RPG + Wingardium c'est quoi ça ? A.M

20 septembre 2044
Au bord du Lac
@Alison Morrow


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La douceur de septembre lui plaisait grandement, la palette de couleur que la Nature dévoilait à cette occasion était pour lui tout à fait singulière et unique. La légère humidité qui faisait ressortir l’odeur de la terre, de la nature. Entendre le vent emporter des feuilles vers le large. Vers des endroits qui lui étaient inconnus. Vers des horizons nouveaux, que cela devait être agréable de se laisser porter par le vent par-delà les plus hautes montagnes, et les plus grands océans.

C’était tout cela qu’il était venu chercher en ce samedi après-midi. Du calme et de la quiétude. Dans quel but, d’abord te reposer, et travailler. Il voulais s’exercer. À quel sujet ! Et bien comprendre le lien qui l’unissait à ta baguette. Lors du premier cours, il avait ressenti quelque chose d’étrange. Et il voulais savoir ce que c’était. Comme une sorte de picotement, une sensation tout à fait singulière. Il la ressentais lorsqu'il lançais un sort, mais cette sensation était plus faible.

Il avait pris grand soin de s’avancer dans ses tâches, les premiers devoirs qu’ils avaient reçus étaient soigneusement roulés dans son sac. Il avait pris un certain temps à les faire. Devant s’habituer à l’écriture à la plume. Mais il avait triomphé de cette épreuve. Il devait continuer à s’exercer à cela. S’il ne s’entraînait pas, il ne réussirait pas. Et le petit blondinet était trop ambitieux pour subir un échec surtout aussi peu de temps après son arrivée à Poudlard. Ce n’était pas une plume d’oiseau et des problèmes d’écriture qui allait le décourager. Ce n'était qu'une petite épreuve, une haie à surmonter. Et il la surmonterai, il n'avait absolument aucun doute là dessus.

S’entraîner, c’est également ce qu’il était venu faire ici, s’entraîner à quoi ? À jeter un sort. Lequel ? Il n’en connaissait qu’un pour le moment de toute façon. Le sortilège de lévitation. Il avait réussi durant la cour à le lancer. Mais il trouvait que son sort était imparfait alors cela explique la raison de sa présence au bord du lac un samedi après-midi à l’heure du repas. Il avait mangé rapidement afin de pouvoir profiter d’une certaine solitude pour ne pas être dérangé. Il ne voulait absolument que quelqu’un ne se décide à venir l’enquiquiner.

Il aimait la quiétude du lac, son aspect calme et reposant, qui contraste avec la noirceur de son eau. Il ne portait pas son nom pour rien, c’était une certitude. Il s’y était déjà promené un peu la semaine dernière. Il n’en avait plus vraiment eu l’occasion depuis à cause de la pluie. Mais la balade sur les rives fut finalement très reposante. Il entendit même le bruit lointain des oiseaux. Il n’en avait vu que très peu depuis qu’il était à Poudlard, était-ce normal ? Il n’en avait aucune idée.

Arrivée à un endroit qu’il jugea idéal pour ce qu’il voulait y faire, il posa alors ses affaires dans l’herbe, non loin d’un arbre. Il s’étira longuement, étant légèrement engourdi. Il faut dire qu’il avait particulièrement traîné au lit ce matin. Mais il était en relativement bonne forme. Il sortit le livre de cours de son sac et l’ouvrit à la page qui l’intéressait. Il se servit de sa baguette comme d’un marque-page pour faciliter sa lecture, surtout sur la partie technique. L’histoire du sort ne lui servirait à rien, bien qu’il la trouva amusante. Il se remémora brièvement la gestuelle, tourner puis abaisser la baguette. Il posa alors le livre par terre et fit un pas ou deux en arrière. Il pointa alors le livre avec sa baguette et sans un bruit exécuta la gestuelle du sort. Il tourna puis abaissa sa baguette. Une fois, deux fois, trois fois.

Une fois qu’il lui sembla que le geste était convenable, il fit une pause de quelques secondes. Il inspira, ferma les yeux pour se concentrer. Il n’entendait plus que les bruits lointains de la nature. Ce petit picotement était de retour, comme si sa baguette ressentait. Une baguette peut avoir des émotions, étrange. Ou alors est-ce lui qui délire complètement. Il visualisa alors le livre, il le voyait léviter en l’air, à une vingtaine de centimètres du sol. L’image devint de plus en plus nette. Il rouvrit les yeux et d’un geste fluide, il lança son sortilège. Le livre se mit à léviter une dizaine de secondes, avant de s’écraser au sol. Il n’avait pas pu le maintenir en l’air.

