Enfer(s) et Dalmatiens
Je remarquai qu’Eryne ne sortit pas sa propre plume de sa malle. Peut-être préférait-elle elle aussi le crayon moldu à sa plume sorcière ? Ou bien avait-elle tout simplement la flemme ? Ou peut-être avait-elle perdu sa plume dans la grandeur de Poudlard avec tous ses couloirs ne finissant jamais, ses escaliers qui se déplaçaient comme bon leur semblaient et son immense parc ? Quoi qu’il en fut, elle prit le crayon et traça son carré à une place stratégique. *Très bon choix, mais attends d’voir c’que j’te réserve… Héhé* Je tendis la main vers le crayon vers le crayon, l’arrachant presque aux mains d’Eryne, avant de faire de même avec le bout de papier où elle venait de tracer son carré.
Sa question me laissa sans voix. Peut-être était-ce parce que je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais lui répondre. Essayait-elle de me déconcentrer pour être sûre d’avoir la partie dans la poche ? Je décidai de jouer la même stratégie qu’elle. Mais avant, il me fallait répondre à sa question. Allais-je mentir ? Ou bien partir sur un autre sujet, comme la dernière fois ? Ma main s’était mise à trembler sans que je ne m'en aperçoive. Je la calmai rapidement avant de tracer ce qui ressemblait très peu à un cercle sur le quadrillage.
Je ne savais pas encore où nous allions vivre, moi et Maman. Peut-être aurions-nous le droit de garder la maison ? Et Stephen, allais-je pouvoir le revoir ? Allait-il venir vivre avec nous ? J’espérais qu’il n’allait pas vouloir rester avec Papa, qu’il ne voudrait pas couper les ponts avec nous. J’avais encore besoin de l’entendre rire, même si c’était en voyant ma tête après m’avoir fait un de ses vilaines blagues. J’aurais tout donné pour rire avec lui, le pourchasser dans toute la maison avec des ballons d’eau, faire des concours d’imitations de célèbres chanteurs sous la pluie, jouer à la bataille de petits-pois lors des repas du soir, j’aurais tout donné pour lui parler.
– J’sais pas vraiment. J’espère qu’on ira à la mer. Et toi ? demandai-je de la voix la plus tranquille possible. Et c’est ton tour.
Je lui tendis le crayon, suivi de près par le bout de papier où j’avais fraîchement tracé mon cercle. J’espérais qu’elle allait faire une bête erreur, sinon, il y aurait eu un match nul, ce qui n’est jamais vraiment très marrant.
Je me souvins des parties que personne ne gagnait, à Borth : nous organisions des championnats de Morpion lors des jours de pluie. Nous restions jusque minuit parfois, attendant que la fatigue l’emporte sur l’adversaire et qu’il fasse une bête erreur qui le conduirait à la défaite. Lors de ces soirées, Papa préparait plus de café qu’il n’en aurait fallu pour un régiment, en offrant une tasse à chaque partie. Je n’avais pas du tout apprécié le goût de ce breuvage, mais son efficacité contre la fatigue était exceptionnelle. Tellement que j’avais même du mal à m’endormir le soir, dans mon lit. Alors, je prenais une feuille et je jouais contre moi-même, jusqu’à ce que je m’endorme net, le nez dans les grillages de ronds et de croix.
Je respecte, je respecte
#457898 · 4ème année RP
Sa question me laissa sans voix. Peut-être était-ce parce que je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais lui répondre. Essayait-elle de me déconcentrer pour être sûre d’avoir la partie dans la poche ? Je décidai de jouer la même stratégie qu’elle. Mais avant, il me fallait répondre à sa question. Allais-je mentir ? Ou bien partir sur un autre sujet, comme la dernière fois ? Ma main s’était mise à trembler sans que je ne m'en aperçoive. Je la calmai rapidement avant de tracer ce qui ressemblait très peu à un cercle sur le quadrillage.
Je ne savais pas encore où nous allions vivre, moi et Maman. Peut-être aurions-nous le droit de garder la maison ? Et Stephen, allais-je pouvoir le revoir ? Allait-il venir vivre avec nous ? J’espérais qu’il n’allait pas vouloir rester avec Papa, qu’il ne voudrait pas couper les ponts avec nous. J’avais encore besoin de l’entendre rire, même si c’était en voyant ma tête après m’avoir fait un de ses vilaines blagues. J’aurais tout donné pour rire avec lui, le pourchasser dans toute la maison avec des ballons d’eau, faire des concours d’imitations de célèbres chanteurs sous la pluie, jouer à la bataille de petits-pois lors des repas du soir, j’aurais tout donné pour lui parler.
– J’sais pas vraiment. J’espère qu’on ira à la mer. Et toi ? demandai-je de la voix la plus tranquille possible. Et c’est ton tour.
Je lui tendis le crayon, suivi de près par le bout de papier où j’avais fraîchement tracé mon cercle. J’espérais qu’elle allait faire une bête erreur, sinon, il y aurait eu un match nul, ce qui n’est jamais vraiment très marrant.
Je me souvins des parties que personne ne gagnait, à Borth : nous organisions des championnats de Morpion lors des jours de pluie. Nous restions jusque minuit parfois, attendant que la fatigue l’emporte sur l’adversaire et qu’il fasse une bête erreur qui le conduirait à la défaite. Lors de ces soirées, Papa préparait plus de café qu’il n’en aurait fallu pour un régiment, en offrant une tasse à chaque partie. Je n’avais pas du tout apprécié le goût de ce breuvage, mais son efficacité contre la fatigue était exceptionnelle. Tellement que j’avais même du mal à m’endormir le soir, dans mon lit. Alors, je prenais une feuille et je jouais contre moi-même, jusqu’à ce que je m’endorme net, le nez dans les grillages de ronds et de croix.
