Et s'envoleront les oiseaux blancs...
Dingle
Un beau jour sur la côte irlandaise
Vacances d'été
INTRO
Elowenn savait à quoi elle ressemblait. Elle avait les traits tirés, les paupières lourdes. Ses cheveux en bataille tombaient en ribambelles noires sur ses yeux, mais ne cachaient pas totalement ces cernes, qui s'étendaient sous ses yeux depuis plusieus mois déjà. Des vêtements froissés, portés plusieurs jours de suite, étaient complété par un sweat large. Gris, uniforme, triste. Tout à son image.
*Foutus cauchemars*
Elle s'enfonçait encore plus loin chaque jour, loin dans des abysses dont elle n'avait même pas conscience. Elle perdait son âme peu à peu, mais elle ne se souciait pas assez d'elle même pour s'en rendre compte.
Assise, sur les cailloux poli par le ressac, elle comtemplait la mer. Il n'y avait personne ici. D'ailleurs, il n'y avait jamais personne. Peu de gens connaissaient cet endroit. C'était pour ça qu'elle y venait chaque jour; c'était son endroit, à elle. Son cocon.
Elle se souvenait de jours meilleurs, où elle courait sur la plage, cherchant les plus beaux galets, son frère à ses côtés, et ses parents étendus non loin. Ils avaient un sac, où l'on mettait les cailloux; ses préférés étaient ceux blancs, tel du nacre, qu'elle mettait toujours dessus, comme s'ils pouvaient se casser. Mais en se remémorant ce souvenir, elle nerevoyait pas son sourire qui lui éclairait le visage, ni la mine réjouie de son frère, ni même ses parents aimants. Non, elle avait seulement en mémoire les cailloux blancs, comme du nacre. Ces mêmes cailloux qui étaient marrons, maintenant, abandonnés dans le jardin après qu'elle s'en fut lassé...
Elowenn ramena ses jambes à elle, s'entourant de ses bras. Repliée sur elle même, elle se sentait si seule... La mer faisait entendre son chant continu, et les vagues, devenues écume, venaient lui titiller les pieds, tel un vieil ami, qui n'a pas oublié tous ces jeux auxquels, enfants, l'ont s'adonnait avec un grand sourire.
Pourtant, aujourd'hui, comme tout les autres jours, Elowenn n'était pas d'humeur joueuse. Elle se leva, lentement, et s'en alla s'asseoir loin de l'eau.
L'eau... Elle qui l'avait tant aimé, elle l'a trouvait si froide, dorénavant!... Glaciale, et triste, ce n'était plus à ses yeux qu'une boîte à musique répétant sans cesse, lassée, la même mélodie. Seul les oiseaux rieurs avaient l'audace de la perturber; ces oiseaux blancs qui peuplaient la côte, et qu'Elowenn aimait tant. Elle les aimait, ça oui! Pour leur vacarme incessant qui lui faisaient se sentir moins seule.
Pourquoi était t elle si seule, d'ailleurs? Elle aurait dû être accompagné de son frère, avec qu'il elle s'entendait bien. Avant qu'elle ne commence à lui crier dessus.
Elle aurait dû être accompagnée de ses parents, du moins... Mais c'était sans compter qu'elle les ignorait la majeure partie du temps. Elle était à cran, en ce moment... Des accès de rage, de plus en plus fréquents, l'éloignaient de plus en plus de ses proches; sans que cette rage ne viennent de quelque part. Elle était juste en colère... et exaspérée. Sa famille en faisait les traits chaque jour, et elle s'en voulait, terriblement. Mais en même temps... C'était aussi leur faute; ils n'avaient pas à la chercher, après tout, et c'était légitime de mettre un point d'honneur à ce qu'ils la trouvent, non?
Tout les jours, elle s'asseyait là. Et elle regardait, sans bouger. Comme si elle craignait que les oiseaux prennent peur et s'envolent... Et comme si elle attendait.
Sauf que que le problème, c'est qu'elle n'attendais rien.