Il n’était pas énervé, juste déçu par sa performance. Il prit quelques secondes pour réfléchir au raison de l'échec de son sortilège. La gestuelle, il l’estimait relativement parfaite, sa concentration aurait pu être meilleure, mais ce n’était pas ça. Il se frappa le front lorsqu’il comprit son erreur, il n’avait pas suffisamment prononcé certaines parties du sortilège. Il prit une trentaine de secondes pour reposer le livre, s’éloigner de nouveau de trois pas cette fois. Tout en pointant sa baguette sur le livre, il fit bien attention à parfaitement prononcer ledit sortilège. Le livre lévite à une cinquantaine de centimètres du sol. Ce sortilège est vraiment pratique, Henry s’imagine déjà attraper les boites de biscuits que son père planque dans les placards du haut, pour pas que le petit blond n’en mange de trop. Il sourit à cette pensée et toujours focaliser sur le livre qui lévite, il tente de le faire se déplacer.

Ça lui demande un petit effort supplémentaire, il parvint à le faire léviter plus haut et à bouger. Il le fait bouger de gauche à droite et de bas en haut. On aurait presque pu croire qu’il s’amusait. En réalité, il était émerveillé. Le livre lévitait désormais à presque un mètre quatre-vingt du sol. Henry fatiguait légèrement. Si bien que sa concentration se brisa, tout comme son sortilège. Le livre chuta. Ce que Henry n’avait pas prévu, c’est que dans sa chute le livre rencontre une tête. Une tête ? Il n’avait pas fait attention, mais au même moment, passait une fille qui se reçu donc le gros livre a la reliure en cuire sur le crâne. Aïe, ça doit faire mal…

Voilà mon premier post, en espérant que le livre sur la tête ne lui fasse pas trop mal

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

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Alison, 1ère année
20 Septembre, Lac,
Tornade.

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20 jours. 20 jours, 240 heures, 14 400 minutes, 864 000 secondes qu'elle était au château.
20 jours qu'elle avait été envoyée Merlin savait comment à Poufsouffle et qu'elle craignait de recevoir un hibou lui annonçant officiellement que ses parents la reniaient, la retiraient de Poudlard et l'envoyaient dans un internat.
240 heures qu'elle se perdait dans les couloirs, avec les escaliers qui lui faisaient se prendre les pieds dans les marches, que les portes ne s'ouvraient pas devant elles (quand elles n'étaient tout simplement pas réelles), que le château se riait d'elle en changeant les murs et les salles de place.
14 400 minutes qu'elle avait peur de son ombre, qu'elle se sentait effacée par rapport au bruit du château, décolorée par rapport aux murs de sa salle commune, en résumé, *pas à ma place.*
864 000 secondes qu'elle aimait déjà la magie comme sa seule amie, la seule susceptible de la comprendre et de la laisser s'exprimer.

Elle avait cru trouver ce sentiment avec le violon et le dessin, mais cela n'approchait en rien le Lien que l'on peut avoir avec une baguette.
Sortant dans le parc, elle saisit le bout de bois entre ses doigts, effleurant ses contours sculptés et un peu rugueux.
C'était comme si la baguette Vivait au sens propre du terme. C'était une amie, une compagne, une arme, une confidente. Elle était l'objet le plus imprégné de ses émotions et de ses peurs, l'objet qu'elle comprenait le plus et le moins à la fois. Au moment de tisser le lien avec sa baguette en sortilèges, elle avait ressenti un grand frisson la parcourir, comme si le bois voulait lui renvoyer tout le trop-plein d'angoisse et de peur qu'elle lui avait déposé sur le dos.
Mais elle avait aimé ce contact. Il avait été brut, rapide, vif, beau à en couper le souffle, il l'avait rempli de quelque chose de Trop Grand, mais de Trop Grand en positif, qui l'avait complètement dépassée. C'était comme si la Magie avait décidé de se réveiller d'un coup dans toutes ces cellules, pétillant dans son corps, à la simple volonté de découvrir sa baguette.
Inoubliable. Jamais cette sensation d'éveil si brusque, comme si on venait de lui plonger la tête dans l'eau ou de dissiper un charme qui lui embrumait le monde, jamais elle ne l'oublierait.

