La fille aux petits papiers PV : Marion Laughlin

04 septembre 2045
Fin de journée

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L'heure de fin des cours avait sonné pour les premières années et Helen se dirigeait d'un pas décidé vers la salle d'études. Elle avait enfin assisté à ses premiers cours de sorcellerie et se réjouissait à l'idée d'étudier des matières si captivantes jusqu'à la fin de son cursus scolaire. Sans surprise, ses cours préférés étaient la Défense Contre les Forces du Mal et la Métamorphose. La jeune sorcière avait été particulièrement impressionnée par la prestation du Professeur Lynch lors de son premier cours. Le sorcier avait exécuté quelques sorts de transformation de façon très habile devant une classe émerveillée par tant de prouesses.

En traversant les couloirs du deuxième étage, Helen s'arrêta devant un panneau en liège qui affichait en grand « Espace libre d'affichage ». En ce début d'année scolaire, personne ne s'était encore exprimé et l'œil de la jeune fille se porta plutôt vers les hautes fenêtres qui encadraient le tableau. Une chouette venait de passer au-dehors, une lettre dans le bec. Oubliant son projet de travailler, la petite sorcière se perdit dans la contemplation de l'extérieur du château. Où pouvait bien se rendre l'oiseau qu'elle venait d'apercevoir ? D'où venait-il ? Elle avait bien entendu parlé d'une volière dans une des tours du château, mais elle n'en connaissait ni l'emplacement, ni l'aspect. Combien pouvait-elle accueillir de volatiles et quelles espèces pouvait-on y rencontrer ? Pouvait-on les approcher ? N'importe qui pouvait-il envoyer un hibou de l'école pour écrire à sa famille ? Elle avait encore tant de questions en tête. Quelques petits chocs vinrent troubler sa réflexion. La pluie commençait à s'abattre sur les fenêtres et le couloir s'assombrissait de plus en plus. Rien d'étonnant, les nuages menaçaient depuis le début de la matinée et il était étonnant que la situation n'est pas dégénérée plus tôt.

Autour d'elle, les élèves défilaient. Certains se rendaient en classe pour les dernières heures de la journée, d'autres retournaient dans leur salle commune ou se dirigeaient vers la salle d'études. On remarquait bien à leur mine maussade que le mauvais temps jouait sur leur moral. Helen pensa aussitôt à l'équipe de Quidditch qui devait s'entraîner aujourd'hui. Loin de savoir quelle était la maison concernée, elle plaignait tout de même intérieurement ses joueurs, dont la pluie devait énormément gêner leur vision et leur confort. La petite brune soupira. Ce ne serait pas cette semaine qu'elle pourrait étudier au bord du lac ou profiter des belles pelouses du château.

Elle tourna les talons et s'éloigna des fenêtres, qui laissaient passer un filet d'air froid par manque d'isolation, et entreprit de suivre un groupe d'étudiants qui se rendaient dans la salle d'études en traînant les pieds. Helen se rendit compte qu'elle faisait partie des rares élèves à s'y rendre seule. Jusqu'alors, elle n'avait pas entamé beaucoup la conversation avec ses camarades et ne connaissait encore que très peu de gens. Le bon côté de la chose, c'est que personne n'avait encore eu l'occasion de remarquer sa méconnaissance du monde magique malgré son sang sorcier. Elle fit la grimace et baissa la tête pour ne pas se faire remarquer.
Dernière modification par Helen Glenn le 17 août 2021, 20:00, modifié 1 fois.

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La fille aux petits papiers PV : Marion Laughlin
Trouble temps de septembre. Brise d'automne. Le mood était particulier. Était-ce parce que le temps d'Écosse rendait le ciel maussade ou parce que la fin des chaleurs estivales touchaient réellement à leur fin, ici, au nord du pays? Marion ne savait pas. Elle n'en avait réellement aucune idée mais étonnamment, elle était virevoltante de joie et de bonne humeur. Les cours étaient plus ou moins à son goût, il fallait dire que son affinité avec l'astronomie, la métamorphose et la botanique surpassait celle qu'elle avait avec le vol ou encore la Defense contre les Forces du Mal mais ça ne l'empêchait pas d'écouter attentivement. Naturellement, parce qu'elle ne souhaitait pas vivre une scolarité similaire à celle de ces frères et soeur, la brune travaillait modérément et faisait de son mieux pour voler sous les radars. Ni trop, ni trop peu. Elle souhaitait simplement être une élève de base sans prétention ni aspiration pour se donner à 100% dans cette aventure humaine qu'était une nouvelle année dans une nouvelle école avec des inconnus.

