, quand je suis contente d’être avec quelqu’un je lui dis. Par exemple, là je suis contente d’être avec toi, Aliosus.
Toutes ces manières de socialiser étaient bien étranges pour la jeune fille. Le goût des lèvres avait-il une dimension supplémentaire au besoin de signifier aux autres que l’on se sentait bien avec eux ? Etendue de cette façon dans l’herbe, Yesenia comprenait parfaitement que le préfet ait pu s’y assoupir quelques temps auparavant.
- En quoi abaisse-t-on ses défenses lorsqu’on embrasse ? On se sent vraiment plus fragile ? Pourquoi c’est réservé aux amoureux ? Rho c’est vraiment compliqué...
Elle se laissa rouler sur le dos, observant un instant le ciel, les nuages, les bruissements de vents dans les arbres. Tout était si paisible. Elle s'autorisa à fermer les yeux un instant, sans se rendre compte que c'était sa façon à elle de baisser la garde, en quelque sorte.
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Si au départ de la conversation il avait été très gêné du sujet abordé par Yesenia, il se sentait de plus en plus à l'aise au fur et à mesure qu'il en discutait. Après tout, elle avait peut être raison, il ne fallait pas en faire tout un plat. Tout le monde allait passer par là un jour ou l'autre, et même s'il n'était décidément pas adepte de la vision de sa camarade désirant s'entrainer de manière pratique, il n'y avait pas de mal à évoquer tout ce que ça signifiait pour lui.
«Bien sur que non tu n'es pas obligée, mais c'est comme pour plein de choses, tu peux choisir de les dire ou bien de les montrer par des actes. Et quand tu es avec la bonne personne c'est tout simplement plus agréable de communiquer comme ça.»
Bigre, ce qu'il pouvait avoir chaud, il aurait tué pour une petite bise venue du lac pour le rafraichir un peu. Il passa sa main dans ses cheveux pour vérifier qu'aucune mèche ne se rebellait.
«On abaisse ses défenses parce qu'on s'approche de l'autre jusqu'à le toucher. Être avec quelqu'un avec qui tu.... Enfin, embrasser quelqu'un c'est lui permettre d'accéder à quelque chose d'unique, tu vois ?» Rien n'était moins sûr, lui-même n'était pas certain d'où il allait avec cette explication. Regardant la deuxième année s'allonger sur le dos et fermer les yeux, il sourit, hésita puis l'imita en s'allongeant aussi.
«C'est pas réservé aux amoureux je crois, c'est juste que... C'est un peu comme une carte chocogrenouille : si c'est rare, c'est plus précieux. Si tout le monde s'embrassait, ça n'aurait plus de valeur, alors que le faire avec une seule personne, c'est spécial, ça a plus de sens. Je sais pas trop comment dire autrement.»
Il plissait les yeux en regardant le soleil transpercer les feuilles de l'arbre en les peignant d'un vert vif éclatant. Il ferma les yeux.
«Moi aussi je suis content d'être avec toi.»
«Bien sur que non tu n'es pas obligée, mais c'est comme pour plein de choses, tu peux choisir de les dire ou bien de les montrer par des actes. Et quand tu es avec la bonne personne c'est tout simplement plus agréable de communiquer comme ça.»
Bigre, ce qu'il pouvait avoir chaud, il aurait tué pour une petite bise venue du lac pour le rafraichir un peu. Il passa sa main dans ses cheveux pour vérifier qu'aucune mèche ne se rebellait.
«On abaisse ses défenses parce qu'on s'approche de l'autre jusqu'à le toucher. Être avec quelqu'un avec qui tu.... Enfin, embrasser quelqu'un c'est lui permettre d'accéder à quelque chose d'unique, tu vois ?» Rien n'était moins sûr, lui-même n'était pas certain d'où il allait avec cette explication. Regardant la deuxième année s'allonger sur le dos et fermer les yeux, il sourit, hésita puis l'imita en s'allongeant aussi.