Elle avait fui la salle commune couleur soleil pour s'enfermer dans les grandes plaines vertes du parc. Elle trouvait le paysage plus calme, plus doux, plus... Dilué. Moins agressif.
Et puis, elle n'avait aucune envie de côtoyer les Jaunes, qui ne lui ressemblaient même pas, et qui étaient certainement bien trop occupés à rigoler et à faire du chahut dans les dortoirs!
*Quels idiots.*

Dévalant une pente douce, elle enfonça ses mains dans les poches de sa cape, pour les protéger du froid. Il faisait beau, mais le climat était aussi doux qu'en Irlande à cette période de l'année, c'est-à-dire : pas, mais avec la pluie en moins.

Elle s'était suffisamment avancée durant la semaine pour avoir quartier libre.
A vrai dire, elle comptait bien se replonger dès qu'elle aurait trouver le bon endroit, vide de toute présence moldue ou sorcière, ou les deux mélangées, dans le manuel de sortilège.
Il était en plutôt bon état au vu des péripéties qu'il avait découvert avec ses frères et sœurs. Au moins, comme c'étaient leurs premières années à tous, ils n'avaient pas encore eu trop le temps de le saccager.
Les pages étaient un peu cornées, mais vierges de toute tâche d'encre. Un morceau de parchemin découpé approximativement droit lui servait de marque-page pour sa lecture du soir.

Ses yeux dérivèrent vers l'étendue ourlée du Lac.
Elle se perdit un instant dans les remous bleus, les ondulations vertes et les vagues violettes de la surface.
Instant fatal.

Un Objet clairement non identifié fondit sur elle à toute vitesse et lui rentra dans le haut du crâne.

"BORDEL D'M..."

Se rattrapant à temps pour ne pas être encore plus grossière, elle jeta un regard à la ronde, apercevant un garçon pas très dégourdi *complèt'ment abruti oui!*, qui avait encore sa baguette en main.

La colère la submergea comme une vague, faisant crisper ses poings et froncer son nez.
Saisissant sa baguette, elle la pointa vers ce qui s'avérait être le manuel de sortilège de première année, et sous l'effet de la colère, asséna rudement :

"WinGardium LeviOsa!"

Ses mouvements avaient été saccadés, mais sa concentration implacable fit s'élever le livre en flèche dans le ciel.
Elle arriva à le déplacer sur quelques mètres, puis le livre lui échappa de... De la baguette et de son sort, si elle pouvait dire ça.
Le bouquin vint lamentablement s'échouer aux pieds de l'autre.

Dardant deux yeux furibonds vers lui, elle releva la tête avant de cracher, hargneuse :

"T'as voulu m'assassiner ou quoi? T'es complètement malade!"

Bon, ce qu'elle n'allait pas avouer de sitôt, c'est qu'elle avait voulu lui faire retomber le manuel sur la tête, comme pour elle, mais en plus violent. Et qu'elle avait loupé.

Plume de @Henry Shoftshire, Et une Alison de bonne humeur, une ! :roll:

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.

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Il était un idiot. Le roi des idiots. Il venait de faire s’écraser un livre assez volumineux. Il semblerait d’ailleurs que cela soit une caractéristique des livres de cours, être gros, et lourd, et faire mal quand on se les prend sur la tête. Il n’avait absolument pas fait attention à ce qu’il faisait, et décidément le karma venait de lui faire une belle fleur. Il eut fallu qu’il relâche son sortilège au moment même ou une fille de son âge passe en dessous. Elle n’avait pas vu un gros livre léviter. Elle devait être aveugle. Mais quand bien même elle était tête en l’air, cela ne lui donnait pas le droit de lui aplatir la tête avec un livre.

Il ne savait pas vraiment où se mettre. À quoi bon nier, il avait été pris sur le fait, et bien qu’il n’avait absolument pas l’intention de relâcher quoique ce soit sur le crâne d’une autre personne, il comprenait cependant qu’on est pu mal interprété un événement simplement fruit du hasard. Il pouvait minimiser et jouer l’hypocrite. L’idée était tentante, d’autant qu’elle venait de faire léviter le livre dans sa direction, mais elle maitrisait mal ce sortilège et le livre vint s’échouer à ses pieds. Non, sa concentration était définitivement imparfaite, cela expliquait surement le fait qu’elle n’avait pas pu aller au bout. Elle se mit à vociférer comme une harpie.