C'est pour dire, lorsqu'elle quitta la salle de classe, ses yeux pétillants passaient de visage en visage, ignorant ceux qui lui revenait trop facilement. Marion ignora aussi ceux qui, un peu trop pressé de travailler, avait quitter le cours pour se précipiter dans la bibliothèque ou dans la salle d'étude. Bien-sûr, la jeune Poufsouffle savait qu'elle devrait fréquenter ces deux lieux un jour ou l'autre mais, pas là, pas de suite. Pas avant que le froid ce soit pleinement installer. Ces pas la menèrent dans le couloir du second étage. Est-ce que la jeune Laughlin était déjà venue ici? Aucune idée. Impossible de dire. Pour le savoir, il faudrait explorer un peu. La gamine brune se fit la remarque mentale qu'il s'agissait aussi du bon moment pour déposer de petites notes positives dans les sacs de ces camarades aux yeux les plus tristes ou les plus découragés.

En remontant le corridor, le bruit de la pluie fit sourire la jaune et noire. Voilà que la pluie ce mêlait à la danse. Un joli ajout à cette étrange atmosphère qui apaisait son coeur, pensa-t-elle. Après tout, c'était comme à la maison quand le vent de l'Atlantique rabattait les vents et les nuages qui déchargeaient leurs larmes sur Bangor. Marion se demanda si le parc sentait le pétrichor. Un sourire naquit alors sur ces lèvres. Elle irait s'en rendre compte par elle-même plus tard. Oui, là, tout de suite, la blairelle avait bien plus important à faire. Ses doigts fouillèrent les poches de sa robe de sorcière et elle en sortit une note écrite sur un morceau de papier jaune au couleur de sa maison.

*Cliché* fut sa première pensée.

Et là, juste sous ces yeux, elle remarqua cette jeune fille. Cheveux brun, la tête baissée, comme si elle cherchait à ne pas être vu. Trop tard, Marion avait l'oeil pour ce genre de chose, pour savoir quand elle souhaitait être amie avec quelqu'un et tant pis si ces camarades ne voyaient pas ça d'un bon oeil. S'armant de son plus grand sourire et marchant droit sur la demoiselle dont elle ne pouvait voir le visage, la Laughlin plia joyeusement sa petite note en un origami rapide et qu'elle adorait, une grenouille avant de finalement s'arrêter. Bien sûr, cela pouvait paraître étrange. Trop étrange. Mais ça ne fit rien. Elle laissa sa petite grenouille de papier se glisser dans le sac de l'inconnue sans chercher à ce cacher avant de tourner les talons en pivotant sur ces bottines basses. Voilà une bonne chose de faite.
[font=courier new]hi,
de bonnes choses arrivent dans la vie,
l'amour est définitivement quelque chose de réel,
promis, tout ce passera bien : pense juste à sourire ! ☼[/font]
Désolée @Helen Glenn, c'est hyper long, j'avais tellement d'inspiration, j'espère que ça t'ira. :cryhappy:

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La fille aux petits papiers PV : Marion Laughlin
Le froid s'engouffrait de plus en plus entre les murs du château, comme pour chasser cette horde d'élèves indécis traînant encore dans les couloirs. Les bruits de pas s'intensifiaient, martelant le sol de pierre. Helen suivait la marche en espérant que la salle qu'elle s'apprêtait à rejoindre soit chauffée. Progressant le long du couloir, qui n'était maintenant éclairé que par les imposantes torches murales, elle se demandait sur quelle matière allait porter son étude. Elle n'y avait pas encore réfléchi.