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Je respecte, je respecte
#457898 · 4ème année RP
Enfer(s) et Dalmatiens
Elle traça son cercle dans un coin, et je fixai la forme ronde pendant quelques secondes, des hypothèses d’action devant mes yeux. Si je mettais mon carré là… Elle le mettait ici… Non, je devrais la bloquer, puis recommencer la stratégie. Et si je le mettais là… Elle le mettrait ici, ce qui me bloquerait et la ferait gagner… Il fallait que je l’empêche d’atteindre ces deux mouvement stratégiques, et donc leur opposé symétrique. Et si je… *Réfléchis bien Eryne, fais pas d’erreur de calcul*
Le crayon fut secoué sous mes yeux et je le pris, sans arrêter de fixer la feuille. Je glissai la main sous celle-ci pour continuer mon observation : cette idée était intéressante. Elle était censée marcher dans les deux sens… *Merde* Si je faisais ça, j’étais ensuite en manque de mouvements. Égalité, *changer de stratégie*. Et si, au contraire, je dessinais mon quadrilatère parallèlement ?
Toujours dans mes pensées, je marmonnai en entendant sa voix. Ivy me parlait ? Elle ne voyait pas que je réfléchissais ? *Si, justement* Et pensait me faire rater facilement, comme ça… *Tu m’connais pas* Aux jeux de logique, je rendais tout coup pour coup. Avec un sourire vide, je répondis, sans détourner mon regard du point auquel je songeais.
– Mer ? Mhm, sympa.
Le sable chaud, l’eau bleue soleil rond, les serviettes rectangulaires – *presque carrées quoi* –… un tic-tac-toe grandeur nature. Enfin, « morpion », comme disait la fille qui jouait avec des croix !
Je me daignai enfin de lui jeter un regard, entrant dans son jeu, comme si elle avait réussi à me faire oublier le jeu. Je levai les yeux vers le haut, côté droit, comme faisaient les êtres humains quand ils pensaient à quelque chose – tout devait donner l’air que j’essayais de trouver une réponse à sa question, même mes mains qui relâchaient leur emprise sur la feuille. À ce jeu, tout n’était pas une question de stratégie ou de chance, mais aussi de caractère et déstabilisation.
Laisse-la croire qu’elle va gagner.
Laisse-la croire qu’elle te tient.
Et puis « oups ! ».
– Oh, moi… j’vais sûrement rester à la maison, avec mes parents et tout.
*Maintenir le contact visuel, appuyer la mine sans bouger*
– Enfin, j’espère qu’on va quand même voir de la famille ! Mes grands-parents me manquent.
*Attirer son regard, la distraire avec des mots*
– J’ai deux cousins plus âgés aussi, ça fait longtemps que je les ai pas vus ! Ils me manquent.
Ma main traça le plus discrètement possible le petit dessin sur le papier, espérant qu’elle ne s’en rende pas compte.
– Mais j’crois que c’est un peu compliqué chez eux, en c’moment…
*Nan !* Ça m’avait échappé. Mon action finie, j’avais laissé la pression s’échapper, et le contrôle sur mes mots aussi. Cette fois-ci, mes billes se dirigèrent rapidement vers la porte du compartiment d’en face, pour reprendre au plus vite mes esprits. Ce n’était pas un sujet que je voulais particulièrement éviter, mais étant en pleine partie avec elle…
*C’est un jeu* Elle avait des sentiments. *Dis qu’un mot* Des larmes qui perlaient au coin des yeux. *Tu veux gagner ou pas ?* Oui mais… *Vas-y*
D’un mouvement rapide, je replongeai mon attention sur elle, en lui tendant le quadrillage et le crayon. *Ne pas rompre le contact visuel, ne pas rompre, ne pas regarder ce que tu as fait !* Je haussai vaguement les épaules.
– Divorce et tout…
Petite moue désolée, regard qui déviait enfin sur le tic-tac-toe. Ça avait intérêt à marcher : hors de question de la blesser pour rien du tout.
Oups, le coup bas !
Au cas où c'était pas clair (
), considère qu'Eryne fixait sa feuille sans bouger, puis relève les yeux vers Ivy et n'arrête pas de la fixer jusqu'à regarder le compartiment d'en face, puiiis revient encore et lui tend la feuille sans que ses yeux bougent. Cette tactique, adorée irl, va-t-elle marcher ?
Le crayon fut secoué sous mes yeux et je le pris, sans arrêter de fixer la feuille. Je glissai la main sous celle-ci pour continuer mon observation : cette idée était intéressante. Elle était censée marcher dans les deux sens… *Merde* Si je faisais ça, j’étais ensuite en manque de mouvements. Égalité, *changer de stratégie*. Et si, au contraire, je dessinais mon quadrilatère parallèlement ?
Toujours dans mes pensées, je marmonnai en entendant sa voix. Ivy me parlait ? Elle ne voyait pas que je réfléchissais ? *Si, justement* Et pensait me faire rater facilement, comme ça… *Tu m’connais pas* Aux jeux de logique, je rendais tout coup pour coup. Avec un sourire vide, je répondis, sans détourner mon regard du point auquel je songeais.
