Couloirs, Couleurs, Espoirs

Février 2046
Charline revenait de la volière lorsque cela se passa. Elle se dirigeait vers la salle commune de Gryffondor car elle avait reçu une lettre. Elle était donc en route vers sa destination lorsque un groupe de 4 filles la poussa brusquement contre le mur le plus proche. Elles lui arrachèrent sa lettre des mains, l'ouvrit et dit :
- Oh ! C'est une lettre de Kenzo ! Mais qui est ce Kenzo ? Peu importe...
Lorsqu'elle dit ça, les yeux de Charline se remplirent de larmes. La fille qui tenait la lettre, la déchira en deux morceaux, puis déchiqueta en tout petits morceaux les deux papiers. Puis, elle et son groupe s'en allèrent. Charline regarda les petits bouts de papier les larmes aux yeux. Puis, entre deux sanglots, elle dit :
- Ken- Kenzo...
Puis elle fondit en larmes. Kenzo était son ami d'enfance et cela faisait 6 mois qu'elle ne l'avait pas vu car celui-ci était à Durmstrang. Elle le voyait comme un frère. Ils s'étaient promis de s'envoyer un hibou toutes les semaines... Elle allait enfin savoir pourquoi pendant 6 mois elle n'avait pas reçu de hibou. Elle restait là à pleurer sur son banc pendant un long moment, jusqu'à ce que un jeune homme s'approche d'elle. Celui-ci s'assoie juste à côté d'elle ce qui attira l'attention de Charline. Elle dit d'une voix tremblante :
- Qu'est c'que vous me voulez ?

@Jacob Tramontane j'espère que ça te plait ! A toi ! :)
Dernière modification par Charline Rivers-Anterraz le 25 juil. 2021, 12:30, modifié 3 fois.

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Dans sa lancée, Jacob profita d’un tournant bien maîtrisé pour jeter un oeil à son Rapeltout : oui, il avait un devoir à faire en commun avec Lee. Et le petit salon de couleur rouge l'appelait à travers la couleur du rapeltout. Avec l'intelligence de Lee, le devoir serait aussi vite dans la poche qu'il y avait de nouveau glissé le Rapeltout. Ses explications synthétiques ne manquaient jamais de mettre de la clarté dans l'esprit de Jacob parfois aussi ordonné qu'une fumée rouge de Rapeltout fou quand il s'agissait d'assimiler des théories.

Mais le devoir attendrait la fin de la soirée. Il y avait des priorités : un si beau vent allait peut-être passer alors que Lee, il pourrait toujours le trouver. Un camarade de dortoir, ce n’était pas le plus compliqué à croiser. Hop, hop, hop, il aurait aimé être en chaussettes pour accélérer et faire des dérapages grisants et bien maîtrisés mais ses chaussures aux semelles un peu crantelées n’avaient malheureusement pas cette fonctionnalité.

Et là, patatra, son plan s’écroula comme un château de cartes flagada véracrasse. Mais ?! Une Gryffonne en larmes. Ce n’était pas prévu. Il s’approcha d’un pas avant qu’elle ne l’alpague directement en le voyant. Il se tourna vers l’arrière et ne vit naturellement personne d’arrêté. Elle le vouvoyait ? Ce n’était certes pas la première fois qu’un si curieux fait se produisait -une Lucy de Serdaigle l'avait précédé- mais cela l’étonnait grandement. Il ne se croyait pas effroyable comme un épouvantard ou un Rusard pour être ainsi vouvoyé. « Jacob, je suis en quatrième année, tutoie-moi s'il te plaît ! »

Se rendant compte que son approche n'était peut-être pas la plus réconfortante, Jacob vira à 180 degrés pour la suite : « Tu ne veux pas descendre un peu vers le parc ? En bougeant, on peut changer d’air et en parler. » Son regard atterrit sur celui de la Gryffonne. « Ou non, j’ai une meilleure idée, j’ai quelque chose à te montrer. Viens, on y va. » Il désigna les escaliers du regard et commença à descendre une marche, le regard souriant attendant qu'elle emprunte la même direction et descende également.