Soudain, il lui sembla entendre des bruits différents émanant d'une démarche plutôt joyeuse. Quelqu'un se rapprochait d'elle. Une ombre se dessina peu à peu sous ses pieds, l'arrachant à la contemplation des lueurs orangées, dansantes sur le sol, reflets des flammes vacillantes des torches. L'ombre semblait venir de derrière. Elle sentit alors une légère pression sur son sac, comme si la personne venait d'y glisser quelque chose. La jeune Serpentard apposa une main vive sur sa besace et fit volte-face : une jeune fille, arborant les couleurs de la maison du blaireau, lui tournait le dos et s'éloignait d'un pas jovial. Helen tendit la main vers l'inconnue mais elle était déjà hors de portée. Elle glissa alors sa main dans son sac et découvrit une petite grenouille en papier jaune. Elle n'était pas très symétrique, sans doute avait-elle été réalisée rapidement, mais l'aspect cartoon qu'elle dégageait fit sourire la petite brune. Un petit mot sur le dos de l'animal attira son attention :

hi,
de bonnes choses arrivent dans la vie,
l'amour est définitivement quelque chose de réel,
promis, tout ce passera bien : pense juste à sourire ! ☼

Un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de la jeune sorcière. Elle ne savait pas ce que tout cela signifiait, mais ça l'amusait beaucoup. En fait, elle se demandait ce qui la touchait le plus. Était-ce la petite grenouille véhiculant des pensées positives ou le fait d'avoir reçu un présent de la part d'une parfaite inconnue ? Intriguée, Helen chercha du regard la jeune fille. Le couloir se vidait de plus en plus et elle n'eut aucun mal à repérer l'écharpe jaune et noire qui ornait son cou. Helen s'avança vers elle en espérant qu'elle ne disparaisse pas au détour d'un virage. Poudlard était si labyrinthique qu'elle avait parfois l'impression que ses occupants disparaissaient entre deux intersections.

- Att... Attends !

Sa petite voix hésitante résonna dans le corridor, si bien que la petite émeraude s'arrêta, gênée. Elle balaya l'endroit du regard pour s'assurer que personne ne l'avait remarqué. D'une allure un peu gauche, elle se remit en marche en pressant le pas. Elle se rapprochait de plus en plus de l'inconnue, si bien qu'elle fut bientôt presque arrivée à sa hauteur. La blairelle n'avait l'air guère plus âgée qu'elle. Dans la lueur des flammes orangées se détachait sa longue chevelure brune remontée en une queue de cheval. Pendant un instant, Helen crut qu'elle allait renoncer à l'aborder. Ses pommettes devinrent écarlates. Peut-être s'était-elle trompée, après tout ? Peut-être n'était-ce pas elle qui avait déposé l'origami dans son sac ? Ses mains se mirent à trembler et sa gorge se noua. La jeune fille n'avait pas l'habitude d'entamer les conversations avec des inconnus, mais il était trop tard pour reculer, cela paraitrait trop étrange. Alors elle présenta la petite grenouille dans le creux de sa main et, d'une petite voix fluette et chevrotante, elle murmura discrètement :

- C'est à toi qu'elle appartient... Cette petite grenouille ?

Pas de soucis, @Marion Laughlin, je ne regarde pas au nombre de lignes. C'est top !

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La fille aux petits papiers PV : Marion Laughlin
Monsieur Laughlin disait toujours qu'il y'avait deux type de personnes dans la vie, ceux qui poursuivait l'avenir et ceux qui, inquiet, s'accrochait au passé. Marion avait toujours eu envie de faire parti de ces brillantes âmes qui couraient après la vie sans ce soucier des conséquences. Du haut de ces onze ans, la fillette s'était déjà persuadée qu'elle n'avait ni besoin de remerciement ou d'excuse, juste d'apprécier le moment en compagnie de personnes qui lui semblait importante. Oh. Oui, Charles Laughlin avait beau être moldu, il aurait probablement été un Poufsouffle s'il avait pu maîtrisé la moindre once de magie et sa plus jeune fille avait hérité de son caractère.

Et ainsi, le destin était le destin et la vie reprenait exactement là où elle s'était arrêter pour une fraction de seconde. Marion avait repris sa marche joyeuse, ses deux mains derrière son dos comme si une chose en était une autre et que ses pas la mènerait à sa prochaine grande aventure. Ses jambes, d'ailleurs, suivait une route sans but le long du couloirs jusqu'à ce qu'un écho n'en entraine un autre jusqu'à ces oreilles. Ce n'était pas un de ces cris. Plutôt une demande, une supplique hésitante qui la fit tout de même s'arrêter.

<< Att... Attends ! >> avait dit sa camarade sur laquelle la gamine avait cru reconnaître le fier blason des Serpents de Poudlard.