– Mer ? Mhm, sympa.
Le sable chaud, l’eau bleue soleil rond, les serviettes rectangulaires – *presque carrées quoi* –… un tic-tac-toe grandeur nature. Enfin, « morpion », comme disait la fille qui jouait avec des croix !
Je me daignai enfin de lui jeter un regard, entrant dans son jeu, comme si elle avait réussi à me faire oublier le jeu. Je levai les yeux vers le haut, côté droit, comme faisaient les êtres humains quand ils pensaient à quelque chose – tout devait donner l’air que j’essayais de trouver une réponse à sa question, même mes mains qui relâchaient leur emprise sur la feuille. À ce jeu, tout n’était pas une question de stratégie ou de chance, mais aussi de caractère et déstabilisation.
Laisse-la croire qu’elle va gagner.
Laisse-la croire qu’elle te tient.
Et puis « oups ! ».
– Oh, moi… j’vais sûrement rester à la maison, avec mes parents et tout.
*Maintenir le contact visuel, appuyer la mine sans bouger*
– Enfin, j’espère qu’on va quand même voir de la famille ! Mes grands-parents me manquent.
*Attirer son regard, la distraire avec des mots*
– J’ai deux cousins plus âgés aussi, ça fait longtemps que je les ai pas vus ! Ils me manquent.
Ma main traça le plus discrètement possible le petit dessin sur le papier, espérant qu’elle ne s’en rende pas compte.
– Mais j’crois que c’est un peu compliqué chez eux, en c’moment…
*Nan !* Ça m’avait échappé. Mon action finie, j’avais laissé la pression s’échapper, et le contrôle sur mes mots aussi. Cette fois-ci, mes billes se dirigèrent rapidement vers la porte du compartiment d’en face, pour reprendre au plus vite mes esprits. Ce n’était pas un sujet que je voulais particulièrement éviter, mais étant en pleine partie avec elle…
*C’est un jeu* Elle avait des sentiments. *Dis qu’un mot* Des larmes qui perlaient au coin des yeux. *Tu veux gagner ou pas ?* Oui mais… *Vas-y*
D’un mouvement rapide, je replongeai mon attention sur elle, en lui tendant le quadrillage et le crayon. *Ne pas rompre le contact visuel, ne pas rompre, ne pas regarder ce que tu as fait !* Je haussai vaguement les épaules.
– Divorce et tout…
Petite moue désolée, regard qui déviait enfin sur le tic-tac-toe. Ça avait intérêt à marcher : hors de question de la blesser pour rien du tout.
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Oups, le coup bas !
Au cas où c'était pas clair (
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#400080 |
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Enfer(s) et Dalmatiens
Je ne sais pas ce qui, dans le ton qu’avait pris Eryne pour parler, m’avait semblé si blasé, si indifférent, mais j’avais l’impression que ce que je lui avais dit ne l’intéressait pas. Qu’elle répondait comme une machine à paroles, un automate réglé pour donner aux personnes l’impression qu’elles étaient écoutées, alors que l’automate ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il disait lui-même. Mon sang ne fit qu’un tour : peut-être qu’au fond, Eryne n’avait rien de ce que je croyais voir en elle ? La connaissais-je vraiment ? Je l’avais vue trois fois : une fois, j’étais droguée, l’autre fois, je m’étais fracassée la figure et j’avais dû me cogner assez fort le crâne pour me mettre à lui raconter ma vie, et la dernière, c’était dans ce fichu train, et je remettais notre amitié en question. Au fond, elle m’était quasiment inconnue. La suite de son flot de paroles ne m’apparut pas plus enjoué que le dernier. Je serrai les poings, mes longs ongles entamant encore une fois ma peau.
Son regard fixait mes yeux, tandis que le mien était perdu quelque part sur le sol, les larmes brouillant ma vue.
*Pas pleurer. Pas pleurer. Pas pleurer*
Elle traça rapidement son carré, comme si elle voulait se débarrasser de cette tâche le plus rapidement possible. Comme si elle voulait se débarrasser de moi le plus rapidement possible. Elle me tendit le quadrillage et le crayon. Je les pris d’un geste vif, prenant soin d’éviter son regard, ne voulant pas qu’elle voit mes larmes.
Trois mots. Trois mots suffirent à me couper le souffle. Prononcés sur un ton égal, comme une banalité. Je relevai les yeux pour croiser son regard faussement désolé, comme une excuse que l’on jetterait à un chien que l’on aurait frappé d’avoir sali le tapis du salon. Mes poumons se compressèrent à nouveau. Sans pouvoir contrôler ce que je faisais, je m’affaissai, me retrouvant en boule sur le sol dur du train, au pieds de cette blonde. Bizarrement, cette scène me rappelait furieusement la Tour d’Astronomie. Je posai mes paumes contre le sol, et, ne voulant plus bouger de là où j’étais, je repliai mes jambes contre moi.
– P… Pars, réussis-je à articuler.
Je ne savais pas ce qu’elle faisait. Je ne savais pas ce que pensaient les élèves, nez collé contre les vitre de leur compartiment. Peut-être allaient-ils croire qu’Eryne m’avait donné un coup de poing dans le ventre ? Je n’en savais rien, je ne voulais rien savoir. J’ouvris les paupières : derrière un rideau de cheveux bruns, je vis la feuille blanche tombée à mes côtés. J’attrapai le crayon, animée par une sorte de rage, une volonté à ne pas perdre, je contemplai son piège. Un coup typique que l’on portait, espérant déstabiliser l’adversaire. Heureusement pour moi, je savais comment éviter la défaite. Je traçai, la main d’une mourante au bout d’un bras de mourante, ma rébellion, j'allais lui montrer ce que j'avais dans le ventre.