Le petit blond fixa la jeune fille, d’un air absolument blasé. Il glissa ses mains dans ses poches, lui qui comptait s’excuser et tenter de lui expliquer la situation, la voir pinailler comme un lutin l’exaspéra plus qu’autre chose. Il ramassa le livre d’une main tenant sa baguette de l’autre tout en parlant, l’exaspération se faisait sentir.

—Si j’avais voulu te tuer, chose que je ne veux pas faire évident, même si te voir pinailler comme un lutin de Cornouailles est agaçant, j’aurais visé ta nuque, pas le sommet de ta caboche. Maintenant que c’est dit, excuse-moi Lutin, je m’entrainais et mon sort à lâcher au moment ou tu passais. En même temps si tu regardais où tu allais…

Il avait marmonné la dernière phrase, presque pour lui. Après tout, elle n’aurait qu’un bleu. Inutile de monter sur ses grands hippogriffes. Non pas qu’Henry était énervé contre la jeune fille simplement qu’elle vînt le déconcentrer dans son entraînement. Ce sortilège était élémentaire. Il travaillait surtout sa concentration. Parce que s’il était incapable d’être extrêmement concentré comment être capable de lancer un sortilège plus complexe, comme ceux que son père lui avait montrés. Il avait été capable de remplir une carafe d’eau et d’allumer un feu. Lui tout ce qu’il savait faire c’est léviter un bouquin.

Il n’aimait pas cette sensation d’échec. Il venait pourtant d’arriver, et il apprendrait surement plein de trucs géniaux. Mais, là, d’échouer à contrôler un livre, ça lui faisait quelque chose. Certes, il était souvent dur envers soi-même, mais il devait recommencer à s’entraîner. Il déposa le livre à ses pieds et le fit à nouveau léviter d’un coup de baguette tout en prononçant la formule. Son regard était fixé sur le bouquin qui lévitait à la hauteur de la tête de la jeune fille. Voulant l’embêter un peu, se sentant d’humeur presque taquin, il fit léviter le livre dans la direction de la jeune fille, il lévitait tout droit vers son visage, et au dernier moment, il fit bouger sa baguette, empêchant ainsi la collision avec le visage de la première année. Il fit ensuite atterrir le livre quelques mètres plus loin.

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Raisonnement.
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Aussitôt, elle sen voulut. Après tout, le garçon n'avait pas fait exprès, il devait être en première année lui aussi, et elle s'était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment... *N'empêche, il pourrait faire un peu gaffe!*
Elle s'apprêtait à présenter ses excuses lorsque l'autre commença à la traiter de Lutin de Cornouaille.

Elle sentit la colère lui piquer le nez, et elle crispa les poings en essayant de la contenir en elle-même. Déjà, il n'y avait que son frère pour l'appeler Lutin, Lutin de quoi que ce soit !Elle ne s'en offusquait pas uniquement parce qu'il était plus vieux et plus expérimenté en sorts ! Ensuite, pas la peine de lui faire remarquer qu'elle avait exagéré la situation, Merlin merci, elle le savait !
Foudroyant le garçon du regard, elle lissa le bas de sa jupe pour se redonner une contenance et s'empêcher d'essayer un Wingardium sur les vêtements de l'autre. Ça devrait marcher, non?
Elle l'imagina avec ironie en train de s'élever inexorablement dans les cieux, battant des bras comme un oiseau maladroit. Enfin bien sûr, pour cela il faudrait déjà savoir bien lancer le sort. Ce qui n'était pas le cas.
*Il le sait pas, ça.*

Puis, elle pensa à sa grand-mère.
*So-cia-bi-lise, petit oiseau!*
Elle eut un mouvement d'indignation envers ce souvenir, mal réprimé. Bien sûr que non ! Elle n'allait tout de même pas sympathiser avec le premier venu qui avait essayé de l'assommer parce qu'il ne connaissait pas la potion permettant de faire ça proprement !
Elle menaçait d'étouffer de révolte envers les conseils de sa Grand-mère, qui était d'ailleurs probablement à deux milles lieues de le savoir, lorsque l'autre commença à s'entraîner à nouveau, comme s'il l'avait oubliée.