Attendre. Avait-elle déjà attendu? Si la blairelle devait avoue, elle n'était pas très douer pour ça. C'était même un de ces défauts les plus important, sa relative impatience. Pourtant, cette voix, cette demande, Marion eu envie de l'écouter. Un sourire naquit alors sur ses lèvres un instant avant qu'elle ne pivote à nouveau sur ces jambes. Ses deux grands yeux, eux, brillaient d'une curiosité renouvelée qui contrastait avec le lent assombrissement qui tombait sur les mur de pierre de leur école. Bientôt, seule la chaude lumière des candélabres aux murs ne pu témoignée de ce qui se déroulait dans le couloir. Elles étaient seules.

Loin d'être étrangère à la timidité, il fallut avouer que la jeune Laughlin fut intriguée par celle que la Serpentard face à elle lui témoignait. À vrai dire, toute les personnes qu'elle avait rencontré dans cette maison étaient assez... Ouverts? Néanmoins, ce ne fut pas une mauvaise chose pour la petite galloise. Ses yeux glissèrent du visage rougit de sa comparse à la petite grenouille qu'elle avait fabriqué quelques instants auparavant avant de rire au murmure qui lui fut adresser. Ce n'était un rire de moquerie. Non. C'était plutôt un de ces sons amusés et doux qui caractérisait la jaune et noire. Un rire qui témoignait de sa volonté de mettre les autres à l'aise quand elle le pouvait.

À moi? Et bien... Elle l'était il y'a quelques minutes mais je te l'ai donné donc c'est la tienne.

Pendant un instant ensuite, la lueur orangée fit refléter une certaine incertitude sur le minois enfantin de la Poufsouffle. Et si la brune face à elle n'avait pas envie de continuer cette discussion. Et si elle était venu jusqu'ici pour lui rendre cet origami. Et si... Et si... Non. Ce n'était pas qui Marion souhaitait être et ce fut pour cela que ces lèvres s'ouvrirent à nouveau accompagné d'un large sourire.

Je m'appelle Marion, au faite. Marion Laughlin. Première année, Poufsouffleson regard tomba sur son écharpe qu'elle montra fièrement comme s'il s'agissait d'un gros lot gagné lors d'une tombola avant de reprendre,Et toi? Quite à être dans ce couloir, autant faire au moins les présentations, pas vrai?

@Helen Glenn à toi :cute:

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En quelques minutes seulement, le couloir du deuxième étage s'était assombri et l'ambiance avait radicalement changé. Les bruits de pas n'étaient plus qu'un souvenir, le silence était retombé. Seul le martèlement de la pluie sur les fenêtres se faisait entendre. Dans la pénombre, cependant, on pouvait encore distinguer les yeux brillants de Marion Laughlin, une jeune fille pétillante de la maison Poufsouffle, qui entamait la conversation avec une autre élève de première année. Helen Glenn était timide, mais elle avait été étrangement attirée par le comportement, à la fois enfantin et réconfortant, de la jeune blairelle. En réalité, elle était même impressionnée par cette faculté qu'avaient certaines personnes à s'ouvrir si facilement aux autres.

La petite Serpentard baissa la tête en direction de la grenouille en papier qu'elle tenait dans le creux de sa main. Elle eut de nouveau un sourire amusé. L'origami dégageait une certaine chaleur humaine, sans qu'elle ne puisse vraiment expliquer pourquoi.

- Je te remercie dans ce cas, je ne sais pas pourquoi, mais ça me rend heureuse.

Helen rougit de nouveau. Elle rangea le petit animal dans un coin protégé de son sac et observa un peu plus sa camarade. Cette dernière arborait un sourire rayonnant, son visage rond inspirait la sympathie et il semblait émaner d'elle une bonne humeur sans faille. Elle se présenta en agitant sous le nez d'Helen son écharpe aux couleurs de la maison d'Helga Poufsouffle. Les rires de la petite Galloise dissipèrent tout sentiment de gêne chez Helen qui lui rendit son large sourire tout en haussant les épaules :

- Tu as raison après tout, je ne suis pas pressée. Je m'appelle Helen Glenn. Je suis aussi en première année à Serpentard, mais ça tu l'avais déjà deviné, je suppose.