Quelle cruauté, mais quelle cruauté, j'y crois pas
#457898 · 4ème année RP
Son regard fixait mes yeux, tandis que le mien était perdu quelque part sur le sol, les larmes brouillant ma vue.
*Pas pleurer. Pas pleurer. Pas pleurer*
Elle traça rapidement son carré, comme si elle voulait se débarrasser de cette tâche le plus rapidement possible. Comme si elle voulait se débarrasser de moi le plus rapidement possible. Elle me tendit le quadrillage et le crayon. Je les pris d’un geste vif, prenant soin d’éviter son regard, ne voulant pas qu’elle voit mes larmes.
Trois mots. Trois mots suffirent à me couper le souffle. Prononcés sur un ton égal, comme une banalité. Je relevai les yeux pour croiser son regard faussement désolé, comme une excuse que l’on jetterait à un chien que l’on aurait frappé d’avoir sali le tapis du salon. Mes poumons se compressèrent à nouveau. Sans pouvoir contrôler ce que je faisais, je m’affaissai, me retrouvant en boule sur le sol dur du train, au pieds de cette blonde. Bizarrement, cette scène me rappelait furieusement la Tour d’Astronomie. Je posai mes paumes contre le sol, et, ne voulant plus bouger de là où j’étais, je repliai mes jambes contre moi.
– P… Pars, réussis-je à articuler.
Je ne savais pas ce qu’elle faisait. Je ne savais pas ce que pensaient les élèves, nez collé contre les vitre de leur compartiment. Peut-être allaient-ils croire qu’Eryne m’avait donné un coup de poing dans le ventre ? Je n’en savais rien, je ne voulais rien savoir. J’ouvris les paupières : derrière un rideau de cheveux bruns, je vis la feuille blanche tombée à mes côtés. J’attrapai le crayon, animée par une sorte de rage, une volonté à ne pas perdre, je contemplai son piège. Un coup typique que l’on portait, espérant déstabiliser l’adversaire. Heureusement pour moi, je savais comment éviter la défaite. Je traçai, la main d’une mourante au bout d’un bras de mourante, ma rébellion, j'allais lui montrer ce que j'avais dans le ventre.
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Quelle cruauté, mais quelle cruauté, j'y crois pas
#457898 · 4ème année RP
Enfer(s) et Dalmatiens
Le temps d’un clin d’œil, d’un ouvrir et fermer de paupières, c’était tout ce qu’il avait fallu pour que la situation parte en vrille. *Punaise* Je ne pensais pas que ces trois mots lui feraient autant mal ! Déstabiliser, au maximum, mais la propulser, vers le sol, aussi fort que ça ? J’aurais dû y réfléchir plus d’une fois, avant de balancer ça comme ça. Je ne pensais d’aucune façon que ça la pousserait vers le bas comme une force supérieure, la plaquerait contre les lattes en bois. En sanglots ?
Merlin, avec cette fille, ça allait toujours se finir en champ de guerre sur son cœur, tout piétiné par terre ?
Pourquoi devais-je toujours être là pour ramasser, recoller les morceaux ?
*Fragile*, j’avais enfin trouvé un mot qui correspondait à Ivy Mercer. Un cristal fin, très fin, près à se briser au moindre poids que l’on exerçait dessus. Peu solide en apparence, en morceaux dès qu’on y jetait un œil.
Et moi, là, seule avec les restes de la Bleue, des milliers d’yeux fixés sur moi. Je rougis et priai pour qu’elle se relève au plus ; je pouvais même accélérer les choses tiens.
– I…
*Pars* Que je parte. Une pointe de mauvaise foi dans la gorge, je ne voulais pas devoir assister à ça, rester là à la fixer, comme seule témoin de ce qu’il s’était passé. Pourtant, je savais que c’était de ma faute, je savais que j’aurais dû tenir le secret sur les problèmes des parents de Will et Emery, et je savais que les entrevues avec cette gamine allaient toujours mal se finir.
Je savais qu’il valait mieux pour mes joues pourpres que je parte tout de suite en courant, que l’on m’associe pas avec le corps échoué au sol, mais je savais aussi que je ne pouvais pas la laisser comme ça. En larmes, par terre ? Hors de question. Elle ne voulait pas de moi ? Et alors ? Moi je ne voulais pas d’une élève morte piétinée en première page d’un journal sorcier.
Fermant pendant quelques secondes les yeux, je me baissai vers elle, quand elle me tendit la feuille. *Elle veut continuer à jouer ?* Non non non, ça non, *ça va pas se passer comme ça ma cocotte*. Je tendis la main pour attraper le papier et le déposer par terre, mais les dessins attirèrent mon regard. Elle avait tout complété : ses cercles régnaient partout. Elle voulait se venger, me prouver qu’elle avait gagné, qu’elle n’avait pas besoin de moi.
*Ça va pas se passer comme ça ma cocotte, j’ai dit*
Il fallait que je prenne quelques secondes pour respirer, reprendre mes esprits, établir un plan mental de la situation et la régler au plus vite. Accroupie à côté d’elle, je m’interdis de lui dire de ne pas pleurer – ce serait incohérent par rapport aux dix minutes précédentes. Fixant le jeu avorté, j’écartai l’idée d’esquisser une nouvelle partie en silence, comme pour lui changer les idées, lui dire que tout allait bien.
*Quoique*
Je pris une longue inspiration et tendis la main pour attraper un crayon, quelque part entremêlé entre ses mèches brunes. *Lui tirer les cheveux, et puis quoi d’autre ?* Rapidement, d’une main tremblotante, un nouveau quadrillage apparu sur la face opposée à celle complétée par la première année.
– Ivy…
La voix, plus hésitante que ce que je n’aurais voulu, fendit le silence. Je cachai la nouvelle face du morpion dans ma main et ouvris la bouche. Le plan était clair, clair et court, clair et limpide. Clair et à exécuter sur le champ. *Respire* Je tendis la main vers l’épaule d’Ivy et l’y accrochai fermement. Me penchant légèrement vers elle, je chuchotai :
– Viens, reste pas comme ça, r’ste pas là. R’lève toi.
Un bras autour d’elle, j’essayai de la tirer vers le haut, de manière à ce qu’elle s’asseye.
– S’cuse-moi, Ivy.
Oui ben, oups ?
Bientôt une fin pour moi, en fonction de la réaction d'Ivy !
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TW : pensées sur la Mort
J'aurais voulu rester là, en boule, éternellement. J'aurais voulu partir pour Là-Haut en boule aux pieds d'une blonde devant qui je m'étais effondrée par deux fois. Une blonde en qui j'avais cru avoir confiance. Voilà qu'elle me parlait. Elle avait vu mon travail, je me demandais ce qu'elle avait pensé en voyant que j'avais gaché la partie. Elle me demandait de me lever. *Jamais* Je plaquai mes paumes contre mes oreilles : je ne voulais plus entendre sa voix, je ne voulais plus l'écouter, je ne voulais plus lui confier mes problèmes. *Dire qu'y'a trois s'condes, je lui demandais de jouer avec moi*
– Me touche pas, dis-je, tentant de dégager mon bras de son emprise. J'vais bien. Regarde, j'pleure pas.
Je me relevai, faisant attention à garder une mèche de cheveux entre ses yeux et les miens : je ne voulais pas admettre que mes actions contredisaient mes paroles et pensées. Je pris quelques inspirations de m'asseoir sur ma malle – restée non loin de moi.
– Faut qu'on mette quelques trucs au clair, dis-je, recouvrant peu-à-peu mes esprits. Ouais, j'sais qu'j'suis bizarre, mais je suis pas amoureuse de toi. Et... Et si tu peux ne pas parler d'maintenant, ce s'rait sympa pour moi, terminai-je, les sourcils froncés.
Était-ce la fin ? Allait-on partir chacune de notre côté ? Allait-on se quitter sur ces paroles tristes ? Un sentiment naquit en moi, remuant faiblement dans cette brume. J'écartai les cheveux qui m'empêchaient de croiser son regard. Je cherchais une lueur humaine. Une lueur de ce que j'avais cru lire en elle. Cet échange muet dura plusieurs secondes. Je refusais de prononcer ne serait-ce qu'un mot pouvant gâcher ce moment. Une larme roula sur ma joue. Chaude et emplie de toute ma tristesse, elle se dirigea lentement vers mon menton. Je l'attrapai juste avant qu'elle ne tombe et contemplai cette petite bille transparente sur le bout de mon doigt.
– Toi aussi, tu peux pleurer, dis-je à la Jaune autant qu'à la larme. Si on pleure tout'les deux, ça f'ra un joli concert.
Je souris doucement, comme pour l'encourager à vider les larmes de son corps. Je penchai mon doigt, de manière à ce que la petite goutte entame lentement sa descente vers le sol que je venais de quitter. Je la contemplai, absorbée par le spectacle qu'elle offrait en s'écrasant par terre. Ressemblais-je à ça, lors de ma chute ? À un être ayant fini de vivre, s'écroulant, comme une descente aux Enfers ?
Je ne voyais pas où mènerait ce couloir, où les rails allaient m’emmener. Il y avait un futur inconnu, et cela me dérangeait. J’aimais savoir où je dormirais le lendemain. J’aimais savoir les personnes que je verrais avant de m’endormir. Mais là, tout était flou. Mille et une questions trottaient dans ma tête et je n’avais pas de réponse pour une seule d’entre elles. Que m'attendait-il au bout du trajet du grand train rouge ? Qu'allait-il m'arriver une fois que je poserais le pied sur le quai ? Que je trouverais Maman au milieu de la horde de parents venus chercher leurs enfants ? Qu'y aurait-il après la Gare ? Après les rues londoniennes ? Après le métro bruyant ?
Il y aurait mes peurs, mon avenir flou.
Mon Enfer.
Catastrophique.
Je te laisse poster à ma suite si tu le veux.
#457898 · 4ème année RP
Enfer(s) et Dalmatiens
Elle bougea, voulant sûrement s’éloigner – ou que je m’éloigne –, s’enfoncer sous terre pour se défaire de moi. Mais il fallait qu’elle remonte ! Il fallait qu’elle se redresse, qu’elle ne reste pas comme ça, au sol, entourée de nos affaires. Et ce, pour des milliers de raison, que j’étais fatiguée de répéter mentalement. Et se boucher les oreilles ? Avec le temps, j’avais appris que ça ne servait qu’à énerver la ou les personnes qui parlaient : on entendait parfaitement ce que l’autre disait, dans cette position. La première année voulait-elle m’énerver ? Ou était-ce une vaine et désespérée tentative de couper la communication ?