Alors c'était ça? On assommait les gens, et quand ça foirait, on retournait à ses occupations en attendant qu'un autre débile veuille bien se prêter au jeu?
Ou alors, c'était peut-être ça la solution? Passer son chemin?
Elle se fit violence pour rester, et l'observer lorsqu'elle vit qu'elle était capable de regarder le livre droit dans les yeux.
Enfin, un livre n'a pas d'yeux à proprement parler, mais s'ils en avaient, ben elle était sûre qu'elle aurait ses prunelles plongées dans le blanc de ses yeux.
Figée, elle regarda le volume s'approcher, la narguant sans vergogne.
Elle réprima un mouvement de recul bien que ses sourcils se soient haussés sous l'inquiétude, et tenta vainement de calmer les battements affolés de son cœur, persuadé que si le garçon l'avait manquée une première fois, ce ne serait pas le cas la deuxième fois.

Une vague de soulagement la submergea lorsqu'elle vit le livre faire volte-face et s'écraser dans l'herbe, à plusieurs mètres d'elle.
Un léger soupir s'échappa de ses lèvres, et elle se força à décrocher ses yeux du bouquin inerte pour les replonger sur le garçon.

"Tu fais ça souvent? Faire peur aux gens? Ou c'est un traitement d'faveur? "


Oups. C'était sorti trop vite. Et il y avait un léger tremblement qu'elle n'avait pas réussi à dissimuler.
Elle espéra que le ton railleur sur lequel elle avait prononcé cette phrase suffirait à l'excuser.

"Tu t'appelles comment, pour savoir qui a essayé de m'abrutir dès ma première année? "
ajouta-t-elle, avec un demi-sourire dégoulinant de sarcasme et d'ironie.

Puis, elle sortit à nouveau sa baguette, alla se rapprocher du livre et ferma les yeux, l'imaginant en train de léviter.
Puis elle y mit toute sa conviction et toute son envie de voir le livre éjecté dans les airs, et commença à faire léviter doucement le livre, jusqu'à ce qu'il tournoie gentiment autour de la tête du garçon. *Attends d'voir ce que ça fait quand ça arrête d'tourner!*
Elle relâcha cependant sa concentration trop tôt, et le livre retomba à nouveau platement, pile sur le pied du garçon.
*Oups. Ou pas. Bien fait !!!!*

Plume, Alison est rancunière... :lol:

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.

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Il devait se retenir de rire. Il le devait, car ce n’était pas très sympathique de sa part s’il se laissait aller. Pourtant la tentative de démonstration de la fille lui donnait envie de rire. À vrai dire le grimoire sur son pied ne lui avait pas fait mal plus que ça. Il se pencha pour le récupérer et vérifier qu’elle ne l’avait pas abimé avec ses pitreries.

Il se tourna alors vers elle, un sourire espiègle accroché au visage. Elle cherchait à le provoquer, elle allait le trouver. Il fourra une de ses mains dans ses poches alors que l’autre tenait le livre contre lui. Il fit mine de réfléchir, un faux air penseur accroché au visage.

— Attends que je réfléchisse, seulement aux gens qui tentent de me lancer un livre sur la figure. Autant te dire que ça ne court pas les rues. Quant au fait de t’abrutir sans vouloir te vexer tu n’as pas besoin de ça pour moi.

Et là, il lui vint en tête le geste le plus enfantin qu’il puisse faire, il s’écarta et se mit à lui tirer la langue en signe de provocation. Il ne pensait pas méchamment, il avait juste envie de s’amuser un peu. Il ne connaissait personne, hormis quelques noms entendus çà et là au détour d’un couloir. Il fallait bien qu’il se fasse des connaissances après tout. Espérons qu’elle ne prenne pas la mouche et ne décide de lui lancer un sort. Il ne connaissait que Wingardium Leviosa, il n’airait pas bien loin face à quelqu’un qui devait en connaître quelques autres.

— Sinon c’est pas mal ce que tu as fait avec ta baguette, des fois la mienne est capricieuse, aujourd’hui c’est mon jour de chance faut croire. Dommage que je ne t’ai pas assommé un peu plus fort.

Le livre était entre ses mains, aucun risque qu’elle ne lui écrase sur la figure alors il pouvait bien se permettre de la taquiner un peu. Il n’avait d’ailleurs toujours pas dit comment il s’appelait d’ailleurs, il se mit à rire légèrement avant de parler.

— Moi, c’est Henry Shoftshire, mais Henry tout court ça ira. Et toi comment tu t’appelles, même si Lutin c’est un joli nom pas sûr que ce soit le tien, pas vrai Lutin ?