«C'est pas réservé aux amoureux je crois, c'est juste que... C'est un peu comme une carte chocogrenouille : si c'est rare, c'est plus précieux. Si tout le monde s'embrassait, ça n'aurait plus de valeur, alors que le faire avec une seule personne, c'est spécial, ça a plus de sens. Je sais pas trop comment dire autrement.»
Il plissait les yeux en regardant le soleil transpercer les feuilles de l'arbre en les peignant d'un vert vif éclatant. Il ferma les yeux.
«Moi aussi je suis content d'être avec toi.»
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- Rare et précieux comme une chocogrenouille, mhhh ? Dit-elle, pensive. Je vois…
Les yeux mi-clos, Yesenia sentait les rayons de soleil chatouiller le bout de son nez. Les ombres qui dansaient sur ses paupières lui offraient un joli spectacle dont elle ne se lassait pas. Son visage, encadré par de lourdes mèches, affichait un regard absent, et pourtant, de nombreuses pensées s’entrechoquaient dans sa tête.
Etait-ce cela, grandir ? Elle, qui ne s’était exprimée que par les mots, depuis son enfance, apprivoisait à peine ces nouvelles émotions qui gravitaient autour d’elle, et nombreuses étaient celles qu’elle ne savait nommer. La joie et la tristesse faisaient partie d’elle, et depuis toujours, mais au cours de ces deux années à Poudlard, Yesenia en avait connues bien d’autres ; la deception, le regret, la peur, l’euphorie, la fierté. Ces nouvelles émotions devaient-elles être exprimées par les actes ? Alors, pour quelle émotion galochait-on quelqu’un ?
Tout ce remous intérieur avait fait taire la Serpentard. Certes, elle avait encore beaucoup de choses à apprendre, et il y avait encore tant de questions en suspens, mais Yesenia n’avait aucune envie de briser ce silence. Elle se sentait bien, là, couchée dans l’herbe, à côté d’Aliosus. Elle se demandait si lui aussi, se sentait bien à ce moment précis, malgré toutes les questions existentielles qu’elle lui avait posées. Seuls les bruissements des feuillages et le clapotis de l’eau dissipaient le calme du parc. Quelle émotion donnait-on à un moment pareil ? Yesenia n’en savait fichtrement rien, mais elle parvint à formuler ce qu’était Aliosus pour elle.
- Aliosus ? Finit-elle par dire.
Elle soupira.
- On est amis, n’est-ce pas ? Amis pour la vie.
Les yeux mi-clos, Yesenia sentait les rayons de soleil chatouiller le bout de son nez. Les ombres qui dansaient sur ses paupières lui offraient un joli spectacle dont elle ne se lassait pas. Son visage, encadré par de lourdes mèches, affichait un regard absent, et pourtant, de nombreuses pensées s’entrechoquaient dans sa tête.
Etait-ce cela, grandir ? Elle, qui ne s’était exprimée que par les mots, depuis son enfance, apprivoisait à peine ces nouvelles émotions qui gravitaient autour d’elle, et nombreuses étaient celles qu’elle ne savait nommer. La joie et la tristesse faisaient partie d’elle, et depuis toujours, mais au cours de ces deux années à Poudlard, Yesenia en avait connues bien d’autres ; la deception, le regret, la peur, l’euphorie, la fierté. Ces nouvelles émotions devaient-elles être exprimées par les actes ? Alors, pour quelle émotion galochait-on quelqu’un ?
Tout ce remous intérieur avait fait taire la Serpentard. Certes, elle avait encore beaucoup de choses à apprendre, et il y avait encore tant de questions en suspens, mais Yesenia n’avait aucune envie de briser ce silence. Elle se sentait bien, là, couchée dans l’herbe, à côté d’Aliosus. Elle se demandait si lui aussi, se sentait bien à ce moment précis, malgré toutes les questions existentielles qu’elle lui avait posées. Seuls les bruissements des feuillages et le clapotis de l’eau dissipaient le calme du parc. Quelle émotion donnait-on à un moment pareil ? Yesenia n’en savait fichtrement rien, mais elle parvint à formuler ce qu’était Aliosus pour elle.