En revanche, elle écoutait. Encore, encore. Du Mozart, du Charpentier, du Nirvana, du Mika, du Bizarr's Sisters... Moldu, sorcier, classique ou moderne, tout y passait, sauf le rap. Musique, musique, musique. Des airs l'accompagnaient, partout, dans ses oreilles ou dans sa tête. Elle s'était mise au piano, aussi.
C'était comme une passion dévorante, un attrait irrésistible. Elle sentait qu'elle en avait besoin. Depuis qu'elle avait commencé à jouer du piano, elle allait mieux. Elle restait des journées entières à ressasser des idées noires, et s'irritait pour un rien. Mais elle sentait quelque chose se produire. Quelque chose qu'elle n'expliquait pas, et qu'elle interprétait comme un miracle.
Elle ne faisait plus de cauchemars chaque jour. Juste une fois sur trois.
Et ça...
Elle se rappelait comment elle était en rentrant de vacances. Fatiguée, envahie par la peur et les cauchemars, toujours les mêmes... Aujourd'hui, elle était au même point. L'irritation en plus.
Mais quelques fois, elle dormait bien. Quelque fois, elle rêvait de musique.
En revenant sur ces vacances, je pense pouvoir affirmer que c'est la musique qui l'a sauvée.
Son psychologue, en revanche, celui qui faisait des siestes pendant son travail, qui se parfumait d'un parfum répugnant, se vêtissait de la plus horrible des toilettes, et qui oubliait toujours le nom de sa patiente, ce psychologue, donc, se targuait à tout va que c'était lui qui l'avait sauvée. Mais sa part, dans l'affaire, est fort réduite, je le crains...
La seule chose que l'on puisse affirmer, c'est que pour la première fois, Elowenn n'avait pas réussi à se sauver elle même.
Mais ses maux, qui l'a rongent encore aujourd'hui, seule elle peut les expliquer. Parce que seule elle l'a vécu.
Un beau jour sur la côte irlandaise
Vacances d'été
INTRO
Elowenn savait à quoi elle ressemblait. Elle avait les traits tirés, les paupières lourdes. Ses cheveux en bataille tombaient en ribambelles noires sur ses yeux, mais ne cachaient pas totalement ces cernes, qui s'étendaient sous ses yeux depuis plusieus mois déjà. Des vêtements froissés, portés plusieurs jours de suite, étaient complété par un sweat large. Gris, uniforme, triste. Tout à son image.
*Foutus cauchemars*
Elle s'enfonçait encore plus loin chaque jour, loin dans des abysses dont elle n'avait même pas conscience. Elle perdait son âme peu à peu, mais elle ne se souciait pas assez d'elle même pour s'en rendre compte.
Assise, sur les cailloux poli par le ressac, elle comtemplait la mer. Il n'y avait personne ici. D'ailleurs, il n'y avait jamais personne. Peu de gens connaissaient cet endroit. C'était pour ça qu'elle y venait chaque jour; c'était son endroit, à elle. Son cocon.
Elle se souvenait de jours meilleurs, où elle courait sur la plage, cherchant les plus beaux galets, son frère à ses côtés, et ses parents étendus non loin. Ils avaient un sac, où l'on mettait les cailloux; ses préférés étaient ceux blancs, tel du nacre, qu'elle mettait toujours dessus, comme s'ils pouvaient se casser. Mais en se remémorant ce souvenir, elle nerevoyait pas son sourire qui lui éclairait le visage, ni la mine réjouie de son frère, ni même ses parents aimants. Non, elle avait seulement en mémoire les cailloux blancs, comme du nacre. Ces mêmes cailloux qui étaient marrons, maintenant, abandonnés dans le jardin après qu'elle s'en fut lassé...
Elowenn ramena ses jambes à elle, s'entourant de ses bras. Repliée sur elle même, elle se sentait si seule... La mer faisait entendre son chant continu, et les vagues, devenues écume, venaient lui titiller les pieds, tel un vieil ami, qui n'a pas oublié tous ces jeux auxquels, enfants, l'ont s'adonnait avec un grand sourire.