Que je m’éloigne, que je parte, que je bouge, les mots pour décrire ce qu’elle m’ordonnait étaient infinis. Pourtant, je ne fis aucun mouvement qui pouvait nous séparer. Oui, j’allais partir ; oui, j’allais la laisser tranquille… mais pas avant d’avoir fini ce que je devais faire ici et m’assurer qu’elle allait survivre au trajet.
Elle allait bien, pourtant ses yeux ne s’approchaient pas des miens, fixant plutôt un point X par terre. « Bien », et puis quoi d’autre ? Je l’avais blessée, j’en étais consciente, pas besoin de mentir pour rattraper sa dignité – il ne lui en restait à peine. Je la regardai s’asseoir et me relevai, tenant toujours le tic-tac-toe dans ma main.
*Mettre des trucs au clair* Pour une fois, on était d’accord : on avait deux ou trois petites choses à se dire. Dont…
Je me figeai, tous les membres paralysés à l’évocation d’un seul mot. Amoureuse. Elle n’était pas amoureuse de moi. Était-ce du soulagement, ce que je sentais ? Les membres qui se décontractaient, le souffle qui s’échappait entre mes lèvres, tout qui devenait plus facile ? C’était ce que je devais sentir. Mais… tout sonnait si faux. Tout sonnait si faux, depuis le début de notre conversation. Mes mots, le jeu, ses phrases… Tout avait l’air si froid et vide, sauf son visage, et ses yeux. Mais comment apercevoir les émotions que reflétaient ceux-ci ? Ils étaient cachés sous ses cheveux marron, séparés de moi par ce fin mur. Pour que je ne puisse pas savoir si c’était vrai ou pas. Pour que je continue de douter, encore et encore.
*Bordel, tu peux pas être plus claire ?*
Ma main se serra, emportant dans le creux du poing fermé le papier griffonné. Je relevai mon regard vers Ivy quand elle écarta ses cheveux de son visage.
Elle me fixait.
Encore.
Elle me défiait perpétuellement du regard, cherchant du doute, de la vengeance, cherchant quelque chose chez moi, sans cesse. Je ne détournai pas la vue, supportant la guerre se déroulant silencieusement. *Qu’est-ce t’veux ?* Mais oui, qu’est-ce qu’elle voulait de moi, depuis tout ce temps ? Qu’est-ce qu’elle voulait trouver chez moi, gravé dans mes prunelle, sur mon visage, sur mes lèvres ?
Et voilà que la Bleue pleurait. C’était interminable.
– Concert de larmes ? un ricanement amusé s’échappa de ma bouche. Écoute. Je sais pas c’que tu me veux, fis-je en séparant chaque syllabe, mais j’vais te dire quelque chose.
J’enjambai la distance nous séparant de deux pas rapides, le papier et crayon toujours serrés entre mes doigts.
– Tu vois, ça ? je montrai le carré, seule forme présente sur le quadrillage. Parfois on est là, on est bien, on s’emboîte bien avec le reste, fis-je en passant le majeur sur les lignes. Mais on est seul.e.
Pause.
– Et parfois pas, parfois on est déformé.e, on est pas normal.e, on est différent, même si on est entouré.e.
Je traçai au fur et à mesure de mes mots un cercle, un triangle, et une croix. *Place à l’impro*
– Et, même s’t’es perdue, tu r’trouveras ce que tu cherchais. Qu’tu sois cheloue ou pas. Qu’tu sois comme les autres ou pas. Qu’tu pleures ou pas. Qu’tu sois amoureuse, marmonnai-je en fronçant les sourcils, ou pas. Et puis : boum !
La mine du crayon termina de tracer la spirale géométrique et tapota la case vide. Je lui tendis ce qu’elle m’avait prêté auparavant puis, m’éloignant de quelques pas pour saisir mes valises et sac, j’avançai de quelques pas vers la direction que je n’avais pas encore exploré.
– B’nes vacances, Ivy Mercer, lui lançai-je au-dessus de mon épaule.
*10/10, Miss O’Kieran. Bonnes vacances à vous aussi !*
Oh, et j’allais oublier.
– Trouve-toi un compartiment ! T’verras, c’est assez confortable !
*Plus qu’à trouver Charlotte*

Fin pour moi, merci beaucoup, c'était un rp avec plein de surprises
Mission finir avant la rentrée : check
Que je m’éloigne, que je parte, que je bouge, les mots pour décrire ce qu’elle m’ordonnait étaient infinis. Pourtant, je ne fis aucun mouvement qui pouvait nous séparer. Oui, j’allais partir ; oui, j’allais la laisser tranquille… mais pas avant d’avoir fini ce que je devais faire ici et m’assurer qu’elle allait survivre au trajet.
Elle allait bien, pourtant ses yeux ne s’approchaient pas des miens, fixant plutôt un point X par terre. « Bien », et puis quoi d’autre ? Je l’avais blessée, j’en étais consciente, pas besoin de mentir pour rattraper sa dignité – il ne lui en restait à peine. Je la regardai s’asseoir et me relevai, tenant toujours le tic-tac-toe dans ma main.