Il s’éloigna de quelques pas observant les environs en attendant qu’elle lui réponde. Lui tourner le dos n’était peut être pas une bonne idée et il écoutait attentivement les bruits qui l’entourait afin de voir si la fille de Poufsouffle bougeait, signe qu’elle allait surement tenter de lui jeter un livre sur la tête. Elle pouvait tout autant faire ça à la Moldue en se déplaçant elle-même. C’était un léger risque en effet.

Plume, j'ai l'impression que mon petit blond joue avec le feu actuellement ;)

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Oscillations.
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Elle faillit se vexer en voyant que le garçon était à deux doigts de se moquer d'elle.
Essayant de retenir la grimace qui s'inscrivait peu à peu sur ses lèvres, elle respira un bon coup pour se calmer et forcer ses muscles à se détendre. Cela ne servait vraiment à rien de s'énerver, surtout pour si peu. Et ce n'était vraiment pas comme ça qu'elle allait réussir à lancer ce sort.

Le garçon ne s'arrêta pourtant pas là, semblant ignorer l'avertissement qu'était son regard assombri et sa moue boudeuse.
La narguant avec une phrase qui manqua la faire protester vivement avant de se répéter qu'il faisait certainement de l'humour, elle croisa les bras sur son torse et pencha légèrement la tête sur le côté, s'appuyant bien sur ses deux pieds pour éviter que l'un d'entre eux ne décide de tapoter le sol d'impatience et d'agacement.

"Quant au fait de t’abrutir sans vouloir te vexer tu n’as pas besoin de ça pour moi."

Sa mâchoire se décrocha si fort qu'elle crut que les os allaient tomber à ses pieds.
Les yeux écarquillés, elle tenta de se recomposer un visage, à-moitié paniquée par cet instant de surprise qu'elle avait laissé échappé.
Peu à peu, un masque froid recouvrit chaque parcelle de son visage, laissant deux billes étincelantes de colère luire. Il se croyait si malin, ce débile en face? Il était un danger public, et préférait insulter les autres quand on lui en faisait la remarque?

Et là, il lui tira la langue. L'organe rose ne frémit même pas, avant de rentrer bien tranquillement dans sa cavité.
Grimaçant cette fois-ci franchement, elle ne put s'empêcher de marmonner, en essayant de savoir s'il valait mieux tenter de lancer un Wingardium sur les vêtements du garçon, ou ne pas réagir à la provocation :

"Visiblement, t'as pas non plus b'soin d'moi pour t'amputer d'un pied. T'es assez maladroit pour vouloir m'exploser le crâne avec un manuel... De j'sais pas quoi, alors tu devrais te casser assez rapidement la figure. Sans vouloir te vexer."


Les derniers mots avaient été prononcés avec un petit sourire dégoulinant de sous-entendus. Bien, si l'autre ne voulait pas terminer pour de vrai dans le Lac Noir, il ferait mieux de s'arrêter de lui chercher des noises, sinon elle risquait de monter rapidement sur ses Grands hippogriffes, et de ne pas y redescendre de sitôt.
Relogeant une mèche noire derrière son oreille, elle lui jeta un regard aussi sérieux que possible, avec un visage dénué d'expression quand il parla encore de l'assommer.

"Sinon c’est pas mal ce que tu as fait avec ta baguette, des fois la mienne est capricieuse, aujourd’hui c’est mon jour de chance faut croire. Dommage que je ne t’ai pas assommé un peu plus fort. "

"Dommage surtout que t'aies plus de cerveau qu'un billywig, sinon le livre s'rait en train de te diriger vers ta tronche actuellement", répliqua-t-elle malgré tout, sèchement.

Merlin, mais qu'est-ce qu'il voulait, ce garçon? Qu'elle sorte de ses gonds et fasse vraiment une bêtise pour qu'ils soient punis tous les deux? Dès la rentrée?
Secouant la tête d'un air dépité, elle se jura de ne pas retomber au niveau puéril de... Henry, donc. *Rien à foutre. Billywig, c'est très bien.*

"Lutin, c'est mieux que Billywig déjà." Siffla-t-elle encore, avant de hausser les épaules, et de lâcher : "Alison Morrow sinon. Première année, poufsouffle."

Tout en parlant, elle sortit sa baguette. Il voulait jouer? Il allait jouer.
Reprenant son souffle, elle commença à raconter sa vie, tout ce qui lui passait par la tête pourvu que cela fasse du bruit.