Et voilà :ninja:

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Le jeune garçon s'appelait Jacob et était en quatrième année. Il me demanda de le tutoyer.
Je me sentie gênée de l'avoir vouvoyer, c'était la première fois que je me retrouvais face à un élève aussi... grand.
Il me proposa de descendre un peu au parc, pour selon lui, changer d'air et en parler.
C'est vrai que parler me ferait du bien mais je savais que j'allais pleurer et cela me gênerait devant... Jacob.
Soudainement, il changea d'avis et m'annonça qu'il avait quelque chose à me montrer.
Il désigna les escaliers du regard et descendit une marche, toujours avec son regard souriant qui attendait que je prenne la même direction que le jeune homme et descende également.
Mes yeux clignèrent plusieurs fois et je me leva. Sans réfléchir. Je me dirigea vers le jeune brun. Je commençais déjà à me sentir mieux, le fait qu'il ait eu ce courage de venir me voir pour me réconforter... je ne sais pas comment l'expliquer mais je trouvait ça vraiment gentil.

Lorsque j'eut atteint sa hauteur, nous avons commencé à descendre les escaliers. Puis, pour briser le silence, je dis :
- Merci. Vraiment, merci Jacob. Je ne sais pas où tu m'emmènes mais je te fais confiance. C'est vraiment très gentil et courageux d'être venu me voir dans cette situation.
Maintenant que j'avais dit cela, je voulais savoir où il m'emmenait.

@Jacob Tramontane, vraiment désolée du retard ! :sweatingbullets: A toi ! :ninja:
Dernière modification par Charline Rivers-Anterraz le 25 juil. 2021, 12:30, modifié 1 fois.

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Courageux, attentionné et digne de confiance. C'était une pluie de compliments qui venait de s'abattre dans les escaliers, sur lesquels Jacob surfait avec cette habileté à se déplacer acquise en quatre années passées à habiter un étage élevé et à explorer. "Direction rez-de-chaussée, cam'rade" dit-il, ne connaissant toujours pas le prénom de celle qui l'accompagnait.

Un regard à gauche, un regard à droite, il passa d'un escalier à l'autre. C'était visiblement jour de défilé chez les fantômes, ce qui lui fit hausser un sourcil. Il avait bien du mal à comprendre ces vestiges transparents du passé qui se fichaient de couper le passage et même de traverser son corps. Et qui lui donnaient ainsi l'impression de ne pas compter dans l'espace. Cela ne servait à rien de râler, ils devaient avoir un esprit transparent dans leur corps transparent et prendre rarement en compte les quelques remarques qu'on leur faisait. Mais il ragea intérieurement contre le troupeau des transparents en se faisant trancher par un vieux tout occupé à sa conversation complètement surannée.

Se faisant enfin un passage à travers les élèves qui s'agglutinaient dans le hall d'entrée et surveillant si l'autre Gryffondor le suivait, il finit par sortir par la grande porte. "Direction saule cogneur, toutes ! portoloin vers carte Pas de fantôme dans le parc, fiouf, nous voilà tranquilles ! Tu prévoyais quoi de beau avant d'être arrêtée ?"

Il continua à marcher avec détermination et prit tout à coup une direction différente en arrivant près du saule, interrompant un instant la réponse de l'autre Gryffondor : "Arc-de-cercle pour éviter le saule en vue. Le relooking schtroumpf de Poudlard plein de bleus, ça n'me tente pas." Attrapeur l'an dernier, il avait déjà été la cible systématique du cognard lors d'une fin de match de quidditch, ses envies d'être de nouveau profilé par des coups pour être bien plus aérodynamique étaient modérées d'autant par un arbre cogneur qui ne devait franchement pas être plus futé que les fantômes.