*Mettre des trucs au clair* Pour une fois, on était d’accord : on avait deux ou trois petites choses à se dire. Dont…
Je me figeai, tous les membres paralysés à l’évocation d’un seul mot. Amoureuse. Elle n’était pas amoureuse de moi. Était-ce du soulagement, ce que je sentais ? Les membres qui se décontractaient, le souffle qui s’échappait entre mes lèvres, tout qui devenait plus facile ? C’était ce que je devais sentir. Mais… tout sonnait si faux. Tout sonnait si faux, depuis le début de notre conversation. Mes mots, le jeu, ses phrases… Tout avait l’air si froid et vide, sauf son visage, et ses yeux. Mais comment apercevoir les émotions que reflétaient ceux-ci ? Ils étaient cachés sous ses cheveux marron, séparés de moi par ce fin mur. Pour que je ne puisse pas savoir si c’était vrai ou pas. Pour que je continue de douter, encore et encore.
*Bordel, tu peux pas être plus claire ?*
Ma main se serra, emportant dans le creux du poing fermé le papier griffonné. Je relevai mon regard vers Ivy quand elle écarta ses cheveux de son visage.
Elle me fixait.
Encore.
Elle me défiait perpétuellement du regard, cherchant du doute, de la vengeance, cherchant quelque chose chez moi, sans cesse. Je ne détournai pas la vue, supportant la guerre se déroulant silencieusement. *Qu’est-ce t’veux ?* Mais oui, qu’est-ce qu’elle voulait de moi, depuis tout ce temps ? Qu’est-ce qu’elle voulait trouver chez moi, gravé dans mes prunelle, sur mon visage, sur mes lèvres ?
Et voilà que la Bleue pleurait. C’était interminable.
– Concert de larmes ? un ricanement amusé s’échappa de ma bouche. Écoute. Je sais pas c’que tu me veux, fis-je en séparant chaque syllabe, mais j’vais te dire quelque chose.
J’enjambai la distance nous séparant de deux pas rapides, le papier et crayon toujours serrés entre mes doigts.
– Tu vois, ça ? je montrai le carré, seule forme présente sur le quadrillage. Parfois on est là, on est bien, on s’emboîte bien avec le reste, fis-je en passant le majeur sur les lignes. Mais on est seul.e.
Pause.
– Et parfois pas, parfois on est déformé.e, on est pas normal.e, on est différent, même si on est entouré.e.
Je traçai au fur et à mesure de mes mots un cercle, un triangle, et une croix. *Place à l’impro*
– Et, même s’t’es perdue, tu r’trouveras ce que tu cherchais. Qu’tu sois cheloue ou pas. Qu’tu sois comme les autres ou pas. Qu’tu pleures ou pas. Qu’tu sois amoureuse, marmonnai-je en fronçant les sourcils, ou pas. Et puis : boum !
La mine du crayon termina de tracer la spirale géométrique et tapota la case vide. Je lui tendis ce qu’elle m’avait prêté auparavant puis, m’éloignant de quelques pas pour saisir mes valises et sac, j’avançai de quelques pas vers la direction que je n’avais pas encore exploré.
– B’nes vacances, Ivy Mercer, lui lançai-je au-dessus de mon épaule.
*10/10, Miss O’Kieran. Bonnes vacances à vous aussi !*
Oh, et j’allais oublier.
– Trouve-toi un compartiment ! T’verras, c’est assez confortable !
*Plus qu’à trouver Charlotte*

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Mission finir avant la rentrée : check
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Enfer(s) et Dalmatiens
Sa main attrapa le papier comportant le quadrillage. Elle s’empara ensuite d’un crayon et se mit à parler en continu. Je suivis chacun de ses gestes avec attention, contemplant avec curiosité la spirale qui se formait sous mes yeux. Elle me tendit son travail, comme pour me donner la clef pour ouvrir une porte dans l’obscurité. Une porte dont je peinais à trouver la serrure. Elle partait. Je sentis mon cœur tomber au fond de ma poitrine : elle voulait réellement me quitter le plus rapidement possible.
– Bonnes vacances, marmonnai-je.
Je n’entendis pas ses dernières paroles, plongée dans la contemplation de la spirale. Mes doigts tremblaient, agitant ainsi doucement la feuille de papier. Je la lâchai, dans l’espoir qu’elle s’envole comme une feuille d’automne dans le vent. Elle tomba par terre. *Comme mon cœur* Je glissai mon stylo dans ma poche avant d’attraper à mon tour ma malle et de m’écarter de la scène où toute cette histoire s’était déroulée. J’avançai, cherchant un compartiment vide, portant avec peine ma lourde malle. Une porte s’ouvrit sur un garçon aux couleurs de Serpentard.
– Ça va ? On a vu qu’t’avais pas l’air bien, avec l’aut’ fille. Si tu veux, on a d’la place pour toi, ici.
Je le regardai, muette. Ne me prenait-il pas pour une folle ? Pour une gamine perdue, qui pleurait, appelant ses parents ? Il me sourit gentiment. J’ouvris la bouche pour parler, mais aucun son ne sortit de ma bouche. J’inspirai plusieurs fois avant de réussir à articuler :
– J’vais bien, merci.
Le Vert remarqua que je n’étais pas en état d’en dire plus. Il se décala de l’ouverture du compartiment, et j’entrai, sous les regards curieux des trois autres personnes présentes dans le compartiment. Je m’essayai, déposant mon bagage à mes pieds.
– Tu t’appelles comment ? me demanda une fille qui semblait plus âgée que moi.