"t'as déjà des frères et sœurs à Poudlard? J'en ai eu trois avant moi, ils aiment bien le château. Mais je trouve que le château est trop grand, on s'y perd vraiment... Sans parler des portes qui nous jouent des tours, des professeurs un peu excentriques, des escaliers farceurs..."

Faisant abstraction de sa propre voix, un beau talent qu'elle avait acquis il y a quelques années déjà, elle se rappela mentalement la gestuelle du sort. Puis, après avoir bien visualisé ce qu'elle voulait faire, elle rouvrit les yeux et sortit, d'une traite, nonchalamment (en priant fortement pour que le Billywig qui lui faisait face ne se retourne pas) :

"Par contre, je ne connais que WingArdium LeviOsa !"

Le sort toucha les chaussures du garçon, qui commencèrent à s'élever légèrement dans les airs. Elle espéra que ce serait assez surprenant et déstabilisant pour qu'il se casse la figure. *Bien fait. Ahah.*

Navrée pour ce délai de réponse...
Mais Merlin, quelle petite fourbe ! :lol:
Je te laisse décider si Henry se casse la figure ou pas... Tu ferais très plaisir à Alison si c'était le cas ! :cute:

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.

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Le jeune blond dut se retenir de toutes ses forces pour ne pas rire. Oh il n’était pas vexé par les paroles de la jeune Poufsouffle, elle glissait sur lui sans grande difficulté, il pouvait aisément supposé qu’elle en faisait de même. Il ne pensait pas méchamment, il avait juste envie de se divertir, aux dépens de quelqu’un certes. Et puis c’était de sa faute si elle s’était pris son livre sur la tête, le jeune blond avait pourtant pris grand soin de se mettre dans un coin tranquille.

Mais il avait fallu que ce lutin passe ici. Tant pis pour elle. Un Billywig, il connaissait bien ces créatures, assez intéressant au demeurant. Et Henry était persuadé que les Billywigs n’étaient pas idiots, simplement petits. Mais il devait quand même être intelligent, sinon il ne tournerait pas aussi vite.

— T’sais que j’ai de bons réflexes, j’pourrais l’attraper sans soucis. Ou alors, te foncer dessus pour te faire perdre ta concentration, genre taureau enragé. Mais nan je m’amuse bien.

Le petit blond ne s’était pas trompé, Lutin était bien une Poufsouffle, il s’était résolu à l’appeler Lutin, plus drôle qu’Alison, il ne savait d’ailleurs pas bien comment prononcer le prénom en question. Au moins trois prononciations lui vinrent à l’esprit.

Elle semblait pestée après le manuel que le jeune blond lui avait involontairement écrasé sur la tête. Il ne put s’empêcher d’ajouter un faux sourire sur le visage.

— Ce n’est pas ma faute si tu t’es pris ce manuel sur la tête, je m’étais mis dans un coin pour ne déranger personne, t’as juste eu du karma. Peut être pour te remettre les idées en place j’en sai rien.

Henry avait soigneusement évité la question sur les frères et sœurs qui l’avait fait vacillé quelques instants plus tôt, il n’avait d’ailleurs rien trouvé à dire, et se trouvait désormais un peu mal à l’aise. Non il n’en a pas, mais oui il aurait voulu en avoir. Il aurait aimé avoir beaucoup de choses, mais un frère et même une sœur auraient été suffisants pour lui. Mais voilà ce n’était pas le cas, et un petit frère ne semblait absolument pas dans les cartons chez lui.

Le fait qu’il sente ses chaussures léviter le sortit de ses réflexions, elle voulait le faire léviter. Mais le jeune blond avait de bons réflexes. À peine ses chaussures décollées qu’il appuya contre le talon de sorte à se retrouver en chaussette. Pauvres elfes de maison qui aurait à laver son linge. Il ne put empêcher un sourire narquois de se dessiner sur son visage.

— Tu sais c’est les Billywigs qui font léviter les gens avec une piqure, pas l’inverse, finalement j’l’aime bien ce surnom, pas vrai Lutin ?

Et en disant cela, une idée stupide lui vint à l’esprit pour briser sa concentration et récupérer ses chaussures. Il en saisit une qui lévitait et prit un peu d’élan avec son bras pour la lancer en direction de la Poufsouffle. Pas pour qu’elle se la prenne, s’il avait bien calculé son coup la chaussure devrait arriver juste devant la jeune fille, mais au moins ça briserait sa concentration et c’était tout ce que cherchait le jeune blond. Par contre, il ne savait pas comment elle allait réagir alors il la fixait toujours concentré et son indémodable sourire narquois collé au visage.

