Avalanche de supplications ft. Charline Rivers-Anterraz

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KATHERINE, 13 ANS ET DEMI
Troisième année
16 septembre 2045, Dans l'après-midi
Avec @Charline Rivers-Anterraz



***


Dans la vie, il existe trois types de journées. La première, c'est celle où le moindre effort parait vous coûter la vie et où vous préfériez rester caché sous votre couette pour l'éternité. Ce qui est marrant avec ce genre de journées — ou pas, en fait — c'est qu'elles arrivent pile quand vous avez mille choses à faire, qui ne peuvent être reportées. Sinon, ça ne serait pas drôle.
Le deuxième type, c'est quand vous avez l'énergie pour abattre le travail de dix personnes et l'envie irrépressible d'entamer quantité de projets. Sauf qu'évidemment, bizarrement, étrangement et tout un tas d'adjectifs finissant en -ment, vous ne trouvez rien à faire et vous vous ennuyez ferme.
La troisième type est un bon mélange des deux premiers et c'est celui-là que la gryffonne préfère, et de loin. Malheureusement, il ne fera pas son apparition aujourd'hui, elle le sent. En vérité, elle déborde même d'énergie. Oh oh... Elle comprend ce que cela signifie. Le deuxième type. Zut ! La jeune fille hoche tristement la tête. Mais la bonne humeur engendrée par le "deuxième type", finit par la gagner, de même que de l'énergie à en revendre. Ni une ni deux et sans réfléchir un instant, elle pique un sprint.

Ce chêne, là-bas, elle doit en faire trois fois le tour, puis repartir en direction du Lac, sauter par dessus cette branche bizarre et atterrir en roulade devant le gros caillou gris. Elle réussit sans problème ces épreuves dignes des Jeux Olympiques moldus, se congratule intérieurement, se relève et commence à sautiller sans pouvoir s'arrêter. Je me sens EN FORME ! Le monde m'appartient, tralalilaloulalère ! Bon. C'est gênant. Elle se fige, essaie de reprendre une attitude normale au cas où certains l'observeraient... mais n'y arrive pas. La troisième année est comme une pile électrique et ses efforts d'il y a quelques secondes l'ont à peine essoufflée. Elle se remet donc à courir, passe comme une fusée devant ses camarades ébahis, n'ayant nulle intention de s'arrêter. La jeune fille se sent bien. Très bien, même. Elle est prête à soulever des montagnes... mais pas toute seule. Elle est d'accord pour se dépenser toute la sainte journée, mais son énergie nouvelle lui donne envie de se mesurer à quelqu'un. Continuant à foncer, elle examine machinalement le paysage autour d'elle.

Elle freine soudain des quatre fers, les eux rivés sur le Lac. Tiens tiens. Et si... Oui, c'est une chic idée. Sans tergiverser, elle repart en direction du château. Quinze minutes plus tard, elle est de retour, avec son maillot de bain sous ses vêtements. Il ne lui reste donc plus qu'à se trouver un adversaire. Peut-être une de ses connaissances ? Ses yeux balaient l'horizon. Aucune trace d'eux, ils peuvent être n'importe où et elle n'a pas envie de perdre du temps à les amener ici de force. Trouvons quelqu'un d'autre, alors. Les sourcils froncés, l'œil évaluateur et les mains croisées dans le dos, elle s'arrête devant chaque élève qu'elle croise, l'examine de façon flippante pendant une poignée de secondes, puis secoue la tête d'un air dédaigneux en marmonnant «non pas lui/elle», puis se remet en quête d'un concurrent digne de ce nom. Ça ne doit pas être si compliqué à trouver, n'est-ce pas ? Et pourtant...
Et c'est ainsi qu'elle fait le tour du Parc, puis des rives du Lac. Trouvera-t-elle, trouvera-t-elle pas ?

ABANDONNÉ
suite au départ de Charline

Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans