Mécanismes
Note de la joueuse : Ceci est un OS de construction familiale dans lequel il vous sera donné de rencontrer les membres de la famille d'Adaline qui ont déménagés à Godric's Hollow à l'hiver 2044-45 à travers leur relation avec Adaline. Mais il s'agit surtout d'approfondir sa relation avec ses parents.
Note seconde de la joueuse : J'ai écrit la dernière version de ce texte le 7 décembre 2020. Nous sommes aujourd'hui en août et je n'ai pas trouvé la force de continuer à écrire. Mais j'ai trouvé intéressant de poster ce morceau malgré tout, en me laissant la possibilité de continuer à écrire plus tard. Je décrirais plus clairement et de manière plus actuelle dans une nouvelle version de ma fiche les relations d'Adaline avec sa famille.
Entre le 25 juillet et le 8 août 2045
Pendant de longs jours affublés d'un temps lourd, chargés de chaleur et ponctués de quelques orages.
Description des lieux
Godric's Hollow est resté un village. Aucun membre de la famille Macbeth-Miller n'y avait jamais mis les pieds avant qu'il ne devienne la capitale du Conseil. Ils ignorent si l'agrandissement du village et les hauts murs accompagnés de leurs tours en pierres noires sont un grand dépaysement. Et pourtant, dans les grands bras sombres de l'enceinte de Godric's Hollow, les oncles et tantes ainsi que les parents d'Adaline qui ont déménagés là se sentent chez eux. Bien sûr, la maison mitoyenne qu'ils occupent tous ensemble est d'un autre goût et les rues pavés sont bien différentes du sentier qui fait l'allée du hameau. Sentier qui a d'ailleurs disparu en même temps que les maisons abandonnées puisqu'il n'a plus d'utilité.
Lorsque l'on marche dans une des rues principales du village, il est possible d'emprunter une ruelle qui se fait plus étroite et bien plus sombre. Les maisons qui lui donnent sa forme privent le chemin de la lumière du soleil. L'on marche dans la ruelle pavée entre des jardins fermés par d'hautes palissades et des façades de maisons en vieilles pierres pour finalement tomber devant une bâtisse imposante.
L'immeuble dont il s'agit se situe au fond d'une impasse. Chaque étage appartient à une sous-famille, quatre appartements plus ou moins grands. Les murs sont montés en pierre et ont l'air très géométrique. Les fenêtres qui donnent sur la rues sont toutes très étroites. Une porte vitréequi est rarement verouillée, donne sur un couloir qui amène jusqu'à un escalier. On monte en colimasson pour accéder à chacun des étages. La porte qui se situe au dernier étage laisse voir l'appartement dont je vous parlais. C'est celui des parents d'Adaline et la décoration à l'intérieur n'est pas bien différente du reste : du cuir, du bois et des tons obscurs. De l'autre côté de la bâtisse est quadrillé par des barrières en bois un petit jardin commun. De ce côté là de la façade les murs sont arrondis et n'ont rien de géométrique, et les fenêtres sont étendues en de large baies vitrées au style rustique.
Adaline et Frédérik – père-fille
Le 26 juillet 2045
Pendant le petit-déjeuner
Le soleil se glisse entre les toits des maisons environnantes pour entrer dans la fenêtre de l'appartement de Frédérik et Aimée Macbeth. Le parquet est ici pareil que dans les trois maisons rassemblées dans la même bâtisse. Sombre et grinçant. Et il recouvre la surface du petit appartement du couloir qui sert d'entrée, en passant par les deux chambres jusqu'à la pièce de vie au fond de laquelle est agencée la cuisine.
Il est assez tard ce matin, assez tard pour que le soleil ait déjà percé au-dessus des maisons et atteint la fenêtre du troisième étage auquel est niché l'appartement. Il est d'ailleurs même arrivé jusque sur le visage de l'homme assit là. Ses coudes sont posés sur la petite table qui semble marquer la séparation du salon et de la cuisine, à peine assez grande pour quatre personnes. Ses jambes sont croisées et son visage appuyé dans l'une de ses mains. L'autre s'occupe de tourner les pages d'un exemplaire de la gazette du sorcier. Son attention est aux images qui s'agitent plutôt qu'aux mots furibonds associés. Frédérik. Ses cheveux sont en pagaille et sa barbe n'a rien d'ordonné. Il est assit seul car Aimée est déjà descendue travailler.
Le parquet grince et il lève la tête. Un rire s'échappe de sa gorge, difficilement, enroué. Ce sont les pas pourtant légers de la fillette qui apparaît à l'angle du couloir qui mène à l'entrée et aux deux chambres. L'une, la plus petite, a été réservée pour l'enfant. Ses cheveux noirs sont en pagaille et son visage bouffi par le sommeil. Un sourire perce difficilement alors qu'elle rejoint la chaise en face de son père. Adaline adopte rapidement la même posture que l'homme qui lui fait face.