Toute mes excuses pour ce retard

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Étincelles
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Les chaussures s'élevèrent. Pour de vrai !
Elle se moquait bien de savoir si le Billywig en face avait des frères et sœurs, qu'il pouvait la déconcentrer facilement *parc'que ça arrivera pas*, qu'il se foute de sa gueule. Elle s'en moquait, parce que quelque chose de plus puissant que tout se produisait à présent.
Son cœur bondit dans sa poitrine alors qu'un sourire victorieux se dessinait sur ses lèvres.
Elle avait réussi !
Elle se remémora un peu tard les paroles de sa professeure de sortilèges. Haussant légèrement les épaules, elle se concentra sur la situation actuelle. Après tout, elle n'avait pas lancé le sortilège sur Henry, mais sur ses chaussures. Elle avait donc parfaitement obéi aux consignes de Mme Sortilège.
Un autre petit sourire, cette fois-ci satisfait, s'étala sur son visage.

Elle laisse échapper un ricanement quand elle vit le Bleu enlever rapidement *trop vite* ses chaussures et retomba sur l'herbe. Elle osa même espérer que celle-ci fut mouillée et boueuse pour que l'autre garde un avertissement assez éloquent sur les sorts mal contrôlés.

Heureusement pour elle, il ne semblait pas du tout vexé. *Merlin, il sourit...*
Cela lui permit notamment de garder son propre sourire moqueur sur les lèvres. Elle ne voyait pas pourquoi elle ne pourrait pas, elle aussi, savourer son moment.
Le Bleu avait beau être toujours plus grand qu'elle en chaussettes, elle aimait le voir ainsi. Les chaussures vacillèrent un peu dans les airs, ce qui fit momentanément disparaître son sourire tandis qu'elle essayait de se reprendre pour garder les chaussures en l'air.

"Tu sais c’est les Billywigs qui font léviter les gens avec une piqure, pas l’inverse, finalement j’l’aime bien ce surnom, pas vrai Lutin ? "


Le sourire augmenta de quelques centimètres.

"P't'être que c'sont les Billywigs, mais j'suis pas un Lutin normal."

Ça c'est sûr, pour être décalée, tu l'es.
Une grimace peu élégante déforma pendant quelques fractions de secondes son visage auparavant calme. *Chut, toi.*
Elle aurait aimé répliquer que ce surnom était déjà pris, que seul Jack pouvait l'appeler comme ça, et que l'autre pouvait aller voir dans les dortoirs de Serdaigle si elle y était, mais elle n'était pas fâchée. Pour une fois, elle aurait presque pu en être attristée.

Se reprenant un peu, elle afficha un sourire de façade et entreprit de faire léviter un peu plus les chaussures, en les faisant tournoyer lentement.
Concentrée sur ce qu'elle entreprenait, elle ne comprit pas tout de suite ce qu'un projectile *non identifié* venait faire dans son champ de vision, ainsi qu'une sorte de manque qu'elle ressentait, venant de son sort.
En voyant le *truc* peu décidé à changer d'avis, elle bondit en arrière alors que la chaussure venait s'écraser à ses pieds.
Pendant un instant, elle jura que sa baguette avait tressailli dans sa main, puis l'autre chaussure retomba dans l'herbe avec un petit bruit mat.

"Hé ! Mais c'est pas du jeu ça !"

Faussement vexée, elle shoota dans la chaussure pour la renvoyer vers le Billywig de Serdaigle, allant jusqu'à lui tirer la langue.
Elle releva la tête, les yeux pétillants de malice, et articula du bout des lèvres :

"Sinon, c'est confortable l'herbe?"

Elle regrettait tellement de ne pas être venue plus tôt le matin, pour voir l'autre grelotter à cause de l'eau qui se serait infiltrée dans ses chaussettes. *Mais Pourquoi est-ce qu'on apprend pas Aguamenti en première année ?*

Tant pis pour le temps, laissons-le filer. :cute:
En tout cas, je suis bien contente de voir qu'Alison s'amuse, tout au fond. Genre enfoui sous des tonnes et des tonnes d'agacement feint. :roll:

Je ne lâche jamais rien. Quand je commence une barre de chocolat, je la mange jusqu'au bout.