Elle pointa du doigt l'insigne du serpent aux couleurs d'émeraude et d'argent qui ornait sa robe de sorcier. Au fond d'elle-même, la petite brune ne savait pas pourquoi, mais elle était excitée à l'idée de rencontrer quelqu'un qui ne soit pas de sa maison. À force de côtoyer sa salle commune tous les jours, Helen s'était habituée à vivre avec ses camarades de maison. Faire connaissance avec d'autres élèves lui donnait la sensation de sortir de sa zone de confort, ce qui n'était pas pour lui déplaire.

- Au fait, pourquoi tu m'as offert quelque chose ? Ce n'est pas... un peu bizarre de glisser des choses dans le sac des inconnus ?

Helen se ravisa immédiatement. Ses joues virèrent de nouveau au rouge pivoine. Si la jeune Galloise était timide et sans méchanceté, elle était connue pour sa maladresse. Elle joignit ses mains pour s'en entortiller les doigts en signe de stress et se mordit les lèvres. Elle ajouta expressément :

- Pardon, ce n'était pas très poli... Je ne voulais pas être méchante...

La jeune fille ne pouvait presque plus distinguer les expressions sur le visage de Marion désormais. Il devait être environ 17 h 30 à présent, mais le soleil rasait maintenant l'horizon, caché derrière un ciel voilé. La pluie s'était arrêtée, comme pour marquer une pause dans le temps. Pause durant laquelle Helen se demandait ce qu'allait répondre la jeune fille aux yeux brillants qui lui faisait face. Elle espérait ne pas l'avoir vexée. Non, ça n'avait pas l'air d'être le genre de fille à s'incommoder facilement. Mais le doute persistait. Après tout, elle ne la connaissait que depuis quelques secondes à peine.

@Marion Laughlin Désolée pour le délai d'attente !

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La pluie. Ce n'était donc pas une petite averse. Il faudrait repousser au lendemain toute aventure qui rimerait avec un peu de verdure mais Marion supposa que ce n'était pas si grave. Voilà qu'elle était après tout en bonne compagnie à nouveau. Ô, cette jeune fille ne savait pas être seule pour une seconde mais ça ne faisait rien. Elle appréciait la compagnie des autres et être entourée de mille et une personne différente et faisait de son mieux pour rendre sa présence aussi agréable que possible quant elle en avait l'occasion.

Le sourire amusé de son vis-à-vis fit sourire d'avantage les lippes de la jaune et noire. Peut-être devait-elle songer à obtenir une réelle grenouille prochainement. Une de celle qui croassait réellement et dont le chant rythmait les chaudes journées d'été comme les humides saisons de printemps ou encore d'automne. Oui, ça sonnait comme une bonne idée. Marion y penserait certainement à nouveau sous peu.

Oh, me remercie pas. C'est normal. Puis c'est rapide à faire en plus.

Un nouveau rougissement. Il fallait dire que la jeune Laughlin n'était pas étrangère non plus à ce genre de phénomène bien. Son visage rougissait aussi facilement bien qu'il ne s'agisse plus d'une réaction naturelle de sa peau qu'une quelconque émotion pointant le bout de son nez. Ce fut d'ailleurs ces dernières qui lancèrent Marion dans sa course aux amitiés puisqu'elle supportait difficilement qu'on lui demande sans cesse si ses joues carmins témoignait d'une gêne ou d'un éventuel stupide petit amoureux. Oui, s'entourée lui servait de barrière.

Helen Glenn. Le nom de sa camarade venait de tomber et il sonna bien à l'oreille de la brune. Et puis un rire échappa à Marion. Alors la jeune fille était vraiment une Serpentard. Voilà qui réglait à nouveau une trajectoire. Elle semblait entourée par la maison verte et argent à chacun de ses pas et son cercle de connaissance devenait de plus en plus émeraude.

Pardon. J'me moque pas, promis. C'est juste que j'vais vraiment finir par devoir changer de maison avec autant de Serpentard dans ma vie.

Son regard fut ensuite attiré par un banc contre le mur opposé aux larges fenêtres, voilà qui serait parfait pour continuer cette conversation. Le menton rond de la brunette le pointa lentement et alors qu'elle essaya de suivre les lignes des pierres qui formait le sol, Marion fini par s'installer sur l'assise en écoutant sa camarade. Un nouveau rire lui échappa alors. Helen devait être particulièrement gênée pour s'excuser aussi rapidement derrière et la Poufsouffle préféra la rassurer instantanément par un large sourire. Voilà que la pluie s'arrêta pile à temps.