Je murmurai mon nom, juste assez fort pour qu’ils puissent l’entendre. Le reste du trajet, ils me laissèrent tranquille, me proposant de temps-en-temps des sucreries sorcières. Je regardais par la fenêtre, des heures et des heures durant, clignant à peine des yeux. Je vis le Soleil entamer sa descente, laissant derrière lui une longue traînée rosâtre.
Je fus la dernière de mon compartiment à descendre, ne voulant pas savoir ce qui m’attendrait dehors. J’eus beaucoup de mal à sortir, bousculée en tous sens par des élèves hystériques à l’idée de revoir leurs parents. L’intérieur de la Gare était étouffant : le fumée du train, et cet agglutinement de personnes me compressaient. Je réussis, je ne sais toujours pas comment, à sortir de cette masse humaine. Je cherchai Maman des yeux, priant pour qu’elle ne se fasse pas écrabouiller sous des centaines de semelles. J’attendis des dizaines de minutes, ne l’apercevant toujours pas. Alors que je commençais à perdre espoir, je la vis, regarder par les fenêtres du train si je n’y étais pas encore. J’agitai un bras, tentant de capter son regard. Elle me remarqua. La première chose que je vis était son visage différent. Il était vieilli. Elle me sourit, donnant des coudes pour arriver à ma hauteur. Je courus pour la rejoindre, et la serrai dans mes bras – à moins que ce ne soit elle qui me serrait dans ses bras. J’enfouis mon visage dans son épaule, mouillant son t-shirt. Je l’entendis sangloter à son tour. Elle me libéra de ses bras et me prit le visage dans ses mains.
– Ivy, j’suis tellement désolée. Tu verras, tout va b… b… bien se passer, hoqueta-t-elle.
Je me passai une main sur le visage, écartant ainsi quelques larmes. Maman me prit la main et se dirigea vers la sortie, comme sûre de l’endroit où elle allait, ce qui me rassura.
Merci beaucoup pour cette Danse, Plume
Hélas, je n'ai pas pu en faire de même
#457898 · 4ème année RP
– Bonnes vacances, marmonnai-je.
Je n’entendis pas ses dernières paroles, plongée dans la contemplation de la spirale. Mes doigts tremblaient, agitant ainsi doucement la feuille de papier. Je la lâchai, dans l’espoir qu’elle s’envole comme une feuille d’automne dans le vent. Elle tomba par terre. *Comme mon cœur* Je glissai mon stylo dans ma poche avant d’attraper à mon tour ma malle et de m’écarter de la scène où toute cette histoire s’était déroulée. J’avançai, cherchant un compartiment vide, portant avec peine ma lourde malle. Une porte s’ouvrit sur un garçon aux couleurs de Serpentard.
– Ça va ? On a vu qu’t’avais pas l’air bien, avec l’aut’ fille. Si tu veux, on a d’la place pour toi, ici.
Je le regardai, muette. Ne me prenait-il pas pour une folle ? Pour une gamine perdue, qui pleurait, appelant ses parents ? Il me sourit gentiment. J’ouvris la bouche pour parler, mais aucun son ne sortit de ma bouche. J’inspirai plusieurs fois avant de réussir à articuler :
– J’vais bien, merci.
Le Vert remarqua que je n’étais pas en état d’en dire plus. Il se décala de l’ouverture du compartiment, et j’entrai, sous les regards curieux des trois autres personnes présentes dans le compartiment. Je m’essayai, déposant mon bagage à mes pieds.
– Tu t’appelles comment ? me demanda une fille qui semblait plus âgée que moi.
Je murmurai mon nom, juste assez fort pour qu’ils puissent l’entendre. Le reste du trajet, ils me laissèrent tranquille, me proposant de temps-en-temps des sucreries sorcières. Je regardais par la fenêtre, des heures et des heures durant, clignant à peine des yeux. Je vis le Soleil entamer sa descente, laissant derrière lui une longue traînée rosâtre.
Je fus la dernière de mon compartiment à descendre, ne voulant pas savoir ce qui m’attendrait dehors. J’eus beaucoup de mal à sortir, bousculée en tous sens par des élèves hystériques à l’idée de revoir leurs parents. L’intérieur de la Gare était étouffant : le fumée du train, et cet agglutinement de personnes me compressaient. Je réussis, je ne sais toujours pas comment, à sortir de cette masse humaine. Je cherchai Maman des yeux, priant pour qu’elle ne se fasse pas écrabouiller sous des centaines de semelles. J’attendis des dizaines de minutes, ne l’apercevant toujours pas. Alors que je commençais à perdre espoir, je la vis, regarder par les fenêtres du train si je n’y étais pas encore. J’agitai un bras, tentant de capter son regard. Elle me remarqua. La première chose que je vis était son visage différent. Il était vieilli. Elle me sourit, donnant des coudes pour arriver à ma hauteur. Je courus pour la rejoindre, et la serrai dans mes bras – à moins que ce ne soit elle qui me serrait dans ses bras. J’enfouis mon visage dans son épaule, mouillant son t-shirt. Je l’entendis sangloter à son tour. Elle me libéra de ses bras et me prit le visage dans ses mains.
– Ivy, j’suis tellement désolée. Tu verras, tout va b… b… bien se passer, hoqueta-t-elle.
Je me passai une main sur le visage, écartant ainsi quelques larmes. Maman me prit la main et se dirigea vers la sortie, comme sûre de l’endroit où elle allait, ce qui me rassura.
Merci beaucoup pour cette Danse, Plume
Hélas, je n'ai pas pu en faire de même
Fin du Rp
#457898 · 4ème année RP