@Charline Rivers

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Il me dit que nous allions en direction du rez-de-chaussée mais pour me l'expliquer Jacob m'appela "Camarade" ce qui me fit remarquer que je ne m'étais pas présenter.
- Au fait, euh... Jacob ! Moi c'est Charline, Charline Rivers, de première année.
Il me regarda et nous prirent une direction qu'il connaissait mais pas moi.
Nous passâmes d'escaliers en escaliers et nous finîmes par arriver près du Saule Cogneur.
Il me décocha un sourire en me disant que le relooking de schtroumpf plein de bleus ne le tentait pas.
En comprenant vraiment sa blague, j'explosa de rire.
- Tu as un humour vraiment agréable Jacob ! A me demander si tu ne voudrais pas devenir humoriste plus tard !
Je continua de rire en observant le Saule Cogneur.
- J'ai l'impression qu'on a le même humour Jacob ! C'est cool que j'aime ton humour car ça me fait du bien. Je me sens déjà mieux qu'avant qu'on se rencontre !
Mes joues étaient toujours humides mais mes yeux étaient secs. Ils étaient rouges mais je me sentais mieux.
Je me repassais sa blague en boucle, dans ma tête.
Je me reconcentra sur l'arbre qui bougeait.
- Il peut devenir vraiment très violent cet... ce Saule Cogneur ?
J'essayais de faire la conversation pour faire plus ample connaissance avec Jacob.

@Jacob Tramontane, à toi Jacob ! :ninja:

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"Enchanté Charline ! Top. Les filles avec le sens de l'humour... elles sont redoutables."

Jacob songea un instant à ses amis. Leo. Henry et Infini, plaisanteries à en rire et à en pleurer. Certes, aucun de la même façon. Henry était beaucoup plus ironique et beaucoup plus porté à rire de lui-même, Infini beaucoup plus léger et beaucoup plus porté à rire sur la situation. Et Leo... Leo avait ce caractère imprévisible et intuitif d'un humour qui faisait tout tomber.

A y bien penser, l'entourage de Jacob était constitué d'élèves capables de passer à l'action pas complètement bloqués à un bureau, certes. Mais aussi capables de prendre de la distance par l'humour. *Bingoblin*, comme aurait dit Leo. Il y avait bien un peu de *qui se ressemble, s'assemble* dans l'apparent naturel de certaines associations, même si la façon de faire en était différente. En même temps, comment ne pas s'entendre avec quelqu'un qui nous fait rire ?

Le saule cogneur, violent ? Bof. Pour savoir, il faudrait s'en approcher. Et puis il est prévisible. Quand t'es à dix mètres il ne peut rien te faire. Donc prévisible = pas bien dangereux. On l'avait désormais passé et on était à peu près à égale distance entre la cabane du garde-chasse à gauche et les cromlechs à droite. Peut-être que si des runes étaient inscrites sur ce cromlech et que les ateliers étaient concrets et à l'extérieur, Jacob comprendrait mieux la langue des hiéroglyphes runiques.

Mais son regard portait seulement sur Charline qui avait l'air d'aller déjà un peu mieux. C'était le moment où elle allait devoir lui faire confiance. Il s'arrêta, la laissa avancer d'un pas et fit un pas de côté pour se situer derrière son dos et s'approcher. Plaçant ses mains devant les yeux de la plus jeune, il lui dit de continuer d'avancer, calant ses pas sur les siens pour s'adapter un peu derrière elle, ses mains toujours à plat pour cacher les yeux de la Gryffonne.

Il y avait un petit bout de chemin tout droit comme cela et il suivait le tracé des yeux pour ne pas la déséquilibrer. "Avant d'ouvrir les yeux. Dis-moi ce que tu t'imagines !"

Reducio
Pour situer :
Plan. Arrêt sur le rond. En pointillés : suite du trajet avec Charline yeux couverts.

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Il plaça ses mains sur mes yeux et me dit de continuer d'avancer.
Je lui obéis : je fais des petits pas de peur de me prendre un arbre ou quelque chose d'autre possible de me faire mal.
Il me demande de lui dire ce que je j'imagine.
Je réfléchis et imagine un paysage de conte de fée.
- Même si c'est un paysage de conte de fée ?
Je lâche un petit rire nerveux et finis par décrire mon imagination.
- Alors, j'imagine un bel arbre en fleur à ma gauche. Il est très coloré et quelques fleurs tombent de cet arbre.
Je montre l'espace du doigt et continue.
- Ensuite, une petite nappe avec le blason de Poudlard juste devant moi. Autour de la nappe, de l'herbe verte sur laquelle la rosée du matin est encore présente.
Je respire et finis ma description :
- Et enfin, la cabane du garde - chasse là bas et la château derrière moi.
Je réfléchis... si j'ai tout juste c'est vraiment qu'on vit dans un monde de conte de fée.
J'ai envie d'ouvrir les yeux mais ses mains n'ont toujours pas bougé.
Mon cœur a reprit sa vitesse normal.
Jacob est vraiment quelqu'un qui sait rassurer les gens.
J'ai l'impression que rien ne s'est passé.
Je ne me souviens même plus de la raison pour laquelle je pleurais.