Me voilà percé à jour. Si ça peut te rassurer, tout le monde me trouve bizarre et extravagante... Et un peu trop bavarde aussi. Oh et est-ce que j'ai cité bête et insupportable aussi? Enfin... J'sais pas. Je me suis dis que t'avais l'air triste toute seule devant la fenêtre et que t'avais besoin d'un petit remontant et d'un rappel que la vie continue toujours après la pluie.

Et pour ponctuer ses paroles, Marion montra une chouette qui passa non loin des vitres, portant une lettre avec tout le soin qu'on connaissait à ces jolies créatures. Quelqu'un recevait du courrier lors d'une éclaircie. C'était presque poétique.

Pas de soucis @Helen Glenn, ça me fait trop plaisir de te lire alors ça vaut l'attente ! :grin:

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L'ambiance au sein du couloir du deuxième étage n'avait plus rien de pesante à présent. La pluie qui battait à tout rompre un instant plus tôt avait laissé place à un rayon lumineux perçant au travers des nuages gris de septembre. Marion Laughlin avait invité sa camarade à s'asseoir sur l'un des rares bancs qui meublaient un peu le corridor de pierres et, de cette position, on pouvait agréablement profiter de cet éclairci. La tension s'était également dissipée dans le corps d'Helen Glenn. La « fille aux petits papiers », comme elle la surnommait dans sa tête, n'était pas susceptible. En fait, elle semblait même tout prendre sur un ton très léger, ce qui eut pour effet de mettre à l'aise la petite brune.

Au cours de la discussion, Helen comprit qu'elle n'était pas la première Serpentard à faire la connaissance de la jeune Poufsouffle. Il est vrai que ses camarades de maison n'étaient pas connus pour avoir un caractère très timide ou réservé. La petite galloise se demandait même si elle n'était pas l'anomalie parmi les serpents. Cette dernière pensée ne la dérangeait pas, elle était devenue familière à ce sentiment d'exclusion depuis le jour où elle savait qu'elle allait intégrer une école de magie malgré son éducation moldue. À quoi bon être de sang-mêlé avec une mère refusant son statut de sorcière ? Helen se ressaisit. Ce n'était pas le moment de se lamenter. Au contraire, la jeune sorcière qui l'avait abordée avait quelque chose de rassurant.

« Alors comme ça tu connais déjà beaucoup d'élèves. Je ne les connais que de vue... même les Serpentard ! »

La jeune fille marqua un temps de pause comme pour appuyer sa situation. Elle se sentait pafois un peu seule dans ce grand château. Elle reprit :

« Tu sais, on est tous un peu bizarre à notre façon. Moi par exemple, je suis très maniaque. Je range toujours mes livres par ordre alphabétique et ils doivent toujours être bien alignés. Je m'assure toujours que la porte est bien fermée plusieurs fois de suite aussi ! Si ça, ce n'est pas de la bizarrerie. Et je ne te trouve ni bête, ni insupportable. Tu fais attention aux autres, c'est un signe de sagesse, non ? »

Helen appuya un sourire franc avant de suivre du regard le doigt de Marion pointé vers la fenêtre. Une nouvelle chouette venait de passer, portant sa mission avec fierté. C'est précisément la vision de ce curieux facteur qui rappela à l'élève qu'elle était partie pour rejoindre la salle d'études juste avant d'être absorbée par le premier oiseau de tout à l'heure.

« J'adore ces animaux. Ils sont vraiment majestueux. J'en ai vu passer un tout à l'heure, tu sais où sont les volières ? Mais j'oubliais, j'étais censée aller travailler dans la salle d'études... J'aurais aimé pouvoir étudier dans le parc, mais le temps ne s'y prête vraiment pas. C'est pour ça que j'étais un peu... morose. Je ferais mieux d'y aller... »

La Serpentard tourna lentement les talons. En réalité, elle aurait aimé discuter un peu plus avec sa camarade. D'ordinaire, Helen était très bavarde, il suffisait juste qu'elle s'ouvre aux autres. Cependant, elle se sentait obligée d'obtenir de bons résultats scolaires, pour la mémoire de sa grand-mère et pour elle-même. Elle voulait prouver sa légitimité au sein de l'école.