- Aliosus ? Finit-elle par dire.
Elle soupira.
- On est amis, n’est-ce pas ? Amis pour la vie.
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«Oui ?»
Yesenia avait encore une question qui semblait la tarauder, encore cette histoire de baiser ? Probablement pas étant donné son ton, et la légère hésitation qu'impliquait le fait de l'apostropher de la sorte. Ils avaient tant discuté de contact buccal qu'elle n'aurait pas eu de raison de se montrer timide. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il comprenne en entendant la suite, de quoi il s'agissait.
L'amitié. S'il avait eu le temps d'y réfléchir, ce n'aurait pas été quelque chose avec lequel il se serait senti familier. Avait-il des amis ? Et si oui, combien ? Et pourquoi ? Irisia avait été son amie, sa meilleure amie, mais aujourd'hui est ce que cela comptait encore ? Presque personne n'était aussi proche de lui qu'Alice, mais elle était son sang, était-ce de l'amitié ? Et Élicia ? Et Adaline ? Impossible de les mettre sur le même plan toutes les deux, et pourtant.
«Bien sûr Yesenia.»
Il n'y avait pas à faire une liste de critères et vérifier si la relation qu'il avait avec la deuxième année y correspondait. Il avait répondu ce qui lui paraissait être une évidence non formulée depuis maintenant quelques temps. Il n'avait même pas eu le temps de froncer les sourcils pour réfléchir à sa réponse.
Surpris lui même de la spontanéité avec laquelle il s'était exprimé, il sourit et se tourna vers Yesenia avant de déposer un léger baiser sur sa joue.
«Et ça c'est une bise, ce n'est pas si différent qu'un baiser, on ne la fait pas à tout le monde, seulement à ses amis.»
Il reprit sa position sur le dos - à côté de mon amie Yesenia - il était heureux à cette idée. Elle chassait son appréhension à affronter la lettre de démission de son poste qu'il hésitait à écrire. Tout semblait plus naturel à présent, et la décision à prendre également.
Yesenia avait encore une question qui semblait la tarauder, encore cette histoire de baiser ? Probablement pas étant donné son ton, et la légère hésitation qu'impliquait le fait de l'apostropher de la sorte. Ils avaient tant discuté de contact buccal qu'elle n'aurait pas eu de raison de se montrer timide. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il comprenne en entendant la suite, de quoi il s'agissait.
L'amitié. S'il avait eu le temps d'y réfléchir, ce n'aurait pas été quelque chose avec lequel il se serait senti familier. Avait-il des amis ? Et si oui, combien ? Et pourquoi ? Irisia avait été son amie, sa meilleure amie, mais aujourd'hui est ce que cela comptait encore ? Presque personne n'était aussi proche de lui qu'Alice, mais elle était son sang, était-ce de l'amitié ? Et Élicia ? Et Adaline ? Impossible de les mettre sur le même plan toutes les deux, et pourtant.
«Bien sûr Yesenia.»
Il n'y avait pas à faire une liste de critères et vérifier si la relation qu'il avait avec la deuxième année y correspondait. Il avait répondu ce qui lui paraissait être une évidence non formulée depuis maintenant quelques temps. Il n'avait même pas eu le temps de froncer les sourcils pour réfléchir à sa réponse.
Surpris lui même de la spontanéité avec laquelle il s'était exprimé, il sourit et se tourna vers Yesenia avant de déposer un léger baiser sur sa joue.
«Et ça c'est une bise, ce n'est pas si différent qu'un baiser, on ne la fait pas à tout le monde, seulement à ses amis.»
Il reprit sa position sur le dos - à côté de mon amie Yesenia - il était heureux à cette idée. Elle chassait son appréhension à affronter la lettre de démission de son poste qu'il hésitait à écrire. Tout semblait plus naturel à présent, et la décision à prendre également.
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