Pourtant, aujourd'hui, comme tout les autres jours, Elowenn n'était pas d'humeur joueuse. Elle se leva, lentement, et s'en alla s'asseoir loin de l'eau.
L'eau... Elle qui l'avait tant aimé, elle l'a trouvait si froide, dorénavant!... Glaciale, et triste, ce n'était plus à ses yeux qu'une boîte à musique répétant sans cesse, lassée, la même mélodie. Seul les oiseaux rieurs avaient l'audace de la perturber; ces oiseaux blancs qui peuplaient la côte, et qu'Elowenn aimait tant. Elle les aimait, ça oui! Pour leur vacarme incessant qui lui faisaient se sentir moins seule.
Pourquoi était t elle si seule, d'ailleurs? Elle aurait dû être accompagné de son frère, avec qu'il elle s'entendait bien. Avant qu'elle ne commence à lui crier dessus.
Elle aurait dû être accompagnée de ses parents, du moins... Mais c'était sans compter qu'elle les ignorait la majeure partie du temps. Elle était à cran, en ce moment... Des accès de rage, de plus en plus fréquents, l'éloignaient de plus en plus de ses proches; sans que cette rage ne viennent de quelque part. Elle était juste en colère... et exaspérée. Sa famille en faisait les traits chaque jour, et elle s'en voulait, terriblement. Mais en même temps... C'était aussi leur faute; ils n'avaient pas à la chercher, après tout, et c'était légitime de mettre un point d'honneur à ce qu'ils la trouvent, non?
Tout les jours, elle s'asseyait là. Et elle regardait, sans bouger. Comme si elle craignait que les oiseaux prennent peur et s'envolent... Et comme si elle attendait.
Sauf que que le problème, c'est qu'elle n'attendais rien.
En revanche, elle écoutait. Encore, encore. Du Mozart, du Charpentier, du Nirvana, du Mika, du Bizarr's Sisters... Moldu, sorcier, classique ou moderne, tout y passait, sauf le rap. Musique, musique, musique. Des airs l'accompagnaient, partout, dans ses oreilles ou dans sa tête. Elle s'était mise au piano, aussi.
C'était comme une passion dévorante, un attrait irrésistible. Elle sentait qu'elle en avait besoin. Depuis qu'elle avait commencé à jouer du piano, elle allait mieux. Elle restait des journées entières à ressasser des idées noires, et s'irritait pour un rien. Mais elle sentait quelque chose se produire. Quelque chose qu'elle n'expliquait pas, et qu'elle interprétait comme un miracle.
Elle ne faisait plus de cauchemars chaque jour. Juste une fois sur trois.
Et ça...
Elle se rappelait comment elle était en rentrant de vacances. Fatiguée, envahie par la peur et les cauchemars, toujours les mêmes... Aujourd'hui, elle était au même point. L'irritation en plus.
Mais quelques fois, elle dormait bien. Quelque fois, elle rêvait de musique.
En revenant sur ces vacances, je pense pouvoir affirmer que c'est la musique qui l'a sauvée.
Son psychologue, en revanche, celui qui faisait des siestes pendant son travail, qui se parfumait d'un parfum répugnant, se vêtissait de la plus horrible des toilettes, et qui oubliait toujours le nom de sa patiente, ce psychologue, donc, se targuait à tout va que c'était lui qui l'avait sauvée. Mais sa part, dans l'affaire, est fort réduite, je le crains...
La seule chose que l'on puisse affirmer, c'est que pour la première fois, Elowenn n'avait pas réussi à se sauver elle même.
Mais ses maux, qui l'a rongent encore aujourd'hui, seule elle peut les expliquer. Parce que seule elle l'a vécu.
Et s'envoleront les oiseaux blancs...
3ème année RP/ N'est plus sur le site!/ À bas les Ventouples!