Merci de ta patience @Marion Laughlin, c'est agréable de te lire !

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La fille aux petits papiers PV : Marion Laughlin
Soleil et éclaircie. Le sourire de la jeune fille s'étira d'avantage. Connaître beaucoup d'élèves. Ce n'était pas exactement le cas, ou du moins elle essayait de faire de son mieux pour se créer un solide noyau de connaissance au sein duquel ressortirait certainement quelques personnes. Des personnes qu'elle croisait de manière fortuite ou qu'elle abordait volontairement, peu importe tant qu'ils étaient sur la même longueur d'onde et qu'ils avaient la discussion et la découverte facile. Non, à vrai dire, Marion se moquait de parler. Elle se moquait d'être accompagner d'une personne silencieuse tant qu'on la laissait explorer et faire des plaisanterie.

Tu sais, ça fais à peine quelques jours. T'as tout le temps de faire connaissance avec les autres et puis, honnêtement, tu peux faire les choses à ton rythme. Ma soeur Pomona a mis trois ans avant de se faire de vrais amis quand elle était ici. Elle traînait exclusivement avec ses bouquins et la poussière de la bibliothèque.

Le ton solennel que Marion employa la fit éclater de rire. C'était bête. Super bête et tellement représentatif de ses deux aînés. Comme Theodre disait toujours : ils se suffisaient à eux-même et personne ne les comprenaient mieux que leurs propres cerveaux. Voilà certainement pourquoi ses deux frères avaient tant de mal l'un avec l'autres. Ils étaient bien trop différents. Différents, pas bizarre. Ses deux mains sur ses genoux, la Poufsouffle enfouit quelques instant son visage dans son écharpe. Malgré la faible luminosité on aurait presque dit que ses joues et son nez naturellement rouges avaient pris quelques couleurs supplémentaires. Oui, Marion trouvait véritablement qu'Helen était une fille gentille. Une fille avec qui elle voudrait être amie.

Wow. Des fois j'aimerais être aussi ordonnée. Faut dire que c'est vraiment pas mon point fort. Mais tu sais quoi, t'as raison. Ça fait partir de notre caractère. Et crois moi, tu dis ça, là, tout de suite. Tu verras dans quelque temps. Un vrai scandal.

Ensemble, le regard tourné vers le ciel d'argent de Septembre percé de quelques rayons de soleil, Marion se demanda si elle devait faire comme l'expéditeur de cette lettre et envoyer un hibou à sa famille. Après tout, elle ne les avaient même pas prévenus de sa bonne arrivée et de sa répartition, peut-être par honte ou par peur. Sa mère avait certainement dû espérer qu'elle ne soit envoyer à Serdaigle afin de rectifier la trajectoire dans laquelle Lancel avait lancé la fratrie en ayant été réparti à Gryffondor il y'a 10 ans.

Les volières? Non pas vraiment, j'ai pas encore pris le temps d'y aller. Je devrais peut-être. Mes parents doivent être inquiets de pas avoir eu de nouvelles.

Et quand Helen parla de travaille et d'étude, la jeune Laughlin parut surprise et se leva un peu en panique, retenant sa camarade par le poignet avec une douceur qu'elle ne se reconnu pas. Allait-elle réellement empêcher camarade de travailler juste parce qu'elle appréciait cette discussion? Ce n'était pas très juste mais Marion appréciait réellement ce moment avec une jeune fille qui était assez différente des personnes pleines d'une énergie terriblement vibrante. Oui, cette demoiselle verte et argent aux apparences calmes avait l'air raisonnée et cela faisait toute la différence.

A-Attend. Est-ce que tu veux bien venir à la volière avec moi? Je... J'veux dire quitte à y'aller, ça pourrait être plus amusant d'y aller ensemble. Et puis j'imagine que la salle d'étude ne va pas s'évaporer dans les airs.

Et pour cacher sa semi-supplique, la jeune fille se mit à sourire, laissant ses yeux se plisser en un air malicieux. Ô, elle espérait que sa camarade accepterait. Vraiment, elle l'espérait du fond du coeur.

À toi @Helen Glenn! Et encore une fois, j'aime énormément de rp alors j'ai toute la patience du monde :innocent:

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