@Jacob Tramontane

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Un pique-nique romantique.
La nappe à carreaux, l'herbe verte coupée au cordeau, le gazouillis des oiseaux, un moment où tout est beau... il se figurait tout à fait le rêve de Charline. Si pictural. C'est vrai qu'en imaginant quel serait le rendez-vous amoureux parfait pour quelqu'un, on pouvait se figurer beaucoup de sa personnalité. Et Jacob voyait toute la délicatesse et le caractère rêveur de Charline, une sensibilité à fleur de peau et intuitait que ce devait être une grande force chez elle, peut-être aussi une faille sur laquelle portait la difficulté qu'il lui avait vue.

Peut-être de l'inquiétude pour ou par un proche laissé à des milliers de kilomètres de l'Ecosse. Très certainement, même. Il fit avancer Charline d'une vingtaine de pas encore : il connaissait d'après sa description le lieu qu'il lui faudrait avant de lui souffler d'ouvrir les yeux. Elle était devant le parterre de l'amitié. Un peu fleuri, un peu gazouillant aussi, un vague rappel de son beau rêve à Poudlard - qui n'était pas si noir, elle le reconnaîtra peut-être : plutôt gris, vu d'ici. "Alors ce serait la nature fleurie, ton lieu idéal ?"

Il s'assit en tailleur à côté de Charline, face au parterre de l'amitié, les mains posées à l'arrière. "Tu penses que ton proche aurait aimé être là aussi ? Tu saurais lui décrire le parterre de l'amitié d'ici ?" Il ferma un instant les yeux pour profiter du faible soleil d'Ecosse. Ce n'était pas facile pour ceux qui avaient des difficultés à Poudlard, parce qu'au château, les moyens de s'isoler un moment du regard des autres étaient peu nombreux. Le temps de travail, le temps de repas, le temps avant de dormir, tout était public, et les rumeurs résonnaient comme des Sonorus dans le vieux château plein d'échos.

Il rouvrit les yeux sur le soleil toujours moitié-couvert. "Il fait plus beau qu'ici, chez toi, d'habitude, pour que t'imagines ça ?"

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

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- Oh que oui. Si elle était là elle serait allongée... à imaginer des enfantillages qu'on pourrait faire toutes les deux.
Je ferme les yeux et sens le soleil illuminer nos deux visages.
- Bien sûr que je saurais lui décrire. Ce serait très simple, magique et efficace.
Je lui dirais que c'est un endroit fascinant et isolé du monde. Que c'est un charmant jeune homme qui me l'a fait découvrir et que si j'en avait la possibilité, je resterais ici toute ma grâce à la belle exposition au soleil.

Je regarde Jacob jusqu'à ce que j'essaie de me souvenir comment je l'ai rencontré et pourquoi je pleurais.
Ah oui. Je me souviens.
Mais je n'y pense pas car cela ne m'atteint pas.
Même si Kenzo me manque et que cette lettre allait me faire un bien fou, je sais que si cette lettre est passée entre mes mains c'est que le jeune homme va bien.
Ou en tout cas, qu'il est encore en vie.
C'est pas très joyeux comme pensées mais ça me rassure d'un certain côté.
Je regarde Jacob et lui dit en souriant :
- Pas vraiment mais c'est que j'ai déjà eu l'occasion de voir cet endroit chez moi. J'avais fait un petit pique-nique comme ça avec ma cousine Bonnie dans mon jardin.
Je lâche un petit rire.
- Vraiment merci pour ce petit moment de la journée Jacob. J'ai un petit truc à faire alors je dois te laisser. Merci encore !
Je lui fais un léger bisou sur la joue et m'en vais en souriant.

@Jacob Tramontane, fin du RP pour moi merci ! :wow:

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