« Eh salut, il lance avec un mouvement de la tête. Il reste du bacon. »
En suivant le deuxième mouvement du tête de son père, Adaline tourne les yeux pour tomber sur le dit-bacon et se lève. C'est à peine si elle ouvre la bouche, seulement pour murmurer des remerciements. Et si on peut croire que son mutisme est engendré par le sommeil qui est toujours collé à ses paupières : il n'en est rien. L'enfant n'a pas parlé à son père depuis bien trop longtemps et il lui est très étrange de se retrouver seule avec lui. Elle frissonne en se servant avant de retourner s'asseoir docilement, sous le regard de Frédérik.
« On a pas pu parler depuis longtemps.
- Oui.
- T'as passé une bonne année ? On ne s'est pas beaucoup écrit.
- C'était bien oui. Non, ça me dérange pas. Le silence s'abat et la gamine se sent obligé d'ajouter quelque chose. Maman écrit ça suffit.
- Super, super. Je suis content. »
Il secoue la tête un instant, pour acquiescer. Ses yeux sont sur sa fille, ils se promènent dans ses cheveux noirs et font le contour de son visage. Ses épaules se soulèvent un instant, et personne ne peut le savoir à part lui : son cœur se soulève en pensant à tous les moments qu'il passait avec elle quand elle était une enfant et à tous ceux qu'il a raté en allant travailler. Mais très vite, son cœur se calme et ses épaules retombe. Un sourire perce ses lèvres quand il réalise que cet enfant qui est le sien semble être en parfaite santé et en bonne voie pour devenir une bonne sorcière.
Voilà ce que pense cet homme en regardant sa fille.
Il se détourne rapidement et retourne à son journal. Adaline, quant à elle, laisse le moment s'écouler dans le silence en se mettant à manger discrètement. Elle regarde les images bouger et remet les mots à l'endroit quand elle peut les lire. Dans sa tête, tout est confus. Habituée à beaucoup d'indifférence ; ce petit-déjeuner ne témoigne pas de beaucoup plus d'intérêt. Englués dans un mutisme.
Adaline et Neville – oncle-nièce
Le 27 juillet 2045
Dans l'après-midi
L'on s'agite beaucoup dans la maison de Neville. La porte est ouverte et l'on fait des allers-retours de perron en perron. Ce sont des livraisons pour les deux boutiques que les habitants de la bâtisse gèrent ensemble. Une grande femme blonde est postée dehors et à ces pieds de divers cartons. Elle donne des ordres du bout des doigts mais sans se parer d'un air sévère : avec le sourire. C'est cela qui fait un bon chef, dit-elle souvent. Alors on s'affaire.
Au milieu des allers et venues, dans le jardin derrière la maison, Adaline et ses grands-parents sont attablées autour d'un table ronde. La conversation est faiblarde à cause des grognements d'Ernest Miller qui, les sourcils froncés, déplore les nouvelles qu'il a sous les yeux. Cassiopée et Adaline échangent des regards complices en riant sans bruit. Le soleil qui devrait être haut est comme dilué dans les nuages, même si le temps est chaud. Adaline porte une robe de sorcier aux manches ouvertes à partir du coude et a attaché ses cheveux tant ils sont agrippés à son front transpirant. Sous sa chaise du même métal que la table ronde est endormie Lune.
C'est sans crier gare que Neville sort dans le jardin par la porte-fenêtre ouverte, vêtu drôlement pour quelqu'un qui ne doit pas sortir, en grands gestes presque affolés. Il salue à peine l'une et l'autre compagnon de la fillette pour se poster devant elle, son manteau à son épaule comme s'il partait en croisade. Adaline, qui ne sait plus très bien comment se comporter quand elle ne peut pas éviter la confrontation avec cet homme, se met à sourire bêtement.
« On va se promener ! » Lance-t-il presque gaiement.
Et c'est inquiétant : oui ça l'est. Pour tout le monde parce que une enthousiasme comme celui-ci cache son grand sadisme et sa propension à exécuter les ordres que l'on lui donne. Pour sa famille parce qu'au sein de celle-ci il est rarement enthousiaste et ce sont jusqu'aux sourcils de Cassiopée qui se fronce sur son visage pourtant sage. Et pour Adaline surtout, bien qu'elle s'emploie à sourire et ne rien montrer en se levant pour suivre son oncle, à cause des conversations surprises hier qui étaient probablement à son propos.
Dans le salon que tous deux traversent pour sortir, c'est une blonde qui est interpellée et qui passe sa tête par-dessus le canapé en cuir pour jeter un œil curieux au duo. Les pas de son père sont rapides mais Jane est assez vive pour se redresser et courir pour attraper sa manche.
« Vous allez où ? Je peux venir ? »
Adaline ne scille pas même si elle a envie d'attraper le bras de sa cousine pour la tirer contre elle et l'emmener avec elle. Cette promenade seule avec Neville lui serre le ventre.
« Non, le visage fermé. A tout à l'heure. »
Et puis il part en laissant Jane dans son sillage, son visage décorée d'une moue encadré de cheveux blonds à qui Adaline lui jette un regard désolé mais ne s'arrête pas. Neville regarde derrière lui pour vérifier que sa nièce le suit et la marche silencieuse commence.
Adaline et Jane – cousines
Adaline et Nils – cousins
Adaline et les Grant
Adaline et Aimée – mère-fille
Animagus renard polaire
Post ASPIC
Post ASPIC